Racing Club de Strasbourg Alsace
| Nom complet | Racing Club de Strasbourg Alsace |
|---|---|
| Noms précédents |
FC Neudorf (1906-1919) RC Strasbourg (1919-1940, 1944-1970, 1977-2012) Rasen SC Straßburg (1940-1944) RP Strasbourg-Meinau (1970-1976) RC Strasbourg Alsace (depuis 2012) |
| Fondation |
(119 ans, 4 mois et 13 jours) |
| Statut professionnel |
1933-1939 1945-2011 2016- |
| Couleurs | Bleu et blanc |
| Stade |
Stade de la Meinau (26 109 places) |
| Siège |
12 rue de l’Extenwoerth 67100 Strasbourg |
| Championnat actuel | Ligue 1 |
| Propriétaire |
|
| Président | Marc Keller |
| Entraîneur |
|
| Joueur le plus capé | René Hauss (597) |
| Meilleur buteur |
|
| Site web | rcstrasbourgalsace.fr |
| National[note 1] |
Championnat de France (1) Championnat de France D2 (3) Coupe de France (3) Coupe de la Ligue (3) |
|---|---|
| International[note 1] | Coupe Intertoto (1) |
Domicile
|
Extérieur
|
Actualités
Dernière mise à jour : 2 septembre 2024.
Le Racing Club de Strasbourg Alsace, abrégé en RC Strasbourg, est un club de football français fondé en 1906 sous le nom de « FC Neudorf », du nom d'un quartier strasbourgeois. Il dispute ses premières rencontres officielles en 1909 avec la fédération allemande, avant de se faire baptiser officiellement « Racing Club de Strasbourg » et de rejoindre les compétitions organisées en France en 1919[2]. Le club emménage en 1914 au jardin Haemmerlé, une longue plaine sur laquelle est construit l'actuel stade de la Meinau en 1921.
Le club obtient le statut professionnel en 1933 et s’impose alors comme un des meilleurs clubs français. Après deux finales perdues en 1937 et 1947, le RC Strasbourg remporte une première Coupe de France en 1951. Dans les années 1960, il dispute ses premières compétitions continentales, où il élimine notamment l'AC Milan et le FC Barcelone. Il gagne ensuite une deuxième Coupe de France en 1966 avant d'obtenir le titre de champion de France en 1979. Depuis le milieu des années 1990, le palmarès est complété par une Coupe Intertoto (1995), trois Coupes de la Ligue (1997, 2005 et 2019) et une troisième Coupe de France (2001).
Les bons résultats du Racing, sont néanmoins entrecoupés par des relégations en deuxième division et des changements fréquents au sein de l'encadrement du club, ce qui l'empêche régulièrement de s'inscrire dans la durée. Des résultats sportifs insuffisants entraînent le Racing en 2010 pour la première fois en National, championnat de troisième niveau. Un an plus tard, des problèmes financiers causent une rétrogradation administrative avec perte du statut professionnel et une liquidation judiciaire. Le RC Strasbourg retrouve le monde professionnel en 2016 et la Ligue 1 en 2017. Par sa victoire de la Coupe de la Ligue en 2019, le club se qualifie pour le second tour préliminaire de la Ligue Europa après 13 ans d'absence des compétitions continentales.
Le , le RC Strasbourg annonce avoir signé un accord avec BlueCo, un consortium d'investisseurs américains, pour devenir le nouvel actionnaire du club alsacien[3],[4].
Repères historiques
Débuts du club (1906-1933)

Le Racing Club de Strasbourg voit le jour en 1906 au moment où le football venu d'Angleterre prend son essor à Strasbourg, à l'époque capitale de l'Alsace-Lorraine au sein de l'Empire allemand. Il s'agit d'une équipe créée par les jeunes de l'école de la rue d'Erstein, dans le quartier populaire de Neudorf[5]. Ils disputent leur premier match amical à l'automne 1906 contre le FC Germania[5]. Baptisé FC Neudorf à sa fondation, le club est rebaptisé un temps FC Cäsar Neudorf[5]. Équipe scolaire, le FC Neudorf se transforme en club libre en 1909. Cette année-là, le FC Neudorf obtient son affiliation à la ligue de football d'Allemagne du Sud et y débute en bas de l'échelle dans le championnat de Division C[6]. Le club remporte ce championnat en 1912 et accède au deuxième échelon de la Division B[6],[7], qu'il remporte deux ans plus tard[8]. En 1914 toujours, le club s'installe sur le terrain du jardin Haemmerlé, lieu du futur stade de la Meinau[9].
Après la Première Guerre mondiale, le club rejoint les compétitions françaises. La francisation de la région est suivie par le club qui est renommé en 1919 RC Strasbourg-Neudorf puis peu après Racing Club de Strasbourg, en référence au « plus prestigieux club français », le Racing Club de France[9]. Le Racing enlève trois titres de champion d'Alsace en 1923, 1924 et 1927. En 1927 les Strasbourgeois participent également au championnat de France amateur, une compétition éphémère réservée aux champions des ligues régionales et remportée par le Cercle athlétique de Paris[10],[11]. Le Racing participe pour la première fois à la Coupe de France en 1920-1921[12]. Il s'y distingue en 1925-1926 en réalisant l'exploit[13] d'éliminer au stade des trente-deuxièmes de finale le Red Star[14], un des meilleurs clubs français de l'époque.
Professionnalisation du club (1933-1945)

Comme bon nombre de clubs de la moitié nord de la France, le RC Strasbourg refuse le professionnalisme à son introduction en 1932[15]. Un an plus tard, le club se prononce à une large majorité pour le passage au professionnalisme[16] et participe ainsi au championnat de Division 2 en 1933-1934. Le Racing accroche la quatrième place de la poule Nord et remporte les barrages de promotion en première division. Pour sa première saison au sein de l'élite en 1934-1935, le Racing est champion d'automne[16] et termine vice-champion à un point du FC Sochaux-Montbéliard[16]. Les saisons suivantes sont tout aussi honorables, le Racing finissant successivement 3e, 6e, 5e et 10e d'un championnat à seize clubs. Le club atteint également pour la première fois la finale de la Coupe de France en 1937[17]. Une victoire 3-1 en demi-finale contre le FC Rouen grâce à un triplé d'Oskar Rohr[18] lui permet d'aller défier le FC Sochaux-Montbéliard en finale au stade olympique Yves-du-Manoir de Colombes. Les Sochaliens sont favoris et l'emportent 2-1[19].
Au début de la Seconde Guerre mondiale en septembre 1939, les habitants de la ville de Strasbourg sont évacués dans le sud de la France. Le club est ainsi reformé l'espace d'une saison à Périgueux sous statut amateur, et y remporte le titre de champion de Dordogne[20]. En 1940, l'Alsace est annexée au Troisième Reich et le club évolue en Gauliga Elsaß, compétition allemande[20] sous le nom germanisé de Rasensportclub Straßburg (en français : « Club des sports sur pelouse »). Durant ces années les derbys contre le rival du Red Star Strasbourg, passé sous le contrôle de la Schutzstaffel (SS) et renommé Sportgemeinschaft der SS, prennent des allures de combat patriotique[21].
Premiers titres nationaux et premières compétitions européennes (1945-1970)
En 1945, le club reprend son nom de Racing Club de Strasbourg et participe à nouveau au championnat de France professionnel. Bien que meurtri par le conflit, le club se classe troisième du championnat 1946-1947 et atteint la finale de la Coupe de France cette même année[22]. Les Strasbourgeois échouent contre le tenant du titre, le Lille OSC. Quatre ans après, le Racing décroche son premier titre national en venant à bout de l'US Valenciennes-Anzin en finale de la Coupe de France 1951 sur le score de 3-0. À leur retour en Alsace, les joueurs sont fêtés par une foule en liesse[23] de 50 000 à 100 000 personnes selon les sources[24].
Entre trois descentes en Division 2 en dix ans, le RC Strasbourg réalise une brillante saison 1954-1955 en D1 grâce notamment au prodige[20] autrichien Ernst Stojaspal, luttant longtemps pour le titre et finissant à la quatrième place. En Division 1 le club se bat à nouveau pour le titre de champion lors de la saison 1964-1965 : deuxième à un point du FC Nantes à quatre journées de la fin, le RCS finit cinquième[25]. La première grande épopée européenne du Racing date de la Coupe des villes de foires 1964-1965. Opposé en 32e de finale au prestigieux Milan AC, le Racing s'impose avec une victoire 2-0 à la Meinau et une défaite 1-0 au retour à San Siro. Contre le FC Barcelone, le RCS obtient un match nul à la Meinau (0-0) puis se fait rejoindre au score en fin du match au Camp Nou (2-2)[26]. Le match d'appui se solde par un match nul (0-0) au Camp Nou et le Racing se qualifie au tirage au sort. En quart de finale, les Alsaciens s'inclinent nettement contre Manchester United (0-5 puis 0-0 à Old Trafford)[27],[28].
Dans l'édition 1965-1966 de la Coupe des villes de foires, le RCS retrouve le Milan AC. Après une victoire de chaque équipe[29] et un score de 1-1 en match d'appui, les deux clubs sont départagés par un tirage au sort qui est défavorable au RC Strasbourg[30]. Le Racing accède en 1966 pour la quatrième fois à la finale de la Coupe de France. Opposé au tout nouveau champion de France, le FC Nantes, le Racing déjoue les pronostics en emportant son second trophée sur le score de 1-0[31]. L'année suivante en Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe, le club élimine le FC Steaua Bucarest avant de s'incliner contre le Slavia Sofia en huitième de finale.
Heures de gloire puis années de crise (1970-1992)

Le RC Strasbourg fusionne en 1968 avec l'AS Meinau car ce dernier possédait un terrain qui intéressait le premier[32]. Deux ans plus tard, la fusion de ce nouveau club avec les Pierrots repose sur des raisons sportives et financières[32] : les Pierrots viennent de remporter les deux derniers Championnats de France amateurs et avaient des ressources ; ce n'était pas le cas du Racing qui avec cette alliance allait se retrouver avec une masse importante de joueurs de qualité et des finances équilibrées. Ainsi est créé le Racing Pierrots Strasbourg-Meinau (RPSM)[33]. Certains membres des Pierrots, insatisfaits par la fusion, recréent un club amateur[33], alors que le RPSM vit deux descentes en Division 2 en 1971 et 1976.
En 1977, le club retrouve son nom de Racing Club de Strasbourg et remporte son premier titre de champion de Division 2[34]. Nouvellement promu en Division 1, le Racing emmené par son nouvel entraîneur Gilbert Gress finit à une étonnante troisième place du championnat 1977-1978 tandis que l'AS Monaco, autre promu, obtient le titre.
La saison suivante, le Racing prend la tête du championnat après la cinquième journée et s'y maintient malgré la poussée des grands du championnat de l'époque, le FC Nantes et l'AS Saint-Étienne. Lors de la dernière journée de championnat, Les Strasbourgeois n'ont besoin que d'un match nul à l'Olympique lyonnais pour assurer le titre. Le Racing l'emporte 3-0 et devient champion de France 1979, avec une équipe très régionale : en deuxième mi-temps du match de Lyon, le Racing compte dans ses rangs pas moins de sept natifs d'Alsace, en plus de l'entraîneur.
Le Racing arrive à tenir son rang lors de la saison suivante, finissant à la cinquième place du championnat sans toutefois peser dans la lutte pour la victoire finale. Le titre de 1979 permet au RC Strasbourg de se qualifier pour la Coupe des clubs champions européens 1979-1980. Après avoir éliminé les Norvégiens de l'IK Start (victoires 2-1 et 4-0), le RCS s'incline 1-0 en match aller du deuxième tour sur le terrain du champion de Tchécoslovaquie, le Dukla Prague. Au match retour, Strasbourg s'impose 1-0 lors du temps réglementaire et se qualifie en marquant un deuxième but pendant la prolongation. Opposé au prestigieux club de l'Ajax Amsterdam en quart de finale, le Racing obtient le nul à la Meinau (0-0)[35] avant de perdre au retour (4-0)[36] et de quitter la compétition.

En 1980, de profonds désaccords opposent Gilbert Gress au nouveau président André Bord et la décision est prise de limoger l'entraîneur après la réception du champion en titre, le FC Nantes, le 23 septembre 1980[37]. Durant tout le match des slogans hostiles au président sont lancés et la défaite 2-1 provoque des émeutes inédites à la Meinau : le stade est mis à sac et Gilbert Gress est porté par la foule[38],[39]. Les résultats sportifs se dégradent ensuite peu à peu et le RCS descend en division inférieure en 1986. Après un second titre de champion de France de D2 en 1988, le Racing connaît à nouveau la relégation la saison suivante. Il termine consécutivement trois fois de suite en deuxième position du championnat et après avoir échoué deux fois en barrages d'accession, retrouve la Division 1 en 1992 grâce au retour de Gilbert Gress en triomphant sur le Stade rennais 0–0 puis 4-1 à domicile devant une affluence avoisinant les 40 000 spectateurs[40]. Gilbert Gress restera entraîneur du club pendant 3 saisons, 1 montée en D1, 1 saison 7 ème et 1 saison 11 ème.
Victoires en coupes et participations régulières en coupes d'Europe (1992-2007)

À l'été 1994, l'effectif comprenant les futurs internationaux Frank Lebœuf et Marc Keller est renforcé par les arrivées notamment de Franck Sauzée, d'Alexander Vencel et d'Aleksandr Mostovoï surnommé le tsar[41]. Le Racing atteint cette saison-là la finale de la Coupe de France 1995, où Paul Le Guen donne la victoire au Paris Saint-Germain 1-0[42]. Au début de la saison 1995-1996, le Racing remporte la Coupe Intertoto et se qualifie ainsi pour la Coupe UEFA. L'aventure s'achève en seizième de finale face à l'AC Milan de Paolo Maldini, George Weah et Roberto Baggio après deux défaites 1-0 et 2-1. En mai 1996, Frank Lebœuf fait ses adieux à la Meinau après six ans à Strasbourg. Lors de la saison 1996-1997, le Racing remporte son premier titre national depuis 1979 en ramenant à Strasbourg la Coupe de la Ligue après une victoire face aux Girondins de Bordeaux aux tirs au but[40].
En 1997, la municipalité de Strasbourg cède les 49 % qu'elle détient dans le capital du club au groupe de management sportif International Management Group (IMG) et Patrick Proisy devient le nouveau président du club[43]. Lors de la première saison 1997-1998, le RC Strasbourg réalise un beau parcours en Coupe UEFA, avec des qualifications face aux Glasgow Rangers et au Liverpool Football Club[44],[45]. En huitième de finale, le Racing bat 2-0 l'Inter Milan de Ronaldo au stade de la Meinau mais sera sorti de cette compétition après une défaite 3-0 au match retour en Italie. En 2001 et après deux saisons moyennes en championnat, les Strasbourgeois parviennent à remporter la Coupe de France[46] mais descendent en Division 2. Les relations entre le propriétaire du club et les supporters sont de plus en plus compliquées[43] et le club doit renoncer un temps à l'appellation « Racing club de Strasbourg » à la suite d'un conflit avec le Racing omnisports, titulaire du numéro d'accréditation de la fédération[47]. Après une remontée en Division 1 en 2002, IMG parachève l'aventure à Strasbourg et cède le club à des investisseurs locaux en 2003[48],[49].
Sous la direction de Jacky Duguépéroux et du trio offensif Alexander Farnerud - Mamadou Niang - Mickaël Pagis, le club remporte un nouveau titre avec la Coupe de la Ligue 2005 en battant en finale le Stade Malherbe de Caen[50]. Après le départ de Niang à l'été 2005, l'équipe évolue toute la saison en zone de relégation et descend en deuxième division[51]. Paradoxalement, le Racing effectue un bon parcours en Coupe UEFA et se hisse jusqu’en huitièmes de finale après avoir terminé premier en phase de groupe avec notamment un match nul 1-1 sur le terrain de l'AS Rome. Le Racing parvient à obtenir une remontée immédiate dès la saison suivante.
Chute sportive et statut amateur (2007-2016)

Lors de la saison 2007-2008 de Ligue 1 les résultats du club sont encourageants avec une place en milieu de classement aux deux tiers du championnat. Mais une succession de onze défaites le condamnent à un retour en Ligue 2[52]. En L2, le RCS est en tête du championnat une bonne partie de la saison et deuxième à une journée de la fin, mais il termine quatrième après une dernière défaite sur le terrain du Montpellier HSC, manquant pour un point l'objectif de remontée immédiate. La saison 2009-2010 est marquée par une instabilité extra-sportive matérialisée par des changements de présidents et d'entraîneurs. Les performances sportives sont médiocres et l'équipe descend en championnat National, soit en troisième division[53].
En National, la saison 2010-2011 commence de manière catastrophique : le club, mal préparé, est relégable après cinq journées. Le Racing se reprend mais, malgré une « improbable remontée »[54], échoue au pied du podium et d'une promotion dans le championnat supérieur. Parallèlement, les problèmes extra-sportifs s'accumulent à l'été 2011. Le Racing est relégué administrativement pour raisons financières en CFA, championnat de quatrième niveau, et perd son statut du club professionnel. Après un redressement judiciaire et une liquidation prononcée le [55], l'équipe participe au championnat de CFA 2 2011-2012[56],[57]. Le club obtient immédiatement sa promotion en CFA puis, se trouvant dans une position financière délicate, est racheté par un groupe d'investisseurs mené par Marc Keller[58].
Au début de la saison 2012-2013, pour tenir compte du soutien financier de la Région Alsace, le club accole le nom de sa région à son nom et devient le Racing Club de Strasbourg Alsace[59]. Le club gagne 2-3 le dernier match de la saison contre l'Union sportive raonnaise, leader du championnat depuis la 20e journée[60]. À égalité de points, mais suivant la règle du goal-average particulier[note 2], le Racing remporte le titre en ayant été premier uniquement pendant les 48 dernières minutes de la saison[61]. Avec cette deuxième montée consécutive, le Racing accède au National : il ne parvient pas à se maintenir[62] sportivement, mais est finalement repêché in extremis[63]. En 2015-2016, le RCS est champion d'automne[64] puis domine la deuxième moitié de la saison pour finalement remporter le championnat, ce qui lui permet d'accéder à la Ligue 2 et de retrouver le statut professionnel cinq ans après la rétrogradation administrative en CFA 2[65].
Retour dans le monde professionnel (2016-2023)


Le , le RC Strasbourg obtient son accession en Ligue 2 et retrouve le statut professionnel cinq ans après son dépôt de bilan[66].
Le club, bien qu'annonçant le maintien comme objectif principal[67], termine champion et est promu en Ligue 1 lors de la dernière journée d'un championnat très disputé[68]. Il réussit ainsi une double montée, de National en Ligue 1.
Le , le RCS devient le premier club de la saison à battre le Paris Saint-Germain FC (2-1)[69].
Le , le RC Strasbourg remporte la Coupe de la Ligue pour la quatrième fois de son histoire en s'imposant aux tirs au but face à l'En Avant Guingamp (0-0 a.p - 4-1 t.a.b). Le RC Strasbourg se qualifie pour le deuxième tour préliminaire de la Ligue Europa 2019-2020, où il éliminera les Israéliens du Maccabi Haïfa, puis les Bulgares du PFK Lokomotiv Plovdiv. Strasbourg est finalement éliminé par l'Eintracht Francfort lors des barrages, après avoir gagné 1-0 le match aller.
Rachat du club (2023)
Le , Marc Keller annonce que le RC Strasbourg a signé un accord avec BlueCo, un consortium d'investisseurs américains, pour devenir le nouvel actionnaire du club alsacien[3],[4]. Concernant ce rachat, BlueCo déclare : « C’est un honneur pour nous de faire partie de ce club historique. Nous nous engageons à préserver l’héritage du Racing et à travailler en étroite collaboration avec Marc et son équipe de direction afin de poursuivre l’excellent travail qu’ils ont accompli »[70],[71].
Palmarès et records

Palmarès
Le Racing Club de Strasbourg a remporté un titre de champion de France, trois Coupes de France et quatre Coupes de la Ligue, dont trois dans l'ère moderne de la Coupe de la Ligue depuis 1995[note 3]. Le dernier titre du club strasbourgeois est la Coupe de la Ligue 2018-2019, remportée face à Guingamp au stade Pierre Mauroy de Villeneuve-d'Ascq. Si on exclut la Coupe de la Ligue 1964, le RCS est chronologiquement le deuxième club à avoir réussi à remporter les trois trophées majeurs français après le Paris Saint-Germain Football Club.
Le tableau suivant liste le palmarès du Racing Club de Strasbourg dans les différentes compétitions officielles au niveau national, international, régional ainsi que le palmarès des équipes de jeunes et de l'équipe réserve. Le Racing a également remporté divers tournois amicaux saisonniers, comme la Coupe Kaiserstuhl en 2002, le Trophée Philippe Schuth en 2002, le Tournoi de Strasbourg en 1980 et le Tournoi des As en 1980.
| Compétitions nationales | Compétitions internationales |
|---|---|
|
|
| Compétitions régionales | |
|
| Équipe réserve | Équipes de jeunes |
|---|---|
|
|
Records et distinctions
Joueurs et entraîneurs

|
Nombre de matchs en championnat[89]
| |||||||||||||||||||||
|
Meilleurs buteurs en championnat[90]
|
Le joueur ayant disputé le plus grand nombre de matchs de championnat sous le maillot du RC Strasbourg est le défenseur René Hauss : il joue 516 matchs (pour 13 buts marqués) de 1949 à 1968, dont 424 matchs de Division 1. Vient ensuite le gardien de but Dominique Dropsy avec 406 rencontres entre 1973 et 1984, dont 372 en Division 1. Dans les années 2000, Guillaume Lacour et Stéphane Cassard totalisent le plus de matchs de championnat sous le maillot du Racing, avec respectivement 243 et 204 matchs[89].
Le buteur le plus prolifique du club est l'Allemand Oskar Rohr, qui inscrit 118 buts en l'espace de cinq saisons et 150 matchs de 1934 à 1939. Le deuxième est le champion de France 1979 Albert Gemmrich avec 94 buts marqués en sept saisons de 1973 à 1979 puis en 1983-1984[90].
En 1978, Gilbert Gress est désigné entraîneur français de l'année par le magazine France Football, et Léonard Specht meilleur jeune joueur. En 1990, l'attaquant Didier Monczuk est nommé meilleur joueur de deuxième division. Le gardien Dominique Dropsy obtient l'Étoile d'or du footballeur le plus performant et régulier de la saisonen 1980-1981 de Division 1. Alexander Vencel obtient l'Étoile d'or du meilleur gardien du championnat de Division 1 1998-1999. Stéphane Cassard reçoit lui l'Étoile d'or du meilleur gardien de Ligue 1 2004-2005, puis le Trophées UNFP du meilleur gardien de Ligue 2 en 2007[91].
Championnat et coupes d'Europe de l'UEFA
La plus large victoire en championnat de Division 1 est acquise à domicile contre l'US Valenciennes-Anzin lors de la saison 1937-1938 sur le score de 10-0. À l'extérieur, la plus grande victoire date de la saison 1936-1937 : 9-1 sur le terrain du FC Mulhouse. Les défaites les plus larges sont encaissées à domicile contre le Lille OSC (0-6 en 1948-1949) et à l'extérieur contre le Limoges FC (0-8 en 1959-1960)[92]. Lors de la saison 2007-2008, le RC Strasbourg subit onze défaites consécutives sur les onze dernières journées de la saison. Le record absolu en championnat de première division est partagé par le Cercle athlétique de Paris avec douze défaites consécutives en 1933-1934[52], et par le Grenoble Foot 38 qui démarre le championnat 2009-2010 par douze défaites lors des douze premières journées.
Dans les compétitions de l'UEFA, les plus larges victoires sont remportées en Coupe Intertoto 1995 (RC Strasbourg-FC Wacker Innsbruck 6-1) et en Coupe UEFA 2005-2006 (RC Strasbourg-Grazer AK 5-0). Les plus larges défaites du Racing ont lieu en Coupe UEFA 1978-1979 (MSV Duisbourg-RC Strasbourg 4-0) et en Coupe des clubs champions européens 1979-1980 (Ajax Amsterdam-RC Strasbourg 4-0).
Transferts les plus coûteux
Les deux tableaux ci-dessous synthétisent les plus grosses ventes et achats de joueurs dans l'histoire du club strasbourgeois.
|
|
Affluence et classement IFFHS
La plus grosse affluence à domicile est de 39 033 spectateurs le lors d'une rencontre de Division 1 contre l'Olympique de Marseille, meilleure équipe française du moment et quadruple championne nationale en titre, laquelle rencontre se termine sur un match nul 2-2. La deuxième meilleure affluence est réalisée le pour la réception du Football Club de Metz en demi-finale de la Coupe de France. Ce sont alors 36 229 spectateurs qui assistent à la victoire 1-0 du Racing sur un but d'Yvon Pouliquen[95].
En 2012-2013, en CFA, le Racing bat le record d'affluence de cette division lors du derby face au FC Mulhouse, où 20 044 spectateurs étaient présents à la Meinau. En outre, l'affluence au cours de la saison a été de 8 532 spectateurs en moyenne. À noter que lors de leur dernier déplacement à Raon-l'Étape pour le compte de la 34e journée, 2 800 places ont été autorisées à la vente pour les Strasbourgeois, ces places se sont écoulées en moins de 9 h[96].
Le 22 mai 2015 le match de championnat de National (3e Division) 2014-2015 comptant pour la 34e journée : RC Strasbourg - US Colomiers (2-0) à la Meinau est suivi par 27 820 spectateurs constituant ainsi le record d'affluence pour un match de cette division. Celui-ci fut arbitré par Alexandre Castro, ainsi que Michel Dolmadjian et Jérémy Matteucci.
Le RC Strasbourg est classé une fois dans le top 25 mondial des clubs établi par l'IFFHS : le club est 17e au classement mondial des clubs de l'année 1995[97]. Au classement mondial perpétuel des clubs établi sur la période allant de 1991 à 2008, le Racing est classé 10e club français et 115e club mondial[98].
Bilan
Le Racing Club de Strasbourg participe au championnat national professionnel à partir de 1933 et évolue pour la première fois en première division lors de la saison 1934-1935. Depuis, il a participé à 56 saisons au plus haut niveau. Il est le cinquième club français à atteindre la barre des 2 000 matchs au sein de l'élite[99]. Les succès du club sont régulièrement entrecoupés par des relégations en deuxième division. Après 2010, des problèmes sportifs et financiers causent une chute du club jusqu'en cinquième division nationale.

Le récapitulatif des matchs disputés par le RC Strasbourg dans les différentes compétitions professionnelles et amateurs, à l'issue de la saison 2018-2019, s'établit comme suit. Pour les matchs de coupe, ni les tirs au but ni les tirages au sort ne sont pris en compte. La Coupe de la Ligue est comptabilisée à partir de l'édition 1994-1995.
| Championnat | Saisons | Titres | J | G | N | P | Bp | Bc | Diff |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Division 1 / Ligue 1 | 60 | 1 | 2157 | 732 | 585 | 840 | 2978 | 3174 | -196 |
| Division 2 / Ligue 2 | 16 | 3 | 568 | 301 | 138 | 129 | 1068 | 580 | +488 |
| National[note 8] | 4 | 1 | 142 | 62 | 49 | 31 | 177 | 115 | +62 |
| CFA / National 2[note 9] | 1 | 1 | 34 | 17 | 11 | 6 | 47 | 29 | +18 |
| CFA 2 / National 3[note 9] | 1 | 1 | 30 | 21 | 7 | 2 | 66 | 14 | +52 |
| Coupes nationales | Saisons | Titres | J | G | N | P | Bp | Bc | Diff |
| Coupe de France | 91 | 3 | 302 | 183 | 32 | 87 | 606 | 331 | +275 |
| Coupe de la Ligue | 20 | 3 | 40 | 17 | 8 | 15 | 60 | 58 | +2 |
| Coupe Charles Drago | 11 | 0 | 24 | 12 | 2 | 10 | 49 | 55 | -6 |
| Coupes d'Europe de l'UEFA | Saisons | Titres | J | G | N | P | Bp | Bc | Diff |
| Coupe des clubs champions | 1 | 0 | 6 | 3 | 1 | 2 | 8 | 6 | +2 |
| Coupe UEFA | 5 | 0 | 28 | 13 | 6 | 9 | 41 | 29 | +12 |
| Coupe des vainqueurs de coupe | 1 | 0 | 4 | 2 | 1 | 1 | 3 | 3 | 0 |
| Coupe Intertoto (1995-2008) | 2 | 1 | 12 | 7 | 5 | 0 | 29 | 5 | +24 |
| Coupes d'Europe hors-UEFA | Saisons | Titres | J | G | N | P | Bp | Bc | Diff |
| Coupe des villes de foires | 3 | 0 | 14 | 4 | 5 | 5 | 16 | 26 | -10 |
| International football cup | 1 | 0 | 6 | 1 | 0 | 5 | 9 | 20 | -11 |
| Coupe Intertoto (1967-1994) | 1 | 0 | 6 | 1 | 2 | 3 | 6 | 11 | -5 |
Personnalités du club
Historiques des présidents


Le premier président du club, Zuhlke, est nommé en 1909. De 1909 à 1933, le club est amateur et le président dirige toutes les sections sportives dont le football. Charles Belling, le quatrième à ce poste, est président de la section amateur de football jusqu'en 1933 et reste à la direction du club omnisports jusqu'en 1959[101]. Joseph Heintz est le premier président de la section professionnelle de football en 1933[102]. Après la liquidation judiciaire du club en août 2011, Patrick Spielmann, le président de l'association support RCS, devient de fait le 27e et nouveau président du club[103]. Le repreneur du club Frédéric Sitterlé occupe ensuite le poste pendant deux mois[104], avant de laisser à nouveau la place Patrick Spielmann en décembre 2011[106].
Trois présidents occupent la fonction à deux reprises sur deux périodes distinctes, Joseph Heintz des années 1930 aux années 1960, Philippe Ginestet dans les années 2000 et Patrick Spielmann au début des années 2010. Joseph Heintz est aussi celui qui est le plus longtemps à la présidence du club à savoir pendant 25 ans. À l'autre extrémité, sept présidents se succèdent à la direction du club en l'espace de deux ans entre 2009 et 2010.
Historique des entraîneurs

D'Oscar Bongard en 1928-1929 à Laurent Fournier au cours de la saison 2010-2011, 60 entraîneurs dont 51 différents se succèdent à la tête du RC Strasbourg[107],[108],[109]. Durant cette période l'entraîneur reste en place en moyenne pendant un an et quatre mois, soit à peine plus qu'une saison de championnat. L'instabilité à ce poste est particulièrement forte pendant les années 1980 puisque 13 entraîneurs occupent le poste durant cette décennie marquée par deux descentes en deuxième division en 1986 et 1989[110],[107]. Le RC Strasbourg est parfois surnommé l'« OM de l'Est » en raison des changements fréquents dans l'encadrement du club et en référence à l'instabilité du club marseillais[111],[112].

