Le Point

Le Point
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Marque déposée 🛈

Pays France
Zone de diffusion France
Langue Français
Périodicité Hebdomadaire, parution le jeudi
Genre Magazine d'actualité
Prix au numéro 6,90 €
Diffusion 294 456 (diffusion France payée) ex. (2021[1])
Fondateur Olivier Chevrillon, Claude Imbert, Jacques Duquesne, Pierre Billard, Georges Suffert, Henri Trinchet, Robert Franc, Philippe Ramond, Michel Bracciali
Date de fondation 1972 (il y a 52 ans)
Éditeur Sebdo 1, boulevard Victor
75015 Paris
Ville d’édition Paris

Propriétaire François Pinault via Artémis[2]
Directeur de publication Étienne Gernelle
Directeur de la rédaction Valérie Toranian
ISSN 0242-6005
ISSN (version électronique) 2271-0744
Site web www.lepoint.fr

Le Point est un magazine d'actualité hebdomadaire français, créé en 1972 par une équipe de journalistes venant essentiellement de L'Express et proches d'Olivier Chevrillon et de Claude Imbert. Le journal est traditionnellement classé à droite. C'est l'un des cinq magazines d'actualité hebdomadaires de dimension nationale en France[3].

Sa ligne éditoriale est présentée comme islamophobe depuis les années 2010 par plusieurs observateurs. Plusieurs manquements à la déontologie journalistique ont jalonné son histoire.

Depuis 1997, Le Point appartient en totalité à l'industriel du luxe François Pinault, milliardaire et troisième fortune française, via sa holding Artémis. Son siège est situé à Paris.

Histoire

Le Point est fondé en 1972[4] par une équipe de journalistes qui avaient quitté, une année plus tôt, la rédaction en chef de L'Express, alors dirigé par Jean-Jacques Servan-Schreiber. Ils reprochaient à ce dernier d'avoir transformé cet hebdomadaire en son porte-parole exclusif. Le premier numéro du Point est consacré à Valéry Giscard d'Estaing, à l'époque ministre de l'Économie et des Finances dans le premier gouvernement Pierre Messmer ayant été nommé le — et intitulé Giscard au banc d'essai.

L'équipe fondatrice du Point est composée d'Olivier Chevrillon (PDG et éditorialiste), des journalistes : Claude Imbert, Jacques Duquesne, Pierre Billard, Georges Suffert, Henri Trinchet, Robert Franc, du responsable de la publicité et du marketing Philippe Ramond, et de l'administrateur Michel Bracciali. S'appuyant financièrement sur le groupe Hachette, dont le PDG est alors Simon Nora, cette équipe recrute au printemps 1972 des journalistes — jugés parmi les plus performants — à travers les grands titres de la presse parisienne.

Le Point mise d'alors sur sa capacité à renouveler le genre de l'hebdomadaire d'information, le « newsmagazine », du type Newsweek ou Time. Son format s'inspire de celui du Time. En trois années, le journal réussit à atteindre l'équilibre financier puis à être largement bénéficiaire. Il est toujours dans ce modèle.

Son directeur de la publication est Étienne Gernelle, nommé en 2014[5].

En , Sébastien Le Fol est débarqué de son poste de directeur de la rédaction, remplacé par Valérie Toranian[6].

Actionnariats successifs

Après la victoire de la gauche aux élections de 1981, Le Point quitte le groupe Hachette, dont la nationalisation est évoquée ; l'équipe dirigeante craint d'y perdre son autonomie. Le journal intègre le groupe de cinéma Gaumont, présidé par Nicolas Seydoux[7].

En 1992, souhaitant se désengager de son investissement dans Le Point, Nicolas Seydoux cède ses parts à la Générale occidentale[8]. Un groupement d'intérêt économique « L'Express-Le Point » prend alors naissance pour gérer en particulier la publicité, source importante de revenus. Cet étrange attelage de deux hebdomadaires concurrents ne durera qu'un temps. En , la Compagnie générale d'électricité, devenue Alcatel-Alsthom, fait apport de ses activités de presse à CEP communication, une filiale d'Havas, groupe dont Alcatel (PDG : Serge Tchuruk) devient l'actionnaire principal.

Le , le journal est racheté pour près de 200 millions de francs par François Pinault, PDG de la holding Artémis[9],[10] et présenté comme un proche de Jacques Chirac. Claude Imbert, en garant de la continuité du journal et de sa ligne, demeure l'un des éditorialistes principaux.

Dates clés

  • Le paraissait le premier numéro du magazine avec pour titre en une « Crise de régime », au prix de 3,50 francs[11].
  • Le , la société Gaumont rachète 51 % du capital du Point à Hachette, l'actionnaire initial et devient ainsi l'actionnaire principal du journal.
  • En , après le départ d'Olivier Chevrillon, Jacques Duquesne, directeur adjoint de la rédaction, est nommé président-directeur général.
  • En 1988, Denis Jeambar, est nommé directeur de la rédaction.
  • En , La Générale occidentale, filiale d'Alcatel Alsthom qui possède entre autres L'Express, acquiert 40 % du capital. Elle devient actionnaire majoritaire du Point en . Création du groupement d'intérêt économique L'Express-Le Point.
  • Le , lancement de la première édition ciblée du Point : « Le Point Grandes écoles et universités », suivie, en , par une édition Affaires en collaboration avec Business Week.
  • À l'été 1996, Denis Jeambar, directeur de la rédaction, quitte Le Point. Il est remplacé par Jean Schmitt.
  • En , Franz-Olivier Giesbert devient directeur du Point et Claude Imbert conserve l'éditorial. Michel Colomès (63 ans) est nommé directeur de la rédaction en remplacement de Jean Schmitt.
  • En , Étienne Gernelle (33 ans) est nommé directeur de la rédaction. Il succède à Michel Colomès (72 ans) à qui l'on a fait valoir ses droits à la retraite.
  • Le , Franz-Olivier Giesbert, poursuivi pour diffamation raciale et publique depuis un an (il sera condamné six jours plus tard[12]) annonce qu'il va quitter volontairement la présidence du Point, ne s'estimant plus « l'homme de la situation » (voir l'interview de Télérama du [13]). Il est remplacé par Étienne Gernelle, ancien directeur de la rédaction.
  • En , la directrice adjointe de la rédaction fait l'objet d'un licenciement pour faute grave, sans indemnités ni préavis. Selon son avocat, la procédure légale n'a pas été respectée parce que le motif du limogeage est « inavouable »[14].
  • En , le site d'information Mediapart publie plusieurs articles sur le traitement par Le Point d'informations reçues sur le financement par la Libye de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy de 2007 et sur des malversations criminelles liées à la construction de l'hôpital de Benghazi ; deux articles commandés par la rédaction, mis en page et payés n'auraient finalement pas été publiés[15],[16]. Le directeur du Point se défend de toute censure et accuse Mediapart de « complotisme »[17].
  • En avril 2024, l'Alliance pour les chiffres de la presse et des médias (ACPM) publie sa nouvelle étude One Next Global S1 2024 qui dévoile l'audience globale (imprimée et numérique) des marques de presse. Pour la première fois Le Point arrive en tête des newsmagazines en France, avec 9,93 millions de lecteurs et détrône la place de leader de Paris Match[18].

Accusations d'islamophobie

Claude Imbert, co-fondateur du magazine Le Point, se présente lui-même en 2003 comme « un peu islamophobe»[19]. Dans un ouvrage intitulé Les éditocrates, Sébastien Fontanelle consacre un chapitre à Franz-Olivier Giesbert, et considère que ce directeur du Point a contribué à normaliser l'islamophobie en présentant une image souvent négative des musulmans, et en valorisant des figures connues pour leur discours de stigmatisation de l'islam comme Alain Finkielkraut ou Michel Houellebecq[19].

Les couvertures du journal sur l'islam en particulier celle sur L'islam sans gêne (2012), très controversée[20],[21],[22], ont fait l'objet d'analyses qui évoquent un amalgame entre islam et islamisme. Ces analyses soulignent la droitisation du Point, qui accompagne une tendance plus large dans le monde politique et dans la presse française[23]. Ainsi L'Express[24], Le Figaro[23] et d'autres médias[25],[26] versent dans la même islamophobie que Le Point . Cinq « unes » du magazine Le Point sont consacrées à l'islamisme l'associant tantôt aux services publics français (l’école, l’hôpital, les transports étant supposés affectés par la radicalisation islamiste), tantôt aux gilets jaunes, ou à la haine de la police, ou aux narcotrafiquants, entre 2018 et juin 2019[27]. Frédéric Lemaire sur le site Acrimed note que le rapport parlementaire sur lequel prend appui Le Point dans son dossier sur les services publics indique pourtant que ceux-ci « ne sont touchés par la radicalisation que de façon marginale », et que Le Point grossit à dessein la menace[27]. Acrimed pointe également un éditorial de Franz-Olivier Giesbert intitulé « Faut-il avoir peur d’Eurabia, l’Europe islamique ? », qui offre ainsi une forme de publicité et une caution à une théorie du complot diffusée par l'extrême droite, « Eurabia », selon laquelle les immigrés arabes et musulmans seraient en passe de coloniser l'Europe[27].

En 2019 Le Point consacre un dossier à un sondage de l'IFOP sur « le rapport qu'entretiennent les musulmans de France avec leur religion et la laïcité ». Le site web Arrêt sur image analyse les statistiques qu'il juge contestables, présentées de manière excessivement alarmiste en vue de susciter la peur du public[28].

Manquements à la déontologie professionnelle

Une enquête du site Mediapart publiée en 2022 pointe les « très nombreuses informations erronées » publiées par Le Point « et presque jamais modifiées », accusant l’hebdomadaire de « tordre la déontologie, en censurant également des articles[29]. »

Dans son numéro du , Le Point accuse le journal Le Monde diplomatique d'être sous l'influence des services de renseignement russes[30]. En réaction, le « Diplo » publie un billet de blog pour réfuter ces allégations et revient sur les multiples manquements à la déontologie du Point, dénonçant une « diplophobie ». De manière récurrente, Le Point s'est livré à des actes de diffamation à l'encontre du Monde Diplomatique, souvent par le biais de son chroniqueur éminent, Bernard-Henri Lévy[31].

Parution d'un faux témoignage

En 2010, Le Point publie un dossier nommé « Immigration Roms, allocations, mensonges… Ce qu'on n'ose pas dire ».

Le site web Arrêt sur images rapporte alors que l'hebdomadaire a publié dans celui-ci un faux témoignage d'un homme qui s'est fait passer pour la troisième femme d'un Français polygame d'origine malienne qui souhaitait prouver que « les médias travaillent mal sur la banlieue »[32].

L'hebdomadaire précise de son côté que le faux-témoin « imitant avec talent la voix d'une femme africaine » s'était fait passer pour le fixeur de la prétendue femme[33]. Dans l’article, les journalistes laissaient croire qu’ils l’avaient rencontrée, décrivant une « jeune femme au joli visage légèrement scarifié de chaque côté des yeux[29].

Condamnations de Franz-Olivier Giesbert

En 2014, le directeur de la publication de l'hebdomadaire, Franz-Olivier Giesbert, est condamné à 1 500 euros d'amende pour « diffamation publique envers un groupe de personnes à raison de leur origine ou nationalité chinoise »[34].

Fausse vidéo porno à la mairie d’Asnières

Le , Le Point publie un article, rapidement repris dans les autres titres de la presse nationale, affirmant qu' «un film porno a été tourné à la mairie d'Asnières ». Pourtant, il s'avère que les images en question provenaient d’un montage et que les « scènes torrides » décrites par le journal n’ont pas été filmées en mairie[29].

L'auteur de l'article et rédacteur en chef du Point, Jérôme Béglé, et le directeur de l'hebdomadaire, Étienne Gernelle, sont condamnés après avoir été poursuivis en justice par l’ancien maire PS d’Asnières, Sébastien Pietrasanta. L’article incriminé reste cependant en ligne, sans modification. Surtout, selon Mediapart, « les condamnations dans la fausse affaire du “film porno” d’Asnières s’inscrivent dans un contexte particulier » puisque Jérôme Béglé est un ami du chef de l'opposition de droite de la ville, Manuel Aeschlimann, lequel est à l'origine de cette fausse information. La justice a ainsi relevé que « le journaliste, non seulement s’est contenté de donner foi, sans les vérifier et sans recueillir au préalable le point de vue de la partie civile, aux accusations de Manuel Aeschlimann, mais les a en outre assorties de commentaires ou d’expressions malveillants »[29].

Bernard Henry Levy vs Bernard Cassen

En , Bernard-Henri Lévy, chroniqueur au Point, attribue au journaliste du Monde diplomatique Bernard Cassen des propos antimusulmans tenus par le pamphlétaire d’extrême droite Pierre Cassen. L’hebdomadaire refuse la publication d’un droit de réponse[35]. Il est condamné à s’exécuter par la 17e chambre du tribunal judiciaire de Paris (jugement du ). Laquelle, soulignant « l’insuffisance de rigueur et la carence de fond », « la gravité et la virulence » de la diffamation, estime que « le bénéfice de la bonne foi ne saurait lui être accordé »[36]. Il impose au Point de payer 3 500 euros d’amende[36].

Jean-Marie Le Pen candidat

En , Le Point informe ses abonnés que Jean-Marie Le Pen se présentera à l'élection présidentielle de 2017.

L'information erronée provenait en réalité d'un canular généré par le site parodique Nordpresse[37].

Affaire Corbiere-Garrido

En , Le Point publie un article accusant les députés de la France Insoumise Alexis Corbière et Raquel Garrido d'employer illégalement une femme de ménage algérienne à qui ils « imposeraient des cadences infernales ».

Les députés accusés démentent et affirment qu'on tente de les salir.

Plusieurs journaux français relèvent les incohérences de l'enquête[38],[39],[40].

L'article est finalement retiré du site le lendemain de sa publication. Le directeur de publication du journal Étienne Gernelle présente ses excuses aux concernés et explique dans un communiqué que « des erreurs et manquements à la prudence avaient été commis »[41],[42].

Étienne Gernelle met à pied le journaliste Aziz Zemouri, qui a signé cet article [43] puis le convoque à un entretien préalable à un possible licenciement[44]. Aziz Zemouri, journaliste au Point, avait déjà été condamné en diffamation à 4 reprises[42].

Il porte ensuite plainte contre le président de l’UDI Jean-Christophe Lagarde et le policier Noam Anouar qu'il dit être à l’origine de ces fausses informations[45]. Le parquet ouvre une enquête pour escroquerie[44].

En 2021, Étienne Gernelle, directeur de publication du Point, et Aziz Zemouri avaient été condamnés à plusieurs milliers d'euros d'amende pour diffamation après avoir qualifiée de « call-girl » l'actrice Sand Van Roy dans un article et tenté de discréditer son témoignage dans l'affaire de viol l'opposant à Luc Besson[46].

Calomnie contre Les Soulèvements de la Terre

Le , le Conseil de déontologie journalistique et de médiation émet une sévère critique à l'égard d'un article datant d' traitant de l'action du collectif écologique Les Soulèvements de la Terre. Dans cet article, une comparaison entre les événements de Sainte-Soline et les méthodes d'action du Hamas est jugée calomnieuse. Le Conseil souligne l'absence d'arguments sérieux pour étayer cette mise en cause et conclut que Le Point n'avait pas respecté les règles déontologiques d'exactitude, de véracité des faits et d'offre de réplique[47],[48].

Finances et gestion

Actionnariat

Depuis 1997, Le Point appartient en totalité à François Pinault, contrôlé via la holding Artémis.

Direction

Le groupe Le Point ou Société d'Exploitation de l'Hebdomadaire Le Point est une société anonyme à conseil d'administration. Son siège social est situé dans le 15e arrondissement de Paris. Depuis 2019, Le Point est dirigé par Renaud Grand Clément (PDG)[49]. Francois Claveri est le directeur général délégué[50].

Finances

Le Point connu une période de dynamique au tout début des années 1980 puis a subi une forte baisse de ses ventes entre 2014 et 2017, avec une chute d’un quart de sa diffusion, qui s’est traduit par trois années de pertes.

Par ailleurs, il fait preuve de peu de transparence sur son financement. Contrairement à d'autres journaux (Mediapart, Le Monde, etc.), il ne communique pas ses résultats financiers aux lecteurs. Depuis 2018, ses données ne semblent d'ailleurs plus disponibles au registre du commerce.

En euros 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
Chiffre d'affaires 80 373 700 79 416 100 67 820 500 70 090 400 Non disponible Non disponible Non disponible Non disponible Non disponible
Résultat d'exploitation -3 607 000 871 200 - 757 800 -1 836 100 Non disponible Non disponible Non disponible Non disponible Non disponible
Résultat net -12 064 800 1 029 500 307 600 -1 861 300 Non disponible Non disponible Non disponible Non disponible Non disponible

Dans le cadre des aides de l'État à la presse, Le Point reçoit environ 4,5 millions d'euros par an de subventions publiques[51],[52],[53], auxquelles s'ajoutent plusieurs subventions du ministère de la Culture et de la Communication[54].

Diffusion et ventes

Diffusion du Point par numéro[55]
Année Diffusion France payée Évolution annuelle Diffusion totale
(gratuits inclus)
1999 301 423[56] en augmentation 2,2 %[56] NC
2000 302 625[57] en augmentation 0,4 %[57] NC
2001 329 073[58] en augmentation 8,7 %[58] NC
2002 337 024[59] en augmentation 2,4 % NC
2003 350 088[60] en augmentation 3,9 % NC
2006 NC NC 408 931
2007 NC NC 443 956
2008 NC NC 443 738
2009 NC NC 434 745
2010 NC NC 429 650
2011 NC NC 430 086
2012 412 286 NC 432 813
2013 399 291 en diminution –3,2 % 417 940
2014 383 559 en diminution –3,9 % 401 171
2015 364 085 en diminution –5,1 % 380 222
2016 340 253 en diminution –6,5 % 355 586
2017 315 579 en diminution –7,3 % 330 602
2018 288 319 en diminution –8,7 % 301 722


Rédaction et activités

Journalistes

Depuis , la rédaction du Point est dirigée par Valérie Toranian, qui succède à Sébastien Le Fol[6].

Depuis 2014, le directeur de la publication est Étienne Gernelle.

Le Point compte plusieurs chroniqueurs réguliers, qui ne font pas partie de la rédaction mais y publient très régulièrement des tribunes :

L'écrivain Gabriel Matzneff, accusé de viols d'enfants, a longtemps été chroniqueur invité au Point[61].

Selon Étienne Gernelle, directeur de la publication :

Sur les réseaux sociaux, je me fais parfois interpeller pour le virer. Notre philosophie est claire : plus on nous demande de virer quelqu’un, moins on le fera. C’est une question de liberté d’expression[62]


La rédaction compte des dizaines de journalistes, dont Laurence Allard, Emmanuel Berretta, Manuel Carcassonne, Sophie Coignard, Florence Colombani, Michel Colomès, Charles Consigny, Jacques Dupont, Baudouin Eschapasse, François Gauvin, Jean Guisnel, Danièle Kriegel, Marc Lambron, Frédéric Lewino, François-Guillaume Lorrain, Saïd Mahrane, Claire Meynial, Yann Moix, Bruno Monier-Vinard, Christophe Ono-dit-Biot, Gilles Pudlowski, Sacha Reins, Michel Richard, Voutch, Fabien Roland-Lévy, Emilie Trévert et Olivier Weber.

Récompense de bande dessinée

Depuis 2014, Le Point décerne le prix de la BD du Point pour récompenser une bande dessinée.

Après les attentats de janvier 2015, au cours desquels Georges Wolinski est assassiné, le prix change de nom en hommage au défunt, avec l'accord de sa veuve Maryse Wolinski, et il devient le « Prix Wolinski de la BD du Point »[63].

Révélations

Lobbying de Google

En 2022, le journal Le Point révèle un plan confidentiel de Google pour exercer une pression intense sur l'Union européenne[64]. L'objectif de Google est de mettre en difficulté le commissaire européen Thierry Breton[64].

Les révélations déclenchent un tollé. Lors d'un entretien avec Thierry Breton, le patron de Google Sundar Pichai présente ses excuses[65].

Anciens collaborateurs du Point

Notes et références

  1. « Le Point - ACPM », sur Acpm.fr (consulté le ).
  2. « Médias français, qui possède quoi ? », sur Le Monde diplomatique, (consulté le ).
  3. Avec L'Obs, L'Express, Marianne et Valeurs actuelles, en exceptant Le Figaro Magazine, qui est un supplément.
  4. « La Presse à la Une, Le Point, n°1, 25 septembre 1972. », sur expositions.bnf.fr.
  5. « Étienne Gernelle officiellement nommé directeur de la publication du Point », sur Challenges (consulté le ).
  6. a et b « Le Point: Valérie Toranian, nouvelle directrice de la rédaction », Le Figaro, (consulté le ).
  7. Michel Jamet, « Le « Point » un new-magazine à l'état pur », Communication et langages, no 52,‎ , p. 96-106 (lire en ligne, consulté le ).
  8. fondée par James Goldsmith et ancrée depuis 1987 à la Compagnie générale d'électricité, qui possède aussi L'Express.
  9. « François Pinault remporte le « Point ». Le patron de la Redoute et de la FNAC rachète l'hebdo pour moins de 200 millions. », sur Libération.fr, (consulté le ).
  10. « François Pinault rachète « Le Point » à Havas pour près de 200 millions », sur Les Echos, .
  11. D'un « Point » à 2 499 autres, lepoint.fr du 23 juillet 2020.
  12. « « Le Point » condamné pour diffamation pour un article sur les immigrants chinois », sur Le Monde.fr, (consulté le ).
  13. Franz-Olivier Giesbert : « Je ne suis plus l’homme de la situation », Télérama du 13 janvier 2014.
  14. « La directrice adjointe du « Point » est licenciée pour «motif inavouable» », Mediapart,‎ (lire en ligne).
  15. Fabrice Arfi et Karl Laske, « Première censure au «Point»: les journalistes témoignent », Mediapart,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  16. Fabrice Arfi et Karl Laske, « « Le Point » a censuré une deuxième enquête sur l’affaire libyenne », Mediapart,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  17. « "Avec les compliments du Guide" : le droit de réponse d'Étienne Gernelle », France Inter,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  18. « Audiences magazines : "Diverto" dépasse "TV Magazine", "Télé Star" décroche, "Public" s'effondre, "Le Point" leader des newsmags », sur ozap.com, (consulté le )
  19. a et b Sébastien Fontenelle, «Les obsessions de Franz-Olivier Giesbert», Sébastien Fontenelle, Mona Chollet, Olivier Cyran et Laurence De Cock, Les éditocrates 2. Le cauchemar continue, éditions La Découverte, 2018, chapitre accessible en ligne sur le site Les mots sont importants.
  20. « Cette Une qui gêne », sur Le HuffPost, (consulté le )
  21. « La photo choc du Point... prise dans une manif de dix personnes », sur Arrêt sur images, (consulté le )
  22. « « Cet islam sans gêne » : la détestable Une racoleuse du Point », sur SaphirNews.com | Quotidien d'actualité | Islam et Musulmans de France (consulté le )
  23. a et b « La couverture du Point sur l'islam : « Décomplexée » », sur L'Obs, (consulté le )
  24. Isabelle Hanne, « «Le Point» et «L'Express» sans gêne avec l'Islam », sur Libération (consulté le )
  25. Raphaël Liogier, « Le mythe de l'invasion arabo-musulmane », sur Le Monde diplomatique, (consulté le )
  26. Julien Salingue, « Les obsessions islamiques de la presse magazine », sur Acrimed | Action Critique Médias, (consulté le )
  27. a b et c Frédéric Lemaire, « Les obsessions islamiques du Point (et de Franz-Olivier Giesbert) », sur Acrimed | Action Critique Médias, (consulté le )
  28. Emmanuelle Walter, «Le Point et "les musulmans" : les statistiques de la peur», 24 septembre 2019, lire en ligne
  29. a b c et d David Perrotin, Antton Rouget et Marine Turchi, « Garrido-Corbière : « Le Point », un journal accro aux fausses infos », sur Mediapart, .
  30. « Cette journaliste russe qui infiltrait « Le Monde diplomatique » et « L’Humanité » », sur Le Point,
  31. « Encore une « fake news » du « Point » », sur Le Monde diplomatique,
  32. « Polygamie : le Point en flagrant délit de bidonnage - Par Dan Israel | Arrêt sur images », sur www.arretsurimages.net (consulté le ).
  33. « Comment " Le Point " s'est fait piéger », Le Point, (consulté le ).
  34. « « Le Point » condamné pour diffamation pour un article sur les immigrants chinois », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  35. Michel Deléan, « Bernard Cassen gagne contre BHL et «Le Point» », sur Mediapart (consulté le ).
  36. a et b Serge Halimi & Pierre Rimbert, « Voyage en feinte vérité », Le Monde diplomatique, .
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  39. Vincent Coquaz et Luc Peillon, « Femme de ménage sans papiers: «Le Point» a-t-il publié une fausse info sur le couple Garrido-Corbière ? », Libération (consulté le ).
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  47. « SAINTE-SOLINE : LE CDJM DÉNONCE LE MANQUE DE DÉONTOLOGIE DU "POINT" », sur www.arretsurimages.net (consulté le )
  48. « Avis sur la saisine N° 23-026 », sur Conseil de déontologie journalistique et de médiation, (consulté le ).
  49. Strategies, « Renaut Grand Clément PDG de Le Point », sur Strategies.fr, .
  50. La Lettre A, « François Claverie, discret numéro deux du Point en croisade pour les droits voisins », sur La Lettre A, .
  51. Rapport de la Cour des Comptes sur les aides à la presse écrite, 18 septembre 2013.
  52. Les mensonges du Point sur « la France des assistés », Politis, 25 octobre 2013.
  53. Le Plan d'aide à la presse écrite 2009-2011, p. 647, rapport de la Cour des comptes de France.
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  55. Diffusion Contrôle, 2012, site Office de Justification de la Diffusion 2005.
  56. a et b Michel Delberghe, « Les magazines à gros tirage n'ont pas enrayé la baisse de leurs ventes », Le Monde,‎ , p. 24.
  57. a et b Michel Delberghe, « Coup de frein dans les magazines », Le Monde,‎ , p. 21.
  58. a et b José Barroso, « La diffusion de la presse s’est révélée « assez stable » en 2001 », Le Monde,‎ , p. 21.
  59. Daniel Psenny, « La presse française a connu une légère régression en 2002 », Le Monde,‎ , p. 20.
  60. Pascale Santi, « La baisse de la diffusion de la presse, amorcée en 2001, s’est poursuivie en 2003 », Le Monde,‎ , p. 31.
  61. Gabriel Matzneff, « Matzneff - Yann, encore un effort si tu veux être crucifié ! », Le Point, .
  62. « Le Point, Le Figaro, Causeuretc. : à droite, on aime encore Matzneff », sur Arrêt sur Images,
  63. Didier Pasamonik, « Zep et "What a Wonderful World !" reçoivent le premier Prix Wolinski de la BD du Point 2015 », sur Actua BD, .
  64. a et b Emmanuel Berretta et Guillaume Grallet, « Comment Google veut faire plier Bruxelles » Accès payant, Le Point, (ISSN 0242-6005, consulté le ).
  65. Déborah Loye, « Régulation : le patron de Google présente ses excuses à Thierry Breton », Les Échos, (ISSN 0153-4831, consulté le ).

Voir aussi

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Le Point.

Articles connexes

Liens externes

  • Nicolas Tryzna, Le Point : Création, positionnement et fonctionnement d’un hebdomadaire français à la fin du XXe siècle (Thèse de doctorat en Histoire des médias (résumé)), Paris, 14 septembre 2017 (soutenance) (lire en ligne)