Salins (Seine-et-Marne)

Salins
Salins (Seine-et-Marne)
Blason de Salins
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Intercommunalité Communauté de communes Pays de Montereau
Maire
Mandat
Georges Benard
2020-2026
Code postal 77148
Code commune 77439
Démographie
Gentilé Salinois
Population
municipale
1 102 hab. (2017 en augmentation de 7,62 % par rapport à 2012)
Densité 104 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 25′ 14″ nord, 3° 01′ 19″ est
Altitude Min. 59 m
Max. 138 m
Superficie 10,55 km2
Élections
Départementales Canton de Montereau-Fault-Yonne
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Salins
Liens
Site web lesalinois77.fr

Salins est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Salinois(es).

Géographie

Localisation

Le village est situé à 7 km au nord-est de Montereau-Fault-Yonne[1], dans la vallée du ru de l'Étang, affluent de la Seine[2].

Communes limitrophes

Hydrographie

Le système hydrographique de la commune se compose de trois cours d'eau référencés :

Par ailleurs, son territoire est également traversé par l’aqueduc de la Voulzie.

La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 8,41 km[6].

Hameaux et lieux-dits

La commune compte 57 lieux-dits administratifs répertoriés dont Les Tuileries, le Rôti, le Crayon, Repentailles, le Fresnoy (château)[7].[réf. non conforme]

Toponymie

Salins était autrefois connue sous le nom de Villeneuve la Cornue, du nom de son premier seigneur, Simon 1er Le Cornu, décédé en 1218. Son seigneur était aussi celui de Salins dans le Jura.

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Villa Nova prope Monasteriolum en 1222[8] ; Villenuefve la Cornue 1330[9] ; Villa nova Cornuta vers 1350 (Pouillé)[10] ; Villeneuve la Cornue 1678[11] ; « Salins, ci devant appelé Villeneuve la Cornue » en 1686[12].

La localité prit, vers 1686, le nom de Salins. Le nom de Salins vient du nom de son seigneur, également seigneur de Salins-les-Bains dans le Jura, qui vivait du sel en exploitant des salines royales. Rien de tel pour la commune seine-et-marnaise : son sous-sol est riche en argile et non en sel.

Histoire

Préhistoire

Au lieu-dit Montapot[13] ou Fosse-aux-Larrons[14], sur le bord escarpé d'une petite vallée, un tumulus connu de longue date - et donc libéralement pillé - est entièrement exploré en 1875 par E. de Quelen (peut-être aussi par M. de Bonsteten dans la première partie des années 1870). Quelen cède ses trouvailles et ses notes à E. Chouquet, qui les publie en 1877[15]. S'y trouvent alors encore huit squelettes humains, dont cinq portent des bijoux divers (bracelets aux bras et/ou aux jambes, épingles) en bronze. Celui de la 4e tombe, dont les os sont suffisamment bien conservés pour donner la taille totale, mesure 1,76 m ; curieusement, ses tibias sont platycnémiques, ses péronés profondément cannelés, ses humérus perforés et son crâne dolichocéphale[16].

Sous une grosse pierre de 2 m de long à 30 pas du tumulus, E. Chouquet découvre 17 squelettes d'âges divers dans des tombes individuelles. Cette seconde sépulture se distingue de la première par trois éléments principaux : sépulture sous pierre unique et non sous tumulus ; une couche de charbon recouvre certains des squelettes ; et certains bijoux sont en fer - dont des bagues et des fibules, absentes dans les sépultures du tumulus[17]. Un collier dans la 3e tombe et une agrafe de ceinturon dans la 4e tombe, mélangent le bronze et le fer[18].

Pour plus de détails sur les bijoux de ces deux sépultures, voir Chouquet 1877, p. 242-245.

Proche de cette pierre à tombes multiples, un sondage par de Quelen met au jour une urne sépulcrale en terre rouge de 22 cm de diamètre d'ouverture et 14 cm de hauteur, avec une décoration de lignes et de chevrons jaunes sur le col et la panse, et l’extérieur du fond également orné de raies jaunes formant une croix à doubles lignes. Cette urne est remplie pour moitié d'os carbonisés sur lesquels est placé un bracelet en bronze similaire à ceux des autres sépultures. Mortillet la donne pour hallstattienne (précédant la Tène, dite aussi second âge du fer)[19], quelque 800 ans avant notre ère[20].

Les habitations étaient probablement très proches de ces sépultures : les environs immédiats sont riches en vestiges de poteries[20] et incluent une source et d'autres vestiges humains ; ainsi un autre sondage de Quelen a mis au jour plusieurs mètres cubes de pierres reposant directement sur la craie, qui se trouve à 1,50 m sous la surface du sol, avec un seul crâne en-dessous les pierres ; et, plus loin, une petite écuelle en poterie noire, renversée, écrasée par les pierres[14].

Sur le même site, on trouve donc une occupation à trois époques successives : celle de l'incinération en urne, du début du Hallstatt ; celle du tumulus, de la fin du Hallstatt ; et celle des sépultures sous la pierre, époque anciennement appelée « marnienne » ou début de la Tène.
À signaler, la grande différence morphologique entre ces occupants et ceux rencontrés dans des sites proches comme par exemple le site néolithique du tertre Guérin à la Grande-Paroisse, seulement 11 km au sud-ouest : ici, les habitants sont de taille élevée mais les os sont minces voire fluets, les péronés profondément cannelés, et sur trois crânes complets deux sont dolichocéphales et un brachycéphale, et les mâchoires prognates. Au tertre Guérin, les individus sont de taille moyenne, les crânes mésaticéphales et les mâchoires orthognates[20].

