Xavier Bertrand

Xavier Bertrand
Illustration.
Xavier Bertrand en 2015.
Fonctions
Président du conseil régional des Hauts-de-France
En fonction depuis le
(5 ans, 11 mois et 3 jours)
Élection
Réélection
Coalition
Prédécesseur Daniel Percheron (Nord-Pas-de-Calais)
Claude Gewerc (Picardie)
Président de la communauté d'agglomération du Saint-Quentinois[N 1]

(6 ans, 2 mois et 26 jours)
Élection
Prédécesseur Pierre André
Successeur Frédérique Macarez
Maire de Saint-Quentin

(5 ans, 3 mois et 10 jours)
Élection
Prédécesseur Pierre André
Successeur Frédérique Macarez
Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé

(1 an, 5 mois et 26 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Premier ministre François Fillon
Gouvernement Fillon III
Prédécesseur Éric Woerth (Travail)
Christine Lagarde (Emploi)
Roselyne Bachelot (Santé)
Successeur Michel Sapin (Travail et Emploi)
Marisol Touraine (Santé)
Secrétaire général de l'UMP

(1 an, 11 mois et 12 jours)
Prédécesseur Patrick Devedjian
Successeur Jean-François Copé
Ministre du Travail, des Relations sociales, de la Solidarité et de la Famille[N 2]

(1 an, 7 mois et 28 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Premier ministre François Fillon
Gouvernement Fillon I et II
Prédécesseur Jean-Louis Borloo
Successeur Brice Hortefeux (Travail)
Ministre de la Santé et des Solidarités

(1 an, 9 mois et 24 jours)
Président Jacques Chirac
Premier ministre Dominique de Villepin
Gouvernement Villepin
Prédécesseur Philippe Douste-Blazy
Successeur Philippe Bas
Secrétaire d'État chargé de l’Assurance maladie

(1 an et 2 mois)
Président Jacques Chirac
Premier ministre Jean-Pierre Raffarin
Gouvernement Raffarin III
Prédécesseur Fonction créée
Successeur Philippe Bas (indirectement)
Député

(3 ans, 6 mois et 26 jours)
Circonscription 2e de l'Aisne
Législature XIVe (Cinquième République)
Groupe politique UMP puis LR
Prédécesseur Pascale Gruny
Successeur Julien Dive

(1 an, 9 mois et 29 jours)
Circonscription 2e de l'Aisne
Législature XIIIe (Cinquième République)
Groupe politique UMP
Prédécesseur Pascale Gruny
Successeur Pascale Gruny

(29 jours)
Circonscription 2e de l'Aisne
Législature XIIIe (Cinquième République)
Groupe politique UMP
Prédécesseur Pascale Gruny
Successeur Pascale Gruny

(1 an, 10 mois et 11 jours)
Circonscription 2e de l'Aisne
Législature XIIe (Cinquième République)
Groupe politique UMP
Prédécesseur Odette Grzegrzulka
Successeur Pascale Gruny
Conseiller général de l'Aisne

(4 ans, 2 mois et 23 jours)
Circonscription Canton de Saint-Quentin-Nord
Prédécesseur Jacques Braconnier
Successeur Jérôme Lavrilleux
Biographie
Nom de naissance Xavier René Louis Bertrand[1]
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Châlons-sur-Marne (France)
Nationalité Français
Parti politique RPR (1981-2002)
UMP (2002-2015)
LR (2015-2017 ; depuis 2021)
Diplômé de Université de Reims Champagne-Ardenne
Profession Agent d'assurance

Xavier Bertrand Écouter, né le à Châlons-sur-Marne (aujourd’hui Châlons-en-Champagne), est un homme politique français.

Entre 2005 et 2012, il est ministre de la Santé du gouvernement Dominique de Villepin et ministre du Travail dans les trois gouvernements François Fillon. De 2008 à 2010, il est secrétaire général de l'UMP.

Député entre 2002 et 2016, maire de Saint-Quentin de 2010 à 2016 et président de la communauté d'agglomération du Saint-Quentinois de 2014 à 2020, il est président du conseil régional des Hauts-de-France depuis 2016. Il quitte Les Républicains en 2017, à la suite de l'élection de Laurent Wauquiez à la tête du parti.

En 2021, il revient sur sa décision de ne se porter candidat à aucun processus de désignation interne pour l'élection présidentielle de 2022 et annonce sa participation au congrès des Républicains. Après avoir repris sa carte à LR, il arrive en quatrième position du congrès avec 22,4 % des suffrages exprimés.

Situation personnelle

Naissance et famille

Xavier René Louis Bertrand naît le à Châlons-sur-Marne du mariage de Jean-Pierre Bertrand, cadre bancaire et de Madeleine Bedin, employée de banque[2].

Études et formation

Il effectue ses études à l'unité de formation et de recherche droit et science politique de l'université de Reims, où il obtient une maîtrise de droit public, puis un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) d'administration locale[2].

Mariages

Xavier Bertrand épouse en premières noces Isabelle Dubois, avec qui il a une fille, Caroline. Divorcé, il épouse en secondes noces, le , Emmanuelle Gontier, conseillère en ressources humaines dont il a des jumeaux Malo et Ambre[2],[3].

Il divorce à nouveau en 2014 puis s'installe avec Vanessa Williot, alors conseillère municipale d'opposition à Saint-Amand-les-Eaux[4]. De cette dernière qu'il épouse le , il a un fils, Lucas[5].

Franc-maçonnerie

Xavier Bertrand est initié le au sein de la loge maçonnique Les Fils d’Isis à l’Orient de Tergnier (Aisne) et du Grand Orient de France (GODF)[6],[7],[8].

Entre 2004 et 2012, durant ses engagements dans les gouvernements de Jean-Pierre Raffarin et de François Fillon, il dit s'être retiré de façon significative de la franc-maçonnerie en y participant à seulement deux reprises, comme conférencier[9]. En 2012, après 17 années, il démissionne du GODF[6],[10].

Carrière professionnelle

Xavier Bertrand est agent général d'assurance pour le groupe Swiss Life[11],[12] entre 1992 et 2004. Il cesse d’exercer cette profession pour la politique[2],[13].

Parcours politique

Débuts à Saint-Quentin

Militant dès l'âge de seize ans au RPR, il subit un échec aux élections municipales de 1989 à Saint-Quentin[14]. Lors du référendum de 1992 sur le traité de Maastricht, il fait campagne pour le « non » dans son département de l'Aisne.

En 1995, il devient adjoint au maire de Saint-Quentin, chargé de la redynamisation. Il est reconduit dans ses fonctions en 2001, avec la délégation de l'animation et du développement de la ville[15]. Il est ainsi l'un des créateurs de la plage de Saint-Quentin, événement similaire, mais antérieur, à Paris Plages[16].

Premiers mandats parlementaires

De 1987 à 1992, il est assistant parlementaire de Jacques Braconnier, sénateur de l’Aisne[17].

En parallèle, il est élu député, le , dans la deuxième circonscription de l'Aisne, battant la députée PS sortante, Odette Grzegrzulka[18]. Il est choisi comme rapporteur du projet de loi à l'Assemblée nationale. Il est pendant cette période membre du Club de la boussole[19].

Secrétaire d'État chargé de l'Assurance maladie

Le , lors de la formation du gouvernement Raffarin III, il est nommé secrétaire d'État chargé de l'Assurance maladie. Sous la responsabilité de son ministre de tutelle, Philippe Douste-Blazy, il mène une réforme de l'Assurance maladie. Il s'engage en faveur du « oui » dans la campagne pour le référendum de 2005 sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe[20].

Ministre de la Santé puis du Travail

À la suite de la victoire du « non » au référendum de 2005, Jean-Pierre Raffarin remet la démission de son gouvernement au président de la République. Dans le gouvernement Dominique de Villepin, Xavier Bertrand remplace Philippe Douste-Blazy à la fonction de ministre de la Santé et des Solidarités. Son passage au ministère est marqué par l'épidémie de chikungunya à la Réunion, l'arrivée de la grippe aviaire en Europe, l'interdiction de fumer dans les lieux publics décidée en 2006, la création d'un corps de réserve sanitaire pour faire face à une éventuelle crise en France ou à l'étranger[21], et l'augmentation du numerus clausus dans l'admission aux études de santé, le faisant passer de 6200 étudiants en 2005 à 7100 en 2007[22]. Il décide, contre l'avis de la Haute Autorité de santé, de maintenir le remboursement par la Sécurité sociale du Mediator ; Le Canard enchaîné révèle ultérieurement que plusieurs de ses conseillers au ministère étaient rémunérés par les laboratoires Servier, fabricant du Mediator[23].

Xavier Bertrand apporte son soutien à Nicolas Sarkozy en vue de l'élection présidentielle de 2007. Le , il est nommé porte-parole de la campagne de celui-ci. Dominique de Villepin l’appelle alors à rester au gouvernement, mais Xavier Bertrand démissionne le pour se consacrer pleinement à la campagne.

Le , il est nommé ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité dans le gouvernement François Fillon. Réélu le député de la 2e circonscription de l'Aisne dès le premier tour avec 53,3 % des suffrages, il quitte aussitôt l’Assemblée nationale en raison de sa reconduction dans ses fonctions de ministre du Travail le suivant. Il est alors accompagné par une nouvelle secrétaire d'État, Valérie Létard, chargée de la Solidarité, puis, à partir du , de Nadine Morano, secrétaire d'État chargée de la Famille. Xavier Bertrand est chargé d'un important ensemble de réformes sociales comprenant notamment l'instauration du service minimum et la réforme des régimes spéciaux de retraite.

Après l'entrée de Patrick Devedjian au gouvernement, il est nommé secrétaire général par intérim de l'UMP, le . Il quitte le gouvernement Fillon lors du remaniement du , prend la tête effective de l'UMP le suivant[24], puis retrouve son siège à l'Assemblée nationale, étant le premier à bénéficier d'une loi votée en qui permet aux membres de gouvernement sortants de retrouver leur siège de parlementaire sans passer par une élection partielle[25].

Le , à l'occasion d'une visite en Chine, Xavier Bertrand signe un mémorandum entre l'UMP et le Parti communiste chinois (PCC). Cet accord, censé renforcer les relations entre les deux partis, a fait l'objet d'une controverse au sein de l'UMP, certains élus estimant que le PCC n'est pas un parti démocratique mais totalitaire[26]. Xavier Bertrand est élu maire de Saint-Quentin (Aisne) le .

Lors de la formation du gouvernement Fillon III, le , il devient ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, et démissionne du secrétariat général de l'UMP trois jours plus tard[27]. Il doit notamment gérer la polémique sur le Mediator[28]. Il affirme avoir pris connaissance de sa dangerosité en [29]. Il propose une nouvelle hausse du numerus clausus dans l'admission aux études de santé[22].

En 2020, dans le cadre de la pandémie de Covid-19, il est auditionné par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale en tant qu'ancien ministre de la Santé, au même titre que Roselyne Bachelot, Marisol Touraine et Agnès Buzyn[30].

Retour à l'Assemblée nationale

À l’issue des élections législatives de 2012, qui voient la défaite de son parti, il est réélu de justesse député de la 2e circonscription de l'Aisne au second tour, avec 50,3 % des voix face à la socialiste Anne Ferreira[31],[32]. Candidat à la présidence du groupe UMP avec le soutien de François Fillon, il réunit 63 voix, face à Christian Jacob, proche de Jean-François Copé, qui obtient 117 suffrages, et à Hervé Gaymard, qui en totalise 17[33].

En , il affirme avoir réuni les parrainages nécessaires pour se présenter comme candidat à l'élection du président de l'UMP[34] mais ne se présente finalement pas.

Président du conseil régional des Hauts-de-France

Xavier Bertrand en 2015.

Xavier Bertrand se présente comme tête de liste de l’UMP aux élections régionales de 2015 en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Arrivé second au premier tour du scrutin avec 25 % des voix, loin derrière Marine Le Pen et ses 40,6 %[35], il bénéficie au second tour du retrait de la liste menée par le Parti socialiste, qui appelle à faire barrage au Front national. Il arrive ainsi en tête du second tour avec 57,8 % des voix, en partie grâce au bon report de voix des électeurs de gauche.

Il quitte alors son mandat de maire, comme la loi l'y oblige, pour rester conseiller municipal et président de l'agglomération de Saint-Quentin[36]. Il annonce également qu'il abandonne son mandat de député dès le , alors que la loi sur le cumul des mandats de 2014 lui laissait la possibilité d'attendre (ce qui donne lieu à une législative partielle). Pour compenser ses pertes de revenus, il fait augmenter ses indemnités par l'agglomération de Saint-Quentin[37]. Au conseil régional, il fait baisser de 5 % les indemnités des élus[38]. En 2016, il s'attire des critiques pour avoir fait augmenter de 4 000 euros son indemnité de conseiller municipal, venant s'ajouter à son indemnité de président de région[39].

Proche des chasseurs, et notamment du parti Chasse, pêche, nature et traditions (CPNT), il confie la charge de la politique environnementale de la région à des représentants des fédérations de chasse, tandis que les subventions régionales qui leur sont versées augmentent fortement. Ses rapports sont plus difficiles avec les écologistes ; les associations environnementales voient, en 2017, leurs subventions réduites ou supprimées[40].

En , Mediapart indique qu’il a financé des repas politiques avec des fonds régionaux, pour plus de 7 000 euros[41].

Candidat à sa réélection pour les élections régionales de 2021 dans les Hauts-de-France, il mène une liste divers droite baptisée « Se battre pour vous », qui compte au moins 20 candidats ayant soutenu La République en marche ou été soutenus par ce parti lors de précédents scrutins[42]. Il l’emporte au second tour avec plus de 50 % des suffrages exprimés, largement devant les listes RN de Sébastien Chenu et de gauche de Karima Delli.

Éloignement et départ des Républicains

Xavier Bertrand à une réunion de soutien à François Fillon ().

Dès 2013, il annonce sa volonté de prendre part à la primaire française de la droite et du centre de 2016[43], avant d'y renoncer après les élections régionales de 2015[44]. Il ne soutient publiquement aucun candidat avant le premier tour de la primaire mais vote en faveur de François Fillon, qui obtient l'investiture de son parti pour l'élection présidentielle de 2017[45]. Dans le cadre de l'affaire Fillon, il réfléchit, avec Valérie Pécresse et Christian Estrosi, à une sortie de crise visant à faire remplacer François Fillon[46]. Ce dernier refusant de renoncer à sa candidature, Xavier Bertrand continue à le soutenir et à le conseiller.

En , il est annoncé que Xavier Bertrand ne paie plus ses cotisations aux Républicains depuis l'élection présidentielle en raison de l'absence de consignes de vote claires de son parti en faveur d'Emmanuel Macron contre Marine Le Pen[47]. Il annonce son départ de LR le , au lendemain de l'élection à la présidence du mouvement de Laurent Wauquiez, tenant d’une ligne plus à droite que la sienne[48].

Xavier Bertrand ne se représente pas en 2020 à la présidence de l'agglomération du Saint-Quentinois, privilégiant la région Hauts-de-France[49]. Il devient dans le même temps actionnaire du Saint-Quentin Basket-Ball[50].

Candidature au congrès des Républicains de 2021

En , Xavier Bertrand annonce qu'il se « prépare » à l'élection présidentielle de 2022. Il exclut de se soumettre à une primaire de la droite, estimant que sa primaire « sera le scrutin régional des Hauts-de-France »[51].

Figurent dans son premier cercle Matthias Baccino, Jean-Paul Mulot et Jean Spiri, responsables du club de réflexion La Manufacture, Michel Bettan, vice-président exécutif de Havas, considéré comme son « bras droit », sa conseillère en communication Mélanie Blond, le député Julien Dive et le sénateur Jean-François Rapin[52]. Le filloniste Vincent Chriqui est chargé de coordonner l’ensemble des groupes de travail en perspective du scrutin présidentiel[53]. S'il s'inscrit dans l'opposition au gouvernement Jean Castex, Xavier Bertrand a longtemps été l'un des proches du Premier ministre et il est ami avec le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin[54].

Candidat à un second mandat de président du conseil régional à l’occasion des élections régionales de 2021 dans les Hauts-de-France, il voit sa liste l’emporter au second tour avec 52,4 % des suffrages exprimés[55].

Après ce scrutin, il maintient son refus de participer à une primaire de la droite[56],[57]. Il apparaît dès lors de plus en plus isolé et ne parvient pas à s'imposer comme le candidat naturel de la droite, plafonnant à 15-16 % d’intentions de vote au premier tour de la présidentielle, un score quasiment identique à ceux de Valérie Pécresse et Michel Barnier, prêts à participer à une primaire LR[58]. En , il accepte finalement de participer au congrès des Républicains (« primaire fermée ») visant à désigner le candidat pour 2022[59]. Dans la foulée de Valérie Pécresse, il annonce également son intention de réadhérer à LR[60].

Après avoir refusé le soutien de Renaud Muselier, Xavier Bertrand s'engage à faire campagne, dès le , aux côtés des autres candidats à l'investiture LR, dont « son ami Éric Ciotti »[61], plus radical.

Le , il arrive en quatrième position au premier tour du congrès, il est éliminé avec 22,36 % des suffrages exprimés. Dans la foulée, il appelle à voter pour Valérie Pécresse et annonce se recentrer sur la région qu'il préside[62].

Prises de position

Xavier Bertrand se définit comme « un gaulliste social, d'une droite sociale et populaire »[63]. Il se prononce en faveur de la fin des 35 heures, d'un système de retraites mixte par capitalisation et répartition, de la suppression du droit du sol et de l'aide médicale d'État[64].

Mariage homosexuel, PMA et GPA

En 2014, Xavier Bertrand prône une « réécriture » ou « l'abrogation » de la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe[65], indiquant alors à Valeurs actuelles : « Je ne me résous pas à voir les règles de la filiation bouleversées à ce point. Je suis contre l'adoption par les couples homosexuels, la PMA et bien sûr la GPA[66]. » Il redit son opposition au mariage homosexuel en 2017[67].

Élection présidentielle de 2022

En vue de l’élection présidentielle de 2022, il défend des positions économiques libérales. D'après le magazine Marianne, il entend se positionner sur la droite d’Emmanuel Macron. Il souhaite en particulier diminuer de moitié les impôts de production, estimant que les mesures entreprises en ce sens par le gouvernement sont insuffisantes. Ce projet, qui représenterait un préjudice de 33 milliards d'euros pour l’État, serait compensé « notamment par des efforts sur la dépense publique » ; il prévoit un report de deux ans de l'âge de départ à la retraite et une réforme du système d'assurance chômage qui se traduirait par un durcissement des conditions d'indemnisation des chômeurs[68].

Il affiche une position ferme en matière de sécurité, prônant l'abaissement de la majorité pénale à 15 ans, la restauration des peines planchers et le passage de la période de sûreté à 50 ans en matière de terrorisme[69].

Détail des fonctions et mandats

Au gouvernement

  •  : secrétaire d'État chargé de l'Assurance maladie du gouvernement Raffarin III.
  •  : ministre de la Santé et des Solidarités du gouvernement Dominique de Villepin.
  •  : ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité des gouvernements François Fillon I et François Fillon II.
  •  : ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité du gouvernement François Fillon II.
  •  : ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé du gouvernement François Fillon III.

À l’Assemblée nationale

  •  : député de la 2e circonscription de l'Aisne (nommé au gouvernement, il laisse son siège à sa suppléante, Pascale Gruny).
  •  : député de la 2e circonscription de l'Aisne (nommé au gouvernement, il laisse de nouveau son siège à Pascale Gruny).
  •  : député de la 2e circonscription de l'Aisne (nommé au gouvernement, il laisse de nouveau son siège à Pascale Gruny).
  •  : député de la 2e circonscription de l'Aisne (élu président du conseil régional de Nord-Pas-de-Calais-Picardie, il démissionne de son mandat).

Au niveau local

  • Depuis le  : conseiller municipal de Saint-Quentin (Aisne).
  •  : conseiller communautaire de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin.
  •  : adjoint au maire de Saint-Quentin.
  •  : conseiller général de l'Aisne.
  •  : vice-président de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin.
  •  : maire de Saint-Quentin.
  •  : président de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin.
  • Depuis le  : président du conseil régional des Hauts-de-France.
  •  : président de la communauté d'agglomération du Saint-Quentinois.

Au sein de partis politiques

  • Conseiller du district de Saint-Quentin (1995-2001).
  • Secrétaire départemental du RPR (1998-2002).
  • Secrétaire départemental de l'UMP (2003-2006).
  • Secrétaire général adjoint de l'UMP chargé des débats de société (2003-2004).
  • Président de l'UMP de l'Aisne depuis 2006.
  • Porte-parole du candidat Nicolas Sarkozy, lors de l'élection présidentielle française de 2007.
  • Secrétaire général adjoint de l'UMP de mars à , puis secrétaire général par intérim du au .
  • Secrétaire général de l'UMP du au .

Synthèse des résultats électoraux

Primaire présidentielle

Année Parti 1er tour Issue
Voix % Rang
2021[62] LR 25 213 22,36 4e Éliminé

Élections législatives

Année Parti Circonscription 1er tour 2d tour
Voix % Rang Issue Voix % Rang Issue
2002[70] UMP 2e de l'Aisne 20 295 43,13 1er Ballottage 25 565 56,96 1er Élu
2007[71] 24 007 53,28 Élu
2012[72] 17 404 38,89 Ballottage 22 445 50,25 1er Élu

Élections régionales

Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.

Année Parti Région 1er tour 2d tour Sièges obtenus
Voix % Rang Voix % Rang
2015[73] LR Nord-Pas-de-Calais-Picardie 558 420 24,97 2e 1 389 340 57,77 1er
116  /  170
2021[74] DVD Hauts-de-France 551 068 41,42 1er 708 518 52,37
110  /  170

Élections cantonales

Année Parti Canton 1er tour 2d tour
Voix % Rang Issue Voix % Rang Issue
1998[75] RPR Saint-Quentin-Nord 3 752 37,52 1er Ballottage 5 152 54,40 1er Élu

Élections municipales

Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.

Année Parti Commune 1er tour Sièges
Voix % Rang CM CC
2014[76] UMP Saint-Quentin 9 913 52,60 1er
36  /  45
17  /  22

Voir aussi

Bibliographie

  • Christophe Jakubyszyn et Muriel Pleynet, Le Chouchou : Le Fabuleux Destin de Xavier Bertrand, Anne Carrière édition, , 262 p. (ISBN 978-2-8433-7520-0).
  • Ian Hamel, Xavier Bertrand : Itinéraires, Favre Sa, (ISBN 978-2-8289-1062-4).
  • Ian Hamel, Xavier Bertrand : L'Obstiné, L'Archipel, , 320 p. (ISBN 978-2-8098-4152-7).

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Anciennement communauté d'agglomération de Saint-Quentin.
  2. Portefeuille de la Famille ajouté le .

Références

  1. Le Who's Who (éd. 2006).
  2. a b c et d Who's Who in France, édition 2015, p. 285.
  3. Jean-Louis Beaucarnot, Le Tout politique, éditions L'Archipel, 2011, p. 48, (ISBN 978-2-8098-0566-6).
  4. Jérémy Lemaire, « Vanessa Williot démissionne de son poste de conseillère municipale » Accès payant, sur le site du quotidien La Voix du Nord, (consulté le ).
  5. Jean-Paul-Lottier, « Lumiu : Rencontre citoyenne sans tabou avec Xavier Bertrand », sur le site d'informations Corse Net Infos, (consulté le ).
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  8. « FRANCS-MAÇONS : BEAUCOUP LE SONT MAIS PEU LE DISENT », sur le site de la chaîne BFM TV, (consulté le ).
  9. Christophe Barbier, « Oui, je suis franc-maçon », sur le site du magazine L'Express, (consulté le ).
  10. Charlotte Chaffanjon, « Xavier Bertrand : "J'ai démissionné de la franc-maçonnerie" », sur le site du magazine Le Point, (consulté le ).
  11. « Xavier Bertrand : les petits secrets du chouchou de Sarkozy... », sur Capital.fr, (consulté le )
  12. Benoît Helme, « Xavier Bertrand, une candidature qui ne fait pas rêver », sur Slate.fr, (consulté le )
  13. « Le CV de Xavier Bertrand », sur Challenges, (consulté le )
  14. « La résistible ascensionde Xavier Bertrand », sur Le Figaro, (consulté le )
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  18. « Législatives 2002 : deuxième circonscription de l’Aisne (Saint-Quentin) », sur assemblee-nationale.fr (consulté le ).
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  22. a et b « Médecine : Xavier Bertrand augmente massivement le numerus clausus, comme en 2006 », sur www.letudiant.fr (consulté le )
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  24. « Xavier Bertrand prend les commandes de l'UMP », sur leparisien.fr, (consulté le )
  25. « Xavier Bertrand redevient officiellement député », sur Libération, (consulté le )
  26. Ségolène Gros de Larquier, « Un accord entre l'UMP et le PC chinois met en colère les députés de la majorité », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  27. « UMP: Bertrand a remis sa démission », sur europe1.fr, (consulté le )
  28. « Mediator. “Trois morts, pas plus” selon Servier, Xavier Bertrand indigné », Le Télégramme, 7 janvier 2011.
  29. « Scandale du Mediator : ces ministres qui ne savaient pas », L'Express,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  30. « Audition de Xavier Bertrand: l’ancien ministre dénonce la gestion des masques », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  31. « Xavier Bertrand réélu député de l'Aisne avec 50,25 % des voix », sur Le Monde.fr, (consulté le ).
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  34. Bertrand confirme avoir ses parrainages, Le Figaro, 6 septembre 2012.
  35. Régionales : Marine Le Pen largement battue par Xavier Bertrand dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie sur francetvinfo.fr du 14 décembre 2015
  36. Xavier Bertrand reste président de l’agglomération de Saint-Quentin, la-croix.com, 22 décembre 2015
  37. Arthur Berdah, « Pour compenser son non-cumul, Xavier Bertrand a augmenté ses indemnités », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le ).
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