Sées

Sées
La cathédrale Notre-Dame.
La cathédrale Notre-Dame.
Blason de Sées
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Alençon
Canton Sées
Intercommunalité Sources de l'Orne
Maire
Mandat
Jean-Yves Houssemaine
2014-2020
Code postal 61500
Code commune 61464
Démographie
Gentilé Sagiens
Population
municipale
4 236 hab. (2014)
Densité 105 hab./km2
Population
aire urbaine
4 319 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 48° 36′ 17″ nord, 0° 10′ 17″ est
Altitude Min. 170 m – Max. 321 m
Superficie 40,31 km2
Localisation

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Sées

Sées est une commune française, située dans le département de l’Orne en région Normandie, peuplée de 4 236 habitants[Note 1].

Sées est le siège de l’évêché de Séez.

Géographie

Sées est située dans la campagne d'Alençon, à 23 km au nord d’Alençon (préfecture de l’Orne) et à 22 km au sud-est d’Argentan (sous-préfecture de l’Orne). La ville est traversée par l'Orne, fleuve côtier dont la source se situe à quelques kilomètres en amont à l'est, sur la commune d'Aunou-sur-Orne. La ville est aussi à proximité de la forêt d'Écouves.

Transports

  • La ville positionnée sur la voie romaine s’est considérablement développée sous l’empire romain et au Moyen Âge (où elle a acquis le statut d’évêché).
  • La ville est desservie par des trains régionaux en gare de Sées[2].
  • La ville est desservie par deux autoroutes :
    • l’A 28 qui relie Rouen à Tours. Grâce à l’A28, Sées est désormais à h 25 de Rouen (contre h 50 précédemment).
    • l’A 88 qui relie Sées à Falaise depuis août 2010. Sées est maintenant à 45 minutes de Caen, la section Caen-Falaise étant une route à quatre voies en attendant sa mise aux normes autoroutières.

Toponymie

Le nom de Sées (et celui de Sagiens, forme savante) procède de (civitas) Sagiensis devenu Saiensis par lénition de [g] intervocalique, mot dérivé en -ensi de l'ethnonyme du peuple celte des Sagii, mentionné seulement à partir du IIIe siècle. L'ethnonyme remonte vraisemblablement au celtique (gaulois) sag(i)- « qui recherche », bien attesté dans le nom tribal des Tectosages ou l'anthroponyme Sagius « le chercheur, le fouineur (chasseur?) ».

Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, ce nom était orthographié Séez. Cette graphie a d'ailleurs été conservée par l'Église catholique (diocèse de Séez, évêque de Séez). L'orthographe officielle Sées remonte à l'époque de Napoléon Bonaparte, à la suite de la campagne d’Italie, afin d'éviter l'homonymie avec Séez de Savoie (alors française).

Le gentilé est Sagien.

Histoire

Antiquité

Sées doit son nom aux Sagii, tribu gauloise installée près des sources de l’Orne. Selon la légende, Sées devait à l'époque sa richesse à l’existence d’un coq en or apparaissant chaque soir à minuit et chantant son cocorico [3].

Les Romains fondèrent une ville qui devint le chef-lieu de la civitas des Sagii. La découverte de pièces de monnaies romaines, de chapiteaux de style corinthien et les vestiges d’un temple gallo-romain détruit aux IVe et Ve siècles l'attestent.

Un four de potier découvert fortuitement dans le quartier des Halles en 1991 est daté du IIIe siècle, il produisait des jattes et des cruches[4].

La ville fut christianisée vers 440 par saint Latien, premier évêque de Sées[3].

Moyen Âge

Très affaiblie par les invasions scandinaves du IXe siècle, Sées se reforme sur trois bourgs distincts : Bourg-l’Évêque, autour de la cathédrale, dirigé par l’évêque, Bourg-le-Comte, autour d’un château à motte, propriété du comte d’Alençon et Bourg-l’Abbé, autour de l’abbaye Saint-Martin[3].

Époque moderne

La ville est prise par Henri de Navarre au début de 1590[5].

Au XVIIIe siècle, les trois bourgs ne forment plus qu’une seule agglomération et différents aménagements urbains et paysagers sont réalisés comme la destruction des portes fortifiées, la création d’une promenade arborée ou l'assèchement des marais à l’ouest[3] :

Époque contemporaine

Le chemin de fer arrive en ville le 1er février 1858 avec la création de la gare de Sées par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest[6].

