Boissy-aux-Cailles

Boissy-aux-Cailles
Boissy-aux-Cailles
L'église Saint-Martin vue côté du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Fontainebleau
Canton Fontainebleau
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Fontainebleau
Maire
Mandat
Patrick Pochon
2014-2020
Code postal 77760
Code commune 77041
Démographie
Gentilé Boisséens
Population
municipale
296 hab. (2016 en diminution de 4,82 % par rapport à 2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 19′ 13″ nord, 2° 30′ 15″ est
Altitude Min. 71 m
Max. 123 m
Superficie 16,10 km2
Localisation

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Boissy-aux-Cailles

Boissy-aux-Cailles est une commune française du Canton de Fontainebleau, située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Boisséens.

Géographie

Localisation

Plan terrier de Mainbervilliers en 1750.

La commune est située à environ 7,8 kilomètres à l’ouest de La Chapelle-la-Reine [1].

Communes limitrophes

Géologie et relief

Après l'épisode sédimentaire du Stampien pendant lequel s'est déposée une importante couche de sable[2], se sont déposés des limons qui constituent la couche fertile et cultivée. Au quaternaire la mise en place du réseau hydrographique, creuse une profonde vallée et fait apparaître, sur les flancs, des grès provenant de la recristallisation du sable[3].

La structure de cette commune est très particulière. En effet elle est composée pour une part de terres du plateau, en openfield, et pour l'autre part d'une vallée profonde de 50 mètres. La rivière « École » prend maintenant sa source sur la commune du Vaudoué mais elle prenait sa source autrefois à Jacqueville (commune d'Amponville) ou peut être même à la Chapelle-la-Reine et traversait l'emplacement du village actuel de Boissy. La vallée se creuse près du hameau de Marlanval et descend jusqu'au village. Elle continue ensuite jusqu'au Vaudoué. La vallée sèche est déserte ce qui permet à de nombreux animaux sauvages d'y vivre. Cette vallée est boisée, sur ses flancs, de son origine jusqu'au Vaudoué, le plateau en revanche ne l'est pas à l'exception de quelques bosquets.

Hydrographie

La commune n’est traversée par aucun cours d'eau[4].

Urbanisme

Occupation des sols

Le territoire de la commune se compose de 57 % de terres arables, 27,3 % de forêts et 15,7 % de zones agricoles hétérogènes[4].

Lieux-dits, écarts et quartiers

La commune compte 110 lieux-dits administratifs répertoriés[5] dont le plus important sont :

  • Mainbervilliers

Ce hameau est traversé par la route départementale (ex-RN 152), qui va de Fontainebleau à Orléans. Une grande ferme autrefois cultivait toutes les terres aux alentours. Aujourd'hui plusieurs fermes sont implantées sur le même secteur. Mainbervilliers est éloigné du village de Boissy d'environ trois kilomètres.

  • Marlanval
Plan terrier de Marlanval 1750.

Ce hameau est proche de la route nationale mais n'est pas traversé par elle. La distance entre Boissy et Marlanval est courte, d'un peu plus d'un kilomètre mais compte tenu de la dénivellation, la distance par la route est de 2,5 kilomètres.

Voies de communication et transports

La nord de la commune est traversé par le sentier de grande randonnée GR 1, entre Le Vaudoué au nord-est et Nanteau-sur-Essonne à l'ouest.

Toponymie

Le nom de la localité est mentionné sous les formes « Bassiacum quod juxta Liricantum situm est » en 1113[6],[7]; Buxei et Buxi en 1134 et 1154[8],[7]; Buxiacum in pago Gastinensi en 1134[9],[7]; Parrochia de Boissi en 1216[10],[7]; Busseium en 1216[11],[7]; Boessy en 1304[12],[7]; Boissy le Repos en 1336[13],[7]; « Ecclesia de Boissiaco Reposito in Vastino, Senonensis diocesis » en 1336[14],[7]; Boissi le Repost en la chastellenie de Grez en Gastinois en 1336[15],[7]; Boissy le Repout en 1367[16],[7]; Boissys en 1382[17],[7]; En Gatinois lès Boissy le Repous en 1384[8],[7]; Boissy le Repost en 1397[18],[7]; Boissy le Repoux en 1551[19],[7]; Boissy les Merlaneaulx en 1589[20],[7]; Boissy le Rabois en 1776[21],[7].

Agglomérat de Cailles[réf. nécessaire].

Avant 1793, le village s'appelait Boissy-le-Repos; Les religieuses de l'abbaye de Montmartre y avaient un domaine et venaient y faire "bonne chère et bon repos".

Comme souvent l'origine du nom n'est pas attestée, on trouverait cependant en 1113 l'appellation Bussiacum du nom de personne latin Bussius ou Buccius ou du gallo-roman BUXU (latin buxus) « buis », suivi du suffixe d'origine gauloise -(i)acum, initialement localisant. Le mot de Cailles qui lui a été accolé a la même origine que cailloux. Toponyme désignant un lieu caillouteux[réf. nécessaire]. On y trouve le lieu-dit « la Caillouterie »[22].

Histoire

La ferme de Vezu.
Boissy vers 1900.

En 1932, un très bel objet surnommé « tintinabulum » qui est probablement une pièce de harnachement a été trouvé à Boissy. Il date de l'âge du bronze et atteste donc d'une présence humaine à cette époque en ce lieu. Bien que difficile d'accès ce village devait avoir des relations avec la Chapelle-la-Reine et son proche hameau Butteaux.

La population devait être suffisante au XIIe siècle pour voir construire l'église Saint-Martin. La guerre de Cent Ans anéantit le village qui est brûlé durant la guerre civile entre Armagnac et Bourguignon à la fin du XIVe siècle . Une enquête de 1480 indique qu'il n'y a plus eu de vie jusqu'en 1462, à l'exception peut être d'un laboureur du Vaudoué. Cette enquête avait été faite par le prévôt de Melun à la demande de Pierre Barton, vicomte de Monbas, seigneur de Faÿ, qui tenait de sa femme des terres à La Chapelle-la-Reine et à Boissy-le-Repos. Ces terres furent appelées plus tard « le fief de Monbas » et maintenant « la ferme du Fief ». C'est à l'occasion de cette enquête que fut interrogé Pierre Boulé, natif de la Chapelle, qui avait fui ce village à l'âge de 16 ans, avait été fait prisonnier par les Armagnac, puis était parti s'établir à Vaux-le-Penil. De retour plus tard, il trouva La Chapelle et Boissy « en ruyne et désolation »[23].

Les bénédictines de l'abbaye royale de Montmartre étaient au XVIIIe siècle propriétaires de divers biens sur le territoire de cette paroisse. L'abbesse était dame du lieu et exerçait la justice. Elle possédait la ferme de Vezu, une autre à Mainbervilliers et une à Herbauvilliers. Les religieuses venaient faire à Boissy « bonne chère et bon repos » honorant ainsi le nom de Boissy-le-Repos. À la Révolution, les biens des religieuses devinrent biens nationaux et furent vendus.

Le , Louis XVI avait prescrit, dans chaque paroisse, la nomination d'une assemblée composée d'un syndic, de trois membres, du curé et du seigneur. Furent ainsi élus François Gastellier, François Pointcloux, Claude Pelard et Philippe Brege[24]. Ce fut pour une courte durée puisque l'Assemblée Nationale, en décembre 1789, décida d'une autre forme de municipalité, presque la forme actuelle : un maire, des adjoints, un procureur et des conseillers. C'est Jean Nolleau, fermier à Marlanval, qui fut élu maire, il eut rapidement à faire face à une scission, quelques habitants voulant obtenir des terres pour les défricher, les autres étant contre.

L'économie s'appuyait sur trois grandes fermes ou « fiefs ». La ferme de Vezu, située dans le village lui-même, appartenait aux religieuses de l'abbaye de Montmartre et fut vendue en 1791, pour 26 200 francs à Jean-Baptiste Gory, qui n'était pas de la région et la mit en fermage par Georges Rohes. En 1904 elle fut achetée par la famille Gastellier originaire de Boissy après elle a été vendue à la famille Manuel.
La ferme de Mainbervilliers, dite « Fief de Saint-Marc », également propriété des religieuses, est vendue en 1791 à un dénommé « Jannot » pour 25 700 francs. En 1829, elle appartenait à André et Jean Gastellier.
La ferme de Monbas, appelée aujourd'hui « le Fief » et située sur les hauteurs au-dessus du village, n'a jamais appartenu aux religieuses, mais successivement à différentes familles.

Transports

La commune de Boissy est limitée au sud par la départementale 152 qui traverse ensuite le hameau de Mainbervilliers. Cette route a été la route Royale no 51, qui allait de Mézières à Orleans. Des bornes en pierres situées toutes les demi-lieues en attestent.

Politique et administration

Administration municipale

Le chef-lieu de canton est la commune de La Chapelle-la-Reine, la sous préfecture et la circonscription sont celles de Fontainebleau et la préfecture est Melun.

Liste des maires

Quatre maires se sont succédé à Boissy-aux-Cailles depuis 1965 :

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1965 mai 1992 Raymond Pochon Droite Conseiller général
mai 1992 mars 2001 Michelle Fauconnier    
mars 2001 2014 Érick Bouteille    
2014 En cours Patrick Pochon    

Politique environnementale

Boissy est une des communes du parc naturel du Gâtinais français.

Jumelages

Boissy-aux-Cailles n'est jumelée avec aucune commune[25].

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[27].

En 2016, la commune comptait 296 habitants[Note 1], en diminution de 4,82 % par rapport à 2011 (Seine-et-Marne : +4,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
368371335393410469405408437
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
420426402361357361362356379
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
325349358331305314270251241
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
211187160180280271318311296
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Boissy-aux-Cailles est située dans l'académie de Créteil.

La ville est rattachée au groupement scolaire de La Chapelle-la-Reine.

Sports

  • Club cyclo-tourisme de Boissy-aux-Cailles.
  • Association sportive cantonale : l'Entente Sportive de la Forêt (ESF).

Cultes

Il n'y a plus de messes régulières, le secteur paroissial est celui de La Chapelle-la-Reine. Le curé est celui de Nemours.

Économie

La principale activité de la commune reste l'agriculture, les céréales dont de l'orge de brasserie, les betteraves, les pois et nourritures pour le bétail. Une PME s'est installée au centre du village ainsi que quelques artisans ; « la ferme des Quatre-Temps », située à Mainbervilliers produit des volailles et du foie gras.

Culture locale et patrimoine

Monuments religieux

L'église au début du XXe siècle.
Baptistère.
L'église aujourd'hui.
Vitrail avec l'étoile inversée.

L'église dédiée à saint Martin est située sur une hauteur en bordure de village, ce qui lui donne l'impression de dominer le village.

La légende raconte que saint Martin de Tours se rendant de Boissy à Marlanval fut obligé de passer par un chemin escarpé et en particulier sur une grosse pierre en travers du chemin contre laquelle son cheval butta et frappa la pierre si violemment que la trace de son sabot resta imprimée malgré le dureté du grès. Voyant en cet incident la volonté divine, saint Martin fit demi-tour et décida de faire élever une église dans le village plus bas. L'église fut en réalité construite XIe ou XIIe siècle et non pas au Ve siècle.

De cette église romane restent l'abside et le chœur, le portail nord est du début du XIIe siècle. Une chapelle a été ajoutée au XVIe siècle, la tour carrée et le clocher au XVIIe siècle. La voûte a été détruite et reconstruite plusieurs fois, le plafond actuel date de 1955. Dans le clocher une cloche datant de 1733 est appelée « Louise Émilie ». Ce nom est celui de la princesse Louise Émilie de la Tour d'Auvergne, abbesse de l'abbaye royale de dame de Montmartre et dame de Boissy. L'église a été inscrite à l'inventaire des monuments historiques le 18 mars 1926[30].

Une chapelle dite chapelle de Saint Marc, devait se situer à Mainbervilliers à l'embranchement des routes d'Auxy et de Malesherbes. Aujourd'hui disparue, le seul souvenir est une croix, dite croix de Saint Marc, sur le cadastre de 1829.

Le passage et la halte à Boissy-aux-Cailles furent jadis une alternative pour les pèlerins se rendant en pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, entre Paris et Tours, via Orléans (via Turonensis).

Tintinabulum

Tintinabulum, âge du bronze.

En 1932, une cachette fut mise au jour par Julien Moireau qui extrayait des pierres d'un lieu-dit la Cave aux Moines. La cachette renfermait 82 objets ou fragment de bronze. Il s'agissait de haches, de gouges, de pointes de lances, de bracelets et d'anneaux datant de la fin de l'âge de bronze (800 ou 900 av. J.-C.). Il y avait en plus deux objets curieux : un tube en bronze orné d'anneaux et un « spéroide creux » à tube latéral qui pourrait être une sorte de briquet primitif[31]. Dans un premier temps, tout ce trésor fut dispersé. C'est l'abbé André Nouel, sillonnant les routes à vélomoteur, qui réussit à retrouver une grande partie des objets contenus dans la cachette. Au début des années 1990, le conservateur du musée de Préhistoire d'Île-de-France à Nemours, a engagé une procédure d'acquisition du « Tintinabulum », ce qui fut fait quelques mois plus tard. Il est aujourd'hui exposé au musée de la Préhistoire.

Personnalités liées à la commune

Le peintre Claude Verlinde, d'origine flamande, a vécu à Boissy-aux-Cailles de 1982 à 2004.

Iconographie

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. « Localisation de Boissy-aux-Cailles » sur Géoportail (consulté le 7 septembre 2019).
  2. cf. les carrières de sable toutes proches de Boissy
  3. Géologie du Gâtinais sur le site de Futura Sciences
  4. a et b Site SIGES - Seine-Normandie consulté le 14 juin 2018
  5. Site territoires-fr.fr consulté le 14 juin 2018 sous le code commune 77041
  6. Archives nationales, K 21, no 8.
  7. a b c d e f g h i j k l m n o et p Henri Stein et Jean Hubert, Dictionnaire topographique du département de la Seine-et-Marne, Paris, (lire en ligne), p. 46.
  8. a et b Cartulaire Montmartre.
  9. Cartulaire Montmartre, p. 64.
  10. Archives nationales, S 2102a.
  11. Cartulaire Notre-Dame de Paris, I, 392.
  12. Archives nationales, S 2156c.
  13. Archives nationales, L 460, no 37.
  14. Cartulaire N.-D. de Paris, II, p. 305.
  15. Cartulaire N.-D. de Paris, II, p. 304.
  16. Annales Gâtinais, XXI, 1903, p. 310.
  17. Archives nationales, S 2154b.
  18. Archives nationales, P 131, fol. 98 v°.
  19. Archives nationales, Y 96, fol. 254.
  20. Annales Gâtinais, XXIV, 1906, p. 196.
  21. Archives S.-et-M., H 636.
  22. Paul Bailly - 1989 - Toponymie en Seine-et-Marne.
  23. Ch.H.Waddington, Sur la dépopulation des campagnes gâtinaises pendant la Guerre de Cent Ans et leur reconstitution économique, annales du Gâtinais, 1930, tome 39, Pages 164-178
  24. Eugène Thoison, Le premier maire de Boissy, petites notes d'histoires gâtinaises, Abeille de Fontainebleau, 6 octobre 1893,no 40
  25. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur Ministère des affaires étrangères (consulté le 2 avril 2010)
  26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  30. Notice no PA00086823, base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. A. Nouel, La cachette de bronze de Boissy-aux-Cailles, Revue archéologique de l'Est, 1957