Livarot-Pays-d'Auge

Livarot-Pays-d'Auge

De haut en bas, de gauche à droite : le manoir de l'Isle à Livarot ; la chapelle Notre-Dame du Le Mesnil-Bacley ; le château de Fervaques ; le manoir de Bellou ; l'église des Autels-Saint-Bazile ; l'église Saint-André au Mesnil-Durand ; le château de Préaux-Saint-Sébastien.
Livarot - Manoir de l'Isle.jpg Chapelle Notre-Dame du prieuré du Val-Boutry au Mesnil-Bacley.JPG Chateau de fervaques.jpg
France, Calvados, Bellou (4).JPG
Les Autels-Saint-Bazile Church.JPG Eglise Saint-André.jpg Château, Préaux-Saint-Sébastien, France.jpg
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Lisieux
Canton Livarot
Intercommunalité Communauté d'agglomération Lisieux Normandie
Maire
Mandat
Philippe Guillemot[1] 
2017-2020
Code postal 14140, 14290
Code commune 14371
Démographie
Population
municipale
6 323 hab. (2017)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 24″ nord, 0° 09′ 09″ est
Altitude Min. 39 m
Max. 231 m
Superficie 180,83 km2
Localisation
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Liens
Site web livarot-paysdauge.fr

Livarot-Pays-d'Auge est une commune française située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 6 323 habitants[Note 1]. Elle est créée le par la fusion de vingt-deux communes, sous le régime juridique des communes nouvelles. Les communes d'Auquainville, Les Autels-Saint-Bazile, Bellou, Cerqueux, Cheffreville-Tonnencourt, La Croupte, Familly, Fervaques, Heurtevent, Livarot, Le Mesnil-Bacley, Le Mesnil-Durand, Le Mesnil-Germain, Meulles, Les Moutiers-Hubert, Notre-Dame-de-Courson, Préaux-Saint-Sébastien, Sainte-Marguerite-des-Loges, Saint-Martin-du-Mesnil-Oury, Saint-Michel-de-Livet, Saint-Ouen-le-Houx et Tortisambert deviennent des communes déléguées.

Géographie

Toponymie

Livarot

La ville de Livarot est attesté tardivement sous les formes Livarou en 1137[2] ; Livarrot en 1155[3],[4] ; Livar(r)ou en 1156 ou 1157[5] ; Livarrou en 1180[6] ; Livarroth vers 1190[7] ; Livarrout en 1198[8], Lyvarrout en 1320 [9] ; Livarroul[10], Livaroh[11], Lyvarot et Lyverrotum au XIVe siècle[12]; Liverrot en 1620[13].

L'explication étymologique de ce nom de lieu ne fait pas l'unanimité chez les toponymistes :

  • Albert Dauzat et Charles Rostaing, se basant sur une fausse attestation Livaron de 1137 (forme et date erronées), le qualifient d'« obscur », tout en évoquant un sous-dérivé d’ivos, mot supposé gaulois désignant l'if, et le déclarant peu probable[14]. Ils reprennent peut-être en cela des hypothèses antérieures. En réalité, le terme *ivos ou *īvos n'est pas attesté et devrait comporter un astérisque.
  • Ernest Nègre, raisonnant à partir de cette même forme erronée, considère qu'il pourrait s'agir du nom de personne germanique Liubwar, suivi du suffixe -o / -onem[15] et que la finale se serait modifiée par attraction des noms en -ot. Or, François de Beaurepaire note qu'un nom de personne germanique n'est jamais employé avec ce suffixe[16].
  • Dominique Fournier réfute Livaron (cacographie attribuable à Albert Dauzat, et mal datée) et se base sur la forme réelle Livar(r)ou issue de la Chronique de Robert de Torigni pour avancer l'hypothèse du nom de personne gallo-romain Libarius suivi du suffixe d'origine gauloise -avo qui explique la plupart des terminaisons en -ou de Normandie[17].

Pays d'Auge

Lors de la fondation de la commune nouvelle, le , on a tout simplement rajouté le mot Pays d'Auge, région naturelle où se trouve la commune.

Le nom du pays d'Auge est mentionné dès le IXe siècle sous la graphie Algia, forme latinisée correspondant peut-être à un dérivé d'une hypothétique racine pré-latine °alg-, en relation possible avec la notion d'humidité. Au XIe siècle, on rencontre la forme romane Alge qui deviendra ensuite Auge[18]. Ce radical pré-latin semble être également présent dans le nom de l’ancien territoire d’Augerons dans l’Eure (Algerum 1050), divisé vers le XIIe siècle en deux paroisses : Saint-Aquilin-d'Augerons et Saint-Denis-d'Augerons. Le radical °alg- pourrait représenter un élargissement d'une racine pré-indo-européenne °al- que l'on pense retrouver dans le nom de l’Algot (Alegot 1108), affluent rive droite de la Vie à Saint-Loup-de-Fribois[19].

Histoire

La commune est créée le par un arrêté préfectoral du [20], par la fusion de vingt-deux communes, sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi no 2010-1563 du de réforme des collectivités territoriales. Les communes d'Auquainville, Les Autels-Saint-Bazile, Bellou, Cerqueux, Cheffreville-Tonnencourt, La Croupte, Familly, Fervaques, Heurtevent, Livarot, Le Mesnil-Bacley, Le Mesnil-Durand, Le Mesnil-Germain, Meulles, Les Moutiers-Hubert, Notre-Dame-de-Courson, Préaux-Saint-Sébastien, Sainte-Marguerite-des-Loges, Saint-Martin-du-Mesnil-Oury, Saint-Michel-de-Livet, Saint-Ouen-le-Houx et Tortisambert deviennent des communes déléguées et Livarot est le chef-lieu de la commune nouvelle.

