La Roche-sur-Yon

La Roche-sur-Yon
La place Napoléon avec sa statue de Napoléon Ier depuis l'église Saint-Louis.
La place Napoléon avec sa statue de Napoléon Ier depuis l'église Saint-Louis.
Blason de La Roche-sur-Yon
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée (préfecture)
Arrondissement La Roche-sur-Yon (chef-lieu)
Canton Bureau centralisateur de deux cantons : 1 et 2
Intercommunalité La Roche-sur-Yon-Agglomération (siège)
Maire
Mandat
Luc Bouard
2014-2020
Code postal 85000
Code commune 85191
Démographie
Gentilé Yonnais
Population
municipale
53 162 hab. (2014 en augmentation de 1.78 % par rapport à 2009)
Densité 606 hab./km2
Population
aire urbaine
116 660 hab.
Géographie
Coordonnées 46° 40′ 10″ nord, 1° 25′ 07″ ouest
Altitude 68 m
Min. 32 m
Max. 94 m
Superficie 87,79 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-larochesuryon.fr

La Roche-sur-Yon est une commune du Centre-Ouest de la France, préfecture du département de la Vendée, dans la région des Pays de la Loire.

Arrosée par l’Yon et par ses affluents, la Riaillée et l'Ornay (et son tributaire la Soivre), La Roche-sur-Yon doit sa physionomie actuelle à Napoléon Ier, qui fait d'un petit bourg une cité moderne, basée sur un plan régulier en forme de pentagone et dotée d'édifices publics imposants (préfecture, hôtel de ville, théâtre, tribunaux, lycée, église Saint-Louis, etc.) répartis autour d'une vaste esplanade centrale (place Napoléon). La ville est fondée par décret impérial le (elle est promue à cette même date préfecture de la Vendée en remplacement de Fontenay-le-Comte).

Ville napoléonienne mais conçue par des ingénieurs des Ponts-et-chaussées, son nom même est source de querelles au gré des changements politiques qui agitent le XIXe siècle : elle est débaptisée et rebaptisée à huit reprises : La Roche-sur-Yon, Napoléon (sous le Premier Empire, les Cent-jours et la Deuxième République), Bourbon-Vendée (sous la Restauration), Napoléon-Vendée (sous le Second Empire). Elle reprend son nom d'origine en 1870.

Principal centre urbain du département, au cœur de l'ancien Bas-Poitou, centre économique aux fonctions multiples (secteurs secondaires et tertiaires essentiellement), mais aussi pôle universitaire fort de 6 000 étudiants. La Roche-sur-Yon est la commune la plus peuplée du département, comptant 52 732 habitants, et son aire urbaine atteignant 116 660 habitants (population légale 2013[1]). La ville occupe la 6e position au niveau régional, tandis que son aire urbaine occupe le 5e rang.

La Roche-sur-Yon

Sommaire

Géographie

Le territoire municipal de La Roche-sur-Yon s’étend sur 8 779 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 68 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 32 et 94 mètres[2],[3].

Localisation

La Roche-sur-Yon se situe au cœur du bocage vendéen, dans la vallée de l'Yon, affluent du Lay. La ville est construite sur une roche granitique qui surplombe la vallée de l'Yon et donne à la ville une position stratégique. La ville se situe au centre du département. Napoléon Bonaparte a d'ailleurs choisi La Roche-sur-Yon comme préfecture pour sa position centrée et stratégique au cœur d'un département qui devait être pacifié après la guerre de Vendée.

Rose des vents Challans 43 km
Saint-Nazaire 117 km
Nantes 70 km les Herbiers 50 km
Angers 130 km
Paris 420 km
Rose des vents
Saint-Hilaire-de-Riez 47 km
Saint-Jean-de-Monts 60 km
N Parthenay 103 km
Poitiers 165 km
O    La Roche-sur-Yon    E
S
Chateau-d'Olonne 38 km
Les Sables-d'Olonne 37 km
Olonne-sur-Mer 35 km
Océan Atlantique
30 km (à vol d'oiseau)
Fontenay-le-Comte 60 km
Luçon 33 km
Niort 91 km

La Rochelle 76 km
Bordeaux 275 km

Communes limitrophes

Climat

Le tableau suivant compare le climat à La Roche-sur-Yon (moyenne 2001-2008) avec la moyenne nationale et quelques villes symboliques :

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Moyenne nationale 1 973 770
La Roche-sur-Yon 1 875 884,3
Paris 1 661 637
Nice 2 724 733
Strasbourg 1 693 665
Brest 1 605 1 211

Le tableau ci-dessous indique les moyennes relevées de 1971 à 2000 (de 1991 à 2000 pour l'ensoleillement et depuis 1984 pour les records) à la station « La Roche-sur-Yon - Les Ajoncs ».

Relevé météorologique de La Roche sur Yon de 1971 à 2000
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,4 2,5 3,5 5,1 8,8 11,3 13,5 13,1 11,1 8,5 4,8 3,2 7,4
Température maximale moyenne (°C) 8,1 9,8 12,1 14,3 18,6 22 24,7 24,8 22 17,2 11,8 9,1 450
Record de froid (°C)
date du record
−14,9
1985
−15,4
1986
−10,3
2005
−4,1
1996
−0,3
1995
2,8
2006
7,2
1996
5,1
1986
3
2002
−4,5
1997
−7,1
1988
−9,5
1996
Record de chaleur (°C)
date du record
15,6
2007
20,6
1998
24,1
2005
28,1
2005
31,9
2017
36,9
2015
36,6
2006
38,7
2003
33,7
2005
29,9
2011
19,7
1988
18,7
2000
Ensoleillement (h) 73 99 147 154 196 210 229 231 171 116 75 54 1 756
Précipitations (mm) 94,4 77,4 54,1 76,4 51,1 49 45,3 40 85,2 102,2 110,5 98,7 884,3
Nombre de jours avec précipitations 12 11 10 10 11 8 7 6 9 12 12 14 122
Source : Météo-France[4] et lameteo.org[5]


La Roche-sur-Yon, 90 m, 1981 - 2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,5 2,2 4 5,5 9,1 11,8 13,7 13,4 11,1 9 5,2 2,9 7,6
Température maximale moyenne (°C) 8,5 9,5 12,5 14,9 18,7 22,4 24,5 24,6 21,8 17,2 12 8,9 16,3
Source : « données climatiques », sur Météo-France (consulté en juin 2013)


Les records de température maximale et minimale sur La Roche-sur-Yon sont respectivement de 38,7 °C le durant la canicule européenne de 2003 et de −15,4 °C le . Des vents à 140 km/h ont été enregistrés le et 64,8 mm de précipitations sont tombés dans la seule journée du . La Roche-sur-Yon connaît 143 jours avec faible ensoleillement et 57 jours avec fort ensoleillement.

Cadre géologique

Article connexe : géologie du Massif armoricain.
La ceinture de leucogranites de la virgation ibéro-armoricaine.
La Roche-sur-Yon fait partie de la ceinture de leucogranites de l'Ouest de la France.

La Roche-sur-Yon est située dans le domaine sud armoricain (plus précisément le domaine ouest-vendéen) marqué par la phase orogénique bretonne de l'orogenèse varisque, au début du Carbonifère inférieur, ou Tournaisien, il y a environ 360 Ma. La collision continentale au cours de l'orogenèse varisque proprement dite se traduit dans le Massif armoricain par un métamorphisme général de basse-moyenne pression, formant les gneiss et micaschistes, par des phases de cisaillement et par une anatexie générant migmatites et granites. Elle se traduit enfin, par la mise en place de nombreux leucogranites (à deux micas muscovite et biotite) intrusifs à travers les schistes cristallins, concomitamment aux cisaillements et à ce métamorphisme. La Roche-sur-Yon fait ainsi partie d'une grande ceinture de leucogranites au sud du Massif armoricain. Cette ceinture correspond à un immense batholite mis en place dans des roches métamorphiques, seuls quelques plutons atteignant le Paléozoïque épimétamorphique. Ce batholite est subdivisé en plusieurs bandes (« rubans ») qui montrent une nette divergence vers l'Est[6] : un axe majeur (Pointe du Raz - Nantes - Parthenay - Millevaches) à convexité nord-est (orienté N 110-130 °E ) associé au cisaillement sud-armoricain avec le cisaillement sud-armoricain (décrochement dextre selon une orientation cadomienne dont le rejet horizontal atteindrait 500 km[7]) ; au Nord de cet axe, la bande Locronan-Lizio correspondant à plusieurs rubans orientés N 60 à 100°E (chapelet d'apophyses Bignan, Guéhenno, Savenay, etc.) ; au Sud de cet axe, une échine discontinue de moles syntectoniques (massifs de Trégunc, Pont-l'Abbé, Port-Louis-Ploemeur, Glénan-Quiberon-Houat-Hoedic-Guérande-Le Croisic, Saint-Brévin, Noirmoutier-La Roche-sur-Yon allongés en direction sud-armoricaine dont le parallélisme avec le cisaillement sud-armoricaine incite à penser à l'influence indirecte d'une contrainte linéamentaire)[8].

La présence des granites dans le territoire yonnais se reconnaît souvent dans les sous-bois, dans les prés et dans les carrières, à de gros blocs arrondis à texture grenue (tors, arènes, chaos, coulées appelés « chirons[9] » en Vendée), et dans les lits de rivière aux marmites du diable. Les gneiss et micaschistes forment de longues bandes orientées du nord-ouest au sud-est[10].

Voies de communication et transports

Voies routières

Articles détaillés : Contournement de La Roche-sur-Yon et A87.

Le contournement de La Roche-sur-Yon est la rocade urbaine de la ville de La Roche-sur-Yon en Vendée.

Le réseau routier vendéen est organisé en étoile autour de la Roche-sur-Yon. La ville est donc au croisement de plusieurs routes départementales telles que :

La Roche-sur-Yon est également desservie par une autoroute :

La Roche-sur-Yon Est L'autoroute française A 87 est une autoroute des Pays de la Loire, gérée par les Autoroutes du Sud de la France qui relie Angers et la Roche-sur-Yon via Cholet. Cette autoroute est raccordée à l'A 11, permettant de relier directement Paris à la Vendée ce qui présente un avantage pour le tourisme et le dynamisme économique de ce département.

Radio Trafic FM (107.7FM) émet sur l'A 87 secteur ASF. L'A 87 fait partie du réseau ASF de la zone OUEST.

En 2008, cette autoroute a été prolongée par ASF de 16 km afin de servir de contournement Sud à la ville[11]. Trois échangeurs ont alors été ajoutés :

sortie32 La Roche-sur-Yon Sud, l'échangeur sortie31 La Roche-sur-Yon Centre et sortie33 La Roche-sur-Yon Ouest. Le contournement sud est une section de l'A 87, longue de 16 km, ouverte à la circulation le . Elle est gratuite pour les usagers qui l'empruntent et la vitesse y est limitée à 130 km/h.

Comme le contournement nord, cette rocade s’étend de l'échangeur de la Landette à l'ouest à l'échangeur de Château-Fromage à l'est.

  • sortie30 La Roche-sur-Yon-Est
: La Chaize-le-Vicomte
  • sortie31 La Roche-sur-Yon-Centre
: Luçon, La Rochelle, Le Bourg-sous-la-Roche, Saint-Florent-des-Bois
  • sortie32 La Roche-sur-Yon-Sud
: La Tranche-sur-Mer, Aubigny
  • sortie33 La Roche-sur-Yon-Ouest
: Les Clouzeaux, Saint-André-d'Ornay

Transports ferroviaires

Article détaillé : Gare de La Roche-sur-Yon.

Le chemin de fer arrive à la Roche-sur-Yon le avec l'ouverture de la ligne entre Nantes et la Roche-sur-Yon par la Compagnie d'Orléans. D'autres lignes sont ensuite ouvertes à destination des Sables-d'Olonne, de la Rochelle (, Compagnie des Charentes) et de Bordeaux. Ces lignes sont incorporées dans le réseau de l'État en 1878.

Actuellement, la Roche-sur-Yon est reliée par voies ferrées aux villes des Sables-d'Olonne, de Nantes, de la Rochelle et de Bressuire.

La voie ferrée reliant Nantes aux Sables-d'Olonne via la Roche-sur-Yon a été électrifiée par la SNCF et RFF[12]. Ces travaux ainsi que ceux de rénovation de la gare de la Roche-sur-Yon[13] ont permis l'arrivée du TGV fin 2008.

Transports en commun

Article détaillé : Impulsyon.

Depuis le , le réseau STY a été rebaptisé Impulsyon.

Les principales nouveautés de ce réseau :

  • Desserte des 15 communes de La Roche-sur-Yon-Agglomération et non plus de la seule commune de La Roche-sur-Yon ;
  • Desserte du nouveau quartier de La Roche-sur-Yon ;
  • Amélioration de la desserte de la gare SNCF (2 lignes y passent (3 et 6) au lieu de la ligne F qui y avait son terminus) ;
  • Une tarification simplifiée ;
  • Il n'y a cependant aucun transport d'organisé les dimanches et jours fériés.

La Compagnie des transports du Yonnais (CTY), filiale de Ratp Développement, est l'exploitant de l'ancien réseau STY depuis le en remplacement de Keolis La Roche-sur-Yon (anciennement nommé Société des transports yonnais). Le nom STY a été conservé comme marque commerciale de janvier à août 2010, avant d'être remplacé par « Impulsyon ».

Le réseau Impulsyon se compose de 9 lignes, 7 lignes régulières et 2 lignes scolaires. Le réseau se compose aussi d'un service sur réservation, d'un service de TPMR et de location de vélos.

Impulsyon est partenaire du service d'information multimodal Destineo, service mis en place par la région Pays de la Loire et cofinancé par l'Union européenne.

L'autorité organisatrice des transports est La Roche-sur-Yon-Agglomération.

Historique
  • 1976 : Le réseau de transports urbains de la Roche-sur-Yon est créé. Il comprend alors 3 lignes et emploie 33 personnes.
  • 1977 : Le réseau est étendu avec la création de 3 nouvelles lignes.
  • 1986 : Réorganisation du réseau lors de son 10e anniversaire.
  • 1990 : Ouverture d'une septième ligne (ligne G).
  • 1991 : La STY devient une filiale de Via-Transport.
  • 1996 : Ouverture d'une huitième ligne (ligne H).
  • 2004 : Les lignes A, B, C, D, F et G sont certifiées par l'AFNOR (NF 281, NF 286).
  • 2005 : Ouverture d'une neuvième ligne (ligne J).
  • 1er janvier 2010 : La ville de la Roche-sur-Yon choisit Ratp Développement pour gérer le réseau de la STY via la Compagnie des transports du Yonnais, en remplacement de Kéolis.
  • 23 août 2010 : Un réseau réorganisé et étendu a été lancé le 23 août 2010 sous le nom commercial impulsyon [3].
Le réseau

Le réseau est maintenant composé de :

  • 8 lignes régulières numérotées de 1 à 8 desservant La Roche-sur-Yon,
  • Les lignes 1 et 2, qui sont parmi les lignes principales, sont cadencées, et la ligne 2 relie La Roche-sur-Yon à une commune limitrophe, Venansault,
  • La ligne 4 relie La Roche-sur-Yon à Aubigny, commune limitrophe,
  • 5 lignes dédiées pour relier La Roche-sur-Yon à des communes limitrophes, Les Clouzeaux (ligne C), La Ferrière (ligne F), Dompierre-sur-Yon (ligne D), Mouilleron-le-Captif (ligne M) et la Chaize-le-Vicomte (ligne V),
  • Les 9 autres communes de l'agglomération sont desservies par le service sur réservation « Impulsyon + »,
  • 2 lignes scolaires, les lignes E et H qui conservent leur ancien indice de ligne,
  • 4 dessertes scolaires renforçant la desserte de certains établissements scolaires.
  • Un service de soirée, nommé « Noctilyon », le vendredi et samedi de 21 h 30 à 0 h 30.
  • Un service de transport de personnes à mobilité réduite nommé « HandiYon ».
  • Un service de location de vélos nommé « Vélyon ».

Transports aériens

La Roche-sur-Yon possède un petit aéroport civil, l'aéroport des Ajoncs ou René Couzinet, situé à environ 6 kilomètres au nord-est de la ville. On y accède par la route départementale 160 (ex-RN 160). Cet aéroport comporte deux pistes dont une en bitume.

Caractéristiques
  • Piste 1 : 10/28 - 1 540 mètres sur 30 m (bitume)
  • Piste 2 : 10L/28R - 900 mètres sur 80 m (herbe)
Données
Année 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
Mouvements 15 504 18 881 18 168 18 246 20 293 21 964 24 257

Toponymie

Le toponyme La Roche-sur-Yon a pour origine la situation de la ville construite sur un roc et déterminée par la rivière Yon qui la traverse. Elle est ainsi dénommée Rocha super Oionis fluvium, Rocha super Oium et Roca super Yon au XIe siècle, apud Rocam Castrum (référence à un castrum élevé sur le rocher) en 1128[14].

Cas unique en Europe, La Roche-sur-Yon a changé huit fois de nom en moins de 70 ans[15] :

Ses habitants sont les Yonnais[17].

Histoire

Plusieurs découvertes archéologiques prouvent que le sol yonnais fut occupé dès la préhistoire (hache préhistorique à deux tranchants, outils en silex, éventuellement un dolmen…). Durant l'antiquité, un castrum romain est installé sur l'escarpement rocheux de La Roche-sur-Yon qui surplombe au sud-est, d'une trentaine de mètres, la vallée de l'Yon (faubourg d'Equebouille au niveau de la cité administrative Travot actuelle), peut-être pour surveiller des mines de fer situées sur les lieux de la Ferrière et de la Thermelière. Des pièces et des objets antiques ont été retrouvés de même que des fondations d'enclos gaulois en bordure de l'Yon[18]. Le bourg est durant le haut Moyen-Âge sous la dépendance juridique de l'importante viguerie régionale de Talmond. Au XIe siècle, Guillaume le Grand, comte de Poitiers et duc d'Aquitaine, entreprend de réorganiser la défense du Bas-Poitou, choisissant comme principal point d'appui le site de Talmont et comme base arrière La Roche-sur-Yon, deux forteresses qu'il confie à son fidèle Guillaume le Chauve[19].

En 1296, le bourg devenu seigneurie grâce à la construction du château à un endroit stratégique de la vallée de l'Yon, est cédé par le roi Philippe le Bel à Charles de Valois. Au gré des mariages, des héritages, des investitures, le château passe de mains en mains. Il appartient à la maison de Beauvau au XIVe siècle avant de passer à celle des Bourbon en 1454 lors du mariage d'Isabelle de Beauvau, dame de La Roche-sur-Yon, à Jean VIII de Bourbon, comte de Vendôme. Au XVIe siècle, La Roche-sur-Yon devient une principauté-pairie en passant aux Bourbon-Montpensier, puis aux Orléans[20].

Le château de la ville est assiégé et repris aux Anglais par Olivier de Clisson lors de la guerre de Cent Ans. Il est en partie détruit lors des guerres de religion qui secouent le Poitou, et finalement incendié au cours des guerres de Vendée. En 1793, le Nord de la Vendée se révolte en effet contre la République. La Roche-sur-Yon reste républicaine, mais le les insurgés vendéens prennent la ville. Après les guerres de Vendée et le passage des colonnes infernales, la ville n'était plus qu'un petit bourg en grande partie détruit.

La ville de Napoléon

Le décret impérial du (5 prairial de l'an XII) pris par Napoléon Bonaparte alors premier consul de la République, prévoit le transfert de la préfecture de la Vendée de Fontenay-le-Comte, ancienne capitale du Bas-Poitou, à la Roche-sur-Yon. Ce décret qui fonde une cité administrative et militaire s'inscrit dans le cadre des mesures de pacification des départements de l'Ouest de la France à l'issue de la Révolution, et dans celui plus vaste de la réorganisation territoriale de l'Empire[21]. Le choix de La Roche-sur-Yon s'explique par la position de la ville au centre géographique du département. Déjà traversée par la route de Saumur - Les Sables-d'Olonne, elle est suffisamment éloignée du littoral pour ne pas être atteinte par une invasion étrangère en moins d'une journée de marche. De plus, elle est traversée par la rivière d'Yon susceptible d'être canalisée jusqu'à la mer[22]. Naît alors une ville nouvelle dessinée par les ingénieurs Cormier et Valot, dont la singularité première réside en son tracé géométrique en forme de pentagone, son maillage en forme de grille (ou damier) et sa division en quatre quartiers organisés autour d'une grande place centrale.

Le , face à la lenteur des travaux de construction de « sa » ville, Napoléon, devenu empereur des Français, s'y rend et devant les travaux dira : « J'ai répandu l'or à pleines mains pour édifier des palais, vous avez construit une ville de boue » (car Emmanuel Crétet, son ministre de l'intérieur et directeur des Ponts et Chaussées, avait décidé sans son avis de la faire reconstruire par François Cointeraux premier spécialiste du pisé)[23].

Certains travaux seront finis après la chute du premier Empire, comme l'église Saint-Louis, commandée en 1804 et terminée en 1829.

Le chemin de fer atteint la ville le 24 décembre 1866.
On en voit ici la verrière de la gare, dans les années 1910.

La ville s'est développée petit à petit, jusqu'à atteindre les limites du territoire de la commune.

Bicentenaire

La ville a fêté tout au long de l'année 2004 le bicentenaire de sa fondation par Napoléon Bonaparte.

Outre les nombreuses manifestations organisées à cette occasion, ont été commandées plusieurs œuvres pour laisser une trace significative de cet événement : une tapisserie monumentale réalisée par Jacques Brachet, une sculpture de Jean-Pierre Viot[24], et une médaille créée par Thérèse Dufresne.

Une Fédération des cités napoléoniennes d'Europe a été constituée, parmi lesquelles Ajaccio, Iéna, Pontivy, Pultusk, Waterloo… et bien sûr La Roche-sur-Yon qui en est cofondatrice.

Militaire

Le 24e régiment de tirailleurs tunisiens y tient co-garnison (avec Fontenay-le-Comte) à partir de 1936[25].

Politique et administration

Administration municipale

Le maire de la Roche-sur-Yon est Luc Bouard depuis le 4 avril 2014, à la suite de sa victoire aux élections municipales de 2014 face à l'ancien maire Pierre Regnault. C'est la 1re fois depuis 1977 que la droite obtient la mairie de La Roche-sur-Yon.

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Article connexe : Histoire des maires de France.
Liste des maires successifs depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1945 mai 1953 Léonce Gluard SFIO  
mai 1953 mai 1955 Léon Tapon Parti radical  
mai 1955 juin 1955 Léon Giraudeau Gauche  
juin 1955 mars 1959 Camille Simon Parti radical  
mars 1959 novembre 1961 André Boutelier Droite  
novembre 1961 mars 1977 Paul Caillaud RI puis UDF pharmacien, député de la Vendée (1967-1981)
mars 1977 avril 2004 Jacques Auxiette[Note 1] PS professeur de mathématiques, conseiller général de la Vendée (1979-1985)
avril 2004 mars 2014 Pierre Regnault[Note 2] PS cadre agricole retraité, conseiller général de la Vendée (depuis 1998)
président de La Roche-sur-Yon-Agglomération (2010-2014)
mars 2014 en cours Luc Bouard UMP puis LR assureur

Politique de développement durable

La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2010[26].

Cantons

Outre son rôle de chef-lieu du département de la Vendée, La Roche-sur-Yon est aussi bureau centralisateur de deux cantons :

Fractions communales

En 1973, la division du canton de La Roche-sur-Yon en deux autres cantons (Nord et Sud) induit le fractionnement de la commune en deux ensembles (La Roche-sur-Yon-Nord et La Roche-sur-Yon-Sud), appelés « fractions communales », et délimités par des axes routiers[27] :

  • la route nationale no 160 (venant des Essarts) ;
  • la route de Saumur ;
  • la rue du Président-de-Gaulle ;
  • la place Napoléon ;
  • la rue Georges-Clemenceau ;
  • la place de la Vendée ;
  • la rue Raymond-Poincaré ;
  • la rue des Sables ;
  • la route des Sables-d’Olonne ;
  • et la route nationale no 160 (allant vers La Mothe-Achard).
Les fractions communales de La Roche-sur-Yon depuis 2015.

En 2014, le périmètre des cantons est remanié et les précédentes entités administratives sont renommées en La Roche-sur-Yon-1 et La Roche-sur-Yon-2. Les fractions communales sont depuis 2015 délimitées par[28] :

  • à partir de la limite territoriale de la commune de La Ferrière, la route départementale 160 ;
  • la rue François-René-de-Chateaubriand ;
  • la rue Georges-Pompidou ;
  • la rue du Président-de-Gaulle ;
  • la place Napoléon ;
  • la rue Georges-Clemenceau ;
  • la place de la Vendée ;
  • la rue Raymond-Poincaré ;
  • la rue Roger-Salengro ;
  • la rue des Sables ;
  • la route des Sables-d’Olonne ;
  • la route départementale 760, jusqu’à la limite territoriale de la commune des Clouzeaux.

Jumelages

Pactes d'amitié

Projets de développement locaux

Population et société

Démographie

La nouvelle ville que Napoléon Bonaparte avait créée en août 1804 et choisie pour accueillir 15 000 habitants se développa très lentement au XIXe siècle. Ceci est probablement dû au fait que la ville était artificielle et qu'elle n'avait aucun facteur d'attrait. L'arrivée du chemin de fer sous le Second Empire, en 1866, permit une croissance plus rapide. En effet, la ville se trouve au croisement des voies Paris - Les Sables-d'Olonne et Nantes - Bordeaux.

Ce n'est qu'au début de la Troisième République (1870) que la ville dépassa les 10 000 habitants. La croissance démographique devint forte à la fin du XXe siècle, surtout après la fusion avec Saint-André-d'Ornay et le Bourg-sous-la-Roche en 1964, deux communes rurales qui apportèrent de l'espace à la ville pour son développement. Dans les années 1980, la population stagna autour de 45 000 habitants, mais depuis 1990, la population croît à nouveau fortement. En effet, La Roche-sur-Yon a enregistré une augmentation de 9 % de sa population entre 1990 et 1999, ce qui fait de cette ville la seconde des Pays de la Loire en termes de croissance démographique, juste après Nantes. La Roche-sur-Yon compte 89 000 habitants dans l'agglomération et 118 000 habitants dans l'aire urbaine.

Évolution démographique

En 2011, La Roche-sur-Yon comptait 52 773 habitants (soit une augmentation de 6 % par rapport à 1999). La commune occupait le 111e rang au niveau national, alors qu'elle était au 116e en 1999, et le 1er au niveau départemental sur 282 communes.

En 1964, la commune absorbe Saint-André-d'Ornay et le Bourg-sous-la-Roche.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[29],[Note 3].

En 2014, la commune comptait 53 162 habitants, en augmentation de 1,78 % par rapport à 2009 (Vendée : 5,39 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
1 015 857 2 792 3 904 5 257 5 164 6 909 7 498 8 178
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
8 298 8 710 8 841 9 755 10 634 11 773 12 215 12 710 13 629
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
13 685 14 885 13 629 14 538 15 247 16 073 18 107 19 576 24 019
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 -
36 067 44 713 45 098 45 219 49 262 50 717 52 773 53 162 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,1 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,3 %, 15 à 29 ans = 24,4 %, 30 à 44 ans = 18,1 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 18,8 %) ;
  • 53,1 % de femmes (0 à 14 ans = 14,7 %, 15 à 29 ans = 20,9 %, 30 à 44 ans = 18,2 %, 45 à 59 ans = 21,2 %, plus de 60 ans = 25,1 %).
Pyramide des âges à La Roche-sur-Yon en 2007 en pourcentage[32]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,1 
5,8 
75 à 89 ans
9,3 
12,7 
60 à 74 ans
14,7 
21,5 
45 à 59 ans
21,2 
18,1 
30 à 44 ans
18,2 
24,4 
15 à 29 ans
20,9 
17,3 
0 à 14 ans
14,7 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[33]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Autres éléments

  • Répartition de la population selon le sexe (estimation 2005 de l'Insee) :
Sexe La Roche-sur-Yon
(2005)
France entière
(2005)
La Roche-sur-Yon
(1999)
Hommes
46 %
48,3 %
47,5 %
Femmes
54 %
51,7 %
52,5 %
  • Répartition de la population selon l'âge (estimation 2005 de l'Insee) :
Tranches d'âge La Roche-sur-Yon
(2005)
France entière
(2005)
La Roche-sur-Yon
(1999)
Moins de 19 ans
25 %
25,4 %
24 %
Entre 20 et 39 ans
26 %
26,6 %
29,8 %
Entre 40 et 59 ans
28 %
27,7 %
26,7 %
Plus de 60 ans
21 %
20,3 %
19,5 %

Enseignement supérieur

La Roche-sur-Yon est le siège de plusieurs établissements d’enseignement supérieur :

Économie

Cette ville nouvelle, située en plein centre d'un département rural mais assez dynamique avec des entreprises renommées (Bénéteau, Cougnaud, Akena…), dispose désormais de parcs d'activités très importants. Ces derniers accueillent notamment les entreprises Rideau (vérandas) ou encore Accompanéo (transporteurs de personnels). D'autres grandes usines sont présentes notamment dans le domaine électrique et électronique, mais aussi de la fabrication de pneumatiques (Michelin depuis 1972). L'agglomération est desservie par le petit aéroport de La Roche-sur-Yon - Les Ajoncs.

La majeure partie des emplois proviennent du secteur tertiaire, très développé, qui fait de La Roche-sur-Yon, une ville de services (santé, conseils, banque, commerces…).

Répartition des actifs (en 1999, d'après l'Insee) :

  • Primaire : 0,9 % ;
  • Secondaire (industrie + bâtiment) : 19,2 % ;
  • Tertiaire (commerces + services) : 79,9 % ;
  • Chômage : environ 8 % en 2001.

La Roche-sur-Yon est le siège de la chambre de commerce et d'industrie de la Vendée. Elle gère le port des Sables-d’Olonne, de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, de pêche de l’île d’Yeu, de l’Herbaudière, de plaisance de l’île d’Yeu, des Brochets, de l’Epoids, des Champs et le Marché de Gros de Fruits et légumes des Sables-d’Olonne.

La ville accueille diverses boutiques et enseignes au sein de trois grands pôles commerciaux : le premier constitué par le centre-ville, le second au nord de la ville, Les Flâneries , et le troisième au sud, Sud Avenue.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Patrimoine religieux

Église Saint-Louis
Église Saint-Louis.

Construite de 1817 à 1829 et consacrée sous le vocable de Saint-Louis en 1830, l'église Saint-Louis est le plus vaste édifice religieux de la Vendée. Cet édifice construit sous le modèle des basiliques antiques présente une architecture extérieure néo-classique qui est mise en valeur par son retrait de la place Napoléon.

L'intérieur de l'église, largement inspiré de l'église Saint-Philippe-du-Roule de Paris, présente une architecture néo-classique avec un péristyle de colonnes cannelées à chapiteaux corinthiens supportant une voûte en berceau peinte en trompe-l'œil.

L'église a pour particularité d'être la seule église républicaine de France[réf. souhaitée] avec :

  • une peinture patriotique de la première guerre mondiale où le Christ est représenté ;
  • un drapeau français sur le clocher nord ;
  • le Christ représenté en « bleu, blanc, rouge » sur les vitraux.
Abbaye des Fontenelles
Abbaye des Fontenelles.

L'abbaye des Fontenelles construite dès 1210 en périphérie de la ville pour les vertus thermales du site.

Église du Sacré-Cœur
L’église du Sacré-Cœur.

Patrimoine civil

Place Napoléon
Article détaillé : Place Napoléon (La Roche-sur-Yon).

Une des plus vastes esplanades publiques de France, la place Napoléon a pour éléments importants:

  • L'église Saint-Louis (1830)
  • La grande auberge où fut reçu Napoléon le 8 août 1808
  • L'hôtel de ville (1810)
  • La statue équestre de Napoléon (1854)
  • L'ancien tribunal (1815)
  • Le lycée impérial (1815)

En 2012 commencent les travaux de la place Napoléon, de la rue Clemenceau et de la place de la Vendée qui étaient restées pratiquement inchangées depuis les années 1980. Ainsi la proposition du cabinet d'architectes Alexandre Chemetoff et Associés est retenue par la mairie. Les travaux devraient s'achever courant 2014 et aboutiront à un lieu laissant un large espace à la végétation et à l'eau. De plus, des animaux mécaniques réalisés par François Delarozière seront installés dans les bassins d'eau de la place et le public pourra interagir avec eux en permanence et gratuitement.

Le projet a donné lieu à de nombreux commentaires principalement à cause de son coût[34],[35] mais aussi parce qu'il laisse moins de place au stationnement. Par ailleurs, un nouveau parking devrait être implanté (ainsi que des commerces, logements...) sur le site de l'ancien collège Piobetta qui donne directement sur la place[36].

Musée municipal
Façade du musée.

Construit en 1877, le musée municipal de La Roche-sur-Yon possède une riche collection constituée autour de ses trois domaines de prédilections que sont la peinture et les arts graphiques depuis le XIXe siècle, et la photographie contemporaine. Le musée abrite 175 tableaux du XVIIe au XXe siècle, la majorité datant de la seconde moitié du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Trois orientations s’en dégagent : la peinture académique de la seconde moitié du XIXe siècle, la peinture de paysage, ainsi qu’un fonds vendéen. La collection comprend aussi près de 3 000 pièces d’arts graphiques, dont 280 dessins originaux. Le reste consiste en estampes datant pour la plupart du XIXe siècle.

La collection de photographies contemporaines du musée de La Roche-sur-Yon a la particularité d’être axée sur la photographie dite « plasticienne » (images mises en scène par l’artiste). Cette collection, atypique en Pays de la Loire et même en France pour un musée de taille modeste, s’est constituée à partir de 1983. Les œuvres qui ont été acquises durant ces années sont aujourd’hui des pièces historiques ; et de nombreux artistes présents dans la collection du musée de La Roche-sur-Yon, comme Andy Warhol, Jeff Wall, Cindy Sherman, Thomas Ruff, Andreas Gursky, Christian Boltanski, Annette Messager, etc, sont également représentés dans les grandes collections publiques françaises et étrangères. Les dernières acquisitions ont permis de faire entrer dans les collections des photographes internationaux (Gábor Ősz, Karen Knorr et Ellen Kooi), mais aussi des artistes confirmés de la photographie françaises : Thibaut Cuisset et Corinne Mercadier.

Le musée présente des œuvres des artistes suivants : Benjamin Rabier, Paul Baudry, Andreas Gursky, Cindy Sherman, John Hilliard, Jeff Wall, Markus Raetz, Sophie Ristelhueber, Patrick Tosani, Christian Boltanski, Annette Messager, Robert Lange.

Centre Beautour

Demeure du naturaliste et homme politique vendéen Georges Durand, le domaine de Beautour est organisé autour d’un logis construit en 1861. À la mort de Georges Durand en 1964, le site de 230 hectares et les collections (150 000 insectes et 4 000 oiseaux) sont léguées au Muséum national d'histoire naturelle. Il a fallu attendre le rachat du lieu en 2007 par la ville de La Roche-sur-Yon, puis sa cession par bail emphytéotique à la région des Pays de la Loire en 2009, pour qu’un projet de sauvegarde et valorisation des huit hectares restants et des collections soit lancé[37].

