Marcel Julien Henri Ribière

Marcel Julien Henri Ribière
Marcel Julien Henri Ribière
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Préfet
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Distinction

Marcel (Julien Henri) Ribière (1892-1986) est un homme politique français.

Biographie

Conseiller d'État et ancien chef de cabinet de Raymond Poincaré, il est nommé préfet des Alpes-Maritimes puis préfet de la région de Marseille (Alpes-Maritimes, Basses-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence, Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hautes-Alpes, Var et le Vaucluse) en 1940.

Dévoué au Maréchal Pétain mais peu favorable à Pierre Laval, Ribière se manifeste à Nice comme un bon administrateur qui aurait mené une action anti-italienne et anti-fasciste.

Il contribue activement à la première rafle des juifs à Nice le 26 août 1942, en fournissant des listes à la police française. Il est erroné de dire qu’il a protégé certains juifs ainsi arrêtés en “oubliant” de porter le tampon de la lettre J sur leur fiche. Si 257 fiches ne comportent pas ce tampon J, c’est parce que ces personnes n’habitaient pas à Nice. En effet, le fichier de la Préfecture ne concerne que les personnes habitant cette ville, et quelques habitants de Villefranche sur Mer[1].

Ribière est décrit par la presse italienne de l'époque comme attentiste, adversaire de la collaboration et hostile à toutes les aspirations italiennes. Il interdit les conférences du groupe Collaboration. Il donne sa démission en avril 1943 à la suite d'une violente discussion au cours de laquelle il exprima sa désapprobation de la politique de Vichy en matière de relève. Il est remplacé par Jean Chaigneau, Résistant qui sera déporté en 1944.

Il a légué l'Hôtel Ribière, dans la famille Ribière depuis 1847, à la ville d’Auxerre en février 1972.

Il est le fils du député et sénateur Marcel (I) Ribière (1860-1922) et le père du préfet et député René Ribière (1922-1998). Il est le cousin-germain de Pierre-Étienne Flandin et le beau-frère de Léon Noël.

Lieutenant de cavalerie et lieutenant aviateur durant la Grande Guerre, il est par la suite capitaine de réserve à l'état-major de cavalerie. Il est commandeur de la Légion d'honneur et récipiendaire de la Croix de Guerre (avec palme et étoile de bronze). Il fut aussi récipiendaire de la Francisque[2].

Sources

  • Chrétiens et Juifs sous Vichy, 1940-1944: sauvetage et désobéissance civile Par Limor Yagil, Ed. Cerf Histoire
  • Le refuge et le piège: les juifs dans les Alpes, 1938-1945 Par Jean-William Dereymez

Notes

  1. http://www.vie-des-juifs-a-nice.fr/tome-II-partie-4.html
  2. Henry Coston, L'Ordre de la Francisque et la révolution nationale, Paris, Déterna, coll. « Documents pour l'histoire », (ISBN 2-913044-47-6), p. 163.