Angaïs

Angaïs
Angaïs
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Intercommunalité Communauté de communes Pays de Nay
Maire
Mandat
Hubert Vignau
2020-2026
Code postal 64510
Code commune 64023
Démographie
Gentilé Angayais
Population
municipale
896 hab. (2018 en augmentation de 4,19 % par rapport à 2013)
Densité 151 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 14′ 19″ nord, 0° 15′ 05″ ouest
Altitude Min. 214 m
Max. 412 m
Superficie 5,94 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Pau
(banlieue)
Aire d'attraction Pau
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton des Vallées de l'Ousse et du Lagoin
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Angaïs

Angaïs (en béarnais Angais ou Angays) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont les Angayais et les Angayaises[1],[2].

Géographie

Entrée dans Angaïs.
Sortie de Angaïs.

Situation

Commune de l'aire urbaine de Pau située dans son unité urbaine à l'est du département, à quinze kilomètres au sud-est de Pau.

Accès

La commune est reliée par les routes départementales 38, 212, 839 et 938. Elle est desservie par la ligne 835 du réseau interurbain des Pyrénées-Atlantiques, qui part de Bénéjacq et arrive à Pau.

Hydrographie

Situées dans le bassin versant de l'Adour, les terres de la commune sont arrosées[3] par le Lagoin, affluent du gave de Pau, et par son tributaire, le ruisseau l'Arrebigne.

Lieux-dits et hameaux

Communes limitrophes

Communes limitrophes d’Angaïs[6]
Artigueloutan
Bordes Angaïs Nousty
Boeil-Bezing

Urbanisme

Typologie

Angaïs est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[7],[8],[9]. Elle appartient à l'unité urbaine de Pau, une agglomération intra-départementale regroupant 55 communes[10] et 200 666 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[11],[12].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pau dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 228 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[13],[14].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,1 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (62,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (53,4 %), forêts (28,3 %), zones urbanisées (12,6 %), prairies (5,7 %)[15].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie

Le toponyme Angaïs apparaît sous les formes Angays (1343[4], hommages de Béarn[16] et 1385[17], censier de Béarn[18]), Anguays (vers 1540[4], réformation de Béarn[19]), Angais (1793[20] et 1801[20], Bulletin des lois pour la dernière référence) et Angaïs sur la carte de Cassini (fin XVIIIe siècle[17]). Brigitte Jobbe-Duval [2] indique qu’une origine possible du toponyme est le patronyme Gaiz. Elle mentionne également qu’autrefois, les habitants du village étaient surnommés les « éleveurs de mules ».

Son nom béarnais est Angais[21] ou Angays[22].

Microtoponymie

Abérat apparaît sous la forme Averat (1457[4], notaires d'Assat[23]), et était un fief dépendant de la vicomté de Béarn.

Batbielle désigne un ensemble de landes et de bois, s’étendant sur le territoire des communes d’Angaïs, Beuste, Boeil, Bénéjacq, Bordères, Lagos et Mirepeix, placé sous la juridiction des jurats de Beuste. C’est également le titre d’un archidiaconé du diocèse de Lescar, correspondant à l’emprise des cantons de Nay et de Clarac. On retrouve ce toponyme sous les graphies Baigbiella (XIIIe siècle[4], fors de Béarn[24]), archidiagonat de Batbilhe (1385[4], censier de Béarn[18]), Batbielhe et l’arsidiagonat de Begbielle (respectivement 1396[4] et 1400[4], notaires de Navarrenx[25]), le conbent de Bagbielhe et les Abbatbielles (respectivement 1538[4] et 1675[4], réformation de Béarn[19]).

Navailles est une ancienne ferme d'Angaïs, mentionnée en 1863[4] par le dictionnaire topographique Béarn-Pays basque.

Histoire

Paul Raymond[4] note que la commune accueillait une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn. En 1385, on y comptait quatre feux. Angaïs dépendait alors du bailliage de Pau.

La baronnie[4] d'Angaïs, créée en 1656, comprenait Beuste, Ousse et Sendets.

Angaïs ressortait de la notairie de Nay, au même titre qu’Arros, Arthez-d'Asson, Asson, Baliros, Baudreix, Bénéjacq, Beuste, Boeil, Bordères, Bosdarros, Clarac, Coarraze, Igon, Lagos, Lestelle, Mirepeix, Montaut, Nay, Pardies et Saint-Abit.

Politique et administration

Liste des maires d'Angaïs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1995 2001 Pierre Prat    
2001 2020 Bernard Arrabie DVG Retraité
2020 En cours Hubert Vignau    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité

Angaïs appartient à quatre structures intercommunales[26] :

  • la communauté de communes du Pays de Nay ;
  • le syndicat d'eau potable et d'assainissement du Pays de Nay (SEAPAN) ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat de défense contre les inondations du bassin du Lagoin.

La commune est le siège du syndicat de défense contre les inondations du bassin du Lagoin[27].

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[29].

En 2018, la commune comptait 896 habitants[Note 3], en augmentation de 4,19 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Atlantiques : +2,37 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
568562624661744789785851875
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
853865830802783787757730716
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
697671637560561537511467460
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
491535534623760739795803811
2013 2018 - - - - - - -
860896-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Angaïs fait partie de l'aire urbaine de Pau.

Économie

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine

Patrimoine civil

Le château d'Angaïs[31], construit en 1907 - 1908, est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le .

Ce château était, dans les années 1970, un centre de traitement et de convalescence. Il accueillait des enfants atteitns de cardiopathies, rhumatisme articulaire aigu, néphrites. La Direction de l'établissement était assurée par Madame Léonce Lacueva. La surveillance médicale était assurée par Monsieur le Docteur Casassus (Membre de la Société Française de Cardiologie).

Patrimoine religieux

L'église paroissiale Notre-Dame[32] fut construite au milieu du XIXe siècle. Elle est répertoriée à l’Inventaire général du patrimoine culturel depuis le . On y trouve un autel[33] et un retable du XVIIe siècle.

Patrimoine environnemental

La commune est bordée au nord-est par le chemin Henri-IV[5], chemin de randonnée qui relie le château de Franqueville à Bizanos, près de Pau (Pyrénées-Atlantiques) au lac de Lourdes (Hautes-Pyrénées). Il alterne pistes forestières et chemins de terre et offre aux randonneurs une vue imprenable sur la chaîne des Pyrénées, le piémont et les plaines.
Long d'environ 35 kilomètres, le parcours du chemin peut être fractionné grâce à diverses routes qui le croisent. Il est possible de l'arpenter à pied, à cheval ou à vélo mais il est interdit à tout véhicule à moteur.

Équipements

éducation

La commune dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune

Notes et références

Notes et cartes

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 19 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. a et b Brigitte Jobbé-Duval, Dictionnaire des noms de lieux : Pyrénées-Atlantiques, Paris, Archives et Culture, (ISBN 978-2-35077-151-9, notice BnF no FRBNF42089597).
  3. Notice du Sandre sur Angaïs, consultée le 14/06/09
  4. a b c d e f g h i j k l et m Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne)..
  5. a b c d e f g h i j k l m et n Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 5 novembre 2011).
  6. Carte IGN sous Géoportail
  7. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  8. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 2 avril 2021).
  9. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  10. « Unité urbaine 2020 de Pau », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 2 avril 2021).
  11. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 2 avril 2021).
  12. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 2 avril 2021).
  13. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Pau », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le 2 avril 2021).
  14. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 2 avril 2021).
  15. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 19 avril 2021)
  16. Manuscrit de 1343 - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  17. a et b Michel Grosclaude (préf. Pierre Bec), Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, Pau, Escòla Gaston Febus, , 416 p. (ISBN 9782350680057, notice BnF no FRBNF35515059)..
  18. a et b Censier de Béarn, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, manuscrit de 1385..
  19. a et b Réformation de Béarn, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, coll. « manuscrits du XVIe au XVIIIe siècle »..
  20. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Ostau Bearnes, « Toponymie des communes béarnaises selon la graphie classique » [PDF] (consulté le 26 janvier 2019).
  22. Institut béarnais et gascon, « Toponymie des communes béarnaises selon la graphie moderne » [PDF] (consulté le 26 janvier 2019).
  23. Notaires d'Assat - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  24. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  25. Notaires de Navarrenx - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  26. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014).
  27. Fiche détaillée des compétences du syndicat de défense contre les inondations du bassin du Lagoin
  28. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  29. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  31. « Le château d'Angaïs », notice no PA64000036, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  32. « L'église Notre-Dame », notice no IA64000583, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  33. « Le mobilier de l’église Notre-Dame », notice no PM64000030, base Palissy, ministère français de la Culture.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes