Louvie-Juzon

Louvie-Juzon
Louvie-Juzon
Traversée de Louvie-Juzon, face au Pic du Midi d'Ossau.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée d'Ossau
(siège)
Maire
Mandat
Patrick Labernadie
2020-2026
Code postal 64260
Code commune 64353
Démographie
Population
municipale
1 049 hab. (2018 en diminution de 3,67 % par rapport à 2013)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 05′ 18″ nord, 0° 25′ 02″ ouest
Altitude Min. 318 m
Max. 2 038 m
Superficie 55,65 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Arudy
(banlieue)
Aire d'attraction Pau
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Oloron-Sainte-Marie-2
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Louvie-Juzon

Louvie-Juzon (en béarnais Lobier-de-Baish ou Loubié-de-Bach) est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie

Localisation

La commune de Louvie-Juzon se trouve dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine[1].

Elle se situe à 27 km par la route[Note 1] de Pau[2], préfecture du département, et à 22 km d'Oloron-Sainte-Marie[3], sous-préfecture.

Les communes les plus proches[Note 2] sont[4] : Izeste (0,8 km), Castet (2,0 km), Sainte-Colome (2,1 km), Arudy (2,2 km), Sévignacq-Meyracq (3,0 km), Bielle (3,8 km), Bilhères (4,0 km), Bescat (4,3 km).

Sur le plan historique et culturel, Louvie-Juzon fait partie de la province du Béarn, qui fut également un État et qui présente une unité historique et culturelle à laquelle s’oppose une diversité frappante de paysages au relief tourmenté[5].

Hydrographie

La commune est traversée par des affluents du gave d'Ossau, entre parenthèses la forme francisée) :

  • le Béez et ses affluents :
    • le ruisseau le Casteran (Castéra),
    • le ruisseau de Cousi,
    • le cau de Heus et son affluent :
      • le caude l'Aiga (Aygue),
    • le ruisseau de Hont Lana (Hont Lane),
    • le ruisseau l'Isou,
    • le ruisseau du Lacot et son affluent :
      • le ruisseau de la Sègue,
    • le ruisseau Lestarrès (11,4 km en France) et ses affluents :
      • le ruisseau le Bordialar (Bourdiala) et son affluent :
        • le ruisseau l'Artigau,
      • le ruisseau de Ramasaugue,
      • le ruisseau d'Ombratiu (Ombratiou) et son affluent :
        • le ruisseau de la fontaine de Mespler (Mesplé),
    • le ruisseau de Moncaut (2,8 km) et ses affluents :
      • le ruisseau l'Abeurada (Abeurade),
      • le ruisseau de Moncaut (1,1 km).
  • le gave d'Ossau.
  • l'Ouzom.

Climat

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[7]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[8].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[9]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[7]

  • Moyenne annuelle de température : 12,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,2 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5,5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 14,1 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 572 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 10,1 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[10] complétée par des études régionales[11] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Laruns-Artouste », sur la commune de Laruns, mise en service en 1943[12]et qui se trouve à 12 km à vol d'oiseau[13],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 8,7 °C et la hauteur de précipitations de 1 635,4 mm pour la période 1981-2010[14]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Pau-Uzein », sur la commune d'Uzein, mise en service en 1921 et à 35 km[15], la température moyenne annuelle évolue de 13,2 °C pour la période 1971-2000[16], à 13,4 °C pour 1981-2010[17], puis à 13,8 °C pour 1991-2020[18].

Milieux naturels et biodiversité

Espaces protégés

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[19],[20]. Un espace protégé est présent sur la commune : la « tourbière de Pédestarrès », objet d'un arrêté préfectoral de protection de biotope, d'une superficie de 33,8 ha[21].

