Creil

Creil
L'hôtel de ville de Creil.
L'hôtel de ville de Creil.
Blason de Creil
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Senlis
Canton Creil
Intercommunalité ACSO
Maire
Mandat
Jean-Claude Villemain
2014-2020
Code postal 60100
Code commune 60175
Démographie
Gentilé Creillois
Population
municipale
34 922 hab. (2014)
Densité 3 149 hab./km2
Population
aire urbaine
104 029 hab. (2008)
Géographie
Coordonnées 49° 15′ 30″ nord, 2° 29′ 00″ est
Altitude Min. 26 m
Max. 129 m
Superficie 11,09 km2
Localisation

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Liens
Site web creil.fr

Creil est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

Située dans la vallée de l'Oise, au nord de la région parisienne, cette ville de près de 35 000 habitants, appelés Creillois, est au centre de l'unité urbaine de Creil rassemblant 116 662 habitants en 2009[1], la première du département de l'Oise.

Siège d'un château royal au Moyen Âge, Creil s'est surtout développée au cours du XIXe siècle, grâce à une industrie bénéficiant de la présence du chemin de fer à partir de 1844 et de la proximité de la capitale. Spécialisée dans un premier temps dans la faïence, l'agglomération est devenue un grand centre métallurgique et abrite à partir du XXe siècle plusieurs usines liées au secteur automobile. La ville, dont le site historique est situé sur l'île Saint-Maurice puis sur la rive gauche, s'est étendue aux alentours de la gare, sur la rive droite à partir de 1850. Avec la période des Trente glorieuses, de nouveaux quartiers sous la forme de grands ensembles sont édifiés sur le plateau dominant la vallée. La ville subit cependant de plein fouet la crise du secteur métallurgique à partir des années 1970, entraînant une montée du chômage et des problèmes sociaux. Un important projet de renouvellement urbain, lancé en 2007, concerne plusieurs quartiers de la ville.

Creil

Sommaire

Géographie

Localisation

Creil est située dans le bassin parisien, au sud des Hauts-de-France. Elle est située historiquement à la limite entre le Valois et le Beauvaisis. Creil est située à 45 km de Paris, 35 km de Beauvais et 72 km d'Amiens[2].

Creil est le centre d'une unité urbaine (ou agglomération au sens de l'Insee) composée de 22 communes : Angicourt, Blaincourt-lès-Précy, Brenouille, Cauffry, Cinqueux, Cramoisy, Laigneville, Liancourt, Mogneville, Monceaux, Monchy-Saint-Éloi, Montataire, Nogent-sur-Oise, Précy-sur-Oise, Rantigny, Rieux, Saint-Leu-d'Esserent, Thiverny, Verneuil-en-Halatte, Villers-Saint-Paul, Villers-sous-Saint-Leu, regroupant ainsi 116 662 habitants en 2009[4],[5]. C'est la première agglomération de l'Oise et la deuxième agglomération de l'ancienne région administrative Picardie[6]. Son aire urbaine reprend les mêmes limites avec une commune de plus : Verderonne, regroupant ainsi officiellement 104 029 habitants en 2008[7].

La ville est traversée par l'Oise. Ville porte du parc naturel régional Oise-Pays de France, Creil est bordée à l'est par la forêt d'Halatte et au sud-est par la forêt de Chantilly,

Topographie et géologie

Le site originel de la ville est un ancien gué sur la rivière Oise, en contrebas d'un plateau dominant la vallée. Le site étant très étroit sur la rive gauche, la ville s'est étendue sur la rive droite, beaucoup plus large et plate. Entre les deux, se trouve l'île Saint-Maurice. Le point le plus bas est situé au niveau de la rivière, en aval de la ville, à 25 m d'altitude. Le point le plus haut est située dans la forêt de la Haute-Pommeraie, à 129 m de haut.

La ville ancienne est construite sur des sables cuisiens sur la rive gauche, alors que, sur la rive droite, elle se développe sur des limons récents. Le plateau est composé de calcaire du Lutétien recouvert, sur le territoire de la commune, par des limons[8]. La position en rebord de plateau, avec l'affleurement de la roche, a favorisé le développement de carrières de pierre (Carrières de Saint-Maximin et pierre de Saint-Leu) puis d'habitations troglodytes, appelées « tufs », qui ont aujourd'hui presque toutes été murées[9].

Hydrographie

La ville est traversée par l'Oise qui donne son nom au département. Elle s'y sépare en deux bras où se trouve l'île Saint-Maurice.

En aval immédiat de la commune, se trouve un barrage appelée barrage ou écluse de Creil, situé en réalité sur la commune de Saint-Leu-d'Esserent. Ce barrage a été totalement reconstruit en 2003-2004 afin de procéder à une modernisation de son mode de fonctionnement, l'ancien datant de 1902. Il possède deux passes navigables de 31 m, une passe non navigable de 12 m ainsi qu'une passe à poissons. Il est muni de clapets métalliques pesant jusqu'à 50 tonnes. Le site intègre deux écluses de 125 m et 185 m de long qui ont elles aussi fait l'objet d'une rénovation en 2002-2003[10].

L'Oise, en aval de Creil, a fait l'objet d'un dragage afin de limiter les risques de crues mais aussi de permettre le passage de péniches de lourd tonnages (jusqu'à 4 000 tonnes), dans le cadre du projet de Liaison Seine-Escaut mené par Voies navigables de France[11].

Climat

Creil connaît un climat océanique dégradé.

Creil 1981 - 2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,1 1 3,2 4,7 8,3 11 13,1 12,9 10,3 7,6 3,9 1,4 6,6
Température maximale moyenne (°C) 6,6 7,8 11,6 14,9 18,7 21,9 24,7 24,6 20,6 15,6 10,1 6,5 15,3
Record de froid (°C)
date du record
−21,6
1985
−18,5
1956
−11,4
1971
−5,3
1973
−2,6
1981
0,7
1975
3,5
1960
3,2
1965
−0,6
1971
−5
2003
−11,3
1998
−16,7
1970
−21,6
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
15,9
2003
21,4
1960
24,8
1955
27,9
1955
31,7
1976
36,4
2011
37,3
1984
39,1
2003
32,3
1982
28,3
2011
19,6
1993
16,9
2000
39,1
2003
Précipitations (mm) 58,8 46,5 52,6 48,1 61,8 58,2 55,6 56,6 50,1 70,8 56,6 65,4 681,1
Source : « données climatiques », sur meteofrance.com (consulté en novembre 2013)


Voies de communication et transports

Réseau routier

Articles détaillés : A1 et Route Départementale 1016.

L'ancienne route nationale 16, ancienne route royale qui allait de Pierrefitte-sur-Seine à Dunkerque en passant par Amiens, traversait autrefois la ville par le centre-ville et la rue de la République. Désormais numérotée Départementale 1016, elle bénéficie d'une rocade à quatre voies qui contourne la ville par l'est. Les D200 et D201 permettent pour leur part de contourner la commune par l'ouest. Creil est par ailleurs reliée à l'Autoroute A1 par la D1330 qui passe par Senlis et permet ainsi de rejoindre Paris. Elle est aussi reliée à Beauvais par la D1016 et la RN31, elles aussi à quatre voies.

Réseau ferroviaire et transports en commun

Entrée de la gare de Creil
Article détaillé : Gare de Creil.

La gare de Creil constitue un véritable nœud ferroviaire, carrefour desservi à la fois par les trains de la ligne D du RER, du réseau Paris-Nord du Transilien (ligne H), le TER Picardie et enfin l'Intercités. Ces lignes permettent de rejoindre Paris-Gare du Nord, Pontoise, Compiègne, Amiens, Beauvais, Boulogne-sur-Mer et Saint-Quentin. Cependant, l'essentiel des trajets se font depuis et vers Paris : par le Intercités, directs en 25 min, le TER, semi-directs en 32 min ou encore le RER, omnibus en 52 min. Le trajet Paris-Creil a représenté 1 193 000 voyages en 2006[12]. En , Réseau ferré de France a annoncé la création, à l'horizon 2017/2020, de la ligne Roissy - Picardie passant par Creil, qui placera la ville à 20 minutes des gares et aéroports de Roissy-Charles de Gaulle, via des lignes TER et TGV[13].

La communauté de l'agglomération creilloise (CAC) en tant qu'autorité organisatrice de transports a complètement réorganisé son réseau de bus urbains le 2 avril 2012. Ce réseau est exploité par la Société de transport de l'agglomération creilloise (STAC), filiale du groupe Keolis, sous le régime de la délégation de service public. Les quatre communes de la CAC sont desservies par cinq lignes régulières numérotées A à E, trois lignes scolaires, trois lignes de soirée « Flexo » et trois lignes à la demande « Résago ». Les trente-et-un bus de la STAC transportent 22 000 voyageurs par jour et parcourent 1,3 million de km par an[14]. Le billet à l'unité coûte 0,90 €. Sur ce réseau centré autour de la gare, quatre lignes desservent les quartiers du plateau (Ligne 1, 2 6 et 8). Les lignes 3, 5 et 10 desservent les quartiers de la commune situés sur la rive droite[15],[16].

Réseau fluvial

Creil possède un port fluvial de commerce sur l'Oise. Il est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de l'Oise[17]. Canalisée à grand gabarit, la rivière permet le passage à Creil de péniches atteignant jusqu'à 180 m de long pour 11,50 m de large et un poids de 4 000 tonnes. Creil se trouve ainsi à un peu moins de 50 km de la confluence avec la Seine par voie fluviale[18].

Aérodrome et aéroports

Le seul aérodrome situé sur le territoire de la commune, celui de la base aérienne militaire (Code AITA : CSF), sur le plateau, est réservé aux aéronefs militaires et à quelques avions civils avec restriction. L'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle est accessible en 30 minutes via l'autoroute (autoroute A1) et l'aéroport de Beauvais-Tillé en 30 minutes. Il existe une ligne de bus régulière entre Creil et Roissy-Charles de Gaulle via Senlis qui fait la liaison en 45 min[19].

Urbanisme

Morphologie urbaine

La place Carnot, principal aménagement urbanistique au centre-ville datant de la reconstruction de l'après-guerre.
La tour Descartes

Creil est constitué de plusieurs quartiers nettement distincts. Le centre-ville est situé de part et d'autre de la rivière et en partie sur l'île Saint-Maurice. Il s'agit d'un quartier dense constitué d'immeubles mélangeant habitat, commerces et services. Ce quartier ancien et dense a subi de lourds bombardements lors de la Seconde Guerre mondiale et a été reconstruit dans les années 1950, notamment dans la zone située à proximité de la gare. Il a connu ensuite une politique de résorption de l'habitat insalubre sous la forme d'une Zone d'aménagement concerté (ZAC) dans les années 1970[20].

Le quartier de Gournay - les Usines : c'est un quartier industriel ancien en voie de totale désindustrialisation, partagé avec la commune de Montataire et celle de Nogent-sur-Oise plus à la marge. Seules quelques usines sont encore en activité, le reste du quartier étant partagé entre des zones d'activités en cours de reconversion et des maisons de villes prenant parfois la forme de cités ouvrières. Le quartier fait l'objet d'un plan de rénovation urbaine, ce qui est exceptionnel pour une zone d'habitat individuel[21]. La création de la passerelle Mandela en 2015 qui la relie à l'île Saint-Maurice et au-delà au plateau Rouher est la première étape de la rénovation de ce quartier[22].

Le quartier du plateau peut être distingué lui-même en trois quartiers :

  • Le plateau Rouher : grand ensemble construit dans les années 1960, il comprend un peu plus de 12 000 habitants en 2006 pour 4 430 logements, sur 132 ha. C'est un ensemble de barres et de tours avec plusieurs équipements collectifs : écoles, collège, hôpital, église, mosquée, synagogue. On trouve aussi en périphérie de petites zones pavillonnaires. Il est classé en zone urbaine sensible, en zone franche urbaine et fait l'objet d'un plan de rénovation urbaine spécifique[23],[24].
  • Les Cavées : lui-même constitué de trois ensembles de logements sociaux : la Cavée de Paris, la Cavée de Senlis (où se trouve la tour Descartes, le plus haut gratte-ciel de la ville) et le quartier Guynemer entre les deux. Le quartier regroupe 1 900 logements et un peu plus de 6 400 habitants[25].
  • Le quartier du Moulin : ce quartier a fait l'objet d'une ZAC dans les années 1970 (où se trouve la tour Carpeaux, le deuxième plus haut gratte-ciel de la ville). Il en résulte un quartier d'habitats collectifs sociaux de petite taille au plan masse diversifié et intégrant des équipements publics et des zones pavillonnaires. Le quartier regroupe ainsi 1 450 logements pour un peu plus de 5 100 habitants[26]. Les constructions les plus emblématiques sont sans doute les logements à gradin construits par Andrault et Parat en 1976[27]. Ils ont eux-mêmes fait l'objet d'une réhabilitation.

L'espace communal intègre aussi deux anciens villages autrefois séparés de la ville :

  • Vaux : ancien village situé en direction de Verneuil-en-Halatte, sur un coteau au-dessus de l'Oise, c'est à la fois une zone résidentielle pavillonnaire et d'anciennes maisons rurales et une zone d'activité.
  • Le Plessis Pommeraye : ancien hameau isolé sur le plateau, il se trouve actuellement en périphérie immédiate de la base aérienne.

Politique de la ville dans la commune

Le quartier Saint-Medard, sur la rive gauche de l'Oise.

Très tôt, certains quartiers de la commune sont pris en charge par les politiques de la ville mises en place par les gouvernements successifs. Le quartier Rouher entre ainsi dès 1980 dans le processus baptisé alors « Développement social des quartiers » (DSQ) puis un premier contrat de ville est signé en 1989, en association avec la commune de Villers-Saint-Paul, un deuxième en 1994 avec les communes de Montataire et de Nogent-sur-Oise. Dans ce dernier cadre, le quartier Rouher est défini comme une zone urbaine sensible en 1996 et fait l'objet d'une zone franche urbaine dès 1997, toujours valable de nos jours. En 2000, un troisième contrat de ville est signé avec les mêmes communes et dans ce cadre, est défini un grand projet de ville qui est signé en 2001, s'occupant là encore du quartier Rouher et cette fois-ci du quartier Gournay-Les Usines[28],[29].

En septembre 2007, un projet de renouvellement urbain est signé avec l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) pour l'agglomération creilloise (Creil, Nogent-sur-Oise, Montataire et Villers-Saint-Paul)[30]. Ce projet concerne pour la commune de Creil, deux quartiers :

  • Le quartier Rouher : destruction de 458 logements sociaux et reconstruction de 518 logements pour l'essentiel en accession à la propriété, 1 783 logements réhabilités, 1 500 résidentialisés, création de nouvelles voies d'accès vers le centre-ville, la restructuration du centre commercial et l'installation de nouveaux équipements. Le nombre de logements a depuis été revu à la baisse depuis le contrat avec désormais 338 logements reconstruits. Le montant total des investissements dans le quartier s'élève à 85 millions d'euros[31].
  • Le quartier Gournay-Les Usines : réalisation de 1 032 logements sur 8 sites différents, notamment dans le cadre d'une ZAC, pour moitié en logement social, réaménagement des infrastructures routières avec la création de nouveaux axes et d'accès au quartier, la réalisation d'une maison de quartier, d'une nouvelle école et la réservation d'un peu moins de 20 000 m2 réservé aux activités économiques, principalement dans le domaine du tertiaire et du commerce. Là aussi, quelques changements ont été effectués depuis avec un nombre de logement ramené à un peu moins de 800 et une surface d'activité portée à 22 000 m2. Le montant total des investissements dans le quartier s'élève à 103 millions d'euros[31].

En juin 2007, un contrat urbain de cohésion social, succédant aux contrats de ville, est signé entre la communauté de communes et l'État pour une durée de deux ans et concerne à Creil, cette fois-ci, toujours le quartier Rouher, mais aussi la Cavée de Senlis et le quartier du Moulin-Ouest[32].

Logement

La tour Carpeaux

Il existe 13 206 logements à Creil en 2006 : 94,3 % sont des résidences principales, 83 % sont des appartements. Par comparaison, seulement 31 % des logements du département sont des appartements. Les logements comportent en moyenne 3,3 pièces contre 4,2 dans le reste de l'Oise. Parmi ces logements, 77,5 % sont en location, dont 6 829 des logements HLM loués vides, soit 54,8 % du total[33],[34].

Parmi les bailleurs sociaux, Oise Habitat possède 5 697 logements situés dans tous les quartiers de la ville, soit 43 % des logements de la ville et 83 % des logements sociaux. On trouve ensuite Le Logement francilien, qui possède 1200 logements situés dans le quartier Rouher et l'OPAC de l'Oise, organisme lié au Conseil général de l'Oise, qui possède 600 logements sur le plateau[35].

Environnement

La ville de Creil a obtenu de l'association villes et villages fleuris le label « trois fleurs ». Elle a notamment pris en compte le réaménagement du parc urbain situé sur l’île Saint-Maurice[36] suivant des principes par un paysagiste[37], les classes citoyennes pour une éducation environnementale, ses serres écologiques ou le développement des jardins familiaux et du compostage au pied des immeubles. C’est la treizième commune de l’Oise à obtenir ce label « trois fleurs ».

Toponymie

Le nom de la ville apparaît pour la première fois dans un texte en 656 sous le nom Criolo dans une Vie de saint Éloi, ensuite Crioilum vers 672, puis plus par la suite, sous la forme Credilium en 851. Cretheltense castrum désigne un château dans un texte de 942[38] et Credulii vers 1115.

Le second élément -eil s'explique vraisemblablement par le gaulois ialo[39] qui est un appellatif ialon, et non pas un suffixe selon Xavier Delamarre, et qui a signifié « lieu défriché, clairière » avant de prendre le sens de « village » (cf. gallois iâl, tir iâl « clairière, espace découvert »)[40]. Généralement, il donne la finale -euil ou -ueil dans le nord de la France, mais exceptionnellement on trouve -eil (voir également *Corbo-ialum > Corbeil[40]).

L'identification du premier élément s'avère plus problématique. En effet, il faut exclure les formes de 656 et 672 pour identifier dans Creil le nom de personne gaulois Credius[39]. Xavier Delamarre associe également cet anthroponyme à Credus et Credanus, autres noms de personnes attestés, peut-être issus du mot crid(io)- signifiant « cœur » (avec r >ri > re), même racine que le vieil irlandais cride « cœur » et le breton kreiz « centre, milieu »[41]. D'autres auteurs, cités par François de Beaurepaire[42] y décèlent le mot latin creta > craie (creide XIe siècle) ce qui est phonétiquement et sémantiquement possible.

Cependant, les formes les plus anciennes Criolo et Crioilum contredisent ces interprétations : elles sont semblables à celles de Criel-sur-Mer (Criolium 1059 ; Crioil 1070) et Saint-Germain-du-Crioult (Crioil 1198)[39],[42], basées sur un élément non identifié *cri- et les formes ultérieures en Cred- de Creil seraient liées à une latinisation savante suivant un processus bien connu par ailleurs. En fin de compte, seul l'appellatif ialon est identifié avec certitude.

Histoire

Article détaillé : Histoire de Creil.

Préhistoire de la ville

Les traces archéologiques les plus anciennes à Creil sont situées sur le plateau, en limite de la commune de Saint-Maximin. Une station d'époque néolithique est attestée sur le site de Canneville, où de nombreux outils lithiques ont été retrouvés[43]. Les archéologues pensent que ce site a servi d'oppidum à l'époque gauloise, dominant la vallée de l'Oise du haut de l'éperon rocheux. Une petite nécropole d'époque de l'âge du bronze final a été mise au jour lors de fouilles réalisées un peu plus au nord, à l'emplacement du parc d'activité Alata, en 1999-2000[44].

À l'époque gallo-romaine, la commune est le lieu de passage d'une voie allant de Senlis (Augustomagus) à Beauvais, en passant l'Oise par un gué au niveau de l'écluse actuelle. Un trésor monétaire, datant de 273 environ, a d'ailleurs été retrouvé à cet endroit en 1974. Cette voie traversait un petit vicus, appelé Litanobriga, que plusieurs archéologues situent sur le plateau, à l'entrée de la forêt de la Haute-Pommeraie actuelle[45].

Le château

La première mention de Creil date de 633 environ. À cette date, selon la Vie de saint Éloi, écrite par Dadon de Rouen, le roi mérovingien Dagobert Ier y reçoit l'hommage du roi breton Judicael.

Au Xe siècle, le château de Creil appartient aux seigneurs de Senlis, il est situé sur l'actuelle île Saint-Maurice. Vers 1150, la collégiale Saint-Evremond est fondée à proximité de celui-ci, accueillant des reliques faisant l'objet d'un pèlerinage très suivi.

Louis IX acquiert la seigneurie et les rois de France y résident régulièrement. Charles le Bel y nait en juin 1294[46].

La ville au Moyen Âge et à l'époque moderne

Un bourg se développe sur l'extrémité de l'île mais aussi sur la rive gauche de la rivière, autour d'une nouvelle paroisse, Saint-Médard. Ce développement est tel qu'une charte communale est accordée le 23 janvier 1197 par le seigneur Louis de Clermont autorisant les bourgeois de la ville à tenir un conseil de ville. Un hôtel-dieu et une maladrerie sont présentes dans la ville dès le XIIe siècle.

La révolte de la Grande Jacquerie est initiée à Saint-Leu-d'Esserent en 1358, juste au sud de la commune. En 1374, Charles V de France intervient pour faire restaurer le marché de la commune puis rachète l'année suivante la seigneurie à Wenceslas, fils de Béatrice de Bourbon et de Jean Roi de Bohême et comte de Luxembourg. Des travaux sont alors lancés pour reconstruire la forteresse. Charles VI de France, atteint de folie, y est envoyé en résidence. La ville subit plusieurs combats de la guerre de Cent Ans et est définitivement reconquise en 1441.

À l'époque moderne, la ville est de nouveau occupée par des troupes armées : en 1567, la ville est prise par les Huguenots, puis à nouveau occupée pendant la Fronde. En 1782, la seigneurie, qui est entrée dans les propriétés des Princes de Condé, est vendue par ceux-ci à Pierre Juéry, un magistrat d'origine roturière. Pendant cette période, l'activité économique de la ville se limite à l'exploitation de la pierre et de la meunerie le long de la rivière.

Le développement industriel du XIXe siècle

En 1797, un industriel parisien d'origine irlandaise créée une manufacture de cristal, rapidement transformée en faïencerie. Cette faïencerie devient le premier employeur de la ville pour un siècle employant 900 personnes en 1840[47]. Elle ferme ses portes en 1895, à la suite de sa fusion avec l'usine de Montereau-Fault-Yonne. En 1810, l'Oise est reliée à l'Escaut par le tout nouveau Canal de Saint-Quentin et des travaux de canalisation de la rivière sont entamés à partir de 1825. Une nouvelle industrialisation se développe alors dans la commune, sous la forme de four à chaux, à plâtre et de tanneries. Les forges de Montataire, créée en 1793, se développent réellement à partir des années 1830.

En 1846, l'industrie est de nouveau relancée par l'arrivée du chemin de fer et la création de la ligne de Paris-Nord à Lille. La ville se trouve ainsi en connexion directe avec les approvisionnements en fer et charbon du nord et de l'est de la France, d'un côté et à proximité immédiate du débouché parisien de l'autre. Cette fois-ci, l'installation de nouveaux établissements se fait sur la rive droite, autour de la nouvelle gare. Plusieurs usines métallurgiques s'y installent, aux limites des communes voisines : on y trouve des tréfileries, clouteries. Des manufactures leur emboîtent le pas : fabriques de coffres forts Fichet, de machines à imprimer Voirin et Marinoni à Montataire, les ateliers de constructions métalliques Daydé et Pillé, ou encore la fonderie d'alliages cuivreux Montupet à Nogent. Une usine d'aluminium fut installée, avec pour directeur Tristan Bernard[48]. Les besoins de l'armée lors de la Première Guerre mondiale redonne un coup de fouet à l'activité de l'agglomération, située idéalement à proximité du front, avec l'installation de la fonderie de zinc Vieille Montagne et l'usine de produits chimiques de Villers-Saint-Paul. L'industrie se diversifie aussi toujours, au cours du XIXe siècle, mais de manière plus ponctuelle, dans les domaines de la briqueterie, verrerie[49], la confection[50], le travail du bois[51], ou encore l'agroalimentaire[52].

Des logements pour les ouvriers sont construits sous la forme de cités. La cité Saint-Médard, la plus ancienne (1866), est construite sur la rive gauche à l'initiative du directeur de la faïencerie et futur maire, Henri Barluet[53]. Sont construites aussi mais sur la rive droite, les cités Lucile, Vieille-Montagne (1925) et de la Tonnellerie (fin des années 1920)[54].

Creil au XXe siècle

Les lendemains de la Première Guerre mondiale marquent un tournant politique pour la ville : la SFIO remporte les élections municipales portant Jules Uhry, avocat d'affaire, à la tête de la commune. Creil est resté depuis un fief socialiste sans interruption. Uhry mène une politique de modernisation municipale sur le modèle des communes socialistes de la région parisienne avec la création de nombreux services : assainissements, ramassage des ordures, écoles professionnelles, équipements sportifs (piscine, vélodrome) et logements sociaux (cité-jardin sur le rebord du plateau). Les usines connaissent en parallèle des difficultés économiques lors de la crise des années 1930[55].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, deux mouvements de résistance se distinguent dans la commune : l'Organisation civile et militaire et Libération-Nord, d'influence socialiste. Jean Biondi, maire de la ville et député parmi les 80 ayant refusé les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940, anime ce dernier réseau. Il est arrêté en 1942 et relayé par Gabriel Havez. À partir de 1943, la ville subit de lourds bombardements : Creil sert à la fois de base aérienne pour la Luftwaffe (sur l'actuelle base aérienne) et de nœud ferroviaire essentiel, et est voisine des carrières de Saint-Maximin et de Saint-Leu-d'Esserent que servent de base aux V1 de l'armée allemande[55].

Après guerre, les Trente Glorieuses marquent le retour de l'activité dans la commune et l'agglomération en général. Dans les années 1950, trois entreprises y embauchent plus de 4 000 personnes : Usinor, qui a absorbé les forges de Montataire, Francolor, l'usine de produits chimiques basée à Villers-Saint-Paul, et l'usine Brissonneau et Lotz (devenue Chausson par la suite), qui produit des véhicules de marque Renault, Peugeot et Matra. Pour répondre à cette demande en main d'œuvre, de nouveaux quartiers sous la forme de grands ensembles sur le plateau et des travailleurs immigrés viennent s'installer, originaire le plus souvent d'Afrique du nord[55].

À partir de la fin des années 1960, l'industrie métallurgique connaît ses premières difficultés. Les plus grandes usines voient leurs effectifs fondre ou ferment : Vieille Montagne en 1992, Chausson en 1996. Ces fermetures s'accompagnent de la montée du chômage, l'augmentation des migrations pendulaires vers Paris et les problèmes sociaux. Le vote en faveur du Front national gagne du terrain[55]. Une politique de la ville, mise en place depuis le début des années 1980, tente de contrecarrer cette évolution.

Héraldique

Article détaillé : Armorial des communes de l'Oise.
Armes de Creil

Les armes de Creil se blasonnent ainsi : D'azur au chevron d'argent chargé de trois molettes de sable et accompagné de trois roses d'or.

Ci-dessus ce sont les armes de la ville de Creil, tirées en variante à celles de la Maison de Creil.

Celles de la Maison des seigneurs de Creil[38] sont bien : D'azur au chevron d'or chargé de trois molettes d'éperon de sable et accompagné de trois roses ou quintefeuilles du second, deux en chef et une en pointe.

Politique et administration

Cantons de Creil avant mars 2015.

Creil est le bureau centralisateur de son canton, composé uniquement de deux communes avec Verneuil-en-Halatte. Auparavant, Creil était divisée en deux cantons jusqu'en mars 2015 : le canton de Creil-Sud, qui couvrait tous les quartiers de la rive gauche, et le canton de Creil-Nogent-sur-Oise, qui comprenait les quartiers de la rive droite et les communes de Nogent-sur-Oise et de Villers-Saint-Paul. La ville dépend de l'arrondissement de Senlis dont elle est la commune la plus peuplée. Le canton de Creil Sud dépendait de la troisième circonscription de l'Oise, dont le député est Michel Françaix, maire de Chambly (PS) et l'autre canton dépendait de la septième circonscription de l'Oise dont le député est Édouard Courtial, maire de Agnetz (UMP).

Tendances politiques et résultats

La commune de Creil est marquée par un ancrage à gauche et particulièrement socialiste d'après les résultats électoraux. Ainsi, à l'élection présidentielle de 2007, Ségolène Royal obtient un score de 38,20 % au premier tour contre 22,20 % pour Nicolas Sarkozy alors qu'aucun autre candidat de gauche ne dépasse les 5 % et la candidate socialiste obtient 60,5 % au second tour[56]. On note par contre une différence entre les deux circonscriptions électorales qui se partagent la commune, avec une tendance plus à droite pour les quartiers ouest. Aux élections législatives de 2007, dans la 3e circonscription, le candidat socialiste a obtenu sur la commune, 33,23 % au premier tour et 60,46 % au second tour. Par contre, dans la 7e circonscription, le candidat de l'UMP, élu au premier tour par l'ensemble de la circonscription, obtient 37,12 % des suffrages dans la commune contre 24,12 % pour le candidat socialiste[57],[58].

Administration municipale

Conseil municipal de Creil (2014-2020)[59]
Groupe Président Effectif Statut
Creil une ambition partagée (Parti socialiste) Jean-Claude Villemain 28 majorité
Génération Creil (Div. Gauche) Hicham Boulhamane 6 opposition
Ensemble, défendons une certaine idée de Creil (Les Républicains) Michaël Sertain 5 opposition

Liste des maires

Article détaillé : Liste des maires de Creil.
Liste des maires successifs depuis la Libération de la France[60]
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Gabriel Havez SFIO Dessinateur industriel
Résistant
1945 1950 Jean Biondi SFIO Résistant, déporté
Député de l'Oise (1936 → 1941 et 1944 → 1950)
Secrétaire d'État (1946 → 1950)
Conseiller général de Neuilly-en-Thelle (1934 → 1941 et 1945 → 1950)
Président du conseil général de l'Oise (1945 → 1949)
Mort en fonction
1950 1963 Gabriel Havez SFIO Mort en fonction
1963 1977 Antoine Chanut PS Principal de collège
1977 2001 Jean Anciant[61] PS Enseignant
Député de l'Oise (4e circ) (1981 → 1993)
Président du district urbain de l’agglomération creilloise (1979 → 1995)
2001 2008 Christian Grimbert PS Enseignant
Président de la CA creilloise (1995 → 2013)
21 mars 2008 en cours
(au 8 mars 2017)
Jean-Claude Villemain PS[62] Conseiller général de Creil-Sud (2001 → 2015)
Conseiller départemental de Creil (2015 → )
Président de la CA creilloise (2013 → 2016)
Président de la CA Creil Sud Oise (2017 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020

Intercommunalité

Creil fait partie de la communauté de l'agglomération creilloise (CAC), qui a pour compétence, outre le développement économique, les transports en commun avec le réseau de bus, l'habitat, la politique de la ville, l'enlèvement et le traitement des ordures ménagères, l'alimentation en eau potable et l'assainissement, la gestion des gymnases des établissements scolaires de l'agglomération. La CAC coordonne par ailleurs un conseil intercommunal de sécurité et prévention de la délinquance (CISPD) ainsi que le schéma de cohérence territoriale (SCoT) de l'agglomération. Le conseil communautaire comprend 18 délégués de la commune de Creil sur un total de 40 délégués. Dirigée par Jean-Claude Villemain, maire de Creil, trois des vice-présidents sont issus de la commune. Son budget était en 2009 de 15,8 millions d'euros[63].

Politique de développement durable et collecte des déchets

La ville a mis en place un Agenda 21, lancé le 6 janvier 2011, et a mis en place des éco-ateliers pour réfléchir au développement durable au niveau de la ville et soutient des micro-projets en faveur de l'environnement[64].

La collecte des ordures ménagères dans la ville est effectuée par la Communauté de l'agglomération creilloise. Seuls le verre et le papier font l'objet de collectes par un prestataire au niveau de points d'apport volontaire[65]. Les ordures ménagères sont traitées par l'usine de valorisation énergétique de Villers-Saint-Paul, gérée par le Syndicat mixte de la vallée de l'Oise (SMVO) qui assure cette mission pour 263 communes de l'est du département et auquel adhère la CAC pour ses communes membres. Une déchèterie, gérée par le SMVO, est présente sur le territoire de la commune, sur le plateau, à proximité de la base aérienne[66],[67].

Finances locales

Article détaillé : Finances de la commune de Creil.

Cette sous-section présente la situation des finances communales de Creil[Note 1].

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de Creil s'établit à 60 447 000 € en dépenses et 61 976 000 € en recettes[A2 1] :

En 2013, la section de fonctionnement[Note 2] se répartit en 41 231 000 € de charges (1 213 € par habitant) pour 44 025 000 € de produits (1 295 € par habitant), soit un solde de 2 794 000 € (82 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 3] pour une somme de 23 700 000 € (57 %), soit 697 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 606 € par habitant en 2011 et un maximum de 697 € par habitant en 2013 ;
  • la plus grande part des recettes est constituée de la dotation globale de fonctionnement (DGF)[Note 4] pour une valeur totale de 17 443 000 € (40 %), soit 513 € par habitant, ratio supérieur de 90 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (270 € par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 473 € par habitant en 2011 et un maximum de 513 € par habitant en 2013.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Creil[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

La section investissement[Note 5] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 6] pour une somme de 14 969 000 € (78 %), soit 440 € par habitant, ratio supérieur de 16 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (379 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 260 € par habitant en 2009 et un maximum de 476 € par habitant en 2012 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 7] pour un montant de 2 519 000 € (13 %), soit 74 € par habitant, ratio inférieur de 23 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (96 € par habitant).

Les ressources en investissement de Creil se répartissent principalement en[A2 4] :

  • subventions reçues pour un montant de 3 722 000 € (21 %), soit 109 € par habitant, ratio supérieur de 49 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (73 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 49 € par habitant en 2011 et un maximum de 207 € par habitant en 2012 ;
  • nouvelles dettes pour une valeur de 3 455 000 € (19 %), soit 102 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate.

L'endettement de Creil au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 8], l'annuité de la dette[Note 9] et sa capacité de désendettement[Note 10] :

  • l'encours de la dette pour 20 930 000 €, soit 616 € par habitant, ratio inférieur de 44 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (1 092 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 555 € par habitant en 2011 et un maximum de 616 € par habitant en 2013[A2 5] ;
  • l'annuité de la dette pour une valeur de 3 126 000 €, soit 92 € par habitant, ratio inférieur de 31 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (133 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 81 € par habitant en 2010 et un maximum de 92 € par habitant en 2013[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour un montant de 3 523 000 €, soit 104 € par habitant, ratio inférieur de 40 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (172 € par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 90 € par habitant en 2012 et un maximum de 146 € par habitant en 2011[A2 6]. La capacité de désendettement est d'environ 5 années en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio présente un minimum d'environ 3 années en 2011 et un maximum élevé d'un montant de 15 années en 2003.

Jumelages

La commune est jumelée avec trois collectivités européennes[68] :

Par ailleurs, la ville entretient, depuis 2008, une relation de coopération décentralisée ou jumelage avec trois entités[69] :

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[70],[Note 11].

En 2014, la commune comptait 34 922 habitants, en augmentation de 1,73 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
976 1 000 1 196 1 329 1 550 1 690 1 790 2 223 2 656
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 181 3 626 4 539 4 998 5 737 7 182 7 418 8 183 8 456
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 125 9 272 10 214 10 359 10 558 10 768 10 899 10 024 13 500
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
19 235 32 544 32 509 34 709 31 956 30 675 33 479 33 741 34 922
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[71] puis Insee à partir de 2006[72].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La pyramide des âges de Creil montre une surreprésentation des classes d'âge jeunes par rapport à la moyenne isarienne. Les 15-29 ans représentent 25,9 % de la population contre 19,3 % dans l'Oise. Seulement 12,5 % de la population a plus de 60 ans contre 17 % dans le reste du département.

Pyramide des âges de la commune de Creil en 2006 en pourcentage[33].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
> 90
0,5 
2,7 
75-89
4,4 
8,5 
60-74
8,8 
16,6 
45-59
16,2 
22,8 
30-44
20,8 
25,6 
15-29
26,2 
23,7 
0-14
23,1 
Pyramide des âges de l'Oise en 2006 en pourcentage[73].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
> 90
0,9 
4,3 
75-89
6,8 
10,6 
60-74
11,3 
21,2 
45-59
20,6 
22,3 
30-44
21,9 
20,1 
15-29
18,6 
21,3 
0-14
20,0 

Immigration

En 2008, la population immigrée était de 9 133 personnes soit 26,4 % de la population[74]. Le taux de personnes de nationalité étrangère était de 21 %. En 1999, les principaux pays d'origine étaient l'Algérie (4,1 %) et le Maroc (4,0%)[75].

Enseignement

Creil dépend de l'académie d'Amiens. La circonscription de l'Éducation nationale de Creil couvre toute la commune pour l'enseignement primaire, ainsi que la commune de Verneuil-en-Halatte[76].

La ville compte :

  • 19 écoles maternelles publiques : Jean-Biondi, Albert-Camus, Joachim-Du-Bellay, Berthe-Fouchère, Rosemonde-Gérard, Gournay, Jean-de-La-Fontaine, Jean-Macé, Molière, Gérard-de-Nerval, Louis-Pergaud, Marcel-Philippe, Jean-Racine, Benjamin-Raspail, Ronsard, George-Sand, Sévigné, Charles-Somasco, Édouard-Vaillant ;
  • 16 écoles élémentaires publiques : Albert-Camus, René-Descartes, Victor-Duruy, Paul-Eluard, Célestin-Freinet, Gournay, Victor-Hugo, Jean-Macé, Louise-Michel, Montaigne, Gérard-de-Nerval, Marcel-Philippe, Jacques-Prévert, Rabelais, Charles-Somasco, Édouard-Vaillant.

Quatre établissements publics secondaires sont présents dans la ville :

  • 3 collèges : Jules-Michelet (636 élèves et 47 enseignants) ; Jean-Jacques-Rousseau (618 élèves et 52 enseignants, en Zone d'éducation prioritaire) ; Gabriel-Havez (555 élèves et 57 enseignants, appartenant au Réseau Ambition réussite).

C'est dans ce dernier établissement que s'est déroulée une des premières « affaires du voile islamique » en France, en septembre 1989 : trois élèves sont exclues de l'établissement par le principal du collège en raison du port du voile dans l'établissement. Elles sont réintégrées en octobre de la même année, puis exclues définitivement par la suite.

  • Un lycée : le lycée polyvalent Jules-Uhry[77], à la fois d'enseignement général, technologique (1150 élèves et 141 enseignants) et professionnel (281 élèves et 24 enseignants). Le lycée propose des bacs professionnels et technologiques dans le domaine de la santé. Il propose par ailleurs six BTS dans le domaine du commerce, de la gestion et de l'économie sociale familiale. Le lycée a noué un partenariat avec l'Institut d'études politiques de Paris par une Convention éducation prioritaire.

La ville bénéficie de la présence d'un établissement d'enseignement supérieur : l'Institut universitaire de technologie de l'Oise, partagé avec le site de Beauvais, antenne de l'université de Picardie. Cet établissement propose des diplômes universitaires de technologie et des licences professionnelles dans les domaines de la gestion, du commerce et de la logistique. Ce petit pôle universitaire dispose de très peu d'équipements, et n'a par exemple pas d'antenne du CROUS, si ce n'est une résidence universitaire de 97 chambres située en centre-ville[78].

Santé

Creil est le siège d'une Caisse primaire d'assurance maladie qui couvre 166 communes du sud de l'Oise[79].

La ville bénéficie de deux principaux établissements de santé :

  • un hôpital public : centre hospitalier Laennec, créé en 1978 : il comprend 444 lits pour un budget de 107 millions d'Euros en 2007[80].
  • une clinique privée : la Clinique Médico-Chirurgicale, en cours de fusion avec les cliniques des Jockeys à Chantilly et Saint-Joseph de Senlis pour constituer l'Hôpital privé de Chantilly[81].

On trouve par ailleurs 3 foyers-logements pour personnes âgées et un Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes sur le territoire de la commune[82].

Sports

  • Salles omnisports : Camus ; Salengro (et stade vélodrome) ; Descartes ; Gérard de Nerval,
  • Plaine de jeux : Bois Saint-Romain ; Champ de Mars,
  • Piscine municipale

Armée

Vue de la base aérienne.

La base aérienne 110 Guy Fanneau de La Horie de Creil est située sur le plateau, en limite est de la commune. L'aérodrome, qui existe depuis 1910, sert de base de décollage pour des avions d'observation pendant la Première Guerre mondiale. Il se développe véritablement lors de la Seconde Guerre mondiale, avec l'installation de la Luftwaffe qui fait construire deux pistes de décollage en béton pour ses bombardiers puis ses chasseurs. Le site est réutilisé par l'United States Air Force entre 1944 et 1945[83].

En 1947, la base, qui a perdu son rôle militaire, est utilisée par l'Institut géographique national pour y installer son service des activités aériennes chargé des prises de vues. L'IGN est toujours présente sur place avec 71 agents dont 13 agents détachés auprès de l'Établissement géographique inter-armées[84].

En 1950, on décide d'installer une base aérienne militaire sur le site de Creil : les travaux durent jusqu'en 1959. En 1954, la 10e escadre est recréée et installée à Creil. Elle est dissoute en 1985. L'activité de la base est alors interrompue. L'activité reprend en 1990 avec l'installation d'un pôle interarmées de renseignement, comprenant notamment des service de la Direction du Renseignement militaire : ces services sont regroupés au sein du Centre militaire d’observation par satellites. La base accueille par ailleurs deux escadrons de transport[83]. 2700 soldats ainsi sont basés à Creil, dirigés par un général de brigade. La base accueille régulièrement des jeunes de Creil ou de l'agglomération dans le cadre de stages de découvertes ou professionnels.

Cultes

Plusieurs religions possèdent un lieu de culte dans la commune :

Économie

Niveaux de vie, niveaux de revenus

Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 10 597 €, ce qui place Creil au 30 487e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 ménages en métropole[90].

Selon le Journal du Net, Creil est, en 2010, la huitième ville de plus de 20 000 habitants la plus pauvre de France, [92], avec un revenu fiscal de référence moyen de 9 540,20 € et 3434 chômeurs de catégories A, B et C au 31 décembre 2009, ainsi qu'une population active de 22 604 personnes en 2006. Les fermetures des usines Chausson, filiale de Peugeot et Renault ou de Vieille Montagne, ont fait flamber le taux de chômage et réduit le revenu de nombreux creillois[93].

Emploi

La commune compte 15 511 actifs soit 68,6 % de la population âgée entre 15 et 64 ans, 46 % de la population totale. Le taux de chômage au sens du recensement est de 20 % en 2006. Il touche essentiellement les 15-24 ans, à plus de 35 % pour les femmes et plus de 25 % chez les hommes. Parmi les actifs ayant un emploi, 28,5 % travaille en dehors de la Picardie, c'est-à-dire essentiellement en Île-de-France, dans la région de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle et de Paris[33].

On compte 16 229 emplois dans la commune, à 94 % des emplois salariés. 89,3 % de ces emplois sont dans le secteur du tertiaire et seulement 6,8 % dans le domaine secondaire[33]. Les principaux employeurs sont situés dans le secteur public. Il s'agit pour les cinq premiers du centre hospitalier, de la SNCF, de la commune elle-même, de la CPAM puis de la Poste. Aucun employeur industriel ne se trouve dans les 10 premiers, dans une commune ayant eu longtemps une prépondérance dans le secteur secondaire[94].

Des actions de développement de l’emploi sont mises en place dans le cadre notamment d’un plan local pour l’insertion et l’emploi (PLIE). Creil appartient à la zone d'emploi du Sud-Oise, le bassin d'emploi le plus grand de Picardie avec celui d'Amiens[95].

Entreprises et commerces

On dénombre dans la commune 1 212 entreprises en 2008, dont 387 commerces[33].

Les principales zones d'activité à Creil sont au nombre de quatre[96] :

  • Les Marches de l'Oise : zone franche urbaine (au même titre que le quartier Rouher) de 30 hectares située entre Creil et Montataire sur la rive gauche, le long de la ligne de chemin de fer. Elle correspond à un ancien site industriel ayant fait l'objet d'une reconversion. Elle accueille actuellement 88 entreprises pour 1 100 salariés dans les domaines industriel et tertiaire[97].
  • Le parc technologique Alata  : zone de type "technopôle" de 100 ha située sur le plateau, à cheval sur la commune de Verneuil-en-Halatte et spécialisée dans les activités de recherche et de technologie. En périphérie immédiate se trouve le site de l'Institut géographique national.
  • La zone d'aménagement économique et tertiaire du Bois Saint-Romain (ZAET) : zone d'environ 100 ha comprenant une centaine d’entreprises artisanales, industrielles et de services, situé en limite du centre commercial de Saint-Maximin.
  • Le domaine de la Justice : site de 4 ha accueillant actuellement 12 entreprises spécialisées dans les activités artisanales, industrielles non polluantes et des services aux entreprises.

Culture et patrimoine

Monuments historiques

Creil compte trois monuments historiques sur son territoire communal :

  • Vestiges du château et la maison Gallé-Juillet, sur l'île Saint-Maurice, allée du Musée (classés depuis 1923)[98] : Le château royal de Creil est mentionné dès le IXe siècle, quand il fut détruit par les Normands. Il n'est reconstruit que sous Charles V, vers 1374. Au XVe siècle, le roi Louis XI profitait souvent de ce château, notamment lors de ses campagnes en Picardie[99]. Propriété du prince Louis V Joseph de Bourbon-Condé à la fin de l'Ancien Régime, le château est vendu en 1784 et presque totalement démoli. On peut encore en voir les bases de plusieurs tours rondes, les fondations ainsi que des caves au rez-de-chaussée de la maison Gallé-Juillet, construite sur les vestiges vers 1790.
  • Église Saint-Médard, place Saint-Médard (classée depuis 1920)[100] : Elle comprend des éléments allant du XIIIe siècle au XVIe siècle dont le clocher. L'église présente un plan particulièrement étrange, dont les contours se rapprochent de la forme d'un triangle irrégulier. Cette forme provient de nombreux remaniements, dont notamment le changement d'orientation au début du XIVe siècle quand le croisillon nord du transept fut démoli pour être remplacé par le nouveau chœur, délimité au fond par le rempart. D'autre part, une route (d'origine moderne) flanquait l'église le long de la façade sud-est. Ces contraintes firent que la travée alors ajoutée n'est en fait qu'une moitié de travée, coupée diagonalement par l'enceinte. L'unique travée du bas-côté est du chœur poursuit cette ligne. À l'ouest, où davantantage de place était disponible, fut construit une grande chapelle latérale de plan carrée, entre 1490 et 1496, dédiée à sainte Catherine. En 1431 ou 1441, la voûte de l'ancien chœur s'effondra et fut reconstruite à un niveau inférieur, avec un toit en appentis, lui faisant perdre son aspect de chœur. De la même époque date le porche devant le croisillon sud du transept initial (et donc à l'extrémité nord de la nef depuis le changement d'orientation), et dont le plan est curieusement trapézoïde. - L'église initiale du XIIIe siècle fut donc orientée classiquement est-ouest et cruciforme, avait un chevet plat, un transept largement saillant de trois travées avec des voûtes de grande portée, une nef et un chœur de deux travées chacun, ainsi que des bas-côtés. La nef et le chœur étaient de longueur à peu près égale. Le clocher actuel fut érigé à partir de 1521 au sud-ouest de l'église, et mesure 34 m de haut. Les travaux ayant été interrompus pendant un certain temps, son étage supérieur présente déjà le style de la Renaissance. Quant au portail vers le sud, il ne donne pas accès à l'église, mais seulement au porche[101].
  • Kiosque ou « Temple d'amour », à l'extrémité nord-est de l'île Saint-Maurice, derrière de la piscine municipale, impasse du Palais (classé depuis 1925)[102] : C'est une ancienne fabrique de jardin édifiée en 1750 avec le surplus de pierres de la construction du pont de la Boucherie voisin. L'appellation est motivée par les motifs des bas-reliefs qui ornent le pavillon[103].
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Autres éléments du patrimoine