Sées, où se trouvaient de nombreux couvents, a été utilisée comme ville-hôpital neutre lors de la bataille de Normandie, ce qui lui a évité d’être rasée comme des villes voisines plus stratégiques du fait du chemin de fer (Argentan).

Héraldique

Armes de Sées

Les armes de la commune de Sées se blasonnent ainsi :
D'azur à la foi d'argent en fasce, surmonté par un cœur du même et enflammé d'or : le tout surmonté d'une fleur de lis d'or en chef.

Politique et administration

Tradition politique

L'hôtel de ville de Sées.

La ville de Sées, comme le canton, vote traditionnellement à droite : Jacques Chirac avait obtenu 32 % au premier tour à l’élection présidentielle de 2002 ; Nicolas Sarkozy a obtenu 39 % au premier tour et 62 % au second tour, bien au-dessus de ses résultats nationaux.

Un exécutif sagien à trois têtes

  • Conseil municipal : le maire actuel de Sées est Jean-Yves Houssemaine qui a pris la suite de Francis Bouquerel, engagé dans les activités culturelles de la ville depuis très longtemps (Musilumières), qui a démissionné au premier trimestre 2012. Il avait succédé à Jean-Pierre Pelletier (maire de 1995 à 2008).
  • Canton : les conseillers départementaux du nouveau canton de Sées sont Jocelyne Benoit et Claude Duval (divers gauche) depuis mars 2015.
  • Communauté de communes du Pays de Sées (CDC de Sées) : depuis sa création, elle est dirigée par Jean-Pierre Fontaine, maire de Macé.

Les maires

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1974 juin 1995 André Dubuisson[7] DVD Agent d'assurance
juin 1995[8] mars 2008 Jean-Pierre Pelletier PS Inspecteur de l'Éducation nationale
mars 2008 avril 2012[9] Francis Bouquerel DVD  
avril 2012 en cours Jean-Yves Houssemaine[10] DVD Retraité assistant vétérinaire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

En 2014, la commune comptait 4 236 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2006, 2011, 2016, etc. pour Sées[11]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
6 000 5 471 5 376 5 015 4 567 4 474 5 004 5 005 4 953
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
5 045 5 005 4 910 4 985 4 687 4 672 4 272 4 275 4 165
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
3 982 3 922 3 975 4 292 4 181 4 426 4 719 4 250 4 137
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 -
4 347 4 706 4 767 4 547 4 504 4 508 4 377 4 236 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Lieux et monuments

Vue intérieure de la cathédrale de Sées.

Sées est essentiellement réputé pour son patrimoine religieux et son passé de cité épiscopale.

Activité et manifestations

  • L’association des Musilumières de Sées organise depuis plusieurs années un spectacle son et lumières dans la cathédrale de Sées. En soirée (vendredi, samedi), pendant l’été.
  • Les dimanches au bord de l’Orne tous les dimanches d’août (gratuit).
  • Le comice d’arrondissement Loutreuil, début septembre.
  • La médiathèque est implantée dans les anciennes halles.
  • Le Rex, cinéma classé Art et Essai.
  • École municipale de musique.

Personnalités liées à la commune

Sées est peut-être la ville d'origine de la famille de Richard de Say, baron italo-normand du royaume de Sicile (XIIe siècle).

Notes et références

Notes

  1. Population municipale 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  2. Site SNCF TER Basse-Normandie : Gare de Sées lire en ligne (consulté le 28 juillet 2013).
  3. a, b, c et d Histoire de Sées
  4. Blaszkiewicz Patrick, Churin Thierry, « Découverte d'un four de potier à Sées (Orne) », Revue archéologique de l'ouest, tome 8, 1991, pp. 117-122, [1]
  5. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p. 368
  6. Françoise et Maguy Palau, « 3.2 Alençon - Argentan : 1er février 1858 », dans Le rail en France : le second Empire, tome 2, 1858 - 1863, Palau, Paris, 2001 (ISBN 2-950-94212-1) p. 9
  7. « Ouest-france.fr - Démission du maire de Sées : André Dubuisson « abasourdi » » (consulté le 4 avril 2012)
  8. « Jean-Pierre Pelletier, ancien maire de Sées, est décédé », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 11 décembre 2014)
  9. « Ouest-france.fr - Le maire de Sées démissionne avec ses deux adjointes » (consulté le 4 avril 2012)
  10. Réélection 2014 : « Sées (61500) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 14 juin 2014)
  11. Date du prochain recensement à Sées, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. Site de l'Institut Croix-des-Vents - Saint-Joseph
  15. Site du District de France de la FSSP

Annexes

Articles connexes

Liens externes