Estialescq

Estialescq
Estialescq
La mairie d’Estialescq.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Béarn
Maire
Mandat
Suzanne Sage
2020-2026
Code postal 64290
Code commune 64219
Démographie
Population
municipale
264 hab. (2018 en diminution de 0,38 % par rapport à 2013)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 13′ 15″ nord, 0° 33′ 03″ ouest
Altitude Min. 244 m
Max. 365 m
Superficie 5,14 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Oloron-Sainte-Marie
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Oloron-Sainte-Marie-2
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Estialescq

Estialescq (en béarnais Estialesc ou Estialés) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Vue d'Estialescq avec l'Auronce au premier plan.
Église Saint-Vincent-Diacre, façade et tour.
L'église, vue latérale.
Stèle discoïdale.
Paysage aux fleurs des champs.

Géographie

Hydrographie

La commune est traversée par l'Auronce (affluent du gave d'Oloron) et par le ruisseau la Baylongue, affluent de la Baysère, qui se jette après 20,4 km de cours dans la Bayse, un affluent du gave de Pau.

Lieux-dits et hameaux

  • le Bois de Bas
  • le Bois de Haut
  • Village

Communes limitrophes

Communes limitrophes d’Estialescq[1]
Monein
Goès Estialescq Lasseube
Précilhon Escout

Climat

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 12,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 313 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,5 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Oloron-Ste-Mari », sur la commune d'Oloron-Sainte-Marie, mise en service en 1964[7]et qui se trouve à 5 km à vol d'oiseau[8],[Note 2], où la température moyenne annuelle est de 13,5 °C et la hauteur de précipitations de 1 341,2 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Pau-Uzein », sur la commune d'Uzein, mise en service en 1921 et à 22 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 13,2 °C pour la période 1971-2000[11], à 13,4 °C pour 1981-2010[12], puis à 13,8 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme

Typologie

Estialescq est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[14],[15],[16].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Oloron-Sainte-Marie, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 44 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (71,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (71,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (40,5 %), forêts (28,1 %), terres arables (26 %), prairies (5,4 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie

Le toponyme Estialescq apparaît[20] sous les formes Estheles (1383, contrat de Luntz[21]), Esquialest et Estielesc (respectivement 1385 et XIVe siècle, censier de Béarn[22]), Esquielest (1399, contrats de Gots[23]), Estialesc (1405, notaires de Navarrenx[24]), Istaliecxs et Estyalescxs (respectivement 1546 et 1548, réformation de Béarn[25]), Sanctus Vincentius d'Estialescq (1612, insinuations du diocèse d'Oloron[26]).

Son nom béarnais est Estialesc[27] ou Estialés[28].

Histoire

En 1385, Estialescq comptait 37 feux et dépendait du bailliage d'Oloron.

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 François Terrabust    
2008 en cours Suzanne Sage    

Intercommunalité

La commune fait partie de cinq structures intercommunales[29] :

  • la communauté de communes du Piémont Oloronais ;
  • le SIVOM du canton de Lasseube ;
  • le syndicat AEP d'Ogeu-les-Bains ;
  • le syndicat d'énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat de regroupement pédagogique de Goès - Estialescq.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[31].

En 2018, la commune comptait 264 habitants[Note 5], en diminution de 0,38 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Atlantiques : +2,37 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
335307341366333360360387370
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
360335352261336337370378350
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
310284286251262249238190249
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
209206175203224255238247268
2018 - - - - - - - -
264--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune fait partie de l'aire urbaine d'Oloron-Sainte-Marie.

Économie

La commune fait partie des zones AOC du vignoble du Jurançon et du Béarn. Son économie est essentiellement agricole. Estialescq fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Disparue depuis les années 1980, l'activité viticole renait en 2008 avec la plantation de vignes et l'installation du Domaine Naba.

Revenus de la population et fiscalité

En 2011, le revenu médian par ménage était de 34 596€, ce qui plaçait Estialescq au 8 352 rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole. [34]

Entreprises et commerces

Une brasserie artisanale, un atelier de sculpteur sur bois et un apiculteur sont implantés dans la commune.

Culture et patrimoine

Patrimoine civil

De nombreux abreuvoirs et fontaines témoignent de l'activité agricole.

Le sentier des Marlères, sur les hauteurs du village, permet de découvrir l'ancienne activité d'extraction de la chaux et met en valeur des arbres remarquables. [35]

Patrimoine religieux

La commune possède une église (église Saint-Vincent-Diacre), construite en 1852 et qui se distingue par sa couleur extérieure bleue qui s'éclaircit ou s'assombrit selon l'humidité de l'air.

Le décor peint de l'abside, réalisé en 1920-1930 et attribué au peintre oloronais Victor Querillacq[36], représente les activités traditionnelles du village : y figurent un tonnelier avec ses outils, un vigneron pressant le raisin, une bergère et des vendangeurs. La partie supérieure du décor présente le village dominé par le pic d'Anie et le pic d'Arlas, des palombières et un rapace en vol.

Équipements

La commune dispose d'une école primaire au sein du regroupement pédagogique intercommunal Goès-Estialescq.

Une agence postale communale est également présente. [37]

Les équipements sportifs comprennent un terrain de football, un court de tennis et un parcours de santé extérieur.[38]

Personnalités liées à la commune

Notes et références

Notes et cartes

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 19 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 10 juillet 2021)
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le 10 juillet 2021)
  4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le 10 juillet 2021)
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le 12 juin 2021).
  6. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le 10 juillet 2021)
  7. « Station Météo-France Oloron-Ste-Mari - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 10 juillet 2021)
  8. « Orthodromie entre Estialescq et Oloron-Sainte-Marie », sur fr.distance.to (consulté le 10 juillet 2021).
  9. « Station Météo-France Oloron-Ste-Mari - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté en oloron-ste-mari).
  10. « Orthodromie entre Estialescq et Uzein », sur fr.distance.to (consulté le 10 juillet 2021).
  11. « Station météorologique de Pau-Uzein - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 10 juillet 2021)
  12. « Station météorologique de Pau-Uzein - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 10 juillet 2021)
  13. « Station météorologique de Pau-Uzein - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 10 juillet 2021)
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  15. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 2 avril 2021).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  17. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Oloron-Sainte-Marie », sur insee.fr (consulté le 2 avril 2021).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 2 avril 2021).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 19 avril 2021)
  20. Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne)..
  21. Luntz, notaire de Béarn - Manuscrits du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  22. Manuscrit du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  23. Gots, notaire de Béarn - Manuscrits de la fin du XIVe siècle - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  24. Notaires de Navarrenx - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  25. Réformation de Béarn, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, coll. « manuscrits du XVIe au XVIIIe siècle »..
  26. Insinuations du diocèse d'Oloron, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, manuscrits du xviie siècle..
  27. Ostau Bearnes, « Toponymie des communes béarnaises selon la graphie classique » [PDF] (consulté le 26 janvier 2019).
  28. Institut béarnais et gascon, « Toponymie des communes béarnaises selon la graphie moderne » [PDF] (consulté le 26 janvier 2019).
  29. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 6 juin 2014).
  30. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  31. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  32. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  33. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  34. « Indicateurs de structure et de distribution des revenus en 2011 | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 9 février 2021).
  35. « Randonnée Sentier des Marlères à Estialescq en Pyrénées-Atlantiques », sur www.sentiers-en-france.eu (consulté le 2 février 2021).
  36. « Église paroissiale Saint-Vincent-Diacre », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le 1er février 2021).
  37. « La Poste », sur La Poste (consulté le 1er février 2021).
  38. « Recensement des équipements sportifs, espaces et sites de pratiques », sur www.res.sports.gouv.fr (consulté le 9 février 2021).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes