Chalautre-la-Grande

Chalautre-la-Grande
Chalautre-la-Grande
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Provins
Intercommunalité Communauté de communes du Provinois
Maire
Mandat
Michèle Pannier
2014-2020
Code postal 77171
Code commune 77072
Démographie
Gentilé Chalautriers
Population
municipale
714 hab. (2016 en augmentation de 2,29 % par rapport à 2011)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 32′ 32″ nord, 3° 27′ 39″ est
Altitude Min. 89 m
Max. 183 m
Superficie 18,33 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-chalautre-la-grande.com

Chalautre-la-Grande (prononciation) est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Chalautriers.

Géographie

Localisation

Le village est situé à 13 km à l'est de Provins et à 8 km au nord-ouest de Nogent-sur-Seine.

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Chalautre-la-Grande
Léchelle Beauchery
Sourdun Chalautre-la-Grande La Saulsotte
(Aube)
Le Mériot
(Aube)
Saint-Nicolas-la-Chapelle
(Aube)

Relief et géologie

Chalautre est situé au creux d’un vallon, à mi-pente de la côte d'Île-de-France. Il est partagé entre deux « pays » incluant le Provinois (plateau de la Brie) et le Morvois (vallée de la Seine)[1].

Hydrographie

Le système hydrographique de la commune se compose de quatre cours d'eau référencés :

  • le ruisseau des Méances, long de 27,14 km[2], affluent de la Seine en rive droite . Il prend sa source dans la commune ;
  • le Ru, 6,55 km[3], affluent du Resson ;
    • Fontaine Saint-Martin, cours d’eau de 1,15 km[4] (nature en attente de mise à jour) , qui conflue avec le Ru ;
  • le fossé 01 des Rieux, 3,71 km[5], qui conflue avec la Voulzie.

La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 4,84 km[6].

Urbanisme

Lieux-dits, écarts et quartiers

La commune compte 87 lieux-dits administratifs répertoriés[7] dont Puits Froux, Puits Jolly, les Chaises, Fouchères.

Occupation des sols

En 2018[8], le territoire de la commune se répartit[Note 1] en 74,9 % de terres arables, 21,1 % de forêts, 1,9 % de zones agricoles hétérogènes[Note 2], 1,7 % de zones urbanisées et < 0,5 % de milieux à végétation arbusive et/ou herbacée[Note 3] - [6].

Logement

En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de 335 (dont 99,1 % de maisons et 0,6 % d’appartements).

Parmi ces logements, 80 % étaient des résidences principales, 11,8 % des résidences secondaires et 8,3 % des logements vacants.

La part des ménages propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 83,8 % contre 14,2 % de locataires[9], dont 5,8% de logements HLM loués vides (logements sociaux)[Note 4].

Toponymie

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Chalestra en 1147[10] ; Apud Calistam en 1201[11] ; Chalastra en 1203[12] ; Calestria magna en 1212[10] ; Chaleste et Calestia magna vers 1222[13] ; Calestre, Calestrie vers 1250[14] ; Calestrie la Grant en 1265[15] ; Chalettre la Grant en 1275[16] ; Calistra magna au xiiie siècle[17] ; Challauste la Grant en 1380[18] ; Chalaute en 1398[18] ; Chalostre en 1573[19] ; Chalestre au xvie siècle[20],[21].

Le nom Chalautre-la-Grande provient du mot latin calix, signifiant « calice », par allusion à la topographie du site du village. « La Grande » évoque l’étendue du territoire et l’importance du village durant le Moyen Âge.

Histoire

Avant l’an mil (vers 980), la charte dite de Letgarde octroie la seigneurie de Chalautre-la-Grande et ses dépendances, y compris un tiers de la forêt de Sourdun, au chapitre de l’église Saint-Martin-de-Tours. Le chapitre se fait représenter sur place par un prévôt doté de tous pouvoirs de justice et par un "maire", parallèlement agréé par le comte de Champagne.

Une autre influence ecclésiastique se fera également rapidement sentir, celle de l’abbaye du Paraclet fondée par Abélard. Ce dernier y installe Héloïse et ses moniales en 1129[1].

Le pouvoir sous toutes ses formes mais surtout celui de Saint-Martin-de-Tours, fut toujours contesté par les Chalautriers. Contestataires, c’était d’ailleurs une de leurs réputations. Les biens communaux surtout, furent l’objet de différends qui ont duré jusqu’au XXe siècle.

De nos jours, malgré les limites administratives qui font dépendre Chalautre-la-Grande de Provins, la commune se tourne également spontanément et culturellement vers Nogent-sur-Seine et la vallée de la Seine. Chalautre fut par le passé plus peuplée qu’elle ne l’est actuellement. La vigne, que le phylloxéra a décimé, ainsi que la production d’huile de noix ont été des activités importantes du site. L’abri naturel que constitue la forêt de Sourdun, l’eau de la source Saint-Martin et la pierre abondante ont été le terreau de l’implantation humaine. Les hommes y ont trouvé et y trouveront pour encore longtemps le havre d’une vie sereine[1].

Politique et administration

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 mars 2008 Roger Patenere    
mars 2008 16 septembre 2011[22] Isabelle Gobron SE Décédée en fonction
novembre 2011 mars 2014 Roger Patenere    
mars 2014[23] En cours Michèle Pannier    

Politique environnementale

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[25].

En 2016, la commune comptait 714 habitants[Note 5], en augmentation de 2,29 % par rapport à 2011 (Seine-et-Marne : +4,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9099549891 0191 0891 1011 1301 0651 067
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0541 0661 0651 035995939914818754
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
729683619518516522526507516
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
463446377383570610674683692
2013 2016 - - - - - - -
715714-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités

Économie

  • Exploitations agricoles.

Culture locale et patrimoine

L'église Saint-Martin.

Lieux et monuments

L’église, dédiée à saint Georges, est inscrite au titre des monuments historiques en 1971[28],[29] est particulièrement remarquable. Une église plus ancienne a probablement existé puisque la charte de Letgarde en parle déjà mais l’actuelle église est du XIIe siècle et fut probablement plus grande. Des ruines sur l’arrière ont longtemps subsisté. Pour construire l’école, certaines pierres y ont été prélevées.

Elle fut restaurée au XVe et le cœur réaménagé au XVIIe en recevant le retable magnifique qui comprend un tableau de Séjourné. Ce tableau date de 1663 et représente la Vierge au Temple. Il a lui-même été restauré en 1998. L'église est l'une des plus anciennes de la région et à elle seule méritera un article dédié[1].

La carte de Cassini indique que Chalautre disposa de fortifications. Les anciens "fossés" en sont les vestiges. La rue de l’arrêt aurait été ainsi baptisée en face de la rue aux morts pour témoigner des luttes menées et des "remparts" qui firent face aux assaillants. La Cour de Salles constitua une des demeures des comtes de Champagne et accueillit le roi de France quand il chassait dans la forêt de Sourdun. À la veille de la Révolution, le château de la Tour, possession de la famille Challemaison, seigneur du lieu, avait déjà été détruit. La tour féodale devait originellement se trouver à l’emplacement de l’actuelle école mais le château aurait ensuite été déplacé dans le faubourg[1].

Personnalités liées à la commune

  • Isabelle Gobron (1946-2011), maire de la commune de 2008 à 2011. Le , elle trouve la mort dans un accident de la route à proximité de la mairie[30]. Sa voiture a été heurtée violemment par un véhicule qui lui a refusé la priorité. Grièvement blessée, elle est héliportée au centre hospitalier Henri-Mondor de Créteil, où elle décède des suites de ses blessures. Le conducteur du véhicule en cause et sa passagère sont sortis indemnes de l'accident.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

  • Site de la mairie
  • Chalautre-la-Grande sur le site de la Communauté de communes du Provinois

Notes et références

Notes

  1. Statistiques de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols “Corine Land Cover”.
  2. Elles comprennent les cultures annuelles associées aux cultures permanentes, les systèmes culturaux et parcellaires complexes, les surfaces essentiellement agricoles, interrompues par des espaces naturels importants et les territoires agro-forestiers.
  3. Pelouses, pâturages naturels, landes et broussailles, végétation sclérophylle, forêt et végétation arbustive en mutation.
  4. Voir la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU).
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. a b c d et e François Verdier, « Brève histoire de Chalautre », sur Chalautre-la-Grande, site officiel (consulté le 5 septembre 2012)
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau des Meances (F2220600) »
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Ru (F2225001) »
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Fontaine Saint-Martin (F2153100) »
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Fossé 01 des Rieux (F2303000) »
  6. a et b Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 16 octobre 2019
  7. Site territoires-fr.fr consulté le 16 octobre 2019 sous le code commune 77072.
  8. Site Corine Land Cover Mises à jour.
  9. Statistiques officielles de l‘INSEE.
  10. a et b Cartulaire Paraclet.
  11. Longnon, I, p. 75.
  12. Catal. Philippe Auguste, n° 748.
  13. Livre des Vassaux.
  14. Longnon, I, p. 225.
  15. Longnon, I, p. 227.
  16. Cartulaire Renier Accorre, fol. 120.
  17. Obit. H.-D. Provins.
  18. a et b Archives nationales, S 2306.
  19. Archives nationales, S 5166.
  20. Obit. prov. Sens, IV, p. 392.
  21. Henri Stein et Jean Hubert, Dictionnaire topographique du département de la Seine-et-Marne, Paris, (lire en ligne), p. 85.
  22. Louis Moulin, « Election partielle après le décès du maire », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  23. « Les élus », Vie municipale, sur http://www.mairie-chalautre-la-grande.com (consulté le 19 juin 2016).
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  28. « l'église Saint-Georges », notice no PA00086853, base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « Le mobilier classé de l'église », base Palissy, ministère français de la Culture
  30. « Une élue tuée dans un accident », sur le Figaro, (consulté le 5 septembre 2012)