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
[21] Sébastien Leclerc LR Conseiller départemental du canton de Livarot (depuis 2004)
[1] En cours Philippe Guillemot[1] LR Retraité ; vice-président de la communauté de communes du Pays de Livarot
Les données manquantes sont à compléter.
Liste des communes déléguées
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Livarot
(siège)
CC du Pays de Livarot (2016) 171


Auquainville CC du Pays de Livarot (2016) 32
Les Autels-Saint-Bazile CC du Pays de Livarot (2016) 9
Bellou CC du Pays de Livarot (2016) 19
Cerqueux CC du Pays de l'Orbiquet (2016) 15
Cheffreville-Tonnencourt CC du Pays de Livarot (2016) 39
La Croupte CC du Pays de Livarot (2016) 34
Familly CC du Pays de l'Orbiquet (2016) 11
Fervaques CC du Pays de Livarot (2016) 69
Heurtevent CC du Pays de Livarot (2016) 33
Le Mesnil-Bacley CC du Pays de Livarot (2016) 45
Le Mesnil-Durand CC du Pays de Livarot (2016) 31
Le Mesnil-Germain CC du Pays de Livarot (2016) 31
Meulles CC du Pays de l'Orbiquet (2016) 22
Les Moutiers-Hubert CC du Pays de Livarot (2016) 4,9
Notre-Dame-de-Courson CC du Pays de Livarot (2016) 19
Préaux-Saint-Sébastien CC du Pays de l'Orbiquet (2016) 10
Sainte-Marguerite-des-Loges CC du Pays de Livarot (2016) 17
Saint-Martin-du-Mesnil-Oury CC du Pays de Livarot (2016) 23
Saint-Michel-de-Livet CC du Pays de Livarot (2016) 35
Saint-Ouen-le-Houx CC du Pays de Livarot (2016) 17
Tortisambert CC du Pays de Livarot (2016) 21

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis sa création.

En 2017, la commune comptait 6 323 habitants[Note 2].

Évolution de la population  [ modifier ]
2014 2015 2016 2017
6 5166 4736 3926 323
(Sources : Insee à partir de 2014[22].)


Économie

Lieux et monuments

Auquainville

Bellou

Cheffreville-Tonnencourt

La Croupte

Fervaques

Heurtevent

  • Manoir d'Heurtevent

Livarot

Le Mesnil-Durand

Le Mesnil-Germain

  • Manoir du Mesnil-Germain

Les Moutiers-Hubert

Notre-Dame-de-Courson

Préaux-Saint-Sébastien

Sainte-Marguerite-des-Loges

Saint-Martin-du-Mesnil-Oury

Saint-Michel-de-Livet

Tortisambert

  • Manoir de la Varinière

Activité et manifestations

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Population municipale 2017, légale en 2020.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références

  1. a b et c Arnaud Truchet, « Livarot. Philippe Guillemot, nouveau maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France, (consulté le 20 juillet 2017).
  2. Charte de Robert de Thorigny.
  3. Pouillé de Lisieux, p. 54, 4.
  4. Charte confirmative de Goscelin Crespin et de son fils Guillaume, 1155, in « Histoire de l’abbaye du Bec », Études Lexoviennes I, 1915, p. 656.
  5. Léopold Delisle, Chronique de Robert de Torigni, abbé du Mont-Saint-Michel, Le Brument, Rouen, vol. I, 1872, p. 207; entrée concernant l'an 1137.
  6. Magni rotuli, p. 27.
  7. Charte pour Saint-André-en-Gouffern, n° 18.
  8. Magni rotul. scacc. p. 65, 2.
  9. Fiefs de la vicomté d’Orbec.
  10. Charte de Saint-André-en-Gouffern, n° 779.
  11. Charte de Saint-André-en-Gouffern, n° 300.
  12. Pouillé de Lisieux, p. 54.
  13. Carte de Le Clerc.
  14. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 ( (ISBN 2-85023-076-6)), p. 406.
  15. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. II, Librairie Droz, 1990, p. 865
  16. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, 1981 ( (ISBN 2-7084-0067-3)) (OCLC 9675154).
  17. Dominique Fournier, « Les noms de lieux du pays de Livarot »; vol. I : communes, anciennes paroisses, principaux cours d’eau, Éditions des Mortes-Terres, Saint-Georges-en-Auge, 2010, p. 40-42. Information reprise dans Ouest-France, 14 octobre 2010 (l'article n'est plus en ligne).
  18. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, éditions Charles Corlet, Presses universitaires de Caen, 1996, p. 23
  19. Dominique Fournier, Les Noms de lieux du Pays d’Auge (communes, hameaux, lieux-dits) ; vol. I : éléments pré-latins (gaulois ou transmis par le gaulois), coll. « Patrimoine du Pays d’Auge », supplément au no 54 du bulletin de la Société historique de Lisieux, p. 16-17.
  20. « Recueil des actes administratifs du 28 décembre 2015 », sur le site de la préfecture du Calvados (consulté le 31 décembre 2015).
  21. Christophe Lemoine, « Sébastien Leclerc élu maire de Livarot-Pays d’Auge », Le Pays d'Auge, 13 janvier 2016.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2014, 2015, 2016 et 2017.