Réseau Natura 2000

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux », constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 5]. Quatre sites Natura 2000 ont été définis sur la commune au titre de la « directive Habitats »[23],[Carte 1] :

  • « le gave d'Ossau », d'une superficie de 2 300 ha, un vaste réseau de torrents d'altitude et de cours d'eau de coteaux à très bonne qualité des eaux[24] ;
  • le « massif du Moulle de Jaout », d'une superficie de 16 350 ha, abritant en particulier six espèces rares, menacées à l’échelle mondiale. Certaines de ces espèces comme le Géranium de Bilhère ne se rencontrent qu’en Haut Béarn. D’autres, comme la Bartsie en épi (Northobartsia spicata), qui ne se rencontre en Béarn que sur le massif de Jaout, lui confèrent toute son originalité), qui ne se rencontre en Béarn que sur le massif de Jaout, lui confèrent toute son originalité[25] ;
  • le « gave de Pau », d'une superficie de 8 194 ha, un vaste réseau hydrographique avec un système de saligues[Note 6] encore vivace[26] ;
  • la « tourbière de Louvie-Juzon », d'une superficie de 31,22 ha, une tourbière haute d'intérêt majeur en particulier valeur palynologique[27] et deux au titre de la « directive Oiseaux »[23],[Carte 2] :
  • les « pènes du Moulle de Jaout », d'une superficie de 4 399 ha, un vaste ensemble montagneux comprenant des falaises exposées à l'Ouest, caractérisée par des habitats ouverts, forestiers et rupestres pyrénéens typiques favorisant la présence d'espèces ornithologiques majeures[28] ;
  • les « pics de l'Estibet et de Mondragon », d'une superficie de 4 648 ha, sont une zone de montagne de moyenne à haute altitude avec occupation du sol alternant habitats ouverts, forestiers et rupestre[29].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Cinq ZNIEFF de type 1[Note 7]sont recensées sur la commune[30],[Carte 3] :

  • la « montagne du Rey, Pene Peyrau et crête des Garroques » (767,36 ha)[31] ;
  • les « pelouses, landes et boisements du pic Merdanson et du pic Mondragon » (2 759,1 ha), couvrant 3 communes du département[32] ;
  • le « pic de Males Ores » (1 075,55 ha), couvrant 3 communes du département[33] ;
  • le « réseau hydrographique du gave d'ossau à l'amont d'arudy et ses rives » (586,79 ha), couvrant 12 communes du département[34] ;
  • le « tourbière de Louvie-Juzon » (38,69 ha), couvrant 2 communes du département[35] ;

et quatre ZNIEFF de type 2[Note 8],[30],[Carte 4] :

  • les « bassins versants amont de l'Ouzom (rive gauche) et du Béez » (9 662,23 ha), couvrant 4 communes du département[36] ;
  • le « réseau hydrographique du gave de Pau et ses annexes hydrauliques » (3 000,84 ha), couvrant 71 communes dont 10 dans les Landes, 59 dans les Pyrénées-Atlantiques et 2 dans les Hautes-Pyrénées[37] ;
  • le « réseau hydrographique du gave d'Oloron et de ses affluents » (6 885,32 ha), couvrant 114 communes dont 2 dans les Landes et 112 dans les Pyrénées-Atlantiques[38];
  • la « vallée d'Ossau » (43 624,41 ha), couvrant 13 communes du département[39].

Urbanisme

Typologie

Louvie-Juzon est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 9],[40],[41],[42]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Arudy, une agglomération intra-départementale regroupant 4 communes[43] et 4 250 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[44],[45].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pau dont elle est une commune de la couronne[Note 10]. Cette aire, qui regroupe 228 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[46],[47].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (82,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (82,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (61,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (14,7 %), prairies (10,7 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (6,2 %), zones agricoles hétérogènes (2,2 %), zones urbanisées (2,1 %), terres arables (2 %), mines, décharges et chantiers (0,5 %)[48].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 5].

Lieux-dits et hameaux

  • Pè de Horat (Pè-de-Hourat) ;
  • Pè d'Estarra/e(s?) (Pè-d-Estarres).

Toponymie

Le toponyme Louvie-Juzon apparaît[49] sous les formes Luperium (1100, titres de Mifaget), Lobier (1154, titres de Barcelone[50]), Lobierr-Juso (1270, titres d'Ossau[51]), Lobiher-Jusoo (1376, montre militaire de Béarn[52]), Lobier-Jusoo (1385, censier de Béarn[53]), Lobier-Jusson, Lobie-Juso et Loubié (respectivement en 1538, 1614 et 1675, réformation de Béarn[54]).
Le toponyme Le Hourat (en occitan « trou », « percée ») est mentionné[49] sous la forme Forat de Lobier-Juson en 1443 dans le registre de la Cour Majour de Béarn[55].

Son nom béarnais est Lobier-de-Baish[56] ou Loubié-de-Bach[57].

Louvie, lobièr en béarnais, a une origine latine et signifierait domaine de Lupinus. Juzon (Jusan) veut dire en aval[58].

Histoire

En 1385, Louvie-Juzon comptait 80 feux et dépendait du bailliage d'Ossau[49].

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2008 Charles Sable    
2008 En cours Patrick Labernadie    

Intercommunalité

La commune fait partie de cinq structures intercommunales[59] :

  • la communauté de communes de la Vallée d'Ossau ;
  • le SIVU assainissement de la vallée d’Ossau ;
  • le syndicat d'eau de la vallée d'Ossau ;
  • le syndicat d'électrification du Bas-Ossau ;
  • le syndicat de la perception d’Arudy.

La commune fait partie du Pays d'Oloron et du Haut-Béarn.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[60]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[61].

En 2018, la commune comptait 1 049 habitants[Note 11], en diminution de 3,67 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Atlantiques : +2,37 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2889431 3551 4701 5311 5901 6031 6801 691
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6811 6921 7531 7031 6991 7511 6791 6851 683
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6981 6311 6251 3491 2651 2291 1971 1911 177
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 1081 0491 0571 0231 0149811 1001 0891 064
2018 - - - - - - - -
1 049--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[62] puis Insee à partir de 2006[63].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

L'économie de la commune est essentiellement orientée vers l'agriculture et l'élevage. Louvie-Juzon fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
La pureté des eaux du gave d'Ossau a permis le développement de la pisciculture.

Culture locale et patrimoine

Le lavoir de Pé-de Hourat.

Patrimoine civil

  • Maisons des XVIIe et XVIIIe siècles.

Patrimoine religieux

Église Saint-Martin des XVIe et XVIIe siècles, finalement achevée en 1890.

La construction de l'église a débuté au 1er quart du XVIe siècle, la nef principale et le collatéral sud datent de cette époque, ils sont tous deux couverts d'une voute en arcs brisés. Le collatéral nord a été ajouté au 3ème quart du XVIIe siècle ainsi que l'atteste la date gravée (1671) sur la porte de style classique débouchant sur ce collatéral nord. La façade occidentale et le clocher ont été reconstruits à la fin du XIXe siècle (1890)[64],[65].

Église Saint-Martin de Louvie-Juzon

L'intérieur recèle un grand nombre d'objets classés au titre de monuments historiques :

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir. Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur Louvie-Juzon.

  • l'orgue de tribune de la 2ème moitié du XVIIIe siècle[70],[71] fabriqué par François Mauroumec, il est constitué d'un buffet à trois tourelles[72], il a été restauré en 1984
Orgue de tribune
Orgue de tribune

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir. Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur Louvie-Juzon.

  • le maître-autel du XVIIIe siècle est de type autel-tombeau, il comporte une représentation de l'agneau aux sept sceaux (représentation tirée de l'Apocalypse de Jean)
  • le tabernacle du XVIIIe siècle reprend cette même représentation de l'agneau aux sept sceaux, elle est encadrée de deux colonnettes torses ornées de pampres de vigne
  • des chandeliers en tilleul
  • l'ensemble du retable est du XVIIIe siècle, il est constitué de bois de tilleul peint et doré, il a été restauré en 2001 par les entreprises Férignac (menuiserie), Dufon (polychromie, dorure, dorure à l'eau sur les chandeliers) et l'atelier Albers-d'Assay (toiles, mises sur châssis)
    • au premier niveau, un tableau d'autel du XVIIIe siècle représente Saint-Ambroise selon le Ministère de la Culture, or ce tableau peint par H. Poublan (ou Goublan) est une copie partielle d'un tableau du Guerchin intitulé "(La Vierge à l'Enfant avec quatre saints). Dans le tableau du Guerchin, le même personnage représente Saint-Géminien et non Saint-Ambroise, il présente une ville (Modène) et non un livre comme sur ce tableau[74]. 4 colonnes torses entourent le tableau, elles sont ornées de pampres de vignes à leur base, elles supportent une corniche surmontée de volutes
    • au deuxième niveau, trois tableaux sont encadrés de chaque côté par 2 colonnes torses et un ange portant une corne d'abondance. À gauche, une toile représente Saint-Laurent portant son attribut de martyr, le gril. La toile du centre représente une vierge à l'enfant en femme de l'apocalypse, elle est couronnée de douze étoiles, debout sur un croissant de lune, Jésus transperce la tête du serpent symbolisant Satan, évocation de Marie, deuxième Eve, écrasant le serpent à l'origine du péché originel commis par la première Eve. A droite, la toile représente Sainte-Catherine accompagné de l'instrument de son martyre, la roue.
    • au troisième niveau, la colombe du Saint-Esprit sur un fronton sculpté est entourée de la Vierge à gauche (elle est posée sur un croissant de lune) et de saint-Antoine (?) à droite. Dans ce dernier niveau, deux colonnes torses supportent une corniche ornée de volutes.
  • un bas-relief en bois peint et doré du XVIIe siècle[75] représentant le baptême du Christ (reprise d'une toile de Murillo conservée au Staatiche Museen de Berlin). Le cadre du bas-relief est orné de godrons et surmonté de deux têtes d'anges
  • une chaire à prêcher du premier quart du XVIIe siècle[76], un atlante soutient la chaire constituée de panneaux décorés de 4 évangélistes accompagnés de leur symbole respectif (la chaire a été restaurée en 2001 par l'entreprise Dufon)

La nef du XVIe siècle est couverte d'une voute arcades brisées supportées par des colonnes à chapiteau, chaque chapiteau (probablement du XVIe siècle) est sculpté de différents personnages.

Au centre du chœur et au centre de la nef, deux clefs de voute, l'une représentant Saint-Martin évêque, l'autre Saint-Roch, patron des pèlerins, avec son bâton (bourdon), sa cape et son chapelet :

Les vitraux ont été réalisés, pour la majeure partie d'entre eux par l'atelier Mauméjean de Pau. L'église possède deux vitraux figurés : l'un, le vitrail de Saint-Joseph est signé "Mauméjean Pau 1866", l'autre représente la vierge Marie avec les attributs de la femme de l'Apocalypse (étoiles, croissant de lune). Les autres vitraux sont décoratifs à motifs géométriques.

Équipements

éducation
  • La commune possède une école primaire[77].
culture
  • La médiathèque intercommunale Pau-Pyrénées (ancien château Louvie[78], propriété des barons Bernadotte)

Personnalités liées à la commune

née au XIXe siècle
nées au XXe siècle
  • Bernard Vignette, né le à Louvie-Juzon, est un joueur français de rugby à XV ;
  • François Moncla, né le à Louvie-Juzon, est un joueur français de rugby à XV.

Notes et références

Notes et cartes

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires.
  2. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[22].
  6. La saligue est un mot patois (langage local) qui désigne la végétation typique qui habille toutes les zones marécageuses du gave de Pau.
  7. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  8. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  9. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  10. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  11. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. « Sites Natura 2000 de types sites d'intérêt communautaire (SIC) (Directive Habitats) de la commune de Louvie-Juzon », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Sites Natura 2000 de types zones de protection spéciale (ZPS) (Directive Oiseaux) », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  3. « ZNIEFF de type I sur la commune de Louvie-Juzon », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  4. « ZNIEFF de type II sur la commune de Louvie-Juzon », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  5. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références

  1. « Métadonnées de la commune de Louvie-Juzon », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  2. Stephan Georg, « Distance entre Louvie-Juzon et Pau », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  3. Stephan Georg, « Distance entre Louvie-Juzon et Oloron-Sainte-Marie », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  4. « Communes les plus proches de Louvie-Juzon », sur www.villorama.com (consulté le ).
  5. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 30.
  6. Carte IGN sous Géoportail
  7. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le ).
  8. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le ).
  9. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le ).
  10. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  11. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le ).
  12. « Station Météo-France Laruns-Artouste - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  13. « Orthodromie entre Louvie-Juzon et Laruns », sur fr.distance.to (consulté le ).
  14. « Station Météo-France Laruns-Artouste - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
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  78. Photo de la médiathèque / ex-château Louvie (photo ~1909)

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes