Danemark

Royaume de Danemark

Kongeriget Danmark (da)

Drapeau
Drapeau du Danemark.
Blason
Armoiries du Danemark.
Description de l'image Kingdom of Denmark on the globe (Faroer special) (Europe centered).svg.
Devise nationale aucune
Devise de Margrethe II :
Guds hjælp, Folkets kærlighed, Danmarks styrke.[1]
(L’aide de Dieu, l’amour du peuple,
la grandeur du Danemark)
Hymne national Der er et yndigt land (Il y a un beau pays)
Administration
Forme de l'État Monarchie constitutionnelle
Reine Margrethe II
Premier ministre Lars Løkke Rasmussen
Langues officielles Danois
Capitale Copenhague

55° 43′ N, 12° 34′ E

Géographie
Plus grande ville Copenhague
Superficie totale 2 220 093 km2
(classé 12e)
Superficie en eau 1,6 %
Fuseau horaire UTC +1
Histoire
Unification de l'État vers 980
Union de Kalmar 1397–1523
Traité de Kiel
Première Constitution
Libération de l'occupation allemande
Démographie
Gentilé Danois
Population totale ([2],[3],[4]) 5 887 565 hab.
(classé 108e)
Densité 3 hab./km2
Économie
PIB nominal (2016) en augmentation 306,90 milliards de $
+1,6 %[réf. nécessaire] (39e)
PIB (PPA) 285,47 milliards de $
PIB nominal par hab. (2013) 59 129 $[5] (6e)
PIB (PPA) par hab. (2013) 43 080 $[5] (20e)
Taux de chômage (2018) Decrease Positive.svg 5,2% de la pop. active[6]
Dette publique brute (2016) Nominale
Decrease Positive.svg 104,71 milliards d'
Relative
Decrease Positive.svg 37,7 % du PIB[6][réf. insuffisante]
IDH (2014) en stagnation 0,923[7] (très élevé  ; 4e)
Monnaie couronne danoise (DKK​)
Divers
Code ISO 3166-1 DNK, DK​
Domaine Internet .dk
Indicatif téléphonique +45
Organisations internationales Drapeau des Nations unies ONU : [8]
Drapeau de l'OTAN OTAN :
Drapeau : Europe UE :
Conseil nordique :

Le Danemark, en forme longue le Royaume de Danemark ou le Royaume du Danemark (en danois respectivement Danmark et Kongeriget Danmark) est un pays souverain d’Europe du Nord et de Scandinavie[9], dont le territoire métropolitain est situé au sud de la Norvège, avec lequel il est séparé par la Mer du Nord, à l'ouest de la Suède, séparé par l'Øresund et au nord de l'Allemagne, seul pays avec lequel il partage une frontière terrestre. Sa capitale est Copenhague.

Le Royaume du Danemark est aussi composé de trois pays constitutifs : d'une part, le Danemark propre lui-même constitué de la péninsule continentale du Jutland ainsi que 443 autres îles, les plus grandes étant Seeland sur laquelle est située Copenhague, Vendsyssel-Thy et la Fionie ; et d'autre part, les îles Féroé et le Groenland, respectivement dans l'océan Atlantique nord et l'océan Arctique. Le Danemark couvre une superficie de 42 924 km2, ce qui en fait le plus petit État de Scandinavie, mais une superficie totale de 2 210 579 km2 en incluant les îles Féroé et le Groenland. II était peuplé, en 2016, de 5,75 millions d'habitants. Pays essentiellement plat, son territoire est composé de surfaces agricoles et de côtes sablonneuses.

Monarchie constitutionnelle depuis 1849, le Danemark est une démocratie parlementaire et le monarque, actuellement la reine Margrethe II, n'exerce qu'un rôle symbolique dans le fonctionnement de ses institutions.

Le Danemark existe en tant que tel depuis le Xe siècle, lorsque Harald, premier roi du Danemark, a réalisé l'unité de la région. Son Histoire est intrinsèquement liée à celle du reste du continent européen. Participant des invasions vikings jusqu'au XIe siècle, le Danemark a connu des luttes d'influence incessantes et de contrôle des territoires avoisinants avec ses voisins, en premier lieu la Suède et la Norvège, avec qui il a formé une union personnelle, le Royaume de Danemark-Norvège jusqu'en 1814. Cette même union lui a permis d'acquérir les îles Féroé, le Groenland et un temps l'Islande. Des mouvements nationalistes à partir du XIXe siècle agitent le pouvoir absolu de la monarchie, instaurant une Constitution en 1849, parallèlement à un « âge d'or » des arts, des sciences et une industrialisation poussée. Elle s'oppose durant deux guerres à la Confédération germanique et est défaite à l'issue de la seconde guerre du Schleswig de 1864, au terme duquel elle est contrainte de céder son territoire méridional, le duché du Schleswig, qu'elle ne recouvrera qu'en partie après la Première guerre mondiale bien qu'elle y soit demeurée neutre. Envahie par l'Allemagne nazie en 1940 jusqu'à l'armistice, elle a connu un développement au cours du XXe siècle de son État-providence basé sur un haut système de protection sociale, aujourd'hui l'un des plus avantageux au monde. Son économie, largement tertiarisée, est de nos jours l'une des plus développées au monde, le PIB nominal par habitant en 2013 étant le sixième plus élevé au monde. Avec son haut niveau de vie, le Danemark est régulièrement dans le peloton de tête des classements des indicateurs de performance sociale (ex : IDH)[10], et la population danoise est souvent citée comme la plus heureuse du monde[11].

Membre fondateur de l'OTAN, du Conseil nordique, et des Nations Unies, le Danemark est membre de l’Union européenne depuis 1973 et de l'Espace Schengen, mais elle n'est néanmoins pas membre de la zone euro et continue d'utiliser sa propre monnaie, la couronne danoise.

Danemark

Sommaire

Toponymie

Danmark signifierait littéralement « la marche des Danes », soit une région « en bordure » peuplée par les Danes, un peuple scandinave installé sur l'actuelle péninsule du Jutland. Cette marche correspondrait à sa position de limite entre la Germanie et les pays nordiques[12]. Cette étymologie est encore sujette à débats par les linguistes. Il a été ensuite francisé pour devenir Danemark en français.

Histoire

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Article détaillé : Histoire du Danemark.

Le Danemark a toujours tenu un rôle majeur en Europe du Nord. Son histoire est intrinsèquement liée à celle-ci, aux termes de luttes d'influence et de contrôle de territoires sur toute la région de la Scandinavie.

Préhistoire et Antiquité

Les premières traces de l'Homme sur l'actuel Danemark remontent à l'Âge de pierre. Le Jutland et les îles danoises sont peuplés depuis plusieurs milliers d’années, la Culture de Bromme, des tribus utilisant des outils en pierre, à la fin du Paléolithique supérieur (à partir de 11 300 av. J.-C.) ayant été découverte à l'ouest du Seeland. L'âge du bronze danois se situe entre - 1400 et - 450. Les spécialistes pensent que les chars solaires illustrent un important fondement mythologique de l'âge du bronze. C'est à cette période que se forment des communautés rurales notoires. Pendant l'âge du fer (500 av. J.-C. - 1 av. J.-C.), le climat du Danemark et de la Scandinavie méridionale devient plus frais et plus humide, limitant l'agriculture et forçant les groupes indigènes à émigrer vers le sud, en Germanie. La culture nordique subit fortement l'influence de la civilisation romaine, notamment apportée par les provinces romaines de Germanie, proches du Danemark avec lesquelles il entretient des relations commerciales. C'est à la même époque qu'émerge le monde germanique, caractérisé notamment des langues communes.

La région connait une grande période de migration à partir du Ve siècle à la suite de la chute de l'Empire romain et la montée en puissance des « royaumes barbares ». Une tribu, appelée Daner, vraisemblablement originaire de la Scanie, s'installe au Jutland et dans les îles alentour, ainsi que d'autres tribus germaniques. Leur instabilité chronique et leurs divisions incessantes au cours du VIe siècle et des suivants s'expliquent par les luttes d'influence entre les peuples de la Baltique.

Époque viking, christianisation, naissance du Danemark

Articles détaillés : Vikings et Chronologie des invasions vikings.
Navire viking au musée de Ribe.

La population danoise se sédentarise tôt en comparaison des autres populations d'Europe du Nord, à partir du VIIIe siècle et apparaissent les premières villes.

Plusieurs tentatives d'union du Danemark, ont été réalisées, avec plus ou moins de succès, la première en 705, avec une succession de rois danois plus ou moins légendaires, comme Harald Hildetand.

Jusqu’au XIe siècle, les Danois participèrent aux expéditions vikings, colonisant, commerçant et pillant partout en Europe : Grande-Bretagne, empire carolingien, mais aussi Espagne. Cette activité essentiellement privée, qui n'est pas uniquement destructrice, opère une colonisation et une installation au long des rivages de l'Atlantique.

La christianisation du Danemark se recoupe en partie avec l'époque Viking. En 725, l'archevêque d'Utrecht se rend au Danemark, tentant en vain de convertir le roi. Les évangélisations interrompues sous Charlemagne qui interdit que les missionnaires se rendent dans des territoires non soumis à son autorité, sous le règne de Louis le Pieux, elles reprennent. à partir de 823 notamment sous l'impulsion de l'archevêché de Hambourg. L'archevêque Anschaire de Brême reçoit en 847 l'autorisation d'ériger une église au Schleswig. Le roi Harald Ier fonde, dès son entrée au pouvoir avec son père Gorm l'Ancien aux environs de 940, trois évêchés au Danemark : Schleswig, Ribe et Aarhus.

L’unité du Danemark fut réalisée par Harald « à la dent bleue » (Harald Blåtand) vers 980 qui règne sur un territoire s'étendant du Jutland à la Scanie. Il se fait baptiser en 962 ; cette nouvelle religion, qui permet au pouvoir royal de recevoir un certain soutien de la part du Saint-Empire, lui permet aussi d'asseoir son pouvoir en organisant la purge d'opposants adorant les divinités païennes. Peu à peu, la religion chrétienne, d'abord le fait de missionnaires venus du reste de l'Europe, s'implante localement et l'Église danoise commence elle-même à se livrer à l'action missionnaire.

Moyen Âge, luttes d'influences en Scandinavie

Article détaillé : Union de Kalmar.
La mort de Saint-Knut par Christian Albrecht von Benzon (XIXe siècle).

L'Église ne cesse d'étendre son influence séculaire. La société agricole de 700 000 personnes est à la fin du XIe siècle une société aux normes apparemment féodales : un clergé puissant, une noblesse séculière de grands propriétaires terriens qui constitue le noyau de la défense du royaume, une bourgeoisie qui grandit en même temps que les villes et une paysannerie très nombreuse. Sous le règne de Knut IV le Saint (1080-1086), la monarchie s'enrichit considérablement et contribue au rayonnement du Royaume, mais son pouvoir est contesté par son frère, Oluf Ier de Danemark, qui appuie des révoltes paysannes voyant d'un mauvais œil cet essor. Knut IV est assassiné en 1086.

Un moment fief du Saint-Empire entre 1153 et 1162, le royaume du Danemark redevient indépendant sous Valdemar le Grand, qui déplace la capitale de Roskilde à Copenhague, ville portuaire et marchande et impose une monarchie héréditaire. Sous son égide, le royaume entreprend au début du XIIIe siècle des conquêtes militaires vers la Baltique, comme l'Estonie, et l'Allemagne du Nord, devenant une puissance incontournable. À un moment ou à un autre, le royaume contrôla l’Angleterre, la Suède, la Norvège, la mer Baltique et des territoires en Allemagne.

La peste noire décime une grande partie de la population danoise à partir de 1350, entraînant par là-même une crise économique et des bouleversements sociaux : la dynastie régnante, les Esthrithides, éteinte, entame une lutte de succession résolue sous l'impulsion de Marguerite Ire de Danemark, qui, à partir de 1387, devient reine à la fois du Danemark, de la Norvège, et de Suède avant de céder sa place à son petit-neveu, Éric de Poméranie, couronné le . Naît alors une union personnelle, l'Union de Kalmar, où les trois royaumes qui conservent leur autonomie juridique et leur administration, s'accordent pour avoir le même roi et posséder des organes administratifs communs. Cette union, interrompue plusieurs fois, marquera un rapprochement culturel indéniable entre les trois pays de la Scandinavie. Le Danemark prend la tête économique et politique de cet ensemble, qui profite pour asseoir sa domination économique, malgré la prépondérance économique de la Hanse.

La Suède cherche à recouvrer son indépendance grâce à Gustave Vasa en 1523, notamment en mettant à profit le conflit entre la noblesse danoise et le roi Christian II et force les Danois à quitter le territoire suédois, mettant définitivement fin à l'Union. La couronne de Norvège, en revanche, demeure réunie à celle danoise pour former le Royaume de Danemark-Norvège.

Période moderne, une puissance européenne majeure

Articles détaillés : Guerre de Kalmar et Empire colonial danois.
Portrait de Frédéric III (1648-1670).

La Réforme luthérienne est imposée aux Danois en 1530, culbutant que sur des résistances débouchant sur une guerre civile terminée en 1536 : un conseil de régence composé d'évêques catholiques prend le contrôle du pays et refuse de réconnaître l'élection de Christian III, converti au luthérianisme.

Le Danemark s'enrichit durant le XVIe siècle, en grande partie grâce à l'accroissement du trafic maritime dans l'Øresund. Le pays contrôlant les deux côtes du détroit du Sund, il profite de cette manne d'imposition pour les commerçants passant par ce détroit. Sous les règnes de Frédéric II et de Christian IV, le pouvoir royal s'attèle à la modernisation du système économique du pays, notamment dans l'agriculture, la flotte marchande et militaire, et naît une noblesse aisée et réduisant les paysans au servage. Mais ce développement, encore accéléré avec l'immigration massive de réfugiés hollandais après la guerre de Quatre-Vingts Ans aux Pays-Bas, entretient parallèlement une rivalité persistante avec la Suède rivale, avec laquelle elle entre en guerre six fois entre 1563 et 1720 : la partie sud de la Suède moderne, appelée Scanie (Skåne) sera cédée à la suite du traité de Roskilde en 1658.

Mais ces guerres incessantes causent des dommages et des destructions critiquées par une contestation de la part de la bourgeoisie et de la noblesse danoises à partir de 1660, provoquant une insurrection populaire contre les nobles lors de la révolution de 1665 permettant à Frédéric III d'instaurer une monarchie absolue, inspirée du modèle français par les dirigeants francophiles.

Les possessions danoises en 1780 incluaient le Schleswig du Sud aujourd'hui allemand, la Norvège, l'Islande, les Îles Féroé ainsi le Groenland.

Le Danemark entame un nouveau mouvement d'expansion à partir du XVIIe siècle : il commerce avec le reste de l'Europe grâce à sa flotte commerciale et de guerre qui échange toutes sortes de produits avec des contrées de plus en plus lointaines : Chine, comptoirs de l'Inde, Antilles. Il conserve le Groenland et l'Islande dans l'Atlantique nord, colonies dont la couronne avaient héritées de la couronne norvégienne, mais s'engage aussi dans la course aux colonisations dans le reste du monde : il s'établit notamment à Tranquebar, sur la côte sud de l'Inde, en 1620, ou à Saint-Thomas dans les actuelles Îles Vierges américaines en 1671. Les compagnies coloniales danoises prospèrent particulièrement en Inde et dans l'Afrique de l'Ouest dans le commerce d'esclaves.

XIXe siècle à 1945, déclin relatif, nationalisme et démocratie

Le XIXe siècle voit un déclin relatif de la puissance danoise. Allié forcé de Napoléon Ier pendant les guerres napoléoniennes, le Danemark est bombardé par l'Angleterre en 1807 et encerclé par un blocus portuaire par la flotte britannique ; l'économie danoise en souffre énormément, jusqu'à ce que l'État danois entre en faillite en 1814. La Suède de Charles-Jean en profite pour attaquer le Danemark, forçant Frédéric VI à signer le traité de Kiel le transférant le royaume de Norvège à la Suède, à l'exception du Groenland, de l'Islande et des îles Féroé, qui sont laissées au Danemark.

L'Assemblée nationale constituante, rassemblée le , par Constantin Hansen.

Exsangue de ces revers militaires et économiques, le royauté est contrainte de délivrer des concessions au peuple : en 1831, Frédéric VI instaure des assemblées d'État provinciaux. Mais le mouvement nationaliste du Danemark devient de plus en plus puissant tout au long du XIXe siècle. Dans le sillage des révolutions européennes de 1848, le Danemark devient une monarchie constitutionnelle par la signature d'une première Constitution parlementaire le  : la diète se compose de deux assemblées, le Folketing (Chambre du peuple) et le Landsting (Chambre des grands propriétaires).

Le règlement de la future succession au trône donne lieu en 1848 à des troubles entre nationalistes danois et activistes allemands, le Sleswig, le Holstein et le Lauenbourg ayant tenté à cette occasion de se séparer du Danemark, avec l'appui de la Prusse. Toutefois, à la mort de Frédéric VII de Danemark (1863), l'Allemagne réunie à Francfort réclame l'indépendance du Holstein et du Sleswig, ce qui donne lieu à deux guerres des Duchés dont la seconde en 1864 est désastreuse pour le Danemark : il est contraint de céder ces trois duchés.

De 1815 à 1914, plus de trois cent mille danois émigrent définitivement, la plupart vers les États-Unis. En 1901, le régime parlementaire est instauré de facto. Durant les premières décennies du XXe siècle, le nouveau Parti radical et le plus ancien Parti libéral se partagent le pouvoir. Les femmes obtiennent le droit de vote en 1915 et quelques-unes des colonies danoises sont vendues aux États-Unis. Durant cette période, le Danemark inaugure d'importantes réformes sociales et du marché du travail, jetant les bases de l'état-providence actuel.

Scène de liesse populaire après la libération du pays le 5 mai 1945 à Strøget, Copenhague.

Resté neutre pendant la Première Guerre mondiale, le conflit global affecte néanmoins considérablement le pays : le commerce a été largement interrompu, suivi par l'instabilité financière en Europe. Néanmoins, le Danemark a repris en 1920 une partie du Schleswig-Holstein, le Nord-Schleswig à l'issue de deux plébiscites organisés par le Traité de Versailles.

Malgré une déclaration de neutralité au début de la Seconde guerre mondiale, le , la Wehrmacht envahit le Danemark, sans rencontrer de résistance, le roi Christian X étant conscient de la supériorité militaire du Troisième Reich. Le roi proposa en vain à Adolf Hitler le régime du protectorat. Le pays fut occupé pendant toute la Seconde Guerre mondiale. Pendant cette occupation, une résistance danoise se développa. Néanmoins, l'occupation du Danemark s'opéra dans des conditions très douces comparées à celles du reste de l'Europe ; le Parlement put maintenir ses sessions et la police resta sous contrôle danois. Cette occupation n'a pas empêché que la population devienne de plus en plus hostile aux Allemands, les actes violents de résistance, et l'organisation du sauvetage des Juifs ayant permis de protéger quelque 93 % de la population juive, ayant conduit l'Allemagne nazie à considérer le Danemark comme territoire ennemi dès 1942 et à dissoudre le gouvernement danois en 1943. Le pays fut libéré en mai 1945.

En 1944, l'Islande rompt l'union personnelle avec le Danemark, qui reconnait la séparation au terme immédiat de la Seconde guerre mondiale.

Depuis 1945, le Danemark contemporain

En 1948, les Îles Féroé obtiennent un statut d'autonomie. En 1953, d'autres réformes politiques sont effectuées avec l'adoption d'une nouvelle constitution : le Landsting, la chambre haute du parlement, est supprimé, le statut de colonie du Groenland est aboli et les femmes obtiennent le droit de monter sur le trône.

Helle Thorning-Schmidt, première femme Premier ministre du Danemark entre 2011 et 2015.

Après la guerre, le Danemark renonce à sa neutralité sous la menace grandissante de l'URSS. Elle s'installe résolument dans le bloc de l'ouest : il devient membre fondateur de l'Organisation des Nations unies et de l'OTAN, même s'il a tout d'abord essayé de former une union de défense scandinave avec la Norvège et la Suède.

Le 5 juin 1953, une nouvelle constitution, à régime unicaméral, à possibilité de succession féminine au trône, à régime parlementaire de jure, est signée par le roi Frédéric IX.

Le pays participe activement à la construction de l'Europe politique et économique. En 1960, le Danemark devient membre de l'Association européenne de libre-échange (AELE). En 1972, les Danois acceptent par référendum de rejoindre la Communauté européenne et le Danemark en devient membre le . Depuis lors, le Danemark est un membre hésitant de l'Europe, rejetant de nombreuses propositions et refusant notamment par référendum le traité de Maastricht le  (50,7 % de votes négatifs) et l'euro le  (53,2 % de votes négatifs). Le Danemark refuse aussi de participer à la Politique de sécurité et de défense commune mais demeure membre de l'espace Schengen. Le pont de l'Øresund, pont ferroviaire et routier à la fois, relie depuis 2000, Copenhague à la ville de Malmö en Suède, symbole de cet ancrage du pays au sein de l'Europe.

En 2011, le Danemark élit sa première femme Premier ministre, Helle-Thorning Schmidt. Le pays n'est pas épargné par la menace terroriste présente en Europe occidentale depuis la décennie 2010 : les et , deux fusillades éclatent, la première lors d'une conférence nommée « Art, blasphème et liberté d'expression » (danois : Kunst, blasfemi og ytringsfrihed), la seconde le lendemain devant la Grande Synagogue de Copenhague, faisant au total 2 morts plus l'assaillant et 5 blessés.

Géographie

L'ensemble des territoires du Danemark : le Groenland, les îles Féroé et le Danemark propre.

Bordé par la mer Baltique et la mer du Nord, le Danemark est situé au nord de l’Allemagne, au sud de la Norvège et au sud-ouest de la Suède. Le Danemark est constitué d’une péninsule, le Jutland (Jylland) et de 443 îles, dont 72 sont habitées, formant un ensemble parfois appelé l'Archipel danois. Les plus importantes sont l’île de Fionie (Fyn) et le Seeland (Sjælland). L’île de Bornholm est située à l’est du reste du pays dans la mer Baltique. L'ensemble des côtes danoises représentent un ensemble de 8 750 km de littoral. Le point le plus éloigné du littoral dans le pays est situé à 52 km de la côte. Beaucoup d’îles sont reliées par des ponts ; le pont de l'Øresund relie le Seeland avec la région de Scanie en Suède.

Si le Danemark est peu doté en ressources naturelles, il dispose néanmoins, en plus de sa position stratégique de carrefour maritime, de pétrole, de gaz naturel et de ressources halieutiques.

Hydrographie et reliefs

Climat

Découpage du territoire selon la classification de Köppen.

Le Danemark dispose d'un climat tempéré généreux compte tenu de sa situation méridionale comparé au reste de la Scandinavie. Les hivers sont généralement doux, humides et venteux et les étés assez frais[13] qui peuvent être assez pluvieux. Selon la classification de Köppen, son territoire est partagé entre :

Il tombe environ 1 340 mm de précipitations sur toute l'année de manière assez stable sur l'année. Les mois les plus pluvieux sont entre les mois de novembre (121 mm) et de mai (134 mm)[14].

La variation moyenne de température sur l'année enregistrée est de 15,9 °C. Le mois de juillet est le plus chaud de l'année avec une température moyenne de 17,4 °C et janvier le plus froid avec 1,5 °C[14]. La température moyenne annuelle, elle, est fixée à 8,8 °C.

Données climatiques pour le Danemark 2001-2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,8 −1,3 −0,2 3,6 7,4 10,6 13,4 13,5 10,2 6,2 3,2 −0,3 5,5
Température moyenne (°C) 1,5 1,2 3 7,5 11,4 14,6 17,4 17,2 13,8 9,4 5,7 2,2 8,8
Température maximale moyenne (°C) 3,3 3,3 6,1 11,5 15,5 18,5 21,6 21,2 17,5 12,3 7,9 4,2 11,9
Ensoleillement (h) 47 71 146 198 235 239 232 196 162 111 58 45 1 739
Précipitations (mm) 66 50 43 37 53 68 77 91 62 83 75 61 765
Nombre de jours avec précipitations 18 15 13 11 13 13 14 16 14 17 20 17 181
Source : Vejrnormaler, Danmarks Meteorologiske Institut [1]


Subdivisions

Le Danemark métropolitain est divisé en 5 régions ayant remplacé les anciens amter depuis 2007.

Le Danemark étant un État unitaire, les collectivités territoriales ne sont pas souveraines et ne disposent pas d'autonomie législative. Elles disposent en revanche d'un principe de libre administration garanti par l'article 82 de la Constitution dans sa version de 1953. Depuis le , et à la suite d'une décision gouvernementale de , les 13 amter ont été remplacés par 5 régions, principalement compétente en matière de sécurité sociale, de culture et d'éducation :

Le territoire est ensuite subdivisé entre 270 communes regroupées en 98 structures de 20 000 habitants avec des responsabilités proches de celles des anciens amter.

L'archipel Ertholmene, 39 hectares (0,39 km2), et peuplé de 90 habitants (2014), situé au nord-est de l'île de Bornholm, ne fait partie d'aucune région. Le Groenland et les îles Féroé sont deux régions autonomes rattachées au Danemark. Le Royaume de Danemark, qui inclut ces deux territoires insulaires, couvre 2 220 093 km2[15] .

Le Groenland, Grønland en danois (« terre verte »), Kalaallit Nunaat en groenlandais est une île située dans l’océan Atlantique. Bien que faisant géographiquement partie de l’Amérique du Nord, le territoire est juridiquement rattaché à l’Europe en tant que territoire autonome du Danemark. Le Groenland bénéficie d’une autonomie politique depuis 1994, fortement étendue à la suite du vote du . Ses 56 500 habitants ont choisi, au cours d’un référendum en 1982 (entré en vigueur le ), de ne plus faire partie de la Communauté européenne et de la CECA auxquelles leur territoire appartenait depuis le . À la suite du référendum du , le Groenland a accédé le à une autonomie renforcée. Le Danemark lui cède 32 domaines de compétences, dont ceux de la police et de la justice. Le groenlandais en est la langue officielle. La capitale du Groenland est Nuuk (ou Godthåb en danois). La ville compte 17 000 habitants et sa population est essentiellement composée de Groenlandais (80 %) et de Danois (14,5 %).

Villes

Article détaillé : Villes du Danemark.

Les plus grandes villes sont Copenhague (sur l’île de Seeland), Aarhus (dans le Jutland), et Odense sur l’île de Fionie.

Paysages et environnement

Le pays est relativement plat. Il est surtout composé de côtes sablonneuses et de terres agricoles. Il ne comporte que très peu de reliefs, les points les plus élevés sont Møllehøj, Yding Skovhøj et Ejer Bavnehøj, qui sont à 170,86 ; 170,77 ; et 170,35 mètres d’altitude. Le territoire est composé à 55,99 % de terres arables, pourcentage le plus élevé du monde. Les terres irriguées représentent au total 4 354 km2.

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Environnement

Article détaillé : Environnement au Danemark.
Ferme d'éoliennes de Middelgrunden, offshore près de Copenhague.

Le pays est devenu l’un des leaders mondiaux en matière d’éolien et a développé de nombreuses expériences d’écologie urbaine (écoquartiers, architecture de haute qualité environnementale) dans le domaine du développement durable. Malgré ces efforts, les émissions de CO2 par habitant au Danemark restent élevées (plus de 7,2 tonnes de CO2 par habitant en 2010[17]). Ce mauvais résultat s'explique par un usage massif des énergies fossiles (70 % du mix énergétique total[18]). L’agriculture biologique s’est fortement développée, et une taxe significative sur les pesticides a considérablement fait diminuer l’usage de ces produits par l’agriculture dite « conventionnelle ».

Le pays est cependant encore grevé par une relative artificialisation du territoire et par la forte dégradation écologique de la mer Baltique (métaux lourds, radioactivité, surpêche, eutrophisation et « zones mortes » dans le Skagerrak). Cette mer abrite aussi plusieurs décharges de dizaines de milliers de tonnes de munitions immergées (séquelles de guerre) dont un grand nombre de munitions chimiques qui ont récemment commencé à se corroder et à libérer leur contenu toxique dans l’environnement. Le Danemark est membre de la commission Helcom qui se penche au chevet de la Baltique avec les autres pays Baltes et le soutien de l’Union européenne.

Politique

Article détaillé : Politique au Danemark.

Gouvernance

Le Palais d'Amalienborg à Copenhague, est la résidence d'hiver et principale de la famille royale danoise.

Depuis la ratification d'une première Constitution du 5 juin 1849, le Danemark est une monarchie constitutionnelle doté d'une système parlementaire de gouvernance de type monocaméral. C'est une démocratie parlementaire stable.

Le monarque est formellement le chef d’État et le détenteur de jure du pouvoir exécutif[19]. Dans les faits, il ne s'abstient qu'à une position essentiellement symbolique limité à la représentation officielle, notamment à l'étranger et au pouvoir de nomination, en premier lieu celui du Premier ministre et des ministres du cabinet gouvernemental. Le monarque n'est pas politiquement responsable de ses actes. Depuis le , la reine de Danemark est Margrethe II de Danemark.

Le pouvoir exécutif est dévolu par le monarque au Cabinet, qui exerce le réel pouvoir exécutif, composé de ministres. Il est dirigé par un Premier ministre, nommé par le souverain, qui doit avoir le soutien d'une majorité au Folketing, et qui est le « premier d’entre ses pairs » (primus inter pares).

Le pouvoir législatif est exercé par le parlement, le Folketing, qui comprend 179 dont 175 représentent le Danemark métropolitain, deux le Groenland et deux les îles Féroé. Les parlementaires élus au suffrage universel direct par scrutin majoritaire avec une importance dose de proportionnelle[20]. Il est renouvelé intégralement tous les quatre ans. La majorité électorale est fixée à 18 ans et les Danoises disposent du droit de vote depuis 1915[21]. Le Premier ministre est habilité par la Constitution à convoquer des élections parlementaires anticipés lorsqu'il le juge politiquement profitable. Il a l'obligation de l'organiser si le Folketing a voté une motion de censure. Dans les faits, aucun parti n'a jamais eu la majorité des voix depuis 1909, les gouvernements successifs depuis ayant toujours été minoritaires[21]. De fait, à chaque élection, des négociations et des alliances se font et défont entre les différents partis politiques se présentant aux élections selon un système pluripartite.

La reine Margrethe II de Danemark.
Lars Løkke Rasmussen, Premier ministre depuis 2015.

Un parti politique est représenté au Folketing dès lors qu'il a obtenu 2 % des suffrages exprimés du scrutin. Il existe une multitude de partis minoritaires non représentés au Folketing (dont Démocrates du centre, Minoritetspartiet). Le mouvement populaire contre l'Union européenne et le Mouvement de juin (une scission du précédent) sont représentés au Parlement européen et ne se présentent que lors des élections européennes. Au Groenland et aux îles Féroé, des partis locaux sont représentés au Folketing.

Un tiers des membres du Folketing peut demander la soumission à un référendum populaire d'une loi ordinaire qu'il a adoptée. Un seul référendum s'est organisé pour ceci depuis l'organisation d'une Constitution, en 1963, pour une réforme des lois agraires[21]. Les révisions constitutionnelles ainsi que les modifications de la majorité électorales font obligatoirement l'objet d'un référendum, de même que les transferts de souveraineté nationale.

Entre 2001 et 2009, le pays a été gouverné par Anders Fogh Rasmussen du parti Venstre (libéral) en coalition avec le parti conservateur et avec l’appui du parti populaire danois. Sa politique étrangère repose sur une position atlantiste, l’arrêt de la hausse des impôts, une réduction de l’immigration et le maintien des acquis sociaux de l’État-providence. Il a été reconduit en 2005 malgré une légère diminution en voix.

Gouvernement actuel

Le gouvernement actuel, dirigé par Lars Løkke Rasmussen, est composé uniquement de membres du parti libéral Venstre. Formé à la suite des élections de 2015, c'est un gouvernement minoritaire qui dépend du soutien du Parti populaire danois (premier parti au parlement, d'orientation anti-immigration et eurosceptique), du Parti populaire conservateur et de l'Alliance libérale. Il a succédé à un autre gouvernement minoritaire, celui d'Helle Thorning-Schmidt, composé de 2011 à 2015 des sociaux-démocrates et du Parti social-libéral danois, avec le soutien d'autres partis de gauche. Le taux de participation aux élections législatives du était de 85,6 % (contre 87,7 % en 2011).

Politique extérieure

Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l'OTAN entre 2009 et 2014, était Premier ministre du Danemark entre 2001 jusqu'à sa nomination.

Autrefois puissance majeure en Europe du Nord, la politique extérieure du Danemark a, depuis la fin du XIXe siècle, consisté essentiellement en l’affirmation de sa neutralité politique qui a permis aux Danois d’échapper à la Première Guerre mondiale. Mais l’invasion du pays par l’Allemagne nazie en 1940 a montré les limites de la neutralité et le pays a, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, adopté pour sa politique extérieure une orientation très atlantiste. Le Danemark a notamment soutenu l'intervention américaine en Irak, en ayant déployé 530 soldats danois sur le sol irakien. Il est membre de l'OTAN depuis 1949 qu'il n'a jamais quitté depuis, et l'appartenance à l'alliance atlantique continue de jouir d'un fort soutien populaire[22]. Le gouvernement et le Parlement sont par ailleurs en dialogue permanent avec les autres pays scandinaves dans le cadre du Conseil nordique, forum de coopération économique et politique. Il participe également au Conseil de l'arctique en tant que pays riverain du cercle polaire avec le Groenland.

Le Danemark demeure reconnu comme un acteur diplomatique majeur sur la scène européenne et internationale comme une moyenne puissance[23]. Il participe régulièrement aux tentatives de dialogues et de consensus diplomatiques, notamment avec l'organisation de la Conférence de Copenhague de 2009 pour une action mondiale sur le climat, même s'il fut considéré comme un échec[24].

Union Européenne

Panneau indiquant l'entrée sur le territoire danois, à la frontière avec l'Allemagne, à Kruså (Jutland du Sud).

Le Danemark est membre de l'Union européenne depuis le , date à laquelle il avait adhéré à l'ex-Communauté économique européenne à la faveur de son premier élargissement en même temps que l'Irlande et le Royaume-Uni. Il avait demandé très tôt son adhésion, dès le , mais le processus d'adhésion avait été bloqué par la France eurosceptique de Charles de Gaulle qui refusait dans le même temps l'adhésion britannique, le Danemark ayant décidé d'y joindre la sienne[25]. Fondamentalement ancré dans les échanges commerciaux au sein de l'Europe, les Danois se sont progressivement ralliés aux approfondissements successifs de l'Union, ayant notamment largement soutenu l'Acte unique européen de 1986 qui a approfondi les libertés de circulation économique au sein du marché commun[26]. Les échanges sein de l'Union représentent 62 % du commerce extérieur du Danemark et comptent pour 71 % de ses importations[27].

Le pays est membre de l'Espace Schengen depuis 2001, puis qu'il n'a signé ses accords qu'en 1996, soit onze ans après la création de l'espace de libre circulation des personnes. Membre depuis l'origine du système monétaire européen, il n'est cependant pas membre de la zone euro et continue d'utiliser sa propre monnaie, la couronne danoise, grâce à une option de retrait avec les accords d’Édimbourg de 1992 lui permettant d'être exempt de l'obligation d'adopter dans le futur la monnaie unique. Il est cependant membre du MCE II qui arrime la monnaie nationale à l'euro. Il bénéficie par ailleurs d'autres options de retrait lui exemptant notamment de la participation à la PESC, en matière de justice et affaires intérieures, y compris Europol, et jusqu'au Traité d'Amsterdam à la citoyenneté européenne, bien que ces options de retrait fassent l'objet de débats politiques en faveur de leur abandon[28],[29], un référendum pour plus d'intégration judiciaire et politique ayant été rejeté en 2015[30]. Tout ceci n'a cependant pas empêché que le pays soit vu comme un pays traditionnellement eurosceptique[31].

Le Danemark a présidé sept fois l'Union, la dernière fois entre et . Il est représenté par 13 députés au Parlement européen.

Défense

Le Danemark hérite d'une longue histoire militaire. Ici, une comparaison entre l'uniforme vers 1700 et la combinaison contemporaine.

Membre actif de l'OTAN depuis sa création en 1945, la politique de défense danoise depuis la fin de la Seconde guerre mondiale a quitté sa politique de neutralité et d'isolationnisme qui ne lui a pas évité l'invasion allemande le . Prenant conscience de sa place de petit État au sein du continent européen, le Danemark a donc quitté une politique privilégiant l'autonomie à celle de l'influence[32], au nom de la sécurité et le bien-être sur le plan international, basés sur les règles et les actions des organisations universelles, rejetant l'unilatéralisme autoritaire[33]. Par exemple, le pays fut le deuxième pays à reconnaître l'indépendance des pays baltes après l'Islande et joua un rôle important dans l'édification de leur défense. L'ouverture et la coopération militaire avec les pays riverains de la Mer Baltique anciennement membres du bloc soviétique constitue pour le pays une sphère d'influence nécessaire ainsi qu'un moyen de légitimation de la présence de l'OTAN dans la région ainsi de maintenir les intérêts américains dans la région[34], ce qu'elle a réitéré également en resserrant les liens avec la Pologne dès 1993 aux côtés de l'Allemagne, créant notamment une coopération militaire trilatérale appelé Corps multinational du Nord-Est.

L'armée danoise participe à la coalition arabo-occidentale en Irak et en Syrie depuis 2014. Ici, des soldats danois entraînent des membres des forces de police irakiennes en 2016.

Le Danemark privilégiant une politique étrangère atlantiste, il est néanmoins volontairement resté à la marge de la construction européenne d'une politique commune de sécurité et de défense sous l'égide de l'Union européenne[33], dont elle dispose d'une exclusion dérogatoire, choix eurosceptique néanmoins régulièrement critiqué compte tenu de son analogie en termes d'orientation de défense commune et d'activisme international[33],[34]. Elle suit néanmoins la doctrine de la défense totale, c'est-à-dire en assurant le maximum d'autonomie en termes de mobilisation de moyens humains et matériels nécessaires à sa propre sécurité.

Trouvant son fondement dans la politique de l'État-providence à la scandinave, elle participe par ailleurs activement à la politique de défense et de sécurité en jouant notamment un rôle actif dans la diplomatie ainsi que les opérations de maintien de la paix dirigées par l'ONU, l'OTAN ou la Coalition militaire en Irak, moyen pour elle de promouvoir ses valeurs libérales démocratiques[33]. Au , l'armée danoise déploie au total 473 personnels militaires dans les pays suivants, notamment :

En 2017, le Danemark consacrait 25,165 milliards de couronnes danoises (DKK), c'est-à-dire environ 3 milliards de dollars américains (USD) à son budget militaire, soit environ 1,17 % de son PNB[36]. La défense est assurée par les Forces armées danoises (Forsvaret) composée de 15 034 personnes militaires professionnels ainsi que 4 877 civils professionnels, 12 000 réservistes ainsi que 51 000 volontaires au sein de la Garde nationale[37]. Elle dispose à ce jour d'un équipement et de matériel militaire contemporain de pointe, des chars de combat aux aéronefs avec notamment 30 Lockheed F-16 Fighting Falcon, huit Eurocopter AS550 Fennec ou encore que quatre frégates et trois corvettes au sein de sa Marine royale.

Système juridique

Articles détaillés : Droit danois et Constitution du Danemark.
Entrée principale de la Cour suprême du Danemark.

Le système juridique danois est de tradition civiliste de type scandinave. Historiquement d'abord développé au Moyen Âge à partir de coutumes régionales, il a pour source principale la jurisprudence et les édits royaux, c'est-à-dire les lois votées par le Parlement et contresignés par le monarque, en particulier le Code danois (Danske Lov) de 1683 qui a compilé le droit positif applicable

Le système juridictionnel est organisé en deux niveaux d'instance à l'instar du reste de l'Europe, par une voie de premier ressort dont les Tribunaux de district (fogedret) ainsi que des cours spécialisées sont compétentes, une voie d'appel entendue par trois hautes-cours (Landsret), ainsi qu'un niveau de juridiction suprême représenté par la Cour suprême (Højesteret). Les tribunaux du Danemark sont indépendants des pouvoirs législatif et exécutif (séparation des pouvoirs du type de Montesquieu). Ils sont compétents pour connaître des litiges selon leur nature pénale ou civile[38]. Le système juridictionnel actuel est issu d'une dernière réforme importante du qui a considérablement réorganisé l'organisation des tribunaux ainsi que les recours aux jurys.

Économie

Structure de l'économie

Le quartier de Christianshavn, à Copenhague.

Le Danemark est une économie mixte classée comme un pays développé à hauts revenus participant activement dans la mondialisation. Il était classé au 18e rang mondial en termes de PIB par habitant en parité de pouvoir d'achat et au 6e rang mondial en termes de PIB nominal par habitant en 2015[39]. Elle est classée comme la huitième économie européenne la plus compétitive selon le Forum économique mondial dans son Rapport sur la compétitivité globale de 2014-2015[40]. Plusieurs entreprises danoises sont connues mondialement, tel que The Lego Group, Velux ou Stimorol, Bang & Olufsen. Malgré son faible poids démographique, son économie est pourtant souvent présentée comme étant solide[41], jouissant de faibles taux d'intérêts et d'un faible taux d'inflation, tout comme le reste de la zone euro, celle-ci s'élevant à 1,4 % en 2017 après être restée sous la barre des 1 % d'augmentation annuelle des prix entre 2013 et 2016[42].

Elle a comme pour reste de l'Union européenne largement souffert de la crise économico-financière de 2008, connaissant une longue période de récession et de repli de la consommation intérieure considéré comme le pire ralentissement depuis quarante ans du pays[43], bien qu'à des proportions légèrement moindres. Une situation financière saine a permis aux pouvoirs publics de prendre des mesures de stimulation budgétaire vigoureuse pour pallier les difficultés qu'a connues le pays comme la hausse du chômage et la flambée des prix du logements entamée au début de la décennie 2010. Les mesures furent entre autres la flexibilisation du marché du travail ainsi que la hausse des investissements publics[43]. Les prévisions de croissance de son produit intérieur brut (PIB) pour 2016 sont de 1,7 % pour l'année 2018 et de 1,9 % pour l'année 2019, plus faible que pour l'ensemble de la zone euro à laquelle elle n'appartient pas, évaluée à 2,2 % en 2018 par la Commission européenne. Croissance timide mais consolidée[44], par la bonne forme du marché du travail, elle est poussée surtout par la consommation intérieure, l'investissement des entreprises et les exportations demeurant à la traîne. En 2018, le PIB par habitant n'a toujours pas retrouvé son niveau d'avant-crise.

Agriculture et industrie agroalimentaire

L'agriculture danoise est moderne et équipée des meilleures technologies agricoles les plus innovantes. Ici, une moissonneuse-batteuse près de Branderslev, Lolland.

Si les secteurs d'activités sont des plus diversifiées, le Danemark est l'une des économies les plus tertiarisées du monde. L'agriculture ne compte que pour 2 % du PIB en 2006[45], bien que plus de 60 % de sa surface au sol soit arable et utilisée pour l'agriculture, faisant du pays l'un des plus agricoles au monde[46]. Elle participe néanmoins indirectement à 10 % des emplois. Elle est basée principalement sur un modèle de hauts-rendements, fortement spécialisé et industrialisé, avec par exemple un rendement de 6 222 kg de céréales par hectare en 2016, la moyenne mondiale étant de 3 966 kg par hectare[47]. Fortement équipée en hautes technologies, les pouvoirs publics ont d'ailleurs créé un pôle d'innovation agricole en 2014 pour regroupe les PME de recherche et développement de solutions informatiques spécialisées pour le agricoles[48], de sorte qu'elle soit capable de nourrir 17 millions de personnes chaque année soit presque trois fois sa population nationale. Elle perd sa tradition d'agriculture familiale, la tendance actuelle étant une réduction du nombre de producteurs et de fermes et à l'augmentation de la taille des exploitations, à la suite d'un taux d'endettement élevé depuis la crise parmi le secteur agricole[49].

L'agriculture est soutenue par un secteur agroalimentaire puissant. Ici, une usine de la multinationale nationale Arla Foods, spécialisée en produits laitiers, à Videbæk.

Le Danemark produit énormément de produits agricoles différents : à la fois des volailles, de la viande bovine et porcine, du poisson, tout comme des céréales comme le blé, de l'herbe ou encore des graines horticoles pour l'alimentation des animaux. En revanche, la forêt ne représentant que 4 % de la surface du pays, dont 70 % composée de surfaces forestières privées, la production de bois danoise ne couvre que 25 % des besoins nationaux, le reste étant couvert par l'importation depuis les pays voisins[46]. Ses principales exportations sont les produits agroalimentaires, exportant 16,1 milliards d'euros de ces produits en 2011[50], la pêche et la viande porcine[46], le Danemark étant d'ailleurs le quatrième producteur européen de porc, derrière la France, pour 1,9 millions de tec par an. Les exportations comptaient en 2011 pour 20 % du total des exportations[50], le gouvernement cherchant à développer encore le secteur au profit d'une explosion de la demande mondiale. Ses principaux clients sont le reste de l'Union européenne, en premier lieu l'Allemagne[46].

Le Danemark fait partie des pionniers en matière d'agriculture biologique comptant pour 6 à 7 % du nombre total d'exploitations agricoles certifiées[46]. Son agriculture a d'ailleurs largement baissé sa consommation traditionnellement forte en insecticides et en pesticides, leur taxation étant bien plus élevée que dans le reste de l'Union[51].

L'agriculture peut compter en outre sur un secteur agroalimentaire solide et puissant avec plusieurs entreprises multinationales comme Danish Crown, spécialisé dans la production et la transformation de viandes ou Arla Foods, spécialisé dans les produits laitiers, faisant partie des plus grandes sociétés alimentaires d'Europe. Le secteur est structuré principalement en coopératives où sont intégrées à la fois la production primaire et l'industrie agroalimentaire propre.

Industries et services

Comme le reste de l'Europe, le Danemark est une économie post-industrielle, le secteur industriel ne participe directement plus qu'à 19,43 % du total des emplois en 2016 contre 34,24 % en 1972[52].

Du fait de la taille réduite de son marché intérieur, l’économie danoise dépend fortement du commerce extérieur. Sa production est axée sur l'écotechnologie (éolienne, panneaux photovoltaïques), le design (architecture, mobilier, matériaux), l'industrie électronique (son, image, matériel médical), l'exploitation des ressources naturelles (pétrole et gaz), la production de nourriture et de boissons (poissons, porcs, bière), la production de machineries industrielles, les équipements militaires, ainsi que les soins de santé et la production pharmaceutique[53]. Les médicaments sont ainsi le premier poste des exportations totales du pays pour 12 %, soit 12 milliards d'euros en 2015[54].

Le Danemark exporte abondamment ses produits grâce à une industrie spécialisée dynamique et à ses transports maritimes et fluviaux qui sont parmi les plus importants du monde. Plusieurs entreprises danoises ont ainsi acquis une notoriété mondiale sur des niches spécialisées en forte croissance.

Nouvelles technologies

Le PDG de la firme Bang & Olufsen, spécialisé dans le matériel son et hi-fi, en 2013.

Selon le rapport 2014 de l'Union internationale des télécommunications, le Danemark est le pays le plus connecté du monde en 2014[55]. Ce classement réalisé sur la base d'un « indice de développement » des technologies de l'information et de la communication (TIC) s'appuie le niveau d'accès aux TIC, l'utilisation qui en est faite et les compétences développées dans ce domaine.

Énergie

Production

Graphique récapitulatif de l'évolution du mix énergétique danois entre 1994 et 2011.

Le secteur de l'énergie repose à la fois sur des ressources naturelles fossiles importantes mais finies, représentant 75 % de ses ressources totale d'énergie en 2014, et de ressources renouvelables, la biomasse mais surtout l'éolien, représentant ensemble 25 % des ressources.

Membre de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Le Danemark dispose d'abord de ressources importantes de pétrole et de gaz naturel grâce à sa ZEE dans le Mer du Nord, le pays étant classé comme le 41e exportateur de pétrole brut en 2016 avec une production de 142 000 tonnes de barrels par jour[56]. La production est néanmoins vouée à décliner dans les années à venir compte tenu de l'épuisement des ressources, le pétrole continuant de fournir 46,3 % de la production d'énergie primaire en 2016, tombant de 523 pétajoules en 2005 à 293 en 2016, et le gaz naturel 26,3 %[57].

La production d'électricité repose en 2015 pour 32 % sur des centrales thermiques à combustibles fossiles (surtout charbon : 24,5 % et gaz naturel : 6,3 %), et pour 65,5 % sur les énergies renouvelables, en particulier les éoliennes (48,8 %) et la biomasse(14,5 %) ; la part du solaire augmente rapidement : 2,1 %.

En revanche, le Danemark apparaît comme l'un des États les plus avancés en matière d'énergie renouvelable, 29,4 % de sa production primaire et 57,4 % de sa production nette d'électricité étant issue de ressources renouvelables en 2014[58], cette part ayant doublé en dix ans. Signataire du Protocole de Kyoto, les pouvoirs publics considèrent la transition énergétique vers les énergies renouvelables comme une priorité, ainsi qu'en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre[58], l'objectif fixé étant que 50 % du total de la production primaire d'énergie soit couverte par les énergies renouvelables. L'AIE a d'ailleurs qualifié le pays de « leader mondial de la décarbonisation »[59].

Éoliennes sur l'Øresund ; en arrière-plan, le pont reliant depuis 2000 Copenhague à Malmö (Suède).

La production éolienne est de loin la première source d'énergie renouvelable du pays, dont la production a plus que doublé pour passer de 6,1 TWh en 2006 à 12,8 TWh en 2016, pour assurer en 2017 43,7 % du total des besoins en électricité du pays, situant le pays à la première place mondiale de très loin pour cette proportion[59], ayant profité d'une politique de subvention généreuse. L'intermittence de la production est couverte par les capacités de régulation apportées par les barrages hydroélectriques de la Norvège et de la Suède, et aux nombreux câbles sous-marins d'interconnexion qui relient le Danemark à ces deux pays. Le fort potentiel éolien du pays est permis grâce à son front littoral balayé par les vents maritimes, notamment de la Mer du Nord, ayant conduit les Danois à être pionniers dans le développement de fermes éoliennes offshores[60], ayant ainsi établi un record d'une production de 9 MW d'énergie par éolienne seule[61]. Une telle spécialisation a induit l'émergence de géants nationaux de l'éolien, tels que l'entreprise Vestas, leader mondial jusqu'en 2011.

Le pays ne dispose par ailleurs de couverture nucléaire.

Consommation

La consommation danoise d'énergie primaire par habitant était en 2015 de 2,83 tep, nettement inférieure à celles de la France : 3,71 tep et de l'Allemagne : 3,77 tep. La part des énergies renouvelables dans cette consommation atteignait 29 % en 2016 contre 37 % de pétrole, 17 % de gaz naturel et 15 % de charbon. La consommation finale d'énergie du Danemark se caractérise avant tout par sa stabilité exceptionnelle ; en fait, elle avait légèrement augmenté jusqu'en 2007 (+4 %), puis est retombée de 7 % sous l'effet de la crise.

Le pétrole reste prédominant, mais décline progressivement en faveur du gaz, des énergies renouvelables thermiques (bois, biogaz, etc) et du chauffage urbain ; l'électricité a progressé de 115,5 % entre 1972 et 2006, puis a régressé de 7,8 % en 6 ans ; le gaz naturel est monté en flèche de ses débuts en 1982 jusqu'à son apogée en 1996 (à 11,4 %) puis s'est stabilisé autour de 11 %.

Monnaie

Une pièce de 20 couronnes danoises (DKK). La face arrière célèbre les 70 ans de la reine Margrethe II ainsi que son fils, le Prince héritier Frederik.

La couronne danoise (krone) est relativement stable. Elle fait partie du Mécanisme de taux de change européen dit MCE II car liée à l’euro. 1 € vaut 7,42 DKK avec une marge de fluctuation de 2,25 %.

Le Danemark ne participe pas à l’euro car les Danois ont rejeté cette proposition par un référendum en . Avec le Royaume-Uni, ce sont les deux seuls États de l’Union européenne à avoir signé avec les autres États membres une clause dite d'opting out négocié dans l'accord d’Édimbourg en 1992. permettant le maintien hors de la monnaie unique, ce qui lui permettra, le cas échéant, de rester indéfiniment en dehors de la zone euro.

Un nouveau référendum sur l’adhésion du Danemark à la zone euro aurait pu se tenir au deuxième semestre 2008, mais l’idée a été repoussée depuis la crise des dettes souveraines en Europe à partir des années 2010. Autrefois majoritairement favorable à l'introduction de l'euro jusqu'en , une grande majorité (65 %) de la population danoise s'y est aujourd'hui opposée selon un dernier sondage de [62].

Prestations sociales et marché du travail

Le modèle social danois est régulièrement vanté comme l'un des meilleurs à travers le reste du monde, y compris en France[63],[64]. Il est caractérisé par une politique volontariste en termes d'assistance sociale faisant du pays un modèle d'État-providence, les pouvoirs publiques consacrant 54,5 % du PIB en 2015 pour les dépenses des administrations publiques, soit le troisième pays de l'OCDE en termes de pourcentages du PIB, juste derrière la Finlande et la France[65]. La population bénéficie de hauts-niveaux de prestations sociales ; la protection sociale danoise couvre les salariés contre un très grand nombre de risques (maladie, maternité, accidents du travail et maladies professionnelles, invalidité, vieillesse, survivants et chômage)[66].

En 2014, il était estimé que seule 6 % de la population vivait en-dessous du seuil de pauvreté ajusté des taxes et impositions, soit le second plus faible taux de pauvreté de l'OCDE dont la moyenne était fixée à 11,3 % la même année[67].

Le fonctionnement du marché du travail se caractérise par un système de flexisécurité qui conjugue la facilité de licenciement avec d’importantes indemnités de chômage. La Banque mondiale a ainsi classé le Danemark comme ayant le marché du travail le plus libéral d'Europe. L'emploi temporaire n'y est pas synonyme de précarité. Selon Carole Tuchszirer, économiste au Cairn, ce système repose à la fois sur un marché du travail fluide et peu réglementé, un régime d'assurance-chômage qui joue pleinement son rôle de revenu de remplacement, et un ensemble de droits et obligations imposés aux chômeurs[68], pourtant de plus en plus décrié, les chômeurs devant envoyer deux lettres de candidature par semaine, être toujours disponibles pour l'agence pour l'emploi, toute absence temporaire y compris pour vacances étant soumise à autorisation préalable par elle[69]. De plus, le faible taux de chômage, en-dessous du niveau structurel, établi à 4,2 % au mois de décembre 2017, masque une pénurie récurrente de main-d'œuvre[43], expliquant au moins en partie le recours à l'immigration pour palier ce manque.

Si le pays est globalement présenté comme hospitalier et doux à vivre[70], notamment vis-à-vis des immigrants, à la suite de la crise des migrants à partir de 2015, le royaume nordique n'accorde aux migrants que des droits d'asile temporaires, ne facilite pas les regroupements familiaux, autorisés au bout de trois ans et a réduit de 10 % les allocations aux nouveaux arrivants, allant jusqu'à réserver la possibilité pour la police de confisquer les biens des demandeurs d’asile pour financer leurs aides, proposition vivement critiqués par les ONG et autres organismes de défense des droits de l'homme[71].

Transports

Article détaillé : Transport au Danemark.

De par sa situation de passage terrestre obligé entre la péninsule scandinave et l'Europe continentale depuis l'inauguration du pont de l'Øresund, mais aussi par le détroit éponyme point de passage maritime pour entrer dans la Mer Baltique et les ports russes, le Danemark a toujours historiquement représenté un carrefour entre les échanges commerciaux et les cultures. Des efforts d'investissements significatifs ont néanmoins été rendus nécessaires depuis une vingtaine d'années afin de resserrer le maillage des réseaux de transports au Danemark.

Routes

La Liaison du Grand Belt est un ensemble d'ouvrages long de 18 kilomètres relie par voie routière et ferroviaire les deux îles de Seeland et Fionie.

Le réseau routier, bien développé et entretenu, représente un total de 73 197 km dont 1 111 km d'autoroutes. Plusieurs ponts monumentaux permettent de relier par voie routière les différentes îles danoises, notamment la liaison du Grand Belt reliant les deux plus grands îles, Seeland où se trouve Copenhague, et la Fionie. Depuis le , le pont de l'Øresund, à deux niveaux, autoroutier et ferroviaire, relie le Danemark et Malmö sur la rive suédoise voisine permettant de rallier le reste de la Scandinavie depuis l'Allemagne sans ferry.

Un nouveau projet de tunnel sous-marin de 18 km, le Lien fixe du Fehmarn Belt, traversant le détroit du même nom, est actuellement en construction. Il reliera l'île allemande de Fehmarn à l'île danoise de Lolland, permettant aux véhicules et les trains reliant la Suède et la Norvège d'éviter le détour par la péninsule du Jutland. Il pourrait ainsi réduire le temps de trajet ferroviaire entre Hambourg et Copenhague de cinq à deux heures[72]. Il est prévu entre 2024 et 2029.

Réseau ferroviaire

La gare centrale d'Aalborg a été construite en 1902.

Le réseau ferré du Danemark comprend 2 667 km de lignes dont 640 électrifiées, à écartement normal, et dessert la plupart des plus grandes villes du pays. Il est exploité commercialement par l'opérateur national DSB pour le trafic passagers et DB Cargo pour le trafic fret. Le trafic passagers comprend des lignes Intercity, le RER de Copenhague dit S-Tog, ainsi que le trafic international desservant des villes à l'étranger comme Hambourg, Berlin, Malmö ou Helsingborg. Le Danemark ne dispose pas à ce jour de ligne à grande vitesse.

La capitale, Copenhague, dispose d'un système de métro léger automatique à courant continu fourni par troisième rail composé de deux lignes, dont une dessert l'aéroport de la ville. Il était emprunté par 63,5 millions de passagers en 2017[73]. Deux lignes nouvelles sont actuellement en construction, dont une circulaire, dont leur ouverture est programmée pour . La ville d'Aarhus, elle, dispose de son propre système de métro léger depuis fin 2017, composé de deux lignes de tramway à site propre à terme. Odense construit actuellement son réseau de tramway moderne après démantelé l'ancien en 1952, attendu pour 2020.

Transport aérien

Le hall international du Terminal 3 de l'aéroport de Copenhague-Kastrup.

Le principal aéroport du pays est l'aéroport de Copenhague appelé aussi Kastrup du nom de la municipalité qu'il occupe, qui occupe le sud-est de l'île d'Amager à 8 km du centre-ville et à 24 km de Malmö (code AITA : CPH). Il est desservi par les trains Intercity et vers la Suède ainsi que par le métro. Kastrup est le hub principal de la compagnie Scandinavian Airlines (SAS), ainsi que de la Cimber Air. Il était emprunté par environ 29 millions de passagers en 2017, faisant de lui le troisième aéroport le plus fréquenté d'Europe du Nord[74]. 83,5 % du trafic passager transitant par l'aéroport se faisant depuis et vers le reste de l'Europe[75].

Le Danemark dispose aussi de trois autres aéroports :

Transport maritime

Pays en partie insulaire, le Danemark a toujours été un pays hautement maritime et non seulement depuis l'époque Viking. La compagnie nationale Maersk, est ainsi l'un des plus grands armateurs mondiaux, mais est aussi la plus grande entreprise du Danemark. Différents ports de passagers permettent de desservir le pays ainsi que les pays voisins comme la Norvège de lignes de ferry régulières, dont certaines sont électrifiées. Le port d'Elseneur, le plus fréquenté, est ainsi emprunté par 10,9 millions de passagers en 2007.

Les ports danois étaient empruntés au total par 40 millions de passagers et voyaient passer 109 millions de tonnes de fret par an en 2009[76].

Vélo

Stationnement de vélos près de la station Nørreport, à Copenhague.

Le vélo représente à la fois une activité de loisirs et un moyen de transport majeur. Un réseau national de pistes cyclables de plus de 12 000 km en 2012 couvre l'ensemble du pays, y compris onze classées routes nationales cyclistes[77]. Le vélo représente 19 % du total des déplacements, jusqu'à 31 % à Copenhague[78] et 4,5 millions de vélos sont comptabilisés pour 5,6 millions d'habitants, faisant du pays un modèle pour les cyclistes à l'instar des Pays-Bas.

Population et société

De nos jours, le mode de vie danois empreint de modération et de respect mutuel, est particulièrement apprécié par la ponctualité, la modestie mais surtout sa constante recherche de l'égalité[79]. Les Danois sont particulièrement connus pour être empathiques, patients et tolérants. Son économie forte et moderne, l'efficacité de son système judiciaire vis-à-vis de la protection des droits fondamentaux inspire le respect du reste du monde[79], ainsi que son caractère hospitalier.

Démographie

Article détaillé : Démographie du Danemark.

Statistiques

Évolution de la démographie, en milliers d’habitants, entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005).

La population danoise était estimée par Danmarks Statistik, organisation gouvernementale, à 5 748 769 habitants en [80]. L'âge médian se situe à 41,4 ans et le ratio hommes/femmes à 97 hommes pour 100 femmes.

Le taux de fécondité est resté stable depuis le début des années 2000 pour afficher un taux de 1,85 en 2006, soit légèrement en dessous du seuil naturel de renouvellement des générations fixé à 2,05. Le taux de natalité est régulièrement en baisse, tombé de 13,3 ‰ en 1995 à 10,2 en 2015[81], poussant d'ailleurs le gouvernement danois, inquiet, à lancer une campagne de publicité sur le ton humoristique encourant les couples à partir en vacances romantiques à l'étranger pour augmenter la natalité du pays[82].

Le taux d'accroissement naturel est de 0,22 % en 2012 selon la CIA[83].

Ethnicité et immigration

Le Danemark est historiquement une nation homogène. La majorité de la population est d’origine scandinave, avec des individus d'origine inuite et féroënne issus des territoires autonomes du Groenland et des îles Féroé.

Près de la frontière allemande, dans l’ancien amt du Jutland-du-Sud — un des anciens départements danois, correspondant pour les Allemands au Schleswig Septentrional et aujourd’hui intégré dans la région du Danemark du Sud (Syddanmark) — se trouve la seule minorité officielle du Danemark : la minorité allemande, dénommée Groupe ethnique allemand, qui comprend 25 000 personnes environ, soit près de 10 % de la population de l’ancien amt.

Les immigrants étrangers forment 8,9 % de la population d’après les statistiques officielles en 2007.

Langues

Article détaillé : Langues au Danemark.
Carte des variétés régionales de la langue danoise.

La langue officielle du Danemark est de facto le danois. Il est la langue maternelle pour 92 % de la population. Il comprend plusieurs variétés régionales.

La grand majorité de la population, soit 86 %, sait parler ou comprend l'anglais selon Eurostat. L'anglais est souvent utilisé dans l'administration par une grande partie des 8,9 % d'immigrants étrangers (Nigérians, Pakistanais, Indiens, Ghanéens, Somaliens). Il est étudié par la totalité des élèves dans l'enseignement secondaire inférieur[84]. Le Danemark figure régulièrement à la tête des classements des pays du monde maîtrisant le mieux l'anglais[85]. Il est ainsi souvent cité dans les trois pays européens présentant les meilleurs indices de compétence en anglais[86], juste derrière les Pays-Bas et la Suède.

L'allemand est lui aussi très présent en seconde langue et est maîtrisé par environ 47 % de la population en 2012 toujours selon Eurostat. Il bénéficie par ailleurs du statut de langue régionale dans le Nord-Schleswig.

Le suédois, langue voisine partageant la même racine linguistique que le danois, est quant à lui maîtrisé par 13 % de la population. Il est cependant globalement mutuellement intelligible avec le danois.

Éducation et enseignement supérieur

Le système éducatif danois privilégie à la fois l'acquisition des compétences académiques que la promotion de la cohésion sociale. Ici, des enfants traversant un passage scolaire à Copenhague.

Le Danemark investit énormément d'efforts et d'investissements dans le système éducatif, consacrant jusqu'à 15,4 % de son PIB pour l'éducation en 2012. Son système éducatif cherche à privilégier autant l'égalité des chances en matière d'acquisition des compétences académiques[87] s'adaptant au cas par cas des élèves en fonction de leurs avancées, que la transmission de valeurs comme l'empathie, ou encore les capacités à vivre en collectivité au service d'une grande cohésion sociale, comme le dialogue ou la générosité[88]. L'éducation est de la compétence des collectivités territoriales, le conseil municipal décidant ainsi en en matière de recrutement des personnels, de budget et de mise en œuvre des programmes dans l'enseignement primaire.

Le système éducatif danois est obligatoire à partir de 6 ans. Il est gratuit, non-laïque, les familles pouvant choisir de suivre des enseignements religieux ou non, et les élèves reçoivent une aide financière mensuelle s’élevant à 5 486 couronnes (DKK) par mois, soit 738 euros (EUR). Les écoles de petite enfance (børnehave) accueillent les jeunes enfants de 3 à 5 ans.

L'éducation de base obligatoire est assurée par l'école primaire (folkeskole) pendant 9 ans, de la compétence des communes, de 6 à 16 ans, où les enfants gardent quasiment le même groupe-classe et le même enseignant chargé à la fois de créer un esprit de groupe et de maintenir des relations proches avec les familles[87]. Ils suivent des cours académiques classiques, ainsi que des cours obligatoires d'empathie et de gentillesse depuis les années 1990, où les élèves sont invités à partager leurs émotions, notamment à travers la couture, le théâtre la musique ou le sport. Les enfants ne sont pas notés jusqu'à l'âge de 13 ans. À l'issue de ces neuf années, les élèves peuvent choisir de poursuivre une dixième année de remise à niveau, ce que font 50 % des élèves[87], ou de passer directement l'examen de fin d’études primaires (afgangeksamen).

Entrée principale et bibliothèque universitaire de l'Université d'Aarhus, seconde université du pays avec 38 000 étudiants.

Le passage dans l'enseignement secondaire (ungdomsuddannelser) se fait de manière concertée avec les parents, les élèves et les enseignants, qui décident ensemble une orientation professionnelle.ou de poursuivre des études au lycée (gymnasium)[89], durant 3 ans jusqu'à l'âge de 19 ans, cursus préparant au passage du baccalauréat (studentereksamen) donnant accès à l'enseignement supérieur. L'usage d'Internet est autorisé pendant les épreuves du baccalauréat.

Membre de l'Espace européen de l'enseignement supérieur, l'enseignement supérieur danois suit l'organisation européenne issue du système LMD : les jeunes diplômés peuvent choisir de suivre une licence de trois ans à l'université publique (bachelor), et peuvent poursuivre ensuite en master puis en doctorat. Ils peuvent aussi choisir une licence professionnelle (professionsbachelor), tandis que les élèves de l'orientation professionnelle peuvent suivre la même licence professionnelle ou un diplôme supérieur professionnel (erhversakademigrad, ou AK)[89]. Le pays participe activement aux échanges Erasmus au sein de l'Union européenne, son confort de vie, la qualité de ses enseignements universitaires par ailleurs gratuit attirant beaucoup d'étudiants étrangers, les étudiants nationaux bénéficiant de beaucoup d'aides y compris financières[90]. De nombreux enseignements au sein des douze universités danoises, et treize institutions spécialisées de niveau universitaire[91], voire de programmes entiers sont en anglais. Les universités offrent un large éventail de programmes d'enseignement, des arts à la chimie en passant par la littérature, souvent reconnus de haut-niveau[92]. L'enseignement universitaire de qualité faisait qu'en 2012 %, 34,2 % de la population danoise était diplômée du supérieur, contre 25,9 % pour la moyenne de l'Union européenne[93].

La formation professionnelle des adultes (grunduddannelse for voksne, ou GVU) fait partie intégrante de la société danoise, 32,8 % des 25-64 ans suivant à l'éducation et la formation tout au long de la vie[93]. S'adressant aux adultes de plus de 25 ans, environ 3 000 programmes sont destinés à approfondir des connaissances dans un domaine spécifique ou à élargir son savoir. Il suit un système éducatif continu parallèle et perméable à la formation professionnelle initiale des jeunes, poursuivant un objectif de flexibilité et d'adaptation du marché du travail aux changements technologiques et aux besoin de main-d'œuvre, des formations permettant d'acquérir par des cours du soir ou à temps partiel. Trois différents niveaux existent dans la formation pour les adultes :

  • la formation « préparatoire », tendant à renforcer les compétences de base ;
  • la formation « de base » qui propose des enseignements similaires à ceux du cycle secondaire ;
  • la formation « supérieure » équivalente au supérieur. Ces formations sont le plus souvent gratuites et financées par l’État[87].

Religion

Religions au Danemark
Religion Pourcentage
Protestantisme 67,4 %
Catholicisme 1,3 %
Chrétien orthodoxe 2,0 %
Chrétien divers 7,5 %
Judaïsme0,1 %
Islam 0,5 %
Athéisme10,6 %
Agnosticisme 9,1 %
Autres 1,4 %
Total 100 %
Sources : Eurobarometer 83.4, mai-juin 2015[94]

En 2012, 79 %[95] de la population appartient à l’Église du Peuple danois, de confession luthérienne, à laquelle doit appartenir le monarque. Le reste de la population appartient pour sa plus grande part aux autres Églises chrétiennes ou à la religion musulmane. L’Église catholique romaine, dont le culte n'a été légalement reconnu qu'en 1849, regroupe 0,7 % environ des Danois, soit plus de 35 000 personnes. Un seul diocèse catholique existe au Danemark, dont l’évêché se trouve à Copenhague. Le titulaire actuel en est Mgr Czeslaw Kozon.

Le christianisme a été introduit au Danemark il y a plus de 1 000 ans. Avant l’an 1536, l’Église danoise était catholique et romaine. Au début du XVIe siècle, des protestations (notamment celles de Luther) s’élevèrent contre les pratiques catholiques. Elles conduisirent à la naissance de l’Église protestante. En 1536, l’Église protestante fut introduite au Danemark et le luthéranisme est maintenant la religion dominante au Danemark.

L'Église du Danemark est divisée en 11 diocèses (Copenhague, Elseneur, Roskilde, Lolland-Falster, Fionie, Aalborg, Viborg, Aarhus, Ribe, Haderslev et Groenland), dotés d'une cathédrale et d'un évêque. Ces évêchés sont divisés en paroisses au nombre de 2 300, dirigées par des pasteurs. Dans la Constitution, il est écrit que « l’Église évangélique luthérienne est l’Église du peuple danois » et qu’elle est soutenue par l’État.

Avec le baptême, on devient automatiquement membre de l’Église danoise. Chacun est libre de s’en retirer par la suite mais 90 % des Danois baptisés en restent membres. L'enfant baptisé reçoit un certificat de naissance et de baptême où sont inscrits son lieu et sa date de naissance, son numéro personnel (plus ou moins comme celui de la sécurité sociale) ainsi que l’identité de ses parents. Il faut noter que l’Église danoise joue le rôle d'état civil puisque, dans le cas où les parents ne souhaitent pas baptiser leur enfant dans cette Église, il est néanmoins obligatoire de s'adresser à elle pour obtenir l’attestation de naissance et d’identité. Cette attestation, similaire à celle des enfants baptisés dans l'Église danoise, comprend éventuellement la mention du baptême dans une autre Église. Dans le sud du Jutland, les règles sont différentes. On doit s’adresser au « registre du peuple » (folkregistret).

S'il n'y a pas réellement de communion comme dans la religion catholique, les adolescents danois, à l'âge de 14-15 ans ont la possibilité de confirmer leur foi en Dieu. Cette confirmation a lieu après un an d'étude religieuse où ils doivent se rendre huit fois à l'église. Cette cérémonie est un temps fort qui a lieu chaque année au printemps. À cette occasion, les villes revêtent les couleurs du drapeau danois.

L'Église Holmens, à Copenhague, est une église luthérienne fondée en 1619.

Le ministre de l’Église est responsable des églises et des pasteurs. Mais chaque église dispose d’une gestion autonome. Tous les quatre ans, les membres de l’Église choisissent un « conseil de congrégation » (menighedsråd) pour leurs églises locales. Ces conseils désignent les pasteurs, mais ces derniers reçoivent leur salaire de l’État.

Le lundi suivant la confirmation, les confirmants bénéficient d'un jour chômé le « Lundi bleu ».

Les membres de l’Église danoise acquittent l’impôt de l’Église qui couvre une partie des dépenses de l'institution. Cet impôt est levé en même temps que l’impôt d’État. Les Danois qui ne sont pas membres de cette Église doivent payer l'équivalent de cet impôt à l'État. Depuis 1947, les Danoises peuvent accéder au pastorat. La plus haute dignité dans la hiérarchie de l’Église est l’épiscopat ; plusieurs femmes y ont accédé ces dernières années.

La mission des pasteurs est avant tout d'organiser l'office, les sacrements et autres rituels comme le baptême, la confirmation, le mariage, l’enterrement. L'office se tient tous les dimanches matin. On y chante des psaumes et écoute le prêche du pasteur concernant le texte de la Bible choisi. Il y a aussi des messes particulières à Noël, à Pâques ou à la Pentecôte. Les pasteurs ont en outre souvent un rôle social. Ils parlent avec les gens qui ont des problèmes, visitent les personnes âgées ou les malades de leur paroisse. Le , la Société des Ases et des Vanes au Danemark qui n'est autre que le Forn Siðr, fondée en 1997 à Odense obtient du ministère des affaires religieuses le statut de religion reconnue. Elle rassemble des groupes locaux dans plusieurs régions du Danemark et compte près de 800 fidèles[réf. nécessaire].

Criminalité et détention

L'ancienne prison d'État de Horsens est fermée depuis 2006. Elle a été réhabilitée depuis en musée pénitentiaire et en salle de concert. Le groupe Metallica y a joué en 2014[96].

Régulièrement cité comme l'un des pays les plus sûrs du monde[97], le pays connaît un très faible taux de criminalité, affichant un faible taux d'homicide de 0,8 pour 100 000 personnes en 2012[98], de 64,2 vols pour 1 000 habitants par exemple[99], ce chiffre étant néanmoins en baisse de 10,5 % entre 2008 et 2013, 17 % des jeunes déclarant ayant déjà pratiqué le vol à l'étalage en 2016 contre 46 % des jeunes en 1989. Les forces de police ont pour priorité la lutte contre les cambriolages et la criminalité organisée, et la lutte contre l'insécurité demeurant un objectif permanent des pouvoirs publics, allant jusqu'à pénaliser la mendicité depuis une loi votée par le Folketing en juin 2017[100].

Le Danemark a définitivement aboli la peine de mort en 1978, après ne plus l'avoir appliquée en 1950 et l'avoir abolie pour les crimes de droit commun dès 1933[101]. Son régime pénitentiaire repose sur un principe de normalisation du condamné, c'est-à-dire en rapprochant au maximum les conditions carcérales des détenues à celles de l'extérieur[102]. Ainsi, 60 % des prisons sont "ouvertes", sans murs ni miradors. Les détenus préparent eux-mêmes leurs repas, travaillent, étudient ou suivent un programme de prise en charge, et perçoivent à ce titre un salaire et une allocation hebdomadaire, certains établissements proposant des appartements où les familles des détenus peuvent passer jusqu'à 48 heures ensemble[102],[103].

Égalité des sexes

Progressiste, le Danemark apparaît souvent comme un modèle de progrès social, ayant octroyé le droit de vote aux femmes dès 1915. Les femmes sont 35,4 % à avoir un niveau d'études équivalent à l'enseignement supérieur, contre 27,4 % des hommes, selon Eurostat en 2014, chiffre supérieur à la moyenne de l'Union Européenne fixée respectivement à 29,1 % et 25,4 %[104]. Les femmes danoises sont l'une des moins pauvres de l'Union et moins pauvres que les hommes, avec un taux de pauvreté féminin de 6,5 % contre 10,8 % dans l'ensemble de l'Union[104]. En effet, la société danoise favorise l'activité professionnelle des femmes, grâce à une protection sociale élevée : les soins de maternité sont gratuits et les droits à congés de maternité fixées à un total de 52 semaines que les deux parents peuvent se partager, conjugués à des allocations familiales élevées fixées ainsi à 484 euros par trimestre et par enfant de 0 à 3 ans par exemple[105]. Dès le plus jeune âge, les jeunes Danois suivent une éducation non genrée, suivant des cours indifférenciés de bricolage, couture, cuisine, musique, ou encore de sport, qui ne sont jamais considérés comme des tâches attribués à un sexe ou un autre ; toutes les compétences et tous les talents sont valorisés[106].

Homosexualité, bisexualité, transsexualité

La Gay Pride à Copenhague, en 2008

Pays gay-friendly[107], particulièrement Copenhague, le Danemark a dépénalisé l'homosexualité dès 1933. Il est le premier pays du monde à avoir accordé un partenariat enregistré aux couples de même sexe depuis le [108]. Le mariage homosexuel y est légal depuis le . Cette loi ne s’appliquait seulement sur le territoire métropolitain du Danemark et, dans un premier temps, ni au Groenland, jusqu'en 2017[109] ni dans les îles Féroé. Elle permet également le mariage homosexuel religieux à l’Église luthérienne d’État, permettant aux couples de même sexe de bénéficier d'une véritable cérémonie religieuse et non d'une simple bénédiction[107]. Le changement de sexe peut être demandé à l'état-civil à toute personne majeure capable sans procédure judiciaire ou médicale requise. La PMA est ouverte aux couples mariés de femmes depuis 2014.

Culture

Costumes danois, 1911.

Pays majeur d'Europe du Nord, le Danemark est particulièrement connu comme une des terres d'origine des Vikings. Petit pays peuplé de 5,3 millions d'habitants en 2006, sa culture repose néanmoins sur un héritage historique multi-millénaire par sa position de carrefour géographique et ses rêves d'impérialisme passé, façonnée par ses grands monarques tout au long de son Histoire. La culture danoise est une des expressions les plus connues de la culture scandinave. Elle a apporté un riche héritage intellectuel comme artistique, des découvertes astronomiques avec Tycho Brahé (1546–1601) ou encore la physique atomique avec Niels Bohr (1885–1962).

Mais c'est le concept de hygge qui semble exprimer le mieux le legs culturel danois[110]. Mot entré dans le dictionnaire français et difficilement traduisible, il fait référence à un sentiment positif de bien-être, une humeur joyeuse conjuguée à une atmosphère intime et chaleureuse. Il respire la convivialité et le réconfort à la fois.

Tourisme

Une imitation de La Petite Sirène à Vancouver, Canada. La statue originale, à Copenhague, est protégée par le copyright.

Les paysages, sa population accueillante ainsi que sa riche histoire font du Danemark une destination prisée du tourisme, avec 30,8 millions de nuitées enregistrées en 2015[111]. Le pays est visité tout autant par les Danois eux-mêmes que par les touristes étrangers, pour 8,9 millions de touristes internationaux en 2014, faisant du pays la 29e destination touristique mondiale et la première de Scandinavie, les Allemands étant le premier groupe de touristes étrangers. Le tourisme participe pour 91,9 milliards de couronnes danoises (DKK) de revenus par an en 2015, soit 12,3 milliards d'euros[112]. Il participe directement à la création de 111 460 emplois et contribue à 3,7 % de PIB pour les exportations de l'économie danoise[112].

Le pays est particulièrement attractif et apprécié pour ses plages et son littoral, les activités urbaines et sa population jugée accueillante et amicale[112]. C'est naturellement Copenhague, qui est la ville la plus visitée du pays, avec 11 millions de nuitées enregistrées en 2014, dont 6,8 millions pour les étrangers.

Gastronomie

Article détaillé : Cuisine danoise.
La frikadeller, spécialité danoise, boulettes de viande plates grillées à la poêle avec une salade de pomme de terre.
La bière Carlsberg est née en 1840.

La cuisine danoise est issue des produits locaux de la population paysanne, a été enrichie par les techniques de cuisson mises au point à la fin du XIXe siècle et par la plus grande disponibilité des produits après la révolution industrielle. Les sandwiches ouverts, connus sous le nom de smeurebreud, qui, dans leur forme de base, sont le repas habituel pour le déjeuner, peuvent être considérés comme une spécialité nationale lorsqu'ils sont préparés et décorés avec une variété d'ingrédients fins. Les plats chauds sont traditionnellement préparés à partir de viande hachée, comme les frikadeller (boulettes de viande) et le medisterpølse (épaisse saucisse épicée), ou à partir de plats de viande et de poisson plus substantiels comme le flæskesteg (rôti de porc avec des craquelins) ou le kogt torsk (sauce à la moutarde).

Le Danemark est connu pour ses bières Carlsberg et Tuborg et pour ses akvavit (eau de vie) et bitters (liqueur danoise). Cependant, le vin importé a gagné en popularité auprès des Danois depuis les années 1960. La cuisine au Danemark a toujours été inspirée par les pratiques étrangères et continentales et l'utilisation d'épices tropicales importées comme la cannelle, la cardamome, la muscade et le poivre noir peut être attribuée à la cuisine danoise du Moyen Âge et même aux Vikings

Au cours des dernières années, certains chefs danois ont développé la nouvelle cuisine danoise, une façon innovante de cuisiner à base de produits locaux de haute qualité. Cette nouvelle philosophie de cuisine a attiré l'attention et a été célébrée par la communauté gastronomique internationale et a contribué au nombre considérable de restaurants très réputés à Copenhague et dans la province, certains d'entre eux ayant reçu des étoiles au guide Michelin.

Sciences et technologies

Littérature

Hans Christian Andersen (1805–1875) est un écrivain surtout célèbre pour ses contes comme La Petite Sirène, La Reine des Neiges et Le Vilain Petit Canard. D’autres Danois très célèbres sont le philosophe existentialiste Søren Kierkegaard ou les écrivains Karen Blixen et Hans Scherfig.

Beaux-arts

Dans le domaine des beaux-arts, le Danemark occupe une place prépondérante en Scandinavie, grâce, d’une part à la richesse de certains de ses musées (musées d’art moderne Louisiana près de Copenhague, et d’Aalborg) et à plusieurs écoles qui permirent à la peinture danoise de rayonner à l’étranger (école de Skagen, mouvement CoBrA).

Peinture

1900, La danse de la poussière dans les rayons du soleil, par Vilhelm Hammershøi.

