Saint-Laurent-sur-Sèvre

Saint-Laurent-sur-Sèvre
Saint-Laurent-sur-Sèvre
Basilique Saint-Louis-Marie Grignon-de-Montfort.
Blason de Saint-Laurent-sur-Sèvre
Blason
Saint-Laurent-sur-Sèvre
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement La Roche-sur-Yon
Canton Mortagne-sur-Sèvre
Intercommunalité Communauté de communes du Pays-de-Mortagne
Maire
Mandat
Guy-Marie Maudet
2014-2020
Code postal 85290
Code commune 85238
Démographie
Gentilé Saint-Laurentais
Population
municipale
3 607 hab. (2015 en augmentation de 4,67 % par rapport à 2010)
Densité 233 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 57′ 34″ nord, 0° 53′ 30″ ouest
Altitude 149 m
Min. 98 m
Max. 199 m
Superficie 15,49 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Saint-Laurent-sur-Sèvre est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Géographie

Le territoire municipal de Saint-Laurent-sur-Sèvre s’étend sur 1 549 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 149 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 98 et 199 mètres[1],[2].

La commune est située dans la Vendée à la limite des Deux-Sèvres et du département de Maine-et-Loire dans un triangle formé des 3 villes de Cholet, Les Herbiers et Bressuire, elle est traversée par la Sèvre nantaise.

Généralités

Au cœur du bocage vendéen, à 10 km du Puy-du-Fou, Saint-Laurent-sur-Sèvre doit son nom de « ville sainte de la Vendée » à Louis-Marie Grignion de Montfort. Quelque 25 000 visiteurs par an, comme Jean-Paul II en 1996, viennent se recueillir sur son tombeau dans la basilique. On compte aussi à Saint-Laurent 2 500 élèves dont 1 300 internes au sein de l'ensemble scolaire Saint-Gabriel - Saint Michel. Il y a 6 communes différentes à proximité.

Commune limitrophes

Histoire

Une grande partie du territoire de la paroisse de Saint-Laurent constituait jadis une seigneurie portant ce nom. Le siège primitif de cette seigneurie devait se situer dans un manoir à l'emplacement du presbytère actuel. Sous l'Ancien Régime, le domaine comprenait divers droits seigneuriaux, un grand bois, un moulin, un étang, des maisons dans le bourg et cinq métairies : le Bois Chabot Grolleau, le Gast, la Péardière, la Boisvinière, la Petite Yvoie. La seigneurie était possédée à l'origine par un fidèle vassal du baron de Mortagne, lui-même vassal du vicomte de Thouars et enfin du comte de Poitou. Au XIe siècle, il s'agissait de la famille Chabot (grosse tête). Au XIVe siècle, le baron de Mortagne posséda le domaine de Saint-Laurent en direct et jusqu'à la Révolution, laissant progressivement se dégrader le manoir. Au XVIIIe siècle, le baron vendit des métairies et même le manoir de Saint Laurent qui devint le presbytère après des travaux.

D'autres fiefs existaient sur la paroisse : on retiendra la Grande Vergnaie, la Barbinière, la Maltière et la Barre. Une partie du territoire constituant la Grande Vergnaie se trouvait sur les marches Anjou-Poitou. Pour la partie poitevine, le possesseur devait rendre hommage au baron de Mortagne. Si la Barbinière prit de l'importance aux XVIIIe et XIXe siècles, il ne s'agissait pourtant pas à l'origine d'une importante seigneurie. Toutefois, les familles d'Espinasseau et Sapinaud de Bois-Huguet choisirent de s'y installer dans un château. Progressivement, à la faveur de mutations foncières, ils se constituèrent une propriété autour du vieux logis. En 1893, le marquis Albert-Charles-François d'Aviau de Piolant y construisit un château dans le style néo-gothique en vogue à cette époque.

Depuis le , le contour du territoire municipal n’a pas évolué. En effet, par ordonnance de ce jour de Louis-Philippe datée du palais des Tuileries[a], la commune est agrandie d’une exclave de Treize-Vents.

Héraldique

Blason Blasonnement :
D'azur à la croix d'or mouvant d'une plaine ondée de sable, cantonnée au premier d'une fleur de lys d'or, au deuxième d'un gril du même la poignée vers le chef, au troisième d'un sautoir aussi d'or chargé de cinq losanges de gueules posées à plomb, au quatrième de trois étoiles d'or, au double cœur vidé, couronné et croiseté de gueules, brochant en abîme.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Article connexe : Histoire des maires de France.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2001 Jean-Claude Bénéteau[Note 1] Sans étiquette  
mars 2001 en cours Guy-Marie Maudet[Note 2],[3] Divers droite enseignant
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2015, la commune comptait 3 607 habitants[Note 3], en augmentation de 4,67 % par rapport à 2010 (Vendée : +5,03 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
5458841 0581 0661 3091 3982 0632 3152 460
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 5622 6492 7462 8612 8412 8933 0972 9062 810
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 6142 6582 8262 9582 8223 2513 3143 3202 336
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2015
2 5452 8353 2083 2473 3073 4113 3973 5353 607
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (27,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,8 %, 15 à 29 ans = 26,8 %, 30 à 44 ans = 16,8 %, 45 à 59 ans = 19,4 %, plus de 60 ans = 20 %) ;
  • 51,2 % de femmes (0 à 14 ans = 14,5 %, 15 à 29 ans = 16,5 %, 30 à 44 ans = 15,5 %, 45 à 59 ans = 18,8 %, plus de 60 ans = 34,7 %).
Pyramide des âges à Saint-Laurent-sur-Sèvre en 2007 en pourcentage[8]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ans ou +
4,7 
6,5 
75 à 89 ans
16,7 
13,0 
60 à 74 ans
13,3 
19,4 
45 à 59 ans
18,8 
16,8 
30 à 44 ans
15,5 
26,8 
15 à 29 ans
16,5 
16,8 
0 à 14 ans
14,5 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[9]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments

Pèlerinage

Saint-Laurent possède une basilique abritant le tombeau de saint Louis Marie Grignon de Montfort, fondateur d'écoles charitables. En 1996, Jean-Paul II y vint en pèlerinage, honorer l'apôtre de Marie. Les maisons mères des filles de la Sagesse, des pères missionnaires montfortains et des frères de Saint-Gabriel se sont établies près de l'endroit où repose leur fondateur. C'est la famille Montfortaine. Cette spécificité a donné à ce village cinq églises, chapelles et oratoires.

Unité Fonctionnelle scolaire de L'institut Saint-Gabriel

Œuvre de l'architecte choletais Francis Pierrès[10], inaugurée le 28 octobre 1972, a pour fonction la restauration collective des élèves de l'institut Saint-Gabriel, des salles de permanence, un foyer...

Officiellement labellisé « patrimoine du XXe siècle » par décision du Préfet de Région des Pays de Loire en date du 18 octobre 2013[11] au nom du gouvernement français; la plaque apposée sur le monument, est dévoilée en mai 2015.

Témoignage d'une architecture volontaire, optimiste et empreint de la grande modernité de son siècle, elle développe sur deux niveaux quelque 2 000 m2 pour chacun, avec une ossature en béton à nu, d'inspiration « brutaliste », qui réussit la prouesse de la légèreté grâce à de généreuses baies vitrées, donnant à épouser au regard, la vallée de la Sèvre nantaise, et un « jeu de mikado de poutrelles béton », en débord des façades.

Institution Saint-Gabriel

L'institution privée catholique collège-lycée Saint-Gabriel a été fondée en 1838 par les frères du même nom. Cet établissement est à l'heure actuelle avec 2 200 élèves dont 930 internes l'un des plus grands internats de France. Les élèves viennent de toute la France, quelquefois de l'étranger. Cet établissement prestigieux s'étend sur près de 19 ha et permet aux élèves de pratiquer de nombreuses activités sportives : rugby, golf, etc.

Quelques-uns de ses anciens élèves sont devenus célèbres, nous pensons entre autres à Jamy Gourmaud (présentateur de l'émission "C'est pas sorcier" sur France 3), Steven (du Bachelor édition 2005), David (de la Star Academy édition 2006).

Institution Saint-Michel

L'institution Saint-Michel est elle aussi située à Saint-Laurent et a été liée il y a peu avec Saint-Gabriel pour une meilleure complémentarité. Il faut savoir qu'à l'origine Saint-Gabriel était destiné aux garçons et Saint-Michel aux filles, la mixité étant assez récente (2000). Saint-Michel a aussi un passé prestigieux, ce collège lycée privée catholique a longtemps dispensé un enseignement rigoureux. Ce fut longtemps un des meilleurs internats pour filles de France d'où sont sorties les célèbres sœurs Favreau.

Personnalités liées à la commune

  • Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, né le 31 janvier 1673 à Montfort-sur-Meu, est mort le 28 avril 1716 à Saint-Laurent-sur-Sèvre. Il fut béatifié en 1888 et canonisé par le pape Pie XII en 1947. À sa suite, de nombreuses congrégations vont voir le jour comme la Compagnie de Marie, les Filles de la Sagesse et les frères de Saint-Gabriel. Le 19 septembre 1996, le pape Jean Paul II est venu en pèlerinage à Saint-Laurent-sur-Sèvre. Après s’être adressé à la population et aux jeunes dans la communauté de la Sagesse, le Très Saint Père est allé se recueillir à la basilique sur le tombeau de saint Louis-Marie Grignion de Monfort. À plusieurs reprises, le Saint Père a expliqué le lien qui l’unit à Montfort : la lecture du Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge Marie de Grignion de Monfort a marqué dans sa vie un tournant décisif, qui a coïncidé avec sa préparation clandestine au sacerdoce. À l’issue des vêpres, le Très Saint Père s’est adressé aux 1 200 religieux et religieuses rassemblés dans la basilique.
  • Marie-Louise Trichet, fondatrice d'établissements charitables à la suite de saint Louis Marie Grignon de Montfort, béatifiée en 1993 par le pape Jean-Paul II, morte à Saint-Laurent-sur-Sèvre le 28 avril 1759.
  • Ménie Grégoire a passé son enfance dans le moulin de Plassard.

Annexes

Manifestations culturelles et festivités

En 2013 dans le cadre du Festival de Poupet, Saint-Laurent-sur-Sèvre a accueilli le concert d'Elton John et de David Guetta au château de la Barbinière. En 2014, c'est Stromae qui est programmé dans le parc du château par le festival. Pour la 30e édition en 2016, le festival vendéen revient au château pour deux soirées, le concert de Les Insus ? puis celui de Indochine deux jours plus tard.

Articles connexes

Lien externe

  • Site officiel de la commune

Notes et références

Notes

  1. L’ordonnance du précise :

    « Ordonnance du roi. Louis-Philippe, roi des Français, à tous présents et à venir, salut.
    Sur le rapport de notre ministre secrétaire d’État au département de l’Intérieur ;
    Le comité de l’Intérieur de notre Conseil d’État entendu,
    Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit :
    Article 19. — L’enclave désignée sur le plan ci-annexé par la lettre A est distraite de la commune de Treize-Vents, arrondissement de Bourbon-Vendée, département de la Vendée, est réunie à la commune de Saint-Laurent-sur-Sèvre, même arrondissement, où elle sera exclusivement imposée à l’avenir. En conséquence la limite entre les communes de Saint-Laurent-sur-Sèvre et la commune de Saint-Hilaire-de-Mortagne et La Chapelle-Largeault, département des Deux-Sèvres, est fixée dans la direction audit plan par la ligne brisée teinte en vert BCDE. »

  • Autres notes
  1. Réélu en 1995.
  2. Réélu en 2008 et 2014.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références

  1. « Commune 16458 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  2. « Saint-Laurent-sur-Sèvre », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  3. Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)
  9. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 » [archive du ], sur insee.fr (consulté le 11 juin 2011)
  10. Architecte notamment de La Mairie de Cholet dite « La machine à écrire » et de la Caisse primaire d'Assurance maladie. Il est décédé le 28 décembre 2013 à 86 ans. Il est également l'auteur d'une maison à Beaupréau, qui a été labellisée « Patrimoine XXe siècle ».
  11. « Label patrimoine XXe siècle », sur Ministère de la culture,