Antiquité

Moyen-Âge

Anciennement appelée Villeneuve-la-Cornue du nom du premier seigneur Simon Le Cornu, chevalier lige du comte de Champagne. Seigneurie dépendante de l'archevêché de Sens.

Le nom de Salins vient du nom de son seigneur également seigneur de Salins dans le Jura, aujourd'hui Salins-les-Bains.

La présence de gisements d'argile a été à l'origine du développement d'industries de la céramique jusqu'au milieu du XXe siècle.

Politique et administration

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 en cours Georges Benard [21]   Ingénieur

Politique environnementale

Population et urbanisme

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[23].

En 2017, la commune comptait 1 102 habitants[Note 1], en augmentation de 7,62 % par rapport à 2012 (Seine-et-Marne : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
301358363403470511550577581
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
586633600535495522527496509
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
491517484403424451400351382
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
3803854084755569169971 0261 082
2017 - - - - - - - -
1 102--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Occupation des sols

En 2018[26], le territoire de la commune se répartit[Note 2] en 67,6 % de terres arables, 20,5 % de forêts, 5,7 % de zones urbanisées, 4,8 % de zones agricoles hétérogènes[Note 3] et 1,4% de milieux à végétation arbusive et/ou herbacée[Note 4],[6].

Logement

En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de 393, dont 97,2 % de maisons et 2,8 % d'appartements.

Parmi ces logements, 90,3 % étaient des résidences principales, 3,1 % des résidences secondaires et 6,6 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 90,1 % contre 8,2 % de locataires et 1,7 % logés gratuitement[27] - [Note 5].

Économie

  • Huit artisans et quatre commerçants.

Culture locale et patrimoine

Manifestations culturelles et festivités

Lieux et monuments

  • Église Saint-Apollinaire, XIIIe et XVe siècle, avec un clocher à quatre pignons à double bâtière, classée au titre des monuments historiques[28].
  • Château de Salins, ancienne demeure seigneuriale dont il ne reste plus qu'un corps de bâtiment doté d’un grand toit pyramidal et d’une tour d’angle carrée.
  • Ferme de Villiers avec son pigeonnier.
  • Château de Fresnoy, XIXe et XXe siècle. Vestiges (colonnes) provenant des ruines du palais des Tuileries de Paris[29],[30].
  • Cheminée de l’ancienne tuilerie.


Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  2. Statistiques 2018 de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols “Corine Land Cover”.
  3. Elles comprennent les cultures annuelles associées aux cultures permanentes, les systèmes culturaux et parcellaires complexes, les surfaces essentiellement agricoles, interrompues par des espaces naturels importants et les territoires agro-forestiers.
  4. Pelouses, pâturages naturels, landes et broussailles, végétation sclérophylle, forêt et végétation arbustive en mutation.
  5. En raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %.

Références

  1. « Salins, carte interactive », sur google.fr/maps. Les distances par route entre deux points donnés sont calculées dans le panneau latéral (voir l'onglet en haut à gauche de l'écran) – cliquer sur "Itinéraires".
  2. « Salins, carte interactive » sur Géoportail. Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées. Vous pouvez bouger la carte (cliquer et maintenir, bouger), zoomer (molette de souris ou échelle de l'écran), moduler la transparence, désactiver ou supprimer les couches (= cartes) avec leurs échelles d'intensité dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche. Les distances à vol d'oiseau et les surfaces se mesurent avec les outils dans l'onglet "Accéder aux outils cartographiques" (petite clé à molette) sous l'onglet "sélection de couches".
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru de l'Étang (F2432000) »
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru de Suby (F2424000) »
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Fossé 01 de la Mare aux Loups (F2432100) »
  6. a et b Site SIGES - Seine-Normandie consulté le 4 juillet 2018
  7. « code commune 77439 »(Archive • Wikiwix • Archive.isGoogle • Que faire ?), sur territoires-fr.fr (consulté en /04/2020).
  8. Cartulaire de N.-D. de Paris, IV, 174.
  9. Archives nationales, S 2306, n° 16.
  10. Henri Stein et Jean Hubert, Dictionnaire topographique du département de la Seine-et-Marne, Paris, (lire en ligne), p. 512.
  11. Archives nationales, S 2959.
  12. Archives de la Seine-et-Marne, B 622.
  13. [Chouquet 1879] E. Chouquet, « Âge du bronze et du fer dans le conton de Moret (Seine-et-arne) », Matériaux pour l'histoire primitive et naturelle de l'homme, vol. 14, t. 10,‎ , p. 277 (lire en ligne [sur books.google.fr]).
  14. a et b [Chouquet 1877] E. Chouquet, « Tumulus et sépultures gauloises à Montapot (Seine-et-Marne) », Matériaux pour l'histoire primitive et naturelle de l'homme, vol. 12, t. 8,‎ , p. 241-247 (lire en ligne [sur books.google.fr]).
  15. Chouquet 1877, p. 241.
  16. Chouquet 1877, p. 242.
  17. Chouquet 1877, p. 243.
  18. Chouquet 1877, p. 244.
  19. Chouquet 1877, p. 245.
  20. a b et c Chouquet 1877, p. 246.
  21. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en mars 2014).
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  26. Site Corine Land Cover Mises à jour.
  27. Statistiques officielles de l‘INSEE.
  28. Notice no PA00087277, base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « Les Tuileries. Grands décors d’un palais disparu », monuments-nationaux.fr, consulté le 22 novembre 2018.
  30. François-Guillaume Lorrain, Ces lieux qui ont fait la France, Fayard, 2015.