Danemark

Royaume de Danemark

Kongeriget Danmark (da)

Drapeau
Drapeau du Danemark.
Blason
Armoiries du Danemark.
Description de l'image Kingdom of Denmark on the globe (Faroer special) (Europe centered).svg.
Devise nationale aucune
Devise de Margrethe II :
Guds hjælp, Folkets kærlighed, Danmarks styrke.[1]
(L’aide de Dieu, l’amour du peuple,
la grandeur du Danemark)
Hymne national Der er et yndigt land (Il y a un beau pays)
Administration
Forme de l'État Monarchie constitutionnelle
Reine Margrethe II
Premier ministre Lars Løkke Rasmussen
Langues officielles Danois
Capitale Copenhague

55° 43′ N, 12° 34′ E

Géographie
Plus grande ville Copenhague
Superficie totale 2 220 093 km2
(classé 12e)
Superficie en eau 1,6 %
Fuseau horaire UTC +1
Histoire
Unification de l'État vers 980
Union de Kalmar 1397–1523
Traité de Kiel 14 janvier 1814
Première Constitution 5 juin 1849
Démographie
Gentilé Danois
Population totale (janvier 2018[2],[3],[4]) 5 887 565 hab.
(classé 108e)
Densité 3 hab./km2
Économie
PIB nominal par hab. (2013) 59 129 $ [5] (6e)
PIB (PPA) par hab. (2013) 43 080 $ [5] (20e)
Taux de chômage (2018) Decrease Positive.svg 5,2% de la pop. active [6]
Dette publique brute (2016) Nominale
Decrease Positive.svg 104,71 milliards d'
Relative
Decrease Positive.svg 37,7 % du PIB [7]
IDH (2014) en stagnation 0,923[8] (très élevé  ; 4e)
Monnaie Couronne danoise (DKK​)
Divers
Code ISO 3166-1 DNK, DK​
Domaine Internet .dk
Indicatif téléphonique +45


Le Danemark, en forme longue le Royaume de Danemark ou le Royaume du Danemark (en danois respectivement Danmark et Kongeriget Danmark) est un pays souverain d’Europe du Nord et de Scandinavie[9], dont le territoire métropolitain est situé au sud de la Norvège, avec lequel il est séparé par la Mer du Nord, à l'ouest de la Suède, séparé par l'Øresund et au nord de l'Allemagne, seul pays avec lequel il partage une frontière terrestre. Sa capitale est Copenhague.

Le Royaume du Danemark est aussi composé de trois pays constitutifs : d'une part, le Danemark propre lui-même constitué de la péninsule continentale du Jutland ainsi que 443 autres îles, les plus grandes étant Seeland sur laquelle est située Copenhague, Vendsyssel-Thy et la Fionie ; et d'autre part, les îles Féroé et le Groenland, respectivement dans l'océan Atlantique nord et l'océan Arctique. Le Danemark couvre une superficie de 42 924 km2, ce qui en fait le plus petit État de Scandinavie, mais une superficie totale de 2 210 579 km2 en incluant les îles Féroé et le Groenland. II était peuplé en 2016 de 5,75 millions d'habitants. Pays essentiellement plat, son territoire est composé de surfaces agricoles et de côtes sablonneuses.

Monarchie constitutionnelle depuis 1849, le Danemark est une démocratie parlementaire et le monarque, actuellement la reine Margrethe II, n'exerce qu'un rôle symbolique dans le fonctionnement de ses institutions.

Le Danemark existe en tant que tel depuis le Xe siècle, lorsque Harald, premier roi du Danemark, a réalisé l'unité de la région. Son Histoire est intrinsèquement liée à celle du reste du continent européen. Participant des invasions vikings jusqu'au XIe siècle, le Danemark a connu des luttes d'influence incessantes et de contrôle des territoires avoisinants avec ses voisins, en premier lieu la Suède et la Norvège, avec qui il a formé une union personnelle, le Royaume de Danemark-Norvège jusqu'en 1814. Cette même union lui a permis d'acquérir les îles Féroé, le Groenland et un temps l'Islande. Des mouvements nationalistes à partir du XIXe siècle agitent le pouvoir absolu de la monarchie, instaurant une Constitution en 1849, parallèlement à un « âge d'or » des arts, des sciences et une industrialisation poussée. Elle s'oppose durant deux guerres à la Confédération germanique et est défaite à l'issue de la seconde guerre du Schleswig de 1864, au terme duquel elle est contrainte de céder son territoire méridional, le duché du Schleswig, qu'elle ne recouvrera qu'en partie après la Première guerre mondiale bien qu'elle y soit demeurée neutre. Envahie par l'Allemagne nazie en 1940 jusqu'à l'armistice, elle a connu un développement au cours du XXe siècle de son État-providence basé sur un haut système de protection sociale, aujourd'hui l'un des plus avantageux au monde. Son économie, largement tertiarisée, est de nos jours l'une des plus développées au monde, le PIB nominal par habitant en 2013 étant le sixième plus élevé au monde. Avec son haut niveau de vie, le Danemark est régulièrement dans le peloton de tête des classements des indicateurs de performance sociale (ex : IDH) [10], et la population danoise est souvent citée comme la plus heureuse du monde[11].

Membre fondateur de l'OTAN, du Conseil nordique, et des Nations Unies, le Danemark est membre de l’Union européenne depuis 1973 et de l'Espace Schengen, mais elle n'est néanmoins pas membre de la zone euro et continue d'utiliser sa propre monnaie, la Couronne danoise.

Toponymie

Danmark signifierait littéralement « la marche des Danes », soit une région « en bordure » peuplée par les Danes ; cette étymologie est encore sujette à débats par les linguistes.

Histoire

Article détaillé : Histoire du Danemark.

Le Danemark a toujours tenu un rôle majeur en Europe du Nord. Son Histoire est intrinsèquement liée à celle-ci, aux termes de luttes d'influence et de contrôle de territoires sur toute la région de la Scandinavie.

Préhistoire et Antiquité

Les premières traces de l'Homme sur l'actuel Danemark remontent à l'Âge de pierre. Le Jutland et les îles danoises sont peuplés depuis plusieurs milliers d’années, la Culture de Bromme, des tribus utilisant des outils en pierre, à la fin du Paléolithique supérieur (à partir de 11 300 avant J.-C.) ayant été découverte à l'ouest du Seeland. L'âge du bronze danois se situe entre - 1400 et - 450. Les spécialistes pensent que les chars solaires illustrent un important fondement mythologique de l'âge du bronze. C'est à cette période que se forment des communautés rurales notoires. Pendant l'âge du fer (500 av. J.-C. - 1 apr. J.-C.), le climat du Danemark et de la Scandinavieméridionale devient plus frais et plus humide, limitant l'agriculture et forçant les groupes indigènes à émigrer vers le sud, en Germanie. La culture nordique subit fortement l'influence de la civilisation romaine, notamment apportée par les provinces romaines de Germanie, proches du Danemark avec lesquelles il entretient des relations commerciales. C'est à la même époque qu'émerge le monde germanique, caractérisé notamment des langues communes.

La région connait une grande période de migration à partir du Ve siècle à la suite de la chute de l'Empire romain et la montée en puissance des « royaumes barbares ». Une tribu, appelée Daner, vraisemblablement originaire de la Scanie, s'installe au Jutland et dans les îles alentour, ainsi que d'autres tribus germaniques. Leur instabilité chronique et leurs divisions incessantes au cours du VIe siècles et des suivants s'expliquent par les luttes d'influence entre les peuples de la Baltique.

Époque viking et christianisation

Articles détaillés : Vikings et Chronologie des invasions vikings.
Navire viking au musée de Ribe.

La population danoise se sédentarise tôt en comparaison des autres populations d'Europe du Nord, à partir du VIIIe siècle et apparaissent les premières villes.

Plusieurs tentatives d'union du Danemark, ont été réalisées, avec plus ou moins de succès, la première en 705, avec une succession de rois danois plus ou moins légendaires, comme Harald Hildetand.

Jusqu’au XIe siècle, les Danois participèrent aux expéditions vikings, colonisant, commerçant et pillant partout en Europe : Grande-Bretagne, empire carolingien, mais aussi Espagne. Cette activité essentiellement privée, qui n'est pas uniquement destructrice, opère une colonisation et une installation au long des rivages de l'Atlantique.

La christianisation du Danemark se recoupe en partie avec l'époque Viking. En 725, l'archevêque d'Utrecht se rend au Danemark, tentant en vain de convertir le roi. Les évangélisations interrompues sous Charlemagne qui interdit que les missionnaires se rendent dans des territoires non soumis à son autorité, sous le règne de Louis le Pieux, elles reprennent. à partir de 823 notamment sous l'impulsion de l'archevêché d'Hambourg. L'archevêque Anschaire de Brême reçoit en 847 l'autorisation d'ériger une église au Schleswig. Le roi Harald Ier fonde, dès son entrée au pouvoir avec son père Gorm l'Ancien aux environs de 940, trois évêchés au Danemark : Schleswig, Ribe et Aarhus.

L’unité du Danemark fut réalisée par Harald « à la dent bleue » (Harald Blåtand) vers 980 qui règne sur un territoire s'étendant du Jutland à la Scanie. Il se fait baptiser en 962 ; cette nouvelle religion, qui permet au pouvoir royal de recevoir un certain soutien de la part du Saint-Empire, lui permet aussi d'asseoir son pouvoir en organisant la purge d'opposants adorant les divinités païennes. Peu à peu, la religion chrétienne, d'abord le fait de missionnaires venus du reste de l'Europe, s'implante localement et l'Église danoise commence elle-même à se livrer à l'action missionnaire.

Moyen Âge

Article détaillé : Union de Kalmar.
La mort de Saint-Knut par Christian Albrecht von Benzon (XIXe siècle)

L'Église ne cesse d'étendre son influence séculaire. La société agricole de 700 000 personnes est à la fin du xie siècle une société aux normes apparemment féodales : un clergé puissant, une noblesse séculière de grands propriétaires terriens qui constitue le noyau de la défense du royaume, une bourgeoisie qui grandit en même temps que les villes et une paysannerie très nombreuse. Sous le règne de Knut IV le Saint (1080-1086), la monarchie s'enrichit considérablement et contribue au rayonnement du Royaume, mais son pouvoir est contesté par son frère, Oluf Ier de Danemark, qui appuie des révoltes paysannes voyant d'un mauvais œil cet essor. Knut IV est assassiné en 1086.

Un moment fief du Saint-Empire entre 1153 et 1162, le royaume du Danemark redevient indépendant sous Valdemar le Grand, qui déplace la capitale de Roskilde à Copenhague, ville portuaire et marchande et impose une monarchie héréditaire. Sous son égide, le royaume entreprend au début du XIIIe siècle des conquêtes militaires vers la Baltique, comme l'Estonie, et l'Allemagne du Nord, devenant une puissance incontournable. À un moment ou à un autre, le royaume contrôla l’Angleterre, la Suède, la Norvège, la mer Baltique et des territoires en Allemagne.

La peste noire décime une grande partie de la population danoise à partir de 1350, entraînant par là-même une crise économique et des bouleversements sociaux : la dynastie régnante, les Esthrithides, éteinte, s'entame une lutte de succession résolue sous l'impulsion de Marguerite Ire de Danemark, qui, à partir de 1387, devient reine à la fois du Danemark, de la Norvège, et de Suède avant de céder sa place à son petit-neveu, Éric de Poméranie, couronné le . Naît alors une union personnelle, l'Union de Kalmar, où les trois royaumes qui conservent leur autonomie juridique et leur administration, s'accordent pour avoir le même roi et posséder des organes administratifs communs. Cette union, interrompue plusieurs fois, marquera un rapprochement culturel indéniable entre les trois pays de la Scandinavie. Le Danemark prend la tête économique et politique de cet ensemble, qui profite pour asseoir sa domination économique, malgré la prépondérance économique de la Hanse.

La Suède cherche à recouvrer son indépendance grâce à Gustave Vasa en 1523, notamment en mettant à profit le conflit entre la noblesse danoise et le roi Christian II et force les Danois à quitter le territoire suédois, mettant définitivement fin à l'Union. La couronne de Norvège, en revanche, demeure réunie à celle danoise pour former le Royaume de Danemark-Norvège.

Période moderne

Articles détaillés : Guerre de Kalmar et Empire colonial danois.
Portrait de Frédéric III (1648-1670)

La Réforme luthérienne est imposée aux Danois en 1530, culbutant que sur des résistances débouchant sur une guerre civile terminée en 1536 : un conseil de régence composé d'évêques catholiques prend le contrôle du pays et refuse de réconnaître l'élection de Christian III, converti au luthérianisme.

Le Danemark s'enrichit durant le xvie siècle, en grande partie grâce à l'accroissement du trafic maritime dans l'Øresund. Le pays contrôlant les deux côtes du détroit du Sund, il profite de cette manne d'imposition pour les commerçants passant par ce détroit. Sous les règnes de Frédéric II et de Christian IV, le pouvoir royal s'attèle à la modernisation du système économique du pays, notamment dans l'agriculture, la flotte marchande et militaire, et naît une noblesse aisée et réduisant les paysans au servage. Mais ce développement, encore accéléré avec l'immigration massive de réfugiés hollandais après la guerre de Quatre-Vingts Ans aux Pays-Bas, entretient parallèlement une rivalité persistante avec la Suède rivale, avec laquelle elle entre en guerre six fois entre 1563 et 1720 : la partie sud de la Suède moderne, appelée Scanie (Skåne) sera cédée à la suite de traité de Roskilde en 1658.

Mais ces guerres incessantes cause des dommages et des destructions critiquées par une contestation de la part de la bourgeoisie et de la noblesse danoise à partir de 1660, provoquant une insurrection populaire contre les nobles lors de la révolution de 1665 permettant à Frédéric III d'instaurer une monarchie absolue, inspirée du modèle français par les dirigeants francophiles.

Le Danemark entame un nouveau mouvement d'expansion à partir du XVIIe siècle : il commerce avec le reste de l'Europe grâce à sa flotte commerciale et de guerre qui échange toutes sortes de produits avec des contrées de plus en plus lointaines : Chine, comptoirs de l'Inde, Antilles. Il conserve le Groenland et l'Islande dans l'Atlantique nord, colonies dont la couronne avaient héritées de la couronne norvégienne, mais s'engage aussi dans la course aux colonisations dans le reste du monde : il s'établit notamment à Tranquebar, sur la côte sud de l'Inde, en 1620, ou à Saint-Thomas dans les actuelles Îles Vierges américaines en 1671. Les compagnies coloniales danoises prospèrent particulièrement en Inde et dans l'Afrique de l'Ouest dans le commerce d'esclaves.

XIXe et XXe siècle

Le XIXe siècle voit un déclin relatif de la puissance danoise. Allié forcé de Napoléon Ier pendant les guerres napoléoniennes, le Danemark est bombardé par l'Angleterre en 1807 et encerclé par un blocus portuaire par la flotte britannique ; l'économie danoise en souffre énormément, jusqu'à ce que l'État danois entre en faillite en 1814. La Suède de Charles-Jean en profite pour attaquer le Danemark, forçant Frédéric VI à signer le traité de Kiel le transférant le royaume de Norvège à la Suède, à l'exception du Groenland, de l'Islande et des îles Féroé, qui sont laissées au Danemark.

L'Assemblée nationale constituante, rassemblée le 23 octobre 1848, par Constantin Hansen.

Exsangue de ces revers militaires et économiques, le royauté est contrainte de délivrer des concessions au peuple : en 1831, Frédéric VI instaure des assemblées d'État provinciaux. Mais le mouvement nationaliste du Danemark devient de plus en plus puissant tout au long du XIXe siècle. Dans le sillage des révolutions européennes de 1848, le Danemark devient une monarchie constitutionnelle par la signature d'une première Constitution parlementaire le  : la diète se compose de deux assemblées, le Folketing (Chambre du peuple) et le Landsting (Chambre des grands propriétaires).

Le règlement de la future succession au trône donne lieu en 1848 à de troubles entre nationalistes danois et activistes allemands, le Sleswig, le Holstein et le Lauenbourg ayant tenté à cette occasion de se séparer du Danemark, avec l'appui de la Prusse. Toutefois, à la mort de Frédéric VII de Danemark (1863), l'Allemagne réunie à Francfort réclame l'indépendance du Holstein et du Sleswig, ce qui donne lieu à deux guerres des Duchés dont la seconde en 1864 est désastreuse pour le Danemark : il est contraint de céder ces trois duchés.

De 1815 à 1914, plus de trois cent mille danois émigrent définitivement, la plupart vers les États-Unis. En 1901, le régime parlementaire est instauré de facto. Durant les premières décennies du xxe siècle, le nouveau Parti radical et le plus ancien Parti libéral se partagent le pouvoir. Les femmes obtiennent le droit de vote en 1915 et quelques-unes des colonies danoises sont vendues aux États-Unis. Durant cette période, le Danemark inaugure d'importantes réformes sociales et du marché du travail, jetant les bases de l'état-providence actuel.

Resté neutre pendant la Première Guerre mondiale, le conflit global affecte néanmoins considérablement le pays : le commerce a été largement interrompu, suivi par l'instabilité financière en Europe. Néanmoins, le Danemark a repris en 1920 une partie du Schleswig-Holstein, le Nord-Schleswig à l'issue de deux plébiscites organisés par le Traité de Versailles.

Malgré une déclaration de neutralité au début de la Seconde guerre mondiale, le , la Wehrmacht envahit le Danemark, sans rencontrer de résistance, le roi Christian X étant conscient de la supériorité militaire du Troisième Reich. Le roi proposa en vain à Adolf Hitler le régime du protectorat. Le pays fut occupé pendant toute la Seconde Guerre mondiale. Pendant cette occupation, une résistance danoise se développa. Néanmoins, l'occupation du Danemark s'opéra dans des conditions très douces comparées à celles du reste de l'Europe ; le Parlement put maintenir ses sessions et la police resta sous contrôle danois.

En 1944, l'Islande rompt l'union personnelle avec le Danemark, qui reconnait la séparation au terme immédiat de la Seconde Guerre mondiale.

Depuis 1945

Éoliennes sur l'Øresund ; en arrière-plan, le pont reliant depuis 2000 Copenhague à Malmö (Suède).

En 1948, les Îles Féroé obtiennent un statut d'autonomie. En 1953, d'autres réformes politiques sont effectuées avec l'adoption d'une nouvelle constitution : le Landsting, la chambre haute du parlement, est supprimé, le statut de colonie du Groenland est aboli et les femmes obtiennent le droit de monter sur le trône.

Après la guerre, le Danemark renonce à sa neutralité sous la menace grandissante de l'URSS. Elle s'installe résolument dans le bloc de l'ouest : il devient membre fondateur de l'Organisation des Nations unies et de l'OTAN, même s'il a tout d'abord essayé de former une union de défense scandinave avec la Norvège et la Suède.

Le 5 juin 1953, une nouvelle constitution, à régime unicaméral, à possibilité de succession féminine au trône, à régime parlementaire de jure, est signée par le roi Frédéric IX.

En 1960, le Danemark devient membre de l'Association européenne de libre-échange(AELE). En 1972, les Danois acceptent par référendum de rejoindre la Communauté européenne et le Danemark en devient membre le 1er janvier 1973. Depuis lors, le Danemark est un membre hésitant de l'Europe, rejetant de nombreuses propositions et refusant notamment par référendum le traité de Maastricht le 2 juin 1992 (50,7 % de votes négatifs) et l'euro le 28 septembre 2000 (53,2 % de votes négatifs). Le Danemark refuse aussi de participer à la Politique de sécurité et de défense commune mais demeure membre de l'espace Schengen. Le pont de l'Øresund, relie depuis 2000, Copenhague à la ville de Malmö en Suède.

Géographie

Carte du Danemark.

Bordé par la mer Baltique et la mer du Nord, le Danemark est situé au nord de l’Allemagne, au sud de la Norvège et au sud-ouest de la Suède. Le Danemark est constitué d’une péninsule, le Jutland (Jylland) et de 443 îles, dont 72 sont habitées. Les plus importantes sont l’île de Fionie (Fyn) et le Seeland (Sjælland). L’île de Bornholm est située à l’est du reste du pays dans la mer Baltique. Beaucoup d’îles sont reliées par des ponts ; le pont de l'Øresund relie le Seeland avec la région de Scanie en Suède.

Le pays est relativement plat (les points les plus élevés sont Møllehøj, Yding Skovhøj et Ejer Bavnehøj, qui sont à 170,86 ; 170,77 ; et 170,35 mètres d’altitude). Le climat est tempéré avec des étés doux et des hivers frais. Les plus grandes villes sont Copenhague (sur l’île de Seeland), Aarhus (dans le Jutland), et Odense sur l’île de Fionie.

Le Groenland, Grønland en danois (« terre verte »), Kalaallit Nunaat en groenlandais est une île située dans l’océan Atlantique. Bien que faisant géographiquement partie de l’Amérique du Nord, le territoire est juridiquement rattaché à l’Europe en tant que territoire autonome du Danemark. Le Groenland bénéficie d’une autonomie politique depuis 1994, fortement étendue à la suite du vote du 25 novembre 2008. Ses 56 500 habitants ont choisi, au cours d’un référendum en 1982 (entré en vigueur le ), de ne plus faire partie de la Communauté européenne et de la CECA auxquelles leur territoire appartenait depuis le . À la suite du référendum du 25 novembre 2008, le Groenland a accédé le 21 juin 2009 à une autonomie renforcée. Le Danemark lui cède 32 domaines de compétences, dont ceux de la police et de la justice. Le groenlandais en est la langue officielle. La capitale du Groenland est Nuuk (ou Godthåb en danois). La ville compte 17 000 habitants et sa population est essentiellement composée de Groenlandais (80 %) et de Danois (14,5 %).

Subdivisions

Le Danemark et ses dépendances : les îles Féroé (au centre) et le Groenland (à gauche).

Depuis le , et à la suite d'une décision gouvernementale de , les 13 amter sont remplacés par 5 régions et les 270 communes sont regroupées en 98 structures de 20 000 habitants avec des responsabilités proches de celles des anciens amter.

Le Groenland et les îles Féroé sont deux régions autonomes rattachées au Danemark. Le Royaume de Danemark, qui inclut ces deux territoires insulaires, couvre 2 220 093 km2[12] .

Villes

Article détaillé : Villes du Danemark.

Politique

Article détaillé : Politique au Danemark.

Gouvernance

La couronne du roi de Danemark est un des symboles de la monarchie.

Depuis la ratification d'une première Constitution du 5 juin 1849, le Danemark est une monarchie constitutionnelle doté d'une système parlementaire de gouvernance de type monocaméral. C'est une démocratie parlementaire stable.

Le monarque est formellement le chef d’État et le détenteur de jure du pouvoir exécutif[13]. Dans les faits, il ne s'abstient qu'à une position essentiellement symbolique limité à la représentation officielle, notamment à l'étranger et au pouvoir de nomination, en premier lieu celui du Premier ministre et des ministres du cabinet gouvernemental. Le monarque n'est pas politiquement responsable de ses actes. Depuis le 14 janvier 1972, la reine de Danemark est Margrethe II de Danemark.

Le pouvoir exécutif est dévolu par le monarque au Cabinet, qui exerce le réel pouvoir exécutif, composé de ministres. Il est dirigé par un Premier ministre, nommé par le souverain, qui doit avoir le soutien d'une majorité au Folketing, et qui est le « premier d’entre ses pairs » (primus inter pares).

Le pouvoir législatif est exercé par le parlement, le Folketing, qui comprend 179 membres dont 175 représentent le Danemark métropolitain, deux le Groenland et deux les îles Féroé. Les parlementaires élus au suffrage universel direct par scrutin majoritaire avec une importance dose de proportionnelle[14]. Il est renouvelé intégralement tous les quatre ans. La majorité électorale est fixée à 18 ans et les Danoises disposent du droit de vote depuis 1915[15]. Le Premier ministre est habilité par la Constitution à convoquer des élections parlementaires anticipés lorsqu'il le juge politiquement profitable. Il a l'obligation de l'organiser si le Folketing a voté une motion de censure. Dans les faits, aucun parti n'a jamais eu la majorité des voix depuis 1909, les gouvernements successifs depuis ayant toujours été minoritaires[15]. De fait, à chaque élection, des négociations et des alliances se font et défont entre les différents partis politiques se présentant aux élections selon un système pluripartite.

La reine Margrethe II de Danemark.
Le Premier ministre actuel depuis 2015, Lars Løkke Rasmussen.

Un parti politique est représenté au Folketing dès lors qu'il a obtenu 2 % des suffrages exprimés du scrutin. Il existe une multitude de partis minoritaires non représentés au Folketing (dont Démocrates du centre, Minoritetspartiet). Le mouvement populaire contre l'Union européenne et le Mouvement de juin (une scission du précédent) sont représentés au Parlement européen et ne se présentent que lors des élections européennes. Au Groenland et aux îles Féroé, des partis locaux sont représentés au Folketing.

Un tiers des membres du Folketing peut demander la soumission à un référendum populaire d'une loi ordinaire qu'il a adoptée. Un seul référendum s'est organisé pour ceci depuis l'organisation d'une Constitution, en 1963, pour une réforme des lois agraires[15]. Les révisions constitutionnelles ainsi que les modifications de la majorité électorales font obligatoirement l'objet d'un référendum, de même que les transferts de souveraineté nationale.

Entre 2001 et 2009, le pays a été gouverné par Anders Fogh Rasmussen du parti Venstre (libéral) en coalition avec le parti conservateur et avec l’appui du parti populaire danois. Sa politique étrangère repose sur une position atlantiste, l’arrêt de la hausse des impôts, une réduction de l’immigration et le maintien des acquis sociaux de l’État-providence. Il a été reconduit en 2005 malgré une légère diminution en voix.

Gouvernement actuel

Le gouvernement actuel, dirigé par Lars Løkke Rasmussen, est composé uniquement de membres du parti libéral Venstre. Formé à la suite des élections de 2015, c'est un gouvernement minoritaire qui dépend du soutien du Parti populaire danois (premier parti au parlement, d'orientation anti-immigration et eurosceptique), du Parti populaire conservateur et de l'Alliance libérale. Il a succédé à un autre gouvernement minoritaire, celui d'Helle Thorning-Schmidt, composé de 2011 à 2015 des sociaux-démocrates et du Parti social-libéral danois, avec le soutien d'autres partis de gauche. Le taux de participation aux élections législatives du 18 juin 2015 était de 85,6 % (contre 87,7 % en 2011).

Politique extérieure

Autrefois puissance majeure en Europe du Nord, la politique extérieure du Danemark a, depuis la fin du XIXe siècle, consisté essentiellement en l’affirmation de sa neutralité politique qui a permis aux Danois d’échapper à la Première Guerre mondiale. Mais l’invasion du pays par l’Allemagne nazie en 1940 a montré les limites de la neutralité et le pays a, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, adopté pour sa politique extérieure une orientation très atlantiste. Le Danemark a notamment soutenu l'intervention américaine en Irak, en ayant déployé 530 soldats danois sur le sol irakien. Il est membre de l'OTAN depuis 1949 qu'il n'a jamais quitté depuis, et l'appartenance à l'alliance atlantique continue de jouir d'un fort soutien populaire[16]. Le gouvernement et le Parlement sont par ailleurs en dialogue permanent avec les autres pays scandinaves dans le cadre du Conseil nordique, forum de coopération économique et politique. Il participe également au Conseil de l'arctique en tant que pays riverain du cercle polaire avec le Groenland.

Le Danemark demeure reconnu comme un acteur diplomatique majeur sur la scène européenne et internationale comme une moyenne puissance[17]. Il participe régulièrement aux tentatives de dialogues et de consensus diplomatiques, notamment avec l'organisation de la Conférence de Copenhague de 2009 pour une action mondiale sur le climat, même s'il fut considéré comme un échec[18].

Union Européenne

Le Danemark est membre de l'Union européenne depuis le 1er janvier 1973, date à laquelle il avait adhéré à l'ex-Communauté économique européenne à la faveur de son premier élargissement en même temps que l'Irlande et le Royaume-Uni. Il avait demandé très tôt son adhésion, dès le 10 décembre 1961, mais le processus d'adhésion avait été bloqué par la France eurosceptique de Charles de Gaulle qui refusait dans le même temps l'adhésion britannique, le Danemark ayant décidé d'y joindre la sienne[19]. Fondamentalement ancré dans les échanges commerciaux au sein de l'Europe, les Danois se sont progressivement ralliés aux approfondissements successifs de l'Union, ayant notamment largement soutenu l'Acte unique européen de 1986 qui a approfondi les libertés de circulation économique au sein du marché commun[20]. Les échanges sein de l'Union représentent 62 % du commerce extérieur du Danemark et comptent pour 71 % de ses importations[21].

Le pays est membre de l'Espace Schengen depuis 2001, puis qu'il n'a signé ses accords qu'en 1996, soit onze ans après la création de l'espace de libre circulation des personnes. Membre depuis l'origine du système monétaire européen, il n'est cependant pas membre de la zone euro et continue d'utiliser sa propre monnaie, la couronne danoise, grâce à une option de retrait avec les accords d’Édimbourg de 1992 lui permettant d'être exempt de l'obligation d'adopter dans le futur la monnaie unique. Il est cependant membre du MCE II qui arrime la monnaie nationale à l'euro. Il bénéficie par ailleurs d'autres options de retrait lui exemptant notamment de la participation à la PESC, en matière de justice et affaires intérieures, y compris Europol, et jusqu'au Traité d'Amsterdam à la citoyenneté européenne, bien que ces options de retrait fassent l'objet de débats politiques en faveur de leur abandon[22],[23], un référendum pour plus d'intégration judiciaire et politique ayant été rejeté en 2015[24]. Tout ceci n'a cependant pas empêché que le pays soit vu comme un pays traditionnellement eurosceptique[25].

Le Danemark a présidé sept fois l'Union, la dernière fois entre janvier et juin 2012. Il est représenté par 13 députés au Parlement européen.

Système juridique

Articles détaillés : Droit danois et Constitution du Danemark.
Entrée principale de la Cour suprême du Danemark.

Le système juridique danois est de tradition civiliste de type scandinave. Historiquement d'abord développé au Moyen Âge à partir de coutumes régionales, il a pour source principale la jurisprudence et les édits royaux, c'est-à-dire les lois votées par le Parlement et contresignés par le monarque, en particulier le Code danois (en danois : Danske Lov) de 1683 qui a compilé le droit positif applicable.

Le système juridictionnel est organisé en deux niveaux d'instance à l'instar du reste de l'Europe, par une voie de premier ressort dont les Tribunaux de district (fogedret) ainsi que des cours spécialisées sont compétentes, une voie d'appel entendue par trois hautes-cours (Landsret), ainsi qu'un niveau de juridiction suprême représenté par la Cour suprême (Højesteret). Les tribunaux du Danemark sont indépendants des pouvoirs législatif et exécutif (séparation des pouvoirs du type de Montesquieu). Ils sont compétents pour connaître des litiges selon leur nature pénale ou civile[26]. Le système juridictionnel actuel est issu d'une dernière réforme importante du 1er janvier 2007 qui a considérablement réorganisé l'organisation des tribunaux ainsi que les recours aux jurys.

Défense

Article détaillé : Forces armées danoises.

Économie

Le quartier de Christianshavn, à Copenhague.

Le Danemark est une économie mixte classée comme un pays développé à hauts revenus. Il était classé au 18e rang mondial en termes de PIB par habitant en parité de pouvoir d'achat et au 6e rang mondial en termes de PIB nominal par habitant en 2015[27]. Elle est classée comme la huitième économie européenne la plus compétitive selon le Forum économique mondial dans son Rapport sur la compétitivité globale de 2014-2015[28].

Le Danemark est l'une des économies les plus tertiarisées du monde. L'agriculture ne compte que pour 2 % du PIB en 2006[29]. Du fait de la taille réduite de son marché intérieur, l’économie danoise dépend fortement du commerce extérieur. Sa production est axée sur l'écotechnologie (éolienne, panneaux photovoltaïques), le design (architecture, mobilier, matériaux), l'industrie électronique (son, image, matériel médical), l'exploitation des ressources naturelles (pétrole et gaz), la production de nourriture et de boissons (poissons, porcs, bière), la production de machineries industrielles, les équipements militaires, les soins de santé et la production pharmaceutique[30]. Le Danemark exporte abondamment ses produits grâce à une industrie spécialisée dynamique et à ses transports maritimes et fluviaux qui sont parmi les plus importants du monde. Plusieurs entreprises danoises ont ainsi acquis une notoriété mondiale sur des niches spécialisées en forte croissance. Les exportations représentent 32 % de son Produit intérieur brut[Quand ?].

Dépourvu de ressources énergétiques hydrauliques et nucléaires, le pays s’est résolument tourné vers l’éolien en mettant en place un important parc d’éoliennes terrestres et en pleine mer, qui répondait en 2014 à 39 % des besoins électriques du pays[31]. Le différentiel des besoins provient de centrales thermiques et d’importations principalement de Suède.

Plusieurs entreprises danoises sont connues mondialement, tel que The Lego Group, Velux ou Stimorol, Bang & Olufsen.

Selon le rapport 2014 de l'Union internationale des télécommunications, le Danemark est le pays le plus connecté du monde en 2014[32]. Ce classement réalisé sur la base d'un « indice de développement » des technologies de l'information et de la communication (TIC) s'appuie le niveau d'accès aux TIC, l'utilisation qui en est faite et les compétences développées dans ce domaine.

Monnaie

La couronne danoise (krone) est relativement stable. Elle fait partie du Mécanisme de taux de change européen dit MCE II car liée à l’euro. 1 vaut 7,42 DKK avec une marge de fluctuation de 2,25 %.

Le Danemark ne participe pas à l’euro car les Danois ont rejeté cette proposition par un référendum en . Avec le Royaume-Uni, ce sont les deux seuls États de l’Union européenne à avoir signé avec les autres États membres une clause dite d'opting-out négocié dans l'accord d’Édimbourg en 1992. permettant le maintien hors de la monnaie unique, ce qui lui permettra, le cas échéant, de rester indéfiniment en dehors de la zone euro.

Un nouveau référendum sur l’adhésion du Danemark à la zone euro aurait pu se tenir au deuxième semestre 2008, mais l’idée a été repoussée depuis la crise des dettes souveraines en Europe à partir des années 2010. Autrefois majoritairement favorable à l'introduction de l'euro jusqu'en mai 2010, une grande majorité (65 %) de la population danoise s'y est aujourd'hui opposée selon un dernier sondage de décembre 2016[33].

Modèle social

Le modèle social danois est régulièrement vanté comme l'un des meilleurs à travers le reste du monde, y compris en France[34],[35]. Il est caractérisé par une politique volontariste en termes d'assistance sociale faisant du pays un modèle d'État-providence, les pouvoirs publiques consacrant 54,5 % du PIB en 2015 pour les dépenses des administrations publiques, soit le troisième pays de l'OCDE en termes de pourcentages du PIB, juste derrière la Finlande et la France[36]. La population bénéficie de hauts-niveaux de prestations sociales ; la protection sociale danoise couvre les salariés contre un très grand nombre de risques (maladie, maternité, accidents du travail et maladies professionnelles, invalidité, vieillesse, survivants et chômage)[37].

En 2014, il était estimé que seule 6 % de la population vivait en-dessous du seuil de pauvreté ajusté des taxes et impositions, soit le second plus faible taux de pauvreté de l'OCDE dont la moyenne était fixée à 11,3 % la même année[38].

Le fonctionnement du marché du travail se caractérise par un système de flexisécurité qui conjugue la facilité de licenciement avec d’importantes indemnités de chômage. La Banque mondiale a ainsi classé le Danemark comme ayant le marché du travail le plus libéral d'Europe. Selon Carole Tuchszirer, économiste au Cairn, ce système repose à la fois sur un marché du travail fluide et peu réglementé, un régime d'assurance-chômage qui joue pleinement son rôle de revenu de remplacement, et un ensemble de droits et obligations imposés aux chômeurs[39]. L'emploi temporaire n'y est pas synonyme de précarité.

Transports

Article détaillé : Transport au Danemark.

De par sa situation de passage terrestre obligé entre la péninsule scandinave et l'Europe continentale depuis l'inauguration du pont de l'Øresund, mais aussi par le détroit éponyme point de passage maritime pour entrer dans la Mer Baltique et les ports russes, le Danemark a toujours historiquement représenté un carrefour entre les échanges commerciaux et les cultures. Des efforts d'investissements significatifs ont néanmoins été rendus nécessaires depuis une vingtaine d'années afin de resserrer le maillage des réseaux de transports au Danemark.

Routes

Pont de l'Øresund, vu depuis la Suède.

Le réseau routier, bien développé et entretenu, représente un total de 73 197 km dont 1 111 km d'autoroutes. Plusieurs ponts monumentaux permettent de relier par voie routière les différentes îles danoises, notamment la liaison du Grand Belt reliant les deux plus grands îles, Seeland où se trouve Copenhague, et la Fionie. Depuis le 2 juillet 2000, le pont de l'Øresund, à deux niveaux, autoroutier et ferroviaire, relie le Danemark et Malmö sur la rive suédoise voisine permettant de rallier le reste de la Scandinavie depuis l'Allemagne sans ferry.

Un nouveau projet de tunnel sous-marin de 18 km, le Lien fixe du Fehmarn Belt, traversant le détroit du même nom, est actuellement en construction. Il reliera l'île allemande de Fehmarn à l'île danoise de Lolland, permettant aux véhicules et les trains reliant la Suède et la Norvège d'éviter le détour par la péninsule du Jutland. Il pourrait ainsi réduire le temps de trajet ferroviaire entre Hambourg et Copenhague de cinq à deux heures[40]. Il est prévu entre 2024 et 2029.

Réseau ferroviaire

La gare centrale de Copenhague, construite en 1911, hub du réseau ferroviaire national.

Le réseau ferré du Danemark comprend 2667 km de lignes dont 640 électrifiées, à écartement normal, et dessert la plupart des plus grandes villes du pays. Il est exploité commercialement par l'opérateur national DSB pour le trafic passagers et DB Cargo pour le trafic fret. Le trafic passagers comprend des lignes Intercity, le RER de Copenhague dit S-Tog, ainsi que le trafic international desservant des villes à l'étranger comme Hambourg, Berlin, Malmö ou Helsingborg. Le Danemark ne dispose pas à ce jour de ligne à grande vitesse.

La capitale, Copenhague, dispose d'un système de métro léger automatique à courant continu fourni par troisième rail composé de deux lignes, dont une dessert l'aéroport de la ville. Il était emprunté par 63,5 millions de passagers en 2017[41]. Deux lignes nouvelles sont actuellement en construction, dont une circulaire, dont leur ouverture est programmée pour juillet 2019.

Transport aérien

Le principal aéroport du pays est l'aéroport de Copenhague appelé aussi Kastrup du nom de la municipalité qu'il occupe, qui occupe le sud-est de l'île d'Amager à 8 km du centre-ville et à 24 km de Malmö (code AITA : CPH). Il est desservi par les trains Intercity et vers la Suède ainsi que par le métro. Kastrup est le hub principal de la compagnie Scandinavian Airlines (SAS), ainsi que de la Cimber Air. Il était emprunté par environ 29 millions de passagers en 2017, faisant de lui le troisième aéroport le plus fréquenté d'Europe du Nord[42]. 83,5 % du trafic passager transitant par l'aéroport se faisant depuis et vers le reste de l'Europe[43].

Le Danemark dispose aussi de trois autres aéroports :

Transport maritime

Pays en partie insulaire, le Danemark a toujours été un pays hautement maritime et non seulement depuis l'époque Viking. La compagnie nationale Maersk, est ainsi l'un des plus grands armateurs mondiaux, mais est aussi la plus grande entreprise du Danemark. Différents ports de passagers permettent de desservir le pays ainsi que les pays voisins comme la Norvège de lignes de ferry régulières, dont certaines sont électrifiées. Le port d'Elseneur, le plus fréquenté, est ainsi emprunté par 10,9 millions de passagers en 2007.

Les ports danois étaient empruntés au total par 40 millions de passagers et voyaient passer 109 millions de tonnes de fret par an en 2009[44].

Vélo

Stationnement de vélos près de la station Nørreport, à Copenhague.

Le vélo représente à la fois une activité de loisirs et un moyen de transport majeur. Un réseau national de pistes cyclables de plus de 12 000 km en 2012 couvre l'ensemble du pays, y compris 11 classées routes nationales cyclistes[45]. Le vélo représente 19 % du total des déplacements, jusqu'à 31 % à Copenhague[46] et 4,5 millions de vélos sont comptabilisés pour 5,6 millions d'habitants, faisant du pays un modèle pour les cyclistes à l'instar des Pays-Bas.

Environnement

Article détaillé : Environnement au Danemark.
Ferme d'éoliennes de Middelgrunden, offshore près de Copenhague.

Le pays est devenu l’un des leaders mondiaux en matière d’éolien et a développé de nombreuses expériences d’écologie urbaine (écoquartiers, architecture de haute qualité environnementale) dans le domaine du développement durable. Malgré ces efforts, les émissions de CO2 par habitant au Danemark restent élevées (plus de 7,2 tonnes de CO2 par habitant en 2010[47]). Ce mauvais résultat s'explique par un usage massif des énergies fossiles (70 % du mix énergétique total[48]). L’agriculture biologique s’est fortement développée, et une taxe significative sur les pesticides a considérablement fait diminuer l’usage de ces produits par l’agriculture dite « conventionnelle ».

Le pays est cependant encore grevé par une relative artificialisation du territoire et par la forte dégradation écologique de la mer Baltique (métaux lourds, radioactivité, surpêche, eutrophisation et « zones mortes » dans le Skagerrak). Cette mer abrite aussi plusieurs décharges de dizaines de milliers de tonnes de munitions immergées (séquelles de guerre) dont un grand nombre de munitions chimiques qui ont récemment commencé à se corroder et à libérer leur contenu toxique dans l’environnement. Le Danemark est membre de la commission Helcom qui se penche au chevet de la Baltique avec les autres pays Baltes et le soutien de l’Union européenne.

Population

Démographie

Article détaillé : Démographie du Danemark.

Statistiques

Évolution de la démographie, en milliers d’habitants, entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005).

La population danoise était estimée par Danmarks Statistik, organisation gouvernementale, à 5 748 769 habitants en janvier 2017[49]. L'âge médian se situe à 41,4 ans et le ratio hommes/femmes à 97 hommes pour 100 femmes.

Le taux de fécondité est resté stable depuis les début des années 2000 pour afficher un taux de 1,85 en 2006, soit légèrement en dessous du seuil naturel de renouvellement des générations fixé à 2,05.

Le taux d'accroissement naturel est de 0,22 % en 2012 selon la CIA[50].

Ethnicité et immigration

Le Danemark est historiquement une nation homogène. La majorité de la population est d’origine scandinave, avec des individus d'origine inuite et féroënne issus des territoires autonomes du Groenland et des îles Féroé.

Près de la frontière allemande, dans l’ancien amt du Jutland-du-Sud - un des anciens départements danois, correspondant pour les Allemands au Schleswig Septentrional et aujourd’hui intégré dans la région du Danemark du Sud (Syddanmark) - se trouve la seule minorité officielle du Danemark : la minorité allemande, dénommée Groupe ethnique allemand, qui comprend 25 000 personnes environ, soit près de 10 % de la population de l’ancien amt.

Les immigrants étrangers forment 8,9 % de la population d’après les statistiques officielles en 2007.

Langues

Article détaillé : Langues au Danemark.

La langue officielle du Danemark est de facto le danois. Il est la langue maternelle pour 92 % de la population.

La grand majorité de la population, soit 86 %, sait parler ou comprend l'anglais selon Eurostat. L'anglais est souvent utilisé dans l'administration par une grande partie des 8,9 % d'immigrants étrangers (Nigérians, Pakistanais, Indiens, Ghanéens, Somaliens). Il est étudié par la totalité des élèves dans l'enseignement secondaire inférieur[51]. Le Danemark figure régulièrement à la tête des classements des pays du monde maîtrisant le mieux l'anglais[52]. Il est ainsi souvent cité dans les trois pays européens présentant les meilleurs indices de compétence en anglais[53], juste derrière les Pays-Bas et la Suède.

L'allemand est lui aussi très présent en seconde langue et est maîtrisé par environ 47 % de la population en 2012 toujours selon Eurostat. Il bénéficie par ailleurs du statut de langue régional dans le Nord-Schleswig.

Le suédois, langue voisine partageant la même racine linguistique que le danois, est quant à lui maîtrisé par 13 % de la population. Il est cependant globalement mutuellement intelligible avec le danois.

Culture

Articles détaillés : Musique danoise et Culture du Danemark.
Costumes danois, 1911.

Religion

En 2012, 79 %[54] de la population appartient à l’Église du Peuple danois, de confession luthérienne, à laquelle doit appartenir le monarque. Le reste de la population appartient pour sa plus grande part aux autres Églises chrétiennes ou à la religion musulmane.

Le christianisme a été introduit au Danemark il y a plus de 1 000 ans. Avant l’an 1536, l’Église danoise était catholique et romaine. Au début du XVIe siècle, des protestations (notamment celles de Luther) s’élevèrent contre les pratiques catholiques. Elles conduisirent à la naissance de l’Église protestante. En 1536, l’Église protestante fut introduite au Danemark et le luthéranisme est maintenant la religion dominante au Danemark.

L'Église du Danemark est divisée en 11 diocèses (Copenhague, Elseneur, Roskilde, Lolland-Falster, Fionie, Aalborg, Viborg, Aarhus, Ribe, Haderslev et Groenland), dotés d'une cathédrale et d'un évêque. Ces évêchés sont divisés en paroisses au nombre de 2 300, dirigées par des pasteurs. Dans la Constitution, il est écrit que « l’Église évangélique luthérienne est l’Église du peuple danois » et qu’elle est soutenue par l’État.

Avec le baptême, on devient automatiquement membre de l’Église danoise. Chacun est libre de s’en retirer par la suite mais 90 % des Danois baptisés en restent membres. L'enfant baptisé reçoit un certificat de naissance et de baptême où sont inscrits son lieu et sa date de naissance, son numéro personnel (plus ou moins comme celui de la sécurité sociale) ainsi que l’identité de ses parents. Il faut noter que l’Église danoise joue le rôle d'état civil puisque, dans le cas où les parents ne souhaitent pas baptiser leur enfant dans cette Église, il est néanmoins obligatoire de s'adresser à elle pour obtenir l’attestation de naissance et d’identité. Cette attestation, similaire à celle des enfants baptisés dans l'Église danoise, comprend éventuellement la mention du baptême dans une autre Église. Dans le sud du Jutland, les règles sont différentes. On doit s’adresser au « registre du peuple » (folkregistret).

S'il n'y a pas réellement de communion comme dans la religion catholique, les adolescents danois, à l'âge de 14-15 ans ont la possibilité de confirmer leur foi en Dieu. Cette confirmation a lieu après un an d'étude religieuse où ils doivent se rendre huit fois à l'église. Cette cérémonie est un temps fort qui a lieu chaque année au printemps. À cette occasion, les villes revêtent les couleurs du drapeau danois.

Le ministre de l’Église est responsable des églises et des pasteurs. Mais chaque église dispose d’une gestion autonome. Tous les quatre ans, les membres de l’Église choisissent un « conseil de congrégation » (menighedsråd) pour leurs églises locales. Ces conseils désignent les pasteurs, mais ces derniers reçoivent leur salaire de l’État.

Le lundi suivant la confirmation, les confirmants bénéficient d'un jour chômé le « Lundi bleu ».

Les membres de l’Église danoise acquittent l’impôt de l’Église qui couvre une partie des dépenses de l'institution. Cet impôt est levé en même temps que l’impôt d’État. Les Danois qui ne sont pas membres de cette Église doivent payer l'équivalent de cet impôt à l'État.

Depuis 1947, les Danoises peuvent accéder au pastorat. La plus haute dignité dans la hiérarchie de l’Église est l’épiscopat ; plusieurs femmes y ont accédé ces dernières années.

La mission des pasteurs est avant tout d'organiser l'office, les sacrements et autres rituels comme le baptême, la confirmation, le mariage, l’enterrement. L'office se tient tous les dimanches matin. On y chante des psaumes et écoute le prêche du pasteur concernant le texte de la Bible choisi. Il y a aussi des messes particulières à Noël, à Pâques ou à la Pentecôte. Les pasteurs ont en outre souvent un rôle social. Ils parlent avec les gens qui ont des problèmes, visitent les personnes âgées ou les malades de leur paroisse.

Le 6 novembre 2003, la Société des Ases et des Vanes au Danemark qui n'est autre que le Forn Siðr, fondée en 1997 à Odense obtient du ministère des affaires religieuses le statut de religion reconnue. Elle rassemble des groupes locaux dans plusieurs régions du Danemark et compte près de 800 fidèles[réf. nécessaire].

L’Église catholique romaine, dont le culte n'a été légalement reconnu qu'en 1849, regroupe 0,7 % environ des Danois, soit plus de 35 000 personnes. Un seul diocèse catholique existe au Danemark, dont l’évêché se trouve à Copenhague. Le titulaire actuel en est Mgr Czeslaw Kozon.

Fêtes et jours fériés

Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Nouvel An Nytårsdag  
jours avant le Carême Mardi Gras Fastelavn
jeudi avant Pâques Jeudi saint Skærtorsdag  
vendredi avant Pâques Vendredi saint Langfredag  
mars/avril Pâques Påskesøndag Les Danois célèbrent trois jours pour Pâques.
le jour suivant Pâques Lundi de Pâques 2. påskedag  
5 juin Jour de la Constitution Grundlovsdag Signature de la constitution danoise en 1849.
4e vendredi après Pâques   Store bededag Jour des prières : un rassemblement de plusieurs jours fériés chrétiens en un jour plein.
40 jours après Pâques Ascension Kristi himmelfartsdag  
7 semaines après Pâques Pentecôte Pinse Les Danois célèbrent deux jours pour la Pentecôte.
24 décembre Veille de Noël Juleaften Les enfants reçoivent des cadeaux la veille de Noël.
25 décembre Jour de Noël (1.) juledag Les Danois célèbrent trois jours pour Noël.
26 décembre 2e jour de Noël 2. juledag  

Sport

Article détaillé : Sport au Danemark.
La joueuse de tennis Caroline Wozniacki.

Codes

Le Danemark a pour codes :

Notes et références

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  2. https://www.dst.dk/en/Statistik/emner/befolkning-og-valg/befolkning-og-befolkningsfremskrivning/folketal
  3. http://www.stat.gl/dialog/main.asp?lang=en&version=201801&sc=BE&subthemecode=O1&colcode=O
  4. http://www.hagstova.fo/en
  5. a et b Fonds monétaire international, World Economic Outlook Database - Données pour l'année 2013.
  6. Eurostat janvier 2018
  7. Eurostat janvier 2018
  8. « Données sur le développement humain (1980-2015) », sur undp.org.
  9. Abstraction faite de ses deux communautés autonomes que sont le Groenland (cinquante fois plus grand que la métropole) et les Îles Féroé, faisant de ce pays de facto le plus grand de l’Union européenne et 12e mondial en termes de superficie.
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Annexes

Articles connexes

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Danemark.

Liens externes