Poigny

Poigny
Poigny
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Provins
Intercommunalité Communauté de communes du Provinois
Maire
Mandat
Claude Bonici
2014-2020
Code postal 77160
Code commune 77368
Démographie
Gentilé Pognissiens
Population
municipale
522 hab. (2016 en augmentation de 5,24 % par rapport à 2011)
Densité 87 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 32′ 20″ nord, 3° 17′ 00″ est
Altitude Min. 81 m
Max. 164 m
Superficie 6,02 km2
Localisation

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Liens
Site web Poigny77.fr

Poigny (anciennement en dialecte Pogny) est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Pognissiens.

Géographie

Localisation

Le village est situé à 3,5 km au sud-ouest de Provins et à 5,5 km au nord-est de Longueville[1].

Communes limitrophes

Hydrographie

Le système hydrographique de la commune se compose de quatre cours d'eau référencés :

  • la rivière Voulzie, longue de 43,9 km[2], affluent de la Seine en rive droite ;
    • le ru de Barcq , principal affluent de la Voulzie, long de 17,1 km[3] ;
    • le canal 01 de la Commune de Sainte-Colombe, 5 km[4], et ;
    • le canal des Ormes, long de 24,3 km[5], qui confluent avec la Voulzie.

Par ailleurs, son territoire est également traversé par l’aqueduc de la Voulzie.

La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 9,23 km[6].

Voies de communication et transports

Poigny est desservie par une gare (Champbenoist - Poigny) de la ligne Paris - Longueville - Provins (TransilienLigne P du Transilien).

Urbanisme

Lieux-dits, écarts et quartiers

La commune compte 63 lieux-dits administratifs répertoriés[7] dont Les Grattons, le Mez-de-La-Madeleine (partagé avec la commune de Sainte-Colombe).

Occupation des sols

Le territoire de la commune se réparti[Note 1] en 75,9 % de terres arables, 8,5 % de forêts, 5,2 % de prairies, 4,2 % de zones industrielles commercialisées et réseaux de communication, 3,2 % de zones agricoles hétérogènes[Note 2], 1,8 % de mines, décharges et chantiers et 1,2 % de zones urbanisées[6].

Toponymie

Le nom de la localité est mentionné sous la forme C. Puigny en 1265[8].

Il s'agit d'un nom de lieu de type gallo-roman, basé sur le nom de personne Pugnius[9], Punius avec u bref[10], ou pugnus (« aux gros poings, brutal »)[8], suivi du suffixe -acum[11].

Histoire

Histoire économique

La paroisse de Poigny tire profit de ses terres les plus humides. Elle possède des moulins à blé sur les cours du Durtein (moulin de Bécherot cité dès le XIIe siècle) et de la Voulzie (moulin de Pongelot). Le moulin de Pongelot, pratiquement en ruine à la fin du XVIIIe siècle, est relevé par son propriétaire sous le Consulat avec des pierres tirées des monuments de Provins détruits par la Première République.

En 1870, la famille Mazeau, originaire de Censerey (Côte-d'Or), achète au meunier Hugot, le moulin à blé tournant à eau de Pongelot. Elle installe dans ce moulin une activité de surfaçage de verres de lunettes minéraux, activité qu'elle pratiquait à Sézanne dans l'usine de ses cousins Berthiot dont elle assumait l'encadrement. Le commerce d'optique proprement dit reste fixé à Paris. En 1904, l'héritière Mazeau vend l'entreprise à Gaston Guilbert, opticien parisien originaire de Blois. Gaston Guilbert va alors acheter trois autres moulins (Bécherot sur la commune de Poigny, Saint-Léonard sur la commune de Provins et de Beaujard sur la commune de Sainte-Colombe) pour y développer ses activités. Son commerce ne cessant de se développer, notamment dans les appareils de projection cinématographiques, Gaston Guilbert outre ses trois boutiques parisiennes, transforme un pavillon de Vitry-sur-Seine en atelier de fabrication d'appareils ophtalmiques de précision, et fait construire de véritable ateliers attenant au moulin de Pongelot en 1914. La guerre et la grave crise économique au retour de la paix conduisent l'affaire à la quasi-faillite. Gaston Guilbert décède en 1924. Son frère Jean et sa veuve Irène parviennent à sauver l'affaire en logeant le patrimoine immobilier dans un cadre juridique, et en confiant la gestion commerciale en 1925 à une SARL Guilbert-Routit (du nom du directeur commercial Paul Routit, associé très minoritaire). Elle devient une SA en 1934. Les activités sont momentanément transférées à Thiers en 1940 et l'usine passe sous contrôle d'un concurrent allemand durant l'Occupation. Après avoir tenté depuis 1943 de reprendre le contrôle total de l'affaire, Irène Guibert et ses deux fils se retirent en 1948. La SA Guilbert-Routit, reprise par un investisseur local adossé à des actionnaires historiques, est confrontée à deux décennies difficiles, passant sous le contrôle des banques créancières. En 1974, avec effet rétroactif l'année précédente, l'entreprise et sa rivale depuis un siècle Benoist-Berthiot, intègrent le groupe Essilor, qui lui-même vient de naître de la fusion des sociétés Essel et Silor.

Politique et administration

La mairie.

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 1989 Georges Bancelin   Agriculteur
1989 2008 J.C. Lecamus   Instituteur
2008 En cours Claude Bonici [12]   Ingénieur
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14].

En 2016, la commune comptait 522 habitants[Note 3], en augmentation de 5,24 % par rapport à 2011 (Seine-et-Marne : +4,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
158177158161188204201184185
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
189202197198214190189184186
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
191190204174253271256263254
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
318405327345391408440499523
2016 - - - - - - - -
522--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités

Économie

Filiale BBGR du groupe Essilor, Poney Club.

Culture locale et patrimoine

Vestiges de l’église Saint-Michel.

Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

  • Site de la mairie
  • Poigny sur le site de la CC du provinois

Notes et références

Notes

  1. Statistiques de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols “Corine Land Cover”.
  2. Elles comprennent les cultures annuelles associées aux cultures permanentes, les systèmes culturaux et parcellaires complexes, les surfaces essentiellement agricoles, interrompues par des espaces naturels importants et les territoires agro-forestiers.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. http://www.viamichelin.fr/
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Voulzie (F23-0400) »
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru de Barcq (F2310600) »
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Canal 01 de la Commune de Sainte-Colombe (F23-3902) »
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Canal des Ormes (Conduite de Realimentation de la Seine à la Voulzie) (F2--3702) »,
  6. a et b 77368 Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 3 mars 2019
  7. Site territoires-fr.fr consulté le 3 mars 2019 sous le code commune 77368.
  8. a et b Paul Bailly, 1989, Toponymie en Seine-et-Marne, page 8, (ISBN 2402033592).
  9. Marianne Mulon, Noms de lieu d'Île-de-France, éditions Bonneton, 1997
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 538a
  11. Marianne Mulon, op. cit.
  12. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en mars 2014).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.