Sauvelade

Sauvelade
Sauvelade
L'abbaye de Sauvelade, l'église et les bâtiments.
Blason de Sauvelade
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Intercommunalité Communauté de communes de Lacq-Orthez
Maire
Mandat
Didier Plaa
2020-2026
Code postal 64150
Code commune 64512
Démographie
Population
municipale
268 hab. (2018 en augmentation de 1,13 % par rapport à 2013)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 23′ 33″ nord, 0° 42′ 24″ ouest
Altitude Min. 92 m
Max. 251 m
Superficie 11,86 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Cœur de Béarn
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Sauvelade

Sauvelade (en béarnais Seuvalada ou Seubelade) est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie

Situation

Sauvelade est une commune du Béarn, située au sud d'Orthez.

Accès

La commune est desservie par les routes départementales 110 et 275.

Hydrographie

Les terres de la commune sont arrosées[1] par le Laà, affluent du gave de Pau, et par ses tributaires, les ruisseaux de Mesplaterre et Les Salières, ce dernier étant lui-même rejoint sur la commune par le ruisseau La Barsalonne.

Lieux-dits et hameaux

  • Abadie ;
  • Beigbeder ;
  • lou Boscq ;
  • Cap deu Boscq ;
  • Deça deu Laà ;
  • Hiallards ;
  • Lasserre.

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Sauvelade[2]
Loubieng Maslacq
Audaux
(par un quadripoint)
Sauvelade Lagor
Bugnein Vielleségure

Climat

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[5]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 13,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 279 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Lagor », sur la commune de Lagor, mise en service en 1962[8]et qui se trouve à 4 km à vol d'oiseau[9],[Note 2], où la température moyenne annuelle est de 13,9 °C et la hauteur de précipitations de 1 111,5 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Pau-Uzein », sur la commune d'Uzein, mise en service en 1921 et à 22 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 13,2 °C pour la période 1971-2000[12], à 13,4 °C pour 1981-2010[13], puis à 13,8 °C pour 1991-2020[14].

Urbanisme

Typologie

Sauvelade est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[15],[16],[17]. La commune est en outre hors attraction des villes[18],[19].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (73,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (28,8 %), forêts (26,5 %), terres arables (23,9 %), prairies (20,9 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie

Le toponyme Sauvelade apparaît sous les formes Locus qui dicitur Sylva-Lata (1127[21], cartulaire de Sauvelade[22]), Beata-Maria de Silvalata (1178[21], collection Duchesne volume CXIV[23]), Selvalada (vers 1290[21], titres de Béarn[24]), Seubalade (1343[21], notaires de Pardies[25]), Ceubalade (1457[21], notaires de Castetner[26]) et Nostre-Dame de Saubalade (1536[21], dénombrement de Navarrenx[27]).

Son nom béarnais est Seuvalada[28] ou Seubelade[29].

Histoire

Paul Raymond[21] note que Sauvelade est une ancienne abbaye de bénédictins, de l'ordre cistercien, fondée en 1127. En 1385, on y comptait 17 feux, la commune dépendant alors du bailliage de Larbaig.

Héraldique

Blason Blasonnement :
Écartelé: au 1er d'or à deux vaches de gueules, accornées, colletées et clarinées d'azur, passant l'une au-dessus de l'autre, au 2e d'azur à la coquille renversée d'or, au 3e d'argent à l'arbre au naturel soutenu d'un listel du champ chargé de l'inscription « SILVALATA » de sable, au 4e parti d'or et de gueules[30].

Politique et administration

Liste des maires de Sauvelade
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Jean-Claude Morère    
2008 2014 Jean-Claude Morère    
2014 en cours Jean-Claude Morère    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité

Sauvelade fait partie de cinq structures intercommunales[31] :

  • la communauté de communes de Lacq-Orthez ;
  • le SIVOM de Lagor ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal d'eau et d'assainissement Gave et Baïse ;
  • le syndicat intercommunal de transports scolaires de la vallée du Laà.

La commune accueille le siège du syndicat intercommunal de transports scolaires de la vallée du Laà.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[33].

En 2018, la commune comptait 268 habitants[Note 4], en augmentation de 1,13 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Atlantiques : +2,37 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
337388396390378367350325324
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
279266483505462416406401403
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
410408344324340317327309300
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
301275254231213221207265262
2018 - - - - - - - -
268--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

La commune fait partie de la zone d'appellation d'origine contrôlée (AOC) du Béarn et de celle de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoine

Patrimoine civil

Patrimoine religieux

L’abbaye Notre-Dame

L'abbaye fut fondée le 6 avril 1128 conjointement par Gaston IV le Croisé, vicomte de Béarn, sur le point de prendre le départ pour participer à la croisade en Espagne, sa femme et son fils, et placée sous le vocable de Notre-Dame, en accordant aux bénédictins ce terrain de « Sylva lata » (Séube Lade en vieux béarnais), dont les historiens ont discuté s'il signifiait : "forêt profonde", "forêt du Laà" ou "forêt rive gauche".

L’abbaye prit, à une date indéterminée, mais en tout cas avant 1286, le nom de Saint-Jacques, signe de sa fréquentation par les jacquets.

L'abbaye fut reprise en 1286 par les cisterciens de Gimont (Gers), et, dès lors, son rôle dans l'accueil des pèlerins déclina probablement, car les disciples de saint Bernard ne favorisaient guère le culte des reliques et les pèlerinages.

Ravagée en 1569 par les huguenots, relevée en 1630 par la Contre-Réforme.

La Révolution fit de l'abbatiale une église paroissiale et vendit le monastère.

Délabré, il vient d'être racheté et restauré par la commune, avec l'aide du département, pour servir de centre culturel, permettant l'hébergement.

L'abbaye, du XIIe siècle[36], sur les bords champêtres du Laà, a une forme de croix grecque, déjà visible de l'extérieur aux très harmonieux toits en cascade : cône d'ardoise sur la coupole de la croisée du transept, pans de tuiles plates à cheval sur les quatre bras, l'escalier, les absidioles, la sacristie.

L'intérieur est d'un beau dépouillement cistercien, sauf les autels d'un naïf baroque rural et le bénitier, fait d'un fût de colonne entre deux chapiteaux corinthiens, vestiges sans doute d'une villa romaine. Cet ensemble[37] est classé au titre d'objet aux monuments historiques, tout comme une statue représentant saint Jacques le Majeur[38] et datant du XVIIIe siècle.

À côté, s'élève le vaste monastère du XVIIe siècle.

Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle

Sauvelade est située sur la via Podiensis (ou route du Puy), l'un des chemins du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui part du Puy-en-Velay et se prolonge jusqu'au col de Roncevaux et, de là, à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Patrimoine environnemental

Équipements

Personnalités liées à la commune

Notes et références

Notes et cartes

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 19 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références

  1. Notice du Sandre sur Sauvelade, consultée le 10/12/08
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 10 juillet 2021)
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le 10 juillet 2021)
  5. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le 10 juillet 2021)
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le 12 juin 2021).
  7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le 10 juillet 2021)
  8. « Station Météo-France Lagor - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 10 juillet 2021)
  9. « Orthodromie entre Sauvelade et Lagor », sur fr.distance.to (consulté le 10 juillet 2021).
  10. « Station Météo-France Lagor - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté en lagor).
  11. « Orthodromie entre Sauvelade et Uzein », sur fr.distance.to (consulté le 10 juillet 2021).
  12. « Station météorologique de Pau-Uzein - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 10 juillet 2021)
  13. « Station météorologique de Pau-Uzein - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 10 juillet 2021)
  14. « Station météorologique de Pau-Uzein - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 10 juillet 2021)
  15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  16. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 2 avril 2021).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 2 avril 2021).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 2 avril 2021).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 19 avril 2021)
  21. a b c d e f et g Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne)..
  22. Cartulaire de l'abbaye Notre-Dame de Sauvelade, publié par extraits dans les preuves de l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  23. Collection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papiers d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  24. Titres de la vicomté de Béarn - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  25. Notaires de Pardies - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  26. Notaires de Castetner - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  27. Manuscrits du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  28. Ostau Bearnes, « Toponymie des communes béarnaises selon la graphie classique » [PDF] (consulté le 26 janvier 2019).
  29. Institut béarnais et gascon, « Toponymie des communes béarnaises selon la graphie moderne » [PDF] (consulté le 26 janvier 2019).
  30. de France
  31. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 20 juin 2014).
  32. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  33. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  34. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  35. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  36. [1][2] Ministère de la Culture, base Mérimée - Notices sur l'église de Sauvelade
  37. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la colonne et les chapiteaux de l'église
  38. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la statue de saint Jacques le Majeur

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes