Gustave Ier Vasa

Gustave Ier Vasa
(sv) Gustav Vasa
Gustave Ier Vasa (1542).
Gustave Ier Vasa (1542).
Titre
Roi de Suède

(37 ans, 3 mois et 23 jours)
Couronnement
En la cathédrale d'Uppsala
Prédécesseur lui-même en tant que régent
Successeur Éric XIV de Suède
Régent de Suède

(1 an, 9 mois et 14 jours)
Prédécesseur Christian II de Danemark (en tant que roi)
Successeur lui-même en tant que roi
Biographie
Dynastie Dynastie Vasa
Nom de naissance Gustav Eriksson Vasa
Date de naissance
Lieu de naissance Château de Rydboholm à Österåker ou Lindholmen à Vallentuna
Date de décès (à 64 ans)
Lieu de décès Stockholm
Sépulture Cathédrale d'Uppsala
Nationalité Drapeau de Suède Suédois
Père Erik Johansson Vasa
Mère Cecilia Månsdotter Eka
Conjoint Catherine de Saxe-Lauenbourg
Marguerite Lejonhufvud
Catherine Stenbock
Enfants Éric Red crown.png
Jean Red crown.png
Magnus
Charles Red crown.png
Cécile
Élisabeth
Anne Marie
Famille Dynastie Vasa
Religion Luthéranisme suédois
Résidence Palais royal de Stockholm

Gustave Ier Vasa
Monarques de Suède-Finlande

Gustave Ier Vasa ou Gustav Vasa (né le et mort le ) fut régent de Suède (suédois : Riksföreståndare) de 1521 à 1523 puis roi de Suède de 1523 jusqu'à sa mort.

Biographie

Gustav Eriksson Vasa est le fils d’Erik Johansson Vasa (assassiné en 1520 au bain de sang de Stockholm) et de Cecilia Månsdotter Eka. À 24 ans, il dirige en 1520 une rébellion contre le Danemark qui a envahi la Suède. Il s'appuie sur une armée de 4 000 paysans, les marchands de Lübeck et l'Empereur Charles Quint. La rébellion a été déclenchée par la journée appelée « Bain de sang de Stockholm », durant laquelle 88 nobles et bourgeois ont été tués, dont le père et le beau-frère de Gustave. Le , il est élu « Régent du Royaume » (suédois : Riksföreståndare) par les révoltés. Il obtient le soutien de la Hanse et en deux ans (1522-1523) les danois sont définitivement chassés de Suède.[1]

Le , Gustave Vasa est élu roi par le Riksdag de Strängnäs, brisant l’union de Kalmar. Il impose le luthéranisme, développe l’économie du pays et réorganise le royaume (administration, justice, fiscalité). Il renforce, dans les années qui suivent, son pouvoir politique au détriment des grands féodaux et réorganise l’Église. L’Église catholique romaine, ayant soutenu Christian II de Danemark, est privée de tout pouvoir politique et Gustave lui confisque ses biens en 1527 lorsqu'il obtient du Riksdag de Västeras la sécularisation des biens du clergé et en 1536 au synode d'Uppsala l'église de suède devient officiellement luthérienne.[2]

Entre 1538 et 1543, il s’inspire de modèles allemands pour réformer l’administration de la Suède. Il s’entoure de grands commis d’origine allemande, luthériens (Georg Norman, aux affaires ecclésiastiques, puis Chancelier) ou catholiques (Conrad von Pyhy aux Affaires étrangères).

Sous la pression de Gustave, le Riksdag de Västeras adopte en 1544 l'Union Héréditaire, qui rend la monarchie héréditaire au profit de la lignée des Vasa sans exclusion des filles. Il convertit aussi les Suédois au protestantisme et réquisitionne les cloches des églises pour pouvoir payer une dette qu’il devait aux marchands de Lübeck, provoquant un soulèvement des paysans en 1532, très attachés à leurs cloches (révolte des cloches).

Triple tombeau de Gustave Ier Vasa, de Catherine de Saxe-Lauenbourg et de Marguerite Lejonhufvud.

Gustave Vasa crée une armée permanente composée de mercenaires. Il consacre 70 % du budget de l’État à son entretien. Le service militaire est obligatoire. À son avènement, il fait face à de graves difficultés financières. Il substitue aux pièces rondes d’étranges jetons carrés requérant moins de métal (knipplingar, de knippa, « couper avec des cisailles »). Il fait exploiter les mines d’argent et de cuivre et lance un plan de colonisation des terres en Suède.

À sa mort en 1560, Gustave laisse un gouvernement efficace et des finances florissantes. Il fut inhumé sous un somptueux tombeau dans la cathédrale d'Uppsala avec ses trois épouses mais deux seulement possèdent un gisant auprès du sien.

Unions et postérité

1) en 1531, Catherine de Saxe-Lauenbourg, fille du duc Magnus Ier de Saxe-Lauenbourg, dont :

2) en 1536, Marguerite Lejonhufvud, fille d'Eric Lejonhufvud, dont :

3) en 1552, Catherine Stenbock, fille de Gustave Stenbock.

Voir aussi

Articles connexes

Notes et références

  1. Jean Michel Sallmann Géopolitique du XVIe siècle 1490-1618 Point Histoire n° H318 éditions du Seuil, Paris (ISBN 2020374978) p. 262 .
  2. Jean Michel Sallmann Op.cit p. 262 .

Liens externes