Rébénacq

Rébénacq
Rébénacq
L'église Saint Jean-Baptiste de Rébénacq.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée d'Ossau
Maire
Mandat
Alain Sanz
2020-2026
Code postal 64260
Code commune 64463
Démographie
Population
municipale
672 hab. (2018 en diminution de 1,61 % par rapport à 2013)
Densité 64 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 09′ 36″ nord, 0° 23′ 44″ ouest
Altitude Min. 257 m
Max. 516 m
Superficie 10,50 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Pau
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Oloron-Sainte-Marie-2
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
City locator 14.svg
Rébénacq
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques
Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Atlantiques
City locator 14.svg
Rébénacq
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Rébénacq
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Rébénacq

Rébénacq est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Rébénacquois[1].

Géographie

Hydrographie

La commune est traversée par des affluents du gave de Pau, le Neez et le Soust.

Lieux-dits et hameaux

  • Bitaube ;
  • las Bouderies ;
  • Ger ;
  • Hourquet ;
  • Pic ;
  • la Serre ;
  • Village.

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Rébénacq[2]
Gan Bosdarros
Buzy Rébénacq Sévignacq-Meyracq
Bescat

Climat

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[5]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 12,6 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,4 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 13,6 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 398 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 9,3 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Asson », sur la commune d'Asson, mise en service en 1970[8]et qui se trouve à 12 km à vol d'oiseau[9],[Note 2], où la température moyenne annuelle est de 13 °C et la hauteur de précipitations de 1 304,6 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Pau-Uzein », sur la commune d'Uzein, mise en service en 1921 et à 27 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 13,2 °C pour la période 1971-2000[12], à 13,4 °C pour 1981-2010[13], puis à 13,8 °C pour 1991-2020[14].

Urbanisme

Typologie

Rébénacq est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[15],[16],[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pau, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 228 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[18],[19].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (57,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (60,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (48,9 %), forêts (32,2 %), zones agricoles hétérogènes (7,3 %), mines, décharges et chantiers (6,3 %), zones urbanisées (4,2 %), terres arables (1,1 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie

Le toponyme Rébénacq apparaît[21] sous les formes Arrevenac (1346, contrats de Barrère[22]), Revenac (1385, censier de Béarn[23]), Bastide de Rebenacq (1445, dénombrement de Rébénacq[24]), Arrebenag (1457, notaire d'Assat[25]) et Rebenac à la Révolution.

Son nom béarnais est Revenac[26] ou Rebenac[27].

La commune tient son nom de Jean de Rébénacq, officier de Gaston Fébus chargé de la construction de la bastide[28].

Histoire

En 1385, Rébénacq comptait 25 feux et dépendait du bailliage de Nay[21].

La bastide de Rébénacq est une bastide créée par Gaston Fébus en 1347. La commune tire son nom de son constructeur, Roger d'Arevenac, officier vicomtal.

Lors de la Révolution française, un suffrage censitaire est institué pour les élections municipales. Seules les personnes dont le montant de l’impôt direct était supérieur à l’équivalent de trois journées de travail pouvaient voter. Les communes pouvaient ajuster ce montant, et Rebenac le fit. Le montant prévu par l’Assemblée constituante ne permettait qu’à 11 personnes de voter. En abaissant le montant du cens à 18 sol, elle permit à 130 personnes de devenir citoyens actifs[29].

Le 14 juin 1944, trois policiers résistants, Louis Mourlhon, Michel Loustau et Pierre Cotonat sont exécutés par l'armée allemande à Rébénacq. Le corps du premier sera retrouvé dans une fosse commune à Idron.

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 1989 Joël Barradat    
1989 En cours Alain Sanz MoDem  

Intercommunalité

La commune fait partie de quatre structures intercommunales[30] :

La commune fait partie du Pays d'Oloron et du Haut-Béarn.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[32].

En 2018, la commune comptait 672 habitants[Note 5], en diminution de 1,61 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Atlantiques : +2,37 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8106818359531 1391 0701 1031 1051 119
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0271 0051 004949945924840865785
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
840825835681665621589527559
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
543541505519672673659681678
2018 - - - - - - - -
672--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Rébénacq fait partie de l'aire urbaine de Pau.

Économie

L'économie de la commune est essentiellement orientée vers l'agriculture et l'élevage. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.
La pureté des eaux du Neez a permis le développement de la pisciculture.
De son passé industriel (papeterie, marbrerie), il reste surtout plusieurs carrières de roches massives, servant notamment à la construction de route et d'enrochements, en activité sur le territoire de la commune.

Culture et patrimoine

Fête communale le jour de la Saint-Jean.

Patrimoine civil

  • Bastide médiévale du XIVe siècle.
  • Château de Bitaubé (XVIIIe siècle).
  • De nombreuses fontaines et lavoirs répartis sur tout le territoire du village.
  • Des bains thermaux (XIXe siècle).

Patrimoine religieux

  • Église Saint-Jean-Baptiste des XVIIIe et XIXe siècles.

Patrimoine environnemental

  • Sources de l'Œil du Néez, résurgence du gave d'Ossau.

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Équipements

La commune possède une école primaire.

Personnalités liées à la commune

  • Jean-Baptiste de Bitaubé, expatrié (Cadix) de retour au pays en 1775, fit construire le château qui domine le village, et qui porte son nom[réf. nécessaire].
  • Rose Caubet (1842-1923), couturière et cafetière française proche des milieux anarchistes.

Notes et références

Notes et cartes

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 19 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 10 juillet 2021)
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le 10 juillet 2021)
  5. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le 10 juillet 2021)
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le 12 juin 2021).
  7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le 10 juillet 2021)
  8. « Station Météo-France Asson - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 10 juillet 2021)
  9. « Orthodromie entre Rébénacq et Asson », sur fr.distance.to (consulté le 10 juillet 2021).
  10. « Station Météo-France Asson - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté en asson).
  11. « Orthodromie entre Rébénacq et Uzein », sur fr.distance.to (consulté le 10 juillet 2021).
  12. « Station météorologique de Pau-Uzein - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 10 juillet 2021)
  13. « Station météorologique de Pau-Uzein - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 10 juillet 2021)
  14. « Station météorologique de Pau-Uzein - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 10 juillet 2021)
  15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  16. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 2 avril 2021).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  18. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Pau », sur insee.fr (consulté le 2 avril 2021).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 2 avril 2021).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 19 avril 2021)
  21. a et b Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne)..
  22. Barrère, notaire de Béarn - Manuscrit du XIVe siècle- Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  23. Manuscrit de 1385 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  24. Manuscrit du XVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  25. Notaire d'Assat - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  26. Ostau Bearnes, « Toponymie des communes béarnaises selon la graphie classique » [PDF] (consulté le 26 janvier 2019).
  27. Institut béarnais et gascon, « Toponymie des communes béarnaises selon la graphie moderne » [PDF] (consulté le 26 janvier 2019).
  28. Michel Grosclaude (préf. Pierre Bec), Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, Pau, Escòla Gaston Febus, , 416 p. (ISBN 9782350680057, notice BnF no FRBNF35515059), p. 75..
  29. La rédaction, « Débat sur le suffrage censitaire en 1789 (d’après A. Aulard, Histoire politique de la Révolution, Armand Colin, 1901) ». Revue Quart Monde, N°131, consulté le 23 janvier 2013
  30. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 18 juin 2014).
  31. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  32. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  33. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  34. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes