Laigneville

Laigneville
L'église Saint-Remi du XIIe siècle.
L'église Saint-Remi du XIIe siècle.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Clermont
Canton Nogent-sur-Oise
Intercommunalité Communauté de communes du Liancourtois
Maire
Mandat
Christophe Dietrich
2014-2020
Code postal 60290
Code commune 60342
Démographie
Gentilé Laignevillois, Laignevilloises
Population
municipale
4 251 hab. (2014)
Densité 498 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 17′ 49″ nord, 2° 26′ 47″ est
Altitude Min. 32 m
Max. 112 m
Superficie 8,53 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Oise

Voir sur la carte administrative de l'Oise
City locator 14.svg
Laigneville

Géolocalisation sur la carte : Oise

Voir sur la carte topographique de l'Oise
City locator 14.svg
Laigneville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Laigneville

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Laigneville
Liens
Site web www.mairie-laigneville.fr

Laigneville est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Laignevillois et les Laignevilloises.

Géographie

Localisation

Communes limitrophes.

À vol d'oiseau, la commune se situe à 68 kilomètres au sud d'Amiens, à égale distance de Beauvais et de Compiègne (31 kilomètres) et à 49 kilomètres au nord de Paris[1]. Elle s'étend sur 853 hectares[a 1].

Communes limitrophes

Topographie et géologie

Chemin vicinal, ancien chemin de Creil à Beauvais, sur le plateau de Laigneville.

Le territoire, de forme générale ovalaire, s'étend dans la vallée de la Brêche et sur le plateau qui sépare cette vallée de celle du Thérain[2]. Comme Cauffry, sa voisine, cette commune est située dans la Vallée Dorée[a 1]. Le terroir s'étend entre 32 mètres sur les bords de la Brêche et 112 mètres sur le plateau[3], à la limite de Cauffry et Rousseloy. Voici quelques altitudes relevées : 35 mètres sur la place de la Gare, 38 mètres à l'entrée de la Brêche sur le territoire, 51 mètres au sommet du dos d'âne près de l'ancienne mairie, 80 mètres à l'église paroissiale, 100 mètres au lieu-dit la Croix Madeleine. On relève également 100 mètres à l'origine de la vallée sèche de la vallée d'Enfer, qui creuse le plateau près de l'ancien chemin de Creil à Beauvais et descend sur 5 kilomètres jusqu'à la ferme des Granges, à Nogent-sur-Oise[a 2]. Cette vallée, dans le prolongement de la vallée des Pommiers, se prolonge par la vallée d'Ardoise, qui donne forme au Larris Saint-Georges. Plusieurs vallons descendent vers la vallée de la Brêche, tels que la côte des Hervines, et le fond de Gonval[3],[a 3].

La pierre de taille (calcaire grossier à nummulites) compose tout le plateau de Laigneville, recouverte d'une faible couche de terre végétale[a 4]. Les coteaux de la rive droite de la Brêche sont pareils à ceux de la montagne de Liancourt, une masse puissante de sable couronnée par du calcaire en bancs horizontaux, constitue leur ensemble. Les variations de détail, les fossiles et autres accidents, sont les mêmes sur les deux côtés de la vallée. La colline de Laigneville offre comme celle de Monchy-Saint-Éloi une masse de calcaire grossier, mais le vergelet a une épaisseur plus considérable. La vallée de la Brêche est tourbeuse dans toute l'étendue du canton de Liancourt. On voit entre le sol tourbeux et les coteaux, des amas d'argile diluvienne fauve remarquables par leur épaisseur, notamment à Laigneville[4]. La commune se situe en zone de sismicité 1[5]. La présence de cavités souterraines est prouvée par la présence d'ancienne carrières de pierre de taille[6].

Hydrographie et eau potable

Article détaillé : La Brêche.

La Brêche, sous-affluent de la Seine naissant à Reuil-sur-Brêche et se jetant dans l'Oise à Villers-Saint-Paul, limite le territoire communal à l'est.

