Jacques Brel

Jacques Brel
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Jacques Brel en 1962.
Informations générales
Surnom Le Grand Jacques
Nom de naissance Jacques Romain Georges Brel
Naissance
Drapeau de la Belgique Schaerbeek (une des 19 communes bruxelloises),
Belgique
Décès (à 49 ans)
Bobigny, France
Activité principale Auteur-compositeur-interprète, acteur, réalisateur, poète
Genre musical Chanson française
Instruments guitare
Années actives 19531977
Labels Disques Barclay
Site officiel www.fondationbrel.be
Jacques Brel au Donjon de Toulouse (septembre 1962).

Jacques Brel, né le à Schaerbeek et mort le à Bobigny, est un auteur-compositeur-interprète, poète, acteur et réalisateur belge.

Considéré comme l'un des plus grands interprètes de la chanson française, Jacques Brel, au sommet de sa popularité, abandonne le tour de chant en 1966. Bien qu'il enregistre encore quelques disques et monte à la scène L'Homme de la Mancha, il se consacre alors au cinéma, pour lequel il tourne en tant qu'acteur une dizaine de films, dont deux qu'il écrit et réalise, Franz et Le Far West (retenu dans la sélection officielle au Festival de Cannes de 1973).

Avec plus de 25 millions d'albums vendus à l'international, Brel représente une icône de la chanson française. Bien que ses chansons soient enregistrées pour la plupart en français, il devient, à son époque, une source d'inspiration pour bon nombre d'auteurs-interprètes anglophones comme David Bowie, Mort Shuman, Alex Harvey, Leonard Cohen, Marc Almond et Rod McKuen. Plusieurs de ses chansons sont également traduites en anglais aux États-Unis et notamment chantées par Ray Charles, Judy Collins, John Denver, le Kingston Trio, Nina Simone, Frank Sinatra, Scott Walker, et Andy Williams[1].

Biographie

Jeunesse

Jacques Romain Georges Brel est issu d'une famille catholique d'industriels ; son père, Romain Brel (1883-1964), né à Zandvoorde, et sa mère Lisette Van Adorp[2] (1896-1964) est bruxelloise. Enfant, il est peu intéressé par l'école, excepté par les cours de français. Avec son frère, Pierre (1923-2001), de 6 ans son aîné, Jacques connaît une éducation entre collège catholique et scoutisme. Il écrit à 15 ans de longs poèmes et des nouvelles après avoir lu Jules Verne et Jack London[3].

À 16 ans, il crée une troupe de théâtre avec quelques copains et écrit lui-même des pièces qu’il joue en amateur au sein de la Franche Cordée (mouvement de jeunesse catholique)[4]. Son père le fait entrer dans la cartonnerie familiale « Vanneste & Brel » où il est affecté de 1947 à 1953 au service commercial, travail pour lequel il n'a aucun goût (« Mon père m'a encartonné » dit-il). Il songe très sérieusement à une reconversion, soit en tant qu'éleveur de poules, soit en tant que cordonnier, soit comme chanteur. Il choisit cette dernière voie et écrit n'importe où, n'importe quand. Amateur de musique classique (principalement de Maurice Ravel et de Franz Schubert)[réf. nécessaire], il compose ses premières mélodies sur le piano familial et sur sa guitare sans jamais avoir pratiqué la musique auparavant.

Le , il épouse Thérèse Michielsen, dite « Miche », secrétaire dans une entreprise d'électricité, qu'il a rencontrée trois ans plus tôt dans la Franche Cordée. Le naît sa fille Chantal (morte le 4 janvier 1999[5]). Cette année est aussi celle où il commence à chanter. À partir de 1952, il écrit et compose ses premières chansons qu'il chante dans le cadre familial, et à diverses soirées dans des cabarets bruxellois regroupés dans le quartier de l'« îlot sacré »[Note 1]. Il fait déjà preuve de cette puissance lyrique (tant dans les textes que dans son interprétation encore trop teintée de scoutisme) qui rebute sa famille. Elle tente, en vain, de le dissuader de continuer dans cette voie. Lui persévère.

Débuts

Jacques Brel à l'Ancienne Belgique en janvier 1955.

En 1953, il réalise un disque maquette, 78 tours[4] qu'il envoie en France à Jacques Canetti, découvreur de talents, directeur artistique de Philips et propriétaire du théâtre parisien « Les Trois Baudets ». Séduit par les chansons qu'il vient d'entendre, le , Jacques Canetti, l'appelle dans la nuit pour le rencontrer immédiatement. Brel quitte la capitale belge pour se rendre seul à Paris. Sa famille ne lui coupe pas les vivres, mais le laisse se débrouiller seul en lui gardant une place dans l'entreprise familiale de cartonnerie. Sa fille naît le . Il se retrouve dans une petite chambre inconfortable de l'hôtel Stevens à Pigalle. Jacques Canetti le soutient contre vents et marées de 1953 à 1962.

Il le fait débuter aux Trois Baudets en septembre 1953 dans la première partie du spectacle de Mouloudji. Puis en 1954 dans le spectacle Cinémassacre, où débutent également Boris Vian et Jean Yanne, et qui voit le triomphe de l'humoriste Fernand Raynaud. Aux Trois Baudets, dans les tournées de Canetti, qu'il ait ou non du succès, Jacques Brel est assuré de chanter tous les soirs, de tester ses chansons et de gagner sa vie.

Il participe au festival de Knokke-le-Zoute : il s'y classe avant-dernier. Puis pour gagner un peu d'argent, il enseigne la guitare au danseur-acrobate Francesco « Cocky » Frediani, un artiste italien à l'affiche du cabaret La Nouvelle Ève. Ce dernier, témoin des premiers pas du débutant, l'accompagne d'ailleurs, lors de son premier passage à l'Olympia en « lever de rideau » (moment où les spectateurs entrent dans la salle et s'installent à leur place). Les conditions de travail sont difficiles pour Jacques : il n'a pas de loge et doit se changer derrière le bar de l'Olympia. Après une représentation, Bruno Coquatrix le remarque, le félicite de sa prestation et l'invite à lui rendre visite pour discuter d'un prochain passage mais Brel n'est pas encore prêt pour affronter une grande salle.

Pour Brel, les difficultés continuent, encombré qu'il est de ses longs bras, de son grand corps maladroit. En 1954 il rencontre le chef-d'orchestre Jacques Hélian en représentation à Bruxelles et lui présente l'une de ses premières chansons, Il peut pleuvoir. Celle-ci est mise au répertoire de l'orchestre. Évoquant cette rencontre, Jacques Hélian confie : « Je lui serrai la main, ne me doutant pas que, derrière son sourire crispé, se cachait un si fabuleux talent... » La France va ainsi entendre parler pour la première fois du « Grand Jacques »…

En janvier 1955, Brel fait ses débuts à l'Ancienne Belgique, célèbre salle de concert bruxelloise, dans l'avant-programme de Bobbejaan Schoepen[7],[8] et Jacques Canetti continue de l'envoyer dans des tournées où il se produit notamment en vedette américaine de Philippe Clay, Dario Moreno et Catherine Sauvage qui devient sa maîtresse[9].

En 1955, il fait venir son épouse et ses deux fillettes en France, et la famille s'installe à Montreuil. C'est l'année de son premier 33 tours. Aux Trois Baudets, il va rencontrer Georges Pasquier, qui deviendra son régisseur et son meilleur ami et auquel, en 1978, il dédiera la chanson Jojo (album Les Marquises). Imprégné encore de l'influence du scoutisme et de son éducation catholique, il chante pour des organisations chrétiennes. C'est à cette époque que Georges Brassens le surnomme l'« abbé Brel »[4].

De 1954 à 1965, Canetti organise des tournées en France et à l'étranger dans lesquelles Brel est souvent programmé en compagnie d'artistes tels que Sidney Bechet, Catherine Sauvage, Philippe Clay, etc. avant d'être lui-même la vedette.

Consécration

Brel à Amsterdam pour la télévision néerlandaise le 20 février 1963.

En 1956, il rencontre le pianiste François Rauber, qui devient son arrangeur musical, puis sera l'orchestre qui l'accompagnera durant toute sa carrière de chanteur. Cette même année paraît son premier grand succès public, Quand on n'a que l'amour[Note 2]. En 1957, pressé d'achever ses études musicales au conservatoire, François Rauber renonce aux tournées à travers le pays. Il est alors remplacé par un autre étudiant du conservatoire, Gérard Jouannest, qui composera avec Brel les musiques de trente-cinq de ses chansons[Note 3].

Jouannest est son accompagnateur exclusif sur scène, tandis que Rauber, revenu vers Brel une fois son diplôme obtenu, est son principal orchestrateur. Les deux musiciens resteront fidèles à Brel et à son œuvre, au-delà même de sa mort, luttant vainement contre la publication de cinq inédits en 2008 que Brel lui-même jugeait inaboutis, pour finir par céder devant le fait accompli, ces titres étant déjà diffusés sur les ondes en Belgique[10].

À force de travail, Brel trouve son style et son public, et connaît enfin le succès lors de ses galas. Entre autres particularités, il ne cède jamais à la tradition du rappel, qu'il juge démagogique[Note 4]. En 1957, son second 33 tours reçoit le grand prix de l'académie Charles-Cros et, fin 1958, année de naissance de sa troisième fille, Isabelle, c'est le succès à l'Olympia en première partie. L'année suivante, il est tête d'affiche à Bobino, où il crée Ne me quitte pas, écrite pour l’actrice Suzanne Gabriello[11],[12] et La Valse à mille temps.

Dès lors, les tournées s’enchaînent à un rythme infernal, Brel donnant parfois plus de concerts qu'il n'y a de jours dans l'année. En 1960, il achète, entre Monaco et le Cap Martin, sur la plage de Cabbé au Golfe bleu, une maison qu'il occupe jusqu'en 1970. Ses amis y viennent en visite, notamment Leny Escudero ou Serge Gainsbourg. C'est là qu'il composera La Fanette et Amsterdam. Après sa mort, en hommage, la mairie de Roquebrune-Cap-Martin a fait placer dans le village un buste en bronze dû au sculpteur Cyril de La Patellière[13].

En mars 1962, il quitte la maison de disques Philips pour Barclay (avec qui il signera un contrat exceptionnel de trente ans en 1972[14]). Le 6 mars 1962, il enregistre Le Plat Pays, hommage à la Flandre. En octobre 1962, il crée sa maison d'éditions musicales Arlequin, qui devient six mois plus tard les éditions Pouchenel (Polichinelle en bruxellois). Son épouse en est la directrice. En 1963, il interprète Les Vieux en référence à ses parents. La mort de son père, suivie de très près par celle de sa mère, amène Brel à évoluer vers des chansons de plus en plus dramatiques, telles que La Fanette, Au suivant ou encore en 1964 Amsterdam[réf. nécessaire].

En 1966, au sommet de son art, Jacques Brel sort Ces gens-là, un nouvel album qui, outre la chanson homonyme Ces gens-là, compte plusieurs titres qui deviennent des classiques incontournables de son œuvre : Jef, La Chanson de Jacky, Le Tango funèbre, Fernand, Mathilde… C'est lors d'un concert à Laon, au début de l'été 1966, que se produit l'incident qui le décide à abandonner la scène. Alors qu'il interprète Les Vieux, le cinquième titre du programme, il s'aperçoit qu'il a doublé machinalement un couplet, et n'accepte plus de « tricher » face au public en perdant de sa spontanéité et de son authenticité[15]. Pour autant, il honore ses contrats pendant encore plus d'un an et fait ses adieux « officiels » à l'Olympia le 6 octobre 1966. À la fin de son récital, il revient saluer à sept reprises près de 2 000 spectateurs debout qui hurlent « Ne nous quitte pas »[16].

En 1967, il est berné[17] par Paul Touvier, qu'il « autorise à utiliser un de ses thèmes musicaux » pour les besoins d'un disque éducatif, L'Amour et la vie, produit par Touvier et distribué par Philips[18],[17]. Le , il donne son dernier récital à Roubaix[19].

Vers d'autres horizons

Jacques Brel le 26 octobre 1971 au château de Groeneveld (Pays-Bas), à l'occasion de la remise d'un disque d'or à la chanteuse néerlandaise Liesbeth List pour son album de reprises Liesbeth List zingt Jacques Brel (« Liesbeth List chante Jacques Brel »).

S'il délaisse les prestations scéniques, Brel ne reste pas inactif pour autant : durant l'été 1967, il joue dans son premier long métrage, Les Risques du métier du réalisateur André Cayatte ; le film est un succès public. Puis, sur son voilier, il commence à naviguer. Deux albums paraissent : Jacques Brel 67, où figurent La Chanson des vieux amants et quelques titres créés sur scène l'année de ses adieux, dont Mon enfance et Le Cheval dans lequel il rappelle les critiques qui lui reprochaient lors de ses débuts en public son allure dégingandée, sa laideur, ou moquent ses dents de cheval hennissant[20]… En 1968, parait l'album J'arrive dont certaines chansons sont filmées en studio ou sur plateaux de télévision : Vesoul (avec Marcel Azzola à l'accordéon), L'Éclusier, Je suis un soir d'été, Regarde bien petit.

En octobre 1968, à Bruxelles, au théâtre royal de l'opéra, la Monnaie, il crée la version francophone de L'Homme de la Mancha, interprétant le rôle de don Quichotte au côté de Dario Moreno dans celui de Sancho Pança. Le spectacle doit être repris à Paris en décembre, mais Moreno meurt le à 47 ans d'une hémorragie cérébrale à l'aéroport d'Istanbul, avant le décollage de son avion[Note 5]. Robert Manuel reprend le rôle pour le spectacle présenté en décembre à Paris. Au début de l'été 1969, Brel est Mon oncle Benjamin, dans le film d'Édouard Molinaro, dont il compose la musique avec François Rauber. Claude Jade, qui a 20 ans à cette époque, racontera : « Ma rencontre avec Jacques Brel a lieu à Vézelay. […] Il se montre d'emblée d'une grande sympathie. […] Il sort des longues et fatigantes représentations de L'Homme de la Mancha qui a été un beau succès et il a gardé pour le film les cheveux longs de don Quichotte. […] Il est cordial, sympathique, ouvert et attentionné aux autres, et l'atmosphère gaie et chaleureuse du tournage lui doit beaucoup. […] Jacques est passionné d'aviation, […] à l'aérodrome de Toussus-le-Noble, le dernier jour […] il était heureux à l'idée de s'envoler vers le Midi et nous a parlé de cette passion, des ciels, des paysages, des voyages… »[21]. En 1969, il tourne un court métrage de sensibilisation à l'épilepsie chez les enfants, dans les locaux et avec des enfants de cinquième primaire du complexe scolaire « Le Paradis des Enfants » à Etterbeek.[réf. nécessaire]

Il tourne encore plusieurs autres films et en réalise lui-même deux : Franz en 1971, partageant l'affiche avec Barbara. En 1973, sort sur les écrans Le Far West, qui est un échec. À l'occasion de cette sortie, Brel, à Cannes, participe à l'émission radiophonique de Jacques Chancel, Radioscopie. Pour son dernier rôle au cinéma, il campe le dépressif François Pignon, le personnage récurrent de Francis Veber, face au tueur à gages « Monsieur Milan », joué par Lino Ventura, dans L'Emmerdeur, à nouveau réalisé par Édouard Molinaro.

Le succès l'attend aux États-Unis d'Amérique et au Royaume-Uni[précision nécessaire]. Des traductions en anglais de ses chansons sont accueillies avec succès et enregistrées par David Bowie (Amsterdam), Scott Walker (Amsterdam, Mathilde), Marc Almond (Amsterdam, Jacky), le groupe Goodbye Mr. Mackenzie  (Amsterdam), Terry Jacks (Le Moribond) et Alex Harvey (Au Suivant = « Next »). Jacques Brel is alive and well and living in Paris est une comédie musicale américaine qui est jouée dans le monde entier pendant plusieurs années. Elle comprend des traductions à rimes, assemblées en 1968 par Mort Shuman, ami de Brel. En 1974, le spectacle est adapté au cinéma.

Après une formation de dix semaines, Jacques Brel est pilote qualifié IFR le 17 avril 1970. Il s'achète successivement un Gardan GY-80, un Wasmer super 481, un Beechcraft Baron B 55 (son premier bimoteur), un Twin Bonanza et un Beechcraft D 50 qu'il baptise « JoJo » en souvenir de son grand ami disparu (Georges Pasquier, secrétaire, chauffeur et factotum du chanteur). Cet avion sera très utile à la communauté marquisienne, Brel assurant régulièrement des évacuations sanitaires vers Papeete[23],[24].

Maladie

L'avion de Jacques Brel, Jojo, à Atuona (île d’Hiva Oa située dans les Îles Marquises).

En 1973, il met un terme à sa carrière de cinéma après l'échec commercial et critique de son film Le Far West. S'étant découvert une nouvelle passion, la voile, Brel s'achète le 8 février 1974 un ketch en bois, l’Askoy, et obtient son brevet de « capitaine au grand cabotage » le premier juillet[25].

Il part avec sa fille France et Maddly Bamy, rencontrée lors du tournage de L'aventure c'est l'aventure de Claude Lelouch, à bord de l’Askoy, pour réaliser un tour du monde en trois ans[26]. Lors d'une escale aux Canaries, une violente douleur à la poitrine l'oblige à interrompre son tour du monde. Grand fumeur, les médecins lui diagnostiquent un cancer du poumon gauche. Il subit à Bruxelles une ablation du lobe supérieur du poumon gauche puis retourne aux Canaries en décembre 1974 pour poursuivre sa croisière[27]. Lors de son escale aux îles Marquises, diminué, il abandonne le projet de tour du monde et décide de se retirer dans ce lieu sauvage où personne ne le connaît[28]. En 1976, il revend l'Askoy à un couple de jeunes Américains[26], et Maddly Bamy lui achète le , un bimoteur Beechcraft Twin Bonanza immatriculé F-ODBU et baptisé Jojo, en souvenir de son vieil ami, disparu en 1974, Georges Pasquier. Pilote privé depuis le (brevet TT 16060), il y fait l'avion-taxi pour rendre service aux habitants en les transportant entre l'île marquisienne de Hiva-Oa où il réside et Tahiti sur un trajet maritime de 1 430 kilomètres, soit un vol d'environ cinq heures[23].

Le bimoteur de Jacques Brel exposé devant la « maison du jouir » de Paul Gauguin, à Atuona.

En 1977, malgré la maladie[Note 6], il revient à Paris pour enregistrer son dernier 33 tours, Les Marquises, qui paraît le 17 novembre, avec un record d'un million de précommandes[réf. nécessaire]. La chanson homonyme Les Marquises, qui clôt l'album, s'achève sur ces paroles « Veux-tu que je te dise / Gémir n'est pas de mise / Aux Marquises ». Il retourne aux Marquises après cet enregistrement.

Décès

Tombe de Jacques Brel à Atuona.

En juillet 1978, un cancérologue à Tahiti lui diagnostique une récidive du cancer du poumon. Brel retourne en France métropolitaine où il se fait soigner à l'hôpital Avicenne de Bobigny, dans le service oncologie du professeur Lucien Israël. Son état s'améliore, si bien qu'il effectue encore quelques courts séjours sur les bords du lac Léman. Il meurt d'une embolie pulmonaire massive[Note 7] le dans la chambre 305 de l'hôpital Avicenne[Note 8] à l'âge de 49 ans. Il avait été ramené deux jours plus tôt depuis Genève par son ami Jean Liardon, pilote et instructeur vaudois qui l'avait initié au vol aux instruments[29].

Jacques Brel repose au cimetière d'Atuona, commune d’Hiva Oa, aux îles Marquises, non loin de la tombe de Paul Gauguin. Sa plaque funéraire est à l'origine d'un différend entre la famille Brel et sa dernière compagne, Maddly Bamy, qui a fait apposer sur la pierre tombale en 1978 l'effigie de leurs deux visages tournés vers le soleil couchant. En 1998, la fondation Brel, pour le vingtième anniversaire de la mort du chanteur, remplace les portraits par l'inscription d'un poème et les noms de sa femme et de ses enfants. Alertée par la population, Maddly Bamy revient sur l'île, gagne le procès en justice et obtient le droit de remettre leurs portraits[30].

Postérité

En 1981, sa fille France crée à Bruxelles la fondation Jacques-Brel, destinée à faire connaître l'œuvre de l'artiste mais aussi à soutenir la recherche contre le cancer et l'aide à l'enfance hospitalisée.

En , Jacques Brel est élu au rang du « plus grand Belge » par le public de la RTBF. En 2008, les cinq inédits de 1977 paraissent finalement.

Vie privée

Jacques Brel se marie le 20 mai 1950 avec Thérèse Michiels, dite Miche. Le couple, jamais divorcé, a trois filles (Chantal, France et Isabelle). Lorsque le chanteur accède à la notoriété, Miche le laisse vivre avec ses nombreuses maîtresses : Suzanne Gabriello de 1955 à 1961[31], l'attachée de presse de la maison Philips Sylvie Rivet (entre 1961 et 1970) qui accepte de renoncer à son métier à la demande du chanteur[32]. Au tournant des années 1970, Brel, devenu comédien, multiplie les aventures : avec Annie Girardot le temps d'un tournage[33], ou avec Danièle Evenou pour une brève période[34]. Sa dernière compagne, rencontrée en décembre 1971 lors du tournage de L'aventure c'est l'aventure, est l'actrice Maddly Bamy qui renonce également à sa carrière et partage la vie de Jacques Brel jusqu'au décès du chanteur en 1978[35].

Discographie

Article détaillé : Discographie de Jacques Brel.

Chansons

Article détaillé : Liste des chansons de Jacques Brel.

Chansons emblématiques notables

Chansons traduites, adaptées en néerlandais

Bruxellois, Brel se disait chanteur flamand de langue française ; ainsi chanta-t-il quelques-unes de ses chansons en néerlandais, dont la plupart ont été traduites par Ernst van Altena :

  • De apen (Les singes) (1961)
  • Men vergeet niets (On n'oublie rien) (1961)
  • Marieke (1961), une partie des paroles originales sont déjà en néerlandais.
  • Laat me niet alleen (Ne me quitte pas) (1961)
  • Als men niets dan liefde heeft (Quand on n'a que l'amour) (1961) morceau inédits[36]
  • Mijn vlakke land (Le plat pays) (1962)
  • De burgerij (Les bourgeois) (1962)
  • Rosa (1962)
  • De nuttelozen van de nacht (Les paumés du petit matin) (1962)

Filmographie

Réalisateur

Acteur

Court métrage et documentaires

  • 1956 : La Grande Peur de Monsieur Clément (court métrage) de Paul Diebens
  • 1971 : Brel parle de Marc Lobet (entrevue vidéo de 31 minutes avec Henri Lemaire enregistrée au printemps à Knokke-Le-Zoute)
  • 1975 : Jacques Brel Is Alive and Well and Living in Paris (documentaire) de Denis Héroux : lui-même (également coscénariste avec Mort Shuman)
  • 2016 : Jacques Brel, une vie à mille temps, documentaire d'Élodie Mialet dans la série Un jour, un destin
  • 2017 : Jacques Brel, fou de vivre, documentaire de Philippe Kohly

Bande originale de film

Jacques Brel est (co)compositeur de la musique et/ou des chansons des films suivants[37],[38]

Autour de Brel

Reprises

  • En 1971, l'auteur-compositeur-interprète italien Giorgio Gaber reprend Ces gens-là sur son album I borghesi, dans une adaptation italienne intitulée Che bella gente.
  • 1973, le groupe Ange reprend Ces gens-là sur l'album Le Cimetière des Arlequins, dans une version très personnelle dans laquelle est supprimé le dernier couplet et où, sur le livret de l'album, ils annotent : « À Jacques Brel, nous n'avons pas voulu te prendre Frida » ; puis, en 1982, sur l'album À propos de..., les chansons Le Moribond et À jeun sont également reprises par le groupe.
  • En 1973 également, la chanson Au suivant est reprise par le Sensational Alex Harvey Band sous le titre Next. Ce morceau donne d'ailleurs son nom à un de leurs albums. En 2003 à la sortie de son album The Golden Age of Grotesque, à un journaliste l'interrogeant sur l'obscénité de ses chansons, Marilyn Manson déclarera qu'aucun de ses textes n'est aussi obscène, subversif ou choquant que celui de Next.
  • Jacques Brel a été numéro un aux États-Unis. En effet, Terry Jacks, chanteur canadien, a repris deux chansons en anglais avec des réussites diverses :
    • Seasons in the Sun en 1974, reprise du Moribond, a été classée numéro un aux États-Unis, au Canada et en Grande-Bretagne.
    • If You Go Away, reprise de Ne me quitte pas, sera chantée par Frank Sinatra, dont Brel dira qu’il « ne se lèverait pas la nuit pour l’écouter », mais que « ça s’écoute »[11].
  • La chanteuse de jazz Nina Simone a interprété une version personnelle de Ne me quitte pas.
  • La chanson Amsterdam est reprise dans une adaptation anglaise par David Bowie et Scott Walker ; de nombreuses chansons ont été reprises dans des versions anglaises par Scott Walker sur ses différents albums. Elles furent compilées sur l'album Scott Walker Sings Jacques Brel.
  • Sa chanson Amsterdam a été adaptée en version critique par le groupe Parabellum.
  • En 1979, Serge Lama enregistre l'album Lama chante Brel, vendu au profit de la recherche contre le cancer.
  • En 1980, Julien Clerc consacre la cinquième piste de son album Sans entracte, à une reprise de la chanson, La Quête.
  • Johnny Hallyday sur scène chante Jacques Brel à quatre reprises : Ne me quitte pas, en 1984-1985 (voir Johnny Hallyday au Zénith) ; En 2006-2007 il chante La Quête (voir Flashback tour) et Quand on n'a que l'amour en 2012 (voir On Stage) et 2016 (voir Rester Vivant Tour).
  • 1993, la chanteuse RoBERT consacre la septième plage de son album Sine à une reprise de La chanson des vieux amants. Mais, personnalité décalée oblige, la jeune femme ne reprend que quelques vers de la célèbre chanson : « J'en chantais juste une phrase tous les soirs quand je m'allongeais. Si je n'en chante toujours que cette phrase, c'est en souvenir de ces moments-là. »
  • En 1993, le CD Brel Québec célèbre le quinzième anniversaire de la mort de Brel. On y retrouve Nanette Workman, Paparazzi, Gildor Roy, Sylvie Legault, Les Pois z'ont rouges, Dédé Traké, French B., Jean-Louis Millette, Sylvie Tremblay et France Castel.
  • Le chanteur britannique Sting a chanté en français Ne me quitte pas[39] et Je ne sais pas[40] en public.
  • L'interprète russe Vadim Piankov chante Brel dans les albums Brel… Autrement (1995) et Vadim Piankov chante Jacques Brel (1998).
  • En 1998, le chanteur colombien Yuri Buenaventura interprète une version salsa de Ne me quitte pas, sur l'album Herencia africana
  • En 1998 toujours, sort la compilation Aux suivants qui regroupe douze chansons de Brel interprétées par des chanteurs ou des groupes français (Arthur H, Kent, Noir Désir, Bashung, Arno, Eicher…), une seconde version verra le jour en 2003 où viennent s'ajouter deux nouvelles reprises interprétées par (Benabar et le groupe Eiffel).
  • En 2001, M (Matthieu Chedid) reprend Au suivant lors de sa tournée le Tour de M
  • En 2004, le chanteur Romain Humeau reprend en concert avec son groupe Eiffel le titre Le Plat Pays. Ce titre figure sur l'album live Les Yeux fermés.
  • Le chanteur Bertrand Cantat reprend avec Noir Désir en 2005 Ces gens là (album Noir Désir en public).
  • En 2008, les Chœurs de France présentent leur nouveau spectacle La grande symphonie de Brel avec deux cents chanteurs et dix musiciens sur scène.
  • En 2012, Charlie Winston reprend Au Suivant lors de sa tournée Running Still.
  • La chanteuse Céline Dion reprend Ne me quitte pas sur son album Sans attendre sorti le 5 novembre 2012. Elle a repris Quand on n'a que l'amour en octobre 1995 au Zénith de Paris.
  • La chanteuse Lara Fabian a repris à plusieurs reprises, notamment sur son album live acoustique En toute intimité sa chanson Voir un ami pleurer.
  • Zach Condon a repris plusieurs fois la chanson Le Moribond sur scène, et une fois dans l'émission Taratata, en duo avec Olivia Ruiz.
  • La chanteuse Mannick reprend Quand on n'a que l'amour sur son album Mannick chante Brel, Ferrat, Reggiani.
  • L'acteur et chanteur Joseph Gordon-Levitt a repris plusieurs fois La Valse à mille temps lors de concerts organisés par HitRecord .
  • Le rappeur Oxmo Puccino a été fortement influencé par Jacques Brel, au point qu'il est souvent appelé « le Black Jaques Brel ». Il reprend Ces gens-là sur la compil L'Hip-hoppé.
  • Le rappeur Rocé reprend Les Singes en 2010, sur son album L'Être humain et le réverbère.
  • En 2003,le chanteur Pierre Bachelet sort un album de reprises « Bachelet chante Brel ».
  • Le groupe Été 67 enregistre pour la version belge de son premier album en 2006 Voir un ami pleurer / Een vriend zien huilen, avec le couplet néerlandais chanté par le néerlandophone Frank Vander Linden (du groupe De Mens).

Hommages

Musicaux

  • Barbara, amie de Jacques Brel, qui notamment joua dans son film Franz, a écrit et composé une chanson intitulée Gauguin (Lettre à Jacques Brel) qui lui rend hommage. Cette chanson évoque le célèbre peintre Paul Gauguin, le voisin de tombe de Jacques Brel, à Atuona aux Îles Marquises. Barbara évoque également ses souvenirs de Brel.
  • Dalida a interprété une chanson (Il pleut sur Bruxelles) qui lui rend hommage. Cette chanson relate l'ensemble des grandes chansons de Brel.
  • 1976, Pierre Perret enregistre Ma nouvelle adresse, chanson qui évoque le départ de Brel vers la Polynésie.
  • Nicolas Peyrac chante Les vocalises de Brel, chanson hommage qui notamment évoque la chanson Amsterdam.
  • Mannick chante Brel en 1979 dans son album Je suis Ève, elle rend hommage au chanteur disparu quelques mois plus tôt.
  • Lucio Bukowski chante Ode au grand Jacques en 2011, morceau extrait de son maxi Lucio Milkowski, utilisant les titres de plusieurs chansons de Brel pour réaliser son propre texte.
  • Le groupe Starflam a enregistré une chanson sous le nom Ce Plat Pays II.
  • Depuis 2000, le Festival Jacques Brel - créé afin de permettre à de jeunes artistes de se faire connaître - se déroule au théâtre Edwige-Feuillère de Vesoul, hommage de la ville à la chanson homonyme.
  • En octobre 2008, la comédie musicale hommage De Bruxelles aux Marquises retraçant la vie de Brel à travers plus de trente chansons, est présentée à Bruxelles par la troupe Baltema, après treize séances à succès.
  • En mars et avril 2009, après une trentaine de représentations à travers toute la France, les Chœurs de France étaient sur la scène du Zénith de Paris avec La Grande Symphonie de Brel avec quatre cents chanteurs et dix musiciens sur scène. En juin 2009, le spectacle a été donné à l'Arena de Genève.
  • Tous les ans, le Festival des Rencontres Brel se tient à Saint-Pierre-de-Chartreuse (Isère), où Jacques Brel aurait écrit la chanson Le Plat Pays[41].

Autres

Une statue de Jacques Brel exposée à Vesoul.
"L'Envol", statue située sur la place de la Vieille Halle aux Blés à Bruxelles

Chansons adaptées

Plusieurs de ses chansons ont été adaptées en bande dessinée par plusieurs dessinateurs (chaque chanson a son dessinateur).

Aux éditions Brain Factory, une version luxe (couverture toilée) en quatre volumes (88 planches par album)[48], et une version « classique » regroupant les albums « 2 en 1 » (176 planches par album)[49] sont publiées. Des planches Brel sont publiées aux éditions Vents d'Ouest[50].

Notes et références

Notes

  1. Certaines de ces chansons (Les Blés, À deux, etc.) seront enregistrées dans les studios de la radio-télévision belge et diffusées, au début des années 1980, par Philippe Caloni sur les antennes de France Inter. Il chante pour la première fois devant un public dans une maison de jeunes se situant à Schaerbeek (MJ André Vermeulen, 17 rue Goossens).
  2. La chanteuse Mannick disait de Quand on n'a que l’amour que c’est « […] la chanson utopique par excellence ! C’est pour cela, entre autres, qu’elle ne vieillit pas. Elle a toutes ses chances d’être encore de circonstance dans l’actualité d’aujourd’hui. Comme une espérance folle, face à toutes les raisons de broyer du noir et de baisser les bras… Tant qu’il y aura des chansons comme celle-ci, dans les mots des gens, dans les chansons, dans les discours même, le cœur du monde continuera de battre. ».
  3. Notamment : Bruxelles, Madeleine, les Vieux, la Chanson des vieux amants, J’arrive, mais aussi On n'oublie rien (la première qu'il compose pour Brel) ou encore Mathilde ; voir sur .
  4. Seule exception à Moscou avec Amsterdam, où on lui fait comprendre que le public prendrait son refus comme un affront :« Amsterdam la chanson que Jacques Brel n'aimait pas » « Copie archivée » (version du 7 janvier 2013 sur l'Internet Archive), Le Figaro, 31 juillet 2007.
  5. Ou, selon d'autres sources, d'un infarctus du myocarde dans un taxi en route pour l'aéroport.
  6. Il enregistre son dernier album avec un seul poumon : Interview de Gérard Jouannest.
  7. Le professeur Lucien Israël de l'hôpital Avicenne et l'imprésario Charley Marouani mettent en cause les paparazzis qui se déguisaient en infirmiers dans l'hôpital. Excédé, Brel aurait arraché son baxter (pochette de perfusion intraveineuse) pour leur échapper, quitté l'hôpital et interrompu son traitement d'anticoagulants à la mi-septembre 1978. Le 24 septembre, toujours traqué par les paparazzis, il est obligé de se cacher dans les toilettes de l’aéroport du Bourget. Il y prend froid et contracte une pneumonie. Le 6 octobre 1978, il est à nouveau admis à l'hôpital Avicenne avec une embolie pulmonaire d'un côté, et un cancer du poumon de l'autre, si bien qu'il ne peut plus respirer. D'après Eddy Przybylski, La Valse à mille rêves, L'Archipel, 2008, p.694-698.
  8. L'année même où cet hôpital change de nom : il se nommait « hôpital franco-musulman » depuis sa création en 1935.

Références

  1. (en) William Ruhlmann, « Jacques Brel Biography », sur AllMusic (consulté le 30 août 2011).
  2. Gilles Lhote, Jacques Brel de A à Z, Albin Michel, 1998 (ISBN 978-2-226-10508-0).
  3. Eddy Przybylski, Jacques Brel, la valse à mille rêves, Archipel, 768 p..
  4. a b et c Biographie rfi.
  5. Eddy Przybylski, « France, la fille de Jacques Brel s'est mariée », sur dhnet.be, .
  6. (nl) « The Bobbejaan Schoepen Archives ».
  7. Les cow-boys ne meurent jamais Le Vif/L'Express (Focus Vif), p. 18-21 - 27 juin 2008.
  8. Philippe Crocq, Jean Mareska, Jacques Brel, Albin Michel, (ISBN 978-2-226-18692-8).
  9. « Polémique après la sortie de cinq inédits », Le Nouvel Observateur, 26 septembre 2003.
  10. a et b Story Nostalgie de Brice Depasse du 13 juillet 2013.
  11. Eddy Przybylski, Brel, la valse à mille revers, Archipel, 2008 (ISBN 280981113X), sur Google livres.
  12. Brel à Cabbé sur NiceMatin.com.
  13. Biographie sur le site d'Universal. Consulté le .
  14. Fred Hidalgo, Jacques Brel, Archipoche, , p. 47.
  15. Gilles Lhote, Jacques Brel de A à Z, Albin Michel, , p. 8.
  16. a et b Jacques Cordy, « Jacques Brel berné par Monsieur Paul », Le Soir, 25 mars 1994.
  17. Marc Robine, Le Roman de Jacques Brel, chap. III, p. 14.
  18. Eddy Przybylski, Brel à Bruxelles, Le Roseau vert, , p. 242.
  19. Marc Robine, Grand Jacques, le roman de Jacques Brel, éd. Chorus/Anne Carrière, , p. 6.
  20. Claude Jade, Baisers envolés, Édition Milan, 2004.
  21. a et b Gilles Lhote, Jacques Brel de A à Z, Albin Michel, , p. 17.
  22. Jean Liardon, Arnaud Bédat, Voir un ami voler, Plon, , 233 p. (lire en ligne).
  23. Gilles Lhote, Jacques Brel de A à Z, Albin Michel, , p. 26.
  24. a et b « Le bateau de Brel ressuscité » - article de La Libre Belgique du 13 juillet 2013.
  25. Gilles Lhote, Jacques Brel de A à Z, Albin Michel, , p. 166.
  26. Fred Hidalgo, Jacques Brel, Archipoche, , p. 404.
  27. Jean Liardon et Arnaud Bédat, Voir un ami voler, Paris, Plon, , p. 147.
  28. Josette Lécrivain, Frédérique Andréani, « Ces gens-là », Le Point, no 1445,‎ , p. 187.
  29. Marc Robine, Le Roman de Jacques Brel, partie II, chap. 17 : « Ne me quitte pas ». Éditions Anne Carrère - Éditions du Verbe (Chorus), 1998 (ISBN 978-2-84337-066-3).
  30. Eddy Przybylski, Brel, la valse à mille rêves, Archipel, , p. 723.
  31. Henry-Jean Servat, « Annie Girardot, la femme blessée », Paris Match, semaine du 16 au 22 août 2018, p. 52-57.
  32. Olivier Rajchman, « Jacques Brel, Un jour, une histoire, France 2 : qui furent les femmes de sa vie ? », sur telestar.fr, .
  33. Eddy Przybylski, Jacques Brel: la valse à mille rêves, L'Archipel, , p. 535.
  34. (nl)R. Seghers 2003: Jacques Brel - Leven en liefde 1929-1978.
  35. « Brel au cinéma », sur francemusique.fr,
  36. « Jacques Brel & François Rauber - Chansons et Musiques de films », sur cinezik.org
  37. [vidéo] Sting - Ne me quitte pas sur Wat.tv.
  38. [vidéo] Sting - Je ne sais pas sur YouTube.
  39. [1].
  40. La statue, sur le site officiel de la ville..
  41. Le timbre, sur Wikitimbres.fr.
  42. Article, sur le site Laposte.fr..
  43. Le timbre, sur Laposte.fr..
  44. « La statue Jacques Brel de Frédéric Lanoir est terminée », sur https://france3-regions.francetvinfo.fr/ (consulté le 12 novembre 2015).
  45. « De Jules Ferry à Pierre Perret, l'étonnant palmarès des noms d’écoles, de collèges et de lycées en France », sur lemonde.fr, (consulté en octobre 2017).
  46. Le Plat Pays (dépôt légal : 09/1987), Les Prénoms (dépôt légal : 11/1987), Ces Gens-là (dépôt légal : 03/1988), J'arrive (dépôt légal : 05/1988).
  47. Jacques Brel - Le Plat Pays / Les Prénoms (dépôt légal : 01/1988), Jacques Brel - Ces Gens-là / J'arrive (dépôt légal : 01/1988).
  48. Brel (dépôt légal : 11/1997) (ISBN 2-86967-675-1), 112 planches.

Voir aussi

Bibliographie

  • Jean Clouzet, Jacques Brel, collection Poètes d'aujourd'hui n°119 (Pierre Seghers, 1964)
  • Dominique Arban, "Cent pages avec Jacques Brel", Seghers, 1967
  • Paul Ide, Bonjour Brel, textes de Jacques Brel illustrés par Folon, Carcan, Octave Landuyt , Mara, Rondas et Somville, participation de André Delvaux, Arthur Gélin, Bruxelles : Éditions de la Palme, 1975
  • Bruno Hongre et Paul Lidsky, Chansons, Jacques Brel (Coll. Profil Hatier, 1976). Première analyse universitaire de l'œuvre du chanteur, par deux Agrégés de lettres
  • Jacques Lorcey et Joëlle Monserrat, Jacques Brel, Paris, PAC, coll. « Grand écran », 1982.
  • Christian Petit, Dominique Arban, Pierre Barlatier, Jacques Brel - Un homme au large de l'espoir, Les Presses françaises, Abbeville, 1982 (photographies de Francis Cointe et Yvan Lombard) (ISBN 2-85314-021-0)
  • Pierre Berruer, Jacques Brel va bien. Il dort aux Marquises, Presses de la Cité, 1983 (ISBN 2-258-01257-0)
  • Olivier Todd, Jacques Brel, une vie, Robert Laffont, 1984, 452 pages, (ISBN 2-221-01192-9)
  • Jacques Brel, Œuvre intégrale, Robert Laffont, 1986, (ISBN 2-221-01068-X) (édition de toutes les chansons et tous les textes de l'auteur)
  • (nl) Mohamed El-Fers, Jacques Brel (Première biographie de Brel en néerlandais, 1990), Amsterdam, Mets (ISBN 90-5312-113-7) Gent, Scoop Roularte, (ISBN 90-5330-245-X)
  • Stéphane Hirschi, Jacques Brel, chant contre silence, Librairie A.-G. Nizet, collection Chanteurs-Poètes, no 2, 1995, 518 p., (ISBN 2-7078-1199-8) (version remaniée d'une thèse de doctorat)
  • Bruno Hongre, Paul Lidsky, L'Univers poétique de Jacques Brel, (L'Harmattan, 1998). Réédition largement enrichie de l'étude de 1976. Quarante après, l'un des auteurs confirme son admiration.
  • Jean-Claude Zylberstein, Tout Brel, Robert Laffont, coll. Musiques & Cie 10/18, 1998, 411 pages (ISBN 978-2-264-03371-0)
  • (nl) Johan Anthierens, De passie en de pijn (La Passion et la Douleur), Veen, 1998 (En néerlandais. Recueil d'essais sur Brel) 285 pages (ISBN 9020457551)
  • Marc Robine, Grand Jacques, le roman de Jacques Brel, (biographie), préface de Pierre Perret, Chorus/éditions Anne Carrière, 1998 (ISBN 978-2-84337-066-3)
  • Tout Brel, éditions 10/18 no 2274 (ISBN 978-2-264-03371-0), 1999
  • Jacques Brel, textes et chansons illustrés par Gabriel Lefebvre, La Renaissance du livre, Tournai, 2001
  • Patrick Baton, Brel, l'imagination de l'impossible, Éditions Labor, 2003, 224 pages (ISBN 978-2-80400-509-2) (aborde l'œuvre de Brel, rien que l'œuvre. Kaléidoscope d'analyse d'un monde poétique et rhétorique fascinant, des lois qui le régissent ; le refrain et le couplet dans les chansons de Brel ; une thématique dynamique : l'espace ; la Flandre, espace récupéré ; le rapport texte/musique, la création musicale et poétique)
  • Michel J. Cuny, Françoise Petitdemange, Brassens, Brel, Ferré - Trois voix pour chanter l'amour, Paroles Vives, 2003, 280 pages
  • Jacques Brel, À s'offrir en partage, illustrations de Gabriel Lefebvre, préface de Claude Lelouch, Éditions Complexe, Bruxelles, 2005
  • Laurent Bibard, Penser avec Brel, L'Harmattan, 2006
  • Ne me quitte pas, chansons de Jacques Brel, illustrées par Dominique Van Der Veken, Les Bibliophiles de France, 2008
  • Luc Baba, Jacques Brel, vivre à mille temps, À dos d'âne, coll. Des graines et des guides, 2012 (mini-bio illustrée par Mathieu de Muizon pour les 7-12 ans et +)
  • Bernard Belin, Jacques Brel, T'as voulu voir Vesoul... !, F.-C. Culture & Patrimoine (Vesoul-Édition), 2013, 256 p. (ISBN 978-2-36230-026-4)
  • Fred Hidalgo, L'aventure commence à l'aurore, l'Archipel, 2013, 380 p.
  • Jean Liardon & Arnaud Bédat, Voir un ami voler - Les dernières années de Jacques Brel, Paris, Plon, 2018.
  • France Brel, Jacques Brel chanteur, Bruxelles, Fondation Brel, 2018.
  • France Brel, Jacques Brel auteur, Bruxelles, Fondation Brel, 2018.

Articles connexes

Liens externes