La peinture danoise, si elle a suivi voire parfois initié les courants européens tout au long de son Histoire, est cependant peu connue dans le reste du pays, ses peintres ayant très peu le pays. Ce sont d'abord les églises qui ont été les objets les plus représentés compte tenu de la tradition chrétienne. Ce sont ensuite les paysages qui ont fait l'objet de l'intérêt des peintres à partir du XIXe siècle, avec l'âge d'or danois, mouvement artistique sous l'influence de Christoffer Wilhelm Eckersberg (1783–1853), qui a eu notamment comme disciples célèbres Constantin Hansen (1804–1880) ou Christen Købke (1810–1848), ainsi que Vilhelm Hammershøi (1864–1916). Émerge alors l'École de Copenhague, lieu de foisonnement au sein de l'Académie des beaux-arts de Copenhague d'une diversité de courants et de productions artistiques très différentes les unes des autres : ainsi ont été qualifés les œuvres d'Eckersberg « les portraits cristallins de la bourgeoisie danoise, ses études de nus novatrices par leur caractère réaliste, ses paysages peints à partir d’études en plein air, ou encore ses marines dont la perspective témoigne d’une grande rigueur »[113].

Les destructions puis la perte du Schleswig à la suite de la Guerre des Duchés perdue contre la Prusse en 1864 entament cet âge d'or danois, la peinture danoise délaissant alors les exemples étrangers pour se focaliser sur un art national et sur son propre paysage. C'est une lumière particulière, une apparente simplicité dans les portraits et un goût du paysage porté à son comble reflétant le climat et le relief désormais tourné vers le besoin de décrire ce paysage danois, qui acquiert son autonomie[114]. Les peintres danois sont nombreux à se retirer dans le petit village de pêcheurs de Skagen, où ils recherchent une style plus personnel et national, assimilant notamment l’impressionnisme dans le respect des traditions scandinaves[115].

Le XXe siècle, qui rouvre progressivement le pays aux influences artistiques européennes comme l'impressionnisme avec Paul Gustav Fischer (1860–1934) puis le symbolisme avec Jens Ferdinand Willumsen (1863–1958), elle se tourne plus vers les natures mortes ainsi que les portraits. La peinture danoise s'exprime aussi dans le surréalisme avec Richard Mortensen (1903–1998), s'inspirant notamment de Vassily Kandinsky : développant un style abstrait, il fonde ainsi l'école de la Linien (en français : ligne) école de peintres abstraits, se qualifiant elle-même d'association de l’abstraction et du surréalisme. Ses œuvres reflètent surtout la violence qu'a connue l'Europe pendant la Seconde guerre mondiale et le vide qui en a suivi. Ses œuvres expressionnistes ultérieures présentent de grandes surfaces aux couleurs vives. C'est dans ce contexte artistique qu'émerge à son tour Richard Winther (1926–2007), considéré comme l'un des plus grands peintres danois du XXe siècle : inspiré de l'école de la Linien et de l'art abstrait, il s'inscrit plus tard dans l'art concret[115].

Architecture et urbanisme

Le Musée Thorvaldsen, à Copenhague (1838-48), d'inspiration néoclassique.
La station-service de Skovshoved au nord de l'île de Seeland, construite en 1938 par Arne Jacobsen, est un exemple typique du modernisme organique et fonctionnaliste de l'époque.

Riche d'une Histoire millénaire, le pays regorge de maisons uniques, trace des différentes époques et cultures qui ont traversé le Danemark, des maisons longues des Vikings aux moulins. L'architecture danoise, éminemment européenne dans son influence, a d'abord suivi le courant néoclassique dans les années 1770 qui a suplanté le style rococo. La monarchie danoise a favorisé l'émergence et le développement de l'architecture dès le XVIIIe siècle par une politique de mécénat et une politique de grands commandes publiques : Gustav Friedrich Hetsch (1788–1864) ou encore Jørgen Hansen Koch (1787–1860) en sont les représentants les plus éminents. Elle créé ainsi l'Académie des Beaux-Arts de Copenhague. Le musée Thorvaldsen à Copenhague, construit entre 1838 et 1848, aujourd'hui consacré au sculpteur Bertel Thorvaldsen (1770–1844), s'inspire largement de l'architecture antique, expression du néoclassicisme en vogue dans l'Europe du XIXe siècle[116]. Le pays semble s'être cependant restée plus longtemps imprégnée de classicisme dans son architecture comme son design par le classicisme que ses pays voisins comme la Suède[116]. Plus tard, les architectes modernes du XXe siècle comme Jørn Utzon (1918–2008) et Arne Jacobsen (1902–1971), qui ont notamment construit l'Opéra de Sydney, affirmaient une architecture danoise moderne portée sur la rationalité et le fonctionnalisme, à l'instar du Corbusier en France ou de Walter Gropius en Allemagne : l'architecture organique à la scandinave, selon Jacobsen, doit retravailler la relation d'harmonie entre l'être humain et le monde naturel, matérialisée par le bâtiment et le mobilier érigés en composition unifiée et intriquée avec leur environnement[117].

Elle s'est par la suite affirmée de nos jours par une préoccupation plus grande vis-à-vis du respect de l’environnement, soutenue par les subventions gouvernementales volontaristes pour trouver les solutions écologiques et réaliser la transition énergétique[118]. La construction de maisons écologiques dans le pays et exportées à l'étranger se caractérisent notamment par un standard de faible empreinte écologique, avec des matériaux naturels tels que le bois, mais aussi l'herbe, la paille, ou les algues marines et le développement de procédés économisant l'énergie comme les puits de lumière naturelle et la qualité de l'air intérieur[119]. Le Danemark se situe à la pointe du développement des écoquartiers.

Design

Une bouteille isotherme dessinée par Georg Jensen.

Le design danois est intiment lié à l'architecture avec laquelle il s'est construit réciproquement. S'il est aujourd'hui réputé pour ses lignes épurées et son élégance, mais aussi pour son côté fonctionnel et jouit d'une forte renommée à l'échelle mondiale[120] a d'abord émegé dans cette inspiration néoclassique : Nicolai Abildgaard dessine des chaises, la plus connue étant la chaise Klismos conçue en 1790. Il a subi l'influence du Bauhaus, mais s'en est écarté pour obtenir une identité propre, en se basant à la fois sur un artisanat de haute qualité et une industrie performante[121]. Le design danois se manifeste d'abord des objets quotidiens comme le mobilier ou les objets ménagers tout au long de la seconde moitié du XXe siècle, poussé par l'essor économique et l'émergence de la société de consommation post-Seconde Guerre mondiale : chaises, bouteilles isothermes, ustensiles de cuisine, vases, bijoux ou encore luminaires suivent des lignes épurées et courbes. C'est le designer Kaare Klint, considéré comme le père du design danois moderne, qui amorce dans les années 1950 une véritable transition des arts décoratifs vers le design moderne[122] : il a jeté les principes du design à la danoise, recentrant l'Homme dans la conception des objets du quotidien et une optimisation de l'espace de rangement par ces derniers. Selon lui, la tradition danoise correspond à un mélange de classicisme, de romantisme national et surtout à une tradition d’ébénisterie de grande qualité[122].

La fameuse Chaise Œuf, a été dessinée par Arne Jacobsen en 1958 pour l'hôtel Radisson BLU Royal de Copenhague qu'il a d'ailleurs construit.

Le design continue de rayonner à travers le monde, n'ayant pas omis de suivre la révolution numérique et le design des appareils électroniques comme ou encore plus récemment les casques électroniques ou les écouteurs. La maison Bang & Olufsen, aujourd'hui célèbre pour ses ampilficateurs, son matériel high-tech et de manière plus générale en sonorisation, avait été fondée en 1925 à Quistruip, près de Struer dans le Jutland central.

Cinéma et télévision

Le Danemark possède une longue tradition de séries télévisées. Dès 1978, les Danois se sont passionnés pour une série érigée en chronique sociale de 24 feuilletons seulement, Matador[123]. Moyen culturel d'exporter et de dépeindre la société danoise et sa manièr de vivre, c'est surtout l'impulsion dans les années 2000 de la chaîne de télévision publique DR, qui fait émerger des séries à succès exportées internationalement comme les séries policières The Killing (en danois : Forbrydelsen) puis la série dano-suédoise The Bridge (en danois : Broen) qui marquent véritablement l'esprit danois et plus généralement scandinave de conter une série. Elle se caractérisent généralement par une atmosphère noire et brute à la fois, évoluant dans un environnement urbain tendu et froid à la fois. La série Borgen, une femme au pouvoir, série télévisée diffusée en 2010 en trois saisons, connaît un grand succès international, diffusée en France sur Arte début 2012. Elle raconte l'accession au pouvoir d'une femme partagée entre sa vie familiale et les intrigues politiques, mais aussi compris comme un hommage à la démocratie des mots de son créateur, Adam Price[124]. Un rythme trépidant, un sobriété des décorts et une limpidité de la forme, sorte de traduction de la simplicité et le rejet du sensationnalisme hollywoodien de l'art danois marque ainsi la critique internationale très positive[125]. Leur succès indéniable a conduit à chacune une réadaptation par une nouvelle version, souvent américaine. En 2018, enfin, la plateforme de vidéo à la demande Netflix, souhaitant produire une série s'inscrivant dans cette spécificité de noir nordique, produit la série The Rain, suivant la quête et la survie d'un groupe de jeunes survivants dans une Scandinavie post-apocalyptique après qu'une pluie infectée et meurtrière ait décimé quasiment toute la population[126].

Les acteurs Sidse Babett Knudsen, Nikolaj Coster-Waldau, Lars Mikkelsen et Mads Mikkelsen ainsi que les cinéastes Carl Dreyer, Nicolas Winding Refn et Lars von Trier sont danois.

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Musique

Article détaillé : Musique danoise.

Sport

Article détaillé : Sport au Danemark.
La joueuse de tennis Caroline Wozniacki.

Le sport est populaire au Danemark. Ses habitants participent et pratiquent une grande variété de sports qui leur est offerte grâce à une politique volontariste du gouvernement et les écoles incitant les enfants à en pratiquer en plus.

Le football, sport le plus pratiqué avec 313 000 joueurs inscrits dans 1 600 clubs, ainsi que le handball sont considérés comme les deux sports nationaux[127]. Ce dernier est d'ailleurs considéré comme un sport d'origine danoise. L'équipe olympique nationale de handball féminin est la première et la seule équipe à avoir remportée les Jeux olympiques trois fois d'affilée en 1996, 2000 et 2004. L'équitation ainsi que la chasse, respectivement septième et neuvième sports les plus pratiqués en 2013 tiennent une place prépondérante de la culture danoise[128]. Ses nombreuses côtes littorales, ses plages ont permis le développement d'activités nautiques et aquatiques, où la pêche comme le canoë-kayak sont notamment populaires.

Grâce à son réseau de pistes cyclables et sa population utilisant le vélo pour 36 % leurs déplacements[129], le cyclisme tient naturellement une place prépondérante au sein des sports populaires au Danemark. Thorvald Ellegaard a ainsi gagné six titres mondiaux professionnels de cyclisme, trois européens et vingt-quatre nationaux, Bjarne Riis a gagné le Tour de France de 1996.

La joueuse de tennis danoise Caroline Wozniacki est souvent citée comme la meilleure du pays. Elle a terminé les saisons 2010 et 2011 de la WTA à la première place mondiale.

Le Danemark fait partie des 32 pays à avoir été séectionné pour la coupe du monde de football de 2018.

Fêtes et jours fériés

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Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Nouvel An Nytårsdag  
jours avant le Carême Mardi Gras Fastelavn
jeudi avant Pâques Jeudi saint Skærtorsdag  
vendredi avant Pâques Vendredi saint Langfredag  
mars/avril Pâques Påskesøndag Les Danois célèbrent trois jours pour Pâques.
le jour suivant Pâques Lundi de Pâques 2. påskedag  
5 juin Jour de la Constitution Grundlovsdag Signature de la constitution danoise en 1849.
4e vendredi après Pâques   Store bededag Jour des prières : un rassemblement de plusieurs jours fériés chrétiens en un jour plein.
40 jours après Pâques Ascension Kristi himmelfartsdag  
7 semaines après Pâques Pentecôte Pinse Les Danois célèbrent deux jours pour la Pentecôte.
24 décembre Veille de Noël Juleaften Les enfants reçoivent des cadeaux la veille de Noël.
25 décembre Jour de Noël (1.) juledag Les Danois célèbrent trois jours pour Noël.
26 décembre 2e jour de Noël 2. juledag  

Codes

Le Danemark a pour codes :

Notes et références

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Annexes

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes