Saint-Sébastien-de-Morsent

Saint-Sébastien-de-Morsent
Saint-Sébastien-de-Morsent
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Évreux
Canton Évreux-1
Intercommunalité Évreux Portes de Normandie
Maire
Mandat
Bruno Groizeleau
2014-2020
Code postal 27180
Code commune 27602
Démographie
Gentilé Sébamorsentin
Population
municipale
5 750 hab. (2016 en augmentation de 16 % par rapport à 2011)
Densité 574 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 34″ nord, 1° 05′ 25″ est
Altitude Min. 75 m
Max. 137 m
Superficie 10,02 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Normandie

Voir sur la carte administrative de Normandie
City locator 14.svg
Saint-Sébastien-de-Morsent

Géolocalisation sur la carte : Eure

Voir sur la carte topographique de l'Eure
City locator 14.svg
Saint-Sébastien-de-Morsent

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Sébastien-de-Morsent

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Sébastien-de-Morsent

Saint-Sébastien-de-Morsent est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

Géographie

Communes limitrophes

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous la forme Morcenc à la fin du XIIe siècle[1].

Du bas latin murocinctus, « localité ceintes de murs »[2].

Histoire

L'histoire de la commune est intimement liée au site de la Musse, qui signifie « lieu bien discret et caché », où, au XIe siècle, se dressait un château fort commandant la vallée de l'Iton et qui appartenait au seigneur de Bois Gencelin. Outre la Musse, celui-ci possédait quatre autres fiefs : Morsent (même étymologie que Morsan), Saint Jean, le Buisson et Notre-Dame qui, aujourd'hui, constituent les différents quartiers de la commune. Il ne reste aucun vestige des châteaux, ni du prieuré, ni des chapelles érigés sur ces territoires.

L'église, qui date du XIVe siècle, a longtemps été un lieu de pèlerinage qui a pris un grand développement au moment où l'Europe et l'Asie connurent la terrible épidémie appelée « peste noire ». Lorsqu'elle apparut à Évreux en 1517, on pensa à recourir à saint Sébastien. Ses attributs sont les flèches, instruments de son supplice. On lui attribuait le pouvoir d'arrêter les épidémies de peste car on considérait cette épidémie comme décochée par les flèches d'un Dieu irrité.

La commune connut ce pèlerinage jusqu'à la fin du XIXe siècle ; il avait lieu le lundi de Pentecôte et le jeudi de la Fête-Dieu. Les pèlerins venaient de paroisses très éloignées et étaient précédés des frères de Charité avec, à leur tête, le tintenellier qui cadençait leurs pas au rythme de ses deux tintenelles (cloches). Les malades contagieux, interdits de rentrer dans l'église, suivaient la messe depuis l'extérieur par l'intermédiaire d'une ouverture aménagée dans le mur.

La commune de Saint-Sébastien-de-Morsent est née le 30 décembre 1844 ; elle est issue de la réunion de Saint-Sébastien-du-Bois-Gencelin à Notre-Dame et Saint-Jean-de-Morsent déjà réunies depuis 1274.

À cette époque, outre l'agriculture, une briqueterie fait vivre les habitants. Chaque semaine, les cinq fours cuisent des milliers de briques. Parmi les maisons les plus anciennes de la commune, on peut découvrir encore ces maisons en brique.

L'enseignement était donné au hameau du Buisson dans une des propriétés appartenant au comte de Fayet, le plus important propriétaire terrien à l'époque, et ce sont les religieuses de la Providence d'Évreux qui enseignaient. La commune entre de plain-pied dans la République avec l'ouverture de la première école communale en mai 1903.

Le 19 janvier 1870, le 17e régiment de hussards prussiens envahit la région d’Évreux. Un des escadrons occupe alors la commune, alors qu'une troupe de francs-tireurs font le coup de feu contre l'envahisseur.

En 1928, c'est le sanatorium de la Musse qui s'installe dans la commune qui compte alors 240 habitants.

Jusque dans les années 1960, la commune reste une commune rurale : les seules dépenses d'investissement sont liées à l'adduction de l'eau, au goudronnage des routes (le programme prévoyait 2 km d'enrobé par an).

En 1970, un ensemble de 700 maisons individuelles bon marché, le Vert Village, est construit à l'entrée est de l'agglomération, dans le cadre du programme des chalandonnettes du ministre de l'Équipement d'alors, Albin Chalandon.

La commune connaît sa plus forte expansion dans les années 1970 et atteint son chiffre record de plus de 5 000 habitants. Dès lors, Saint-Sébastien apparaît comme une commune périurbaine d'Évreux et l'ensemble des services et associations voient le jour.

Au début des années 1990, les habitants de la commune reçoivent le nom de Sébamorsentins et Sébamorsentines.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
décembre 1844 aout 1863 Antoine Baudard    
aout 1863 aout 1885 Charles Quidbeuf    
aout 1885 septembre 1893 Charles Ramier    
septembre 1893 octobre 1921 Louis Trude    
octobre 1921 février 1924 Léopol Viguier    
février 1924 février 1935 Désir Doucerain    
février 1935 septembre 1943 Seraphin Godefroy    
septembre 1943 aout 1945 Gaston Fauvrat    
aout 1945 septembre 1947 Roger Lhermite    
septembre 1947 mars 1959 René Parent    
mars 1959 mars 1989 Gabriel Malard RPR  
mars 1989 mars 2001 Didier Lafféach PS  
mars 2001 mars 2014 Serge Bontemps UMP  
mars 2014 En cours Bruno Groizeleau DVD Cadre

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4].

En 2016, la commune comptait 5 750 habitants[Note 1], en augmentation de 16 % par rapport à 2011 (Eure : +2,5 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
142158153116140119127264245
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
232225240243229214210224251
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2092402352032303761 0889521 096
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
8411 2523 2504 6264 1813 8124 2084 6975 265
2016 - - - - - - - -
5 750--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Établissements scolaires :

  • Groupe scolaire Marie-Laurencin (3 classes en maternelle et 5 en élémentaire) ;
  • Groupe scolaire Louis-et-Louise-Leforestier (4 classes en maternelle et 7 en élémentaire).

Enseignement universitaire (Université de Rouen) :

Lieux et monuments

  • Église Saint-Sébastien ;
  • Manoir de l'Aulnay, construit dans le style anglo-normand, que ne renierait pas Henri Jacquelin.
  • Sanatorium de La Musse, fondé à l'initiative d'Almire Breteau en 1932.

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. Ernest Nègre -Toponymie générale de la France - Volume 1 - Page 393
  2. ibidem
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

[[Catégorie:Aire urbaine d'Évreux]