Pau Football Club

Pau FC
Logo du Pau FC
Généralités
Nom complet Pau Football Club
Surnoms Les Capbourruts
Les Béarnais
Les Pionniers
Noms précédents Bleuets Notre-Dame de Pau
(1920-1959)
Football-Club de Pau
(1959-1995)
Fondation le 16 mai 1959, il y a 61 ans
Statut professionnel Depuis 2020
Couleurs Jaune et bleu
Stade Nouste Camp
(4 144 places)
Siège 8, Boulevard de l'Aviation
64320 Bizanos
Championnat actuel Ligue 2
Propriétaire Drapeau : France Bernard Laporte-Fray
Président Drapeau : France Bernard Laporte-Fray
Entraîneur Drapeau : France Didier Tholot
Joueur le plus capé Drapeau : France Jacques Leglib (260)
Meilleur buteur Drapeau : France Denis Baylac (59)
Site web paufc.fr
Palmarès principal
National[1] National (1)
National 2 (2)

Maillots

Couleurs de l’équipe
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Domicile
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Extérieur
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Neutre

Actualités

Le Pau Football Club (souvent abrégé en Pau FC) est un club de football français dont les origines remontent à 1920 et basé à Pau, capitale du Béarn et préfecture du département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le Football Club de Pau voit le jour le 16 mai 1959 lors de la scission avec la section football du patronage catholique des Bleuets de Notre-Dame de Pau, qui hissa le football béarnais et gascon au plus haut niveau amateur. Le Football-Club de Pau prend le nom de Pau Football Club le 14 juin 1995.

La devise historique du club est « Vaincre ou sourire » depuis 1920, héritée des Pionniers du patronage des Bleuets de Notre-Dame de Pau[2].

Le Pau Football Club est présidé par Bernard Laporte-Fray, actionnaire du club à 70 % pour 200 000 euros de capital. Avant-dernier budget de Championnat National 2019-2020, le club parvient à décrocher une montée historique en Ligue 2 2020-2021[3],[4].

Le Pau FC dispute ses rencontres à domicile au Nouste Camp depuis le début de la saison de 2018-2019[5]. D'une capacité de 4 144 places assisses, ce stade est situé à proximité immédiate de son antre historique du Hameau, que le Pau FC a partagé pendant 20 ans avec la Section paloise, lorsque le club de rugby a quitté le mythique stade de la Croix du Prince[6].

En raison de la faible densité de clubs de football du Sud-Ouest évoluant dans les divisions nationales, le Pau FC est régulièrement l'un des clubs de football français dont les distances de déplacement sont les plus longues, cumulant près de 30 000 km de déplacement par saison[7].

Histoire

Football à Pau, en Béarn et en Gascogne

Popularité du football en Béarn

Vue préservée du Pic du Midi d'Ossau, emblème de la ville et du Pau FC.
Vue préservée du Pic du Midi d'Ossau, emblème de la ville et du Pau FC.

La ville de Pau possède une longue tradition sportive où le football a toujours du se contenter du statut de troisième sport, derrière le basket-ball et surtout le rugby. Historiquement et culturellement, le rugby se rapprochait sans doute davantage des valeurs des peuples béarnais et gascon, se substituant ainsi aux épreuves de force basque et aux jeux béarnais — voire de la soule et de la barette[8].

Le rugby est rapidement devenu un des éléments essentiels d'une identification culturelle régionale exaltant les valeurs de force et courage[9].

La popularité de la Section paloise et de l’Élan béarnais est encore supérieure à celle du Pau FC. Ainsi, à titre d'exemple, le stade du Hameau occupé par la Section paloise, plus grand stade des Pyrénées-Atlantiques, possède une capacité de 18 324 places alors que le palais des sports de Pau, antre de l’Élan béarnais est la plus grande salle de basket-ball de France, pouvant accueillir 7 707 personnes. En outre, la pelote basque dispose à Pau d'un Jaï Alaï, un des deux seuls complexes au monde (avec celui de Vitoria au Pays basque espagnol) permettant la pratique de toutes les disciplines de pelote dans un même complexe.

Le Nouste Camp, stade de football du club depuis 2018, fait pâle figure en comparaison. En effet, la capacité d'accueil était de 1 200 places assises seulement, qui sera portée à 4 144 après la rénovation de 2021. L'accession en Ligue 2 lors de la saison 2020-2021 a en effet nécessité une mise aux normes de l'infrastructure.

Enfin, plus d'un an après l'inauguration du stade, la ville de Pau n'avait toujours pas révélé son nom officiel[10].

Les Sports à Pau, les débuts à la Belle Époque

Pau ville anglaise
Traité du Docteur Alexander Taylor
Traité du Docteur Alexander Taylor

En dépit de la très forte empreinte historique anglaise et britannique à Pau à la Belle Époque, le football tarde à s'implanter en Béarn, contrairement à la France où les citoyens de Sa Majesté contribuent à la diffusion du ballon rond.

Pourtant, à la fin du XIXe siècle et après la Bataille des Pyrénées, les riches européens, et en particulier les Anglais affluent en masse à Pau et sur la côte Basque. Ces touristes fortunés font de Pau l'une des destinations hivernales phares du tourisme thermal, afin de profiter des vertus curatives du climat béarnais et des eaux pyrénéennes. Dès 1826, les Anglais hivernant à Pau avaient créé le Cercle anglais, association de notables discutant de l'actualité de la ville, tout en pratiquant le golf et l'équitation. Ce Cercle existe toujours de nos jours dans ses locaux de la Villa Lawrence[11].

En effet, nombres de riches Britanniques, séduits par la beauté du site et la douceur du climat hivernal, se transformèrent en résidents fidèles, convaincus par le docteur Alexander Taylor et son traité de médecine publié en 1838 qui connait un énorme succès en Angleterre: « On the Curative Influence of the Climate of Pau, and the Mineral Waters of the Pyrenees On Diseases ». Taylor s'appuyant sur une méthode statistique de son invention, conclut que c’est dans la capitale béarnaise que l'espérance de vie est la plus longue[12].

Palmarium du Palais d'Hiver de Pau en 1900

Ce dynamisme insufflé par les travaux du Dr Taylor provoque un âge d’or pour la ville au cours de la deuxième partie du XIXe siècle. Pau se transforme alors avec la construction de luxueuses villas, la création du parc Beaumont et l’inauguration du palais d’Hiver (palais Beaumont de nos jours), de palaces et d"infrastructures de transports publics (Tramway et Funiculaire à Pau et développement du réseau ferré en Béarn) avec en point d’orgue, la construction en 1899 de l’emblématique boulevard des Pyrénées, avec son panorama unique sur la chaîne pyrénéenne.

Le Football est alors en pleine essor en Angleterre, les Règles de Cambridge (ou Cambridge Rules en anglais), premières lois du jeu, voient le jour en 1848, avant d'être modifiée en 1863 à la création de la Fédération anglaise de football (Football Association).

Reine des Sports
Affiche des Chemins de Fer du Midi en 1930. Pau, Reine des Sports
Affiche des Chemins de Fer du Midi en 1930. Pau, Reine des Sports

Les expatriés de la haute société britannique, dont faisait partie le père d'Henry Russell, importent avec eux de nombreux sports et contribuent à la mode du Pyrénéisme. Le polo, les courses d’obstacles et la chasse au renard sont alors très prisées, le Pau Hunt Drag voyant le jour en 1840[13].

Tribune Hippodrome de Pau en 1899
Tribune Hippodrome de Pau en 1899

L’hippodrome du Pont-Long est créé dès 1842 et le meeting de Pau devient alors le point culminant de la saison hivernale pour les parieurs britanniques[14]. Le haras national de Gelos près de Pau a contribué à la sélection de la race de cheval Anglo-arabe, à partir du cheval navarrin.

Les anglais, menés par Lord Hamilton, les colonels Hutchinson et Anstruther, le major Pontifex et l'archidiacre Sapte fondent en 1856 le Pau Golf Club. Le Pau Golf Club, inspiré du légendaire Royal and Ancient Golf Club of St Andrews, en Écosse est le plus ancien de toute l'Europe continentale (en dehors des îles britanniques)[15]. Le parcours est conçu par William Dunn Sr[16].

Les Béarnais pratiquaient déjà le jeu de mail sous le règne du roi Henri IV sur le site du futur golf[17].

Les courses automobiles ne sont pas en reste, puisque pratiquées en Béarn depuis 1898 et la fondation de l'Automobile Club basco-béarnais[18]. Le Grand Prix de Pau, né sous le nom de « Grand Prix du Sud-Ouest » en 1901, s'est forgé une solide réputation grâce à son circuit urbain depuis 1933, inchangé depuis 1935 et considéré comme particulièrement difficile et relevé par de nombreux pilotes[19],[20]. Les pionniers des courses automobiles sont présents, et René de Knyff remporte en 1900 le Grand Prix de Pau avec sa Panhard munie de pneus Michelin à une vitesse moyenne de 70km/h [21].

Tazio Nuvolari après sa victoire au Grand Prix de Pau en 1935

La réputation de Pau est alors bien établie dans le monde anglo-saxon, et la cité mérite alors ses galons de « Reine des sports », décernés par la plume de l'américain James Gordon Bennett junior dans le journal qu'il avait fondé, le International Herald Tribune. Homme d'affaires avisé et féru d'aéronautique, Bennett décrit la cité comme étant « le centre du sport mondial » (« Pau is the hub of the sporting world ») et a ses habitudes dans les fastueuses villas du boulevard des Pyrénées et du Quartier Trespoey[22].

Sa venue coïncide avec le boom de l'aviation en Béarn piloté par les frères Wright et Louis Blériot, et les rois Alphonse XIII et Édouard VII sont présents en 1909 pour assister au premier vol de Wilbur Wright au-dessus de la plaine du Pont-Long.

Bennett passe à la postérité en donnant son nom à la Coupe aéronautique Gordon Bennett[23],[24].

Néanmoins, en dépit de cette anglophilie et de la promotion de sports d'origines britannique, aucun club de football ne voit le jour sous l'impulsion des citoyens de la couronne de Sa Majesté, comme ce fut le cas à Paris et dans le Nord de la France.

La pratique du Football-Association en Béarn et en Gascogne plus généralement reste confidentielle, contrairement au rugby qui draine les foules dans son temple de la Croix du Prince[25],[26]. C'est la raison pour laquelle des joueurs de Football-Association béarnais, à l’image de Jean Batmale, milieu défensif de l'équipe de France aux Jeux olympiques en 1920 et 1924 doivent s'exiler en région parisienne ou en Bretagne pour pouvoir pratiquer ce sport, quasi-inexistant à l'époque dans les Pays de l'Adour[27].

Les Béarnais ont longtemps considéré que le jeu de paume, ancêtre du Tennis et de la pelote basque, sous la forme de paume au rebot, est le véritable jeu national des Béarnais. Selon la légende, c'est à Pau que le roi Henri IV avait acquis un goût si prononcé pour le jeu de paume qu’il continua toujours à y jouer lorsqu'il devint roi de France, sans doute la raison pour laquelle la pelote basque est toujours si populaire en Béarn[28].

Le jeu était pratiquée à la Haute-Plante. Des jeux de paume de jardin ou Lawn-Tennis s’installèrent ensuite à la plaine de Billère et sur les pelouses des luxueuses villas qui environnent la ville. Enfin, en 1887, un groupe d’amateurs et de commerçants fait construire une salle semblable à celle de la terrasse des Feuillants dans le jardin des Tuileries[29],[28] Ce bâtiment historique est achevé en 1889, avec un plan identique au jeu de paume des Tuileries et une tribune supérieure pour le public comme dans les trinquets de pelote basque.

Dès la fin des années 1890, l'actuel Stade Tissié est aménagé en vélodrome équipé de tribunes en bois, le Véloce-Club Béarnais s'installant dans les lieux au début du XXe siècle[30],[31]. Inauguré en 1902, ce complexe imaginé par Jules Antoine Noutary, futur architecte du Stade de la Croix du Prince, comprend un ensemble d'équipements avec un vélodrome, des terrains de lawn-tennis, de croquet et d'un jeu essentiellement béarnais: les quilles de neuf.

Les courses cyclistes et les championnats de tennis connaissent alors un franc succès dans la capitale béarnaise, même si le vélodrome sera peu à peu délaissé au profit des courses sur route. Après 1950, l'ancien vélodrome est transformé en stade municipal, renommé Stade Philippe Tissié en hommage au palois fondateur des Lendits scolaires et initiateur de la gymnastique suédoise en France.

Le Stade Philippe Tissié accueille désormais le sport scolaire et devient chaque année le cœur du circuit du Grand Prix automobile de Pau.

Implantation durable du Rugby au XXe siècle

Coquelicots de Pau au début du XXe siècle

Si l'arrivée du football est tardive, l'implantation du rugby à XV à Pau et en Béarn est bien plus précoce, portée par les nombreux expatriés britanniques que compte la ville. En effet, avec Bordeaux, Pau est la seconde ville en dehors de Paris à accueillir du rugby. Dès 1890, les Coquelicots de Pau disputent des matches amicaux face aux Montagnards de Bayonne et à la Pyrénéenne de Tarbes. Le Stade Palois est fondé dès 1899[9].

Dans la région, le rugby s'implante durablement dans les villes majeures des Pays de l'Adour[32],[33].

Dans le Sud-Ouest, les expatriés britanniques jouent un rôle majeur dans l'implantation du rugby puisque l'Écossais J. J. Shearer œuvre pour le développement du rugby à Bordeaux et le Gallois Owen Roe à celui de l'Aviron bayonnais et du rugby à Bayonne[34],[35].

Tom Potter à Pau en 1912.
Tom Potter à Pau en 1912.

La Section Paloise, qui a abandonné la pratique de la barette promue par le Docteur Tissié en 1905 après avoir absorbé le Stade, se consacre alors Football-Rugby, futur rugby à XV et accueille des joueurs étrangers tels que les gallois Crockwell dès 1907 et Tom Potter à partir de 1912.

L'arrivée de ces talents étrangers et le vivier de joueurs béarnais contribue à faire de la Section Paloise une place forte du rugby français, avec 3 titres de champion de France, un challenge Yves du Manoir et un titre en Challenge Européen.

Ce succès du rugby en Béarn et Gascogne s'explique également par l'antagonisme entre les patronages laïcs, largement représentés dans le Sud-Ouest et les patronages catholiques, qui a certainement contribué à favoriser la pratique du rugby. Protestant et aristocratique en Angleterre, le rugby français sera géographiquement occitan, politiquement républicain et laïc et sociologiquement non élitiste[36].

En effet, l'Église catholique désapprouvait la pratique du Football-Rugby en raison des fréquents contacts entre les joueurs, et militait pour le développement du Football-Association ou du basket-ball. C'est ainsi qu'au début du XXe siècle, les catholiques béarnais, par l’action de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF), font du football et du basket-ball leurs sports phares, le rugby étant jugé trop républicain et laïc.

Ce contexte a favorisé l'émergence de véritables clubs de rugby, et non de patronages catholiques. Les républicains et anticléricaux se rangent derrière le ballon ovale, et l'implantation du football se fait plus sporadiquement.

Le rugby représentait donc une forme de résistance face à l'Église Catholique et à la politique de la Troisième République imposant une politique de francisation forcée qui se traduisit par un mouvement de défense du béarnais (voir Linguicide et Vergonha) dans une terre longtemps indépendante, farouchement égalitariste de par son histoire, attachée à son identité et rebelle au pouvoir centralisé de Paris[36].

Cette défiance du pouvoir central pouvant expliquer en particulier l'anglomanie que connut la ville à la Belle Époque.

Football et patronages catholiques

Le développement du football en Béarn sera donc l'œuvre de l'Église et des patronages paroissiaux.

Ainsi, la grande majorité des clubs de football des Pays de l'Adour (Béarn et Gascogne, dont Landes, Armagnac, Bigorre ainsi que du Pays basque français) tirent leurs origines des différents patronages catholiques locaux.

En effet, la propagation du football dans cette terre acquise au Rugby Football ne débute réellement qu'au début du XXe siècle lorsque des équipes voient le jour en Béarn et Pays basque français sous l'égide des patronages issus des paroisses de quartiers des villes et villages. La pratique du football à Pau se confirme en 1902, date de la première saison de football à la JAB de Pau. Ce club, issu du patronage Saint-Martin, a formé de nombreux joueurs professionnels comme Jean-Michel Larqué, Jean-François Larios ou Dominique Vésir.

Le Football-Association Bourbaki dispute sa première saison de football en 1904 et sera le club de football phare de la ville de Pau jusque dans les années 1950. Ce patronage, dont les couleurs sont le gris et le violet, a été fondé en 1888 par l'abbé Lafourcade, de la paroisse Saint-Jacques de Pau[37]. En 1898, le patronage acquiert un terrain situé au 8 rue Bourbaki à Pau et prend ainsi indirectement le nom de Charles-Denis Bourbaki, général natif de la ville connu pour avoir commandé l'armée de l'Est lors de la guerre de 1870.

Années 1910 - découverte du Football-Association

À partir de 1910, le FA Bourbaki, souvent appelé Association Bourbaki, afin de distinguer le Football-Rugby et le Football Association, continue son travail de propagande dixit la presse locale et dispute des matches face à formations régionales, telles que l'International Club de Bayonne composé de joueurs franco-espagnols, l'Étoile Sportive Montoise ou le Club Olympique Tarbais. Bourbaki dispute également des matches contre les clubs locaux, tels que la Vaillante de Gelos, mais les résultats sont souvent déséquilibrés[38].

Le premier Championnat d'Association de l'Union Pyrénéenne est organisé en 1911 par l'Union Régionale Pyrénéenne, organe local de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF).

Dix patronages participent à cette édition originale, la finale étant remportée par l'Arin Sporting-Club Luzien face à l'Association Sportive Bourbaki. L'Arin avait remporté le groupe A (Arin Sporting-Club Luzien, Jeanne d'Arc de Biarritz, Hendaye, Association Sportive Les Chérubinots de Bayonne) et Bourbaki le groupe B (Patronage de Ségure (patronage du lycée qui sera rebaptisé Louis-Barthou Pau), FA Bourbaki de Pau et l'Avenir salisien). La finale s'est tenue le 12 mars 1911 sur le terrain du Herré à Salies-de-Béarn, ville située à mi chemin entre le Pays Basque et la capitale béarnaise[39].

L'Arin refuse toutefois de participer aux compétitions nationales, bien que la raison en reste inconnue[39].

Dans les Pays de l'Adour, c'est l'Étoile Sportive Montoise qui est le moteur de la diffusion du sport de Football Association, le club délocalisant quelques matches de prestige au Stade de la Croix Du Prince, stade le plus cossu de la région, face à des adversaires tel que l'Athletic Club de Bilbao le 23 Février 1914[40]'[41].

En 1917, lors de l'édition initiale de la Coupe de France de football 1917-1918, aucun club béarnais n'entre en lice. La présence régionale étant assurée par les voisins de l'Étoile Sportive Montoise, finaliste du Championnat de France de football des patronages en 1916-1917, puis finalement vainqueur en 1917-1918.

Le 13 mars 1917, à l'occasion d'un match entre le Club Olympique Tarbais et le FA Bourbaki disputé au Stade de la Croix Du Prince, le quotidien local L'Indépendant des Basses-Pyrénées, fondé par Émile Garet estime que ce match sera "une bonne démonstration de Football-Association, encore peu connu dans la région" et qualifie le football en ces termes[42],[43]:

« Le Football-Association n'a pas encore connu à Pau les honneurs de la popularité. Le jeu, quoique moins passionnant et moins ardent que celui de Rugby, n'en demeure pas moins un excellent entrainement physique, tout plein pour les connaisseurs de finesse et de combinaisons. »

Bourbaki est Championnat d'Association de l'Union Pyrénéenne en 1917 et 1918, l'Arin Sporting-Club Luzien, ayant déclaré forfait[44].

Goal: Lille; Arrières: Irionde, Cazaux; Demis: Carrère, Vigié, Prat ; Avants Josué (cap), Labenne, Ransy Garat, Turon[45] . Le gardien de but, Albert Lille, aura une très forte influence sur le football palois.

Un autre club palois est formé sous le nom de Club Olympique Association qui disparaît peu après[46].

Années 1920 - création de la LSO
Les arcades du boulevard et l'ancien tramway de Pau
Les arcades du boulevard et l'ancien tramway de Pau

Les années 1920 voient la création de la Ligue du Sud-Ouest le 25 août 1919 à Bordeaux. Toutefois, de nombreux clubs béarnais, basques et landais ne participent pas à ce championnat, en raison des longues distances de déplacements pour disputer les matches face aux équipes du bordelais, préférant plutôt disputer des matches amicaux ou des compétitions de patronages locales.

Finalement, trois districts sont créés le 9 octobre 1920: Agen, Mont-de-Marsan et Périgueux[47].

Les représentants béarnais, basques et landais obtiennent ainsi la création d'un district regroupant les clubs des Pays de l'Adour, afin de réduire les distances de déplacements et encourager les clubs à disputer les championnats de la Ligue. Le district de Mont-de-Marsan est nommé District Landes-Pyrénées et sa création est annoncée dans les locaux de l'Étoile Sportive Montoise, alors le "porte-drapeau" du football des Pays de l'Adour[48].

La création d'un district d'Association est alors perçue comme "courageuse" dans une terre dominée par les clubs de rugby locaux: Stadoceste Tarbais, Section Paloise, Aviron bayonnais ou US Dax[49]. Le premier club béarnais à s'affilier à la Ligue du Sud-Ouest est la Vaillante de Gelos le 14 septembre 1921[50].

Le football peine cependant à capter l'attention d'un public plus large, le rugby ayant conquit en dictateur le Midi[51],[52].

Le FA Bourbaki continue à disputer des matches amicaux, affrontant le Club français, les Genêts d'Anglet, les Bon Gars de Bordeaux, Burdigala, le Stade Bordelais ou encore le Stade Tarbais[53],[54],[55],[56]

La création d'un district Landes-Pyrénées pour les clubs des Pays de l'Adour a, comme prévu, pour effet d'encourager les clubs locaux à s'affilier. Le football gagne en légitimité dans la région, si bien que la Section Paloise envisage la possibilité de créer une équipe de football-association en 1924[57]. Le Stade montois effectue un joli parcours en Coupe de France de football 1925-1926, légitimant encore davantage le football dans la région.

Le premier club situé sur le territoire administratif de la ville de Pau à adhérer au district est le Football-Association Bourbaki le 27 février 1924, statut qui permettra à ce club d'être la puissance majeure du football palois jusque dans les années 1950[50]. La JAB de Pau rejoint également le District le 15 octobre 1926[50].

Années 30 - des championnats d'Association en Béarn
Le Palais des Pyrénées dans les années 1930.
Le Palais des Pyrénées dans les années 1930.

Au début des années 1930, la pratique du football en Béarn se confirme avec l'Élan béarnais, qui atteint la finale de la Coupe de France des patronnages en 1931, perdue 4 à 0 face au Creusot au Stade Élisabeth à Paris.

En 1931, la Ligue du Sud-Ouest, alors présidée par Roger Roujean, instaure une nouvelle compétition: la Coupe du Sud-Ouest.

La première édition est ouverte aux clubs affiliés à la Ligue, mais également aux patronages du Sud-Ouest reconnus par la Fédération, et aux clubs des Ligues avoisinantes (Auvergne, Centre-Ouest et Midi). Ainsi, en tant que patronage, le FA Bourbaki fût le seul et unique club béarnais à participer à la première édition de cette Coupe du Sud-Ouest en 1931[58]. Cette même année 1931 voit émerger une demande pour la création d'un "Parc des Sports de Pau", puisque la ville ne dispose pas d'installations sportives publiques, le Stade de la Croix du Prince et le Stade de Bourbaki étant privés. La ville est sous-équipée et souffre de la comparaison par rapport à d'autres préfectures de même dimensions et ne peut développer la pratique et l'éducation sportive des enfants de la ville, en dépit de l'héritage légué par Philippe Tissié.

Le 15 décembre 1935, le district Landes-Pyrénées est scindé en deux afin de créer les districts Landes et Basses-Pyrénées[59],[60]. Les clubs des Hautes-Pyrénées sont toutefois invités à rejoindre le district nouvellement créé[59]. La Coupe des Pyrénées n'est créée qu'en 1947.

En 1941, l'Association Bourbaki, club phare du Béarn, demande son rattachement à la Ligue du Midi[61].

La ville de Pau ne dispose toujours pas de stade municipal communautaire[62].

Bleuets de Notre-Dame de Pau (1920-1959)

Logo du Patronage des Bleuets de Notre Dame de Pau FC
Logo du Patronage des Bleuets de Notre Dame de Pau FC

Le patronage catholique des Bleuets de Notre-Dame de Pau est officiellement fondé le 15 septembre 1920 - les premières mentions du patronage remontent toutefois à 1904 - par le curé Jean-Paul Ramonguilhem de la paroisse Notre-Dame de Pau, avec Gaston Santé, un entrepreneur de transports et un facteur Louis Delnaz[63],[64],[65]. Le siège est établi au 28 rue Castelnau à Pau[63].

Les Bleuets Notre Dame de Pau, fondés après la Première Guerre Mondiale, sont ainsi nommés car les bleuets sont les premières fleurs à repousser après un bombardement sur les champs de bataille. Un symbole de renaissance et de reconstruction. Ce patronage est celui de la paroisse Notre-Dame de Pau, fréquenté par toute la jeunesse du quartier Mayolis, qui est alors le quartier populaire de la ville de Pau. En 1924, les Bleuets lancent le Challenge Charles Macé d'athlétisme, en souvenir du Gadzarts aux cinq victoires homologuées, qui est entré dans le cercle fermé des As de la Première Guerre mondiale après son décès en 1919 à l'âge de 21 ans[66]. Le trophée en bronze sculpé par Ernest Gabard est remportée la première année par la Section Paloise[67].

L’aéroclub du Béarn, le plus ancien de France, ainsi qu’une rue de Pau portent désormais le nom de Charles Macé. Le quartier Mayolis est appelé de nos jours le Triangle, réputé pour ses nuits festives[64].

Dans les années 1920 et 1930, le patronage offrait aux jeunes de ce quartier populaire la possibilité de pratiquer de nombreuses activités sportives comme le football, mais également de la musique, du théâtre, de la gymnastique, de l'athlétisme, ou du patin à roulettes.

La pratique du football est attestée dès 1920[68]. Les Bleuets, à l'instar de nombreux autres clubs du béarnais, basques et landais disputent leur première saison complète en 1935-1936, à la création du District des Pyrénées[69],[65].

Le Pau Football Club est issu de la scission avec le patro des Bleuets de Notre Dame de Pau en 1959.

Montée en puissance avec Albert Lille (1950-1956)

A la Libération, après la Seconde Guerre mondiale le patro béarnais débute son irrésistible ascension, qui verra les Bleuets de Notre Dame de Pau devenir la puissance majeure du football béarnais, voire gascon jusque dans les années 1960.

Albert Lille, surnommé « Le sorcier (1899 - 1979), ancien gardien de but du FA Bourbaki est pompier et secrétaire général adjoint de la ville de Pau lorsqu'il devient vice-président de la section football des Bleuets de Notre Dame de Pau en 1945. Lille avait auparavant abandonné ses fonctions en 1932 au Football-Association Bourbaki, club phare du football palois après la Première Guerre mondiale, afin de rejoindre l'ambitieux patronage de la route de Buros où il restera jusqu'en 1958[70]. Les Bleuets avaient acquis en 1941 un terrain de 12 000 m2, situé chemin de Buros, afin de construire un stade dédié au football, le Stade des Bleuets, équipé de deux tribunes latérales. Cet emplacement était à l'origine un pré à vaches de la ferme Bernès, où les joueurs allaient se laver après les matches[71]. A cette époque, la ville de Pau ne possédait pas de terrains municipaux, un manque d'infrastructure qui n'encourage pas la généralisation du Football-Association[62].

Albert Lille a joué un rôle capital dans le développement du patro palois et du football en Béarn. Sous sa direction, les Bleuets se structurent et entament une irrésistible ascension parmi les divisions régionales grâce à une génération de joueurs issus du Quartier Mayolis.

Les Bleuets connaissent ainsi neuf montées en dix saisons, avec un final en apothéose et l'accession à la plus haute division amateur française , à une époque où la pyramide des ligues française était fermée[70]. Cette performance était d'autant plus remarquable que l'effectif était en grande partie composé de joueurs natifs de la ville, et plus spécialement du quartier Mayolis (le Triangle de nos jours)[70]. Cette accession en Division Nationale était venue consacrer l'excellent travail de formation mené par le patronage depuis plus de 10 ans[72].

Les Bleuets Notre-Dame de Pau proposaient alors un football « à l'anglaise », physique et engagé, correspondant au caractère d'une ville où le Rugby à XV règne en maître[73].

Le rôle majeur d'Albert Lille a été reconnu avec la pose d'une plaque au Stade des Bleuets (sans que l'on ne sache si celle-ci a été conservée après la rénovation de 2019[74]

« Si vous n'avez pas tout donné, vous n'avez rien donné. »

— Albert Lille

Albert Lille occupait des fonctions étendues au sein du club, de l'administratif au sportif, et se consacrait plus spécialement aux équipes de jeunes[75]. Lille a conduit son groupe aux titres de champions de l'Union Pyrénéenne dans plusieurs catégories d'âge. Cette équipe confirmera en devenant champions de la Ligue cadets et champions de France FSCF juniors en avril 1950 face à la « Vigilante de Saint-Étienne » à Montpellier sur le score de 4 à 1, sur le terrain du Stade Olympique Montpelliérain.

Les Bleuets de Notre Dame de Pau succèdent donc aux voisins du FA Bourbaki au palmarès[76].

Au début des années 1950, ce groupe de joueurs prometteurs effectue ses premières saisons en Ligue du Sud-Ouest. Le 31 mai 1951, les Bleuets battent le Gallia-Club de Bordeaux sur le score de 3-1 en finale de la Quatrième Série de Ligue du Sud-Ouest, accédant ainsi à la 3e série la saison suivante[77].

La saison suivante en 1951-1952, les Bleuets obtiennent le titre de Champion de Troisième Série de Ligue du Sud-Ouest et la promotion en Deuxième Série de Ligue du Sud-Ouest lors de la saison 1952-1953.

Continuant sur sa lancée, les joueurs du quartier Mayolis obtiennent la promotion en Première Série de Ligue du Sud-Ouest, même si le titre de champion leur échappe[78].

À l'issue de la saison 1954-1955, les Bleuets de Notre-Dame de Pau obtiennent une cinquième promotion consécutive avec l’accession en Promotion Honneur de Ligue du Sud-Ouest, antichambre de l'élite régionale. La montée est acquise à l'occasion d'une victoire sur Hagetmau par 2 buts à 1 le [79]. Le FA Bourbaki était alors le seul représentant du football palois à ce niveau.

À l'orée de la saison 1955 - 1956, Edouard Lassus, membre du club de longue date est promu entraîneur et les Bleuets de Notre-Dame de Pau accèdent pour la première fois en Division d'Honneur du Sud-Ouest en 1956. À la suite de cette promotion, les Bleuets se maintiennent deux saisons à ce niveau et le groupe de joueurs confirme les espoirs placés en eux en faisant bonne figure dans l'élite régionales amateur, à une époque où les ligues de football professionnel étaient fermées en France[80].

Le patronage se structure et attire l’entraîneur hongrois Bela Herczeg, ancien joueur du MTK Hungaria FC et de clubs « pro » en France comme Montpellier, Sochaux, Grenoble, arrive en provenance de Hyères afin de succéder à Edouard Lassus au début de la saison 1957 - 1958[81].

La Hongrie est à cette époque le pays dominant le paysage du football mondial, le Onze d'or hongrois de la première moitié des années 1950, désignant l'équipe championne olympique en 1952 et finaliste malheureuse de la coupe du monde de football de 1954.

Lors de la saison 1957-1958, le patronage du vice-président Lille et de l’entraîneur Herczecg obtient le titre de Champion de Division Honneur du Sud-Ouest en 1958 au goal-average face au Stade Montois, grâce à une victoire sur le score de 3 à 2 remportée face au Stade macaudais.[82],[83],[84]

Classement Final - Championnat de Division Honneur du Sud-Ouest en 1958
1 Bleuets de Notre-Dame de Pau 26 9 8 1 50 23
2 Stade Montois 26 11 4 3 28 16
3 FC Libourne 21 8 5 5 32 28
4 Macau 19 8 3 7 29 30
5 Camblanes 18 7 4 7 37 21
6 Élan béarnais Orthez (football) 18 6 6 6 37 32
7 FA Bourbaki 17 6 5 7 26 37
8 Cubzac 17 6 5 7 12 28
9 Jurançon 11 2 7 9 24 40
10 Arin Luzien 8 2 4 12 16 35

En 1958, le patronage atteint donc la Division Nationale, le plus haut niveau du football français amateur. C'est une grande première pour le football béarnais, permettant aux Bleuets de prendre définitivement l’ascendant sur les autres clubs historiques du football palois : JAB de Pau, FA Bourbaki et l'Union Jurançonnaise.

Le groupe de joueurs était constitué du capitaine Pierre Lille - dont le père était président.

Effectif de l’épopée des Bleuets.
Poste En italique, le nom des huit joueurs du quartier Mayolis.
Gardiens de but André Braneyre Yvon Machetou
Défenseurs Jean-Jacques Rollin, Jacques Berth, Marcel Isabel, Pierre Lanusse, Pierre Lille, Joseph Nougué, Daniel Marrouat, André Lamarque.
Inters et demis ailes Jean Saubat, Henri Escartin, Gérard Delmas, Elie Ruiz, Henri Lapique
Attaquants René Lanusse, Angel Uriarte, Jean Schleider, Jean-Louis Jamboué, Antoine Cazaubon, René Biarge, René Tardan.

Âge d'or des Bleuets en Division nationale (1958-1959)

Les Bleuets sont donc promus en Division Nationale, obtenant une honorable 6e place dans le groupe Sud-Ouest pour leur première saison à ce niveau, cimentant ainsi leur statut de « Pionniers » du football des Pays de l'Adour[70]. Le patro des Bleuets Notre-Dame de Pau confirme également son statut de représentant phare du football béarnais.

La saison 1958-59 de la Division nationale est la 11e édition disputée sous forme de championnat annuel, qui constitue alors le premier niveau de la hiérarchie du football français amateur. La compétition est remportée cette saison-là par l'AS Saint-Étienne.

L'engouement populaire est fort, et le match des Bleuets face à Brive en ouverture de la saison le 30 août 1958 attire même davantage de spectateurs que la Section paloise pour son derby face à l'Aviron bayonnais. Les derbys palois en Coupe du Sud-Ouest face au FA Bourbaki et à l'Union jurançonnaise suscitent également beaucoup d'engouement au niveau local[85].

Le 14 décembre 1958, les Bleuets disputent un 64e de finale de Coupe de France 1958-1959 face aux Girondins de Bordeaux, qui évoluent à l'époque en deuxième division professionnelle, terminant à la 4e place et accédant à la Division 1.

Ce match, perdu 4-1 après prolongation devant 6 000 spectateurs au Stade Des Bleuets, aménagé en un temps record pour cette grande occasion, restera l'un des plus grands moments de gloire du club[86],[65],. Le gardien Braneyre s'illustre particulièrement lors de ce match[88],[89].

Les Bleuets opposent aux Girondins un football « à l'anglaise », physique et viril avec huit joueurs issus du quartier[73]. De nombreux joueurs sont alors employés de l'usine Beverly, comme Fabrice Escartin ou Gérard Delmas, dirigé par José Bidegain.

Ce match a clairement mis en lumière le football en Béarn et son implantation à Pau, et dépasse le simple cadre des patronages locaux.

Vers la création d'un club de football

À l'issue de la saison prometteuse en Division Nationale 1958-1959 et de ce 64e de finale de Coupe de France face aux Girondins, le patro béarnais 100% amateur est tiraillé entre la nécessité de se structurer pour atteindre le haut niveau et l'orientation sociale du patronage catholique originel[72].

Le 19 mai 1959, l’Évêché laisse les joueurs libres de leurs choix: quitter le patronage ou renoncer à leurs indemnités.

C'est la raison pour laquelle le Football Club de Pau est fondé par scission au début de la saison 1959-1960 autour de l'équipe première, les équipes de jeunes et les bénévoles restant dans le giron des Bleuets de Notre Dame de Pau [65].

Les Bleuets n'ont plus connu de division nationale depuis cette date.

Toutefois, au début des années 1970, afin de concurrencer le FC Pau, club nouvellement créé et désormais ennemi juré, les Bleuets tentent une fusion éphémère de 1969 à 1972 avec le grand rival des années 1950, le Football-Association Bourbaki. Cette fusion, censée permettre de reprendre l'ascendant sur la nouvelle entité dominante du football palois et béarnais, fera long feu, et les deux clubs reprendront leurs existences propres dans les ligues régionales du Sud-Ouest.

Les Bleuets de Notre Dame de Pau remportent toutefois le Championnat de France de football des patronages en 1976-1977.

De nos jours, les Bleuets Notre-Dame de Pau continuent à exister au niveau régional et sont toujours résolument tournés vers la formation de jeunes joueurs. Le patronage a été le trait d'union entre un quartier populaire d'artisans au Sud du boulevard Alsace-Lorraine et un secteur d'habitats denses au Nord de l'axe.

Les Bleuets de Notre-Dame de Pau ont fêté leur 100 ans en 2020, et l'association omnisports a créé un club de foot 100 % féminin appelé les Bleuettes[90].

Football Club de Pau (1959-1995)

Fondation du Football-Club de Pau & ère José Bidegain (1959-1965)

Conséquence immédiate de l'épopée des Bleuets de 1958 et de ce match mémorable de Coupe de France face aux Girondins, le public béarnais confirme son intérêt pour un football de haut-niveau à Pau, et dans les Pays de l'Adour.

Cepandant, l’évêché à qui incombe la gestion du patronage des Bleuets de Notre Dame de Pau souhaite passer la main à un nouveau groupe de dirigeants à même de structurer un club sportif et de constituer une équipe représentative de la ville de Pau au niveau national. En effet, la capitale béarnaise est en pleine expansion économique au début des années 1960, grâce à l’exploitation du gisement de gaz de Lacq depuis 1956.

Les regards se tournent alors vers un jeune industriel palois, José Bidegain, qui emploie alors de nombreux joueurs des Bleuets de Notre Dame de Pau au sein de l'entreprise familiale Bidegain SA.

Le 16 mai 1959, le Football-Club de Pau est officiellement créé, sous la présidence de José Bidegain, un homme féru de rugby qui a longtemps occupé le poste de deuxième-ligne au sein de l'ASO Pau[91],[92]. La conférence de presse avait été tenue au Majestic, emblématique restaurant de la Place Royale[72]. Afin de mettre en avant l'héritage des Bleuets et le parcours des Pionniers du patro, la décision est prise de conserver les couleurs Bleu et Blan, ainsi que le slogan "Vaincre ou Sourire".

Le FC Pau est alors affilié à la Fédération française de football sous le numéro 501681[93],[94],[95]. Le siège de ce tout nouveau club de football est établi à l'Hôtel Beauséjour, situé sur le Boulevard des Pyrénées, où la jeune Agatha Christie a appris le français entre 1897 et 1898, avec sa nurse béarnaise Marie Sigé, qui lui a laissé un accent du Sud-Ouest[96].

Le club ne dispose pas de stade et les relations cordiales avec les Bleuets permettent de trouver un accord pour disputer les matches à domicile au Stade des Bleuets. Le plan de repli est le Stade du Hameau, dans sa configuration de l'époque dédiée à l'armée et à la pratique de l’athlétisme (25 000 places, dont 1816 assises) à partir du 13 février 1960[97].

Le Football-Club de Pau et son président féru de rugby sont conscients de la popularité du ballon ovale et de la Section Paloise, et font preuve de réalisme en de limitant au maximum le nombre de rencontres se chevauchant avec les rencontres de Championnat de France de rugby à XV, puisque seules deux rencontres chevauchent avec la Section[98].

« Le Football Club de Pau veut offrir un cadre digne au football et à ses supporters. »

— José Bidegain

Le Football-Club de Pau devient donc un club de football représentatif d'une ville, et non plus une simple association sportive de quartier, devenant de fait le seul club du Sud-Ouest, à l'exception de Toulouse et Bordeaux, à évoluer dans les divisions nationales[98].

Le président Bidegain positionne d'emblée le Football Club de Pau comme la résultante du travail de formation mené par les Pionniers des Bleuets et l'ensemble des autres patronages de l'agglomération, afin de permettre à la ville de Pau de se mesurer avec des équipes de réputation nationales. Le recrutement de l'équipe est axé sur les bases de l'équipe des Bleuets ayant obtenu l'accession en Division Nationale, autour du capitaine Gégé Delmas, de Pierre Lanusse, de Bidegarray et du gardien André Braneyre, tandis que l’entraîneur en chef reste Bela Herczeg.

Composition du bureau[92]
Pau FC
Président José Bidegain
Vice-Présidents Capitaine Rivière
Maître Roger Cadet
Directeur technique Lucien Magendie
Secrétaire général Pierre Sassus Beuhorie
Trésorier Albert Vogel

Bidegain est né à Buenos Aires (Argentine) en 1925 au sein d'une famille béarnaise, qui rentre en Béarn en 1937, date à laquelle son père créé une entreprise de chaussures Bidegain SA qui deviendra emblématique de la ville, reconnue pour les marques Babybotte, Trotty et Loup Blanc.

Après avoir rejoint la Résistance intérieure française lors de la Seconde Guerre mondiale, Bidegain reprend l'entreprise paternelle jusqu'en 1988.

Industriel de gauche emblématique, José Bidegain est conseiller municipal du maire Louis Sallenave de 1953 à 1971 et deviendra PDG de Saint-Gobain[99]. Il incarne l'aile moderniste du Conseil national du Patronat français dont il est vice-président, et milite pour un meilleur dialogue avec les syndicats et crée l'association « Entreprise en progrès ». Figure du christianisme social, proche de Jacques Delors, il deviendra par la suite notamment président d'Action contre la faim de 1991 à sa mort et intégrera le ministère de l'Industrie, sous le second gouvernement Rocard, afin d'inventer de nouveaux modèles d'insertion et de création d'entreprises[100].

À sa mort en 1999 des suites d'un accident de voiture, Serge July lui consacrera dans Libération une nécro émouvante[101].

José Bidegain, en plus de son sens des affaires, est également un sportif accompli.

En effet, il a longtemps pratiqué le rugby au poste de deuxième ligne à l'ASOP (Amitié sportive ouvrière paloise), en devenant même président en 1956 et jusqu’en 1963.

Bidegain était également un spéléologue émérite. Ainsi, lorsque l'expédition du 14 août 1952 au Gouffre de La Pierre Saint-Martin, menée un an seulement après la conquête du gouffre et de se verticale de 320 mètres qui en fait la plus grande connue du monde à l'époque, tourne au drame, José Bidegain se porte volontaire afin de porter secours.

En effet, lors de cette expédition de grande ampleur, à laquelle participait notamment Haroun Tazieff, Marcel Loubens fait une chute de 15 mètres au cours de sa remontée et trouve la mort dans la salle de La Verna. Cette opération relayé par la presse mondiale, sera relatée par Tazieff dans son livre "Le gouffre de La Pierre Saint-Martin"[102].

José Bidegain est également le père du scénariste Thomas Bidegain[103].

Effectif première saison du FC Pau
Braneyre, Pierre et Rene Lanusse, Ruiz, Saubat, Escartin, Matchou, Compere, Isabel, Angel, Lille, Rollin, Schneider

Altuzarra, Cazalis et Lonca

Arrivées Artiguas (inter), ancien Bleuet venant de Jurançon

Rabstejnek Mounein et Renaud (JA Biarritz)

Poey-Domange et Bottin (Elan béarnais Orthez),

Berenguel (FC Oran)

Renaud (JA Biarritz)

Ortiz (Stade Montois)

Frittant et Fortané (Arudy)

Urbaniak (RC Lens)

Vegnaduzzo (FC Pont l'Abbé)

Départs Jean-Louis Jamboué (Girondins de Bordeaux)

Le club est ambitieux, disputant des matches amicaux face aux voisins basques et aragonais de la Real Sociedad et du Club de Fútbol Jacetano en 1959 afin de se rendre plus compétitifs avant le début de saison[104],[105]. Les Palois s'inclinent face aux "pros" de la Real Sociedad de Andoni Elizondo sur le score de 6-2, après avoir mené 2 à 0[106].

Pour sa première saison, le FC Pau termine 7e de son groupe de Championnat de France amateur de football Groupe Sud-Ouest. Les Palois entament la saison par une défaite inaugurale au Stade des Bleuets face au champion sortant Brive le 26 août 1959, puis se ressaisissent face à Limoges la semaine suivante, s'imposant sur le score de 2 à 1[107]. Le début de saison du nouveau club est en effet difficile, mais les Palois finissent par se ressaisir lors de la seconde partir de la saison[108].

Les affluences sont bonnes, le club jouant régulièrement devant plus de 1 000 personnes au Stade des Bleuets, qui fait l'objet de quelques modifications pour obéir à certains impératifs de la Fédération Française de Football[109].

  • Ajout d'une seconde entrées, permettant un accès plus facile et évitant les bousculades, les jours de grande affluence.
  • L'aire de jeu a été agrandie de 3 mètres dans sa largeur
  • L'entrée et la sortie des joueurs et des arbitres se fera par un souterrain passant au milieu et sous les tribunes principales.

La saison suivante, les anciens joueurs emblématiques de l'épopée des Bleuets Notre-Dame de Pau sont toujours présents au club. L’entraîneur est toujours Bela Herczeg, le capitaine est « Gégé » Delmas, et Pierre Lanusse a raccroché les crampons pour occuper une fonction de secrétaire du club.

Le club se consolide et attire des joueurs confirmés, comme le milieu de terrain Joseph Brotons qui évoluera par la suite en Division 1 à l'OM. Par ailleurs, le jeune André Altuzarra se construit une solide réputation et devient international junior en 1960 avant de partir tenter l'aventure professionnelle aux Girondins de Bordeaux.[110],[111]

Ainsi, le club termine à la troisième place de son groupe en 1960-1961, à une époque où les ligues étaient fermées, sans promotion / relégation[112].

Les Palois quittent alors le Stade des Bleuets s'établissent au stade du Hameau le [111]. Le stade du Hameau est alors un stade utilisé principalement par l'armée, remportant leur match inaugural face au Sport athlétique rochefortais sur le score de 5 à 1, grâce à un schéma tactique en 2-3-5 et à la confirmation de la forme d'Altuzarra[113]. Toutefois, les problèmes des infrastructures et du stade, qui allait marquer l'histoire de ce jeune club de football apparaissent dès 1963[114]. En effet, le club se voit obliger de migrer vers différents stades: le Stade de Bourbaki, le Stade des Bleuets et le stade du Hameau, en attendant la construction du Stade de l'Ousse des Bois, annoncée pour 1968.

Aucun de ces deux stades ne donne pleinement satisfaction pour la pratique du sport de haut niveau.

En 1961, l'ancien capitaine René Lanusse conduit une liste dissidente et est élu secrétaire général du club[115].

Au début de la saison 1963, l’entraîneur Bela Herczeg quitte le club pour tenter l'aventure professionnelle avec l'AS aixoise qu'il conduira jusqu'en Division 1, lors de la saison 1967-1968.

Herczeg est donc remplacé par Jo Lopez, ancien joueur professionnel de Nice, Perpignan et Amiens, qui fut déporté à Buchenwald pendant la guerre. Celui-ci occupait précédemment le poste de sélectionneur du Maroc avant de prendre les rênes du club[116]. José Bidegain lui confia la responsabilité de l'équipe première.

Dès décembre 1963, le maire Louis Sallenave avait annoncé aux dirigeants du club que le stade du Hameau serait mis à leur disposition durant 27 dimanches pour la saison 64-65, en attendant l'aménagement de terrains municipaux dédiés à la pratique du football. Au début des années 1960, le stade du Hameau, inauguré le 9 octobre 1949 est en grand besoin de rénovation, à la suite du déménagement de l'École Nationale d’Entraînement Physique Militaire (ENEPM)[117].

José Bidegain, quitte ses fonctions de Président du club, ses occupations professionnelles ne lui permettant plus d'assurer la gestion du club au quotidien.

Les heures sombres (1964-1975)

James Chambaud est élu à la présidence du club le , José Bidegain conservant une fonction de président d'honneur[118]. Lors de l'assemblée générale de fin de saison 1964, la sonnette d'alarme est tirée car le club, sans infrastructures et avec des moyens limités, lutte — déjà — pour sa survie[119].

Le 15 février 1964, le FC Pau accueille en amical le Stade de Reims de Raymond Kopa au stade Bourbaki, pour une défaire sur le score de 7 à 3[120]. 1 500 spectateurs s'étaient déplacés.

Le maire Louis Sallenave évoque la mise à disposition des terrains situés chemin Micoulau (renommé depuis Avenue du Président Pierre Angot), sans que cela n'aboutisse. Le FC Pau rentre donc dans le rang, miné par les problèmes financiers et structurels en étant relégué dans les divisions régionales de la Ligue du Sud-Ouest en 1965, puis de nouveau 1969. Le problème du manque de stade destiné au FC Pau et à la pratique du football devient réellement préoccupant[121]. Les recettes sont par conséquent faibles et le club peine à pérenniser sa position.

En 1965, les recettes ne sont que de 600 000 anciens francs, alors que les dépenses se montent à 5 millions[122].

Criblé de dettes, le FC Pau redescend en Division Honneur Aquitaine, remontera pour une saison, en 1968-69, avant une nouvelle chute qui entraînera le club en promotion honneur de la ligue d'Aquitaine.

André Altuzarra revient au club de ses débuts, et assiste l’entraîneur Jo Lopez dans sa mission de formation des jeunes[123].

Le Dr James Chambaud est réélu à la présidence du club en 1966 et le club, faute d’infrastructures adéquates reste « un club nomade »[124],[125].

Dès 1966, le jeune Paul Escudé se fait remarquer dans les équipes de jeunes et lance sa carrière au club[126]. Escudé confirme les espoirs placés en lui au poste de demi-aile et parvient à intégrer l'équipe de France Juniors[127].

En 1968, le FC Pau remporte le titre de Champion de la Ligue du Sud-Ouest 1967-1968, titre qui lui permet de remonter en Championnat de France Amateur la saison suivante[128].

Le FC Pau accède ainsi au Championnat de France amateur de football 1968-1969, saison qui voit le départ de l'enfant prodigue Paul Escudé, qui poursuit sa carrière en rejoignant les Girondins de Bordeaux de 1969 à 1971. Malheureusement, lors d'une tournée internationale en Afrique du Nord, il se blesse gravement au genou. Cette blessure marque un tournant dans sa carrière et freinera considérablement sa progression, et le joueur ne sera finalement pas conservé par les Girondins[129].

À cette époque le maire de Pau Louis Sallenave brave régulièrement la dictature franquiste et (re)développe les relations avec la ville de Saragosse et l'Aragon voisin.

Ainsi, le FC Pau inaugure en grandes pompes le Stade de l'Ousse des Bois, stade qui devait durablement résoudre ses problèmes d'infrastructures, le face au Real Saragosse, finaliste de la Coupe des villes de foires en 1964 et 1966.

Ce match, disputé face à l'une des équipes les plus en forme d'Europe à l'époque, avec 7 internationaux espagnols, fut perdu sur le score de 11 à 2. Il était écrit que le bail du FC Pau au Stade de l'Ousse des Bois serait décevant[130].

Le club, relégué en Promotion Honneur, est mal en point financièrement et le nouveau Stade de l'Ousse des Bois déjà dépassé.

Construction & ambition sous la direction de Pierre Clède (1975-1981)

Pierre Clède, expert-comptable comme Claude Bez, reprend le club en septembre 1975 dans une situation sportive et comptable peu enviable. Le club évolue alors en Promotion de la Ligue du Sud Ouest pour deux saisons en 1975-1976 et 1976-1977[131]. Il est transféré de l'Union Jurançonnaise, où il occupe le poste d'arrière central pour occuper la fonction de Joueur / Président.

Clède restera 16 saisons en tout et pour tout à la tête du club béarnais.

Symbole du lent déclin du club, l'affluence moyenne se situe entre 150 et 200 personnes par match et le club ne compte plus qu'une dizaine de dirigeants[132]. L'élimination du Stade montois, alors leader de Division Honneur est alors considérée par la presse locale comme un exploit[133].

Le nouveau président reste toutefois ambitieux, puisque Pierre Clède déclare viser l'accession en deuxième division en moins de cinq saisons[134]. Arguant du fait que par le passé le public palois s'est mobilisé pour de belles rencontres et la nécessité de créer une locomotive pour le football dans une terre de rugby, Clède informe les présidents Fernand Sastre de la FFF et Leclerc de la Ligue du Sud-Ouest de ses intentions[135].

Pour ce faire, il compte sur le soutien financier de la municipalité et nomme Jean-Pierre Altuzarra, frère du regretté André Altuzarra, au club depuis vingt-deux ans au poste d’entraîneur.

Tout le monde à Pau veut renouer avec le lustre d'autan, cette époque par exemple où le FC Pau glanait les succès et les spectateurs applaudissaient aux exploits des Delmas, Fornané, des frères René et Pierre Lanusse, Escartin, Braneyre, Jamboué ou Angel et du capitaine Lille.

Le Pau FC retrouve finalement la Nationale IV au début de la saison 1978–1979, terminant à la neuvième place du groupe sous les ordres d' « Altu », Jean-Pierre Altuzarra.

La saison suivante, en 1980-1981 la légende montoise Jacques Foix, un des trois landais sélectionné en Équipe de France de football avec Joël Bats et René Petit, est nommée au poste d’entraîneur, et le club termine néanmoins dans le ventre mou en championnat[136]. C'est à cette époque que Foix lance dans le grand bain Bernard Laporte-Fray, Joel Lopez, Richard Allenda, pur produits du club béarnais[137]. Joël Lopez deviendra professionnel sous les couleurs de Bordeaux, Mulhouse et Thonon les-Bains.

L'affluence moyenne au Stade l'Ousse des Bois cette saison-là est de 2 401 spectateurs payants[138].

Paul Escudé, joueur formé au club et ancien international espoir parti tenter l'aventure professionnelle aux Girondins de Bordeaux, en provenance du Vélo Sport chartrain (football) revient à la maison[139].

Escudé entame dès lors son travail de formation des équipes de jeunes et marque le club de son empreinte indélébile[129]. Paul Escudé, a eu deux fils Julien, né le 17 août 1979 lors de son passage à Chartres, qui deviendra international et sera le premier joueur français a évoluer à l'Ajax Amsterdam, afin d'honorer la mémoire de son père[140]. Il est le frère cadet du tennisman Nicolas Escudé qui apportera le point décisif lors de la victoire en Coupe Davis en 2001.

« Joueur remarquable, d'une correction exemplaire, gentleman sur et en dehors du terrain, Paul Escudé honore le sport. »

— A. Bouscarel

Lors de la saison 1981-1982, le Football club de Pau confie à Paul Escudé la responsabilité de l'équipe première et lui-ci impose sa patte dès la reprise, avec « sérieux, discipline, rigueur »[141],[142].

Mais les problèmes financiers s'amoncellent, entraînant avec eux une baisse des résultats et de la fréquentation du Stade de l’Ousse-des-Bois.

Ère Paul Escudé & lutte pour l'accession en Deuxième division (1981-1991)

Les Capbourruts de Paul Escudé, jeune entraîneur trentenaire terminent à la deuxième place dans leur Groupe de 4e division en 1983 et accèdent au championnat de France de Division 3 au début de la saison 1983-1984. Bernard Laporte-Fray et Joel Lopez brillent dans cette équipe sous les ordres de celui qui allait devenir l’entraîneur emblématique du club. Jacques Lavoignat revient au club en provenance de RC Fontainebleau.

Paul Escudé, dont les valeurs sont « Sérieux, disponibilité et valeur » est à la tête du club depuis 4 saisons et rage contre le manque de moyens du club, lui qui doit se résigner à laisser Angoulême et Bourges se disputer la montée en deuxième division, après avoir fait la course en tête durant l'essentiel de la saison.

Le football proposé par les joueurs du FC Pau attire les foules, plus de 8 000 personnes assistent au stade de la Croix du Prince à la défaite des amateurs palois 1-0 en match aller de 32e de finale aller de la Coupe de France 1983-1984, face aux pros du Racing Club franc-comtois de Besançon où est prêté un jeune Bernard Lama[143]. En effet, le Stade de l’Ousse-des-Bois, classé en catégorie B, ne pouvait accueillir ce match. Le club envisage un temps de délocaliser à Tarbes, au Stade Maurice-Trélut, avant que les dirigeants de la Section Paloise ne donnent leur accord pour que le match se déroule à La Croix Du Prince[144].

Les Palois arrachent un résultat nul sur la pelouse des pros lors du match retour le 23 février 1984, mais sont néanmoins éliminés[145].

Pour l'anecdote, ce fut Annie Cordy qui tira au sort la rencontre entre le FC Pau et Besançon[144].

« Avec les moyens des autres, on ne peut pas lutter de bout en bout. Nos performances à ce niveau relèvent quasiment de l'exploit. »

— Paul Escudé

Lors de la saison de Division 3 1984-1985, le Pau FC manque de peu la montée, cédant sa position de leader sur la fin de saison au Chamois niortais Football Club, malgré le retour au bercail de Dominique Vésir[146]. Le FC Pau avait cependant effectué la course en tête de son groupe pendant l'essentiel de la saison.

Lors de la saison 1984-1985, le club atteint de nouveau les 16e de finale de la Coupe de France[147].

La rencontre face à l'AS Nancy d'Olivier Rouyer, Bruno Germain et Rubén Umpiérrez, alors entraînée par un jeune Arsène Wenger, attire plus de 10 000 personnes au stade de la Croix du Prince pour une rencontre perdue 1-0[148],[149].

« C'est vrai qu'un match nul n'aurait pas été volé pour les Palois. Ils se sont créés les occasions les plus nettes. »

— Arsène Wenger

Paul Escudé, ce bâtisseur, réfractaire au marquage individuel, remodèle le club à son image et pousse pour la création d'un nouveau stade et d'un centre de formation, lui qui est passé à côté d'une grande carrière par la faute d'une blessure[150].

En tant qu’entraîneur, Paul Escudé était réputé pour son football offensif et exigeant tactiquement et physiquement[150].

Joël Lopez dispute 30 matchs et marque 23 buts en Championnat de France de football de Division 3 1985-1986, permettant au club de décrocher la troisième place de son groupe.

À cette époque, le président Pierre Clède milite pour la fusion des clubs historiques du football palois (FC Pau, Bleuets de Pau, FA Bourbaki & JAB de Pau), solution qui permettrait selon lui de répondre au manque de structures du football paloise.

Toutefois, il se heurte à la résistance farouche des clubs locaux à ce projet, que Clède accuse de lui rendre la tâche difficile[151]. En effet, le club formant le plus de joueurs de football à fort potentiel est sans conteste toujours la JAB de Pau, club de Jean Larqué, père de Jean-Miche Larqué et fervent opposant à toute tentative de fusion.

Des joueurs tels que Dominique Vésir, Jean-François Larios ou Joël Lopez furent formés à la JAB de Pau par Jean Larqué et profitèrent de ses réseaux dans le football français[152].

Toutefois, le président Clède doit se résoudre à abandonner ce projet de fusion des ressources du football palois, et se décide à modeler le club phare du football béarnais après l'AJ Auxerre et le Stade Lavallois, clubs issus de villes modestes ayant atteint le statut professionnel[153].

Joël Lopez, après avoir quitté le club en 1984 pour les Girondins, revient au bercail en 1987.

Lors de la saison 1988, le FC Pau investit de nouveau le stade de la Croix du Prince le temps d'un match de Coupe de France, perdu face au Sporting Club bastiais[154].

Cette saison-là, le jeune milieu de terrain Xavier Gravelaine, prêté par le FC Nantes, est reconverti au poste d'attaquant par Paul Escudé et inscrira 20 buts lors de la saison de Championnat de France de football de Division 3 1988-1989.

Gravelaine dira que son prêt à Pau fut un tournant dans sa carrière, puisqu'il gagna en maturité et se prépara au monde professionnel[155].

« J'ai choisi Pau et le secteur Sud de la Troisième Division car j'ai ressenti le besoin de m’aguerrir au contact d'un football plus dur physiquement. »

— Xavier Gravelaine

En 1989, le FC Pau de Paul Escudé emmené par un jeune Xavier Gravelaine et Hemann Kingue, international camerounais vainqueur de la Coupe d'Afrique des Nations de football en 1984 affronte l'Olympique de Marseille à Aguiléra, lors des 32e de finale de la Coupe de France[156],[157]. Ce match se solde par une défaite 4-0 face à l'Olympique de Marseille de Papin, Huard, Sauzée et Allofs.

10 000 spectateurs assistent à ce match délocalisé à Biarritz, au Parc des sports d'Aguiléra disputé sous des trombes d'eau[158],[159],[160].

Cette saison-là, de nouveaux problèmes financiers sont à déplorer, et le maire André Labarrère doit de nouveau combler les déficits du club[161],[162].

Paul Escudé, le légendaire entraîneur palois est lâché par ses joueurs puis démis de ses fonctions à la fin de la saison 1989-1990, après 8 saisons consécutices aux commandes du club, qu'il aura contribué à structurer avec sa rigueur inégalable malgré les problèmes financiers récurrents et le manque d’infrastructures adéquates[163],[164]. La rigueur et le professionnalisme d'Escudé étant parfois mal perçus par certains joueurs.

Escudé a laissé une trace indélébile, ses équipes produisant toujours un football porté sur l'offensive[165].

Il est remplacé par l'ancien capitaine Robert Péré-Escamps, au club de puis 1975 et son arrivée de la Vaillante de Gelos, épaulé par Marc Lévy dans un rôle d’entraîneur/joueur[166].

Enfin, ce sera au tour de Jean Gallice de reprendre les rênes de l'équipe première lors de la saison 1990-1991. Hervé Loustaunau, un des meilleurs buteurs de l'histoire du club, tire sa révérence en fin de saison[167].

Le Pau FC n'évitera toutefois la descente en fin de saison que grâce à un penalty de dernière minute.

L'affluence la plus basse est enregistrée à cette période (88 spectateurs payants), signe de l’extrême mauvaise réputation du déjà vétuste Stade de l’Ousse-des-Bois[168].

Le club a grand besoin d'un nouveau souffle[169].

Âge d'or sous la présidence Pitoun (1991 - 1993)

Le , le promoteur Alain Pitoun reprend les rênes du FC Pau, succédant à Pierre Clède et œuvre immédiatement pour le retour de la légende du club Paul Escudé au poste d’entraîneur[170],[171]. L'ambition affichée du club est une nouvelle fois d'accéder en deuxième division, et le slogan du club devient « FC Pau, le foot avec passion » en lieu et place de l'historique «Vaincre et sourire». Alain Pitoun est l’un des hommes d’affaires les plus puissants de la cité royale. Il sponsorise l’Élan Béarnais, le Grand Prix de Pau et surtout devient président du Football-Club de Pau.

Le contexte économique est morose. Gilbert Pontacq, alors président de la Section paloise, fait part de son scepticisme quant à la capacité de la ville à supporter plus de deux clubs professionnels[172]. Pitoun, en homme d'affaires avisé, joue l’apaisement et tend la main à la Section[173].

Issu d’un milieu modeste et natif d’Oloron, Alain Pitoun était un véritable « self-made man ». Il se lance en 1973 dans le négoce immobilier et créé en 1977 son entreprise de promotion immobilière, la société Promo Sud Alain Pitoun. Elle connaît un développement faramineux et vaut à son créateur le surnom de « Rastignac de la pierre ». Les projets immobiliers poussent comme des champignons à Pau et sur la Côte basque. Le siège de l’entreprise est installé dans d’anciens locaux de l’hôtel Continental, avec sol en marbre et dorures au plafond.

L'arrivée de ce promoteur immobilier, très vite comparé à Bernard Tapie pour son gout du luxe, puisqu'il effectue certains déplacements en Ferrari, provoque un électrochoc dans le milieu du football palois. La ville et le Béarn entier envisagent désormais la possibilité de voir le football professionnel arriver dans le Sud-Ouest. Le club palois troque alors ses couleurs traditionnelles jaune et bleu pour les couleurs originelles des Bleuets de Notre-Dame de Pau : le ciel et blanc

Le président Pitoun, assisté d'un ex joueur du club en la personne de Richard Allenda comme directeur sportif, offre un recrutement quatre étoiles en recrutant des anciens joueurs professionnels comme Claude Lowitz, Patrick Cubaynes, Slavko Radovanovic, Jean-Jacques Nono ou encore Pascal Plancque, Dominique Deplagne et l'international américain Billy Thompson en provenance du club américain du Los Angeles Heat[174],[175].

Thompson, joueur fantasque capable de dribbles époustouflants devient rapidement le chouchou du Stade du Hameau[176]. Patrick Cubaynes a fait partie de l'équipe de France vainqueur du Tournoi olympique à Los Angeles en 1984, battant le Brésil 2-0 au Rose Bowl de Pasadena devant 101 000 spectateurs[177].

Le Football-Club de Pau quitte le déjà vétuste Stade de l’Ousse-des-Bois, afin de retrouver le Stade du Hameau, 30 ans après un premier séjour sur courant alternatif durant les années 1960. Ce stade avait alors bien changé depuis sa construction en 1948, devenu entre-temps l'antre de la Section paloise en lieu et place du Twickenham béarnais, le vénérable stade de la Croix-du-Prince et ses tribunes en bois.

Les Capbourruts parviennent à atteindre les huitièmes de finale de Coupe de France lors la saison 1991-1992, éliminés par le SM Caen aux tirs au but.

Le club est ambitieux et fait parler de lui, grâce notamment à un public nombreux et fidèle, chose rare en France pour un club de troisième division.

Sur le plan des affluences au Hameau, la saison en division 3 1991-1992 est brillante[178]. Le club enregistre régulièrement des affluences de 6 000 à 7 000 personnes dans les travées du stade du Hameau, dans un Béarn fortement attaché au rugby à XV, pour assister à des matchs de troisième division. Les affluences enregistrées cette année-là, portées par une tarification attractive (15 Francs la place), n'auraient pas dénoté en Deuxième Division[178].

Le match face au favori pour la montée Niort le en ouverture de la saison attire ainsi plus de 6 000 personnes au stade du Hameau[179].

Alain Pitoun est ciblé par l'organisation séparatiste basque Iparretarrak à partir de l’année 1991. Ainsi, un incendie détruisit son yacht de 14 mètres, le « Shogun », qui prit feu au mouillage dans le port de plaisance de Larraldenia à Ciboure. Cet incendie criminel sera alors attribué au groupe indépendantiste basque Iparretarrak. Dans la nuit du 25 au , l’agence immobilière paloise d’Alain Pitoun, Promosud avait été dévastée par un attentat. En parallèle, le promoteur et président du Pau FC connait d'importants déboires avec la justice et de graves ennuis financiers[180].

Toutefois, les résultats en championnat ne sont toutefois pas à la hauteur puisque le club termine à une modeste 8e place en Division 3 1991-1992, et brille en Coupe de France en atteignant pour la première fois de son histoire les 8es de finale en avril 1992, éliminé aux tirs au but contre le Stade Malherbe de Caen de Xavier Gravelaine, à la suite d'un penalty manqué de Didier Rabat[181].

Les Capbourruts avaient précédemment sorti le Nîmes Olympique en Seizièmes de finale de la Coupe de France, là aussi à l'issue d'une séance de tirs au but.

Au début de la 1992-1993, Alain Pitoun nomme donc l'ancien libéro de l'Étoile Rouge de Belgrade et entraîneur du Stade Brestois Slavo Muslin, en remplacement du très estimé Paul Escudé sur le banc en 1992. Muslin rapporte avoir été convaincu par l'énergie de Pitoun[182].

La pré-saison est bonne, l'équipe s’imposant face aux Espagnols de l'Unió Esportiva Lleida et face à Tarbes[183]. Le groupe est revanchard et prétend plus que jamais à accéder à la montée tant désirée[184].

Grâce à ses réseaux, Muslin attire de nombreux joueurs prometteurs comme Aleksandar Jankovic, Franck Rolling ou Samuel Boutal.

Le FC Pau termine à la première place de son groupe de Championnat de France de football de Division 3 1992-1993. Or cette année-là, contrairement aux éditions précédentes, le vainqueur du groupe n’accède plus automatiquement à la Deuxième Division, des barrages étant instaurés.

Le président Pitoun se retrouve cerné par les problèmes financiers, même si celui-ci les nient avec véhémence[185].

Malgré ces ennuis financiers, les Palois ratent cependant la montée en deuxième division lors de la dernière marche à Lyon-Duchère (2-1 après prolongation, but de Hervé Musquère, entaché d'une position de hors-jeu[186]) le , lors d'une défaite aussi suspecte qu'amère disputée devant 200 spectateurs seulement[187]. Le FC Pau accèdent néanmoins au Championnat de France de football National nouvellement créé.

La DNCG ayant refusé la demande de statut professionnel de La Duchère, le club a été reversé en National 1 et le FC Gueugnon a été repêché en D2[188].

Cette saison-là, les Palois échouent de nouveau huitièmes de la Coupe de France de football 1992-1993 éliminés par l'AS Saint-Étienne de Joseph-Antoine Bell et Lubomir Moravcik.

Décadence et liquidation judiciaire (1993-1995)

Le Pau FC découvre néanmoins la saison initiale du championnat national.

Laurent Peyrelade meilleur buteur du groupe Centre Ouest avec 19 buts rejoint le club en 1993 en provenance de l'Étoile sportive aiglons briviste et Slavo Muslin conserve le poste d’entraîneur. Le club enchaîne néanmoins les matchs amicaux de pré-saison face à des adversaires prestigieux comme le RCD Espanyol de Barcelone, afin de créer une cohésion d'équipe entre les nouveaux arrivants Frédéric Viseux, José Dalmao, Bob Senoussi et le reste du groupe[189]

En Coupe de France 1993-1994, les palois éliminent l'AS Saint-Étienne de Laurent Blanc et Joseph-Antoine Bell en 32e de finale au stade du Hameau devant 15 000 spectateurs ravis et un seul béarnais déconfit en la personne de Jean-Michel Larqué, qui a bien du mal à accorder du crédit aux joueurs béarnais à l'issue du match[190],[191].

Les Palois sont toutefois éliminés au tour suivant par le FCO Charleville-Mézières.

Cependant, les problèmes financiers s'accumulent et le 30 octobre 1993, les Palois battent le Sporting Club de Toulon sur le score de 4-0 et dès la fin du match, les joueurs se mettent en grève pour protester contre le non-paiement des salaires[192].

Ainsi, le FC Pau du président Pitoun et son recrutement clinquant pour la 3e division n'atteindra jamais la Ligue 2.

Cette fin de saison marque la fin de la présidence Pitoun, et ce dernier démissionne le criblé par les accusations judiciaires et contraint de quitter le club ciel et blanc à cause d'un passif de 220 millions de francs. 1993 est l'année noire du golden boy béarnais. Le 6 avril, le tribunal de commerce de Pau prononce la mise en redressement judiciaire de quatorze sociétés puis, le 23 novembre, leur liquidation. Le placement en liquidation judiciaire est inévitable, prononcé le , puisque les joueurs professionnels ne sont plus payés et que le club afficherait un déficit comptable de quatre millions de francs[193],[194].

L'entraîneur Slavo Muslin quitte le club, afin de rejoindre les Girondins de Bordeaux à la fin de la saison 1994-1995, lassé des problèmes financiers et déçu de n'avoir pu obtenir la promotion tant désirée en Ligue 2.

Des voix s’élèvent à Pau pour questionner la viabilité du Football de haut-niveau dans la cité béarnaise, et de la survie de trois clubs professionnels: Élan Béarnais, Section paloise et FC Pau.

Gilbert Pontacq, président de la Section paloise, déclarait dès 1991 que la ville ne pouvait uniquement supporter que deux clubs professionnels[172].

Le Football-Club de Pau est officiellement liquidé le 7 février 1995[195].

Pau Football Club (depuis 1995)

Nouveau départ (1995)

Le Football-Club de Pau renaît de ses cendre à la suite de la liquidation judiciaire grâce à un ancien gardien du club, en la personne de Bernard Laporte-Fray. Directeur d'une agence bancaire, il s'oriente aussi vers la gestion de deux EHPAD en Béarn, le Beau Manoir à Uzos et les Chênes à Artix.

Bernard Laporte-Fray était en effet le gardien titulaire lors de la saison de Division 4 1982-1983 où le FC Pau obtint la montée en Division 3. L'ancien gardien de but devient, douze ans après, président du Pau Football Club[196].

Le Pau Football Club est fondé le 14 juin 1995, reprenant les couleurs Jaune et Bleu de la ville de Pau. Deux projets sont alors en concurrence pour la reprise: celui d'un ancien joueur en la personne de Bernard Laporte-Fray et celui de l'ancien président du FC Pau de 1975 à 1991: Pierre Clède[197],[198],[199].

La maire André Labarrère estime, quant à lui que la ville de Pau peut accueillir trois clubs professionnels « Il y a de la place pour trois clubs de haut niveau à Pau. À la condition qu'ils soient bien gérés. ». C'est donc le projet de Bernard Laporte-Fray qui est retenu pour sauver le football de haut-niveau à Pau sous l'appellation « Pau Football Club » et non « Pau-Pyrénées Football Club », appellation portée par l'équipe Clède.

« Monsieur Cléde est un homme dé qualité qui a fait ce qu'il fallait pour le football à Pau, mais il fait partie du passé. »

— André Labarrère

Le club repart en mettant l'accent sur la formation de jeunes joueurs et la fin du vedettariat. L'ex-capitaine emblématique des années 1980, Robert Péré-Escamps, treize saisons au club, est nommé au poste d’entraîneur avec pour mission de maintenir le club en National 2 pour la saison 1995-1996, le club ayant été relégué administrativement la saison précédente. La masse salariale est divisée par 2, passant de 375 000 francs à 175 000. Frédéric Viseux, José Dalmao, Bob Senoussi et Pascal Plancque quittent le club, car la politique sportive du club change drastiquement.

« Mais attention, nous ne sommes pas des dirigeants en costumes trois pièces. Notre volonté c'est de sauver le club, pas de nous montrer ou nous faire valoir. Alors nous travaillons dès maintenant en équipe. Nous sommes une équipe de copains, et nous voulons retrouver les valeurs de notre sport. »

— Bernard Laporte-Fray

Le Pau FC écrit la première page de sa nouvelle histoire au stade du Hameau face au Dijon FCO, s'imposant sur le score de 1 à 0.

En 1997, le Pau FC offre sa première opportunité d’entraîneur à René Girard, dont la mission est de d'obtenir la promotion en National, et à terme, en Ligue 2.

Stabilisation, développement et échec René Girard (1997-2001)

Le Pau FC accède au championnat national nouvellement créé au début de la saison 1998-1999 sous la houlette de René Girard, ancien coéquipier de Joël Lopez lors de son passage aux Girondins de Bordeaux, après avoir obtenu la promotion depuis le CFA.

« Quand je suis arrivé au Pau FC, alors en CFA, je pensais que malgré la concurrence du basket et du rugby, la ville méritait un club de Ligue 1. »

— René Girard

C'est sous les ordres de René Girard qu'Edouard Cissé débute en équipe première, avant d'être transféré au PSG en décembre 1997 contre la somme de 35 000 francs[200],[201].

Malheureusement, les résultats ne suivent pas au niveau National et Girard démis de ses fonctions en décembre 1997, se plaignant alors de l'influence en coulisses de Richard Allenda et de ne pas avoir eu la main sur le recrutement, afin de conserver le buteur vedette du club Michel Sanchez[202]. Girard poursuit le club en justice[203].

Joël Lopez et Richard Allenda assure l'intérim et offrent aux Capbourruts une victoire face à l'Association sportive de Saint-Étienne en huitième tour de la Coupe de France[204],[200].

Pascal Plancque, ex-joueur du club qui avait terminé sa carrière chez les basques de l'Arin luzien en DH, succède alors à Allenda en janvier 1998.

Plancque guide le club jusqu'aux 8e de finale Coupe de France, éliminé par le Paris Saint-Germain.

Avant ce match historique pour le club béarnais, Joël Bats avait auparavant mis en garde ses troupes, pas au mieux à ce moment-là, contre le « tempérament du Sud-Ouest », estimant que c'était « un match piège »[205]. Certains spectateurs présents au stade avaient effectués jusqu'à 4 heures de queue afin d'obtenir des places[206].

Ce match face au PSG fut disputé dans un stade du Hameau en fusion devant 15 000 spectateurs, et l'unique but de la rencontre fut inscrit par le capitaine de la Seleçao Raí[207],[208]. Le PSG aligne pour ce match une équipe expérimentée mais ne parvient à s'imposer que sur la plus petite des marges après prolongation[209].

L'enfant du pays et du club Edouard Cissé entre en jeu, remplaçant Laurent Fournier. Le match, tel que prédit par Bats, est particulièrement haché et se termine sur une générale qui se poursuit jusque dans les vestiaires.

L'essentiel est ailleurs, le Pau FC, équipe amateur (seuls Vacher et Rémy bénéficient de contrats fédéraux), a rendu le Béarn fier face à un adversaire bien supérieur, faisant preuve de "grinta" pour contrecarrer les plans des entraîneurs du PSG, Ricardo Gomes et Joël Bats (originaire de Mont-de-Marsan)[210]. Deux occasion de Girardot et Baylac aurait même pu lui permettre de l'emporter. Enfin, Les Capbourruts ont trois joueurs expulsés ce jour-là: Jacques Rémy, 73e ; Xavier Bécas, 113e et Laurent Vacher, 119e et estiment que l'arbitre ne fut pas à la hauteur de l’événement[211].

« On avait marqué notre territoire, on est dans le Sud-Ouest, la culture rugby, on savait que techniquement, on ne pouvait pas rivaliser, alors on a mis d'autres arguments ! »

— Denis Baylac

Ce match mémorable face au PSG, a permis de resserrer le groupe, qui obtient ainsi la montée en National, en remportant le groupe C de CFA lors de la saison 1997-1998[212],[213].

Par ailleurs, au cours de cette même année 1998, le Pau Football Club est endeuillé par la disparition soudaine d'une légende du club: Paul Escudé[214]. Un stade porte désormais son nom à Pau, inauguré par ses deux fils[215].

Au début de la saison 1999-2000, le Pau FC dispose désormais d'un budget de 6,5 Millions de Francs, permettant au club de rivaliser avec les grosses cylindrées de National et suscite un engouement croissant. Bernard Laporte Fray, est alors un jeune président, qui après les frasques passées, fait partie de cette nouvelle équipe de dirigeants qui a redonné une crédibilité à un club qui en manquait singulièrement. Mais en retrouvant la rigueur, les Palois n'ont pas perdu leurs ambitions pour autant. Le club est aux portes de la Division 2 et du monde professionnel jamais connu ici.

« Nous visons la D2 à moyen terme, mais si elle se présente cette saison, nous la saisirons. Car la D2, donc le professionnalisme, c'est le seul moyen pour nous d'asseoir nos bases et de renforcer nos structures de formation. Nous avons un gros potentiel en jeunes joueurs de talent que nous ne pourrons conserver que grâce à un centre de formation. On en a marre de se faire piquer tous les ans quatre à cinq jeunes joueurs ! »

— Bernard Laporte Fray

Le club lutte avec ses moyens, mais manque de structure puisque les Capbourruts ne peuvent effectivement pas proposer aux jeunes locaux un centre de formation, chasse gardée des structures professionnelles.

À cette époque, le partenariat signé avec les Girondins de Bordeaux est peu productif, et le Pau FC se tourne alors vers le Toulouse Football Club, ce qui se traduit par des arrivées de joueurs, dont Avezac.

Le béarnais Julien Poueys, passé par le centre de formation de Montpellier, vient relancer sa carrière au club en 1999[216].

Nouveaux remous, démission de Laporte-Fray et relégation en CFA (2001-2008)

En 2001, le club traverse une nouvelle période trouble à la suite de la condamnation de son président Bernard Laporte-Fray et de son directeur sportif Richard Allenda à de la prison avec sursis pour possession de cocaïne.[217],[192],[218]

La présidence est un temps assurée par Jacques le Coadou, avant qu'un ancien joueur, Joel Lopez ne reprenne la main[219].

Au cours de la saison 2005-2006, le Pau FC, dirigé par Marc Lévy, de retour au club dans un rôle d’entraîneur, se fait prêter par le Lorient FC un jeune joueur du nom d'André-Pierre Gignac. Âgé de 21 ans, « Dédé Gignac » avait marqué huit buts en vingt matchs sous les couleurs des Capbourruts. Le club béarnais avait terminé 15e et s’était maintenu. Fidèle à sa réputation de bon-vivant, il s’intègre vite à l'équipe et propose notamment du saucisson dans le bus[220].

« Je n’oublie pas mes années de National et de L2. Aujourd’hui, c’est une force supplémentaire, dit-il. Ce n’était pas facile de redescendre même si humainement j’ai passé des moments incroyables à Pau. Je n’ai pas eu que des hauts dans ma carrière et ça fait partie de moi. »

— André-Pierre Gignac

En 2002, le club continue de se structurer et nomme Jean-Marc Ferratge à la tête de la cellule de formation du club, avant de prendre les rênes de l'équipe première en 2003[221].

L'affluence moyenne se situe aux alentours des 1 500 spectateurs cette saison-là[221].

En coulisses, Jacques Le Coadou cède la présidence du club, fonction qu'il occupait depuis 2001 à Joël Lopez. Le club est en piteux état au niveau de la formation et n’intègre plus beaucoup de joueurs régionaux[222].

Le Pau Football Club s'est maintenu en National jusqu'à la saison 2007-2008, et une relégation en CFA pour la saison 2008-2009. Cette saison-là, David Vignes est nommé entraîneur le 8 octobre 2007, à la place de Jean-Luc Girard dont il était l’adjoint.

Durant cette ultime saison de National, Joël Lopez dresse un constat sans concessions de l'état du football béarnais, qui, malgré 6 000 licenciés, manque de "culture footballistique", alors que les compétions et niveaux de jeu régionaux sont faibles, ce qui handicape le club pour la détection de talents régionaux[223].

Ainsi, à la suite de la signature de Tino Costa, le Pau FC noue une relation peu fructueuse avec le centre de formation argentin de Las Flores, ville dont est originaire Costa[223].

Le Pau Football Club (de 1998-1999 à 2007-2008) et l'AS Cannes (de 2001-2002 à 2010-2011) co-détiennent toujours le record de longévité en National, avec 10 saisons jouées consécutivement[224].

Rechute & championnat de France amateur (2008-2016)

Relégué en 2008-2009, le Pau FC évoluera 8 saisons durant en CFA, perturbé par des problèmes financiers et un manque d'infrastructures. Un personnage marquant de l'histoire du club post liquidation judiciaire est Joël Lopez, ancien joueur du FC Pau qui sera entraîneur de 2000 à 2001, puis devient directeur sportif avant d'être nommé président du club jusqu'en 2010 lorsque le club évolue en CFA.

Malgré la descente en CFA, David Vignes conserve son poste durant plus de deux ans. Jusqu’au 15 novembre 2010, où l’élimination en Coupe de France à Sarlat (Division Honneur), puis la défaite à domicile contre Hyères qui plombait le classement, lui furent fatales.

Le club stagne et végète en CFA durant cette période. En 2010, la désaffection du public palois est marquée, se traduisant par des recettes au stade (entrées, buvette) et de sponsoring historiquement basse. Joël Lopez quitte la présidence du club pour rejoindre Evian, dont il deviendra président alors que le club est 16e de Ligue 1, en remplacement de Patrick Trotignon, révoqué[225].

Bernard Laporte-Fray reprend la présidence du Pau FC en 2010, neuf ans après l'avoir quittée en raison de procédures judiciaires, même s'il est toujours resté actionnaire principal. Lors de sa prise de fonction il déclare: «Tout est à changer»[226].

Le budget est revu à la hausse, passant de 1 à 1,2 million d'euros pour aborder «un vaste chantier», destiné à faire remonter le club en Championnat National et viser la Ligue 2. Le Président Laporte-Fray entre en contact avec Edouard Cissé, qui déclare ne pas être "fermé à aider le club de son cœur. On s'est donné la saison pour entrer plus activement la saison prochaine"[226]. Cela ne se concrétisera pas, l'ancien joueur du Pau FC Edouard Cissé confirmant toutefois avoir voulu s'investir au sein du club[227].

« Avant, je voulais investir dans une autre entreprise, le Pau FC. J'ai tenté deux fois, mais ça n'a pas marché pour diverses raisons...  »

— Edouard Cissé

David Vignes est limogé début décembre 2010 après 3 saisons, après avoir pourtant été soutenu par son président[228],[229]. La presse locale évoque alors un retour de Pascal Plancque, avant que le choix ne se porte sur Didier Christophe[230]. Celui-ci quitte ses fonctions pour des «raisons personnelles» un mois plus tard, Jacques-Olivier Paviot assurant l'intérim[231].

Plusieurs entraîneurs sont alors considérés après l'éviction de David Vignes afin de reprendre les rênes de l'équipe première, dont Pascal Plancque, Christian Sarramagna ancien entraîneur des rivaux de l'Aviron Bayonnais, Jean-Marc Pilorget ou encore Francis Tisiot, ancien gardien des Girondins formé aux Bleuets Notre Dame de Pau[232]. C'est finalement Robert Buigues qui est nommé, devenant le quatrième entraîneur du Pau FC cette saison-là, aidant le club a terminé 3e de son groupe de CFA[233].

En 2012, le Pau FC frôle le dépôt de bilan une nouvelle fois, la mairie confirmant sa volonté de baisser sa subvention de 120 000 euros[234].

Toutefois, le footballeur béarnais le plus médiatique, Jean-Michel Larqué, comme son père dans les années 1980, se prononce contre le rapprochement des différents clubs palois sous une seule et même entité[235].

Dans une terre de rugby, le club éprouve des difficultés à survivre et peine à occuper les premiers rôles[236],[237].

Au début de la saison 2012-2013, le Pau FC réoriente sa politique de recrutement vers des joueurs locaux avec Julien Labat, Nicolas Cami, H. et J. M'Laab, Cazenave, Liade, Ourch, El Assikri, Mandir (Pau), Leglib (Oloron), Bécas, Aigouy (Tarbes), Laplace-Palette, Mendivé, Lacrampe (St-Palais)[238].

Les Capbourruts assurent le maintien lors de la dernière journée, grâce à une victoire 5-4 à Béziers, après avoir été menés 4-1 à la 51e[239].

En 2014, lors d'un match à Grenoble, le président Laporte-Fray est sur le banc, l’entraîneur Laurent Strzelczak et l'adjoint Brahim Naimi étant tous deux suspendus[240].

Cette saison-là, Laurent Strzelczak est limogé et le club rappelle David Vignes[241].

Lors de la saison 2015/ 2016, le Pau FC réalise le meilleur début de saison de son histoire avec 7 victoires d'affilée et obtient la promotion en National le 8 mai 2016 sur la pelouse de Carnoux-en-Provence[242],[243]. Les affluences repartent à la hausse avec notamment 3 500 spectateurs pour le match face à l'OM (B)[244].

Pau FC, En Dabán ! (2016 - 2020)

Néanmoins, le Pau FC retrouve finalement le National six ans plus tard, lors de la saison 2016-2017, avec David Vignes aux commandes, terminant à la 14e place du classement, premiers non relégables[245].

Le Pau FC obtient son maintien miraculeusement lors de la dernière journée, grâce à un succès 3-0 sur le terrain de l'Union sportive concarnoise, bénéficiant du même coup des défaites du Club sportif Sedan Ardennes et du CA Bastia pour la saison de son retour en National[246].

Pour sa deuxième saison à ce niveau, le Pau FC commence la saison 2017-2018 avec pour ambition une nouvelle fois d'assurer le maintien le plus rapidement possible dans un stade du Hameau rénové à l'intersaison avant de prendre possession de son nouveau stade, entièrement destiné à la pratique du football[247],[248]. Les manquements en termes d'infrastructures sont toujours criants[249].

Quelques 2 500 spectateurs ont assisté à cette dernière du Pau FC face au champion du Red Star FC — auquel le public effectua une haie d’honneur — au stade du Hameau avant d'intégrer son nouveau stade destiné au football[250].

L’entraîneur David Vignes, malgré le maintien obtenu une année de plus en National, n'est pas reconduit[251]. La saison du Pau FC en National 2017-2018 marque l'émergence d'Aaron Boupendza, prêté par les Girondins de Bordeaux, qui termine la saison en position de 3e meilleur buteur, sans avoir tiré de penaltys[252].

La saison 2017-2018 est marquée par deux sorties du président Laporte-Fray, déclarant que « Aaron Boupendza doit être suivi mentalement » et « on a prévenu les Girondins que s'ils veulent en faire un grand joueur il doit être suivi mentalement. »[253]

Enfin, à l'issue de la saison, le président Laporte-Fray fustige David Vignes, déclarant dans un communiqué :

« J’ai offert à deux reprises un contrat de travail ainsi que la possibilité à David Vignes - pourtant non-diplômé - de devenir l’entraîneur d’un club de National. Il n’y aura pas de troisième fois. Son choix de faire part à nos joueurs de ses états d’âme et de sa situation contractuelle alors que le maintien du Pau FC en National était loin d’être acquis est une preuve, s’il en fallait, d’un amateurisme certain. Je n’en dirai pas plus car mon intention n’est pas de nuire à la suite de sa carrière. Je lui souhaite d’ailleurs de poursuivre, cette fois-ci, au moins au même niveau. Le Pau FC va changer d’ère avec la livraison de son nouveau stade et d’un lieu de vie fédérateur. Il me faudra apporter un souffle nouveau et un patron dans le domaine sportif avec des méthodes de travail et de management qui, je l’espère, permettront à nos joueurs et au Pau FC dans son ensemble de progresser. »

— Bernard Laporte Fray

Cette décision et ce communiqué sont accueillis froidement par les supporteurs. Vignes de son côté, affirme qu'il aurait aimé continuer sa mission[254].

Enfin, avec neuf saisons à la tête du club, David Vignes établit un record de longévité, surpassant le règne de Paul Escudé[255],[256].

Le Pau FC entame sa troisième saison consécutive de Championnat de France de football National 1 2018 - 2019 en tant que seul représentant du football du Sud-Ouest de la France, avec un entraîneur italien aux commandes, Raffaele Novelli et l'ambition de monter en Ligue 2 en trois ans[257].

Le club enregistre les arrivées en prêt de Vincent Thill et de Quentin Boisgard. Thill devient le second luxembourgeois à porter le maillot palois après Alain Mendes lors de la saison 2001-2002[258].

Novelli est démis de ses fonctions en janvier 2019, remplacé par Bruno Irles, ancien défenseur puis responsable du centre de formation de l'AS Monaco et ex-entraineur du Sheriff Tiraspol[5]. Bruno Irles arrive donc le 16 janvier 2019 avec un contrat de trois ans et conserve ses fonctions au sein du Late Football Club et 19H30 Sport sur Canal+Sport.

En mars 2019, c'est Dado Pršo qui vient prêter main forte à son ex-coéquipier[259].

À noter, lors de la 28e journée de championnat, le Pau FC aligne Vincent Thill lors de sa brillante victoire face au Football Bourg-en-Bresse Péronnas 01 remportée 4 à 0 lors de la 28e journée. Le Pau FC aurait commis une erreur administrative en alignant Vincent Thill, suspendu pour une accumulation de cartons jaunes. Thill, auteur d’un but et d’une passe décisive, n’aurait pas dû disputer la rencontre et Bourg-Péronnas porte réclamation, espérant obtenir la victoire sur tapis vert[260]. Ainsi, la Fédération Française de Football donne match perdu (0-3) pour avoir fait jouer Vincent Thill.

À l'issue de cette saison frustrante, puisque le club a longtemps été relégable avant de trouver un rythme de croisière qui lui aurait permis de jouer les premières places du classement, Quentin Boisgard et Vincent Thill sont nommés pour le titre de révélation de la saison. Auteur de 10 buts et 3 passes décisives, Thill est élu “Révélation de l’année” lors de la cérémonie de remise des Trophées du National 2018-2019[261].Thill figure également dans l'équipe-type de l'année[262].

Le Pau FC commence la saison 2019-2020 sur les chapeaux de roue, figurant en seconde place du classement à la neuvième journée, ml'avant-dernier budget de la division. Les pertes des deux joueurs majeurs prêtés la saison précédente sont compensés par de nouvelles arrivées en prêt, Cheick Sabaly et Scotty Sadzoute, en plus de l'arrivée de Romain Bayard viennent complémenter l'équipe en place[263]. Le Pau FC, grâce au réseau d'un de ses anciens joueurs sénégalais Abdoulaye_Niang, parvient à dénicher des talents prometteurs dans le championnat du Sénégal[264]. Yankuba Jarju, Moustapha Name, Lamine Gueye et Cheick Sabaly rejoignant le club béarnais.

La saison s'annonce historique, puisque le club est leader à la trêve, avec seulement 2 défaites, chez son dauphin l'USL Dunkerque et à domicile face à la lanterne rouge Le Puy Foot 43 Auvergne. L'année 2020 sera peut-être l'année de l'accession au monde monde professionnel.

Avant la réception des Girondins de Bordeaux en 16e de finale de Coupe de France, l'idée du partenariat entre les deux clubs est relancée, confirmée par le vice-président du Pau FC Joël Lopez[265].

Le 16 janvier, dans un match décalé au jeudi soir pour des raisons de disponibilités du Stade du Hameau, les palois effectuent leur retour dans leur ancien antre. Ils s'imposent sur le score de 3 à 2 après prolongations face aux Football Club des Girondins de Bordeaux. Cette affiche attire 15 668 spectateurs au stade, battant le record pour un match de football datant de 1998 entre le Pau FC et le PSG.

Le tour suivant voit le Pau FC affronter le PSG dans un stade du Hameau comble en configuration football, soit 16 707 personnes. L'avant-match est marqué par les critiques de la presse parisienne envers l'état de la pelouse paloise.

Le Pau FC s'incline sur le score de 2 à 0, avec une équipe largement remaniée dans la but de privilégier le championnat.

Cette saison historique est brutalement interrompu par la pandémie de Covid qui vient perturber la saison, alors que le club est leader et en position pour accéder à la Ligue 2 pour la première fois de son histoire[266].

Disposant de l'avant-dernier budget de Championnat National 2019-2020, Bruno Irles, avec pour adjoint Dado Pršo parvient à décrocher une montée historique en Ligue 2 2020-2021[3],[4].

La saison est tronquée par la pandémie de Covid-19 en France et le titre de Champion de National, compétition administrée par la FFF, ne lui est toutefois pas officiellement attribué, contrairement à la Ligue 1 et Ligue 2, compétitions gérées par la LFP[267].

Découverte du monde professionnel (2020 - Aujourd'hui)

Dans l'euphorie de son accession historique au statut professionnel, le Pau FC se fixe comme objectif le maintien en Ligue 2[268],[269].

« Ma première réaction est une réaction de bonheur. En fait c'est un rêve qui devient réalité. Cela fait 25 ans que l'on se bat pour obtenir cet échelon du football professionnel. C'était notre souhait. Notre objectif. Certains prennent l'autoroute avec de gros budgets, nous ce n'est pas le cas. Il a fallu prendre des petites routes de campagne pour se donner les moyens d'arriver à cette montée. Ce qui est un peu frustrant c'est de ne pas avoir poursuivi jusqu'au terme de la saison. Nous aurions aimé fêter avec notre public, nos partenaires, nos joueurs, notre staff. Communier avec tout le monde et fêter cela sur le terrain. Donc cette joie est mesurée par rapport à la période que traversons. Je crois qu'il faut rester humble. On aura l'occasion à l'avenir de pouvoir passer un moment tous ensemble. »

— Bernard Laporte-Fray

Les anciens du club, de Robert Péré-Escamp à Edouard Cissé se félicite de la montée du club.

Bruno Irles annonce cependant son départ le 11 mai 2020 au grand désespoir des aficionados du football béarnais, ainsi que celui de Dado Pršo[270].

Dans un communiqué, le Pau FC déclare remercier vivement Bruno Irles et Dado Prso pour l’ensemble du travail réalisé, soulignant "l’implication et le professionnalisme de son entraîneur au cours de son passage au sein du club et lui souhaite une belle réussite pour la poursuite de sa carrière d’entraîneur."[271].

Le chroniqueur Pierre Ménès déclare que cette décision relève de l'incompétence[272].

C'est Didier Tholot qui aura la charge de diriger l'équipe première pour la toute première saison pro du club, assisté du préparateur physique Pierre Lamugue et de l’entraîneur des gardiens Benoît Duval[273],[274].

Le club déclare souhaiter conserver l'ossature du groupe qui obtenu la montée: Antoine Batisse, Moustapha Name, Quentin Daubin, Lamine Gueye, Abdourahmane Ndaye, auxquels il faut ajouter les anciens Louis Bury et Damon Bansais[275].

Le club perd néanmoins des joueurs clés comme Moustapha Name au Paris FC et Lamine Gueye au FC Metz.

Les premières recrues sont Victor Lobry, Alexandre Olliero, Ebenezer Assifuah et Anthony Scaramozzino. Erwin Koffi arrive en provenance de l'Anorthosis Famagouste Football Club, où a longtemps évolué un ancien des équipes jeunes du club, le béarnais Vincent Laban[276]. Par ailleurs, quatre jeunes joueurs sont intégrés au groupe pro: Elydjah Mendy, Corentin Chaminade, Paul Méliande et Sambou Soumano[273].

Le Nouste Camp n'étant pas aux normes pour accueillir des matches de Ligue 2, le club travaille conjointement avec la ville afin de procéder à une mise à niveau des infrastructures pour un total de 4,5 millions d'euros[277]. Le premier objectif est d'augmenter la capacité d’accueil, de 1500 à 4144 places assises. D'autres améliorations au niveau de l'éclairage, de la vidéo-surveillance et de l'accueil des visiteurs s’avèrent nécessaires.

Identité

Évolution du blason

Le blason traditionnel du club, révélé en 1959 à la création du FC Pau lors d'une conférence de presse tenue au Majestic sur la Place Royale, s'inspire de celui de la ville de Pau. Le slogan, hérité des Bleuets de Pau, est depuis 1920 « Vaincre ou Sourire ».

A l'exception de fort malheureuses aventures dans les années 1990 et jusqu'en 2009, avec des logos reprenant celui de la ville et mettant en exergue la fontaine Alfred de Vigny située sur le Boulevard des Pyrénées, les Palois sont restés fidèles au logo d'origine[278].

Le blason actuel fait référence à la couronne d'Henri IV et au Bèth Cèu de Pau (Beau ciel de Pau en béarnais). Ce logo met en avant l'attachement envers la chaîne des Pyrénées, et plus particulièrement le Pic du Midi d'Ossau tel que vu depuis le fameux boulevard des Pyrénées de la ville de Pau[279]. Ce panorama unique a fait dire à Lamartine, figure majeure du romantisme en France:

« Pau est la plus belle vue de terre du monde comme Naples est la plus belle vue de mer. »

— Alphonse de Lamartine

La couronne illustre le fait que Pau est surnommée la « Cité royale » car la ville vit naître Henri IV, ou Nouste Henric pour les béarnais. La ville fut la capitale du Béarn, ancien État souverain, puis ancienne province française à la suite de son rattachement au royaume de France en 1920 après que Louis XIII, son fils, imposera l'union des deux couronnes de France et de Navarre en organisant une expédition militaire en Béarn.

Par ailleurs, Henri IV après son couronnement aurait déclaré d'après Raymond Ritter[280] :

« Je donne la France au Béarn et non le Béarn à la France »

— Henri IV

Les supporters du club ont une nette préférence pour le logo historique et son dérivé de 2009, et continue à utiliser ce logo dans les communications de la STUP[281]. Dans un post Facebook, le Community Manager du club déclare en 2011 "ne pas comprendre le changement de logo"[279].

Couleurs

Le Pau FC arbore les couleurs jaune, couleur des armoires du Béarn et le bleu présent sur les armoires de la ville de Pau et rappelant le Bèth Cèu de Pau.

Il faut noter que les couleurs originelles des Bleuets Notre-Dame de Pau et du Football-Club de Pau étaient le bleu et le blanc.

Style de jeu

Le football pratiqué par les équipes paloises, depuis la création du patronage des Bleuets-Notre-Dame-de-Pau, a souvent été réputé pour être engagé, à l'image du football anglais, physique et engagé, correspondant au caractère d'une ville et d'une région où le rugby règne en maître[73].

Face au PSG en coupe de France 1998, Les Capbourruts ont ainsi trois joueurs expulsés lors de la rencontre[282].