  • Hôtel de ville, île Saint-Maurice : Construit près l'emplacement des ruines de l'ancien château et de la collégiale Saint-Evremond, il a été inauguré le [104].
  • Ancien théâtre, rue Jules-Michelet : Il date de 1882 et comportait sept cents places, ainsi que deux balcons. Devenu cinéma-théâtre en 1926[104], c'est aujourd'hui une boîte de nuit et salle de spectacles, désaffectée depuis peu de temps.
  • Le monument aux morts pacifiste, allée des Anciens combattants : Sculpture allégorique de la paix intitulée « La paix se révélant à l'humanité », selon l'inscription gravée sur le socle. Avec la statue, la ville de Creil rend hommage à ses enfants morts pour la France, dont les noms figurent sur les plaques en marbre sur les côtés latérales du socle.
  • « Les tufs » , allée des Tufs et rue du Haut des Tufs : anciennes maisons troglodytes creusées dans la roche dont il reste très peu de traces. Les avantages de ces habitations occupées le plus souvent par des familles modestes furent leur faible coût et le climat agréable, frais en été et pas trop froid en hiver[104],[105]. - Sur l'allée des Tufs, voie piétonne sinueuse, les cavités ont été bouchées. Rue du Haut des Tufs, certaines maisons se poursuivent par des pièces troglodytes, sans se distinguer des maisons ordinaires. D'autres maisons disposent encore de boves à l'arrière du jardin ou de la cour, utilisées comme débarras.
  • La clouterie Rivierre, rue des Usines : Installée à la même adresse depuis 1888, la clouterie Rivierre est la dernière usine de clous en activité en France. Elle est classée entreprise du patrimoine vivant depuis 2007 et utilise encore les machines et le savoir-faire de l'époque[106] pour fabriquer plus de 2 800 références de clous. La clouterie organise toute l'année des visites guidées de l'usine.
  • La piscine, sur l'Ile Saint Maurice fut la première de l'Oise. Inaugurée en 1923,de style Art déco, elle fut restaurée en 1956 et fermée en 2010. Elle est de nouveau ouverte au public depuis juin 2013, après 3 ans de travaux.

Équipements culturels

Musée Gallé-Juillet (à dr.), depuis le nord-ouest.

« La Faïencerie » est le centre culturel de la ville, installé dans un bâtiment contemporain construit au début des années 1990 à l'emplacement de l'ancienne manufacture de faïence. C'est une scène conventionnée au statut d'association loi 1901. Elle propose une programmation de spectacle vivant adulte et jeune public, du cinéma (classé art et essai), des ateliers théâtre. Elle propose aussi une programmation hors-les-murs dans différents lieux de l'agglomération et des environs appelée « Escales nomades »[107].

La médiathèque Antoine Chanut, intégrée dans le bâtiment de la Faïencerie mais indépendante dans la gestion, met à disposition 142 000 documents (livres, CD, revues, DVD) à 6 500 lecteurs inscrits. Cette offre est complétée par deux annexes situées sur le plateau : la bibliothèque du quartier du Moulin et la bibliothèque du quartier du Rouher[108].

Le Musée Gallé-Juillet, labellisé Musée de France : Auguste et Berthe Gallé, sans descendance à la suite du décès aux combats de leur fils unique Maurice, lors de la bataille de Bouchavesnes en septembre 1916 durant la Grande Guerre, font don en 1930 de leur maison et de toute ce qu'elle contient à la municipalité pour en faire un musée, charge à elle d'en conserver l'aspect. Les salles du musée conservent donc encore la décoration et l'ameublement d'une maison bourgeoise du XIXe siècle. Le musée présente par ailleurs une collection de faïence de Creil-Montereau[109]. Depuis octobre 2010, cette collection est exposée dans la « maison de la Faïence », située en face du musée.

L'atelier des beaux-arts « Espace Matisse », situé dans le quartier du Moulin est un lieu de pratique d'arts plastiques et d'expositions de plasticiens régionaux. Une quinzaine de disciplines y sont enseignées[110].

La « Grange à musique » est une scène de musiques actuelles située sur le plateau de Creil. Créée en 1985 et rénovée en 2009, elle est à la fois un lieu de diffusion de musiques actuelles (rock, hip-hop, musiques électronique, reggae, world, chanson) et de soutien à la pratique amateur[111].

La commune compte enfin un conservatoire à rayonnement communal de musique et de danse qui accueille 400 élèves à l'aide 21 professeurs, situé aussi sur l'île Saint-Maurice[112].

Manifestations culturelles et festivités

Plusieurs manifestations se déroulent chaque année dans la commune[113] :

  • mars : festival « Près de chez vous, des artistes », festival des pratiques artistiques amateurs créé en 2003 organisé par la maison des associations ;
  • fin mars : « Festival de poésie », festival créé en 2012 organisé par la Ville aux livres, il se déroule dans l'espace de la Faïencerie ;
  • avril : la Convention Manga, journée d'animation autour du thème du manga, créé en 2008 ;
  • début juin : les « Rencontres de danse hip-hop » à la Faïencerie, festival créé en 2004 regroupant des groupes amateurs venus de tout le département de l'Oise ;
  • juin : fête des associations, sur l'île Saint-Maurice ; le Mix Up Festival, sur l'île Saint-Maurice ;
  • juillet/août : Creil-Bords de l'Oise, animations estivales sur l’Île saint Maurice ;
  • début novembre : foire aux marrons, foire commerciale de la ville qui aurait été créée en 1211[114] ;
  • 3e semaine de novembre : Salon du livre et de la bande-dessinée, créé en 1987 et organisé par la Ville aux livres il se déroule chaque année dans l'espace de la Faïencerie ;
  • 3e weekend de décembre: Traversée de l'Oise.

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Bibliographie

  • Eugène Lefèvre-Pontalis, « Saint-Évremond de Creil : Notice nécrologique », Bulletin monumental, Paris / Caen, A. Picard / Henri Delesques, vol. 68,‎ , p. 160-182 (ISSN 0007-473X, lire en ligne)
  • Mathon, Histoire de la ville et du château de Creil, accompagnée des vues du château à diverses époques, Paris, Dumoulin M. Libr., , 93 p. (lire en ligne)
  • Daniel Populaire, Creil : images et documents : 1789-1935, Creil, Queneutte, , 426 + 397 p.
  • Auguste Boursier, Histoire de la ville et chatellenie de Creil, Oise : topographie, domaine, institutions civiles et religieuses chapitre de Saint-Evremond, Creil, Dumerchez, , 576 p.
  • Dominique Nybelen, L'Agglomération creilloise autrefois : Angicourt, Brenouille, Creil, Laigneville, Monchy-Saint-Eloi, Montataire, Nogent-sur-Oise, Nogent-sur-Oise, à compte d'auteur, , 216 p.
  • Auguste Boursier, Histoire de la ville de Creil, Paris, Office d'édition du livre d'histoire, 1996 (1re édition 1882), 344 p.
  • Jean-Pierre Besse, Les Grands ensembles du Bassin Creillois, 1re partie : Les Trente Glorieuses (1945-1973), Creil, Association pour la Mémoire Ouvrière et Industrielle du bassin creillois, , 40 p.
  • Jean-Pierre Besse, Les Grands ensembles du Bassin Creillois, 2e partie : Les Temps difficiles, 1973-2008, Creil, Association pour la Mémoire Ouvrière et Industrielle du bassin creillois, , 36 p.

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Cette sous-section Finances locales est issue d'une synthèse des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Elle est présentée de façon standardisée pour toutes les communes et ne concerne que le périmètre municipal. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 1.2.1 : Yin Yang Kappa Logo de l'outil Finances localesLettre grecque Kappa en majuscule et minuscule a effectué la synthèse des 98 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Creil. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  2. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune.
  3. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  4. Les « dotations globales de fonctionnement » désignent, en France, des concours financiers de l'État au budget des collectivités territoriales.
  5. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  6. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  7. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  8. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  9. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  10. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dettecapacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de Creil.
  11. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

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Références

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