Coarraze

Coarraze
Coarraze
Vue sur Coarraze.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Pau
Intercommunalité Communauté de communes Pays de Nay
Maire
Mandat
Michel Lucante
2020-2026
Code postal 64800
Code commune 64191
Démographie
Gentilé Coarraziens
Population
municipale
2 165 hab. (2018 en augmentation de 1,03 % par rapport à 2013)
Densité 146 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 10′ 16″ nord, 0° 13′ 44″ ouest
Altitude Min. 258 m
Max. 450 m
Superficie 14,84 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Pau
(banlieue)
Aire d'attraction Pau
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton des Vallées de l'Ousse et du Lagoin
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Coarraze
Liens
Site web www.coarraze.fr

Coarraze (en béarnais Coarrasa ou Coarrase) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont les Coarraziens et les Coarraziennes[1].

Géographie

Le château de Coarraze.
Pont sur le gave de Pau.

Situation

Commune de l'aire urbaine de Pau située dans son unité urbaine à l'est du département, à vingt kilomètres au sud-est de Pau.

Accès

La gare de Coarraze-Nay se trouve entre Pau et Lourdes sur la ligne Toulouse - Bayonne ou sur la ligne ligne Paris Montparnasse - Tarbes. La commune est desservie par les routes départementales 212, 412, 937 et 938.

Hydrographie

Les terres de la commune sont arrosées[2] par le gave de Pau, affluent de l'Adour, et par ses tributaires, le canal du Lagoin et les ruisseau de Siot et le Lagoin, lui-même rejoint sur la commune par les ruisseaux le Badé et d'Escaraude.

Lieux-dits

  • Bellevue ;
  • la fontaine du Salut ;
  • Frayrou.

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Coarraze[3]
Mirepeix Bénéjacq
Nay Coarraze Saint-Vincent
Igon Montaut

Urbanisme

Typologie

Coarraze est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6]. Elle appartient à l'unité urbaine de Pau, une agglomération intra-départementale regroupant 55 communes[7] et 200 666 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[8],[9].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pau dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 228 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[10],[11].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (56,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (35,6 %), prairies (25,5 %), terres arables (20,3 %), zones agricoles hétérogènes (10,1 %), zones urbanisées (7,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,7 %)[12].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie

Le toponyme Coarraze apparaît sous les formes Coarrasa et Caudarasa (respectivement 1100[13] et XIIe siècle[13], Pierre de Marca[14]), Coarasa (1227[13], registres de Bordeaux[15]), Coarrase et Coarase (respectivement 1385[13] et 1402[13], censier de Béarn[16]), la via Coarasola, la vie Coarasette et Couarraxe (respectivement 1540[13] pour les deux premières formes et 1675[13], réformation de Béarn[17]). Le nom pourrait provenir de la racine préindoeuropéen kow (butte, petite hauteur) et du gascon arrasa (rasé), une référence au promontoire sur lequel se situe le château de Coarraze[18].

Son nom béarnais est Coarrasa[19] ou Coarrase[20].

Histoire

Coarraze en 1843 par Eugène de Malbos.

Paul Raymond[13] note qu'en 1385, Coarraze comptait trente-neuf feux, qu'elle dépendait du bailliage de Pau et qu'elle formait la quatrième grande baronnie de Béarn.

En 1508, le château est incendié en représailles contre Gaston de Foix, comte de Carmaing, qui se rebelle contre le roi de Navarre et vicomte de Béarn Jean d'Albret, et ses terres ravagées. Le comte en appela au parlement de Toulouse qui prononça la confiscation de la souveraineté du Béarn au nom du roi de France. Le roi de Navarre en appela au jugement de celui de France qui en 1512 reconnut l'indépendance du Béarn[21],[22].

Le château des barons de Coarraze et de la famille d’Albret Miossens est le lieu où Henri III de Navarre, futur Henri IV passa son enfance, élevé par Suzanne de Bourbon-Busset.

En 1569, le comte de Montgomery, chargé par la reine de Navarre Jeanne d'Albret de délivrer Bernard d'Arros, pénètre en Béarn, le 6 août à Pontacq ; son armée passe le gave à Coarraze sur un pont militaire improvisé. Toutes les églises qu'il croise sont brûlées[23].

Dans son livre sur Henri IV, François Bayrou parle ainsi du château de Coarraze : « Henri de Navarre a grandi au château de Coarraze à quelque deux kilomètres à vol d’oiseau de ma maison natale [...]. J’ai beaucoup rêvé sur la devise qui orne encore aujourd’hui le portail du château : lo que ha de ser no puede faltar, 'ce qui doit arriver ne peut pas manquer'. »

Le 19 avril 1762 dans un cabaret de Coarraze, Raymond Blasy entre dans un cabaret pour se rafraichir et entame une partie de cartes avec trois comparses. Au bout d'un moment, Ménine sa femme arrive et prétextant que quelqu'un l'appelle au dehors, elle tente de le faire sortir du cabaret. Voyant que rien n'y fait elle se jette sur la table et déchire les cartes des joueurs et ramène son mari de force à la maison. Devant la passivité de Raymond face à sa femme, ses amis le menacent de faire courir l'âne. Et le surlendemain c'est le crieur public qui annonce que : "Le 24 jour du dimanche on fera courir l'asne et que quiconque voudroit y assister et voir le spectacle étoit invité." Le jour dit la parade commence, deux tambours, un groupe de garçons précédant un tombereau, les chansonniers déclament leurs commentaires rimés et ouvrent la voie aux deux figurants. Il s'agit d'un mélodrame déguisé avec des capes et des chapeaux, l'un des figurants monté sur un âne, jouant le rôle de l'homme et l'autre sur un cheval, jouant le rôle de la femme. Le figurant qui joue le rôle de la femme prend son partenaire aux cheveux et le jette à bas de son âne, puis il le roue de coups avec sa quenouille. Puis, sur le dos de l'âne est organisée une partie de cartes mais là encore, l'épouse survient, brouille le jeu avec sa quenouille et se saisit des cartes pour les déchirer[24].

Au XIXe siècle, les manufactures de meubles en bois se développent dans la région, grâce à l'abondance des matières premières. Dans les années 1960, ces petites industries ne résistent pas à la concurrence et se tournent vers le négoce mais malgré tout, l'activité disparaît. Il ne reste aujourd'hui que le lycée professionnel de Coarraze qui rappelle ce passé d'ébénisterie et de fabrication du bois[25].

Héraldique

Blason Blasonnement :
D'or à deux brebis de sinople clarinées d'argent, passant l'une sur l'autre.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Bibliothèque.
Liste des maires de Coarraze
Période Identité Étiquette Qualité
1856   Hippolite Pommies    
1892 1896 François Hounieu    
Les données manquantes sont à compléter.
Gaston Labau SFIO puis PS  
Jean-Louis Ladagnous PS  
Jean Penouil    
Jean Saint-Josse CPNT-DVD Chef d'entreprise
Député européen (1999 → 2004)
Conseiller régional d'Aquitaine (1992 → 1999)
Vice-président de la CC du Pays de Nay
En cours Michel Lucante    

Intercommunalité

Coarraze appartient à cinq structures intercommunales[26] :

  • la communauté de communes du Pays de Nay ;
  • le syndicat d’eau potable et d’assainissement du Pays de Nay (SEAPAN) ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal de défense contre les inondations du gave de Pau ;
  • le syndicat mixte du bassin du gave de Pau.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[28].

En 2018, la commune comptait 2 165 habitants[Note 3], en augmentation de 1,03 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Atlantiques : +2,37 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7491 7551 8382 0152 3142 4182 4182 4772 414
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5052 4381 7821 7681 7801 6821 6281 6161 664
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7401 6901 5961 4021 4281 4321 4041 2841 338
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 7201 9401 9492 2022 0472 0682 1102 1092 094
2017 2018 - - - - - - -
2 1762 165-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Coarraze fait partie de l'aire urbaine de Pau.

Économie

La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Équipements

La commune dispose d'une école primaire (école Henri IV), d'un centre de loisirs et d'une maison de l'ado. On y trouve aussi une école de musique. Le lycée professionnel des métiers d'arts Gabriel-Haure-Placé est spécialisé dans l'ébénisterie et la tapisserie.

Elle possède une zone industrielle conjointe avec Bénéjac, la zone Monplaisir, et une gare ferroviaire avec la ville de Nay.

Culture et patrimoine

Patrimoine civil

Le château de Coarraze[32] date partiellement du XVIe siècle. Le château de Coarraze est à la hauteur de la richesse et de la puissance de ces seigneurs. Il s'élève à un emplacement stratégique, à proximité de la frontière avec la Bigorre. De la construction médiévale du château, il ne subsiste que le donjon, tour au plan curieusement pentagonal édifiée vers 1350 par Raymond Arnaud IV, seigneur de Coarraze.En 1492 l'héritière du château, Catherine, lègue la propriété à son petit-fils, Gaston de Foix, comte de Carmaing. Les exactions de ce dernier prennent fin avec le siège du château par le vicomte du Béarn, qui démantèle le château et l'incendie en 1508. La baronnie passe entre les mains de Raymond de Coarraze (son cousin), et l'édifice est reconstruit en 1515. Le château est à nouveau détruit par un incendie en 1684, puis reconstruit tel qu'il apparaît aujourd'hui, en 1755[22].

Patrimoine religieux

Église Saint-Vincent-Diacre.

La chapelle Sainte-Catherine[33] date de la première moitié du XVIe siècle, tout comme une partie de l'église Saint-Vincent-Diacre[34]. Cette dernière recèle du mobilier[35] classé aux monuments historiques.

Patrimoine environnemental

Le lac de Sargaillouse, aménagé pour la pêche, est entouré de pistes forestières, fréquentées par les chasseurs de palombes, les VTTistes et les promeneurs. On trouve des palombières dans la forêt communale.

Personnalités liées à la commune

Notes et références

Notes et cartes

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 19 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références

  1. Gentilé sur habitants.fr
  2. Notice du Sandre sur Coarraze, consultée le 14/06/09
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  5. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 2 avril 2021).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  7. « Unité urbaine 2020 de Pau », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 2 avril 2021).
  8. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 2 avril 2021).
  9. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 2 avril 2021).
  10. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Pau », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le 2 avril 2021).
  11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 2 avril 2021).
  12. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 19 avril 2021)
  13. a b c d e f g et h Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (notice BnF no FRBNF31182570, lire en ligne)..
  14. D'après Pierre de Marca, Histoire de Béarn
  15. Extrait des registres de Bordeaux, publiés dans l'Histoire de Béarn de Pierre de Marca
  16. Censier de Béarn, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, manuscrit de 1385..
  17. Réformation de Béarn, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, coll. « manuscrits du XVIe au XVIIIe siècle »..
  18. site officiel de la ville de Coarraze
  19. Ostau Bearnes, « Toponymie des communes béarnaises selon la graphie classique » [PDF] (consulté le 26 janvier 2019).
  20. Institut béarnais et gascon, « Toponymie des communes béarnaises selon la graphie moderne » [PDF] (consulté le 26 janvier 2019).
  21. P Adolphe Mazure, Histoire du Béarn et du pays basque, , 588 p. (lire en ligne), p. 249.
  22. a et b http://www.coarraze.fr/page.asp?type=SR&savoirplus=36&idsection=3
  23. (en) « Let's enjoy gambling in moderation - », sur Let's enjoy gambling in moderation (consulté le 8 septembre 2020).
  24. C. Daugé, Histoire de la vie privée, tome 3, collection Point Histoire, Seuil, Paris
  25. "L’industrie du meuble dans la plaine de Nay" par Sophie Escudé-Quillet - Association Fer et Savoir-Faire
  26. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité » (consulté le 4 juin 2014).
  27. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  28. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  31. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur le château de Coarraze www.culture.gouv.fr
  32. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la chapelle Sainte-Catherine
  33. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église Saint-Vincent-Diacre
  34. [1][2][3] Ministère de la Culture, base Palissy - Notices sur le mobilier l'église Saint-Vincent-Diacre
  35. http://www.tapisserie-mobilier.org/lycee/lycee-histoire.html

Voir aussi

Bibliographie

  • L’industrie du meuble dans la plaine de Nay par Sophie Escudé-Quillet - Association « Fer et savoir-faire »

Articles connexes

Liens externes