Noyen-sur-Seine

Noyen-sur-Seine
Noyen-sur-Seine
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Intercommunalité Communauté de communes de la Bassée - Montois
Maire
Mandat
André Capmarty
2020-2026
Code postal 77114
Code commune 77341
Démographie
Gentilé Noyennais, Noyennaise
Population
municipale
371 hab. (2017 en augmentation de 2,2 % par rapport à 2012)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 06″ nord, 3° 21′ 04″ est
Altitude Min. 55 m
Max. 64 m
Superficie 12,24 km2
Élections
Départementales Canton de Provins
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web noyensurseine.fr

Noyen-sur-Seine est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Noyennais et les Noyennaises.

Géographie

Localisation

Noyen-sur-Seine est à 14 km au sud-est de Longueville, 15 km de Provins, 10 km de Bray-sur-Seine et Nogent-sur-Seine, 25 km de Montereau-Fault-Yonne, 30 km de Sens, 65 km de Melun et 100 km de Paris.

Communes limitrophes

Relief et géologie

Plaine alluviale boisée et marécageuse de la Bassée.

Climat

Noyen-Sur-Seine, comme tout le département, connaît un régime climatique tempéré, de type atlantique.

Hydrographie

Le système hydrographique de la commune se compose de seize cours d'eau référencés :

  • la Seine, fleuve long de 774,76 km[1], anciennes boucles de la Seine, ainsi que :
    • un bras de 2,04 km[2] ;
    • un bras de 2,87 km[3] ;
      • le canal 01 de Mézières, cours d'eau naturel de 2,62 km[4], qui conflue avec un bras de la Seine ;
        • le bras 01 du Moulin Hauts Champs, 1,08 km[5], et ;
        • le fossé 01 des Perches, 2,84 km[6], et ;
        • le fossé 01 de Champsouchard, long de 3,50 km[7], qui confluent avec le Canal 01 de Mézières ;
          • le bras 01 de Champsouchard, 1,35 km[8], qui conflue avec le fossé 01 de Champsouchard ;
      • le fossé 01 de la Planchotte, long de 4,41 km[9] ;
    • un bras de la Grande Noue d'Hermé, 0,95 km[10] ;
    • le Resson, long de 23,71 km[11], affluent de la Seine ;
    • le fossé 01 de la Ferme d'Isle, canal non navigable de 1,95 km[12], qui conflue avec la Seine ;
    • le canal 01 de la Commune de Villiers-sur-Seine, long de 4,82 km[13] ;
    • le canal de Beaulieu, long de 9,11 km[14] ;
  • la Grande Noue d’Hermé, longue de 21,61 km[15], affluent du Ruisseau des Méances ;
  • le canal 01 de la Bouteille, long de 1,43 km[16], qui conflue avec Le Vieil Orvin.

La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 24,93 km[17].

Voies de communication et transports

  • Cars Moreau : lignes 3, 203, 4C.
  • Procars : ligne 11 (Provins - Nogent-sur-Seine).
  • Courriers de l'Aube : ligne 102 (Provins - Nogent-sur-Seine).
  • Les Gares SNCF :

- Longueville : Direction Paris-Gare de l'Est ⇋ Provins (Transilien P) / Direction : Paris-Est ⇋ Longueville ⇋ Nogent-sur-Seine ⇋ Chaumont (TER Champagne-Ardennes) est à environ 5 km de la commune ; - Provins : Direction Paris Gare de l'Est ⇋ Longueville ⇋ Provins (Transilien P) est à environ 15 km ; - Montereau : Direction Paris Gare de Lyon ⇋ Melun ⇋ Montereau ⇋ Sens ⇋ Laroches-Migennes (TER Bourgogne-Franche-Comté) ou Transilien R : Direction Paris Gare De Lyon ⇋ Melun ⇋ Montereau, à environ 25 km de la commune.

La commune est traversée, au sud, par la Route Départemental D411 (Nogent-Sur-Seine ⇋ Montereau-Fault-Yonne), anciennement N51, déclassée depuis 1972.

Urbanisme

Lieux-dits, écarts et quartiers

La commune compte 74 lieux-dits administratifs[Note 1] répertoriés[18] dont Le Port-Montain, les Perches (maintenant regroupé à Noyen (son nom provient de la rivière passant dans l'ancien hameau, il est employé par les anciens du village)) et Le Vezoult.

Occupation des sols

En 2018[19], le territoire de la commune se répartit[Note 2] en 43,9 % de terres arables, 42,8 % de forêts, 4 % de prairies, 3,8 % de mines, décharges et chantiers, 2,8 % d’eaux continentales[Note 3], 2,7 % de zones urbanisées et < 0,5 % de zones agricoles hétérogènes[Note 4],[17],[20].

Logement

En 2017, le nombre total de logements dans la commune était de 223 dont 99,1 % de maisons (maisons de ville, corps de ferme, pavillons, etc.)[Note 5].

Parmi ces logements, 69,2 % étaient des résidences principales, 28 % des résidences secondaires et 2,8 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 82,2 % contre 14,6 % de locataires et 3,2 % logés gratuitement [21].

Toponymie

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Novionum au XIe siècle[22] ; Nojon en 1134[23] ; Beatus Martinus de Noein en 1152[24] ; Noien vers 1201[25] ; Neun vers 1201 (Livre des vassaux) ; Noains et Noan vers 1222 (Livre des vassaux) ; Noien, domus fortis en 1249[26] ; Nouem, Noen et Noien au XIIIe siècle (Livre des fiefs) ; Noen en 1325[27] ; Prior de Noemio vers 1350 (Pouillé) ; Noyen en 1400[28] ; Noion en 1452[29] ; Noem sur Seine en 1648 (Pouillé de Sens).

De l'adjectif gaulois novio « nouveau », accompagné du mot gaulois ó-magos[30]. Le mot gaulois magos a d'abord désigné un simple champ, puis un champ de foire, un marché et enfin le village ou la ville qui se développe autour de ce marché.

Les Gaulois mettaient l'accent tonique sur la dernière voyelle -o- du premier élément : les finales en -ômagos se sont donc transformées en -ômos pour finalement être réduites au simple son -on, -an ou -en.

Politique et administration

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1953 mars 1971 Marc Brunet SE Agriculteur
mars 1971 mars 1989 Georges Picq SE Retraité
mars 1989 mars 2014 Philippe Brunet SE Agriculteur
mars 2014 En cours André Capmarty[31] DVD Retraité

Réélu pour le mandat 2020-2026

Politique environnementale

La commune a signé un contrat de non-prolifération des produits phytosanitaires.

Histoire

Préhistoire

Un village fortifié

Deux phases d'occupation humaine

En 1960, Daniel Jalmain découvre par prospection aérienne le site néolithique de Noyen-sur-Seine, un village implanté, d'une superficie de 2,5 ha, dans un méandre de la Seine[32] et protégé par des fortifications, ensemble de fossés en arc de cercle renforcés par des palissades discontinues et une enceinte. Curieusement, les habitats ont été construits de part et d'autre de l'enceinte dans l’espace délimité par les palissades. Les rigoles de fondation et les trous de poteaux des habitations ont été retrouvés. Les habitations semblent avoir été édifiées en rangées selon l'axe des vents dominants, avec une orientation au sud. Des cuvettes de 1 m à 1,50 m de diamètre creusées sur une profondeur de 0,25 m à 0,30 m ont été reconnues comme des aires de combustion. L'ensemble rappelle les habitats sur éperon barré du Centre-Est de la France[33].Il découvre ainsi la première enceinte à fossé interrompu de la fin du 5e millénaire avant J.-C. connue dans le Bassin parisien.

Une méthode novatrice et extensive a été mise au point pour décaper la terre arable et dégager précisément tous les vestiges mobiliers du niveau archéologique. Elle combinait l’utilisation contrôlée d’engins mécaniques et l’intervention manuelle de plus en plus fine, avec un outillage diversifié.

Pirogue mésolithique de Noyen-sur-Seine (Musée départemental de Préhistoire de Nemours).

On distingue sur ce site deux phases d’occupation qui constituent un système complexe entièrement dégagé et étudié. Une série de palissades a successivement barré, sur 350 mètres, le méandre de la Seine où se trouve l'habitat, isolant ainsi une aire de 7 à 8 hectares pouvant correspondre à l'emplacement du village. Par la suite, les hommes ont édifié une enceinte à fossé interrompu, plus petite, cernant une surface de 2,5 hectares. Les vestiges découverts comprennent des structures de retranchement, entièrement arasée et comblées (fossés, tranchées de palissades...) et des restes d'habitats attestés par les objets abandonnés sur place, formant une couche archéologique juste sous la terre arable.

Le matériel archéologique découvert est riche : galets, outils et éclats de silex, meules, vases en céramiques, ossements d'animaux[33]... L'étude des aires de rebut a permis de reconstituer la faune qui était consommée par les hommes préhistoriques : brochet, anguille, perche et tanche et quelques canards, mais aussi cistude et castor[34].

Deux pirogues et d'autres outils préhistoriques ont été retrouvées : une, préhistorique, du mésolithique découverte en 1984 et une carolingienne découverte en 1992 (ces deux dernières étant exposées au Musée départemental de Préhistoire d'Île-de-France à Nemours).

Peu de traces d’habitations...

Mais de nombreux objets abandonnés

Contrairement aux habitations de type « Danubienne » du Néolithique ancien (caractérisées par de grandes maisons de bois et de torchis, reconnaissable à leurs cinq rangées trous de poteaux), l’habitat de Noyen-sur-Seine n’a laissé que quelques cuvettes, certaines empierrées, pouvant correspondre à des foyers. Ces espaces d’habitat dépourvus de structure posent alors la question de la nature des constructions. Cependant, la bonne préservation du niveau d’occupation, fouillé sur 10 000 m2, a permis une analyse de la dispersion des vestiges et une restitution de l’organisation de l’habitat.

On observe des unités de 10 à 20 m2, comprenant meules et vases de stockage, et d’autres, établies sur des chapes empierrées, n’ayant conservé aucun vestige domestique. Des vases à provisions écrasés sur place, des meules éclatées en petits blocs, sans doute sous l’effet de chocs thermiques, soulèvent l’hypothèse de l’abandon du village.

Des pratiques cultuelles et des rites funéraires

Mobilier funéraire et statuette rituelle

Certains fossés ont été le siège de "dépôts" intentionnels paraissant relever de pratiques cultuelles : crâne humain, vases en céramique entiers ou cassés sur place, parties de squelettes d'animaux domestiques...

De rares sépultures, celles de deux enfants et d'un adulte, en relation avec les retranchements, sont contemporaines de ces occupations. Les deux enfants sont âgés d’environ huit ans : ils se trouvent l’un dans une fosse allongée, l’autre dans une fosse arrondie ; tous deux sont accompagnés de céramiques et, pour le second, d’une hache en silex. L’adulte, une femme âgée de plus de cinquante ans, a été inhumée à l’emplacement d’une tranchée de palissade, au sommet du remplissage. Elle est également accompagnée de céramiques qui évoquent la fin du Néolithique moyen. On note également la présence d’os humains erratiques dans le fossé du premier retranchement ainsi qu’au sein du niveau d’occupation.

Parmi les nombreux vestiges, des fragments de figurines féminines en plaquettes de céramique, dispersées depuis les lieux d'habitat jusqu'aux aires de "dépôts" (voire dépotoirs), évoquent l'existence d'un culte domestique connu dans tous les sites du Néolithique moyen (5e- 4e millénaire avant J.-C.).

Cette statuette en terre cuite, qui représente une figurine féminine, a été découverte en trois fragments épars sur le site néolithique de Noyen-sur-Seine (Seine-et-Marne).

Un modèle stylisé

Il s’agit d’une figurine féminine de 12,6 cm de haut. Les bras, modelés en haut-relief, sont assez courts et les mains suggérées par de fines incisions. L’objet est incomplet, les jambes et les pieds ne sont pas conservés. La trouvaille, sur ce site, de fragments appartenant à d’autres figurines, laisse supposer que la statuette possédait des jambes fuselées et de très petits pieds.

À l’origine, elle était de couleur brune ; la couleur rouge de la partie médiane (bassin) est due à l’action du feu, après la fracture de la pièce.

L’absence de tête n’est pas due à une cassure. Si tête il y avait, elle ne pouvait être que rapportée : une logette cylindrique de 3,8 cm de long s’enfonce longitudinalement dans le buste. Il est également envisageable qu'un élément quelconque en matière périssable (bois, os…) ait été logé dans cette petite cavité.

Objet usuel ou objet de culte ?

La face postérieure de cette statuette présente des caractères anatomiques peu marqués. Elle évoque la forme d’une spatule ou d'une palette.

D’autres fragments de torses, de bassins ou de jambes, ont été retrouvés sur ce site, la plupart mêlés à des objets de rebut, laissant supposer que ces figurines étaient des objets courants, sans valeur exceptionnelle. Elles pourraient néanmoins relever d'un culte domestique.

Cette petite figurine incarne la maternité et, par conséquent, la fécondité, dans la pure tradition des figurines néolithiques connues dans le Bassin méditerranéen depuis la plus haute Antiquité.

Le groupe de Noyen-sur-Seine : un faciès culturel original

Une culture composite

Dans ce même secteur de la vallée de la Seine, comme dans toutes celles du Bassin parisien, d'autres enceintes sont connues et suggèrent le partage et le contrôle des territoires entre les différentes communautés néolithiques. Mais des habitats ouverts, dépourvus de retranchement, sont également attestés.

Le très abondant mobilier recueilli, céramique et lithique, a permis de définir un faciès culturel original : le groupe de Noyen-sur-Seine, qui rassemble des caractères composites. Certains, issus du fond de Cerny, s’expriment notamment dans une partie de l’industrie sur éclats ; d’autres, matérialisant des influences nord-orientales d’une part, et méridionales d’autre part, portent sur la céramique.

Ce groupe fait donc la synthèse des évolutions culturelles qui marquent le sud-est du Bassin parisien à la fin du 5e millénaire, où se rencontrent les courants méridionaux et orientaux.

Objet usuel ou objet de culte ?

La face postérieure de cette statuette présente des caractères anatomiques peu marqués. Elle évoque la forme d’une spatule ou d'une palette.

D’autres fragments de torses, de bassins ou de jambes, ont été retrouvés sur ce site, la plupart mêlés à des objets de rebut, laissant supposer que ces figurines étaient des objets courants, sans valeur exceptionnelle. Elles pourraient néanmoins relever d'un culte domestique.

Cette petite figurine incarne la maternité et, par conséquent, la fécondité, dans la pure tradition des figurines néolithiques connues dans le Bassin méditerranéen depuis la plus haute Antiquité.

Moulage d’une sépulture néolithique

Cette sépulture féminine, néolithique, a été retrouvée à Noyen-sur-Seine (Seine-et-Marne). Son squelette relativement bien conservé a permis d’en réaliser un moulage. La défunte était accompagnée d’offrandes et d’effets personnels.

La sépulture d’une femme âgée

Ce squelette reposait dans une fosse creusée dans une tranchée de palissade qui barre le méandre du site de Noyen-sur-Seine, « le Haut des Nachères » (Seine-et-Marne). Découvert à la base même du labour, ses ossements présentent des fractures qui résultent, pour la plupart, du tassement dû aux engins agricoles.

Il appartient à une femme plutôt âgée. La main, retrouvée sous le crâne, avait probablement glissée sous le poids d’un bracelet. La flexion extrême des deux membres supérieurs et la position insolite du bras droit suggère qu’un traitement particulier a été réservé à la défunte, peut-être un ensevelissement postérieur au décès.

Des offrandes pour l’au-delà

Deux récipients en terre cuite - dont l’un était manifestement brisé dès l’enfouissement - ainsi qu’un poinçon en os avaient été déposés dans la sépulture. Les vases permettent de dater la sépulture du Néolithique moyen (vers 4000 – 3500 avant J.-C).

L’inhumée portait un bracelet de pendeloques en pierre, os et coquillages, peut-être une parure portée de son vivant. Le pendentif en pierre a été façonné dans un fragment de bracelet beaucoup plus ancien, peut-être vieux de plus de 1 000 ans, car datable du Néolithique ancien. Le fragment a été perforé pour l’intégrer au bracelet. La récupération de fragments de bracelets très anciens est fréquente tout au long du Néolithique. Ce geste a probablement une signification dont la nature nous échappe (souci esthétique, acte symbolique ?).

Moyen-Âge

Plus prêt de nous, le château du XVIIIe siècle est encadré par des communs édifiés au XVIe siècle entre 1553 et 1556 par François de  Carnavalet, grand écuyer du Roi Henri II pour y établir un haras royal.

François de Kernevenoy, seigneur de Noyen, appartenait à l'une des plus nobles familles de Bretagne.  

Il avait épousé Jeanne Huraut, fille de Jean, sieur de Veuil et de Jeanne de Raquier.

Le fief de Kernevenoy était situé dans la paroisse, devenue aujourd'hui commune de Quimper-Guézennec, canton de Pontrieux, arrondissement de Guimgamp dans les Côtes d'Armor. Le surnom de Carnavalet lui a été donné sous le règne de Henri II.

Le roi à cette époque avait 10000 chevaux; il mourut en tournoi sur le cheval turc "le malheureux", tué par le capitaine Montgomery. Carnavalet avait dressé "Le Moreau superbe" qui dansait la volte et le futur roi Charles IV se le fit céder contre indemnité royale. Carnavalet fut distingué as hippique et fut nommé écuyer du roi.

Quand il mourut en 1571, son corps fut inhumé en l'église St Germain l'Auxerrois, face à l'entrée Est du Louvre actuel mais son cœur fut déposé dans une sépulture face à l'autel en l'église St Blaise et Sainte Vierge de Noyen.

L'église

La construction de l'église doit remonter vers le 11e ou 12e siècle, époque ou la population de Noyen s'est trouvée être  assez importante mais à l'origine ce n'était qu'une simple  chapelle construite par le seigneur.

En 1567 débute la 2e guerre de religion et les  troupes du  prince de Condé logent à Sourdun ; Bray et Nogent sont  villes huguenotes (protestantes). Un camp de Réformés est  établi entre Sens, Bray et Nogent. Les soldats brûlent les églises de Voulton, Villenauxe-la-Petite, Noyen, Courlon ainsi que les châteaux de Vertilly, Courceroy, Lamotte et Noyen.

En tout cas, il faut admettre que cette église existait telle qu'elle est aujourd'hui avant 1571, car on voit dans le chœur une inscription où est inhumé le cœur de Mr Carnavalet, lequel décéda le 18 avril 1571.

Des travaux considérables furent effectués en 1774 pour une somme de 3 875 livres.

Un extrait du registre paroissial en date du 13 octobre 1778 relate que la cloche unique d'un poids de 762 livres et demi étant cassée, elle a été refondue en une cloche de 688 livres et qu'une deuxième de 473 livres et demi lui a été adjointe. Ces cloches ont peut être été fondues pendant la Révolution    car il n'y a plus actuellement qu'une seule cloche.

Quant au presbytère, il a été construit à la veille de la Révolution par Monseigneur Boizot dernier prieur. La commune de Noyen est devenue propriétaire de la totalité à partir du 27 juin 1832.

Population et société

Politique et administration

Dans le canton et l’arrondissement de Provins et la 4e circonscription.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[37].

En 2017, la commune comptait 371 habitants[Note 6], en augmentation de 2,2 % par rapport à 2012 (Seine-et-Marne : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
363431423463432491517517528
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
518547548523505507508509508
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
502443452390360366308288295
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
305290236226271318358364369
2013 2017 - - - - - - -
355371-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[38] puis Insee à partir de 2006[39].)
Histogramme de l'évolution démographique

Loisirs

La commune dispose d'un parc de jeu pour enfant, d'un terrain de tennis, d'un terrain de football, d'un terrain de boule, d'un terrain de VTT et d'une table de ping-pong. La commune dispose aussi de plusieurs Boîtes à Livres qui couvrent tout le territoire. Il y a aussi un terrain de camping sur le territoire de la commune.

Vie locale

La municipalité a mis en place un Conseil Municipal des Jeunes, élu, qui représente les jeunes du villages. Il compte 7 élus Municipaux Jeunes et 3 élus Municipaux.

La commune organise plusieurs manifestations festives (environ une par mois) pour dynamiser le village.

Vie scolaire

Noyen-Sur-Seine fait partie de la Zone C pour les congés scolaires et dépend de l'Académie de Créteil dans la zone de Montereau-Fault-Yonne.

École maternelle, élémentaire et primaire:

La commune possède une école primaire avec 2 classes. Elle fait partie du R.P.I. (Regroupement Pédagogique Intercommunale) Fontaine-Fourches (avec 3 classes dont 2 maternelles et 1 autre élémentaire, d'une cantine et d'une garderie), Noyen-Sur-Seine et Villiers-sur-Seine. Le transport scolaire est assuré par les Cars Moreau (voir les horaires sur le site internet des Cars Moreau).

Le secondaire (collège) :

La commune est rattaché au Collège Jean Rostand de Bray-sur-Seine (environ 600 élèves). Le transport scolaire est assuré par les Cars Moreau (voir les horaires sur le site internet des Cars Moreau).

Le secondaire (lycée) :

La commune est rattaché au Lycée Polyvalent Thibaut de Champagne de Provins (environ 1 000 élèves). Le transport scolaire est assuré par les Cars Moreau (voir les horaires sur le site internet des Cars Moreau).

Médias

  • La commune possède un site internet et un journal communal : Le Carnavalet.

Économie

Une industrie de génération de biométhane est sur le territoire de la commune depuis 2018[réf. nécessaire]. Il y a plusieurs sablières sur la commune. Plusieurs entreprises agricoles sont implantées sur le territoire. Les commerces de la commune contribuent à son l'économie.

Commerces

La commune dispose d'un boulanger - pâtissier - épicier qui passe tous les matins saufs les lundis et les vendredis, la commune dispose d'un boucher - charcutier - traiteur qui passe le mercredi dans le village, elle dispose aussi d'un dépôt de gaz Butane et Propane, d'une menuiserie générale, de chambres d'hôtes, d'une agence immobilière, d'un magasin de produits de beauté, d'une tapisserie et d'un cabinet d'infirmières libérales.

Revenus de la population et fiscalité

En 2017, le nombre de ménages fiscaux de la commune était de 160, représentant 398 personnes et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 22 580 euros[40].

Culture locale et patrimoine

Le château de Noyen-sur-Seine.
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption.

Lieux et monuments

  • Le château de Noyen-sur-Seine, Logo monument historique Classé MH (1960, 2009, L'ensemble du château proprement dit ; les douves ; le sol de la cour d'honneur et des parterres en 1960. Les communs du château, en totalité en 2009)[41]. Le château a appartenu auparavant à François de Carnavalet, Grand Écuyer du Roi Henri II de Valois-Angoulême (Maison régnante en France).
Construit au XVIIIe siècle, par la Famille Montchal, sur les restes d'un château du XVIe siècle dont il ne reste que les communs.
  • L'église Notre-Dame-de-l'Assomption (antérieurement Saint-Blaise et de la Sainte-Vierge), XIIe siècle et XVIe siècle[42] (récemment rénover).
Au pied de l'autel se trouve une plaque de marbre gravée derrière laquelle est inhumé le cœur de François de Carnavalet, Grand Écuyer du Roi Henri II de Valois-Angoulême (Maison régnante en France)[43].