Sur sa rive droite, elle reçoit un ruisseau intermittent venant de Cauffry puis poursuit son cours à travers le marais de Laigneville, et recueille quelques centaines de mètres plus loin les eaux de quelques ruisselets au moulin de Sailleville avant de que le ru de Soutraine ne la rejoigne[7]. Dans ce secteur, le tracé de la Brêche est rectifié en 2017 par le syndicat intercommunal de la vallée de la Brêche (SIVB) qui gère la rivière, afin de reconstituer son lit historique qui avait été dévié pour alimenter les turbines du moulin de Sailleville[8]

Celui-ci a été légèrement détourné près de son confluent il y a 2000 ans, lors de l'occupation romaine, pour entourer l'ouvrage appelé castellum de Sailleville, aujourd'hui recouvert par la la route départementale 1016, déviation de l'ex-RN 16.

Plus en aval, la Brêche se divise en deux bras que franchit la rue Henry-Leclerc où elle accueille le ru des Blancards[9] et reçoit ensuite le faible apport du fossé venant du fond de Gonval, formé entre deux avancées du plateau avant de passer près du centre-ville où elle emprunte un lit canalisé plus au sud.

Plusieurs ruisseaux intermittents, affluents du ru de Soutraine ou de la Brêche, se trouvent sur le territoire. Diverses sources se trouvent sur le territoire, à flanc de coteau ou dans les terres basses : la Fontaine Huet, la Fontaine de Gonval, la Fontaine à Moutons, la Fontaine Noire, et d'autres qui apparaissent dans les jardins. La Fontaine à Moutons est une source pétrifiante. Une carte de 1710 indique un ruisseau dans la vallée d'Enfer, à l'ouest de Laigneville.

Un bassin se trouve près du quartier de l'Aunois et deux châteaux d'eau se situent au sud de la commune. De plus, la commune est équipée de deux stations de pompage à eau, à Sailleville et d'un réservoir, dans le bois du même nom[a 3],[3].

Les zones les plus basses du territoire se situent au-dessus de nappes phréatiques sous-affleurantes[10]. Un lavoir se trouve rue Hutellier.

Voies de communications et transports

L'arrêt de Laigneville, sur la ligne Paris-Nord - Lille.

Le territoire est parcouru du sud au nord par l'ancienne route nationale 16 de Paris à Dunkerque, déclassée en D 916a, qui fut construite dans cette partie de la vallée entre 1754 et 1750. Une déviation en voie express, appelée route départementale 1016 est maintenant réalisée depuis le plateau de Creil jusqu'à Clermont, empruntant le territoire communal sur une partie des marais, avec un remblai important, qui contourne l'agglomération par l'est. Depuis la rue Douchet-Rube et la place de la Gare, un échangeur permet d'accéder à cet axe sur la commune voisine de Monchy-Saint-Éloi. L'ancien itinéraire traversait la commune par les rues du 8-Mai-1945 et de la République. Une voie permet de relier le chef-lieu à Rousseloy, ainsi que de Sailleville à Rousseloy, Cauffry et Soutraine (hameau de Cauffry)[a 5],[3].

La voie ferrée de Paris à Amiens traverse la commune en suivant la vallée, ayant un trajet sensiblement parallèle à celui de l'ancienne route nationale 16. Une halte fut inaugurée au village le 28 août 1892. Elle a été transformée en station en 1905, le trafic étant devenu important du fait de l'expédition de la pierre à bâtir et des produits de l'industrie locale[a 3]. Ce point d'arrêt est situé entre les gares de Liancourt-Rantigny et de Creil, à proximité du centre-ville et près de Monchy-Saint-Éloi. Il est desservi par les trains TER Picardie (relation 22 Amiens - Creil - Paris). Quatorze à quinze trains par jour et par sens s'arrêtent du lundi au vendredi, et six à sept les dimanches et jours fériées. Du lundi au vendredi, la moitié des trains est origine ou terminus Creil, un changement étant donc nécessaire pour les déplacements entre Liancourt et Paris. Un TER Picardie met en moyenne 39 min pour atteindre la capitale, avec trois arrêts intermédiaires. Plusieurs liaisons de taxi TER sont également disponibles à la gare[11].

Laigneville est desservi par une lignes d'autocars du réseau départemental Sud-Oise du Conseil général de l'Oise, exploitée par Keolis Oise à Senlis par la ligne 12 de Clermont à Creil. De plus, plusieurs lignes de transports scolaires desservent le chef-lieu et Sailleville vers les établissements de Cauffry, Clermont et Creil[12].

L'aéroport de Beauvais-Tillé se situe à 31 km à l'ouest et l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle se trouve à 35 km au sud[1]

Milieux naturels

Hormis les zones urbanisées, couvrant 18% du territoire sur plus de 154 hectares, la commune se compose à plus de 44% d'espaces cultivés sur 382 hectares. Les espaces boisés représentés sur les coteaux et le fond des vallées de la Brêche (Bois de Sailleville) et d'Enfer (Larris Georges) rassemblent près de 274 hectares pour 32% de la surface communale. La commune comprend également 35 hectares de vergers et de prairies, 5 hectares d'espaces verts publics, 4 hectares de zones marécageuses (marais de Sailleville), quelques espaces de landes ainsi qu'un hectares d'éboulis et de terrains nus par la présence d'anciennes carrières[13],[3].

Les bois Thermocalcicoles de la Grande Côte et des Prieux, présents sur les communes de Laigneville et de Nogent-sur-Oise, sont inscrits en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type 1[14]. Au nord-ouest, les marais de Laigneville occupent un espace à l'est de Sailleville. Ils constituent également une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type 1[15] dans l'ensemble naturel des pelouses et bois de la butte de la Garenne, avec Monchy-Saint-Éloi.

Urbanisme

Quartiers et hameaux

Il existe un unique hameau rattaché au chef-lieu : Sailleville. Le quartier de l'Aulnois s'est établi entre ces deux sites[3].

Morphologie urbaine

Le chef-lieu fut bâti pendant des siècles sur la colline, autour de l'église paroissiale. La création de la route royale directe de Creil vers Clermont et le nord a amené l'abandon du plateau par les habitants. Il n'y reste qu'une maison d'ailleurs inhabitée, située au carrefour de la Croix-Madeleine. À partir du XVIIIe siècle les constructions se sont installées dans la vallée. Sailleville, nettement plus au nord, fut pendant longtemps nettement séparée de Laigneville. Aujourd'hui des habitations réunissent les deux agglomérations bordant de part et d'autre l'ancienne route nationale[a 1]. Laigneville entre dans l'unité urbaine (ou agglomération au sens de l'Insee) de Creil composée de 22 communes et regroupant 103 130 habitants en 2008[16],[17].

Toponymie

Parmi les noms qui furent ceux de Laigneville au cours des siècles, les historiens ont retenu : Liniaga villa en 766, Lainivalla vers 1145, Lagnevilla en 1156, Lanevillam en 1209, Leugnevillam en 1222, Laignevilla en 1309, Laigneville-sur-Brêche, Laingneville en 1631 (parler local actuel), Laigneville (nom actuel) en 1756, Laigueville (dénomination officielle) de 1830 à 1850. Diverses hypothèses ont été émises sur l'origine de ce nom. Tous les auteurs sont d'accord pour dire que la terminaison « ville » représente le mot latin villa qui avait pour acceptations : maison de campagne, maison aux champs, propriété, ferme, domaine rural (près de Laigneville et Sailleville se trouvent Mogneville, Autreville et autrefois Canneville, ancien village de pêcheurs proche de l'écluse de Creil. Mais pour la première partie du nom « laigne, ou laigue », il s'agirait comme ce fut le cas bien souvent, du nom du propriétaire du domaine gallo-romain : Lanius ou Latinus. Ce fut peut-être Lanaevilla (village de la laine) ou Lanaemvillam (village laineux). Cette appellation semblerait possible puisqu'en ce lieu le vaste plateau calcaire était propre à l'élevage du mouton[a 6].

Le hameau de Sailleville s'est appelé : Sailleville (nom actuel) vers 1240, Sageville au XIVe siècle, Sacheville en 1477, Saqueville en 1570, Sageville à nouveau au XVIIIe siècle (parler local actuel). Ce nom pourrait provenir de « sagi » signifiant saie du nom du vêtement que portaient les soldats romains qui occupèrent l'endroit les premiers. La fondation de cette agglomération remonterait en effet au début de notre ère[a 6].

Histoire

La gare et l'Usine Desnoyers vers 1900
La gare et l'usine Desnoyers vers 1900.

Laigneville (domaine de Lanius) était à l’origine un petit village du VIe siècle-VIIe siècle situé autour de l’église Saint-Rémi (fin XIe siècle) située sur les hauteurs et prolongeant l’ancienne voie reliant Senlis à Beauvais. Aujourd’hui, seul le cimetière longe encore l’église isolée, cette voie demeurant un chemin, fort agréable pour la promenade. La communauté de Laigneville (env. 4 000 hab.) s’est développée en contrebas dans la continuité de Nogent-sur-Oise. Les Templiers en firent une de leurs propriétés et même le siège d’une commanderie : la commanderie Saint-Georges. Laigneville était aussi connue pour ses imposantes carrières de craie, aujourd’hui abandonnées et dont les vestiges servent depuis 1905 à la culture de très savoureux petits champignons de Paris. Au nombre des bâtiments ayant été construits à partir de cette pierre de qualité, on trouve la Manufacture Royale de Beauvais, le château de Fitz-James ou encore la gare du Nord.

À partir de 1846, la commune est traversée par la ligne de Paris-Nord à Lille de la Compagnie du chemin de fer du Nord. Il faut néanmoins attendre 1892[18] pour qu'une halte soit installée sur le territoire de la commune, et 1905 pour qu'elle devienne une station à part entière sous le nom de gare de Laigneville.

Politique et administration

Mairie, rue de la République.

Rattachements administratifs et électoraux

La commune se trouve depuis 1942 dans l'arrondissement de clermont du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1986 de la septième circonscription de l'Oise.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Liancourt[19]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton de Nogent-sur-Oise.

Intercommunalité

La commune est le siège de la communauté de communes du Liancourtois, dite la Vallée Dorée.

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1806   Nicolas Pigeaux    
1810 mars 1813 Dominique Thomas Penotet    
avril 1813 septembre 1831 Théophile Lemaire    
octobre 1831 avril 1837 Étienne Alexis Deschamps (fils)    
aout 1837 aout 1848 Nicolas François Dauchel    
septembre 1848 avril 1849 Isidore Charles Deschamps    
mai 1849 février 1851 François Vincent Deprez    
mars 1851 juillet 1860 Martin Gérard    
septembre1860 juillet 1868 Jean Charlemagne Trannay    
aout1868 mai 1871 Célestin Dumonthier    
mai 1871 mars 1874 Louis Joseph Petit    
avril 1874 décembre 1877 Frédéric François Breton    
janvier 1878 1906 ? Louis Henry Leclerc    
Les données manquantes sont à compléter.
 ? mars 1983 Jean Goursaud    
mars 1983 juin 1995 Claude Pagnod-Rossiaux PCF  
juin 1995 avril 2014 Jean-Marie Delaporte PCF  
avril 2014[20],[21] en cours
(au 18 mai 1917[22])
Christophe Dietrich SE Vice-président de la CC du Liancourtois Vallée Dorée (2014 → )

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[24],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 251 habitants, en augmentation de 6,25 % par rapport à 2009 (Oise : 2,1 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
506 579 641 660 753 742 695 755 761
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
768 876 940 947 945 936 935 914 935
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 006 1 202 1 320 1 565 1 709 1 797 1 714 1 779 1 888
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
2 061 2 367 2 806 2 983 3 604 3 789 3 828 4 168 4 251
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,2 %, 15 à 29 ans = 20,5 %, 30 à 44 ans = 20,5 %, 45 à 59 ans = 23,9 %, plus de 60 ans = 15,9 %) ;
  • 51 % de femmes (0 à 14 ans = 19,5 %, 15 à 29 ans = 18,6 %, 30 à 44 ans = 19,9 %, 45 à 59 ans = 24 %, plus de 60 ans = 18 %).
Pyramide des âges à Laigneville en 2007 en pourcentage[26]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,1 
3,6 
75 à 89 ans
6,1 
12,1 
60 à 74 ans
11,8 
23,9 
45 à 59 ans
24,0 
20,5 
30 à 44 ans
19,9 
20,5 
15 à 29 ans
18,6 
19,2 
0 à 14 ans
19,5 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[27]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Économie

L’essentiel des petits commerces et équipement de proximité existe[Quand ?] à Laigneville (pharmacie, maison de la presse, deux boulangeries, plusieurs coiffeurs, trois cafés dont un débit de tabac, divers cabinets médicaux généralistes et spécialisés, une déchetterie, une maternelle, un collège, plusieurs écoles, une bibliothèque municipale, une épicerie, une auto-école, une agence immobilière, une garderie).

L'usine de l'équipementier automobile Montupet, fabricant de culasse, a été rachetée par la commune et les communes voisines dont les contribuables ont financé l'acquisition pour un million d'euros puis la rénovation du site pour six millions[28].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Intérieur de l'église Saint-Remi, vue vers le chœur.

La commune compte deux monuments historiques :

  • Église Saint-Remi
Article détaillé : Église Saint-Remi de Laigneville.
L'église Saint-Remi est située à l'écart du village, au cimetière, sur le flanc du coteau, près de l'ancienne route de Senlis à Beauvais par Creil, Nogent-sur-Oise et Rousseloy.
L'orientation de l'église est nord-ouest - sud-est en raison des contraintes imposées par le terrain. Le clocher central qui s'élève au-dessus de la croisée du transept date de la fin du XIe siècle ou du début du XIIe siècle, et la nef de la seconde moitié du XIIe siècle.
L'édifice se caractérise par des murs très épais et des contreforts trapus. Dans la partie supérieure du second contrefort de la façade sud-ouest, un escalier à colimaçon est ménagé pour desservir les combles et donner accès au clocher. L'étage supérieur du clocher présente sur chaque face deux baies géminées plein cintre, encadrées par des colonnettes. Son toit est en bâtière.
Le mur du transept sud-ouest a la particularité d'être taillé en grande partie dans la roche, ce qui indique que l'emplacement de l'église a dû être excavé pour permettre sa construction. Par ailleurs, le transept sud-ouest est de plan carré et se termine au sud-est en cul-de-four, alors que le bras nord-est est rectangulaire. Ces éléments sont contemporains de la nef. La deuxième travée du chœur et la chapelle latérale sud ont été ajoutées pendant le XVe siècle et sont de faible intérêt architectural. À l'intérieur, la nef est divisée en deux travées carrées, voûtées d'ogives sexpartites.
Il n'y a pas de bas-côtés, mais des arcs en tiers-point sont visibles dans les murs, en dessous des fenêtres[29],[30]. L'église Saint-Remi est classée monument historique depuis 1911[31]. Elle est aujourd'hui en mauvais état, les vitraux manquant en partie.
Un calvaire se trouve à l'entrée de la chapelle. Offert par Mme Hutellier en 1894. Son Christ en métal, lourd de 700 kg, a été restauré en 2017 par la commune, la municipalité estimant qu'il constitue un élément du patrimoine municipal[32]
  • Commanderie des templiers
Façade très retouchée de la commanderie sur la rue Louis-Portebois.
L'ancienne commanderie se situe rue Louis-Portebois, en plein centre-ville.
En 1209, les chevaliers du temple firent édifier les constructions. En 1282, un arrêté du parlement de Paris accorde le droit de haute justice au commandeur qui devient seigneur de Laigneville. Après la décimations des templiers, les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem s'y installèrent.
En 1495, la maison comportait vingt-cinq religieux. De 1371 à 1786, il y eut vingt-cinq commandeurs dont douze chevaliers et treize religieux.
L'établissement, dissous en 1792, fut vendu en 1794 comme bien national. Il comportait alors l'habitation du commandeur, la ferme avec résidence des chevaliers, des terres situées dans la vallée et sur la colline, et le moulin dit de la Commanderie.
Dans le grand bâtiment de la ferme actuelle, l'on trouve encore des treuils qui servaient jadis à faire monter les fardeaux dans les parties hautes de cette construction. Le bâtiment est divisé en neuf travées.
La façade la plus intéressante est celle donnant sur la cour de ferme. Au rez-de-chaussée, elle est ouverte par des arceaux en arc brisé, ménagés entre les contreforts, et les fenêtres géminées de l'étage sont surmontées par des linteaux à évidement trèflé.
Attenant au bâtiment, du côté sud, se trouve une petite chapelle dédiée à saint Georges, de trois travées. Elle fut utilisée pour le culte par les habitants de la paroisse à partir de 1843. La chapelle se termine en hémicycle, éclairée par un oculus. Côté rue, les baies plein cintre sont aujourd'hui bouchées. Le plafond est couvert par une voûte nervurée[33],[34]. L'ensemble de l'ancienne commanderie est inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis 1988[35].
Lavoir couvert.

On peut également noter :

  • Lavoir couvert, rue Hutellier.
  • Chapelle Saint-Louis (Sailleville)
  • Chapelle Notre-Dame-de-Lourdes
  • Moulin à eau de Sailleville
  • Moulin à eau de la Commanderie
  • Moulin à eau de Caucriaumont
  • Moulin Neuf

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Bibliographie

  • Glad (l'abbé), « Quelques notes sur la commanderie de Laigneville », Bulletin et mémoires de la société archéologique & historique de Clermont-de-l'Oise, année 1924, Laval, Imprimerie Barnéoud,‎ , p. 15-29 (lire en ligne)
  • A.J. Louis Thomas, « Laigneville », Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1875, Senlis, Imprimerie d'Ernest Payen,‎ , p. 53-84 (lire en ligne)

Articles connexes

Liens externes

  • Site de la mairie
  • Laigneville sur le site de l'Institut géographique national

Notes et références

Notes

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références

Ouvrages

  • Lucien Charton, Liancourt et sa région, Office d'édition du livre d'histoire, , 560 p., p. 224-237
  1. a, b et c Charton 1968, p. 224
  2. Charton 1968, p. 225-226
  3. a, b et c Charton 1968, p. 225
  4. Charton 1968, p. 226
  5. Charton 1968, p. 224-225
  6. a et b Charton 1968, p. 230

Autres sources

  1. a et b « orthodromie : distance à vol d'oiseau », sur le site lion1906.com, site personnel de Lionel Delvarre (consulté le 1er juin 2014)
  2. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Liancourt, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 145 pages, p. 57.
  3. a, b, c, d, e et f Carte 1/25000e sur Géoportail.
  4. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Liancourt, arrondissement de Clermont (Oise), 1838, 145 pages, pages 14 et 15.
  5. « Risques naturels potentiels à Laigneville », sur macommune.prim.net (consulté le 1er juin 2014)
  6. « Cavités souterraines à Laigneville », sur www.cavites.fr (consulté le 1er juin 2014)
  7. « Le rû de Soutraine », sur breche.fr (consulté le 1er juin 2014)
  8. Julien Heyligen, « A Laigneville, une nouvelle rivière prend vie : Après deux mois de travaux, la Brêche a retrouvé son lit d’origine sur près de 350 m. La mise en eau du nouveau tracé a eu lieu ce mercredi. Coût du projet : 320 000 € », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  9. « Le rû des Blancards », sur breche.fr (consulté le 2 juin 2014)
  10. « Carte de remontées des nappes », sur www.inondationsnappes.fr (consulté le 1er mai 2014)
  11. « Fiche de la gare de Laigneville », sur TER Picardie (consulté le 2 juin 2014).
  12. « Lignes d'autocars du réseau départemental de l'Oise à Laigneville » (consulté le 2 juin 2014)
  13. « Synthèse des zonages du patrimoine naturel et paysager, de la faune, de la flore et des habitats naturels », sur www.donnees.picardie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 19 février 2017)
  14. « bois Thermocalcicoles de la Grande Côte et des Prieux, fiche znieff détaillée », sur inpn.mnhn.fr (consulté le 2 juin 2014)
  15. « bois Thermocalcicoles de la Grande Côte et des Prieux, fiche znieff détaillée », sur inpn.mnhn.fr (consulté le 2 juin 2014)
  16. « Composition communale de l'agglomération : 60601-Creil », sur le site de l'Insee (consulté le 26 août 2012).
  17. « Résumé statistique - unité urbaine de Creil », sur le site de l'Insee (consulté le 26 août 2012).
  18. « Compagnie des chemins de fer du nord : rapport présenté par le conseil d'administration à l'assemblée générale du 29 avril 1896 », Journal des chemins de fer, des mines et des travaux publics, no 5941,‎ , p. 535-538 (lire en ligne) sur Gallica.
  19. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. « Christophe Dietrich prend les rênes de la municipalité », Le Bonhomme picard, édition de Clermont, no 3284,‎ , p. 18 (ISSN 1144-5092)
  21. « Laigneville : Christophe Dietrich (SE), le fonceur », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne) « En remportant la mairie de Laigneville avec 58,1 % des suffrages, Christophe Dietrich, 42 ans, a créé la surprise. Il renverse ainsi Jean-Marie Delaporte (PC) élu depuis... 1989. Il fait basculer du même coup la municipalité à droite. Car si sa liste se veut sans étiquette -- les colistiers venant de tous les horizons et de toutes tendances politiques --, elle bénéficie du soutien officiel de l'UMP ».
  22. Élie Julien, Simon Gourru, « Déserts médicaux : ce maire de l'Oise interdit aux habitants de mourir chez eux », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne).
  23. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  26. « Évolution et structure de la population à Laigneville en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  27. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 25 octobre 2010)
  28. Interview de Jean-Marie Delaporte, maire de Laigneville, dans le cadre d'une émission de France 3 Picardie le 25 avril 2013, [lire en ligne].
  29. Eugène Müller, « Entre Creil et Clermont », Comité Archéologique de Senlis, Comptes-rendus et Mémoires, année 1892, Senlis, Imprimerie Eugène Dufresne, 3e série, vol. VII,‎ , p. XXXIII-XXXVI (lire en ligne).
  30. Lucien Charton, Liancourt et sa région, Office d'édition du livre d'histoire, 1995 (1re édition 1968), 557 p. (ISBN 2841780538), p. 234-237.
  31. « L'église », notice no PA00114725, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Retour du Christ à la Chapelle Saint-Rémyi », Le Bonhomme picard, édition de Clermont, no 3443,‎ , p. 15.
  33. Eugène Müller, Entre Creil et Clermont, op. cit., p. XXXVI.
  34. Lucien Charton, Liancourt et sa région, op. cit., p. 514-515.
  35. « commanderie », notice no PA00114724, base Mérimée, ministère français de la Culture