D’un montant de huit millions d’euros, les travaux du Centre régional de la biodiversité ont été lancés en avril 2012 pour s’achever en 2013 avec une ouverture au public le 26 juin. L’ensemble des lieux a été réhabilité avec notamment un agrandissement de 1 400 m2, l’aménagement de jardins thématiques… Le cabinet d’architectes Guinée-Potin, a été choisi pour assurer une construction dite « écologique » avec notamment usage de chaume de Camargue[38] pour la couverture extérieure.

Piloté par la région des Pays de la Loire, la gestion du site et des contenus scientifiques est assurée en lien avec les associations et organismes Terre des Sciences, LPO, amis de Georges Durand, Universités de Nantes, Agrocampus, INRA, Chambre d’agriculture, La Roche-sur-Yon-Agglomération[39]

Au-delà des animations, événements… proposés, le Centre Beautour[40] présente une exposition permanente et des expositions temporaires.

L’exposition permanente s’articule autour de trois axes[39] :

  • naturaliste : les pratiques de Georges Durand sont analysées et mises en rapport avec ce qu’est le naturalisme au XXe siècle ;
  • paysager : un regard est porté sur le lien entre les collections de Georges Durand et leur lieu avec le territoire concerné ;
  • biographique : l'héritage et le rôle de Georges Durand sont abordés.
Théâtre à l'italienne
Théâtre à l'italienne.

Construit en 1845, le théâtre de La Roche-sur-Yon est un exemple typique des salles de spectacles des XVIIIe et XIXe siècles.

Haras de la Vendée

Construit en 1843 dans un parc arboré de 4,5 hectares avec une architecture très ordonnée (néo-classique), le haras national et départemental de La Roche-sur-Yon a été conçu pour accueillir 200 étalons.

Actuellement il est voué au tourisme, à la reproduction équine, à la conservation des espèces…

Vieille ville et vieux château

Existant dès l'antiquité, le bourg de La Roche-sur-Yon se développe durant le Moyen Âge avec l'implantation d'un château fort. Son développement se poursuit jusqu'aux guerres de Vendée où le bourg est incendié.

Actuellement, il subsiste la place de la vieille horloge ainsi que les ruines du château fort yonnais.

Hôtel des postes
Hôtel des postes.

Magnifique bâtiment d'architecture art-déco, il fut construit en 1930, à l'emplacement des anciennes prisons.

Les ornementations du bâtiment sont les mosaïques, et les bas-reliefs représentant le blason de la ville, l'aigle napoléonien ou encore le caducée.

Maison Renaissance
Maison Renaissance (1566).

Construite en 1566 et classée Monument historique en 1930, la maison Renaissance présente une architecture oscillant entre style médiéval et ornements issus de la Renaissance. Le lieu est désormais occupé par un centre d'interprétation sur l'histoire et l'urbanisme de La Roche-sur-Yon. Le fonds provenant de l'avionneur vendéen René Couzinet y est également exposé.

Ville fleurie et patrimoine végétal

La Roche-sur-Yon est régulièrement récompensée de trois fleurs au Concours des villes et villages fleuris[41], et a notamment été distinguée par le « prix régional de l'arbre » des Pays de La Loire en 2010[42]. La ville de La Roche-sur-Yon a aussi été saluée par la Fédération des villes de France pour avoir été précurseur dans la mise en place d'une gestion différenciée des espaces verts afin de réduire les pesticides[43].

La Roche-sur-Yon peut jouir d'un riche patrimoine végétal dans toute la ville, avec 11 sites naturels, 7 vallées et une multitude de parcs et jardins plus ou moins atypiques. La mairie, l'IUT de La Roche-sur-Yon et la LPO ont pris l'initiative de rendre disponible l'intégralité des données sur le patrimoine végétal yonnais sur un site internet dédié à la biodiversité.

Équipements culturels

La Roche-sur-Yon dispose :

  • d'un réseau de quatre médiathèques (médiathèque Benjamin-Rabier, médiathèque Léopold-Sédar-Senghor, médiathèque Félix-Leclerc, médiathèque du Bourg-sous-la-Roche)[44] ;
  • d'une scène nationale (Le Grand'R) ;
  • d'une scène de musiques actuelles (le fuzz'Yon) ;
  • d'une salle modulable de 4 000 places, le Vendespace ;
  • de nombreux lieux d'expositions («Espace Cormier», « Espace Waldeck-Rousseau », «Espace François-Mitterrand », « Espace Robert-Pineau », « MYM (Musée yonnais municipal) », « Hôtel du département », « Espace régional des Pays de La Loire », « Maison Renaissance », « Logis de Mirville », « Galerie Promenarts », « La Gaterie », « Original galerie », etc.) ;
  • de deux cinémas (« Le cinéville » et « Le Concorde ») ;
  • d'un conservatoire de musique de danse et d'art dramatique ;
  • de nombreux espaces de spectacles (« Le Manège », « Le théâtre municipal », « Le Jardin de la mairie » ; les deux salles du « Fuzz-Yon », « Le Jardin des Compagnons », « Les Oudairies », etc.)
  • de nombreuses compagnies de théâtre (« Compagnie pirate », « Le menteur volontaire », « Grizzly Philibert Tambour », etc.) ;
  • d'une compagnie de cirque : La Compagnie Croche ;
  • de nombreux festivals toute l'année : le Festival international du film de La Roche-sur-Yon anciennement « En route vers le monde » se déroule chaque année en octobre, depuis 2002 ; Le Festival Voisinages, spectacles variés en tout genre qui se déroulent dans la salle de spectacle le Manège, Scène nationale du Grand R, Le Festival « Les F'estivales »… ;
  • da la première « copy-party » légale en bibliothèque[45], visant à sensibiliser les utilisateurs aux questions de la copie privée s'est tenue à la bibliothèque universitaire du pôle universitaire yonnais le 7 mars 2012[46].
  • Le Cyel (Centre Yonnais d'Expression libre) inauguré le 13 janvier 2017 regroupe le Conservatoire, l'Ecole d'art et une salle d'exposition du Musée.

Héraldique, logotype, spécialité et slogan

Blason Blasonnement :
De gueules à une ville d'argent sur un rocher de sinople accompagnée en chef d'une foi d'or, au franc-canton des villes de second ordre, qui est à dextre, d'azur à la lettre capitale N d'or.

Victor Adolphe Malte-Brun rapportait, dans la France illustrée, tome V (1884), que « cette ville n'a pas d'armes officiellement reconnues ; mais un ancien sceau de ses archives représente : un écu chargé mi-partie d'une croix potencée, cantonnée de quatre croisettes, qui est de Jérusalem, et semée de fleurs de lis, au lambel de trois pendants, qui est d'Anjou ».

Dans une stratégie de marketing territorial, la mairie a lancé un concours pour la création ex nihilo d'une spécialité culinaire locale : le vainqueur, révélé le 6 décembre 2016, est « la napoline » créée par le maître chocolatier Patrick Gelenscer. Elle est ornée d'une tête de Napoléon et composée de chocolat noir, d'un praliné croustillant et d'un caramel tendre.

Personnalités liées à La Roche-sur-Yon

Annexes

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Réélu en 1983, 1989, 1995 et 2001.
  2. Réélu en 2008.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références

  1. http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/populations-legales/departement.asp?dep=85
  2. « Commune 33748 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  3. « La Roche-sur-Yon », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  4. « Normales - Station de La Roche-sur-Yon » sur le site officiel de Météo-France, consulté le 14 mai 2011
  5. « Records à La Roche-sur-Yon » sur lameteo.org, consulté le 8 juillet 2009
  6. Sciences de la terre, Foundation scientifique de la géologie et de ses applications, , p. 18
  7. C. Lorenz, Géologie des pays européens: France, Belgique, Luxembourg, Dunod, , p. 135.
  8. Distribution des cinq associations plutoniques constituant les granitoïdes varisques du Massif Armoricain
  9. Sur un versant légèrement incliné, les chaos granitiques sont déstabilisés, glissent vers le fond de la vallée et s’empilent, phénomène de coulée connue sous le nom de solifluxion. Le terme de chiron se retrouve dans la toponymie de la région. cf. Bruno Comentale, Géomorphologie et toponymie. Le chiron des domaines granitiques de l’Ouest de la France, Les Cahiers nantais, 2013, p. 15-23
  10. P. Fénelon, Atlas et géographie des Pays de la Loire, Ed. Famot, , p. 27.
  11. « Ouest », sur ASF (consulté le 15 février 2010)
  12. Site internet de RFF concernant l'électrification de la ligne Nantes - Les Sables-d'Olonne
  13. Site internet concernant la rénovation de la gare
  14. Pierre Gauthier, Noms de lieux du Poitou : introduction à la toponymie, Bonneton, , p. 77.
  15. Henry Brunetière, La ville de Napoléon - La Roche-sur-Yon (1804-1870), Éditions d'Orbestier, 2006, p. 25
  16. Lois, décrets, ordonnances, règlements, avis du conseil-d'état Tome 19 par JB Duvergier page 23
  17. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 22 juillet 2008.
  18. Joseph Bouet, La Roche-sur-Yon, Éditions S.A.E.P., , p. 11.
  19. Michel Dillange, Les comtes de Poitou, Geste éditions, , p. 130.
  20. Joseph Bouet, op. cit., p.12
  21. Gilles Bienvenu, Géraldine Texier-Rideau, Autour de la ville de Napoléon: Colloque de La Roche-sur-Yon, Presses universitaires de Rennes, , p. 13.
  22. Joseph Bouet, op. cit., p.87
  23. Elisabeth Allaire, Bicentenaire Pontivy-Napoléonville: 13 novembre 2004, Préfecture du Morbihan, , p. 16.
  24. Réalisations artistiques depuis 1945 dans l'espace public de La Roche-sur-Yon, William Chevillon, 2012
  25. La vendée libérée, de Gérard Nocquet, édition l'étrave 1994
  26. FICHE | Agenda 21 de Territoires - La Roche-sur-Yon, consultée le 26 octobre 2017
  27. « Décret no 73-773 du 2 août 1973 portant création de cantons dans le département de la Vendée », Journal officiel de la République française,‎ (lire en ligne)
  28. « Décret no 2014-169 du 17 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Vendée », Journal officiel de la République française,‎ (lire en ligne)
  29. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  32. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 8 juin 2011)
  33. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 », sur insee.fr (consulté le 8 juin 2011)
  34. A La Roche, le coût de la Place Napoléon fait polémique, article de Ouest-France, 19 décembre 2011
  35. La place Napoléon : seul le coût fait débat, article de Ouest-France, 27 mai 2012
  36. Napoléon de plus en plus vert, article de Philippe Dossal paru dans Le Point, 12 avril 2012
  37. , sur « Dum spiro spero », le blog de William Chevillon (consulté le 22 novembre 2015)
  38. « Le site de Beautour se pare de roseaux camarguais », sur Ouest-France.fr (consulté le 22 novembre 2015)
  39. a et b « Dossier presse site de Beautour »
  40. « Beautour | Biodiversité en Pays de la Loire », sur www.beautour-paysdelaloire.fr
  41. « Bienvenue sur le site des Villes et Villages Fleuris », sur www.villes-et-villages-fleuris.com (consulté le 22 novembre 2015)
  42. Site du Conseil régional des Pays de la Loire, palmarès 2010 des villes et villages fleuris
  43. Villes de France, page datée de 2007.
  44. médiathèques de La Roche-sur-Yon Agglomération
  45. « copy-party » légale en bibliothèque
  46. « France Info - direct | France info », sur www.franceinfo.fr (consulté le 22 novembre 2015)