Inscription en Latin de la plaque de marbre

"CY GIST LE COEVR DE HAVLT ET PVISSANT SEIGNEVR MESSIRE FRANCOIS DE CARNEVENOY EN SON VIVANT CHEVALIER DE LORDRE DU ROY CONSEILLER EN SES CONSEILS DESTAT ET PRIVE GOVVERNEVR DE MONSEIGNEVR DE DVC DANIOV FILZ ET FRERE DE ROY CHEF DE SON CONSEIL SVPERINTENDANT DE SES MAISOS ET AFFAIRES ET GOVVERNEVR DANIOV BOVRBONNOIS ET FORES LIEVTENANT DE CENT HOMMES DARMES DE LA COMPAIGNE DVDIS DVC DANIOV DE PRESENT ROY DE FRANCE ET DE POLLONGNE LEQVE DECEDA LE 18 IOVR D".

Traduction

"ICI LE CŒUR DU HAUT ET PUISSANT SEIGNEUR, MESSIRE FRANÇOIS DE KERNEVENOY (dit de Carnavalet) EN SON VIVANT CHEVALIER DE L'ORDRE DU ROI (Ordre de Saint - Michel), CONSEILLER AU CONSEIL D'ÉTAT ET GOUVERNEUR DE MONSEIGNEUR LE DUC DE DANIOV, FRÈRE DU ROI, CHEF DE SON CONSEIL, SURINTENDANT SUR SES MAÏS (Impôts de l’époque) ET SUR SES AFFAIRES ET GOUVERNEUR DE DANIOV DE BOURGOGNE ET LIEUTENANT DE CENT HOMMES D'ARMES DE LA COMPAGNIE DU DUC DANIOV, DU PRÉSENT ROI DE FRANCE ET POLOGNE EST DÉCÉDÉ LE ."

  • Le Presbytère, construit à la veille de la Révolution de 1789.
  • L'écluse-barrage du Vezoult.
  • La réserve Naturelle de la Bassée.
  • Le travail du Maréchal-ferrant, ancien appareil servant au ferrage des grands animaux.
  • Les pirogues du mésolithique et carolingiennes.
  • La Mairie datant des années 1880.

Patrimoine naturel

La commune possède un morceau de la Réserve naturelle nationale de la Bassée sur son territoire.

Personnalités liées à la commune

  • François de Kernevenoy, dit de Carnavalet (1519-1571), ancien propriétaire du château de Noyen-sur-Seine, Grand Écuyer de Roi Henri II de Valois-Angoulême (Roi de France)[43], gouverneur du duc d'Anjou futur roi Henri III de France, Seigneur de Noyen, de Fontaines-Fourches et de Grisy. Il appartenait à l'une des plus nobles familles de Bretagne. Il est le frère de l'Évêque de Tréguier, Claude de Kernevenoy.
  • Simon Jules Brévignon (1823-1896).
  • Charles Jean Pierre Barentin (1704 - 16 avril 1763), comte de Monchal, Seigneur de Noyen et de Grisy, Brigadier des armées du roi.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Contrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois...
  2. Statistiques de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols “Corine Land Cover”.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Elles comprennent les cultures annuelles associées aux cultures permanentes, les systèmes culturaux et parcellaires complexes, les surfaces essentiellement agricoles, interrompues par des espaces naturels importants et les territoires agro-forestiers.
  5. En raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Seine (----0010) »
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras de la Seine (F2200801) »
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras de la Seine (F2201001) »
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Canal 01 de Mézières (F2--2302) »
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras 01 du Moulin Hauts Champs (F2202101) »
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Fossé 01 des Perches (F2202000) »
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - Fossé 01 de Champsouchard (F2201500) »
  8. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras 01 de Champsouchard (F2201201) »
  9. Sandre, « Fiche cours d'eau - Fossé 01 de la Planchotte (F2201000) »
  10. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras de la Grande Noue d'Hermé (F22-0451) »
  11. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Resson (F2150600) »
  12. Sandre, « Fiche cours d'eau - Fossé 01 de la Ferme d'Isle (F2206502) »
  13. Sandre, « Fiche cours d'eau - Canal 01 de la Commune de Villiers-sur-Seine (F2158002) »
  14. Sandre, « Fiche cours d'eau - Canal de Derivation de Beaulieu a Villiers-sur-Seine (F21-4002) »
  15. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Grande Noue Hermé (F2228000) »
  16. Sandre, « Fiche cours d'eau - Canal 01 de la Bouteille (F2148002) »
  17. a et b Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 12 juin 2019
  18. Site territoires-fr.fr consulté le 12 juin 2019 sous le code commune 77341.
  19. Site Corine Land Cover Mises à jour.
  20. [PDF]Fiche communale d'occupation des sols en 2017 (comparaison avec 2012) sur le site cartoviz.iau-idf.fr
  21. Statistiques officielles de l‘INSEE, section Logement consulté le 22 septembre 2020
  22. Henri Stein et Jean Hubert, Dictionnaire topographique du département de la Seine-et-Marne, Paris, (lire en ligne), p. 421.
  23. Bibl. nat., Baluze 40, fol. 144.
  24. Quantin, I, p. 503.
  25. Longnon, I, p. 99.
  26. Rôles des fiefs, 145.
  27. Longnon, II, 269.
  28. Archives nationales, KK 35, fol. 62.
  29. Archives nationales, P 1781, n° 699 bis.
  30. Ernest Nègre - 1990 - Toponymie générale de la France - Page 191.
  31. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en février 2019).
  32. Daniel Mordant, Claude Mordant, L'enceinte néolithique de Noyen-sur-Seine (Seine-et-Marne), Bulletin de la Société préhistorique française, Études et travaux, tome 69, n°2, p.554-569, 1972.
  33. a et b [Guilaine 1980] Jean Guilaine, La France d'avant la France, Paris, Hachette, , 349 p. (ISBN 978-2-01-011134-1), p. 118-119.
  34. [Marinval-Vigne et al. 1989] Marie-Christine Marinval-Vigne, Daniel Mordant, Guy Auboire, Anne Augereau, Salvador Bailon, Cécile Dauphin, Georgette Delibrias, Vincent Krier, Philippe Marinval... et Сlaude Mordant, « Noyen-sur-Seine, site stratifié en milieu fluviatile: une étude multidisciplinaire intégrée », Bulletin de la Société préhistorique française, vol. 86, nos 10-12 « hors-série - Du terrain au laboratoire : Pour un meilleur dialogue en archéologie »,‎ , p. 370-379 (lire en ligne [sur persee]).
  35. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  36. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  37. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  38. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  39. Statistiques officielles de l‘INSEE, section Revenus et pauvreté des ménages, consulté le 22 septembre 2020
  40. « Château de Noyen », notice no PA00087182, base Mérimée, ministère français de la Culture
  41. « Objets mobiliers classés de l'église », base Palissy, ministère français de la Culture
  42. a et b Fiche de François de Kernevenoy sur le site geneanet.org

Mordant C., Mordant D. - L’enceinte néolithique de Noyen-sur-Seine (Seine-et-Marne). Bull. de la Société préhistorique française, T. 69, Études et Travaux, fasc. 2, 1972, p. 554-569.

Mordant C., Mordant D. - Les sépultures néolithiques de Noyen-sur-Seine (Seine-et-Marne). Bull. de la Société préhistorique française, T. 75, n° 11-12, 1978, p. 559-578.

Mordant C., Mordant D. - Noyen-sur-Seine : autour d’une figurine féminine. AntiquitésNationales, n° 18/19, années 1986/87 (1987), p. 163-169.

Mordant D. - Dix années de recherches à Noyen-sur-Seine (S. et M.). Des sondages à la fouille extensive. Bull. du Groupement archéologique de Seine-et-Marne, n° 21, 1980 (1981), p. 7-21.

Mordant D. avec la collaboration de Mordant C. - Noyen-sur-Seine, habitat néolithique de fond de vallée alluviale. I - Étude archéologique. Gallia Préhistoire, T. 20, fasc. 1, 1977, p. 229-269.