Calais

Calais
Calais
L'hôtel de ville et le beffroi.
Blason de Calais
Blason
Calais
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
(sous-préfecture)
Arrondissement Calais
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Grand Calais Terres et Mers
(siège)
Maire
Mandat
Natacha Bouchart (LR)
2020-2026
Code postal 62100
Code commune 62193
Démographie
Gentilé Calaisiens, calaisiennes
Population
municipale
73 911 hab. (2017 en augmentation de 1,82 % par rapport à 2012)
Densité 2 206 hab./km2
Population
aire urbaine
130 730 hab. (2015 en augmentation[1])
Géographie
Coordonnées 50° 56′ 53″ nord, 1° 51′ 23″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 18 m
Superficie 33,5 km2
Élections
Départementales Cantons de Calais-1, Calais-2 et Calais-3
(bureau centralisateur)
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Calais
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Calais
Liens
Site web calais.fr

Calais est une commune française, sous-préfecture du département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Calaisiens.

La ville de Calais est la ville la plus peuplée du département, bien qu'elle n'en soit pas le chef-lieu, cette fonction revenant à Arras. Elle en est également l'une des plus étendues (juste derrière la vaste commune d'Oye-Plage). Située face au sud-est de l'Angleterre, son port (premier de France pour le transport de passagers[2]) et le tunnel sous la Manche en font la principale ville française de liaison avec la Grande-Bretagne.

Géographie

Situation de Calais par rapport à Paris et l'Angleterre.

Localisation

Calais se situe sur la Côte d'Opale, au bord du pas de Calais qui marque la limite entre la Manche et la mer du Nord, à 38 km des côtes anglaises[3].

Le point du littoral français le plus proche de l'Angleterre (seulement 30 km de distance) est le cap Gris-Nez, situé à 25 km au sud-ouest de Calais. Avec le cap Blanc-Nez situé 10 km plus au nord, et donc plus proche de Calais, il forme le Grand Site des Deux Caps, labellisé Grand Site de France depuis 2011[4], l'un des principaux lieux touristiques du nord de la France (2,5 millions de visiteurs par an[5]).

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Calais
Manche
Sangatte Calais Marck
Coquelles Coulogne

Accès et transports

Réseau routier

Le tunnel sous la Manche, dont l'accès continental est situé dans la commune voisine de Coquelles, permet de rejoindre l'Angleterre.

Calais est également sur le trajet de plusieurs autoroutes : l'autoroute A16 (qui relie la région parisienne à la frontière avec la Belgique via Beauvais, Amiens, Abbeville, Boulogne-sur-Mer et Dunkerque) et l'autoroute A26 (qui relie Calais à Troyes via Arras, Saint-Quentin, Reims et Châlons-en-Champagne). L'autoroute A216, aussi appelée la « rocade portuaire », longue de 3 km, relie l'est de Calais et le port aux échangeurs des autoroutes A16 et A26.

Le tableau suivant présente les grands liens routiers autour de Calais et les distances vers les grandes villes proches.

Ville Distance à
vol d'oiseau
Voie routière Distance automobile Temps de parcours
automobile
Boulogne-sur-Mer 30 km[6] A16 35 km 30 minutes
Dunkerque 35 km[7] A16 45 km 35 minutes
Lille 90 km[8] A16 - A25 110 km h 10
Abbeville 95 km[9] A16 115 km h 10
Arras 100 km[10] A26 110 km h 10
Drapeau de la Belgique Bruges 100 km[11] A16 - Drapeau de la Belgique A18 115 km h 15
Amiens 120 km[12] A16 160 km h 30
Drapeau du Royaume-Uni Londres 150 km[11] Tunnel - Drapeau du Royaume-Uni M20 170 km
Saint-Quentin 160 km[13] A26 175 km h 40
Drapeau de la Belgique Bruxelles 175 km[11] A16 - Drapeau de la Belgique A18 - Drapeau de la Belgique A10 195 km h 50
Rouen 175 km[14] A16 - A28 215 km h
Paris 235 km[15] A16 ou A26 - A1 290 km h 50
Reims 245 km[16] A26 265 km h 25

Réseau ferroviaire

Plusieurs gares ferroviaires desservent Calais :

Ville Distance à
vol d'oiseau
Temps de parcours
ferroviare
Boulogne-sur-Mer 30 km[6] 25 minutes
Dunkerque 35 km[7] 38 minutes
Lille 90 km[8] 28 minutes
Arras 100 km[10] 1 h 05
Amiens 120 km[12] 1 h 45
Bruxelles 175 km[11] 1 h 28
Gare de l'aéroport Charles-de-Gaulle 2 TGV 222 km 1 h 46
Paris 235 km[15] 1 h 52

Transport aérien

L'aéroport de Calais-Dunkerque, situé sur la commune voisine de Marck, assure principalement des vols commerciaux.

Calais se trouve à environ 100 km de l'aéroport de Lille-Lesquin, 170 km de Beauvais, 220 km de Roissy-Charles-de-Gaulle et 255 km de Paris-Orly.

Transport maritime

Ferrys des compagnies SeaFrance et P&O dans le port en 2008.

Le port de Calais est le premier port français pour le trafic de voyageurs entre la France et l'Angleterre[2]. Chaque année, plus de 10 millions de passagers passent par Calais pour aller en Angleterre ou venir en France.

Il est aussi le 4e port français de marchandises.

Transports en commun

Bus du réseau urbain en 2008.

Les lignes de bus du réseau Imag'in permettent le déplacement dans l'agglomération et les communes voisines. La ville est également desservie par les bus du réseau Oscar (département du Pas-de-Calais). La Sitac intègre dans son offre la possibilité d'emprunter la Majest'in, au départ de Calais, jusqu'au port de Coulogne. La Majest'in est un bateau panoramique permettant d'admirer la variété des paysages Calaisiens et Coulonnais.

Pistes cyclables

Depuis le , Calais est dotée d'un système de vélos en libre service, le Vel'in, qui propose 260 vélos répartis sur 38 stations[17],[18].

Géologie, relief et hydrographie

Les sols calaisiens se situent au sud-ouest de la Flandre occidentale française, région géologique de plaine maritime flamande relativement plate et humide dont les sols ont été drainés par l'Homme grâce à de nombreux watergangs.

Étant donné sa situation littorale, la zone est marquée par plusieurs épisodes géologiques. Des transgressions marines sont fréquentes au début du Carbonifère, avec la création de calcaire, puis au Carbonifère supérieur durant la formation saccadée de la houille. Une érosion intense attaque ensuite cette houille durant 40 millions d'années, pour ne laisser que des poches, dans le Boulonnais et le Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais ; la région est ensuite une pénéplaine arasée durant 85 millions d'années. Au Crétacé, une nouvelle submersion a lieu durant 50 millions d'années environ, entraînant la formation de craie, jusqu'à - 60 millions d'années environ. La dernière submersion remonterait à 35 millions d'années. Au quaternaire, la zone connaît des abaissements marins en périodes glaciaires : la France et la Grande-Bretagne sont alors réunies. Les cordons de galets aux environs de Calais sont une trace de la dernière invasion marine en plaine flamande. La mer a également déposé sur la côte de Calais à Dunkerque des sables fins à coquilles marines et des argiles des polders (-7950 à -3750)[19].

Climat

La ville côtière est sous un climat océanique marqué. Les amplitudes thermiques sont faibles, les hivers sont doux et les étés frais. Les jours de gelée et de neige sont peu nombreux.

Le temps est variable à cause des vents, très fréquents et parfois violents, qui influencent le climat en fonction de leur direction. Les précipitations se répartissent tout au long de l'année, avec un maximum en automne et en hiver.

Risques naturels

Du fait de son implantation proche de la mer et de son altitude basse avec des reliefs très faibles, Calais est susceptible d'être touchée par les inondations[20] :

  • Par remontées de nappes naturelles ;
  • Par submersion marine ;
  • Par une crue à débordement lent de cours d'eau.

Le risque sismique est faible sur l'ensemble du territoire communal (zone 2 sur 5 du zonage mis en place en mai 2011)[21], comme dans la majorité de la région.

Urbanisme

Plan de Calais publié en 1888.

Morphologie urbaine

Barres d'immeubles à Calais.

La commune de Calais est découpée en treize quartiers :

  • Beau-Marais
  • Cailloux
  • Calais-Nord
  • Courgain-Maritime
  • Fontinettes
  • Fort-Nieulay
  • Gambetta
  • Nouvelle-France
  • Mi-voix
  • Petit-Courgain
  • Plage
  • Pont-du-Leu
  • Saint-Pierre

Bénéficiant de sa situation privilégiée comme porte vers l'Angleterre, la commune fut protégée par de nombreux ouvrages militaires au cœur de la ville même et dans les environs immédiats, au nord et à l'ouest.

Logement

En 2009, le nombre total de logements dans la commune est de 34 821[22]. Parmi ces logements, 90,8 % sont des résidences principales, 1,3 % sont des résidences secondaires et 7,9 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour 51,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 47 % des appartements.

Projets d'aménagements

La plage.

À travers le temps, la ville de Calais a connu plusieurs projets d'aménagements, avec une politique très industrielle puis des projets de modernisation prenant plus en compte l'environnement. Les projets à vocation économique sont « Calais Port 2015 », « Calais Premier » (plus grand centre logistique au nord de Paris, zone de la Turquerie), parc d'activités en démarche environnementale PALME (zone du Virval), développement des enseignes commerciales et de restauration dans le quartier des Cailloux, etc.

La ville a également travaillé à une réhabilitation des quartiers avec le programme de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) à partir de 2003. Les trois territoires identifiés sont les quartiers du Beau-Marais (secteur Marinot, Gaugin-Matisse, Renoir et Carrefour) mobilisant 56 % du budget du programme, du fort-Nieulay (secteur Constantine) et de Saint-Pierre (secteur Château d'eau). Plusieurs écoquartiers sont par ailleurs en projet. La rénovation du quartier Calais-Nord se concrétise par la construction d'une halle sur la place d'Armes en 2015.

Les projets comptent également la construction de différents équipements publics : une école d'art, un palais des congrès, la destruction de l'ancien hôpital et construction d'un nouvel hôpital, ouvert en 2012.

La requalification du front de mer a été engagée à la fin des années 2000, et un camping aménagé[incompréhensible]. La rénovation des berges (plantation d'arbres, installation de lumières, solidification des berges, mise en place de garde-corps…) était prévue[Quand ?].

En 2015 et 2016, des barrières sont installées sur certains sites sensibles et un mur est construit près de la rocade portuaire contre l'intrusion de migrants clandestins[24].

Toponymie

Calesium en latin médiéval, ou Kales en vieux flamand, Kaleeis vers 1180[25], était un village de pêcheurs et de marins, attesté dès le VIIIe siècle.

Le premier document officiel mentionnant l'existence de cette communauté est la charte de commune octroyée par Mathieu d'Alsace au XIIe siècle, charte connue par la confirmation qu'en fait, en 1181, Gérard de Gueldre, comte de Boulogne.
D'autres auteurs[26] citent des titres mentionnant Calesium à partir du IXe siècle mais sans les détailler.

Albert Dauzat et Charles Rostaing[27] émettent des réserves sur l'explication du nom par un pré-celtique *kal, pierre, rocher, donnée par Hermann Gröhler, suivi du suffixe pré-celtique -es(um). Xavier Delamarre[28] propose le gaulois caleto-, dur, que l'on trouve dans Caleti, Caletes, peuple de Gaule belgique qui a laissé son nom au pays de Caux.

Calais remonterait en fait à Caletes (d'où la forme ancienne Kaleeis donnée par Dauzat) « la dure » (cf. vieil irlandais calad, gallois caled, breton kaled, dur) effectivement basée sur *kal, thème indo-européen désignant la dureté et que l'on retrouve dans le latin callum, cal, durillon. Le sens toponymique de *Caletes reste cependant obscur.

Le nom de la commune en néerlandais est Kales[29], et Cales en flamand occidental.

Ses habitants sont appelés les Calaisiens[30].

Histoire

La Prise de Calais par les Français,
François-Edouard Picot, 1558.

Sa proximité avec l'Angleterre fait de Calais une place militaire stratégique. L'histoire de la ville est marquée par plusieurs sièges : un premier en 1346 lors de la guerre de Cent Ans par le roi Édouard III (la ville passe alors sous contrôle anglais), un deuxième en 1436 lorsque Philippe le Bon, duc de Bourgogne, attaque les Anglais en cherchant à libérer la cité, puis un dernier en 1558 où la France réussit finalement à récupérer la ville restée pendant plus de deux siècles sous occupation anglaise. En 1595, elle est capturée par les Espagnols qui la rendent deux ans plus tard.

Au XVIIIe siècle, le port de Calais est en difficulté et ses activités disparaissent peu à peu au profit de Boulogne, son éternel rival, et de Dunkerque[31]. Elle garde néanmoins une place importante lors des guerres napoléoniennes opposant la France au Royaume-Uni. Calais, petite ville de pêcheurs à la fin du XIXe siècle, se développe avec notamment l'apparition d'un tramway en 1879. Elle fusionne avec la ville industrielle voisine de Saint-Pierre-lès-Calais en 1885[32], triplant ainsi sa population et devenant la principale ville du Pas-de-Calais.

Calais est épargnée par la Première Guerre mondiale malgré plusieurs raids allemands faisant quelques dégâts. Le bilan de la Seconde Guerre mondiale est plus lourd. Calais, assiégée en 1940, devient « zone interdite », les Allemands craignant un débarquement des forces alliées dans le Pas-de-Calais. Tout comme ses voisines, Boulogne et Dunkerque, la ville finit détruite à 73 %.

La ville reconstruite après la guerre se développe, renforçant sa place de maîtresse du transport transmanche devant Boulogne. L'ouverture du tunnel sous la Manche en 1994 donne une nouvelle dynamique à l'agglomération, apportant des emplois, des commerces et de nouvelles infrastructures routières et ferroviaires. La ville est néanmoins bien touchée par la crise économique à la fin du XXe siècle, puis par la crise des clandestins voulant rejoindre l'Angleterre au début du XXIe siècle. De multiples campements de fortune, désignés sous le nom de « jungle de Calais », régulièrement démolis et reconstruits, jouxtent la ville depuis 2002.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

En 2008, Jacky Hénin, maire sortant PCF de Calais, se représente à la tête de la municipalité calaisienne pour un second mandat. Il arrive en tête du premier tour avec 37,70 % des suffrages. Derrière lui, la liste de Natacha Bouchart, conseillère régionale UMP, le talonne avec 36,36 % des suffrages. Au second tour, la liste FN se retire et appelle à voter UMP pour faire barrage au maire sortant PCF de Calais. Au soir du second tour, après 37 années de gestion communiste, l'UMP Natacha Bouchart est élue maire de Calais avec plus de 54 % des suffrages et devient ainsi la première femme à Calais à accéder au fauteuil de maire de la ville.

Lors des élections municipales de mars 2014, la liste de la sénatrice-maire sortante UMP, Natacha Bouchart, arrive en tête du premier tour avec près de 40 % des suffrages, la liste du Front de gauche menée par Jacky Hénin recueillant 22 % des suffrages. Le député PS, Yann Capet, recueille quant à lui 19 % des suffrages et le FN 12 %. Les listes de l'ancien maire communiste et du PS fusionnent au second tour. Au soir du second tour, Natacha Bouchart est réélue dans une triangulaire où elle recueille plus de 52 % des suffrages face aux listes PCF-PS-EELV-FG de Jacky Hénin (39,32 %) et FN de Françoise Vernalde (8,56 %).

Lors des élections municipales de mars 2020, plusieurs candidats se présentent à la tête de la plus grande Ville du département du Pas de Calais. La maire sortante Natacha Bouchart part favorite du scrutin avec le soutien de LR, LREM, le MODEM et l'UDI et quelques personnalités de gauche comme un ancien adjoint au maire sous la municipalité communiste.

Face à Natacha Bouchart, la liste de gauche se rassemble de nouveau après les divisions des deux précédentes municipales (PS, PC, LFI, EELV, Génération'S) autour de Virginie Quenez qui tente de reprendre la ville à la droite après les deux échecs de 2008 et 2014.

Après une guerre ouverte au sein de la section local RN avec les responsables départementaux, Rudy Vercucque décide de quitter le RN. La tête de liste choisie par le parti est Marc-Alexandre De Fleurian, collaborateur parlementaire de Philippe Olivier. Depuis 2015, le FN était arrivé largement en tête des élections présidentielles, législatives et régionales à Calais avant d’être battu au second tour.

C’est dans un contexte exceptionnel que se tient le premier tour en raison de la crise de Covid-19.

A l’issue de celui-ci, la maire sortante Natacha Bouchart est réélue dès le premier tour avec 50,24% des suffrages, un de ses meilleurs scores au premier tour à Calais. Derrière elle en seconde position la candidate de gauche Virginie Quenez qui réalise un score de 23,85 %. Le RN est en troisième position avec un score de 17,91 %.

Répartition des sièges au conseil municipal :

Natacha Bouchart accroît sa majorité de 2 sièges au Conseil de Calais. La gauche enregistre une perte de 4 sièges. Le RN gagne 2 sièges.

  • Liste de Natacha Bouchart : 39 sièges
  • Liste de Virginie Quenez : 6 sièges
  • Liste de Marc-Alexandre De Fleurian : 4 sièges
Résultats pour la commune des scrutins français depuis 2000.
Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours.
Année Élu Battu Participation
2002 78,28 % Jacques Chirac RPR 21,72 % Jean-Marie Le Pen FN 72,67 % [33]
2007 44,56 % Nicolas Sarkozy UMP 55,44 % Ségolène Royal PS 77,42 % [34]
2012 61,82 % François Hollande PS 38,18 % Nicolas Sarkozy UMP 73,67 % [35]
2017 42,58 % Emmanuel Macron EM 57,42 % Marine Le Pen FN 69,08 % [36]
Élections législatives, résultats des deux meilleurs scores du dernier tour de scrutin.
Année Élu Battu Participation
Calais est répartie sur plusieurs circonscriptions, cf. les résultats des .
Avant 2010, Calais est répartie sur plusieurs circonscriptions, cf. les résultats des 6e et 7e circonscriptions du Pas-de-Calais.
2002 % % indisponible %
2007 % % indisponible %
Après 2010, Calais est répartie sur plusieurs circonscriptions, cf. les résultats de .
2012 65,76 % Yann Capet PS 34,24 % Philippe Mignonet UMP 45,13 % [37]
2017 % % % [38]
Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores.
Année Liste 1re Liste 2e Participation
2004 % % % [39]
2009 % % % [40]
2014 % % % [41]
2019 % % % [42]
Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores.
Année Liste 1re Liste 2e Participation
2004 57,18 % Daniel Percheron PS 23,53 % Jean Paul Delevoye RPR 54,08 % [43]
2010 54,05 % Daniel Percheron PS 23,39 % Valérie Létard MAJ 42,66 % [44]
2015 55,13 % Xavier Bertrand LR 44,87 % Marine Le Pen Front national 55,18 % [45]
Élections cantonales
Année Élu Battu Participation
Calais est répartie sur plusieurs cantons, cf. les résultats de ceux de Calais-Centre, Calais-Est, Calais-Nord-Ouest et Calais-Sud-Est.
2001 % % indisponible %
2004 % % indisponible %
2008 % % indisponible %
2011 % % indisponible %
Élections départementales
Année Élus Battus Participation
Calais est répartie sur plusieurs cantons, cf. les résultats de ceux de Calais-1, Calais-2 et Calais-3.
2015 % % indisponible %
Référendums.
Année Oui (national) Non (national) Participation
1992 % (51,04 %) % (48,96 %) % [46]
2000 % (73,21 %) % (26,79 %) % [47]
2005 % (45,33 %) % (54,67 %) % [48]


Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
3 octobre 1944 3 novembre 1945 Jacques Vendroux RPF Industriel
Maire provisoire
3 novembre 1945 26 octobre 1947 Hubert Défachelles[49] PCF Cheminot puis artisan peintre décorateur
26 octobre 1947 février 1950 Gaston Berthe SFIO Fabricant de tulles et dentelles
février 1950 février 1950 Henri Joseph Mullard    
février 1950 28 mars 1952[50] Gaston Berthe SFIO Fabricant de tulles et dentelles
Décédé en fonctions
28 mars 1952 15 mars 1959 André Parmentier SFIO Instituteur
Conseiller général du canton de Calais-Nord-Ouest (1955 → 1961)
15 mars 1959 15 mars 1969 Jacques Vendroux UNR Industriel
Député européen
Député de la 7e circonscription du Pas-de-Calais (1945 → 1955 puis 1958 → 1973)
Conseiller général du canton de Calais-Nord-Ouest (1949 → 1955)
Démissionnaire
15 mars 1969 14 mars 1971 Charles Beaugrand UDR Agent immobilier
Conseiller général du canton de Calais-Nord-Ouest (1970 → 1985)
14 mars 1971 27 mars 2000 Jean-Jacques Barthe PCF Instituteur
Député de la 7e circonscription du Pas-de-Calais (1973 → 1986)
Député du Pas-de-Calais (1986 → 1988)
Conseiller général du canton de Calais-Centre (1973 → 1979)
Conseiller général du canton de Calais-Nord-Ouest (1979 → 1985)
Démissionnaire
28 mars 2000 16 mars 2008 Jacky Hénin PCF Technicien de gestion
Député européen (2004 → 2014)
Président de la CA du Calaisis (? → 2008)
16 mars 2008 En cours
(au 24 mai 2020)
Natacha Bouchart UMPLR[51] Directrice des ressources humaines
Sénatrice du Pas-de-Calais (2011 → 2016)
Conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais (2004 → 2011)
Conseillère régionale des Hauts-de-France (2015 → )
Vice-présidente du conseil régional des Hauts-de-France (2016 → )
Présidente de la CA Grand Calais Terres et Mers (2015 →)
Réélue pour le mandat 2014-2020[52],[53]

Instances judiciaires et administratives

Calais, dont le toponyme est étroitement associé au nom de son département, n’occupe, jusqu'au , que le modeste rang de chef-lieu de canton. La sous-préfecture de Calais devient opérante le 10 janvier.

Calais abrite un palais de justice qui fait office de tribunal d'instance, mais dépend fortement de celui de Boulogne-sur-Mer qui est plus important. La commune relève ainsi du tribunal d'instance de Calais, du tribunal de grande instance de Boulogne-sur-Mer, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Boulogne-sur-Mer, du conseil de prud'hommes de Calais, du tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai[54].

Politique environnementale

L'environnement de la commune elle-même est aujourd'hui densément urbanisé, périurbanisé et très industrialisé. L'histoire récente l'a profondément marqué par les séquelles d'industries lourdes et polluantes, mais aussi par des séquelles de guerre. Le port et la ville abritent, outre l'usine Tioxide, trois usines « Seveso seuil haut » (chimie/pesticides/pharmacie) ;

  • Calaire-Chimie, au sud de la ville, près du canal de Calais et de grandes voies de circulation
  • Interor (ou Société des Usines Chimiques, ou Interor S.A. Interor Production Inter II)
  • Synthexim.

Mais l'ouverture sur la mer, le lien au réseau des zones humides arrière-littorales via les watringues et le canal Napoléon, ainsi qu'un littoral riche et partiellement protégé confère à la ville des responsabilités importantes en matière de patrimoine naturel.

Les curages portuaires sont sources de sédiments pollués mais font l'objet d'enquêtes publiques. La chambre de commerce et d'industrie et le port ont postulé au label écoport et une dimension de haute qualité environnementale devrait être apportée aux nouveaux aménagements du projet Calais 2015.

La biodiversité marine reste importante, y compris pour les mammifères marins (dauphins, marsouins et phoques veaux marins et gris) qui utilisent notamment le banc de Walde comme reposoir, près du vieux phare métallique de Walde[55] qui signalait cette langue sableuse.

Jumelages

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[56],[Note 1]

En 2017, la commune comptait 73 911 habitants[Note 2], en augmentation de 1,82 % par rapport à 2012 (Pas-de-Calais : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 5496 9968 1028 85410 43710 86512 50811 44410 993
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
11 96912 93412 72712 84312 57313 52958 96956 86756 940
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
59 74366 62772 32273 00171 62970 21367 56850 04860 340
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
70 37274 62478 82076 52775 30977 33374 88872 91574 978
2017 - - - - - - - -
73 911--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[57].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population de Calais augmente brutalement en 1885 après l'absorption de la commune de Saint-Pierre-lès-Calais (qui comptait 33 290 habitants en 1881).

La commune occupe le 1er rang des villes les plus peuplées au niveau départemental, le 6e au niveau régional (derrière Lille, Amiens, Roubaix, Tourcoing et Dunkerque) et le 67e rang au niveau national.

Bien que sa population municipale fasse de Calais la ville la plus peuplée du Pas-de-Calais, la population de son aire urbaine (126 774 habitants en 2013[1]) reste plus faible que celles de Lens, Béthune, Boulogne-sur-Mer et Arras.

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,9 %, 15 à 29 ans = 23,4 %, 30 à 44 ans = 21,1 %, 45 à 59 ans = 18,8 %, plus de 60 ans = 13,8 %) ;
  • 52,3 % de femmes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 21 %, 30 à 44 ans = 19,5 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 21,3 %).
Pyramide des âges à Calais en 2007 en pourcentage[58]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
4,6 
75 à 89 ans
8,9 
9,0 
60 à 74 ans
11,6 
18,8 
45 à 59 ans
18,5 
21,1 
30 à 44 ans
19,5 
23,4 
15 à 29 ans
21,0 
22,9 
0 à 14 ans
19,7 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[59]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement

Le bâtiment A de l'ULCO à Calais.

La commune de Calais dépend de l'Académie de Lille et les écoles primaires de la commune dépendent de l'Inspection académique du Pas-de-Calais. Pour le calendrier des vacances scolaires, Calais est en zone B.

Calais abrite 25 écoles maternelles, 32 écoles primaires, 9 collèges (7 publics et 2 privés) et 7 lycées (Saint-Pierre, Pierre-de-Coubertin, Sophie-Berthelot…).

Le premier lycée HQE (haute qualité environnementale) de France, le lycée Léonard-de-Vinci, a été construit à Calais en 1998[60].

Calais accueille également une partie de l’université du Littoral Côte d'Opale (ULCO) en proposant principalement des formations en sciences et technologie. Le site de Calais abrite également une partie de l'EILCO, une école d'ingénieurs en 5 ans avec cycle préparatoire intégré.

Manifestations culturelles et festivités

Virtual Calais

Créé en 2010, l'événement Virtual Calais se déroule début octobre au Forum Gambetta. Il consiste à accueillir les fans de l'informatique et du jeu vidéo de la région. À ses débuts, l'événement attirait environ 15 000 visiteurs. En 2016, il a accueilli plus de 25 000 visiteurs. Un décathlon du jeu vidéo y est organisé, où les candidats s'affrontent sur plusieurs jeux[61][pertinence contestée][passage promotionnel].

Santé

Le premier hôpital de Calais s'installe Quai du Commerce le . Celui-ci se développe durant le XXe siècle mais les infrastructures deviennent vétustes.

Un nouvel hôpital est construit en 1975, auquel s'ajoute un nouveau plateau technique en 1992. En 2007, trois nouvelles activités sont ouvertes au public : consultations avancées de chirurgie infantile, unité de surveillance continue et unité de chirurgie ambulatoire. D'autres services (gynécologie-obstétrique, réadaptation cardiaque, réhabilitation respiratoire) se voient attribuer de nouveaux espaces plus performants et accueillants.

Un nouvel hôpital est construit en 2012 dans la zone du Virval. L'ancien est alors détruit[62].

Sports

De nombreux clubs de football animent les quartiers et forment les jeunes : les amicales Pascal, Balzac, Constantine, l'OFFC, l'ACLPA, le Beau-Marais. Certains de ces clubs ont aussi une section Basket, la liste demande à être complétée.

Médias locaux

Cultes

Catholicisme

La ville dépend du diocèse d'Arras et comprend plusieurs paroisses pour ce qui est du catholicisme : paroisse Saint-Pierre, paroisse Sainte Trinité, paroisse Sacré-cœur, communauté Notre-Dame-des-Armées.

  • Église Notre-Dame, rue du Seigneur de Gourdan.
  • Église Saint-Pierre, place Crèvecoœur.
  • Église du Sacré-Cœur, rue du 11 Novembre.
  • Église Notre-Dame-des-Armées, rue Cambronne.
  • Église Notre-Dame-de-Consolation, avenue Antoine de Saint Exupéry.
  • Église Sainte-Germaine, rue de Montréal.
  • Église Sainte-Marie-Madeleine, rue du Pont Trouille.
  • Église Saint-Antoine-de-Padoue, rue de Constantine.
  • Église Saint-Benoît-Labre, boulevard Victor Hugo.
  • Église Saint-Joseph, rue Hippolyte Taine.
  • Église Saint-Nicolas, rue Edouard Manet.
  • Église Saint-Pierre et Saint-Paul, place du Chanoine Bourgeois.
  • Oratoire Notre-Dame de la Miséricorde, rue Gaillard.

Protestantisme

  • Le temple protestant, rue du Temple, (communion luthérienne et réformée).
  • Armée du Salut, rue du Vauxhall.
  • Église évangélique chrétienne, rue Berthois.
  • Église évangélique des 2 Caps, rue Delaroche.

Islam

La ville dispose également de plusieurs établissements destinés à la pratique et l'enseignement de l'islam.

  • Mosquée Et-Tawba, rue Murillo.
  • Mosquée Badr, avenue Antoine de Saint Exupéry.

Mormon

  • Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, quai de l'Yser.

Témoins de jehovah

  • Salle du royaume, rue du Beau Marais.

Économie

Revenus de la population et fiscalité

Un foyer fiscal calaisien déclare en moyenne 10 891,2  de revenus par an, soit la 20e plus faible moyenne des villes de France. En 2009, plus de la moitié des foyers fiscaux y déclare moins de 13 287  de revenus par an (revenu fiscal de référence), ce qui est inférieur aux chiffres nationaux (18 355 ) et à ceux du Pas-de-Calais (15 383 )[66].

En 2007, Le Journal du Net classe Calais 5e ville de plus de 20 000 habitants la plus pauvre de France après Roubaix, Denain, Vaulx-en-Velin et Maubeuge.

Emploi

Les calaisiens travaillent surtout dans les secteurs du commerce, des transports et services divers (45,7 %) ainsi que dans les secteurs de l'administration publique, de l'enseignement, la santé et l'action sociale (34,9 %)[67].

En 2009, le taux de chômage de la ville est de 17,16 %, ce qui est assez élevé. Quant à l'agglomération de Calais, son taux de chômage est de 15,8 % en 2014, en amélioration par rapport aux années 2012 et 2013 où celui-ci atteignait près de 17 % et se classait parmi les plus forts de France[68].

Première ville de liaison avec l'Angleterre

Depuis des siècles, la position idéale de Calais permet à son port d'accueillir de nombreux bateaux au départ et à l'arrivée de l'Angleterre. À la fin du XXe siècle, le développement du port et la construction du tunnel sous la Manche a permis à Calais de devenir la 1re ville française de liaison avec l'Angleterre et au port de Calais de devenir le 1er port français de passagers (devançant largement son principal concurrent, Boulogne-sur-Mer, dont le trafic du port s'est vu fortement baissé après la construction du tunnel).

Port de Calais

Le port de Calais.
Un ferry entre dans le port de Calais.

Le port de Calais est l'un des grands ports de la région Nord-Pas-de-Calais. Il assure le transport de passagers, le transport de marchandises, la plaisance, les croisières et la pêche. Sur le plan économique, le port représente en activités directes et induites plus du tiers de l'activité économique de l'agglomération calaisienne.

Avec une cinquantaine de traversées par jour entre Calais et Douvres et plus de 10 millions de passagers par an (entrées et sorties cumulées), il s'agit du 1er port d’Europe continentale pour le trafic roulier, 1er port européen de liaison avec l'Angleterre et 1er port français pour le trafic des voyageurs.

Le port de Calais est aussi un port de commerce important. Le trafic fret a triplé ces deux dernières décennies. Les prévisions dans le domaine pour les années et décennies à venir sont plus qu’optimistes. En 2007, plus de 41,5 millions de tonnes sont passées par Calais, ce qui permet à Calais de confirmer sa 4e place au classement des ports de commerce français derrière Marseille, Le Havre et Dunkerque. Avec un total de 1 850 000 poids lourds traités (soit une moyenne supérieure à 5 000 camions par jour et une journée record le avec 7 304 camions), le port de Calais et ses infrastructures modernes, adaptées au déchargement et chargement du fret roulier, joue un rôle important pour les échanges avec le Royaume-Uni.

Le port de Calais est également le premier port câblier d’Europe. Les câbles sous-marins pour le transport d'énergie ou les fibres optiques pour les télécommunications sont fabriqués à Calais par l'usine d'Alcatel-Lucent Submarine Networks, filiale d'Alcatel-Lucent.

Avec le projet « Calais Port 2015 », d'un coût de 863 millions d'euros[69], le port de Calais devrait avoir gagné cent hectares sur la mer, avec la construction d'une nouvelle jetée protégeant un bassin de 700 mètres de long. Ainsi, quasiment tous les types de navires pourront s’arrêter à Calais. Une nouvelle génération de ferries devrait apparaître sur Calais-Douvres afin de pouvoir répondre à l'augmentation du fret. Les compagnies DFDS et P&O qui assurent les rotations entre les 2 ports, opéreront à l’avenir avec des navires d’environ 230 mètres. Actuellement, le plus gros ferry naviguant entre Calais et Douvres est le Spirit of Britain de 213 mètres.

Le futur port de Calais se veut polyvalent. Il pourra accueillir des navires de croisière, de commerce et de type ro-ro (voiturier) en partance pour d’autres pays européens que l’Angleterre et ce, afin de compléter l’activité transmanche (principale activité portuaire calaisienne actuelle).

La question du devenir du bassin ouest, qui accueille les bateaux de plaisance, est posée. Cet espace pourrait, par exemple, se transformer en un centre touristique grâce à son agrandissement et le développement de son potentiel urbain.

Tunnel sous la Manche

Le tunnel sous la Manche a été inauguré le .

Géographiquement, le tunnel sous la Manche débouche dans la ville de Peuplingues, très proche de Calais. Les installations du terminal de cet ouvrage sont en très grande partie sur le territoire de la commune de Coquelles.

Entreprises et commerces

Calais est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie Côte d'Opale. Elle gère le port de Calais.

Industrie et textile

Commerce et tourisme

De nombreux commerces sont installés en ville et en périphérie.

La ville compte également un nombre important de chambres d'hôtel (710), de résidences secondaires et de places de camping.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Panorama avec l'église Notre-Dame et le beffroi.

Monuments historiques

La tour du Guet et la place d’Armes.
Le Théâtre.
Centre-ville.
Église Notre-Dame.
Colonne commémorative du débarquement de Louis XVIII.

Plusieurs monuments de Calais sont « classés » ou « inscrits » au titre des monuments historiques[71] :

  • La tour du Guet, datant du XIIIe siècle, est l'un des plus vieux monument de Calais. Elle a une hauteur de 38 mètres[72].
  • La place d'Armes est l'une des plus grandes places de la ville de Calais, elle jouxte la tour du Guet. Elle est connue pour son marché qui se déroule chaque semaine et ses deux foires annuelles (été et hiver). Rénovée, la place dispose depuis 2013, d'une statue monumentale en bronze (échelle 1,5) de Charles et Yvonne de Gaulle, œuvre d'Élisabeth Cibot.
  • La citadelle date du XVIe siècle.
    Construite à partir de 1560 sur les fondations d'un château médiéval lui-même édifié en 1229 par Philippe Hurepel, comte de Bourgogne. Elle fut renforcée par Jean Errard, ingénieur d’Henri IV puis par les ingénieurs de Louis XIII et de Louis XIV.
    Vauban viendra également pour l’améliorer et en faire une cité militaire dans le style de Brest et de La Rochelle. Finalement, le château sera définitivement rasé au XIXe siècle.
    Les ouvrages intérieurs seront détruits durant la Seconde Guerre mondiale. On peut encore y découvrir les remparts médiévaux, et parcourir les allées fleuries de la porte de Neptune. Elle abrite un stade omnisports. Le stade du Souvenir, qui est aussi le fief du SOC, Stade Olympique de Calais, auquel appartient Romain Barras, décathlonien français, 5e aux JO de Pékin, champion d'Europe en juillet 2010 à Barcelone avec un total de 8 453 points[73].
  • Fort Rouge (XVIIe siècle).
  • Fort Nieulay (XVIIe siècle).
  • Le bassin du Paradis[74]. Une échancrure formée au premier millénaire de notre ère au débouché de la rivière de Guînes donne naissance à un port où se regroupèrent marins et pêcheurs.
    Désenvasé sous l’occupation anglaise en 1397, il est approfondi, agrandi et modernisé au cours des siècles. Le bassin du Paradis, qui abrita jusque 100 bateaux, est un vestige des anciennes installations. Son activité périclita à partir de 1900. Désormais, une vingtaine de bateaux maintient la tradition, des pêcheurs plaisanciers surtout, que ne rebute pas son assèchement à marée basse.
    Auparavant, au 15 août, un lâcher de canards permettait à de courageux nageurs d’essayer de les y attraper. Depuis quelques années, cette tradition, à la suite de plaintes déposées par des militants inquiétés par de « mauvais traitements envers les animaux » (les canards précités) sont remplacées par des joutes navales.
  • À l’extrémité du quai d’Angoulême, un calvaire du marin a été érigé en 1988 avec du bois provenant de la jetée est[75].
  • Le phare de Calais Nord construit en 1848, électrifié en 1963[76],[77] ; il remplaça en 1848, la tour du Guet. Aujourd’hui, il sert également d’émetteur TV pour France 5, M6 et surtout pour CalaisTV, seule TV locale hertzienne dans le Nord-Pas-de-Calais, avec Grande-Synthe.
  • Le monument des Sauveteurs ou monument Gavet-Mareschal est installé en 1899, boulevard des Alliés puis transféré en 1960 au Courgain.

Le monument se trouve actuellement sur une pelouse du Courgain. Il s’agit d’un bronze du sculpteur Édouard Lormier. Un premier monument avait été érigé en 1791 après les sacrifices des sauveteurs Gavet et Mareschal pour avoir secouru un bateau en perdition devant le port.

Le monument des Sauveteurs en 1909, à son emplacement initial.
  • Monument Le Pluviôse, bronze commémoratif représentant le Pluviôse au moment fatidique, est érigé au centre du rond-point, qui se situe devant la plage de Calais.
    En mai 1910, la catastrophe du sous-marin Pluviôse, coulé accidentellement devant la plage de Calais par le paquebot Pas-de-Calais, endeuille la France entière. Armand Fallières, président de la République, et le gouvernement viennent assister aux imposantes funérailles des 27 victimes. Parmi ces victimes, Auguste Delpierre, 21 ans, seul Calaisien de l’équipage.
    Le long du bassin du Paradis, un quai porte le nom d'Auguste Delpierre.
  • Monument à « Jacquard », édifié en 1910, sur la place Albert Ier, face à l'entrée du théâtre. Ce monument commémore le Lyonnais Joseph Marie Jacquard, dont l'invention a si bien contribué au développement de la dentelle, qui a longtemps fait la richesse et la renommée de Calais.
  • L'église Notre-Dame (des XIIIe siècle, XIVe et XVe siècles), au style Tudor si particulier[78].
    Le , ses vitraux furent détruits lors du bombardement par le Zeppelin Z XII. Le général de Gaulle s'y maria le avec Yvonne Vendroux.
    L’édifice, ayant subi d'autres importants dégâts durant la Seconde Guerre mondiale, a été rénové à partir des années 1960. La dernière tranche de travaux, terminée en 2013, a permis d'ouvrir le chœur et la chapelle de la Vierge à la visite. Un retable exceptionnel du XVIIe siècle, pièce unique en Europe, a été patiemment remis en état.
  • La citerne Royale de l'église Notre-Dame, aux murs très épais (de 2 mètres à certains endroits à 4 mètres à la clé de voûte) et d'une contenance de 1 800 m3. Sa construction fut ordonnée en 1691 par Louis XIV afin de recueillir les eaux de pluie de l'église Notre-Dame pour la garnison et de la population[79].
La Bourse du Travail de Calais, place Crèvecoeur.
  • La Bourse du Travail et son marché couvert, ensemble architectural monumental construit de 1937 à 1939 par l'architecte Roger Poyé dans le quartier ouvrier de Saint-Pierre[80],[81] édifiée dans un style purement Art Déco. Elle comprend un bas-relief signé Robert Coin et des fresques monumentales effectuées par Paule et Max Ingrand.
  • La colonne Louis XVIII. Colonne commémorative du débarquement de Louis XVIII à Calais en 1814[82].
  • Le beffroi anglais avant 1940
    La crypte souterraine sous le beffroi
    La crypte souterraine sous le beffroi[83] Il s'agit des restes, principalement la salle souterraine, du beffroi anglais enterrés à partir de 1951, donc invisibles : la « crypte ». Le beffroi anglais de Calais, situé sur la Place d'Armes, était un monument prestigieux, tout à fait exceptionnel . Construit par les Anglais à la fin de leur occupation (qui se termina en 1558), c'était un « édifice en brique de style gothique dit perpendiculaire » ¹⁰⁵, donc typiquement anglais caractérisé par ses lignes verticales. La superposition des fenêtres et les jeux de briques, en particulier les remplages, rappelaient aussi l'architecture flamande. On en voit encore beaucoup à Bruges par exemple, du début ou de la première moitié du 16ème siècle ¹⁰⁶. Il était couronné par un campanile de bois du début du 17ème siècle, rappelant celui du beffroi d'Arras ¹⁰⁶. Ce monument était reconnu par les spécialistes comme étant d'importance nationale et même internationale.Dès 1790, Millin ¹⁰⁷ lui accordait une place de choix avec une description détaillée et une gravure pleine page.Il figurait aussi par exemple dans European Architecture ¹⁰⁸ parmi les plus beaux hôtels de ville d'Europe. Il fut donc classé M.H. dès 1875 ¹⁰⁹ en raison de sa valeur (il y avait en tout et pour tout en 1875 22 M.H. classés dans le Pas-de-Calais). Malheureusement, il fut déclassé des M.H. en 1889 ¹⁰⁹. Le déclassement des M.H. permet d'échapper aux obligations très contraignantes concernant la restauration ou la reconstruction des M.H. et donc de transformer ou même de détruire ou achever de détruire un monument en toute liberté, quelle que soit sa valeur. Ce déclassement s'est fait en catimini, tant il était contraire à l'esprit de la loi (qui dit qu'un monument classé doit obligatoirement être conservé et préservé). Il reste largement inconnu aujourd'hui. Le beffroi de Calais a subi un deuxième malheur : il a été victime de la seconde G.M. « Incendié en 1940, l'édifice peut pourtant être restauré », écrivait M. Battard ¹¹⁰ juste après la guerre . En effet, les murs en maçonnerie ont souffert durant la guerre mais en 1944 il était encore là, en particulier sa façade principale quasi intacte, que l'on peut voir de face dans l'axe de la rue de la Citadelle sur des cartes postales et photos d'époque, ou de profil, par exemple sur une photo publiée le 25-12-2019 par le quotidien régional La Voix du Nord . Solidement construit, il avait péniblement résisté 4 ans, complètement abandonné. De 1944 à 1948, on arasa les ruines du Vieux-Calais sauf quelques îlots comme le beffroi qu'on hésitait à anéantir tant il était encore imposant et dont on ne savait pas quoi faire. Finalement au lieu de le consolider avec des échafaudages et d'engager une procédure de rétablissement du classement M.H, on l'utilisa comme carrière de pierres et de briques de 1944 à 1951(date de l'inscription M.H. des vestiges souterrains enterrés) ⁸⁶ pour niveler les chaussées avoisinantes. En 1948, il se dressait encore en face de la Tour du Guet, mais fort diminué, comme nous le montre une photo de 1948 illustrant un article de La Voix du Nord ¹¹¹. A partir de 1948, les choix du Ministère de la Reconstruction se sont imposés peu à peu à la ville de Calais et les reconstructeurs firent pression pour qu'elle accepte une reconstruction très « moderne », arguant que la reconstruction du beffroi coûterait trop cher et qu'il détonnerait sur la Place d'Armes . La ville, qui aurait préféré une architecture plus traditionnelle avec reconstruction du beffroi finit par accepter en 1952 le nouveau plan de reconstruction de Calais qui démarra en 1953 et consacrait l'élimination du beffroi ¹¹². La destruction du beffroi s'est arrêtée lorsque l'accumulation de débris sur la Place d'Armes (environ 1 m de hauteur) empêche de terminer sa démolition : c'est ce niveau rehaussé qu'on voulait garder pour la Place d'Armes. On a alors recouvert la Place d'Armes d'un revêtement. Le beffroi se trouve sous la Place d'Armes, sous l'ancienne horloge fleurie. Le Service des M.H., connaissant la valeur du monument classé M.H. dès 1875, n'a finalement accordé le 23-05-1951 (base Mérimée) l'inscription (classement de seconde catégorie) aux M.H.⁸⁶ qu'à la partie du beffroi destinée à être enterrée, une fois les derniers vestiges visibles démolis, précisément à la « crypte souterraine » qui devrait encore comporter « cave à pilier central » ainsi décrite par Camille Enlart ¹¹³ et peut-être une petite partie du rez-de-chaussée. La remise au jour, le dégagement et la reconstitution du beffroi de Calais, élément important du patrimoine français et anglais, dont une bonne partie est enfouie de manière chaotique sous la Place d'Armes, enrichirait considérablement le patrimoine architectural de la ville de Calais, qui a été promue Ville d'Art et d'Histoire en 2019 ¹¹⁴ et est ainsi amenée à s'intéresser à la conservation et à la promotion de tous ses monuments et donc aux vestiges du beffroi anglais[84],[85],[86],[87],[88],[89],[90],[91],[92],[93]
  • Le fort Risban[94],[95]. Si l'on se perd en conjectures sur ses origines, peut-être liées au projet de conquête de l'Angleterre élaboré par l'empereur Caligula vers l'an 40 avant notre ère, la première mention attestée de son existence date de 1346 : les troupes d’Édouard III d'Angleterre découvrent des fortifications imprenables de Calais et décident d'élever ici un fortin destiné à empêcher tout ravitaillement par mer, dans le dessein de réduire la ville par la famine.
    Probablement issu du terme néerlandais du XVIIe siècle Rijsbank (bank « banc » et rijs « branchages, fascines ») signifiant « banc de branchages »[96], ou du mot allemand Rissbank signifiant « banc d'arrachement »[97], le terme risban désigne un terre-plein fortifié, garni de canons, assurant la défense d'un port. Du fait de sa position sur une langue de sable, isolée à marée haute, l'étymologie de risban a, à tort, été attribuée au terme anglais riskbank, littéralement « banc dangereux » voire « hauteur périlleuse ». Cependant, l'étymologie anglaise paraît fantaisiste, le banc de sable initial du risban ne semblant pas avoir présenté de danger particulier en termes de hauteur. L'étymologie néerlando-germanique paraît plus exacte et plausible et doit par conséquent être privilégiée pour cet ouvrage de fortification.
    Sous l'occupation anglaise, la tour de bois laisse place à un édifice en pierre, la New Tower, rebaptisée Lancaster Tower après 1400.
    Plusieurs fois remanié, ce fort maritime déclassé en 1908 a repris du service lors de la Seconde Guerre mondiale[98].
    Le fort Risban fut remanié par Vauban au XVIIe siècle après sa visite en 1677 avec le roi.
    En 1799, le fort Risban fut victime d’une explosion de son dépôt de poudre.
    Il est depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale le siège du Yacht Club de Calais[63].
Les Bourgeois de Calais devant l'hôtel de ville
  • L'hôtel de ville. Bâtiment doté d'une structure en béton conçue par l'architecte Louis Debrouwer, construit de 1911 à 1923. Monument classé pour les parties extérieures : l’ensemble des façades et toitures sur rue et le beffroi ; pour les parties intérieures : le hall d’honneur et sa verrière, l’escalier d’honneur (y compris la rampe et la verrière), le couloir de desserte du premier étage, les salles d’apparat du premier étage (y compris leur décor) : la salle des mariages, le salon d’honneur, le salon du conseil municipal et le cabinet d’apparat[99].
Classement du beffroi au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2005.

Autres sites et monuments touristiques

La jetée ouest.
William Turner
La Plage de Calais à marée basse (1830)
Bury Art Museum
  • La plage.

Le tableau de William Turner, intitulé Plage de Calais à marée basse, "poissards" ramassant des appâts est une huile sur toile de 68 × 105 cm, réalisée en 1830 et conservée au Bury Art Museum, dans le Grand Manchester[101].

  • Le théâtre.
  • Le stade de l'Épopée, enceinte de 12 000 places pour l'équipe du CRUFC (inauguration le avec le match Calais-Laval).
  • Le port.
  • L'ancienne jetée ouest (voir photo).
  • La nouvelle jetée ouest terminée mi-2009.


Patrimoine culturel

Dentelle

Grâce aux innovations de la révolution industrielle, à la fin du XVIIIe siècle, des machines à tisser mécaniques pour la dentelle ont été créées permettant une production importante et de qualité, avec un prix moindre. Les premiers métiers issus de l'Angleterre n'ont pu gagner la France du fait de la Révolution française de 1789, des guerres napoléoniennes et du blocus consécutif. Mais une fois la paix revenue, en 1815, la tentation était grande de copier les Anglais. C'est ainsi que le premier métier à tisser est arrivé en fraude à Calais, depuis Nottingham, sur un bateau de pêche… Par la suite, des améliorations techniques ont donné à la dentelle de Calais son côté unique, prisé aujourd'hui dans le monde entier. Calais est connu pour sa dentelle que l'on trouve dans la haute couture[102],[103]. Calais comptait, en 1910, plus de six cents fabricants et environ 1 000 métiers qui faisaient vivre la moitié de la cité. Aujourd'hui, ils sont quelques-uns mais la dentelle demeure indissociable de l'histoire de la ville[104].

Musées

Arts

  • Le théâtre municipal
  • Le centre culturel Gérard Philipe
  • Le conservatoire à rayonnement départemental (CRD), anciennement école nationale de musique et de danse (ENMD)
  • L'auditorium Didier Lockwood
  • L'école d'art de Calais
  • Le Channel (Scène Nationale)
  • Le cinéma Alhambra
  • La médiathèque municipale

Calais et la philatélie

Un timbre postal, d'une valeur de 0,80 franc, représentant la ville a été émis le .

Un autre timbre d'une valeur de 0,46  montrant des monuments de la ville a été émis en 2001.

Calais et le cinéma

Personnalités liées à la commune

Nés à Calais

Ayant vécu à Calais

  • Armand Joseph de Béthune, duc de Chârost (1738 - 1800), ancien gouverneur de Calais de 1756 à la Révolution, il s'est rendu célèbre par ses actes de philanthropie et ses recherches en agronomie.
  • François-Joseph Cazin (1788 - 1864), chirurgien militaire puis médecin de marine au port de Calais, médecin du bureau de bienfaisance de la ville, conseiller municipal, auteur d'un célèbre traité sur les plantes médicinales.
  • George Brummell (1778 - 1840), dandy anglais, connu sous le nom de « beau Brummell », vécut en exil à Calais de 1817 à 1830.
  • Alfred Georges Regner (1902 - 1987), peintre et graveur.
  • Pierre Bachelet (1944 - 2005), chanteur et compositeur, grandit à Calais. La chanson Découvrir l'Amérique évoque les souvenirs de cette époque.

Mortes à Calais

Ayant séjourné à Calais

Navires homonymes

Héraldique, logotype et devise

Armes de Calais

Blasonnement : de gueules à l’écusson d'azur chargé d’une fleur de lis d’or soutenue d’un croissant d’argent, l’écusson sommé d’une couronne fermée de France d’or, accosté de deux croix de Lorraine d’argent et accompagné en pointe d’un besant d’argent chargé de la croix de Jérusalem d’or.

Le blason de Calais fut accordé par le roi Henri II en 1558. La croix de Jérusalem et le croissant évoquent le passage, dans cette ville, des croisés français et anglais. La fleur de lys et la couronne marquent la satisfaction du roi de France de recouvrer Calais après plus de deux siècles d'occupation anglaise. Les croix de Lorraine font référence au libérateur de la ville, le duc de Lorraine, François de Guise. Elles furent confirmées par lettres patentes de Louis XVIII, le .

Sur les armoiries, figurent de la croix de guerre 1914-1918 (25 août 1919), la Légion d'honneur (au centre) et la croix de guerre 1939-1945.

Voir aussi

Bibliographie

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  • Calais et l'histoire, syndicat d'initiative de Calais, dépliant publicitaire, .
  • Calais ville d'Histoire[Qui ?].
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  • Michael Hennequin, La Politique culturelle de Calais 1959-1969, Mémoire (maîtrise d'histoire) Lille 3, , 201 p.
  • Magali Domain, Les Histoires de Calais, Le Courgain Maritime, Nord-Avril, 2006, 222 p.
  • Georges Dauchard, Calais à l'heure allemande de 1940 à 1943, 70 p.
  • Calais - Contre Vents et Marées (bande dessinée), scénario d'Olivier Gilleron, dessins de Luc Deroubaix, Le Téméraire, collection Histoires des Villes, 1993 (ISBN 2-908703-17-3).
  • Bulletin historique et artistique des Amis du Vieux Calais, revue bisannuelle.
  • Calais Réalités - Hebdomadaire d'information.

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références

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  81. « La crypte souterraine sous l'emplacement du Beffroi », notice no PA00108245, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  82. Camille Enlart : Manuel d'archéologie française 1ère partie II Architecture civile et militaire (1904) p. 310
  83. L. Devliegher : Les maisons à Bruges (Pierre Mardaga - Lannoo 1975) p. XLVI et 151
  84. Millin, Antiquités de France (1790) tome IV p.12sq
  85. European Architecture (Smith & Packard Chicago 1896 Vol VI planche 625)
  86. Commission des M.H. 1875 et 1889 in Médiathèque du Patrimoine
  87. M. Battard :Beffrois, halles, hôtels de ville dans le nord de la France et la Belgique (1948)
  88. J.-P. P. : La reconstruction de Calais-Nord, un vaste chantier (La Voix du Nord-Calais 20-07-2017)
  89. Laurent Buchard : Calais-Nord, une reconstruction contrariée (1945-1953) p. 221-227 in Reconstruire le Nord-Pas-de-Calais après la Seconde Guerre Mondiale (1944-58) Presses Universitaires du Septentrion (2017)
  90. Camille Enlart : ibidem p. 102. On trouvera une description plus précise de ces vestiges enterrés dans S. Curveiller & H. Minet : Un joyau calaisien méconnu : la crypte médiévale p. 404-414 in Regards sur l'histoire du Pas-de-Calais, Arras, Artois Presses Université (2003) et S. Curveiller : Les Places de Calais p. 43 in La Place publique urbaine du Moyen-Age à nos jours Artois Presses Université (2007)
  91. La Voix du Nord-Calais 21-09-2019.
  92. « Le Fort Risban », notice no PA00108459, base Mérimée, ministère français de la Culture.
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  94. 1643 Fournier Hydrographie, p. 63, Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales.
  95. dictionnaire Le Littré, édition de 1880.
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  99. Turner, Art UK
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  107. a et b Source : Dictionnaire encyclopédique de Philippe Le Bas
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  109. Le contrat de mariage fut signé à Paris le , un mariage par procuration fut célébré à la Sainte Chapelle du Palais-Royal de Paris le et le mariage est célébré à Calais le 1er novembre 1396 (Medieval Land, op. cit.).