Jean-Noël Barrot

Jean-Noël Barrot
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Jean-Noël Barrot en 2023.
Fonctions
Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères
En fonction depuis le
(10 mois et 13 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Michel Barnier
François Bayrou
Gouvernement Gouvernement Barnier
Gouvernement Bayrou
Prédécesseur Stéphane Séjourné
Président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale

(2 mois et 14 jours)
Élection 20 juillet 2024
Législature XVIIe (Cinquième République)
Prédécesseur Jean-Louis Bourlanges
Successeur Bruno Fuchs
Ministre délégué chargé de l'Europe

(7 mois et 13 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Gabriel Attal
Gouvernement Gouvernement Attal
Prédécesseur Laurence Boone (secrétaire d'État, indirectement)
Successeur Benjamin Haddad
Conseiller régional d'Île-de-France
En fonction depuis le
(4 ans, 1 mois et 1 jour)
Élection 27 juin 2021
Circonscription Yvelines
Président Valérie Pécresse
Ministre délégué chargé du Numérique[a]

(1 an, 6 mois et 7 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Élisabeth Borne
Ministre Bruno Le Maire
Gouvernement Gouvernement Borne
Prédécesseur Cédric O (indirectement)
Successeur Marina Ferrari (secrétaire d'État, indirectement)
Député français

(3 mois et 13 jours)
Élection 7 juillet 2024
Circonscription 2e des Yvelines
Législature XVIIe (Cinquième République)
Groupe politique DEM
Prédécesseur Anne Bergantz
Successeur Anne Bergantz

(30 jours)
Élection 9 octobre 2022
Circonscription 2e des Yvelines
Législature XVIe (Cinquième République)
Groupe politique DEM
Prédécesseur Anne Grignon (indirectement)
Successeur Anne Bergantz

(5 ans, 1 mois et 14 jours)
Élection 18 juin 2017
Réélection 19 juin 2022
Circonscription 2e des Yvelines
Législature XVe et XVIe (Cinquième République)
Groupe politique MoDem/DEM
Prédécesseur Pascal Thévenot
Successeur Anne Grignon
Secrétaire général du Mouvement démocrate

(3 ans, 7 mois et 11 jours)
Avec Richard Ramos
Alice Le Moal
Prédécesseur Yann Wehrling
Successeur Maud Gatel
Porte-parole national du Mouvement démocrate

(9 mois et 14 jours)
Avec Sarah El Haïry
Prédécesseur Yann Wehrling
Successeur Sarah El Haïry
Conseiller départemental de la Haute-Loire

(2 ans, 7 mois et 28 jours)
Avec Madeleine Dubois
Élection 29 mars 2015
Circonscription Canton d'Yssingeaux
Prédécesseur Madeleine Dubois
Successeur Georges Philibert
Biographie
Date de naissance (42 ans)
Lieu de naissance Paris 7e (France)
Nationalité Française
Suisse
Parti politique MoDem
Père Jacques Barrot
Mère Florence Cattani
Diplômé de HEC Paris
IEP de Paris
École d'économie de Paris
Profession Économiste

Jean-Noël Barrot est un économiste et homme politique franco-suisse[1], né le dans le 7e arrondissement de Paris.

Vice-président du Mouvement démocrate (MoDem), dont il est le secrétaire général de 2018 à 2022, il est député de la deuxième circonscription des Yvelines de 2017 à son entrée au gouvernement.

Nommé ministre délégué chargé de la Transition numérique et des Télécommunications le , il est reconduit lors du remaniement du en tant que ministre délégué chargé du Numérique, fonction qu'il occupe jusqu'à la démission du gouvernement Borne. Entre février et , il est ministre délégué chargé de l'Europe au sein du gouvernement Attal.

Réélu député lors des élections législatives anticipées de 2024, il succède à Jean-Louis Bourlanges à la tête de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.

Le , il est nommé ministre de l'Europe et des Affaires étrangères du gouvernement Barnier. Le suivant, il est reconduit à cette fonction au sein du gouvernement Bayrou.

Biographie

Origines familiales

Petit-fils du résistant démocrate-chrétien puis député de la Haute-Loire Noël Barrot, fils de Jacques Barrot et de Florence Cattani[2], Jean-Noël Barrot naît le à Paris[3], dans le 7e arrondissement[4][source insuffisante]. Sa mère est une Suissesse originaire de la région lausannoise[5]. Son père est une figure de la Cinquième République : député centriste de Haute-Loire pendant une trentaine d'années, ministre de plusieurs gouvernements du centre et de la droite, il est devenu vice-président de la Commission européenne de 2004 à 2009 et membre du Conseil constitutionnel de 2010 à 2014[2]. Sa sœur cadette Hélène Barrot[6] est, en 2022, directrice de la communication de Uber pour les marchés ouest et sud-européens[7].

Parcours académique

Diplômé de HEC Paris (master « Grande École »[8]) en 2007, après des classes préparatoires économiques et commerciales au lycée Henri-IV, Jean-Noël Barrot est également titulaire d’un master « gouvernance économique » de Sciences Po Paris[9] obtenu en 2008, ainsi que d'un master en sciences économiques de l'École d'économie de Paris (2008).

Jean-Noël Barrot obtient un doctorat en sciences de gestion en 2012, pour avoir soutenu une thèse d'économie financière sous la direction de David Thesmar à HEC Paris[10]. En 2013, il est nommé professeur assistant de finance à la Sloan School of Management du Massachusetts Institute of Technology (MIT)[11], puis professeur associé en 2017. Il cesse ses activités d'enseignement à la Sloan School of Management en 2017 et, en 2018, rejoint HEC Paris comme professeur associé.

Ses travaux de recherche portent sur le financement des entreprises et de l'innovation, sur les réseaux de production et le crédit inter-entreprises et sur l'interaction entre les marchés de capitaux et les marchés de biens et de services[réf. souhaitée].

Parcours politique

Élu conseiller départemental du canton d'Yssingeaux (autrefois représenté par son grand-père et son père) en 2015 sous l'étiquette MoDem et en tandem avec la conseillère sortante Madeleine Dubois, Jean-Noël Barrot est candidat aux élections législatives de dans la deuxième circonscription des Yvelines sous l'étiquette La République en marche (LREM) avec le soutien du MoDem, à l'issue desquelles il est élu député[12] avec 58,3 % des voix.

En , il devient porte-parole du MoDem, en tandem avec Sarah El Haïry[13]. Il succède à Yann Wehrling comme secrétaire général du MoDem le [14].

Il est lauréat (promotion 2020) du programme « Young Leaders » de la French-American Foundation[15].

Le , il est chargé par le Premier ministre Jean Castex d'une mission de six mois auprès du ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire, ayant pour objet l'accompagnement de la sortie de crise et le rebond économique des territoires[16].

Avec Aurore Bergé en , il est tête de liste pour le département des Yvelines dans le cadre des élections régionales en Île-de-France au nom de la liste « majorité présidentielle » de Laurent Saint-Martin[17]. Il est élu conseiller régional d'Île-de-France le [18] et rejoint le conseil d'administration d'Île-de-France Mobilités (IDFM)[19][source insuffisante].

Il est réélu député lors des élections législatives de 2022.

Le , il est nommé ministre délégué auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, où il est chargé de la Transition numérique et des Télécommunications dans le gouvernement Borne[20],[21], prenant ainsi le même titre que son prédécesseur Cédric O du gouvernement Castex, alors que le poste était vacant dans le gouvernement Borne. Bien que peu connu pour son action dans le secteur, sa nomination permet de donner des gages à son parti, le MoDem, au sein de la majorité[2].

Le lendemain, , il envisage de se décharger des dossiers concernant Uber, sa sœur occupant le poste de directrice de la communication de cette entreprise[22]. L'enquête journalistique des Uber Files est publiée le suivant[23],[7].

Sa suppléante Anne Grignon qui l'avait remplacé au Palais-Bourbon démissionne quelques jours plus tard à la suite d'un recours devant le Conseil constitutionnel présenté par un de ses concurrents aux législatives. Ce recours relève une infraction au Code électoral qui interdit à un « remplaçant d'un membre d'une assemblée parlementaire » (en l’occurrence Anne Grignon était déjà suppléante au Sénat) de se présenter comme suppléant d'un député[24]. En effet, Anne Grignon avait été candidate en seconde position sur la liste LREM lors des élections sénatoriales de septembre 2017 dans les Yvelines. Non élue, elle était de fait devenue la remplaçante possible de son colistier qui avait été élu, Martin Lévrier, notamment en cas de démission ou mort de celui-ci. Cela provoque en conséquence une législative partielle qui se déroule début . Barrot est à nouveau candidat avec comme suppléante cette fois Anne Bergantz[25], qui doit siéger à sa place en cas de victoire. Le , il arrive en tête du premier tour avec 42,29 % des voix devant la candidate de la NUPES Maïté Carrive-Bedouani (18,60 %) et le candidat Les Républicains Pascal Thévenot (17,80 %), dans un scrutin marqué par une faible participation (seulement 26,67 % des inscrits)[26].

Barrot est à nouveau réélu dans sa circonscription des Yvelines lors des élections législatives anticipées de 2024, qui se tiennent après dissolution de l'Assemblée nationale par le président de la République. Le suivant, il est élu président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale[27].

Le , il est nommé ministre de l'Europe et des Affaires étrangères dans le gouvernement Barnier[28].

Dès sa nomination, Barrot participe à l'Assemblée générale des Nations unies à New York. Puis, il part au Liban alors que la capitale du pays, Beyrouth, est la cible d'une campagne de bombardements israëliens. Le ministre prévoit de rencontrer les autorités libanaises pour leur apporter un soutien humanitaire[29].

À la suite de la motion de censure du contre le gouvernement Barnier, Barrot est reconduit le dans ses fonctions au sein du gouvernement Bayrou[30].

Synthèse des résultats électoraux

Élections législatives

Année Parti Circonscription 1er tour 2d tour
Voix % Rang Voix % Issue
2017[12] MoDem 2e des Yvelines 21 581 43,84 1er 23 361 58,30 Élu
2022[31] 17 391 34,88 1er 28 559 64,27 Élu
2024[32] 22 500 35,01 1er 43 607 72,62 Élu

Élections départementales

Année Parti Canton Colistier 1er tour Issue
Voix % Rang
2015[33] UMP Canton d'Yssingeaux Madeleine Dubois 2 636 52,90 1er Élu

Synthèse des mandats

Conseiller départemental

Jean-Noël Barrot est conseiller départemental de Haute-Loire[33] pour le canton d’Yssingeaux :

  • du au [34].

Député

Jean-Noël Barrot est député de la deuxième circonscription des Yvelines[3] :

  • du au  ;
  • du au 4 août 2022 ;
  • du au  ;
  • du au .

Conseiller régional

Jean-Noël Barrot est conseiller régional d’Île-de-France (élu sur la liste de Laurent Saint-Martin), pour le département des Yvelines[35] :

  • depuis le .

Décorations

Notes et références

Notes

  1. Ministre délégué chargé de la Transition numérique et des Télécommunications jusqu'au .

Références

  1. « Jean-Noël Barrot : "Dans ce monde du retour à la loi du plus fort, la Suisse et l’UE ont besoin de cultiver une relation étroite pour présenter un visage d’unité" » Accès limité, sur LeTemps.ch, (consulté le ).
  2. a b et c « Remaniement : le numérique confié au député du MoDem Jean-Noël Barrot, peu connu pour son action dans le secteur » Accès limité, sur Le Monde.fr, (consulté le ).
  3. a et b « Jean-Noël Barrot - Base de données des députés français depuis 1789 - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le )
  4. « M. Jean-Noël BARROT », sur Région Île-de-France (consulté le ).
  5. [vidéo][Production de télévision] « En France, premiers pas du nouveau gouvernement et premières déclarations sur les priorités de Michel Barnier », dans 19h30 sur RTS 1, , 2:23 min, Radio télévision suisse (consulté le )
  6. (en) « Family tree of Hélène BARROT », sur Geneanet (consulté le ).
  7. a et b « Uber Files : pourquoi le ministre délégué au Numérique ne pourra prendre aucune décision », sur CNEWS.fr, (consulté le ).
  8. « HEC Alumni », sur hecalumni.fr (consulté le ).
  9. Alumni Sciences Po, « l'Association des Sciences-Po - Fiche profil », sur sciences-po.asso.fr (consulté le ).
  10. (en) Sous la dir. de David Thesmar, Essays in Empirical Financial Economics (thèse de doctorat ès sciences de gestion), Jouy-en-Josas, École des hautes études commerciales, (SUDOC 169716538).
  11. (en) « MIT Sloan Faculty - Jean-Noël Barrot - C.V. », sur jnbarrot.scripts.mit.edu (consulté le ).
  12. a et b Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections législatives 2017 », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
  13. « La députée de Loire-Atlantique Sarah El Haïry prend du galon et devient porte-parole du Modem », sur ici, par France Bleu et France 3, (consulté le ).
  14. AFP, « Jean-Noël Barrot devient secrétaire général du MoDem », Le Figaro,‎ (lire en ligne Accès libre, consulté le ).
  15. (en) Timothy R. Homan, « French-American Foundation celebrates 2020 'Young Leaders' », sur TheHill, (consulté le ).
  16. « Crise économique : un député des Yvelines chargé d'accompagner les territoires fragiles », sur France Bleu, (consulté le ).
  17. « Élections régionales. Laurent Saint-Martin, candidat LREM, rassemble ses troupes dans les Yvelines », sur actu.fr, (consulté le ).
  18. « Liste des 209 élus du Conseil régional d'Île-de-France pour la mandature 2021-2028 », sur Région Île-de-France (consulté le ).
  19. « Membres », sur Île-de-France Mobilités (consulté le ).
  20. Julie Ménard, « Gouvernement : Jean-Noël Barrot devient ministre 44 ans après son père : Le député (MoDem) vient d’être nommé ministre délégué chargé de la Transition numérique et des Télécommunications. Son père Jacques Barrot, fut successivement ministre du Commerce, de la Santé puis du Travail entre 1978 et 1997 », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  21. « Remaniement : la composition du Gouvernement d'Élisabeth Borne », sur Gouvernement.fr (consulté le ).
  22. « Jean-Noël Barrot contraint de se déporter des dossiers liés à Uber ? », La Lettre A,‎ (lire en ligne)
  23. « « Uber Files » : une plongée inédite et alarmante dans la boîte noire du lobbying », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  24. « Visée par un recours, la députée Anne Grignon, suppléante du ministre Jean-Noël Barrot, démissionne : Suppléante de Jean-Noël Barrot (MoDem), Anne Grignon était devenue députée après l’entrée de celui-ci au gouvernement. Mais elle était déjà suppléante d’un sénateur, un cumul interdit. », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  25. Le Figaro avec AFP, « Yvelines : le ministre Barrot candidat à la législative partielle d'octobre », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  26. « Législative partielle dans les Yvelines: Jean-Noël Barrot bien parti pour rester ministre », sur Libération, (consulté le ).
  27. « Assemblée nationale : découvrez les noms des présidents des huit commissions | LCP - Assemblée nationale », sur lcp.fr, (consulté le )
  28. « Retailleau, Lecornu, Barrot, Genevard... Voici la composition du nouveau gouvernement Barnier », sur Le Figaro, (consulté le )
  29. « Liban : le ministre français des Affaires étrangères se rend sur place », sur Le Parisien, (consulté le )
  30. « Annonce de la nomination du nouveau Gouvernement. », sur elysee.fr, (consulté le )
  31. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections législatives 2022 », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
  32. « Yvelines - 2e circonscription: Résultats des élections législatives 2024 - en direct », sur Franceinfo, (consulté le )
  33. a et b Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections départementales 2015 - Haute-Loire : nouveau conseil départemental », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
  34. « Le conseiller Jean-Noël Barrot démissionne », sur leveil.fr, (consulté le )
  35. Ministère de l'Intérieur et des Outre-mer, « Les archives des élections en France - composition du conseil régional de la région Île-de-France à la suite des élections des 20 et 27 juin 2021 » [archive du ], sur www.archives-resultats-elections.interieur.gouv.fr (consulté le )

Annexes

Articles connexes

Liens externes