Toutefois, Paul Escudé a profondément changé l'ADN du club, en prônant un football de possession lors de son retour au club en 1980-1981, d'abord en tant qu’entraîneur / joueur, avant de prendre définitivement la tête de l'équipe première et de marquer l'histoire du club au cours des neuf années suivantes[283].

Raffaele Novelli, lors de son passage durant la saison 2018-2019 bâtit son équipe pour proposer également un football de possession.

Palmarès

Championnats nationaux

Note: * La saison est tronquée par la pandémie de Covid-19 et le titre de Champion de National ne lui est toutefois pas officiellement attribué, contrairement au PSG pour la Ligue 1 et le FC Lorient Ligue 2. En effet, le National est une compétition administrée par la FFF, alors que les ligues professionnelles sont gérées par la LFP[284].

Coupes

Le club n'a jamais eu le statut professionnel et par conséquent, n'a pour le moment jamais pris part à la Coupe de la Ligue.

Personnalités du club

Historique des présidents

Période Nom
1932 - 1958 Drapeau : France Albert Lille
1959 - 1962 Drapeau : France José Bidegain
1962 - 1975 Drapeau : France James Chambaud
1975 - 1991 Drapeau : France Pierre Clède
1991 - 1993 Drapeau : France Alain Pitoun[285]
1993 - 1994 Drapeau : France Albert Sadoun
1995 - 2001 Drapeau : France Bernard Laporte-Fray[286]
2001 - 2004 Drapeau : France Jacques Le Coadou
2005 - 2010 Drapeau : France Joël Lopez
Depuis 2010 Drapeau : France Bernard Laporte-Fray[287]

Historique des entraîneurs

Le tableau ci-dessous dresse la liste des différents entraîneurs du club palois au cours de son histoire.

Entraîneurs du FC Pau
Rang Période Nom
1 1959-1961 Drapeau : Hongrie Bela Herczeg[288]
2 1962-1963 Drapeau : France Guy Paternotte
3 1963-1969 Drapeau : France Jo Lopez
4 1970-1971 Drapeau : France M.Verbruges
5 1971-1973 Drapeau : France Jacky Cornuel
6 1973-1975 Drapeau : France René Lanusse
7 1976-1980 Drapeau : France Jean-Pierre Altuzarra
8 1980-1981 Drapeau : France Jacques Foix
9 1981-1990 Drapeau : France Paul Escudé
10 1990-1991 Drapeau : France Robert Péré-Escamps / Marc Lévy
11 1990-1991 Drapeau : France Jean Gallice
12 1991-1992 Drapeau : France Paul Escudé
13 1992-1995 Drapeau : Serbie Slavoljub Muslin
Entraîneurs du Pau FC
Rang Période Nom
14 1995-1996 Drapeau : France Robert Péré-Escamps
15 1996-1997 Drapeau : France René Girard
16 jan. 1998 - déc. 1999 Drapeau : France Pascal Plancque
17 déc. 1999 - oct. 2002 Drapeau : France Joël Lopez
18 oct. 2002 - nov. 2003 Drapeau : France William Dymant
19 2003-2004 Drapeau : France Jean-Marc Ferratge
20 2004-2006 Drapeau : France Marc Lévy[289]
22 2006-2007 Drapeau : France Jean-Luc Girard[289]
23 2007-2010 Drapeau : France David Vignes
24 2010-2010 Drapeau : France Jacques-Olivier Paviot
25 2010-2011 Drapeau : France Didier Christophe
26 2010-2010 Drapeau : France Jacques-Olivier Paviot
27 2011-2012 Drapeau : France Robert Buigues
28 2012-2014 Drapeau : France Laurent Strzelczak
29 2014-2018 Drapeau : France David Vignes
30 2018-2019 Drapeau : Italie Raffaele Novelli
31 2019-2020 Drapeau : France Bruno Irles
32 2020- Drapeau : France Didier Tholot
Nombre de saisons au club
Rang Saisons Nom
1er 9 Drapeau : France Paul Escudé
1er 9 Drapeau : France David Vignes
2 6 Drapeau : France Jo Lopez
3 4 Drapeau : France Jean-Pierre Altuzarra

Joueurs emblématiques

André-Pierre Gignac, probablement le joueur en activité le plus célèbre à avoir porté le maillot des Capbourruts.
André-Pierre Gignac, probablement le joueur en activité le plus célèbre à avoir porté le maillot des Capbourruts.

Paul Escudé, en tant que joueur puis entraîneur, est incontestablement une des figures majeures du club, un gentleman qui inspirait le respect à ceux qui le côtoyèrent[290].

Père de Julien et Nicolas, la ville de Pau a inauguré un stade portant son nom après son décès en 1998[215].

Bernard Laporte-Fray et Joël Lopez, en tant qu'anciens joueurs qui ont conduit le Pau FC jusqu'en en Ligue 2, suite à la disparition du FC Pau en 1995 sont indubitablement des légendes du club.

Denis Baylac, le meilleur buteur du club qui a disputé 8 saisons avec le maillot palois, est une autre icône du club, souvent interviewé par les médias nationaux à l'occasion des matches les plus médiatiques du club[212].

Édouard Cissé est incontestablement attaché à son club formateur, ayant tenu une chronique régulière sur le site internet après sont transfert au PSG. Le nom de Cissé a été cité à de nombreuses reprises pour un poste dans l'organigramme du club.

Dominique Vésir, formé à la JAB de Pau, a terminé sa carrière au club, en tant que capitaine, sous la houlette de Paul Escudé[291].

Plusieurs joueurs majeurs ont également porté le maillot des Capbourruts comme le milieu américain Billy Thompson, l'attaquant français Xavier Gravelaine, l'ivoirien Sékana Diaby, l'attaquant international André-Pierre Gignac, le milieu argentin Tino Costa ou plus récemment les internationaux camerounais Aurélien Chedjou & Dany Nounkeu.

Depuis la remontée du club en national, Vincent Thill et Quentin Boisgard ont évolué au club.

Par ailleurs Claude Lowitz, Patrick Cubaynes, Slavko Radovanovic, Pascal Plancque, Aleksandar Jankovic, Frank Rolling ou bien Samuel Boutal ont tous évolué sous le maillot palois.

Pascal Plancque a par ailleurs lancé sa carrière d’entraîneur au club.

 

Nombre de matches disputés

L'ex portier palois Jacques Leglib est le joueur le plus capé sous le maillot du Pau FC avec 260 apparitions, suivi de près par Nicolas Cami avec 239 matchs.

Joueurs les plus capés[292]
Rang Nom Matchs Carrière au club
1 Drapeau : France Jacques Leglib 260 1995 - 1998
2000 - 2013
2 Drapeau : France Nicolas Cami 239 2002 - 2005
2009 - 2013
3 Drapeau : France Julien Labat 227 1998 - 1999
2012 - 2013
4 Drapeau : Arménie Arthur Demirdjian 152 1996 - 1999
2002 - 2004
5 Drapeau : France Vincent Di Bartolomeo 137 2003 - 2007

Nombre de buts inscrits

Meilleurs buteurs[292]
Rang Nom Buts Matchs Détails Carrière au club
1 Drapeau : France Denis Baylac[293] 59 1996 - 2001
2002 - 2003
2 Drapeau : France Michel Sanchez 56 41 56 buts marqués, dont 12 doublés et 1 quadruplé 1994-1997
3 Drapeau : France Pierre Aristouy 36 84 32 buts marqués, dont 6 doublés 2006 - 2009
4 Drapeau : France Xavier Bécas 30 153 30 buts marqués dont 4 doublés 2006 - 2009
5 Drapeau : France Nicolas Sartolou 30 112 30 buts marqués dont 4 doublés 2010 - 2011
6 Drapeau : France Hicham M'Laab (en) 27 93 27 buts marqués dont 2 doublés 2010 - 2013
7 Drapeau : Algérie Madjid Bouabdallah (en) 23 58 23 buts marqués dont 3 doublés 2002-2005

2007-2008

8 Drapeau : France Laurent Bedani 23 1996-2005
9 Drapeau : Côte d'Ivoire Seydou Koné 22 30 22 buts marqués, dont 1 doublé, 1 triplé et 1 quadruplé 2010 - 2011
10 Drapeau : Sénégal El Hadji Niang (en) 20 46 20 buts marqués, dont 4 doublés et 1 triplé 2010-2012
11 Drapeau : Bosnie-Herzégovine Sretko Vuksanovic (en) 19 1999-2002
12 Drapeau : France Jacques Remy 17 16 1997 - 1998

Le meilleur buteur de l'histoire du club est l'attaquant français Denis Baylac avec 59 buts. Le second Michel Sanchez avec 56 réalisations, suivi de Pierre Aristouy avec 36 buts.

Joueurs formés au club

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Joueur du Pau Football Club.
Edouard Cissé, ici avec le maillot de L'OM.
Edouard Cissé, ici avec le maillot de L'OM.

Parmi les joueurs formés au club, Julien Escudé, fils de Paul Escudé, passé par l'Ajax Amsterdam et le Sevilla Fútbol Club est l'un des ex-palois les plus célèbres.

Un autre joueur de réputation internationale formé au club est l'ex-milieu international sénégalais Édouard Cissé. Natif de Pau, Cissé a depuis sa retraite de joueurs tenté à de multiples reprises de s'investir dans le club de ses débuts, et déclare que la ville mérite un club de Ligue 2[294].

Vincent Laban, fils d'un ancien joueur de la Section Paloise, est un international chypriote qui compte 36 sélections et 3 but avec l'équipe de Chypre depuis 2012 et a évolué en jeunes au Pau FC[295]. André Altuzarra et Paul Escudé, internationaux juniors, ont tous deux été formés au club.

Parmi les joueurs en activité passés par le centre de formation, Adrien Rabiot, a évolué avec les équipes de jeunes du Pau FC avant de rejoindre le PSG[296].

Des joueurs professionnels confirmés sont passés par la cantera béarnaise, comme Gaëtan Belaud ou David Jaureguiberry ont également évolué en jeunes au Pau FC. Le club a également formé des joueurs pros tels que Michel Bensoussan, gardien de l'équipe de France vainqueur du Tournoi olympique à Los Angeles en 1984.

A contrario, d'autres joueurs nés à Pau ou en Béarn n'ont jamais revêtu le maillot du Pau FC.

Jean-Michel Larqué, qui débute dans le football au club de la Jeanne d'Arc le Béarn de Pau et remporte le concours du jeune footballeur en 1964, avant de rejoindre l'AS Saint-Étienne en 1966 est sans doute l'exemple le plus célèbre. Larqué est notamment réputé pour avoir souvent parlé de la JAB de Pau lors de matches qu'il commentait, souvent au détriment du club phare de sa ville natale[297].

« Je suis avant tout jabiste. »

— Jean-Michel Larqué

Enfin, il est possible de citer Julien Cardy, passé par la JAB de Pau et le FA Bourbaki, ou Francis Tisiot, ancien gardien du Football Club des Girondins de Bordeaux formé aux Bleuets Notre Dame de Pau FC.[298]

Effectif professionnel actuel

Le tableau ci-dessous recense l'effectif professionnel actuel du Pau Football Club pour la saison 2020-2021.

Effectif du Pau Football Club de la saison 2020-2021
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[299] Nom Date de naissance Sélection[300] Club précédent Contrat
1 G Drapeau de la France flèche vers la droite Olliero, AlexandreAlexandre Olliero 15/02/1996 (24 ans) FC Nantes
16 G Drapeau de la France Trindade, PatrickPatrick Trindade 06/03/2002 (18 ans) EA Guingamp
30 G Drapeau de la France Bertrand, BenjaminBenjamin Bertrand 24/06/1992 (28 ans) Royal Francs-Borains
- G Drapeau de la France|Blason du Béarn Iribarnegaray, MathieuMathieu Iribarnegaray 24/04/1996 (24 ans) Formé au club
2 D Drapeau de La Réunion flèche vers la droite Sadzoute, ScottyScotty Sadzoute 29/04/1998 (22 ans) LOSC
20 D Drapeau de la France|Blason du Béarn Bury, LouisLouis Bury 10/07/1995 (25 ans) Formé au club
23 D Drapeau de la France Scaramozzino, AnthonyAnthony Scaramozzino 30/04/1985 (35 ans) US Boulogne
17 D Drapeau de la France Batisse, AntoineAntoine Batisse Capitaine 13/01/1995 (25 ans) Chamois niortais
27 D Drapeau de la France Bansais, DamonDamon Bansais 08/01/1994 (26 ans) Stade lavallois rés.
27 D Drapeau de la France|Blason du Béarn Mendy, ElydjahElydjah Mendy 14/03/2000 (20 ans) Formé au club
27 D Drapeau de la France Chaminade, CorentinCorentin Chaminade 03/07/1999 (21 ans) SU Agen football
6 M Drapeau de la France Daubin, QuentinQuentin Daubin 03/07/1995 (25 ans) Chamois niortais
21 M Drapeau de la France Beusnard, SteeveSteeve Beusnard 27/06/1992 (28 ans) Gazélec Ajaccio
22 M Drapeau de la France|Blason du Béarn Laplace-Palette, LucasLucas Laplace-Palette 09/02/1996 (24 ans) Formé au club
22 M Drapeau de la France|Blason du Béarn Méliande, PaulPaul Méliande 01/01/2002 (18 ans) Formé au club
22 M Drapeau du Sénégal Soumanono, SambouSambou Soumanono 01/01/2002 (18 ans) Formé au club
5 M Drapeau du Sénégal NDiaye, AbdourahmaneAbdourahmane NDiaye 31/12/1996 (23 ans) Génération Foot
- M Drapeau du Sénégal flèche vers la droite Sabaly, CheikhCheikh Sabaly 04/03/1999 (21 ans) FC Metz rés.
7 M Drapeau de la Côte d'Ivoire Koffi, ErwinErwin Koffi 10/01/1995 (25 ans) Côte d'Ivoire -20 ans Olympiakos Nicosie
8 M Drapeau de la France Lobry, VictorVictor Lobry 16/06/1995 (25 ans) US Avranches
10 M Drapeau de la France Bayard, RomainRomain Bayard 15/10/1993 (26 ans) Tours FC
29 A Drapeau de la France Ba, Moulaye IdrissaMoulaye Idrissa Ba 11/11/1990 (29 ans) USL Dunkerque
14 A Drapeau de la Gambie Jarju, YankubaYankuba Jarju 20/08/1996 (24 ans) Gambie -20 ans Génération Foot
13 A Drapeau du Sénégal Talla Nguer, MorMor Talla Nguer 09/03/1997 (23 ans) Sénégal -20 ans US Gorée
18 A Drapeau du Ghana Assifuah, EbenezerEbenezer Assifuah 03/07/1993 (27 ans) Ghana Le Havre AC
9 A Drapeau de la France Armand, RomainRomain Armand 27/02/1987 (33 ans) Paris FC
Entraîneur(s)
Préparateur(s) physique(s)
  • Drapeau : France Pierre Lamugue
Kinésithérapeute
  • Drapeau : France Florian Pannetier

Légende

Structures du club

Structures sportives

Nouste Camp

La tribune d'honneur du Nouste Camp

Le Pau FC dispose depuis le 14 septembre 2018 d'un stade dédié au football, le Nouste Camp d'une capacité de 4 144 places assises, après sa rénovation de 2021. Le Nouste Camp vient régler des problèmes chroniques d'infrastructures pour le club et l’ensemble du football palois[301]. Le Pau FC partageait en effet le Stade du Hameau avec la Section Paloise, depuis l'abandon du stade de l’Ousse-des-Bois. Ce partage avait des conséquences néfastes sur la vie du club, qui ne pouvait s’approprier les lieux et rassembler sur un même site toutes ses équipes.

Toutefois, le Nouste Camp, même s'il représente une avancée considérable pour le football béarnais, est un stade modeste, offrant la plus faible capacité d'accueil du championnat de National 2019-2020 (la moyenne se situant à 7612 places assises). De même, après la rénovation de 2021, le Nouste Camp et ses 4144 places assises seront la plus petite enceinte de Ligue 2 2020-2021, la moyenne se situant à 16 628 places assises.

C'est la raison pour laquelle ce stade est critiqué par le numéro 2 du club Joël Lopez, en raison de la faible capacité d'accueil[302].

« A Pau, le football a toujours dû se contenter de très très peu, on est dans la continuité. Ça démontre la considération que l'on a pour notre sport ici. Aujourd'hui très bien, on a un stade, cela n'a jamais été fait avant, mais c'est un complexe de niveau régional. Une tribune avec trois côtés en butte de terre, pour moi ce n'est pas un stade. »

— Joël Lopez

Anciens stades

La Pau FC a disputé ses matches à domicile dans de nombreux stades de la ville de Pau au cours de son histoire.

Stade des Bleuets

Le FC Pau a disputé ses matches à domicile dans ce stade de 1959 à 1968, aussi appelé stade de l'avenue de Buros[303].

Avant 1959, le Pau FC, alors connu sous le nom de Bleuets de Notre-Dame de Pau évoluait également au stade du 21 de l'avenue de Buros[65].

Le patro des Bleuets avait acquis en 1941 ce terrain de 12 000 m2 situé chemin de Buros. Cet ancien pré à vaches était doté d’une ferme, la ferme Bernès, faisant office de vestiaires.

Le stade possédait alors deux tribunes latérales, installées à la hâte pour le 64e de finale de Coupe de France 1958-1959 disputé face aux Girondins de Bordeaux.

Ce stade historique du football béarnais a été rénové en 2019, dans le cadre d'une réhabilitation d'envergure du quartier Saragosse à hauteur de 137 millions d'euros[304]. Ainsi, la tribune principale du stade est détruite en septembre 2018, alors que la surface de jeu est dotée d'une pelouse synthétique. La capacité d'accueil du stade est désormais de 220 personnes[305].

Enfin, une stèle rendait hommage à la légende du patro Albert Lille, sans que l'on ne sache si celle-ci a été conservée lors la rénovation de 2019.

Stade de Bourbaki

Le stade de Bourbaki est inauguré le 28 octobre 1917, à l'occasion d'une rencontre entre le FA Bourbaki et le Club Olympique Tarbais[306]. Le stade est alors desservi par la ligne 2 - Route de Bordeaux - La Halle (place Georges Clemenceau) du Tramway de Pau.

Ce stade est l'enceinte centenaire des Kroumirs, intégrée au tissu urbain de la ville, proche des quartiers Saragosse et Fouchet, au nord de la ville.

Le patronage et le stade tirent leur nom de la rue où se situait le terrain acquis par le Patronage Saint-Jacques en 1898, elle-même baptisée en l’honneur du général Charles Denis Bourbaki, natif de la ville, qui va combattre en Afrique et Crimée, puis sur le front de l’Est, dans la désastreuse guerre de 1870.

Aucun lien avec le mathématicien imaginaire Nicolas Bourbaki.

Dans les années 1960, le FA Bourbaki perd son statut de club phare de la ville au profit des ex-rivaux des Bleuets, désormais nommés FC Pau. Le club consent toutefois à mettre à disposition du FC Pau ses installations sportives.

Stade du Hameau
Stade du Hameau
La tribune Auchan du stade du Hameau.

Le stade du Hameau est aujourd'hui le stade principal de la ville de Pau, ayant succédé au stade de la Croix-du-Prince. Le FC Pau, puis le Pau FC ont partagé ce stade à de multiples reprises avec le club de rugby de la ville, la Section paloise. Le stade du Hameau a été inauguré en 1949 sous le nom de stade olympique du Hameau[307]. C'était un stade ayant une vocation militaire à ses débuts.

Le Pau FC est toutefois le premier de ces deux clubs à s'y établir dès 1960 et y restera jusqu'en 1968, date à laquelle le club s'établira au stade de l'Ousse des Bois[111],[130].

À son retour en National, le Pau FC évolue au stade du Hameau, entièrement rénové lors de la saison 2017. La capacité du stade est de 18 852 places, dont 3 000 provisoires et 1 500 loges[308]. Les nouveaux vestiaires comptent 28 emplacements individuels et offrent un espace d’échauffement de 60 destinés à l'échauffement[309]. Les visiteurs au Hameau y disposent désormais d’un vaste vestiaire de 87 m2 avec un espace de soins doté de trois tables de massages.

Pour la montée en Ligue 2 du club pour la saison 2020-2021, le Pau FC évolue de nouveau au stade du Hameau pour la première partie de saison du fait des travaux requis pour la mise en norme du Nouste Camp[310]. Le Hameau subit également plusieurs aménagements pour être aux normes du football professionnel[311].

Stade de la Croix-du-Prince
Stade de la Croix du Prince
Stade de la Croix du Prince

C'était le stade mythique du rugby béarnais datant de 1910, avant la destruction des tribunes en 2019.

Le FC Pau a disputé quelques matchs dans le vénérable stade de la Croix-du-Prince, antre historique de la Section paloise. Bâti à l'anglaise avec des tribunes en bois situées très près du jeu, la Croix du Prince a connu des rénovations importantes en 1913 et 1952 pour accueillir un public toujours plus nombreux. La particularité de ce stade est également de se situer au sein du tissu urbain de la ville. L'atmosphère singulière de ce stade, la proximité du public et sa ferveur feront de la Croix du Prince une enceinte particulière pour le rugby français.

Se dégradant lentement au fil des années, ne répondant plus aux exigences du rugby moderne et disposant de possibilités d'extensions très limitées, il ne répond plus aujourd'hui aux exigences de la pratique du sport de haut niveau.

Au début des années 2000, alors que le club se stabilise en Championnat de France de football National, le président Bernard Laporte-Fray exprime son souhait de voir le Pau FC devenir le nouveau club résident de ce stade chargé d'histoire[312]. Mais les coûts de rénovation et mise aux normes s'avèrent trop importants.

Lors de la saison 2019, le Pau FC s’entraîne dans ce stade.

Stade de l'Ousse des Bois

Stade construit sur les rives de l'Ousse des Bois par le club de rugby de l'ASOP en 1961-1962. Le terrain appartenait alors à un agriculteur et était situé en pleine campagne. Le grand ensemble de L’Ousse des Bois est construit cinq ans plus tard. La ville de Pau prend alors possession du terrain et aménage le stade spécialement pour le Pau FC à partir de 1967[313].

Le stade a été inauguré en grandes pompes le 1er septembre 1968 face au Real Saragosse, finaliste de la Coupe des villes de foires en 1964 et 1966.

Son emplacement au milieu d'un grand ensemble d'immeuble construit dans les années 1960 en fait un stade peu apprécié des palois[129]. Les jeunes joueurs y ont parfois été caillassés et les incivilités y sont nombreuses[314].

C'est dans ce stade, rapidement devenu inadapté à la pratique du football de haut-niveau, que le club a enregistré sa plus basse affluence jamais enregistrée: 88 spectateurs en 1990-1991[168].

À partir de 1991, le FC Pau du président Alain Pitoun quitte définitivement l'Ousse des Bois pour s'installer au Hameau, conjointement avec la Section Paloise.

« Il n’est pas normal de jouer à l’Ousse des Bois un match de CFA. »

— Pierre Aristouy, entraineur du Stade montois[315]

Il est aujourd'hui le centre d'entrainement de la Section Paloise[316].

Centre d'entrainement

Seniors

Avant la construction du Nouste Camp, l’équipe première était basée au Camp Pissard Santarelli, un camp militaire qui, jusqu’en 1996, recevait l’État-Major de la 11e division parachutiste. Ce camp a été baptisé des noms de deux officiers, Jacques Pissard et Jacques Santarelli décédés lors d’un accident d’hélicoptère en février 1976 à Barèges. Le site se trouve en bordure de l’avenue Alfred Nobel, implanté en partie sur la ville de Pau, pour une surface de 18,30 hectares et sur la commune de Bizanos pour une surface de 3,23 hectares, soit un total de 21,53 hectares.

Jeunes

Stade Paul Escudé

Les équipes de jeunes s’entraînent au stade Paul Escudé, inauguré en 2010, nommé en l'honneur d'une légende du football palois, Paul Escudé, père de Julien et Nicolas[215].

C'est un stade doté d'une pelouse artificielle.

Aspects juridiques et économiques

Statut juridique et dénomination du club

Le Pau Football Club est structuré en tant que SASP, dont l'adresse est Boulevard de l'aviation 64000 Pau.

Éléments comptables

Chaque saison, le Pau FC publie son budget prévisionnel de fonctionnement après validation auprès de la DNCG, l'instance qui assure le contrôle administratif, juridique et financier des associations et sociétés sportives de football afin d'en garantir la pérennité. Le budget prévisionnel d'un club s'établit en amont de l'exercice à venir et correspond à une estimation de l'ensemble des recettes et des dépenses prévues par l'entité. Le tableau ci-dessous résume les différents budgets prévisionnels du club palois saison après saison. Le budget du Pau FC pour la saison 2016-2017, validé par la DNCG, est de 1,9 million d'euros[317]. La subvention de la mairie de Pau se monte à 108 640 €, en baisse par rapport aux 155 000 € de la saison 2016-2017[318].

Au début de la saison 2019/2020, le Pau FC présente l'avant-dernier budget du championnat[265].

Historique du budget prévisionnel du Pau FC
Saison 2016-2017 2017-2018 2018-2019 2019-2020 2020-2021 2021-2022 2022-2023 2023-2024
Budget 1,9 M€ 1,65 M€ 1,75 M€[319] 1,8 M€[320] 6,5 M€
Légende : M€ = millions d'euros.

Sponsoring

Le club était longtemps équipé par Nike et depuis la saison 2019-2020 par Adidas.

Soutien et image

Affluences record

L'affluence record au Stade du Hameau date du 29 Janvier 2020, lors de la réception du Paris Saint-Germain Football Club en Coupe de France 2019-2020, puisque 16 707 spectateurs garnissent les travées du Hameau ce jour-là[321]. Le précédent record de 15 668 spectateurs datait du 16 janvier 2020, à l'occasion de la réception des Girondins de Bordeaux[322].

Le record d'affluence au Nouste Camp est de 2 000 spectateurs, établi le à l'occasion du choc de haut de tableau de National 2019-2020 face à l'USL Dunkerque[323].

Supporters

Le premier club de supporters du Football Club de Pau est le Club des supporters les Amis du Football-Club de Pau, crée le 14 février 1960[324]. Ce club organise des déplacements notamment à l'occasion du match face à l'équipe amateur phare du Sud-Ouest à cette époque: l'US Cazères[325]

Par la suite, plusieurs groupes de supporters se sont succédé. A la fin des années 90, un groupe s'organise sous le nom de Royals 64.

En janvier 2006 un nouveau groupe de supporters voit le jour, la Brigada Biarnesa, groupe à l’identité béarnaise affirmée[326]. Le slogan du groupe était «Sonque Pau FC!» soit «Seulement Pau FC» en français, traduisant l'attachement à un seul club et une seule ville. La citation de Gaston Fébus « Béarn est si franche terre qu'il n'en doit hommage à nul seigneur au monde » revenait souvent dans les communications du groupe[326].

La STUP (Supporters de la Tribune Ultra paloise) prend le relais à l'occasion de la remontée du club en National[327],[328],[329]. Son logo met en avant le portrait du roi Henri IV. Enfin, l'homme politique - béarnais - Jean Lassalle est souvent mis en avant sur les banderoles de la STUP - « Force, honneur et garbure »[330].

Un des chants phares des supporters est le Si Canti ou Aqueras Montanhas, tel que chanté dans les Cantèras béarnaises[331].

Quelques chants[332]
Qu'em Biarnès
Qu'em Biarnès hohoho

Qu'em Biarnès hohoho

Qu'em Biarnès e que cantaram tostemps

Qu'em Biarnès hohoho

Nous sommes béarnais hohoho

Nous sommes béarnais hohoho

Nous sommes béarnais et nous chanterons toujours

Nous sommes béarnais hohoho

Aqueras montanhas
Aqueras montanhas

Qui tant hautas son

M'empeishan de veder

Mas amors on son

Se canti jo que canti

Canti pas per jo

Canti per ma mia

Qu'ei auprès de jo

Allez Allez Allez Béarnais

Allez Allez Allez Béarnais

Héhé Hoho

Héhé Hoho

Ces montagnes

Qui sont si hautes

M'empêche de voir

Où sont mes amours

S'il chante, qu'il chante

Il ne chante pas pour moi

Il chante pour ma mie

Qui est loin de moi

Allez Allez Allez Béarnais

Allez Allez Allez Béarnais

Héhé Hoho

Héhé Hoho

Le chant du peuple béarnais
Écoutez le chant du Peuple Béarnais

Jaune et Bleu allez

Ce soir il faut chanter

Nos cœurs sont béarnais

Nos chants vont vous porter

Jaune et bleu allez

Maintenant il faut marquer!

Hé ho ho la la la

En terre béarnaise
En terre béarnaise notre fief est ancré

Dans cette tribune jaune bleu tes couleurs sont respectées.

Allez le Pau FC, allez le Pau FC

Oh ohoh, allez le Pau FC la lala...

Rivalités et amitiés

Rivalités

Depuis la création officielle du club, le Pau FC a eu pour rivaux différents clubs. En effet, le club n'est n'est pas lié à un réel derby historique, mais plutôt à plusieurs rivalités régionales avec les clubs majeurs des Pays de l'Adour: l'Aviron Bayonnais FC, le Tarbes Pyrénées Football et le Stade Montois. Cependant, le déclin sportif de ces 3 clubs fait que ces rivalités sont moins exacerbées que par le passé.

Enfin, le Pau FC entretient des rivalités historiques avec d'autres clubs de football palois, à savoir le FA Bourbaki et les Bleuets de Notre Dame de Pau FC.

Les supporters du Pau FC entretiennent des relations amicales avec l'Avenir sportif Béziers.

Aviron Bayonnais FC

L'ABFC est le rival départemental du Pau FC, avec lequel se dispute le derby basco-béarnais, inspiré des rivalités rugbystiques entre les clubs béarnais et Basques[333],[334],[335],[336]..

Enfin, il existe une rivalité entre basques et béarnais, à la suite de l'abandon par les béarnais et les gascons du dialecte ibéro-aquitain après la conquête romaine de l'Aquitania par Jules César, et le linguiste Pierre Salles qualifiant en conséquence les béarnais de «Basques latinisés»[337].

Le premier match entre ces deux clubs a eu lieu en Coupe de France en 1960 au stade du Hameau[338].

Ces clubs se sont affrontés en championnat en National 2004-2005 et CFA 2015/2016[339].

Lors de la saison de National 2004-2005, compétition de football constituant le troisième niveau des compétitions masculines en France, le Pau FC s'incline 0 - 1 dans les arrêts de jeu sur un but de la main de Patrick Vareilles, devant plus de 5 000 personnes au stade du Hameau[340].

De nombreux anciens joueurs palois ont évolué à l'ABFC au fil des années : Alexandre Sallaberry, Laurent Cassouret, Frédéric Bernaleau, Xabi Ipharraguerre ou encore Denis Stinat[341].

Tarbes Pyrénées Football

Il s'agit du Derby des Pyrénées, disputé entre voisins béarnais et bigourdans[342],[343],[344]. Les villes de Pau et Tarbes sont distantes de 45 km, donnant lieu à un derby régional entre le Béarn et la Bigorre[345],[346].

Peu de matches en compétition nationale ont été disputés au stade du Hameau entre le Pau FC et le TPR et son prédécesseur du Stadoceste tarbais, sans que Pau ne perde aucun de ces matchs à domicile[347].

De nombreux joueurs ont évolué dans les deux équipes au fil des années: Denis Baylac, Jean-Jacques et Xavier Bécas, Nicolas Delmas ou encore William Dymant[348].

Stade Montois

Une autre rivalité historique est avec le Stade Montois pour le derby lando-béarnais[349],[350],[351],[352].

Le club de Mont-de-Marsan est celui avec lequel les Palois ont disputé le plus de matchs de leur histoire, le premier ayant eu lieu en 1961[353].

Les rencontre disputées par le passé ont souvent été enflammés entre Palois et Montois[354].

Bleuets de Notre-Dame de Pau FC

Derby palois, datant de la formation du Football-Club de Pau en 1959[355].

La relation entre le patro et le FC Pau a été essentielle dans le lancement du nouveau club, puisque les Bleuets ont souvent accepté de mettre leurs infrastructures à disposition du FC Pau dans les années 1960 et 1970.

Les matchs dans les années 1960 et jusque dans les 1970 étaient accrochés, avant que le FC Pau ne prenne définitivement le pas sur les Bleuets, en dépit de leur fusion avec le Loisir Populaire Palois[356],[357].

FA Bourbaki

Le Football-Association Bourbaki fût le premier club de la ville de Pau à adhérer à la Ligue du Sud-Ouest le 27 février 1924, et fût la puissance majeure du football béarnais jusque dans les années 1950[50]. C'est en effet à cette époque que les Bleuets prennent l'ascendant, accédant à la Division Nationale et au CFA[37]. Le FA Bourbaki a été fondé en 1888 par l'abbé Lafourcade sous le nom de Patronage Saint-Jacques[114],[37],[358]. À noter, en tant que patronage, le FA Bourbaki fût le seul et unique club de la région paloise à participer à la première édition de la Coupe du Sud-Ouest en 1931[58].

Ainsi, en tant que club issu des Bleuets, le FC Pau est le rival majeur du FAB, depuis la création du club à nos jours[359],[360]. La relation est cordiale, puisque la direction du FA Bourbaki a accepté de prêter son stade à de nombreuses reprises au FC Pau dans les années 1960 et 1970.

Les Kroumirs de Bourbaki ont affronté le Pau FC à de nombreuses reprises en Championnat & Coupe de France.

Rivalités régionales

Outre les rivalités avec le Tarbes Pyrénées Football et les sections football de l'Aviron Bayonnais et du Stade Montois, le club entretient également des rivalités locales et régionales avec les clubs suivant :

Notes et références

Notes

Références

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Voir aussi

Sources

A. Berdery Pau, ville sportive éd. Adichat (1988)

Bibliographie

Liens externes