Honfleur

Honfleur
Honfleur
Le Vieux Bassin en 2007.
Blason de Honfleur
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Lisieux
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Honfleur-Beuzeville
(siège)
Maire
Mandat
Michel Lamarre
2020-2026
Code postal 14600
Code commune 14333
Démographie
Gentilé Honfleurais
Population
municipale
7 138 hab. (2018 en diminution de 7,01 % par rapport à 2013)
Densité 522 hab./km2
Population
agglomération
17 632 hab. (2016)
Géographie
Coordonnées 49° 25′ 08″ nord, 0° 13′ 59″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 117 m
Superficie 13,67 km2
Unité urbaine Honfleur
(ville-centre)
Aire d'attraction Honfleur
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Honfleur-Deauville
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web ville-honfleur.com
Honfleur, été 2018.
Honfleur, entrée du port, été 2018

Honfleur est une commune portuaire normande (département du Calvados) située sur la rive sud de l'estuaire de la Seine, en face du Havre, tout près du débouché du pont de Normandie.

Elle est peuplée de 7 138 habitants[Note 1] (les Honfleurais).

Elle est surtout connue pour son Vieux Bassin, caractérisé par ses maisons aux façades recouvertes d'ardoises, et pour avoir été maintes fois représentée par des artistes, dont Gustave Courbet, Eugène Boudin, Claude Monet et Johan Barthold Jongkind, formant l’École de Honfleur qui contribua à l'apparition du mouvement impressionniste. Alphonse Allais et Erik Satie y sont nés dans la même rue.

La commune est classée quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris.

Géographie

Honfleur est située sur la rive gauche de l'estuaire de la Seine, au nord du pays d'Auge. Elle se trouve géologiquement à la limite des formations calcaires du Jurassique (oolithique) à l'ouest et du Crétacé (crayeux) au nord et à l'est. Son agglomération est à 15 km au nord-est de Trouville-sur-Mer, à 16 km au nord de Pont-l'Évêque, à 24 km à l'ouest de Pont-Audemer et à 25 km au sud-est du Havre (par le pont de Normandie)[1].

La ville est accessible en transport en commun par les lignes 20, 39, 50 des bus verts du Calvados.

Urbanisme

Typologie

Honfleur est une commune urbaine[Note 2],[3]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[4],[5]. Elle appartient à l'unité urbaine de Honfleur, une agglomération inter-départementale regroupant 12 communes[6] et 21 768 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Honfleur, dont elle est la commune-centre[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 11 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[9],[10].

La commune, bordée par la baie de Seine, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[11]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[12],[13].

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Hunefleth en 1025 ; Hunefloth vers 1062 ; Honneflo en 1198[14],[15] ; Honflue en 1246 ; Honnefleu, encore au XVIIIe siècle.

La prononciation dialectale est [χõ'fjø], rhonfyeu, avec un h initial fortement expiré proche du Ach-Laut allemand ou de la jota espagnole.

L'appellatif fleur, jadis fleu, est assez commun en Normandie sous forme de terminaison (cf. Barfleur, Vittefleur, Harfleur, Crémanfleur, Fiquefleur et la Gerfleur, rivière du Cotentin). Son sens est donné par un document du XIIIe siècle mentionnant le fleu de Lestre, c'est-à-dire « la rivière de Lestre », Lestre étant une actuelle commune du Cotentin située à l'embouchure de la rivière Sinope.

L'identification de la langue d'origine du terme fleu a donné lieu à diverses hypothèses : le vieux norrois[16], l'anglo-scandinave[17], le saxon[18] et enfin l'anglo-saxon[19].

Dans le nom de Barfleur qui est plus riche en formes anciennes, -fleur est attesté successivement sous les formes : -flueth en 1066-77 ; -floth en 1081-1087 ; -fluet au XIIe siècle ; -flo en 1160-1174 ; -flet en 1200 ; -flue en 1227 ; -flu en 1359 ; puis -fleu, etc.

Le vieux norrois flóð « flux, marée, flot » (cf. islandais flóð « inondation, marée haute », anglais flood, même sens) suggéré dans la première hypothèse convient assez mal sur le plan phonétique et sémantique, même s'il s'est hypothétiquement croisé avec l'ancien scandinave flói « rivière qui se jette dans la mer », ce sens est d'ailleurs rendu par l'ancien scandinave fljót « (grande) rivière, fleuve » (islandais fljót « grande rivière, fleuve » cf. Markarfljót, l'islandais flói signifiant « baie, golfe, terrain marécageux », ce qui fait douter pour flói du sens de « rivière qui se jette dans la mer »). Fljót correspondrait mieux pour la forme et pour le sens[Note 4]. Certes, phonétiquement, il explique difficilement les formes anciennes en -flet, -fluet, -fleth que l'on retrouve aussi pour les autres noms en -fleur. Quant au vieil anglais flōd « flux, marée, flot » (> anglais flood, même sens) proposé dans la seconde hypothèse, il ne se justifie pas davantage pour des raisons analogues.

On doit sans doute leur préférer le vieil anglais flēot « ruisseau, estuaire, bras de mer » et « flot » (cf. anglais fleet)[20] qui convient mieux, tant sur le plan phonétique que sur le plan sémantique. En effet, seule la diphtongue assez instable de l'anglo-saxon peut expliquer le flottement entre les formes flueth / fleth / floth au XIe siècle. À partir du XIIIe siècle, l'évolution en -flo / -flue, puis -fleu au XVe siècle va engendrer une confusion avec la prononciation dialectale du mot fleur[19], d'où cette réécriture « officielle » en -fleur.

On constate, comme pour d'autres appellatifs et toponymes de Normandie, une analogie avec les noms de lieux anglo-scandinaves d'Angleterre (Yorkshire notamment) qui se terminent par -fleet : Adlingfleet (en) (Adelingesfluet 1086), Marfleet (en) (Merefluet 1086), Ousefleet (en) (Useflete 1100–1108), etc.

L'élément Hon- serait issu, quant à lui, d'un nom de personne anglo-saxon Huna ou vieux norrois Húni (variante Húnn)[21] que l'on retrouve probablement à La Rivière-Saint-Sauveur (commune contiguë à Honfleur) dans le nom de Honnaville, homonyme du hameau de la Honneville à Saint-Georges-du-Mesnil.

Une autre explication a été proposée pour l'élément Hon-, c'est-à-dire l'étymon vieux norrois horn « corne », d'où également « coin », « angle », et donc pour Honfleur le sens hypothétique de « la rivière du tournant ». Il est vrai que la rivière de Claire fait un angle de 90° degrés à l'embouchure de la Seine[22]. Cependant, cette interprétation se heurte à une difficulté de taille : aucune attestation ancienne ne la confirme, ni la présence d'un [r], ni d'un [n] géminé (du moins avant le XIIIe siècle), trace de son assimilation. Elle différerait en cela des autres toponymes d'origine scandinave comportant un [r] devant [n], tel que Barneville par exemple[19].

De plus, un élément semblable peut souvent être reconnu dans deux toponymes contigus, ce qui suggère une relation entre les deux : ainsi Honfleur peut être associé à Honnaville, tout comme Crémanfleur l'est à Crémanville ou encore Barfleur à Barbeville. Ce genre de relation se retrouve par ailleurs fréquemment dans la toponymie normande : Muneville-sur-Mer (Manche, Mulevilla s. d., Mulleville 1349, toponyme en -ville basé sur le nom de personne norrois Muli) et le ruisseau le Mulambec qui arrose la commune[23]. En revanche, l'association d'un appellatif vieux norrois avec l'élément -ville est très rare, voire douteuse.

La ressemblance avec le nom de la baie de Húnaflói en Islande est sans doute fortuite[24].

Le gentilé des habitants de Honfleur : les Honfleurais n'est donc pas étymologique, alors que l'on nomme les habitants de Barfleur le plus souvent les Barflotais.

Histoire

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Dessin anonyme XIXe siècle. La route de Lisieux.

La première mention écrite attestant l'existence de Honfleur émane de Richard III, duc de Normandie, en 1027. Il est également avéré qu'au milieu du XIIe siècle, la ville représentait un important port de transit des marchandises au départ de Rouen vers l'Angleterre.

Située au débouché de la Seine, un des principaux fleuves du Royaume de France, au contact de la mer et appuyée sur un arrière-pays relativement riche, Honfleur bénéficiait d'une position stratégique qui s'est révélée à partir de la guerre de Cent Ans. Charles V fait fortifier la bourgade afin d'interdire l'estuaire de la Seine aux Anglais avec l'appui du port d'Harfleur, situé juste en face et de l'autre côté de l'estuaire. Cela verrouillait du même coup l'entrée de la Seine aux navires ennemis. En 1357 ou 1358, Honfleur est cependant prise par un routier anglais, Robert Knolles, à la solde des Anglais, avec l'aide de gens d'armes dont le bâtard de Mareuil, Jacques de Pipes, Friquet de Friquant, messire de Foudriguais[25]. La ville est occupée et le sera à nouveau de 1419 à 1450. L'armée royale de Charles VII reprend la ville au bout de trente-neuf jours[26].

En dehors de cette période, son port servit de base de départ à de multiples expéditions françaises se livrant à des razzias le long des côtes anglaises, avec notamment la destruction partielle de la ville de Sandwich dans le comté de Kent autour de 1450, après que les Anglais eurent quitté la Normandie à la suite de la défaite de Formigny[27].

Après la fin de la guerre de Cent Ans et jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, Honfleur continue de se développer notamment grâce à la construction navale, au commerce maritime et aux expéditions lointaines. Cependant, de graves troubles vont éclater lors des guerres de Religion dans la seconde partie du XVIe siècle. La ville est prise par Henri IV au début de 1590[28].

Dans le même temps, la cité participera aussi au mouvement des grandes découvertes[29], avec notamment Jehan Denis qui visitera le Labrador et Terre-Neuve dont il prendra possession au nom du roi de France en 1506. Ces nombreuses expéditions feront du port un des tout premiers de France vers les Amériques et notamment les colonies françaises du Nouveau Continent, d'où les voyages répétés de Samuel de Champlain à partir d'ici, dont l'un aboutira à la fondation de la ville de Québec en 1608. Honfleur fut également une cité corsaire et un de ses fils, Jean Doublet, s'illustrera dans la guerre de course.

À partir de cette période, le commerce de Honfleur prospère avec la multiplication des relations avec le Canada, la Louisiane, les Antilles, les côtes africaines et les Açores, faisant de la ville l'un des cinq principaux ports négriers de France. Cette époque voit la ville s'agrandir avec le démantèlement d'une partie de ses fortifications, devenues obsolètes, sur l'ordre de Colbert. Abraham Duquesne fait transformer le « hâvre du dedans », simple port d'échouage, en un véritable bassin à flot qui sera terminé en 1684, que l'on surnomme aujourd'hui le Vieux Bassin, et qui contribue à la réputation actuelle de la ville. Une partie de la richesse de la cité est assurée aussi par la Grande Pêche sur les bancs de Terre-Neuve, la pêche à la morue, et le commerce des peaux. D'autres marins honfleurais vont s'illustrer dans les guerres de la Révolution française et de l'Empire, il s'agit du capitaine de vaisseau Morel-Beaulieu et des contre-amiraux Hamelin et Motard.

Le port prend aussi une part importante au commerce triangulaire[30], et devient, avec 134 expéditions organisées[31], le 7e port négrier français. Honfleur sert alors de port de secours ace à l’engorgement du port du Havre, en particulier pendant son apogée négrier de 1783 à 1791[32].

La perte des colonies françaises d'Amérique, la concurrence avec le port du Havre, les guerres de la Révolution française et du Premier Empire, avec notamment le blocus continental, causent la ruine de Honfleur, qui ne se releva que partiellement au cours du XIXe siècle avec la reprise du commerce du bois en provenance du Nord de l'Europe.

Le peintre paysagiste Paul Huet lors d'un séjour à Honfleur en 1861 réalise une toile Grande marée d'équinoxe aux environs de Honfleur, conservée au Musée du Louvre[33].

Cet essor économique du port fut limité par l'ensablement du port, qui parvient pourtant à fonctionner encore aujourd'hui. Cependant, il ne constitue plus à l'heure actuelle qu'une annexe du port de Rouen, dont il est l'avant-port, en partenariat avec la chambre de commerce et d'industrie du Pays d'Auge.

Lors des étés 1923, 1924 à 1925 se tiennent à Honfleur des rencontres internationales pacifistes réunissant des jeunes femmes et hommes de nombreux pays[34].

Honfleur a été libérée le par l'armée belge (brigade Piron)[35]. La ville n'a subi aucune destruction pendant la Seconde Guerre mondiale, la faisant figurer parmi les rares cités normandes épargnées.

Héraldique

Armes de Honfleur

Les armes de la commune de Honfleur se blasonnent ainsi :
De gueules à la tour donjonnée d'argent maçonnée de sable, accostée de deux fleurs de lys d'or, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys aussi d'or[36].

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Une rue de Honfleur.

En 1973, Honfleur a fusionné avec la commune de Vasouy (159 habitants en 2007), qui dispose depuis lors du statut de commune associée.

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Albert Patin    
1947 1971 Maurice Delange RPF puis DVD Conseiller général du canton d'Honfleur (1945-1951)
1971 1995 Marcel Liabastre DVD Conseiller général du canton d'Honfleur (1976-1994)
1995 En cours Michel Lamarre[37] DVD[38] Conseiller général du canton d'Honfleur (1994-2015)
Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.

Le conseil municipal est composé de vingt-neuf membres dont le maire et huit adjoints[37]. L'un de ces conseillers représente la commune associée de Vasouy et en est le maire délégué.

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[40].

En 2018, la commune comptait 7 138 habitants[Note 5], en diminution de 7,01 % par rapport à 2013 (Calvados : +0,6 %, France hors Mayotte : +2,36 %). L'évolution du nombre d'habitants suit une certaine constance. Le maximum de la population a été atteint 1866 avec 9 946 habitants.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9 2568 6649 7249 6378 8889 1309 5809 9129 361
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9 1299 5539 9469 0619 2719 6019 7269 4509 297
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 6109 4519 2988 7078 4918 0317 8617 9318 661
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
9 1419 2929 1888 4958 2728 1788 1398 1637 440
2018 - - - - - - - -
7 138--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[41] puis Insee à partir de 2006[42].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,2 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,3 %, 15 à 29 ans = 19,7 %, 30 à 44 ans = 20,9 %, 45 à 59 ans = 19,9 %, plus de 60 ans = 18,2 %) ;
  • 53,2 % de femmes (0 à 14 ans = 18,7 %, 15 à 29 ans = 16,6 %, 30 à 44 ans = 19,2 %, 45 à 59 ans = 18,4 %, plus de 60 ans = 27,1 %).
Pyramide des âges à Honfleur en 2007 en pourcentage[43]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,1 
5,8 
75 à 89 ans
12,4 
11,9 
60 à 74 ans
13,6 
19,9 
45 à 59 ans
18,4 
20,9 
30 à 44 ans
19,2 
19,7 
15 à 29 ans
16,6 
21,3 
0 à 14 ans
18,7 
Pyramide des âges du département du Calvados en 2007 en pourcentage[44]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
5,9 
75 à 89 ans
9,4 
12,3 
60 à 74 ans
13,7 
21,0 
45 à 59 ans
20,4 
20,5 
30 à 44 ans
19,2 
20,3 
15 à 29 ans
19,0 
19,7 
0 à 14 ans
17,3 

Écologie et environnement

La ville de Honfleur a inauguré, le , une nouvelle station d'épuration, qui utilise le procédé phytorestauration pour la dépollution.

La commune est une ville fleurie (quatre fleurs) au concours des villes et villages fleuris[45].

Le bassin des chasses est en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type I, sous le no 250020106[46].

Économie et industrie

La salle de bain d'un hotel à Honfleur. Septembre 2015.
  • Siège de la chambre de commerce et d'industrie du pays d'Auge, qui gère en partie le port de Honfleur et l'aéroport de Deauville - Saint-Gatien.
  • L'usine Ceca, ouverte en 1895 est située avenue du président Duchesne. C'est le premier employeur de la commune avec 110 salariés. Depuis 1975 elle est spécialisée dans la production de tamis moléculaires pour l'adsorption et la filtration. Elle s'étend sur environ 9 hectares.
  • L'usine Tolsa, entreprise espagnole, constituée de trois lignes de production de litières pour chat. Elle emploie 45 salariés et fournit près d'un tiers du marché français.
  • L'entreprise de prêt à porter Anne Fontaine est située avenue du Canada, depuis 1998.
  • L'entreprise Karver Systems, systèmes d'accastillage (créé en 2004 par Marin Clausin), 15 p.[47].
  • L'entreprise Buronomic, ouverte en 1981 est située route Samuel Champlain. Elle fabrique du mobilier pour professionnels.
  • Normandy Outlet, un village des marques, a ouvert en .
  • Commerce : art, restauration, etc.
  • Tourisme.

Patrimoine

La commune compte 57 monuments historiques, parmi lesquels l'église Sainte-Catherine, l'église Saint-Étienne, l'église Saint-Léonard, deux greniers à sel, la lieutenance et la plupart des maisons du quai Sainte-Catherine.

Vieux bassin

Bâtiments religieux

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Église Sainte-Catherine

L'église Sainte-Catherine a été classée monument historique par liste de 1875[48].

Église Saint-Étienne

L'église Saint-Étienne a été classée monument historique par arrêté du [49].

Ancienne église paroissiale de style gothique, en partie des XIVe et XVe siècles. C'est la plus ancienne de la cité. Elle est construite en pierre calcaire crayeuse avec silex et en pierre de Caen, la ville de Honfleur étant située à la limite de ces deux types de formations calcaires. Le clocher est recouvert d'un essentage en bois de châtaignier. De nos jours, elle abrite le musée de la Marine.

Église Saint-Léonard

L'église Saint-Léonard a été classée monument historique par arrêté du [50].

Chapelle Notre-Dame-de-Grâce

Situé sur les hauteurs dominant la ville, mais sur le territoire d'Équemauville, cet édifice reconstruit à la suite de l'effondrement de la falaise abrite des ex-voto, maquettes de bateaux et un orgue réalisé par le facteur d'orgue Dupont en 1990. À l'extérieur, on peut voir les cloches des pèlerinages.

Autres bâtiments

Greniers à sel

Deux greniers subsistent sur les trois d'origine, l'un ayant été détruit par un incendie. Ces deux édifices contenaient Modèle:Unité:10000 de sel, destinées à conserver le poisson de ce port de pêche important. Ils furent construits au XVIIe siècle, après que les habitants de la ville en ont reçu l'autorisation de Colbert. Le sel provenait essentiellement de Brouage. Les murs sont construits en gros moellons de calcaire crayeux et les charpentes de bois, construites par les charpentiers de marine évoquent des coques de vaisseaux du XVIIe siècle.

Ils ont été classés monuments historiques par arrêtés des et [52].

Musées

Plaque sur le musée Alphonse Allais.

Maisons natales de personnalités

Plaque sur la maison natale de Lucie Delarue-Mardrus.

Maisons de personnalités

Statues

  • Un buste représentant Eugène Boudin situé dans le mur à l'angle de la rue aux Chats et la rue Bourdet.
  • Un buste représentant Jean Doublet situé dans le mur à l'angle de la rue des Capucins et la rue Jean Doublet.
  • Un buste représentant Samuel de Champlain réalisé par Alphonse Camille Terroir, situé au nord de la façade sud-est de la Lieutenance. Il est inauguré le 3 septembre 1983 par Jean Pelletier. La plaque commémorative sous le buste est inaugurée le 3 septembre 1899.
  • La fontaine des moulières réalisée par Jean-Marc de Pas. Elle est située sur le rond-point de la place de la Porte de Rouen. Elle est inaugurée en 2004.
  • Un buste en bronze représentant Eugène Boudin réalisé par Ernest Guilbert, situé dans le jardin public. Sur le piédestal en granit sont sculptés une palette, un pinceau et une branche de laurier.
  • Le monument Albert Sorel réalisé par Jules Chaplain. Il est inauguré le par Raymond Poincaré. Le , sous le régime de Vichy, le médaillon en bronze est démonté et fondu, dans le cadre de la mobilisation des métaux non ferreux.
  • La statue de Kachtanka, située sur une pierre au milieu d'un étang dans jardin public. Elle est réalisée par Alexander Taratynov  et inaugurée en novembre 2013.

Jardins

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  • Jardin du Tripot, inauguré en décembre 2013.

Bateaux

Activité et manifestations

Jumelages

Arts

Honfleur héberge un grand nombre d'artistes peintres, d'ateliers d'artistes et de galeries d'art.

Sports

Le Club sportif honfleurais fait évoluer une équipe de football en ligue de Basse-Normandie et deux autres en divisions de district[54].

La 2e étape du Tour de France 1919 a emprunté le territoire de la commune.

Personnalités liées à la commune

Naissances

Eugène Boudin.

Décès

Autres

Plaque commémorative des départs de Champlain dans le port de Honfleur.
par ordre chronologique

Honfleur dans les arts

Littérature

Plusieurs poèmes du recueil La nuit remue, publié par le poète belge et français Henri Michaux en 1935, se déroulent à Honfleur (principalement "Projection" et "Intervention").

Cinéma

De nombreux films ont été tournés en tout ou partie à Honfleur, notamment :

Depuis 1995, chaque année fin novembre, Honfleur accueille le Festival du cinéma russe à Honfleur, il s'agirait du plus important festival français consacré au cinéma russe[64]. Des réalisateurs, producteurs ou acteurs des films en compétition y sont invités.

Musique

  • Honfleur apparaît dans les paroles de la chanson Vesoul, écrite, composée et interprétée par Jacques Brel en 1968.
  • Charles Dumont (un des compositeurs d'Édith Piaf), a composé et interprété la chanson écrite par Sophie Makhno : Nuit blanche à Honfleur. Cette chanson a été écrite et composée dans les années 1970, à l'hôtel du Cheval Blanc à Honfleur.
  • Le chansonnier québécois (et artiste peintre) Pierre Calvé a écrit, composé, chanté et enregistré la chanson Honfleur au sein de l'album Aquarelles (2003).

Notes et références

Notes

  1. Population municipale 2018.
  2. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Quitte à imaginer une influence de plusieurs étymons différents, il convient sans doute davantage de proposer l'ancien scandinave fljót « (grande) rivière, fleuve », qui aurait été influencé phonétiquement par flóð « flux, marée, flot » à l'origine du mot français flot au sens de « marée montante », ce terme plus spécialisé s'étant perpétué dans la langue courante, en outre, il semble que l'ancien français connaissait une forme fluet « fleuve, flot » attesté au milieu du XIIe siècle in CNRTL : étymologie de flot (1) [1]
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
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Voir aussi

Bibliographie

  • Pierre Philippe Urbain Thomas, Histoire de la ville de Honfleur, 1840
  • Élizabeth Noël Le Coutour, Le Honfleurais aux sept naufrages, Jean Doublet, L'Harmattan 1996 (ISBN 2-7384-4745-7)
  • Pierre Boiteau (Piboi)
    • Honfleur et son canton au quotidien (1939-1945), tome I, préface de Claude Dulong, La Lieutenance, 2000 (ISBN 978-2-91-204407-5)
    • Honfleur et son canton au quotidien (1939-1945), tome II, La Lieutenance, 2001 (ISBN 978-2-91-204408-2)
    • Votez Démarais ?, La Lieutenance, 2001 (ISBN 978-2-86-743399-3)
    • La Fête des Marins à Honfleur des origines à nos jours, éditions de la Lieutenance (collection "Les carnets d'Honfleur"), Honfleur, 2011 (ISBN 2-912044-20-0)
  • Dominique Bougerie, Honfleur et les Honfleurais : cinq siècles d'histoires, cinq tomes, Honfleur, 2002-2009
  • Dominique Bougerie, Honfleur, terre d'élection d'une littérature normande, deux tomes, Honfleur, 2005-2007
  • Jean Mettas, « Honfleur et la traite de noirs au XVIIIe siècle », Revue française d'histoire d'outre-mer, 1973. [lire en ligne]
  • Halwart Schrader, Honfleur - La Ville de nos Rêves, (ISBN 978-2-911870-17-0)

Articles connexes

Liens externes