Élisabeth Borne

Élisabeth Borne

Élisabeth Borne
Illustration.
Élisabeth Borne en 2017.
Fonctions
Première ministre française[Note 1]
chargée de la Planification écologique et énergétique
En fonction depuis le
(1 mois et 10 jours)
Président Emmanuel Macron
Gouvernement Borne
Législature XVe (Cinquième République)
Coalition Majorité présidentielle
LREM-MoDem-TDP-EC-PRV-Agir
Prédécesseur Jean Castex
Députée française
En fonction depuis le
(4 jours)
Élection 19 juin 2022
Circonscription 6e du Calvados
Législature XVIe (Cinquième République)
Groupe politique LREM
Prédécesseur Alain Tourret
Successeur Freddy Sertin
Ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion

(1 an, 10 mois et 10 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Jean Castex
Gouvernement Castex
Prédécesseur Muriel Pénicaud
Successeur Olivier Dussopt
Ministre de la Transition écologique et solidaire

(11 mois et 20 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe II
Prédécesseur François de Rugy
Successeur Barbara Pompili
Ministre chargée des Transports

(2 ans, 1 mois et 29 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Ministre Nicolas Hulot
François de Rugy
Gouvernement Philippe I et II
Prédécesseur Alain Vidalies (secrétaire d'État)
Successeur Jean-Baptiste Djebbari (secrétaire d'État)
Préfète du Poitou-Charentes et de la Vienne

(1 an, 2 mois et 22 jours)
Prédécesseur Yves Dassonville
Successeur Christiane Barret
Biographie
Date de naissance (61 ans)
Lieu de naissance Paris 15e (France)
Nationalité Française
Parti politique LREM (depuis 2017)
TdP (depuis 2020)
Diplômée de École polytechnique
ENPC
Collège des ingénieurs
Profession Haute fonctionnaire
Résidence Hôtel de Matignon (Paris 7e)

Élisabeth Borne
Premiers ministres français

Élisabeth Borne, née le dans le 15e arrondissement de Paris, est une haute fonctionnaire et femme d'État française. Elle est Première ministre depuis le .

Ingénieure générale des ponts et chaussées, préfète de la région Poitou-Charentes de 2013 à 2014 puis directrice de cabinet de Ségolène Royal au ministère de l'Écologie de 2014 à 2015, elle est présidente de la Régie autonome des transports parisiens (RATP) de 2015 à 2017.

Longtemps proche du Parti socialiste, elle rejoint La République en marche dès la première campagne présidentielle d'Emmanuel Macron puis est nommée ministre chargée des Transports en dans le premier gouvernement Édouard Philippe, sous la première présidence d'Emmanuel Macron. En , elle est nommée ministre de la Transition écologique et solidaire, en remplacement de François de Rugy, démissionnaire. Elle est nommée l'année suivante ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion dans le gouvernement Jean Castex. Elle rejoint le parti Territoires de progrès courant 2020.

À la suite de l'élection présidentielle de 2022 et de la seconde présidence d'Emmanuel Macron, elle est nommée Première ministre, devenant la seconde femme à occuper ce poste dans un gouvernement français, trente ans après Édith Cresson.

Biographie

Naissance et famille

Élisabeth Borne naît le dans le 15e arrondissement de Paris du mariage de Joseph Borne, né Bornstein[1] (1924-1972) à Anvers en Belgique, et de Marguerite Lescène (1920-2015)[2], pharmacienne à Livarot dans le Calvados[3]. Le père de cette dernière, Marcel Lescène (1892-1956), également pharmacien[4],[a], est maire de Livarot[6],[7] de 1938 à 1945 et de 1947 à 1953. En 1950, Joseph Bornstein, jusqu'alors apatride[8], résistant[9] rescapé des camps de concentration nazis d'Auschwitz et de Buchenwald[b], obtient la nationalité française. Il reprend le nom de Borne, son nom de guerre figurant sur ses faux-papiers[12]. Après la Seconde Guerre mondiale, Joseph et Marguerite Borne dirigent un laboratoire pharmaceutique dans le 15e arrondissement de Paris[20]. Après le suicide de son père en 1972 alors qu'elle n'a que 11 ans[15], Élisabeth Borne devient pupille de la Nation, ce qui lui permet d'obtenir une bourse d'étude[21]. Élisabeth Borne a une sœur prénommée Anne-Marie[22].

Le , Élisabeth Borne épouse Olivier Allix[c] à Lésigny en Seine-et-Marne. De cette union naît en 1995, un garçon, Nathan[26],[27],[d]. Le couple divorce le [20].

Études et formation

Élisabeth Borne, après des études à l'institution de la Providence à Paris, est élève au lycée Janson-de-Sailly (1977-1981), où elle passe son baccalauréat puis deux années de classes préparatoires aux grandes écoles[28]. À la suite du concours, elle intègre l'École polytechnique (promotion )[29],[30], et en sort dans le corps des ponts et chaussées. Elle obtient le diplôme d'ingénieur de l'École nationale des ponts et chaussées en [31],[26] et le MBA du Collège des ingénieurs[32].

Au sein du corps des ponts et chaussées, elle est promue au grade d'ingénieur en chef en puis au grade d'ingénieur général le [33].

Carrière professionnelle

Elle commence sa carrière en , quand elle intègre le ministère de l'Équipement auprès de Pierre Méhaignerie, avant de rejoindre la direction régionale de l'Équipement d'Île-de-France en [34]. Au début des années , elle est conseillère au ministère de l'Éducation nationale auprès de Lionel Jospin puis de Jack Lang[35].

Après un passage chez Sonacotra (renommée Adoma en 2007) en tant que directrice technique, elle rejoint en le cabinet de Lionel Jospin à l'hôtel de Matignon comme conseillère technique chargée des transports pendant cinq ans[36].

En 2002, elle est nommée directrice de la stratégie de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), puis rejoint la société Eiffage en 2007 en tant que directrice des concessions. De 2008 à 2013, elle est directrice générale de l'urbanisme à la mairie de Paris sous le mandat de Bertrand Delanoë [37].

En , elle est nommée préfète de la région Poitou-Charentes et préfète de la Vienne ; elle est la première femme à occuper ce poste[38],[39].

Élisabeth Borne en 2015, avec notamment Vincent Bolloré et Nicolas Beytout.

De 2014 à 2015, elle est directrice du cabinet de Ségolène Royal au ministère de l'Écologie[40],[41]. À ce poste, elle mène, conjointement avec Alexis Kohler, alors directeur de cabinet d'Emmanuel Macron au ministère de l'Économie, les discussions d'un groupe de travail parlementaire sur les autoroutes faisant suite à plusieurs rapports de la Cour des comptes, du Sénat, de l'Assemblée nationale et de l'Autorité de la concurrence critiquant « la rentabilité exceptionnelle » des autoroutes « assimilable à une rente » ; selon Radio France, Élisabeth Borne et Alexis Kohler « font passer un message assez clair : d'après eux, la marge de manœuvre de l'État avec les sociétés d'autoroutes est très mince »[42]. Dans le même temps, Élisabeth Borne et Alexis Kohler négocient le protocole d'accord signé en entre l'État et les sociétés concessionnaires d'autoroutes dont le contenu n'est rendu public qu'en 2019, après recours devant le Conseil d’État[43], qui allonge jusqu'à six ans les concessions accordées aux groupes privés et élabore un rattrapage tarifaire qui se traduit par un surcoût de 500 millions d'euros pour les usagers, selon les calculs de l'Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (ARAFER)[42],[44]. En 2019, le cabinet d'Élisabeth Borne affirme que l'annonce, en , par Ségolène Royal, d'un gel des tarifs des péages, contrairement aux accords prévus avec les sociétés d'autoroutes, a « introduit une dernière ligne droite de négociations très dures et une position très défavorable pour l'État », mais considère que l'accord est « sans conteste positif puisqu'il a permis d'éviter à l'État des procédures de litiges qui lui auraient immanquablement été défavorables » et de « rééquilibrer [les] relations contractuelles [de l'État] avec les sociétés concessionnaires »[42].

Le , elle succède à Pierre Mongin à la tête de la Régie autonome des transports parisiens (RATP)[45],[20]. Le , elle annonce sur RTL le recrutement de « 3 000 nouveaux collaborateurs » au cours de l'année 2016 au sein de la RATP[46]. Elle est remplacée le par Catherine Guillouard[47]

Parcours politique

Longtemps proche du Parti socialiste, elle vote pour Emmanuel Macron à l'élection présidentielle de 2017, puis rejoint La République en marche[48],[49].

Ministre chargée des Transports

En , elle est nommée ministre chargée des Transports auprès de Nicolas Hulot, ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire, dans le premier gouvernement Édouard Philippe, et est reconduite dans ses fonctions le , au sein du second gouvernement Édouard Philippe.

En , elle annonce vouloir donner la « priorité aux déplacements de la vie quotidienne », estimant que « l'argent doit prioritairement aller à l'entretien et à la modernisation » des réseaux existants[50]. Dans cette logique, elle s'engage le pour un « plan national vélo » interministériel[51].

Élisabeth Borne en 2017, alors ministre chargée des Transports.

Début 2018, elle conduit une réforme de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) consistant en l'ouverture à la concurrence du transport ferroviaire, la transformation du statut de l'entreprise et l'arrêt du recrutement au statut de ses agents à partir du , ainsi que la reprise progressive par l'État de 35 milliards d'euros de la dette de l'entreprise publique[52],[53].

Confrontée à la plus longue grève de la SNCF[54] depuis plusieurs décennies, elle fait tout de même voter cette réforme à une large majorité[55]. Cette réforme lui attire l'hostilité d'une partie importante du monde cheminot et de la gauche radicale, qui l’accusent d'affaiblir le secteur ferroviaire, en particulier les petites lignes et le fret (Fret SNCF), en la tenant pour responsable de la fin du train de fruits et légumes reliant Perpignan à Rungis[56].

Elle présente le en Conseil des ministres le projet de loi d'orientation des mobilités[57], qui traduit la volonté du gouvernement de donner la priorité aux transports du quotidien, et qu’elle présente comme « un antidote aux fractures sociales et territoriales »[58].

En , elle annonce la mise en place d'une « écotaxe » d'un montant de 1,50 à 18 euros sur les billets d'avion à partir de 2020 pour tous les vols au départ d'aéroports français, sauf pour les vols en correspondance et ceux vers la Corse ou les territoires français d'outre-mer : celle-ci doit rapporter 182 millions d'euros à partir de 2020, destinés à des investissements pour des infrastructures de transports plus écologiques, notamment le ferroviaire. Elle est votée en par l'Assemblée nationale et intégrée à la taxe de solidarité sur les billets d'avion créée en 2005[59],[60]. Selon Les Décodeurs du journal Le Monde, « rapportée au montant d’un billet pour se rendre à l’autre bout de l’Europe ou du monde, cette taxe représente une faible contribution » et « un montant trop faible pour avoir un effet »[61].

En juin-, alors que s'achève l’examen du projet de loi d’orientation des mobilités à l’Assemblée, trois de ses huit conseillers quittent son cabinet, dont Julien Dehornoy[62], directeur de cabinet par intérim depuis la nomination en de son premier directeur de cabinet, Marc Papinutti, comme directeur général des Infrastructures, des Transports et de la Mer[63].

Ministre de la Transition écologique et solidaire

Le , à la suite de la démission de François de Rugy, Élisabeth Borne est nommée ministre de la Transition écologique et solidaire[64]. Elle n'est pas ministre d'État, contrairement à ses deux prédécesseurs Nicolas Hulot et François de Rugy, et conserve dans un premier temps le plein exercice de ses attributions sur le portefeuille des Transports[65]. Le , celles-ci sont finalement déléguées à Jean-Baptiste Djebbari, nommé secrétaire d’État auprès d’elle[66],[67].

Le quotidien L'Opinion indique qu'elle « est largement reconnue, dans ses rangs comme en dehors, comme une ministre qui maîtrise ses dossiers et sait les mener à terme », mais relève « son manque de poids politique »[68]. En raison de précédentes déclarations jugées peu favorables à l'environnement, notamment au sujet de la taxation des carburants maritimes ou du kérosène dans l'aviation, certaines personnalités et associations se montrent sceptiques quant à la réussite de sa mission[69]. BFM TV estime qu'en tant que ministre des Transports, elle ne s'est « jamais départie d'une grande prudence au moment d'aborder les chapitres environnementaux de la politique nationale[70]. » Selon un sondage BVA mené peu après son entrée en fonction, 60 % des Français interrogés ne lui font pas confiance pour faire de la cause environnementale une priorité de son action dans les prochains mois[71]. En réponse aux critiques à son égard, elle déclare ne pas avoir « de leçons à recevoir sur l'écologie » et se définit comme « une écologiste de terrain »[72].

Alors que, depuis le début de la première présidence d'Emmanuel Macron, les ministres peuvent disposer au maximum de dix collaborateurs au sein de leurs cabinets, elle en obtient quinze. Elle emmène avec elle la quasi-intégralité de son cabinet au ministère des Transports, et conserve Cyril Forget, jusqu’alors directeur adjoint de cabinet de François de Rugy, ainsi que trois conseillers du pôle « transition écologique » de François de Rugy. Jack Azoulay et Baptiste Perrissin-Fabert, les deux directeurs de cabinet d’Emmanuelle Wargon et Brune Poirson, sont également directeurs de cabinet adjoints d’Élisabeth Borne[73].

Élisabeth Borne en 2019.

Elle entame l'exercice de sa fonction avec la défense au Parlement du projet de loi Énergie Climat, commencée par François de Rugy[56]. Celle-ci déclare « l'urgence écologique et climatique » et actualise notamment les objectifs de la politique énergétique de la France, en prévoyant d'atteindre la neutralité carbone à l'horizon 2050, une baisse de 40 % de la consommation d'énergies fossiles d'ici à 2030 (contre 30 % précédemment), et la fermeture des dernières centrales à charbon en 2022. Elle décale également de 2025 à 2035 la réduction à 50 % de la part du nucléaire dans la production électrique. Elle est définitivement adoptée par le Parlement le , et promulguée le [74].

En , Élisabeth Borne et Bruno Le Maire envoient une lettre à Jean-Bernard Lévy, président d’Électricité de France (EDF), en lui donnant une feuille de route précise pour « être en mesure de répondre à l’exécution d’un programme de construction de trois paires de réacteurs sur trois sites distincts »[75]. Alors que Jean-Bernard Lévy annonce, le mois suivant, la prochaine construction de six nouveaux réacteurs EPR, la ministre de la Transition écologique assure que rien n'a été « tranché », qu'il s'agit d'un « scénario parmi d'autres », et qu’aucune décision ne sera prise avant la mise en service de l'EPR de Flamanville[76]. Elle appelle également EDF à « réfléchir » à son rôle au cas où un scénario « 100 % énergies renouvelables » serait retenu à terme pour la fourniture d'énergie en France, aux dépens de nouvelles centrales nucléaires[77]. En , elle déclare être confortée « dans l’idée qu’il faut avoir un mix électrique diversifié », et estime que « dépendre d’une source d’électricité à 70 % [à savoir le nucléaire] n’est pas la façon d’être le plus résilient »[78]. Elle mène à terme la mise à l’arrêt définitive, fin , de la centrale nucléaire de Fessenheim[79].

En , elle annonce l'abandon du projet EuropaCity, tout en maintenant le projet d'urbanisation du Triangle de Gonesse et celui de la gare le desservant[80]. Selon Le Monde, alors que l’exécutif hésitait avec un sursis de quelques mois, Élisabeth Borne plaidait pour l'arrêt immédiat du projet[80].

En , alors que l'Assemblée nationale vote, après un avis favorable du gouvernement — de fait, de Gérald Darmanin, seul ministre présent au moment du vote —, un amendement reportant de 2020 à 2026 l'effacement de l'huile de palme de la liste des biocarburants qui bénéficient de la minoration de la taxe générale sur les activités polluantes, Élisabeth Borne fait part de son « incompréhension » tant « sur le fond de l'amendement que sur la forme, avec une absence de débat »[81],[82]. Le Premier ministre Édouard Philippe demande qu'un nouveau vote se tienne à l'Assemblée[82].

Selon l'agence de presse Reuters qui cite « plusieurs sources », « le premier vote sur ce sujet sensible s’est fait dans le dos d’Élisabeth Borne, qui a œuvré pour obtenir une deuxième délibération aboutissant finalement au maintien de l’huile de palme sur la liste des biocarburants taxés à partir du , au grand dam de Total qui avait milité pour un sursis jusqu’en 2026 » afin d'alimenter la plateforme de la Mède[83]. Reuters ajoute que cet épisode « témoigne des tiraillements entre deux ministères essentiels de la galaxie Emmanuel Macron, écartelée entre ses promesses vertes et son souci d’encourager l’activité économique[83]. »

En , la Direction générale des Douanes et Droits indirects publie une note qui maintient l’exonération fiscale pour un sous-produit de l’huile de palme (les « acides gras de palme », dits PFAD), malgré la suppression du principe de cet avantage par le Parlement. Le cabinet d'Élisabeth Borne réagit en affirmant qu’« il n’y aura pas de décision en catimini sur les critères de durabilité des PFAD », et qu’« une concertation large et transparente se tiendra début janvier avec les acteurs économiques comme avec les associations environnementales »[84],[85].

Lors du Black Friday de 2019, qui suscite la polémique en raison de ses conséquences environnementales, Élisabeth Borne met en cause ce qui, selon elle, « est d’abord une énorme opération commerciale des grandes plateformes en ligne », « dont [elle] ne pense pas qu’elles soient les amies des petits commerçants ». Elle dénonce également le fait que cet événement engendre « des milliers de colis en France avec tout ce que ça pose comme problèmes d’embouteillages, de pollution, d'émissions de gaz à effet de serre[86]. »

En , elle est accusée par le magazine Marianne d'avoir omis de déclarer un poste détenu en 2015-2016 dans le formulaire qu'elle a déposé auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Le cabinet de la ministre répond qu'elle n'était pas obligée de déclarer cette fonction dans sa déclaration d'intérêts et que cette interprétation a été validée par la Haute Autorité précitée[87]. En , la HATVP demande à Élisabeth Borne de modifier sa déclaration d'intérêts[88], tout en considérant que les règles applicables étaient sujettes à interprétation et que les omissions en cause n'étaient pas « de nature à caractériser un risque de conflit d'intérêts » avec la fonction de ministre de la Transition écologique et solidaire[89].

Élisabeth Borne en 2020 avec un masque contre le coronavirus.

En , lors du déconfinement consécutif à la pandémie de Covid-19 en France, elle lance la création d'un plan destiné à favoriser la réparation des vélos. Ce plan, dit « coup de pouce vélo » et accompagné du déploiement temporaire de pistes cyclables, aurait permis, mi-, de procéder à la remise en état d'environ 170 000 vélos[90]. En juin, elle annonce le triplement du budget alloué à ce plan, pour viser « le million de vélos remis en état d’ici à la fin de l’année »[79].

Peu avant le terme des travaux de la Convention citoyenne pour le climat, elle se dit favorable, « à titre personnel », à l'organisation d'un référendum sur les mesures proposées par celle-ci, estimant que « des questions multiples permettraient de faire partager les travaux de [la Convention] avec tous les Français »[91],[92]. Elle se dit également favorable, « à titre personnel », à l'abaissement de la limite de vitesse sur autoroute à 110 km/h, proposée par la Convention[93]. Le , elle reçoit au nom de l'exécutif les propositions de la Convention citoyenne pour le climat[94]. Comme Emmanuel Macron, elle assure que les 146 propositions retenues par le président de la République (sur 149) « seront mises en œuvre »[79].

Lors de son départ du ministère, Le Monde, Libération et La Croix estiment qu'elle n'a pas réussi « à mettre la protection de l’environnement au cœur des décisions du gouvernement », faute de marges de manœuvre conséquentes, dans la lignée de ses prédécesseurs[95],[79],[96]. Elle a mené à terme trois chantiers législatifs : la loi Énergie Climat, la loi d'orientation des mobilités et la loi sur l'économie circulaire[95].

Ministre du Travail, du Plein emploi et de l'Insertion

Lors d'une Conférence ministérielle : « Nouvelle génération Erasmus : développer la mobilité européenne des apprentis » en .

Le , lors de la constitution du gouvernement Jean Castex, elle est nommée ministre du Travail, du Plein emploi et de l'Insertion[97]. Elle succède à Muriel Pénicaud, à la tête d'un ministère du Travail étendu, et récupère le dossier jugé crucial des retraites[98], précédemment dévolu au ministère des Solidarités et de la Santé.

Peu après, elle annonce, à la suite du Premier ministre Jean Castex, que la priorité pour la rentrée de doit être donnée à l'emploi, notamment à celui des jeunes, et que la mise en place de la réforme des retraites et de l'assurance chômage est par conséquent reportée au [99].

Dans le contexte de la pandémie de Covid-19, elle annonce, à la suite de discussions avec les partenaires sociaux, la généralisation à partir du du caractère obligatoire du port du masque en entreprise dans les espaces fermés[100]. Elle évoque toutefois la possibilité d'adapter cette règle aux situations spécifiques[101].

En février 2021, dans une tribune au Monde, elle défend l’extension de la garantie jeunes contre celle du revenu de solidarité active (RSA) aux personnes de moins de 25 ans[102].

Elle rejoint Territoires de progrès courant 2020[103].

Hostile à la première version de la réforme de l'assurance chômage portée par Muriel Pénicaud, notamment en raison du fait qu’elle puisse aboutir à distribuer tous les mois un montant moins élevé que celui du RSA à un chômeur ayant précédemment travaillé au SMIC à temps plein, elle fait passer une seconde version, selon Mediapart « pourtant à peine moins sévère pour bon nombre de demandeurs d’emploi », mais plutôt soutenue dans l'opinion de l'avis même des confédérations syndicales, y compris parmi une partie de l’électorat de gauche. Le même site indique qu'elle peut « se targuer d’une nette baisse du nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi, malgré la crise sanitaire du Covid, et même si ces bons chiffres s’expliquent très largement par un financement quasi intégral de l’apprentissage de la part du gouvernement, qui a permis l’explosion du nombre d’apprentis, de 480 000 contrats fin 2019 à au moins 900 000 deux ans plus tard »[104].

En , elle est investie candidate de la majorité aux élections législatives dans la sixième circonscription du Calvados, ce que Le Monde qualifie de « parachutage à faible risque », puisque au second tour de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron a obtenu près de 57 % des voix[105] ; elle dément être parachutée, rappelant qu'une partie de sa famille est issue du département[106].

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, la juge « rugueu[se], parfois, dans la confrontation » quand la plupart des responsables syndicaux l'estiment ouverte à la discussion[107].

Première ministre

Nomination

Le , Élisabeth Borne est nommée Première ministre par le président de la République Emmanuel Macron, succédant à Jean Castex[108].

Elle devient la deuxième femme à occuper ce poste après Édith Cresson (1991-1992)[109],[110]. Elle est également la première personnalité issue de La République en marche (LREM) à occuper cette fonction, ses prédécesseurs Édouard Philippe et Jean Castex n'étant pas membres du parti présidentiel[104]. Après Georges Pompidou, Raymond Barre et Dominique de Villepin, elle est, enfin, le quatrième chef du gouvernement sous la Ve République à n'avoir jamais brigué un mandat électif au suffrage universel avant sa nomination[111].

Exercice de la fonction

D'après le décret du relatif à la composition du gouvernement, Élisabeth Borne est « Première ministre, chargée de la planification écologique et énergétique »[112]. C'est la première fois qu'un Premier ministre possède directement une attribution[113],[e]. L'expression de « planification écologique » figurait dans le programme électoral de deux candidats à l'élection présidentielle de 2022, celui de Jean-Luc Mélenchon (qui prévoyait la création d'un Conseil à la planification écologique rattaché au Premier ministre[114]) et celui d'Emmanuel Macron (qui a annoncé dans l'entre-deux-tours que son Premier ministre serait « chargé de la planification écologique »[115]). Aussi, la politique environnementale ne dépend plus d'un grand ministère de l'Écologie, mais est dorénavant divisée en deux ministères : le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, d'une part, et le ministère de la Transition énergétique, d'autre part[113]. La Première ministre, quant à elle, est chargée de faire en sorte que « l'action écologique soit plus transversale »[113].

Le , Élisabeth Borne annonce que le premier projet de loi examiné portera sur le pouvoir d'achat, ajoutant que « les inquiétudes des Français » sur ce sujet avaient « bien été entendues ». « On travaille sur un chèque alimentation qui fera partie de ce projet de loi, mais aussi sur des mesures de bouclier tarifaire, et la réduction des prix du carburant sera prolongée. Il y a aussi des mesures qui étaient attendues, comme la revalorisation des retraites et le triplement de la prime Macron »[116], [117], [118].

Élections législatives de 2022

Élisabeth Borne, qui n'a jamais brigué un mandat électif au suffrage universel, est candidate à la députation aux élections législatives de dans la sixième circonscription du Calvados[119], à proximité de Livarot-Pays-d'Auge, son berceau familial maternel (qui fait partie de la troisième circonscription). Le député sortant Alain Tourret (LREM), affaibli par la maladie de Parkinson, ne se représente pas et met un terme à sa carrière politique à l'issue de son mandat[120]. L'Élysée annonce que les ministres battus dans leur circonscription devront présenter leur démission[121]. Elle arrive en tête à l'issue du premier tour avec 34,32 % des suffrages exprimés devant le candidat de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (NUPES), Noé Gauchard (24,53 %). Elle est élue au second tour avec 52,46 % des voix[122].

Le , Élisabeth Borne présente la démission de son gouvernement au président de la République Emmanuel Macron — démission traditionnelle à la suite d'un scrutin législatif — mais celui-ci la refuse « afin que le gouvernement puisse demeurer à la tâche », alors que la coalition présidentielle Ensemble ne dispose que d'une majorité relative à l'Assemblée nationale[123].

Décorations

Le , elle est nommée au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur au titre de « préfète de la région Poitou-Charentes, préfète de la Vienne ; 27 ans de services »[124].

Le , elle est nommée au grade de chevalier dans l'ordre national du Mérite au titre de « ancienne directrice à la SNCF, directrice dans un groupe de travaux publics ; 21 ans de services civils, militaires et d'activités professionnelles »[125], décorée le [126] puis promue au grade d'officier le au titre de « présidente d'une société de transports en commun »[126].

En tant que ministre chargée des affaires maritimes, elle est nommée ex officio commandeur de l'ordre du Mérite maritime à sa prise de fonction en 2019[127],[128].

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Le grand-père maternel d'Élisabeth Borne, Marcel Lescène (1892-1956), apporte les premiers soins au maréchal Rommel[4], blessé après le mitraillage de sa voiture par deux Spitfire de la RAF pilotés par le Français Jacques Remlinger et le Néo-Zélandais Bruce Oliver entre Vimoutiers et Sainte-Foy-de-Montgommery, durant la bataille de Normandie, le .
  2. Le grand-père paternel d'Élisabeth Borne, Zelig Bornstein (1891-1944) est né à Łuków[10], ville de Pologne faisant partie du royaume du Congrès — sous tutelle de l'Empire russe — avant sa conquête par l'Empire allemand en 1915 et la restauration de la Pologne comme État souverain en 1918[11]. Zelig Bornstein et sa femme Chana immigrent en Belgique en 1920. Après la mort de Chana en 1939, Zelig Bornstein et ses quatre fils, Léon, Isaac, Joseph et Albert, se réfugient en France en [12],[13]. Joseph Bornstein, le père d'Élisabeth Borne, est arrêté une première fois en juillet 1941 et est déporté au camp de concentration d'Argelès-sur-Mer, d'où il s'évade, puis une seconde fois à Nîmes avec son frère Isaac par la police française (régime de Vichy) le . Ils sont internés au camp de Rivesaltes d'où ils s'évadent également[9],[7]. Il reprennent leurs activités de résistance au sein du Mouvement de la jeunesse sioniste (MJS) où Joseph est chargé de convoyer des jeunes à Grenoble vers le maquis de Biques[14]. Léon est arrêté en 1942 et déporté par le convoi 51 puis pendu en 1943. Zelig et ses trois fils Albert, Joseph et Isaac sont arrêtés par la Gestapo le à la suite d'une dénonciation[15],[13]. Ils sont alors transférés au camp de Drancy puis déportés au camp de concentration et centre d'extermination d'Auschwitz par le convoi no 66 du [16],[17],[18]. Zelig et son fils Albert âgé de 13 ans, sont tous deux exécutés, dès leur arrivée, dans les chambres à gaz du camp. Après la marche de la mort, Joseph arrive au camp de Buchenwald[14]. Seuls Joseph et Isaac échappent à la mort et reviennent en France le après la libération du camp nazi par l'armée américaine[13],[19].
  3. Olivier Allix est professeur des universités, il est né en 1959 à Poitiers[23]. Il effectue des études de mathématiques à Paris, puis soutient une thèse en 1989 sur la modélisation du comportement des matériaux composites stratifiés. Il est docteur en mécanique appliquée[24]. À la fin des années 1980, il commence sa carrière comme maître de conférences à l'École normale supérieure de Cachan (devenue École normale supérieure Paris-Saclay). Il est promu professeur en 1992 à l'université d'Évry, puis professeur associé entre 1993 et 2003 à l'École polytechnique. Il est directeur (2006-2009) puis directeur adjoint (2010-2016) du Laboratoire de mécanique et technologie (LMT) de l'ENS Paris-Saclay, où il prend la responsabilité d'unités de recherche « Mécanique des matériaux et structures composites », « Vérification et validation des modèles », et de la division « Structures et systèmes »[25].
  4. Nathan Allix est le fils unique d'Élisabeth Borne et d’Olivier Allix. À l'université Paris-Panthéon-Assas, il effectue des études de droit durant lesquelles, il obtient une licence de droit privé (2013) et un master II de droit privé général (2015). Il effectue des recherches doctorales sur les sanctions pécuniaires civiles. Pendant son cursus universitaire, il effectue plusieurs stages, dont un stage au tribunal de grande instance de Nanterre et un autre au ministère de la Justice. Entre 2018 et 2020, il est recruté comme attaché temporaire d'enseignement et de recherche à l'université Paris-Panthéon-Assas à Paris. Devenu docteur en droit, il est recruté comme enseignant contractuel à l'université de Cergy-Pontoise en , puis à l'université Paris-Panthéon-Assas, à partir d’[23].
  5. Deux Premiers ministres de la Ve République ont exercé en même temps une autre fonction ministérielle : de 1976 à 1978, Raymond Barre est à la fois Premier ministre et ministre de l'Économie et des Finances, et en 2012, François Fillon cumule brièvement ses fonctions de Premier ministre avec celles de ministre de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement.


  1. Également ministre des Outre-mer par intérim à partir , prenant la suite de Yaël Braun-Pivet.

Références

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