Cormelles-le-Royal

Cormelles-le-Royal
Cormelles-le-Royal
L'hôtel de ville.
Blason de Cormelles-le-Royal
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Caen
Canton Ifs
Intercommunalité Caen la Mer
Maire
Mandat
Jean-Marie Guillemin
2014-2020
Code postal 14123
Code commune 14181
Démographie
Gentilé Cormellois
Population
municipale
4 864 hab. (2016 en augmentation de 2,31 % par rapport à 2011)
Densité 1 398 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 09′ 14″ nord, 0° 19′ 49″ ouest
Altitude Min. 13 m
Max. 37 m
Superficie 3,48 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-de-cormelles-le-royal.fr

Cormelles-le-Royal est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 4 864 habitants[Note 1].

Géographie

Cormelles-le-Royal se situe en plaine de Caen, dans la banlieue sud de Caen. Son centre est à 4,5 km du centre de la capitale régionale[1].

Situé dans le bassin de l'Orne, le territoire couvre une superficie de 348 hectares et est peuplé de 4 864 habitants[Note 2], soit une densité de 1 397 habitants/km2.

Le point culminant (37 m) se situe en limite sud, près de l'échangeur du périphérique sud. Le point le plus bas (13 m) correspond à la sortie de l'unique cours d'eau de la commune du territoire, au nord-est.

Les communes limitrophes sont Caen, Mondeville, Grentheville et Ifs.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Cormellis vers 1070[2] et Cormellæ en 1195[3].

L'origine du toponyme n'est pas clairement établie, mais Albert Dauzat et Charles Rostaing émettent l'hypothèse de l'ancien français corme, « sorbe » avec le diminutif -ella[3]. Il semble désigner un lieu planté de cormiers (arbre de la famille des sorbiers), dont la corme (fruit) servait à fabriquer une boisson appelée cormée, une sorte de cidre. Royal est une allusion à des privilèges accordés aux habitants de cette localité par Philippe VI par lettres patentes du 22 juin 1347[4].
Une autre version proviendrait du pré-latin corn dérivé de la base cor qui veut dire « escarpement ou hauteur » ( Cormelles est sur les hauteurs de Caen). Associé au suffixe romain mella, cela a donné le nom de Cormellæ en 1195[5].

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune, créée à partir de la paroisse de Cormelles-le-Royal[4] a porté le nom de Cormelles-le-Libre qui fut ensuite écourté en Cormelles[6].

Le déterminant « le-Royal » est à nouveau ajouté en 1969.

Le gentilé est Cormellois.

Histoire

Le territoire de la Guérinière faisait autrefois partie de Cormelles, la limite nord de la commune suivant le chemin aux Bœufs entre la route de Falaise et le chemin de la Sente-de-Mondeville (actuellement boulevard de l'Avenir). La famille de la Guérinière y possédait un château, situé entre les actuelles rues de la Charité, du Clos-du-Monastère et du Champ-de-Foire. Le château a été détruit pendant la bataille de Caen. En 1875, la ville de Caen a acheté les 27 ha de terrain de l'académie d'équitation de Caen, située sur le domaine du château de la Guérinière, pour y aménager un champ de manœuvre pour les garnisons de la ville. En 1951, ce territoire a été officiellement rattaché à la commune de Caen.

Durant la bataille de Normandie, le village est fortifié par les Allemands, peu avant le déclenchement des opérations Goodwood et Atlantic par les Britanniques et les Canadiens[8] Le village est libéré le 19 juillet 1944 par les bataillons du Canadian Scottish et la North Nova Scotia Highlanders appartenant à la 3e division d'infanterie canadienne après des combats contre des soldats de la 272e division d'infanterie allemande[8]. Trois semaines plus tard, des troupes canadiennes et polonaises s'y rassemblent en vue du lancement de l'opération Totalize. Le 8 août, l'aviation américaine les bombarde par erreur provoquant des pertes[8].

La commune de Cormelles-le-Royal est décorée de la Croix de guerre 1939-1945.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? mars 1983[9] Charles Auvray   Réélu en 1977
mars 1983[9] mars 2014 Bernard Oblin DVD Agriculteur
mars 2014[10] en cours Jean-Marie Guillemin DVD Cadre dans l'industrie
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de vingt-sept membres dont le maire et huit adjoints.

Circonscription

En 1793, la commune est incorporée au canton du Mesnil-Frémentel, dans le district de Caen[11]. En 1801, elle est rattachée à l'arrondissement de Caen, d'abord au canton de Caen-Sud, puis à celui de Caen-Est en 1815, de nouveau à celui de Caen-Sud en 1967 et au canton de Caen-10 en 1982[11]. En 2015, dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014, la commune est rattachée au canton d'Ifs[12].

Enseignement

La commune dispose de deux écoles maternelles : l'école maternelle des Verts Prés et l'école maternelle des Drakkars. Elles ont chacune une petite, une moyenne et une grande section réparties en deux ou trois classes.

Elle dispose de deux écoles élémentaires : l'école élémentaire de la Vallée et l'école élémentaire des Drakkars, pour les classes du CP, CE1, CE2, CM1 et CM2.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2016, la commune comptait 4 864 habitants[Note 3], en augmentation de 2,31 % par rapport à 2011 (Calvados : +1,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
185216218216229308268277280
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
251276293281268273254276233
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2832813063974615055546721 174
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 6291 8623 0993 4424 6044 5994 4524 4314 818
2016 - - - - - - - -
4 864--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

La commune a hébergé une usine pyrotechnique de 1916 à 1919. Sur son emplacement, une usine Moulinex est construite en 1963[17]. Elle ferme en 2001.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

La mairie

Les services de la mairie sont installés dans l’ancien presbytère de la paroisse. Le bâtiment, aux lignes simples, a été construit en pierre de Caen en 1738 par l’abbé Pierre Manchon de Gournay, à ses frais, sur un terrain appartenant à la cure de Cormelles. L’escalier intérieur en pierre est pourvu d’une superbe rampe en fer forgé du XVIIIe siècle ornée des initiales de l’abbé.

Dès 1794, le culte catholique étant supprimé dans la paroisse de Cormelles, le presbytère est loué par la commune à des familles cormelloises qui s’y partagent l’habitation. Une des pièces fait office de mairie et de salle de conseil municipal. De 1802 à 1826, la paroisse d’Ifs dont dépend Cormelles, prend possession du presbytère et de l’église.

Après 1945, des familles sinistrées y sont relogées. C’est en 1970 que la mairie y installe définitivement ses services. Le développement de la commune entraîne, en 1999, la nécessité d’un agrandissement des bureaux. Une nouvelle aile construite côté rue des Écoles, en pierre de Caen, s’harmonise avec l’ancien presbytère. Devant cette façade, les jardins très fleuris en font un espace public agréable.

L'église de Cormelles-le-Royal

L'église Saint-Martin.

Placée sous l’invocation de saint Martin, l'église située au cœur du bourg, ne présente pas d’intérêt architectural particulier. Construite en pierre calcaire au cours des XVIe et XVIIe siècles sur l’emplacement d’une chapelle, elle subit les affres de l’histoire et du temps.

La tour actuelle, en forme de cloche, fut édifiée en 1776 à la suite du tremblement de terre qui ébranla la tour carrée. Endommagée suite aux bombardements de 1944, l’église a par la suite été restaurée. Les vitraux ont été posés en 1958. La grille en fer forgé du chœur est l'œuvre d'un Cormellois qui a fait également don du chemin de croix en bois.

Activité et manifestations

L'OMACL (Organisation de manifestations, culturelles et de loisirs), depuis 1985, association de bénévoles, qui a pour but d'animer et de divertir la commune par de diverses manifestations (cabaret, théâtre, chanson, sortie culturelle).

Sports

L'Entente sportive Cormelles-le-Royal fait évoluer une équipe féminine de football en ligue de Basse-Normandie après avoir évolué plusieurs années au niveau national (2e division en 2013-14), et trois équipes masculines en divisions de district[18].

Cormelles-le-Royal présente aussi des équipes de tennis et de judo.

Jumelages

Personnalités liées à la commune

  • Gilles-André de La Rocque, historiographe, héraldiste de Louis XIV et de la maison d'Harcourt, chevalier de l'ordre de Saint-Michel, auteur de l'histoire de la maison d'Harcourt, il est né à Cormelles en 1597 (1598). Il est membre de l'académie des belles lettres de Caen.
  • M. de Bonnaire, célèbre par l'industrie des blondes (dentelles de soie) est mort en 1832. Il a été maire de Cormelles et un bienfaiteur pour la commune. La mode ayant fait prévaloir l'usage des dentelles de soie, M. Bonnaire et quelques autres fabricants de l'arrondissement de Caen, ont perfectionné et enrichi cette dentelle qui était recherchée dans toute l'Europe.
  • Samuel Bochart, né en 1599 à Rouen, fils d'un pasteur de Caen. Il fait ses études à Paris, Sedan, Saumur, Oxford et Leyde. Il est nommé à Caen sur une place vacante de pasteur en juin 1624. En 1652, 1653, il est invité par la reine Christine de Suède pour développer la théologie réformée. En 1653, il est nommé à la tête de l'académie des Arts et Belles Lettres de Caen dont le siège est l'hôtel du Grand Cheval (hôtel d'Escoville). Écrivain, nous trouvons parmi ses œuvres : Polémique avec le jésuite Véron (1628), Géographie sacrée (1628), l'Héroïcon (1663). Marié à Suzanne de Béversluys, il eut une fille Esther qui épousa le 14 novembre 1649 Pierre Lesueur, sieur de Cormelles et de Colleville, Conseiller au parlement de Normandie. Il mourut le 16 mai 1667 au cours d'une discussion de l'académie des Arts et Belles Lettres. Étant protestant, il ne pouvait pas être enterré dans le cimetière de la commune, il le fut donc chez son gendre, Pierre Lesueur « Dans un bosquet (qui portait le nom de bois aux Protestants), maintenant transformé en herbage, borné en partie vers le nord par les restes du manoir seigneurial de Cormelles et joignant immédiatement la delle appelée le clos du pavillon, le corps étant enterré à 2,60 m du mur qui sépare cet herbage du cimetière et des jardins de M. Marguere à 10 m vers le sud de l'angle aigu formé par la rencontre de ce mur avec celui du cimetière communal. »
  • Jules Morière (1817 à Cormelles-le-Royal - 1888), naturaliste.

Héraldique

Armes de Cormelles-le-Royal

Les armes de la commune de Cormelles-le-Royal se blasonnent ainsi :

D'azur à la tour crénelée de cinq pièces d'or, ouverte du champ, maçonnée de sable, accompagnée de trois fleurs de lys aussi d'or, au chef cousu de gueules chargé de deux léopards affrontés d'or.

Notes et références

Notes

  1. Population municipale 2016.
  2. Population municipale 2016 en augmentation de 2,31 % par rapport à 2011, légale en 2019.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. Distance routière la plus courte selon Viamichelin.fr
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 1 : Formations pré-celtique, celtiques, romanes, Genève, (lire en ligne), p. 282
  3. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  4. a et b Gervais de La Rue, Essais historiques sur la ville de Caen et son arrondissement, t. 1, Rouen, (lire en ligne), p. 357
  5. Les noms de lieux celtiques, premières séries, Vallées et Plaines, François Falc’Hun. Edition Armoricaine.
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. a b et c "Cormelle-le-Royal", page 188, dans le Dictionnaire du Débarquement, sous la direction de Claude Quétel, éd. Ouest-France, 2011.
  8. a et b « Bernard Oblin ne se représentera pas en 2014 », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 31 mars 2016)
  9. « Huit adjoints réunis autour de Jean-Marie Guillemin », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 13 avril 2014)
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Cormelles-le-Royal », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 20 mars 2015)
  11. Décret no 2014-160 du 17 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Calvados
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. Nathan Hervé, « Cormelles, crépuscule d'une usine », Libération,‎ (lire en ligne)
  16. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – Ent.S. Cormelles » (consulté le 31 mars 2016)

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes