Philippe Noiret

Philippe Noiret est un acteur français, né le à Lille et mort le à Paris.

Considéré comme un des grands acteurs du cinéma français, il a reçu deux César du meilleur acteur : en 1976 pour Le Vieux fusil et en 1990 pour La Vie et rien d'autre.

Biographie

Jeunesse et formation

Philippe Noiret est issu d'une famille de la petite bourgeoisie provinciale. Son père, Pierre Georges Noiret, descendant d'une vieille souche picarde, est vendeur de faux-cols dans une grande maison de confection, les Établissements Sigrand[1]. Mais il est aussi passionné de littérature, de textes d'auteurs et de poésie. Sa mère, Lucy Clémence Ghislaine Heirman, d'origine belge, est femme au foyer. Dans son enfance, Philippe reçoit une éducation catholique[2].

Après de multiples déplacements (Lille, Boulogne-sur-Mer, Berck, Lyon et même le Maroc entre 1936 et 1938), Philippe Noiret passe son enfance à Toulouse en Midi-Pyrénées, région à laquelle il est resté très attaché (il possèdait une maison traditionnelle, où il se ressourçait régulièrement lorsqu'il ne travaillait pas et où il cultivait sa passion de l'élevage de chevaux à Montréal dans l’Aude, à vingt kilomètres à l'ouest de Carcassonne. C'est dans les environs de sa propriété que l'ultime scène du film La Vie et rien d'autre de Bertrand Tavernier a été tournée, scène dans laquelle son personnage se promène à travers la campagne).

Il étudie au lycée Janson-de-Sailly dans le 16e arrondissement de Paris, d'où il est exclu, puis, en septembre 1945, au collège de Juilly en Seine-et-Marne. Vivant mal son état de cancre, il chante à la chorale de la Cigale, filiale des Petits Chanteurs à la Croix de Bois, avec laquelle il se produira à la Basilique Saint-Pierre de Rome à Pâques en 1949. Il enregistre aussi un disque comme chanteur sous la direction de François Vercken.

Au pensionnat, il est complexé par ses camarades d'ascendance aristocratique ; aussi obtient-il la permission familiale d'arborer les armoiries d'un ancêtre que lui fabrique un héraldiste, ses parents vendant leurs alliances pour lui payer une chevalière portant discrètement son blason. C'est également au collège de Juilly que l'un de ses professeurs, père oratorien, lui révèle sa vocation de comédien. Afin de tester ses aptitudes, le Père Louis Bouyer lui propose de mettre en scène des pièces de théâtre, invitant Julien Green et Marcel Jouhandeau aux représentations. Ces deux derniers écrivains confirment le potentiel de Philippe Noiret pour le métier de comédien[3].

En 1949, ayant échoué trois fois au baccalauréat, il abandonne ses études et s'inscrit aux cours d'art dramatique de Roger Blin à Paris, à l'association de l'Éducation par le jeu dramatique (EPJD), fondée par Jean-Marie Conty. Puis il se forme au Centre dramatique de l'Ouest, où il rencontre Jean-Pierre Darras[4].

Carrière au théâtre

Philippe Noiret lors de l'inauguration de la loge qui lui a été dédiée au théâtre du château d'Eu en Normandie en 2003.

En 1953, Philippe Noiret entre au Théâtre national populaire (TNP) après une audition devant Jean Vilar et Gérard Philipe. Durant sept ans, il connaît la vie de troupe de théâtre, interprétant plus de quarante rôles des grands classiques (Le Cid de Pierre Corneille en 1953, Macbeth de William Shakespeare en 1954, Dom Juan de Molière en 1955, Le Mariage de Figaro de Beaumarchais en 1956, Le Malade imaginaire en 1957 ou L'École des femmes de Molière en 1958). Avec la troupe, il se produit notamment au Théâtre national de Chaillot et au Festival d'Avignon, créé par Jean Vilar.

Il quitte le TNP en 1960 pour jouer dans la pièce de théâtre Château en Suède de Françoise Sagan, sous la direction d'André Barsacq, au Théâtre de l'Atelier. Dans le même temps, il interprète avec succès au cabaret un duo comique d'actualité politique avec Jean-Pierre Darrasl'Écluse, aux Trois Baudets, à la Villa d'Este et à l'Échelle de Jacob). À travers leurs personnages de Louis XIV et Jean Racine, les deux comédiens se moquent des politiques de Charles de Gaulle et Michel Debré ou André Malraux.

De plus en plus sollicité par le cinéma à partir des années 1960, il abandonne le théâtre pendant trente ans, jusqu'à son retour en 1997 dans Les Côtelettes de Bertrand Blier, où il joue le rôle « d'un pauvre mec de gauche qui se retrouve en train de glisser à droite »[5]. La pièce est jugée sévèrement par la critique, mais est un succès public.

S'ensuivent L'Homme du hasard de Yasmina Reza aux côtés de Catherine Rich en 2001, Les Contemplations en 2002 où, seul en scène, il se livre à la lecture du texte de Victor Hugo, et enfin Love Letters  d'Albert Ramsdell Gurney  avec Anouk Aimée en 2005, correspondance épistolaire de deux personnages durant toute leur vie. Ces pièces sont autant de succès critiques et publics.

Carrière au cinéma

Les années 1950-1960 : premiers succès

Formé au théâtre, Philippe Noiret n'envisageait pas à ses débuts de faire une carrière au cinéma[note 1].

Sa première expérience cinématographique a lieu en 1955, dans la première réalisation d'Agnès Varda, La Pointe Courte. À la dernière minute, il prend la place de Georges Wilson, tombé malade. Il est alors très marqué de se voir pour la première fois à l’écran (marchant de dos), ressentant un certain malaise du fait de son physique, malaise qu'il surmontera lorsqu'il tournera avec Jean Gabin[6].

Il retrouve le grand écran cinq ans plus tard, avec le rôle de l'oncle Gabriel de Zazie dans le métro de Louis Malle (1960). Cependant, son incursion au cinéma est lente. Alors que le paysage cinématographique est marqué par le mouvement de la Nouvelle Vague, il tourne sous la direction de réalisateurs de l'ancienne génération (comme Jean Delannoy, René Clair, Pierre Gaspard-Huit ou Jean-Paul Le Chanois), dans des films plutôt mineurs de leurs filmographies, le plus souvent dans des seconds rôles. Parallèlement, il commence une carrière internationale sous la direction de réalisateurs comme Peter Ustinov, William Klein ou Vittorio De Sica.

Après un rôle dur dans Thérèse Desqueyroux de Georges Franju en 1962, il se fait remarquer en 1966 dans La Vie de château de Jean-Paul Rappeneau (Prix Louis-Delluc 1966). En 1968, sa carrière prend un nouvel essor avec Alexandre le bienheureux d'Yves Robert. Il obtient les faveurs de la presse et du public pour son rôle de cultivateur soumis à de rudes journées et ayant soudainement décidé d'arrêter de travailler. Le film sort quelques mois avant les événements de mai 68 et les idées libertaires du personnage contribuent à son succès auprès du public.

En 1969, il tourne avec Alfred Hitchcock dans le film d'espionnage L'Étau, au sein d’une distribution composée de comédiens français, notamment Dany Robin, Claude Jade, Michel Subor et Michel Piccoli.

La fin des années 1960 est ponctuée de films tournés à l'étranger et d'échecs retentissants (Clérambard en 1969 ou Les Caprices de Marie en 1970).

Les années 1970 : la consécration

Le second film charnière de la carrière de Philippe Noiret est La Vieille fille de Jean-Pierre Blanc, tourné en 1971. Avec l'immense succès remporté par La Vieille fille, il s'implante définitivement dans le paysage cinématographique français, en confortant sa popularité auprès du public.

Tout au long de sa carrière, Philippe Noiret a fait preuve d’éclectisme dans ses choix, lui permettant de s’imposer aussi bien dans la comédie que dans le drame ou les films noirs. Sa femme, Monique Chaumette, a été une précieuse conseillère[6]. De même, n'ayant pas le physique de jeune premier, il interprète des personnages de « Monsieur Tout-le-Monde », tout en jouant avec son image. Il est sollicité pour des rôles de personnages odieux comme il avait déjà joué dans La Porteuse de pain (1963), pour des films avec une dimension engagée (comme Trois frères en 1980, interprétant un juge menacé de mort par les Brigades rouges ou Les Lunettes d'or en 1987, avec le rôle d'un homosexuel à l'époque fasciste). On lui refuse le rôle de Porthos au cinéma car « le metteur en scène ne l'a pas trouvé assez grand et a pensé qu'il n'avait pas l'humour du personnage »[7]. Ou encore, il n'hésite pas à accepter des rôles controversés. Ce fut le cas avec La Grande bouffe de Marco Ferreri aux côtés de Marcello Mastroianni, Michel Piccoli, Ugo Tognazzi et son épouse Monique Chaumette. Ce film délirant, où un groupe d'amis quinquagénaires, désabusés de la vie, décident de se suicider collectivement dans une dernière orgie en se gavant de nourriture et de sexe, provoque un scandale au Festival de Cannes 1973.

Par ailleurs, production franco-italienne, La Grande bouffe lui ouvre définitivement les portes d'une carrière en Italie. Ainsi, dès 1973 il retrouve Marco Ferreri pour Touche pas à la femme blanche. Puis il tourne notamment Mes chers amis de Mario Monicelli (1975), dont l'énorme succès le fait définitivement adopter par le public italien et dont il tournera la suite en 1982 (Mes chers amis 2), Le Désert des Tartares de Valerio Zurlini en 1976, Trois frères de Francesco Rosi en 1980, La Famille d'Ettore Scola en 1986, Les Lunettes d'or de Giuliano Montaldo en 1987, puis Cinema Paradiso de Giuseppe Tornatore en 1988 ou Le Facteur de Michael Radford en 1994. Au total, il tournera une vingtaine de films outre Alpes.

De même, les années 1970 sont marquées par sa rencontre importante avec le réalisateur Bertrand Tavernier. Comme il avait tourné dans Poil de carotte (1973), premier film d’Henri Graziani, Philippe Noiret s’attache à tourner avec les réalisateurs se lançant dans leur première œuvre. Il aide ainsi Tavernier à monter son premier film, L'Horloger de Saint-Paul (1974), et devient un de ses comédiens fétiches marqué par une longue collaboration et une grande complicité (il a été le témoin de mariage de Bertrand Tavernier).

Après cette première expérience de L'Horloger de Saint-Paul, ils tournent encore sept films ensemble : Que la fête commence (1975), Le Juge et l'assassin (1976), Coup de torchon (1981), La Vie et rien d'autre (1989) et La Fille de d'Artagnan (1994), films dans lesquels il endosse les premiers rôles ; et il effectue quelques participations amicales, d'une part dans Une semaine de vacances (1981) où il reprend son personnage de L'Horloger de Saint-Paul (le temps d'une scène, ce dernier évoque les événements relatés dans le film précédent et présente un personnage plus apaisé ayant tiré des leçons de la vie) et d'autre part, dans Autour de minuit (1986). De plus, La Mort en direct (1980) aurait pu porter à neuf le nombre de leur collaboration, puisque Philippe Noiret devait interpréter le rôle du mari de Romy Schneider. Cependant, absent des plateaux de cinéma pour cause de santé, il est remplacé par Max von Sydow.

Le , il obtient son premier César du meilleur acteur pour son rôle dans Le Vieux Fusil de Robert Enrico. Il prend le rôle d’un médecin qui venge la mort de sa femme et sa fille, sauvagement assassinées par des soldats SS, à la fin de l'Occupation allemande. Le film remporte un énorme succès[8], et avec ce personnage fou de douleur face à la mort de sa femme interprétée par Romy Schneider, il impose l'image d'homme séduisant. Le face-à-face avec Romy Schneider, marquée par la vie, et malgré des débuts délicats, se révèle finalement une belle rencontre humaine entre les deux acteurs et donnera lieu à de grands moments de cinéma (notamment lors de la séquence tournée à La Closerie des Lilas qui relate la rencontre entre Julien Dandieu et celle qui deviendra l'épouse adorée du personnage. Il lui déclare de but en blanc qu'il l'aime et qu'il désire l'épouser après l'avoir regardée en silence)[6]. Il retrouve par la suite des personnages charmants, notamment face à Catherine Deneuve, Sabine Azéma, Charlotte Rampling, Simone Signoret, Fiona Gélin ou Ornella Muti. Du fait de cette image qu'il impose désormais, il devient le premier homme à faire la couverture du magazine féminin Elle en 1978.

En 1978, il prête sa voix au spectacle de nuit La Cinéscenie du Puy du Fou, aux côtés d'Alain Delon, Jean Piat, Suzanne Flon ou encore Robert Hossein.

Cependant, la fin des années 1970 est marquée par quelques difficultés connues par l'industrie cinématographique et des projets ne voient pas le jour. Philippe Noiret s'engageant sur certains de ces projets et attendant leur aboutissement, il tourne alors moins de films. Ou bien certains films sont entrepris mais ne sont pas menés à terme, comme Coup de foudre de Robert Enrico (1977) avec Catherine Deneuve, qui est arrêté au bout d’une semaine de tournage. Puis il reste un an sans tourner, étant malade.

Les années 1980 : une figure incontournable du cinéma français

Philippe Noiret revient sur grand écran dans les années 1980 avec Pile ou face de Robert Enrico.

Durant cette décennie, il devient un acteur incontournable du paysage cinématographique, tournant avec les réalisateurs reconnus : Pierre Granier-Deferre, Alain Corneau, Philippe de Broca, Bertrand Tavernier, Claude Chabrol, Claude Zidi ou Ettore Scola, ainsi que dans de multiples films ayant connu le succès. Il joue également des films au budget important comme Fort Saganne d’Alain Corneau (1984) ou Chouans ! de Philippe de Broca (1988).

En 1984, il tourne le premier volet de la trilogie à grand succès Les Ripoux de Claude Zidi, un tandem tonitruant de flics formé avec Thierry Lhermitte, où il initie celui-ci, policier novice sorti de l’école, aux petites combines à l'amiable avec les truands. Il retrouvera son personnage de René Boisrond en 1990 dans Ripoux contre ripoux, puis Ripoux 3 en 2003. Régine, Line Renaud et Grace de Capitani endossent le costume de leurs compagnes prostituées.

En 1986, il tourne Masques de Claude Chabrol, critique de la télévision et du monde bourgeois. Il prend les traits d’un animateur de télévision qui derrière sa bonhomie cache une figure exécrable, n'hésitant pas à séquestrer et tuer pour arriver à ses fins. En 1988, il tourne Cinema Paradiso de Giuseppe Tornatore qui le rend internationalement célèbre, notamment du fait de son accueil extrêmement chaleureux au Festival de Cannes 1989, ou encore La Vie et rien d'autre de Bertrand Tavernier pour lequel il reçoit son second César du meilleur acteur en 1990.

Les années 1990-2000 : une période en retrait

Philippe Noiret sur le plateau de la chaîne i-Télé, le 10 janvier 2000.

Dans les années 1990, Philippe Noiret continue à tourner parmi ses films les plus notables comme Uranus de Claude Berri (1990), J'embrasse pas d'André Téchiné (1991) où il endosse le rôle d’un homosexuel sollicitant les prostitués, Max et Jérémie de Claire Devers (1992) film noir où il interprète le personnage sombre d'un tueur à gages, ou encore Le Facteur de Michael Radford (1994) où il campe le rôle du poète chilien Pablo Neruda exilé en Italie pour protester contre la dictature de González Videla.

En 1996, il retrouve ses deux grands amis Jean Rochefort et Jean-Pierre Marielle dans un trio au sommet avec le film Les Grands Ducs de Patrice Leconte, mais le film n'obtient pas le succès escompté. En 1997, il retrouve son complice Philippe de Broca dans Le Bossu, où endosse de nouveau le costume du Régent Philippe d'Orléans, vingt ans après Que la fête commence.

En , Gilles Jacob lui remet le Trophée du meilleur ouvrier de France.

Moins sollicité par le cinéma dans les années 2000, il revient sur les planches, avant un ultime succès sur grand écran avec Père et Fils de Michel Boujenah en 2003. Sur le ton de l'humour, il joue le personnage d’un père de famille s’inventant une maladie grave afin de partir en voyage avec ses trois enfants en vue de les réconcilier.

À l'occasion du , alors qu'il l'avait toujours refusée auparavant (estimant que la reconnaissance venait du public), il se voit remettre la décoration de chevalier de la Légion d'honneur par le Premier ministre Dominique de Villepin. Il est alors âgé de 74 ans.

Vie privée

Famille

En 1962, Philippe Noiret épouse la comédienne Monique Chaumette, rencontrée au Théâtre national populaire. Ils ont une fille, Frédérique Noiret (née le [6]) qui est assistante de direction de tournage de cinéma et scénariste. Il est le grand-père de Deborah Grall, également comédienne.

Depuis les années 1980, il a arrêté toute consommation d'alcool à la suite d'une hospitalisation pour de graves douleurs au ventre, mais fumait deux cigares par jour[6].

Décès

Tombe de Philippe Noiret au cimetière du Montparnasse à Paris.

Philippe Noiret meurt dans l'après-midi du (vers 18 heures) à son domicile parisien, à l'âge de 76 ans, des suites d'un cancer généralisé. Son ami Jean Rochefort dit de lui : « Un grand seigneur nous a quittés. »

Parmi les hommages officiels, celui du président de la République Jacques Chirac : « Avec lui, c'est un géant qui nous quitte, il restera l'un de nos plus grands acteurs » et celui du ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres : « Philippe Noiret était une immense figure du septième art mais aussi l'un des acteurs les plus aimés et les plus respectés des Français. […] Nous garderons le souvenir de son élégance, dans tous les sens du terme, de sa voix incomparable et reconnaissable entre toutes. »

Ses obsèques sont célébrées en la Basilique Sainte-Clotilde à Paris en présence de nombreux cinéastes et comédiens dont beaucoup ont tourné avec lui[10] et du Premier ministre Dominique de Villepin. Très affectés, ses amis Jean-Pierre Marielle et Jean Rochefort préfèrent ne pas assister à la cérémonie. Il est inhumé le au cimetière du Montparnasse (troisième division) à Paris, face à la tombe de l'acteur et réalisateur Jean Poiret, de l'autre côté de l'avenue Transversale.

Résidences

Filmographie

Article détaillé : Filmographie de Philippe Noiret.

Théâtre

Comédien

Années 1950

Années 1950-1960 : au Théâtre National Populaire

Années 1960

Années 1990-2000

Box-office

Films[note 2] Années Drapeau de la France France [12]
Les Ripoux 1984 5 882 397 entrées
Le Bossu 1997 3 448 112 entrées
Le Vieux Fusil 1975 3 365 471 entrées
Le Capitaine Fracasse 1961 3 152 121 entrées
Ripoux contre ripoux 1990 2 910 070 entrées
La Grande Bouffe 1973 2 801 657 entrées
Uranus 1990 2 545 412 entrées
Alexandre le bienheureux 1968 2 219 405 entrées
Coup de torchon 1981 2 199 309 entrées
Fort Saganne 1984 2 157 767 entrées
Cinema Paradiso 1989 2 052 787 entrées
La Nuit des généraux 1967 2 050 002 entrées
Grosse Fatigue 1994 2 015 230 entrées
Tendre Voyou 1966 1 970 023 entrées
La Vieille fille 1972 1 889 299 entrées
Monsieur 1964 1 830 810 entrées
Tendre Poulet 1978 1 790 827 entrées
L'Africain 1983 1 786 296 entrées
La Vie de château 1966 1 764 305 entrées
Chouans ! 1988 1 634 829 entrées
On a volé la cuisse de Jupiter 1980 1 598 584 entrées
La Vie et rien d'autre 1989 1 507 708 entrées
La Fille de d'Artagnan 1994 1 502 540 entrées
Le Facteur 1996 1 488 517 entrées
Un taxi mauve 1977 1 464 472 entrées
L'Attentat 1972 1 424 336 entrées
Twist again à Moscou 1986 1 361 683 entrées
Le Serpent 1973 1 356 376 entrées
Les Copains 1965 1 353 735 entrées
Le crime ne paie pas 1962 1 327 403 entrées
Thérèse Desqueyroux 1962 1 290 436 entrées
Le Grand Carnaval 1983 1 271 311 entrées
Une femme à sa fenêtre 1978 1 205 887 entrées
Pile ou Face 1980 1 194 710 entrées
Père et Fils 2003 1 162 909 entrées
Que la fête commence 1975 1 124 845 entrées
L'Étoile du Nord 1982 1 023 111 entrées
L'Horloger de Saint-Paul 1974 986 521 entrées
Une semaine de vacances 1980 952 302 entrées
Le Juge et l'Assassin 1976 913 557 entrées
Autour de minuit 1986 901 780 entrées
Le Secret 1974 866 952 entrées
Zazie dans le métro 1960 854 495 entrées
Les Gaspards 1974 806 121 entrées
Ripoux 3 2003 797 175 entrées
Mes chers amis 1976 749 536 entrées
Masques 1987 708 506 entrées
Trois amis 2007 683 772 entrées
Trois frères 1981 671 915 entrées
Tango 1993 639 792 entrées
Max et Jérémie 1992 626 147 entrées
Noyade interdite 1987 566 247 entrées
L'Étau 1970 554 953 entrées
Le Quatrième Pouvoir 1985 554 213 entrées
Les Grands Ducs 1996 500 690 entrées
J'embrasse pas 1991 472 187 entrées
Clérambard 1969 418 882 entrées
Fantôme avec chauffeur 1996 406 874 entrées
Les Palmes de monsieur Schutz 1997 303 345 entrées
Soleil 1997 160 615 entrées
Le Pique-nique de Lulu Kreutz 2000 149 108 entrées
Pourvu que ce soit une fille 1986 146 264 entrées
Touche pas à la femme blanche 1974 112 931 entrées
Les Côtelettes 2003 95 611 entrées
Nous deux 1992 78 068 entrées
Le Roi de Paris 1995 15 620 entrées
Edy 2005 12 042 entrées

Distinctions

Philippe Noiret au festival de Cannes 2003.

Récompenses

Nominations

Décoration

Notes et références

Notes

  1. « Je ne pensais pas du tout faire du cinéma. Toute notre génération, je pense que tous... j'entends Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle, Jean-Paul Belmondo, tout ça... on a eu envie d'être comédiens à travers le cinéma, curieusement. Mais aucun d'entre nous, nous ne pensions faire du cinéma. Aucun. Pour nous, être acteur, c'était être dans une troupe ou ailleurs, et puis, jouer tous les soirs. Et si on gagnait notre vie comme ça, c'était très bien. Et alors, le cinéma est venu, plus ou moins tôt, plus ou moins tard selon les uns les autres, nous demander ». Philippe Noiret, Entretien avec Bernard Rapp, Documentaire Les Feux de la rampe, de Philippe Azoulay, 2001.
  2. Films dans lequel Philippe Noiret a tenu un rôle notable

Références

  1. Dominique Maillet, Philippe Noiret, H. Veyrier, , p. 5
  2. Dominique Maillet, op. cit., p. 5.
  3. Dominique Maillet, op. cit., p. 6-8.
  4. Dominique Maillet, op. cit., p. 9.
  5. Philippe Noiret, cité dans le journal Le Monde du .
  6. a, b, c, d et e Philippe Noiret, La pudeur des sentiments, documentaire Un jour, un destin présenté par Laurent Delahousse sur France 2, 6 janvier 2014.
  7. Italiques, deuxième chaîne de l'ORTF, 27 avril 1972.
  8. A sa sortie, le film enregistre 3 365 471 entrées en France.
  9. « Derniers adieux à Philippe Noiret », Le Figaro.fr, 28 novembre 2006.
  10. [Gérard Biard, La Revue du Spectacle 10/97, page consultée le 3 janvier 2008 http://www.revueduspectacle.com/chroth.html]
  11. Philippe Noiret - Box-office France sur JP Box-office. Consulté le .

Annexes

Bibliographie

  • Dominique Maillet, Philippe Noiret, Éditions Henri Veyrier, 1978 (deuxième édition : 1989), 395 p. (ISBN 2851994999)
  • Frédérique Noiret et Déborah Grall-Noiret, Philippe Noiret : De père en filles, Éditions Michel Lafon, , 281 p. (ISBN 2749912857)
  • Philippe Noiret et Antoine de Meaux, Mémoire cavalière, Éditions Robert Laffont, 2007 (réédition : le livre de poche, 2009), 446 p. (ISBN 2221107934)
  • Philippe Noiret et Bruno Putzulu, "Je me suis régalé...", Éditions Flammarion, , 281 p. (ISBN 2081211726)

Liens externes