Rozay-en-Brie

Rozay-en-Brie
Rozay-en-Brie
La rue Principale et l'église.
Blason de Rozay-en-Brie
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Fontenay-Trésigny
Intercommunalité Communauté de communes les Sources de l'Yerres
Maire
Mandat
Patrick Percik
2014-2020
Code postal 77540
Code commune 77393
Démographie
Gentilé Rozéens
Population
municipale
2 846 hab. (2016 en augmentation de 2,74 % par rapport à 2011)
Densité 898 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 00″ nord, 2° 58′ 00″ est
Altitude Min. 81 m
Max. 110 m
Superficie 3,17 km2
Localisation

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Liens
Site web rozay-en-brie.fr

Rozay-en-Brie (prononcé [ʁɔ.ˈzɛ ɑ̃ ˈbʁi]) est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Rozéens.

Géographie

Localisation

Rozay-en-Brie est une commune située à 50 km au sud-est de Paris, à 30 km au nord-est de Melun, à 30 km au sud-est de Meaux et à 30 km au nord-ouest de Provins.

Communes limitrophes de Rozay-en-Brie
Lumigny-Nesles-Ormeaux
Rozay-en-Brie Voinsles
Bernay-Vilbert

Une borne située sur la place de la mairie rappelle que la commune est au centre géographique du département de Seine-et-Marne. La commune se situe au cœur de la région de la Brie.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 371 hectares ; l'altitude varie entre 81 et 110 mètres[1].

L'unique hameau de la commune est Vilpré, situé en bordure de Voinsles. Une partie de la ville est construite sur un terrain en faible déclivité dont le point bas se situe au bord de l'Yerres et le point haut en direction de la mairie et de la porte de Gironde.

La commune de Rozay-en-Brie présente un relief peu marqué, le plateau briard descend en pente douce vers les vallées peu profondes de l'Yerres et de ses affluents. Le paysage est typique de la Brie, dédié aux cultures céréalières en dehors de la ville. Le boisement est discret mais relativement bien réparti sur un territoire communal pour une large part urbanisé.

Hydrographie

L'Yerres traversant Rozay-en-Brie.

Le territoire est entièrement situé sur le bassin versant de l'Yerres[2] et ses affluents. Cette rivière, longue de 98,23 km, affluent de la Seine, prend sa source à une douzaine de kilomètres au nord.

L'Yerres, ainsi qu'un bras de 0,17 km[3], sert de limite communale au nord, puis le ru de Vulaine, 5,54 km[4], affluent en rive droite, à l'ouest de la ville jusqu'à la confluence avec le ru des Fontaines Blanches, affluent en rive gauche qui borde le territoire communal au sud.

Le ru des Fontaines Blanches, 4,94 km[5], et son affluent le ru de la Tessonnerie prennent leur source dans le bois de Blandureau sur le territoire de Voinsles.

Le ru de Vulaine a un cours parallèle à l'Yerres sur près d'un kilomètre, il prend sa source au bois de Lumigny au nord et donne son nom à la pente de Vulaine et à la prairie de Vulaine.

Le fossé 01 de Quétotrain, canal non navigable de 2,35 km[6], conflue avec le ru de Vulaine.

La longueur linéaire globale de ces cinq cours d'eau référencés sur la commune est de 3,77 km[7].

L'Yerres irrigue au nord de la ville les étangs des Carreaux dédiés à la pêche et au camping. La vallée de l'Yerres est relativement pittoresque en rompant de manière douce la monotonie du plateau briard.

Climat

Rozay-en-Brie connaît un régime climatique tempéré de type atlantique. Les précipitations restent modérées autour de 700 mm et réparties sur toute l'année. La pluviosité dans l'est de la Brie française est légèrement plus marquée que la moyenne départementale (650 mm), légèrement supérieure au reste de la région Île-de-France (600 mm). L'enneigement reste exceptionnel. Les températures moyennes oscillent de +3° à +18°.

Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Année
Températures maximales moyennes (°C) 5,7 7,5 10,9 14,6 18,5 21,9 24,3 24,0 21,1 16,1 9,9 6,4 15,1
Températures minimales moyennes (°C) 0,4 0,9 2,4 4,6 8,0 11,0 12,6 12,3 10,2 7,2 3,2 1,2 6,2
Températures moyennes (°C) 3,0 4,2 6,7 9,6 13,3 16,4 18,5 18,2 15,6 11,7 6,6 3,8 10,6
Ensoleillement (h) 55,6 87,5 129,4 172,8 201,4 218,8 239,1 221,1 172,3 125,8 75,2 50,6 1749,5
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 56,8 47,3 58,7 48,7 62,8 55,4 53,9 46,4 56,5 57,3 60,1 55,8 659,7
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Melun[8].

Voies et transports

Routes et pistes cyclables

Rozay-en-Brie est un nœud routier, desservi par la voie rapide route nationale 4 contournant la ville au nord, la route départementale 201 contournant la ville à l'est (axe nord-sud du centre Seine-et-Marne), et plusieurs autres routes départementale secondaires. La RN 4 fut déviée en 1955 pour la première voie et 1993 pour la seconde voie[9]. Rozay-en-Brie ne possède pas de piste cyclable.

Transports en commun

L'ancienne gare.
Historique

La ville était reliée à Paris dès le XVIIIe siècle par une grande route rectiligne passant notamment par Tournan et Fontenay. Cette route se terminait à Rozoy et ne sera poursuivie qu'au XIXe siècle à la sortie de la ville. Le Chemin de Rozoy à Sésane ou Grande route de Sésane passait par Voinsles venant de Rozoy et allant vers Vaudoy-en-Brie. Rozay-en-Brie était située sur la ligne Jouy-le-Châtel - Marles-en-Brie (24 km) du Réseau de Seine-et-Marne, ouverte en 1902. Il s'agissait d'un ancien réseau de chemins de fer à voie métrique, concédé à la Société générale des chemins de fer économiques (SE) connue sous la dénomination des "Tramways de Seine-et-Marne". Le service des voyageurs sera supprimé en 1934 avec transfert sur route, par autocar sur certaines sections. Les marchandises subsisteront jusqu'en 1938[10].

Aujourd'hui

La commune de Rozay-en-Brie se situe dans la zone 5 du réseau de transports d'Île-de-France. Elle est desservie par les lignes 24 et 34 du réseau de bus Darche-Gros, les lignes 10 et 21 du réseau de bus Sol'R, ainsi que le Proxibus Val Bréon. Elle est située à proximité des gares de Marles-en-Brie, Verneuil-l'Étang et Mormant pour la ligne P du Transilien et de Tournan pour le RER E.

Urbanisme

Occupation des sols

En 2018[11], le territoire de la commune se répartit[Note 1] en 46,8 % de zones urbanisées, 44,2 % de terres arables, 7,8 % d’eaux continentales[Note 2] et 1,3 % d’espaces verts artificialisés non agricoles[7].

Morphologie urbaine

La vieille ville de Rozay s'est établie en amont direct de la confluence de l'Yerres et du ru des Fontaines Blanches, sur un site propice à l'établissement d'une ville fortifiée. Cette partie historique de la ville est ceinturée par des remparts prenant une forme hexagonale, situés à l'intérieur des boulevards Amiral-Courbet, La Fayette, Thiers et Gambetta, et percés de huit rues. La densité y est forte, avec des maisons contigües dont certaines remontent au Moyen Âge le long des différentes rues menant au centre situé au niveau de la place de la mairie. Dans cet espace organisé et compartimenté se trouvent des espaces verts et des potagers à l'arrière des maisons.

Au milieu du XIXe siècle, on retrouve quelques habitations hors des remparts le long des routes émanant des trois portes, devenues rue du Général-Leclerc, faubourg de Gironde et rue de Rome.

L'habitat pavillonnaire s'est développé durant la seconde moitié du XXe siècle et se trouve en périphérie à l'ouest, au nord et au sud.

L'unique hameau de la commune est Vilpré, situé en bordure de Voinsles. Il existait déjà au XIXe siècle.

Le hameau de Villeneuvotte, situé à Bernay-Vilbert, est collé à Rozay par la rue du Général-Leclerc, ancienne route nationale 4.

Logements

En 2011, le nombre total de logements dans la commune était de 1 100, alors qu'il était de 1 047 en 2006[a 1].

Parmi ces logements, 89,8 % étaient des résidences principales, 4,3 % des résidences secondaires et 5,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 64 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 30,9 % des appartements[a 1].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 61,9 %, stable par rapport à 2006 (61,8 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était toujours inférieure au seuil de 20 % (7,9 % contre 8,8 % en 2006, leur nombre ayant légèrement reculé de 92 à 87)[a 2].

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes latinisées Rosetum en 1017[12],[13], Roseyum en 1153[14], Rozetum in Bria en 1264[15], Rosai vers 1222 (Livre des vassaux) et Rosoi vers 1240[16].

D'un gallo-roman RAUSETU « lieu planté de roseaux », qui a donné l'ancien français rosei, rosoi. Il est basé sur le gallo-roman RAUS d'origine germanique[13] et qui a donné l'ancien français ros « roseau »[16] (d'où le diminutif rosel qui explique la forme roseau), dérivé avec le suffixe latin collectif -etum[13] (comprendre gallo-roman -ETU, suffixe servant à désigner un ensemble d'arbres ou d'arbustes appartenant à la même espèce, mais jamais utilisé avec un nom de fleur). Ce suffixe se perpétue sous une forme féminine -aie (< gallo-roman -ETA) d'où roseraie, basé sur le nom du rosier, d'étymologie différente (latin rosa « rosier, rose » + suffixe -ier).

Au cours de la Révolution française, la commune porte le nom de Rozoy-l'Unité[17].

Autrefois orthographiée Rosoy comme l'atteste le Dictionnaire des communes de France et des principaux hameaux en dépendant (1818) qui la situe à cinq lieues de poste de Coulommiers (soit 21,44 km), elle ne porte le nom de Rozay-en-Brie que depuis 1934 lorsque le maire Gilbert Eugène, après délibération du conseil municipal, décida que l'orthographe Rozay-en-Brie doit être définitivement substituée à celle de Rozoy-en-Brie, rosoi étant une forme dialectale plutôt caractéristique de l'oïl septentrional (picard, etc.).

Histoire

Préhistoire

Le site de Rozay-en-Brie est probablement occupé depuis la Préhistoire.

Au Néolithique : la forêt (Brigia Sylva) recouvre alors 80 % de la Brie. La chasse et la cueillette sont pratiquées.

Antiquité

Entre -2500 et -1000, la déforestation est progressive, la population augmente et travaille le cuivre, le bronze, puis le fer ; les terres sont mises en culture.

Durant la période gauloise, le territoire se situe à la limite des peuples celtes des Meldes (Meldi) au nord et des Sénons (Senones) au sud. C'est un lieu de passage entre l'oppidum sénon de Metlosédum (Melun) et la capitale melde Iantinum (Meaux). Non loin se trouvait la possible agglomération antique de Lumigny bâtie sur une butte de sable proéminente.

Durant la période gallo-romaine, les cités de Meaux (Meldès) et Melun (Melodunum) se développent, bien situées sur les berges de la Seine et de la Marne. Un diverticule de la future via Agrippa permettait de relier les deux cités par les environs de Rozay-en-Brie[18]. La via Agrippa passait à Châteaubleau (Riobé) et à Chailly-en-Brie en remontant vers Meaux. Les voies antiques ont perduré les siècles suivants sous le nom de Chemin Paré.

Au Ve siècle, la civilisation gallo-romaine décline, la Gaule passe ensuite sous la domination des Francs.

Moyen Âge

Jusqu'au Xe siècle, Rozay-en-Brie est une ville souterraine composée de caves et de souterrains dont certains, selon la légende, iraient jusqu'à Provins[19]. Dès 1017, l'église de Rozay est confiée aux chanoines de Paris par l'évêque de Meaux. L'édifice actuel est construit à partir du XIIe siècle.

La région correspond à la zone frontière de 5 à 15 kilomètres de large, située entre le comté de Champagne, le domaine royal de l'Île-de-France et le chapitre de Paris. Elle est mise en valeur aux XIIe siècle et XIIIe siècle, à l'image de Villeneuve-le-Comte, à l'époque des défrichements de la forêt briarde et du développement des foires. La charte de défrichement de « Rozetum in Bria » date de 1225.

Possédant une compagnie d'arquebusiers, Rozay devient au Moyen Âge un centre commercial florissant avec des marchés et des foires. Certaines rues portent les noms de cette époque : rue aux Fromages, rue des Porcelets, rue de la Haranderie, place du Marché-au-Blé'. Le bourg de Rozay est alors entouré de fortifications (remparts avec tourelles et portes). Rozay se situait sur la route de pèlerinage menant à Rome. Le grand chemin de Fontenay à Rozay était appelé chemin de Rome. Cette route venant de Paris, qui se poursuit vers Troyes par Provins, est vraisemblablement utilisée par les marchands qui se rendent aux célèbres foires de Champagne et par les pèlerins.

En 1314, lorsque Louis le Hutin succède à son père Philippe le Bel, la ville est définitivement rattachée au royaume de France. Elle se situera jusqu’à la Révolution à la limite des provinces d’Île-de-France et de Champagne. En 1358, la Brie est soulevée par la Grande Jacquerie lors de la Guerre de Cent Ans.

Époque moderne

Le couvent des dominicaines est fondé en 1648. Ses lettres de patente, datées de janvier 1656, sont confirmées en février 1673 puis jusqu'en janvier 1792, année où le conseil municipal demande la translation des religieuses pour loger la brigade de gendarmerie dans leurs locaux.

Les douves des fortifications sont comblées au début du XVIIIe siècle. Des routes rectilignes sont tracées, notamment vers Fontenay-en-Brie et Paris.

Époque contemporaine

La Révolution française en 1789 met fin à l'Ancien Régime. Le département de Seine-et-Marne est créé le en application de la loi du , à partir d'une partie des provinces d'Île-de-France et de Champagne. Rozay n'eut que 231 suffrages et Melun qui en avait recueilli 239 devint la préfecture. Rozay devint chef-lieu de district. En 1795, le district disparut et Rozay devint chef-lieu de canton.

En 1792, la Terreur sévit dans la Brie. En 1814, sont remportées les victoires de Mormant () et de Montereau () sur les troupes coalisées. En 1815-1818, la Brie se trouve dans la zone d’occupation russe.

En 1870-1871 se déroule la guerre franco-allemande. Du au , la Brie est occupée par les Prussiens. En septembre 1871, les troupes d'occupation allemandes quittent la Brie.

Le bourg fut desservi, de 1902 à 1938, par la ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique du réseau de Seine-et-Marne des Économiques, de Jouy-Le-Châtel à Marles-en-Brie.

Lors de la Première Guerre mondiale, du au , la première bataille de la Marne aux portes de Meaux et de Coulommiers se soldera par une victoire des alliés français et anglais. Lors de la Seconde Guerre mondiale, en juin 1940 à la défaite de la France, l’exode remplit les routes. Le , en pleine débâcle de l'armée française, la Wehrmacht fait son entrée à Rozay-en-Brie. La ville sera libérée le à la suite de l'offensive du général Patton.

Politique et administration

Situation administrative

Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, Fontenay-Trésigny est devenu le chef-lieu du canton de Fontenay-Trésigny[20] qui regroupe 33 communes et 49 804 habitants[21]. Le redécoupage a pris effet en mars 2015, lors du renouvellement général des assemblées départementales.

Le canton de Fontenay-Trésigny se situe dans le département de Seine-et-Marne qui a pour chef-lieu la ville de Melun. Le canton de Fontenay-Trésigny est composé de communes appartenant aux arrondissements de Provins (17 communes), Melun (13 communes) et Meaux (3 communes). Rozay-en-Brie appartient à l'arrondissement de Provins, le plus étendu mais le second moins peuplé et le moins dense du département. Cet arrondissement de 9 ancien cantons et 165 communes comptait 161 849 habitants en 2012[22].

Rozay-en-Brie était jusqu'alors le chef-lieu du canton de Rozay-en-Brie, qui comprenait 22 communes et comptait 25 985 habitants en 2012[23]. Fontenay-Trésigny était la commune la plus peuplée du canton, loin devant Rozay-en-Brie qui compte près de la moitié de sa population. Le canton de Rozay-en-Brie faisait partie de l’arrondissement de Provins. De la Révolution à 1926, la commune et le canton de Rozay-en-Brie appartenaient à l'arrondissement de Coulommiers, puis de 1926 à 2005 à l'arrondissement de Melun avant de passer à l'arrondissement de Provins en 2006[24].

Tendances politiques et résultats

Longtemps marquée par les rapports sociaux découlant de la propriété foncière, la Seine-et-Marne est, de manière générale, un département de tradition plutôt conservatrice, même si elle a été rapidement, sous la Troisième République, gagnée aux idées républicaines. Cette tradition conservatrice se manifeste notamment dans les arrondissements ruraux de Seine-et-Marne, où sont régulièrement élus des candidats issus des partis de droite.

Lors des élections départementales de 2015, Jean-Jacques Barbaux (maire de Neufmoutiers-en-Brie et conseiller général sortant du canton de Rozay-en-Brie) et Daisy Luczak (maire de Courquetaine), binôme UMP, ont été élus conseillers départementaux au second tour pour le canton de Fontenay-Trésigny[25]. Jean-Jacques Barbaux a été ensuite élu président du conseil départemental de Seine-et-Marne[26].

Rozay-en-Brie fait partie de la communauté de communes les Sources de l'Yerres qui regroupe neuf communes adhérentes au 1er janvier 2014.

Liste des maires

L'hôtel de ville.
Article détaillé : Liste des maires de Rozay-en-Brie.

Depuis 1959, cinq maires se sont succédé à Rozay-en-Brie :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Raymond Bizière   Chef d'entreprise
Jacques Picard RPR Médecin
Conseiller général de Rozay-en-Brie (1979 → 1986)
Michel Bonnard   Plombier
Francis Lemaire DVD Chauffagiste
En cours Patrick Percik[27] UMP-LR Artisan maçon

L'hôtel de ville fut construit en 1840 sur l’emplacement de l’ancienne halle, démolie le 17 mai 1840[28].

Instances judiciaires et administratives

Rozay-en-Brie relève du tribunal d'instance de Meaux, du tribunal de grande instance de Meaux, de la cour d'assises de Melun, de la cour d'appel de Paris, du tribunal pour enfants de Meaux, du conseil de prud'hommes de Meaux, du tribunal de commerce de Meaux, du tribunal administratif de Melun et de la cour administrative d'appel de Paris[29].

Intercommunalité

Rozay-en-Brie fait partie de la communauté de communes du val Briard.

Jumelages

La commune de Rozay-en-Brie n'est jumelée avec aucune autre commune.

Population et société

Démographie

La population de Rozay-en-Brie était de 2 770 habitants en 2011[30]. La densité de population de Rozay-en-Brie est de 873,82 habitants par km². Le nombre de logements a été estimé à 1 169 en 2010 ; ces logements de Rozay-en-Brie se composent de 1 075 résidences principales, 20 résidences secondaires ou occasionnels ainsi que 97 logements vacants[31].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[33].

En 2016, la commune comptait 2 846 habitants[Note 3], en augmentation de 2,74 % par rapport à 2011 (Seine-et-Marne : +4,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6001 4501 3701 4171 3831 4561 5131 4201 502
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4171 4891 5681 5481 5931 5691 5311 3681 390
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3541 4061 2461 0791 1081 1201 1271 2141 338
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 4831 5211 7681 9142 3802 6132 7032 7122 721
2013 2016 - - - - - - -
2 8632 846-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Rozay-en-Brie est située dans l'académie de Créteil.

La ville dispose de quatre établissements scolaires allant de la maternelle au lycée :
- une école maternelle,
- une école élémentaire,
- le collège des Remparts qui accueille 720 élèves,
- le lycée La Tour-des-Dames qui accueille 774 élèves.

Manifestations culturelles et festivités

  • Fête de l’Épouvantail à Rozay-en-Brie. Le troisième dimanche du mois d'octobre[35].

Santé

La ville compte une maison de retraite EHPAD ainsi qu'un institut médico-éducatif.

Les hôpitaux les plus proches sont le centre hospitalier de Coulommiers et la clinique privée de Tournan-en-Brie.

Sécurité

Police - gendarmerie

Rozay-en-Brie dispose d'une brigade territoriale autonome de la gendarmerie nationale située à l'extrémité du chemin des Étangs.

Sapeurs-pompiers

Rozay-en-Brie dispose d'un centre d'intervention et de secours situé sur le contournement est de la ville.

Sports

Activités

Rozay-en-Brie compte une douzaine d'associations sportives couvrant une grande variété de sports. La ville gère une école multisports[36].

Équipements sportifs

La ville dispose d'un espace municipal avec terrain de football, de tennis et de basket-ball.

Médias

La ville dispose d'une bibliothèque également école de musique.

Le quotidien régional Le Parisien, dans son édition locale Seine-et-Marne, ainsi que le bi-hebdomadaire Le Pays Briard relatent les informations locales.

La commune est en outre dans le bassin d’émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre et d'IDF1.

L’information institutionnelle est assurée par plusieurs publications périodiques : le Journal de la Communauté de Communes des Sources de l'Yerres[37] ; Seine-et-Marne Magazine, mensuel diffusé par le conseil général de Seine-et-Marne[38] et le Journal du Conseil régional, bimensuel diffusé par le conseil régional d'Île-de-France[39].

Cultes

La commune de Rozay-en-Brie fait partie de la paroisse catholique « Pôle missionnaire de Mormant » au sein du diocèse de Meaux. Elle dispose de l'église Notre-Dame-de-la-Nativité[40].

Économie

Emploi

La commune de Rozay-en-Brie fait partie de la zone d’emploi de Melun[41].

Entreprises et commerces

Zones d'activité

Rozay-en-Brie compte une zone industrielle située au nord, limitée par la route nationale 4 contournant la ville.

Une petite zone commerciale se trouve à la sortie de la ville en direction de Pécy, avec un Carrefour Market (anciennement Simply Market), un Mr Bricolage et plusieurs commerces.

Commerces

La vie commerçante de Rozay-en-Brie se concentre principalement le long de la rue du Général-Leclerc, à la fois axe historique majeur et vitrine de la ville.

Culture locale et patrimoine

L'église Notre-Dame.
Tour d'angle des remparts.
Porte de Gironde.

Lieux et monuments remarquables

Église Notre-Dame-de-la-Nativité

L'église Notre-Dame de la Nativité est un édifice imposant. Elle a été classée monument historique en 1862[42]. Sa construction a commencé à partir du XIIe siècle. Le clocher, de style roman, date de cette époque. Elle a été transformée au siècle suivant : adjonction de la nef, du bas-côté nord et remaniée et restaurée jusqu'au XIXe siècle. Le portail ouest, mariage entre style gothique flamboyant et style Renaissance, a été restauré à partir de 1998. Sur un contrefort côté rue du Général-Leclerc on peut voir une pierre gravée avec une marque de compagnonnage datée de 1517, date de l'achèvement de la partie sud de l'édifice. À l'intérieur, peuvent être perçus une "Vierge à l'Enfant" en marbre blanc sculptée par Germain Pilon, une huile sur panneau en bois représentant saint Jérôme écrivant ses mémoires, "la délivrance de saint Pierre" huile sur toile du XVIIe siècle (M.H. 1984).

Orgue

Construits par Louis-Alexandre Clicquot au XVIIIe siècle, reconstruit entre 1930 et 1933 par Gabriel d'Alençon; le grand orgue et le positif, constitués de 2 000 tuyaux ont été remis en état de 1989 à 1996. Le positif, datant de 1723, est attribué au facteur d'orgue Deslandes et, à la mort de celui-ci, la partie instrumentale aurait été confiée à Nicolas Collard ou à L. A. Clicquot. Le buffet d'orgue, daté de 1737, aurait ainsi pu être conçu par ces derniers[43].

Maisons à colombages et à encorbellements

Il subsiste cinq maisons à colombages à Rozay-en-Brie.

Fortifications

Rozay était entouré de remparts dont il reste d'importants vestiges. Sur les treize tourelles d'origine, il en reste huit. Trois portes donnaient accès à l'intérieur de la cité. Les portes de Rome et de Gironde qui subsistent ont été classés monuments historiques en 1935[44]. Les anciens fossés sont comblés et, plantés d'arbres et de pelouse, offrent des lieux de promenade.

Personnalités liées à la commune

  • Pascal Amoyel, compositeur et pianiste, né à Rozay-en-Brie.
  • Nicolas Michel Chevreau, militaire
  • Claudine de Culam (1585-1601).
  • Jean-Claude Defrance, médecin à Rozay-en-Brie, député à la Convention nationale (1792). Les 15 et 16 janvier 1793, il était présent pour répondre aux questions posées lors du procès de Louis XVI. Il n'a pas voté la peine de mort. Le roi sera guillotiné le 21 janvier 1793.
  • Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, est né à Rozay-en-Brie.
  • Sébastien Japrisot, écrivain et cinéaste, a résidé plusieurs années dans la commune[45].
  • Jacques Denis Louis Leberton (1754-1846), colonel de la Révolution et de l'Empire né à Rozay-en-Brie et mort à Paris.
  • Nicolas-Michel Quatresolz de Marolles, chevalier de Saint-Louis, à Marolles. Député à l'Assemblée législative (1791), Président de l'administration du district de Rozay-en-Brie.
  • Métropolite Vladimir (Tikhonicky) (1873-1959).

Héraldique, logotype et devise

Blason de Rozay-en-Brie Blason D'argent à trois roses de gueules sur fond sablé bleu azur
Ornements extérieurs 
Les roses sont surmontées d'une couronne de comte. Une banderole portant les mots Rosa Inter Flores domine le tout. L'écu est accolé de deux branches de laurier croisées au-dessous.
Devise 
Rosa Inter Flores
Détails
Les roses et la couronne de comte remontent au comté de Champagne.
Blason mentionné en 1782 au fronton de l'ancienne porte de Rome. Blason officiel de la commune.

Voir aussi

Bibliographie

  • Rozay en Brie (guide touristique pouvant être obtenu au Syndicat d'Initiative Centre Brie, 23 rue du Général-Leclerc).

Articles connexes

Liens externes

  • Site de la mairie
  • Archives départementales de Seine-et-Marne

Notes et références

Notes

  1. Statistiques de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols “Corine Land Cover”.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

Insee

  1. a et b LOG T2 - Catégories et types de logements.
  2. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.

Autres références

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - L’Yerres (F4--0210) »
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras de l'Yerres (F4721001) »
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru de Vulaine (F4722000) »
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru des Fontaines Blanches (F4723000) »
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Fossé 01 de Quétotrain (F2138002) »
  7. a et b Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 18 octobre 2019
  8. Climatologie mensuelle - Melun, France.
  9. Wiki Sara.
  10. Réseau des SE sur le répertoire des rues ferroviaires.
  11. Site Corine Land Cover Mises à jour.
  12. Du Plessis, II, p. 7.
  13. a b et c Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 575a
  14. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz, Genève, p. 1261, n° 23471 (lire en ligne)][1]
  15. Archives nationales, S 371b, n° 31.
  16. a et b Ernest Nègre, op. cit.
  17. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fouille d’une voie antique et d’un habitat sur le site de Villarceaux à TOUQUIN (77) en 2011-2012.
  19. Patrimoine des communes de France.
  20. « Décret no 2014-186 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de Seine-et-Marne », sur http://www.legifrance.gouv.fr, (consulté le 31 décembre 2014).
  21. « Les populations légales 2012 des nouveaux cantons en vigueur à compter du 1er janvier 2015 », sur http://www.insee.fr, (consulté le 4 avril 2015).
  22. « Populations légales 2012 des arrondissements du département », sur http://www.insee.fr, (consulté le 4 avril 2015).
  23. « Populations légales 2012 des cantons du département », sur http://www.insee.fr, (consulté le 4 avril 2015).
  24. « Arrêté no 05 – 2408 portant modification des limites d’arrondissement dans le département de Seine et Marne », sur http://www.idf.territorial.gouv.fr, (consulté le 4 avril 2015).
  25. « Elections départementales 2015 SEINE ET MARNE (77) - canton de Fontenay-Trésigny (08) », sur http://elections.interieur.gouv.fr/departementales-2015/077/07708.html, (consulté le 4 avril 2015).
  26. « SEINE-ET-MARNE • Jean-Jacques Barbaux, président du Conseil départemental », sur http://www.lepaysbriard.fr, (consulté le 4 avril 2015).
  27. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en février 2016).
  28. Commune de Rozay-en-Brie sur le site de la Société d’Histoire, d’Art, de Généalogie et d’Echange.
  29. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur Le site du ministère de la Justice et des Libertés (consulté le 21 avril 2014).
  30. Populations légales base 2011 sur le site de l'INSEE.
  31. Chiffres clés logement de la commune de Rozay-en-Brie sur le site de l'INSEE.
  32. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  33. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  34. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  35. « Fête de l'Epouvantail - ROZAY-EN-BRIE », sur http://www.fetes-et-foires.com (consulté le 5 juin 2012)
  36. La vie associative sur le site de la mairie de Rozay-en-Brie.
  37. Le Journal de la Communauté de Communes des Sources de l'Yerres sur le site de la Communauté de Communes des Sources de l'Yerres.
  38. Le Magazine de Seine-et-Marne « Copie archivée » (version du 25 juin 2014 sur l'Internet Archive) sur le site du conseil général de Seine-et-Marne.
  39. Le Journal du Conseil régional sur le site du conseil régional de l’Île-de-France.
  40. « Annuaires des lieux de cultes », sur le site EgliseInfo de la conférence des évêques de France (consulté le 4 janvier 2014).
  41. « Zone d'emploi 2010 de Melun », sur le site de l'Insee (consulté le 17 septembre 2014).
  42. Notice no PA00087258, base Mérimée, ministère français de la Culture
  43. [2] Orgue de Rozay-en-Brie sur le site Topic Topos.
  44. Notice no PA00087260, base Mérimée, ministère français de la Culture et Notice no PA00087259, base Mérimée, ministère français de la Culture
  45. Le Pays Briard, vendredi 3 mars 1978.