C么te d'Ivoire

R茅publique de C么te d鈥橧voire

Drapeau
Drapeau de la C么te d'Ivoire
Blason
Armoiries de la C么te d'Ivoire
Devise Union, Discipline, Travail
Hymne L'Abidjanaise
F锚te nationale
路 脡v茅nement comm茅mor茅 Ind茅pendance vis-脿-vis de la France ()
Description de l'image C么te d'Ivoire (orthographic projection).svg.
Description de l'image C么te d'Ivoire-carte.png.
Administration
Forme de l'脡tat R茅publique unitaire pr茅sidentielle
Pr茅sident de la R茅publique Alassane Ouattara
Vice-pr茅sident de la R茅publique Ti茅moko Meyliet Kon茅
Premier ministre Patrick Achi
Pr茅sident de l'Assembl茅e nationale Adama Bictogo (Int茅rim)
Pr茅sident du S茅nat Jeannot Ahoussou-Kouadio
Parlement Parlement
Chambre haute
Chambre basse
S茅nat
Assembl茅e nationale
Langues officielles Fran莽ais
Capitale Yamoussoukro (politique), Abidjan (茅conomique)

6掳聽51鈥猜燦, 5掳聽18鈥猜燨

G茅ographie
Plus grandes villes Abidjan, Bouak茅, Daloa, San-P茅dro, Yamoussoukro, Korhogo, Bondoukou
Superficie totale 322聽462聽km2
(class茅 69e)
Superficie en eau 1,04聽%
Fuseau horaire UTC +0 (WET)
Histoire
Ind茅pendance Drapeau de la France France
Date
Premi猫re R茅publique
(constitutions de 1959 et de 1960)
Deuxi猫me R茅publique
(constitution de 2000)
Troisi猫me R茅publique
(constitution de 2016)
D茅mographie
Gentil茅 Ivoirien, Ivoirienne
Population totale (2021[1]) 28聽088聽455聽hab.
(class茅 53e)
Densit茅 87聽hab./km2
脡conomie
PIB nominal (2020) 61,502聽milliards de dollars US[2] (73e)
PIB (PPA) (2020) 144,497聽milliards de dollars US[2] (75e)
Dette publique brute (2015) Nominale聽:
Increase Negative.svg 6393,234 milliards de Franc CFA
+4,77聽%[3]
Relative聽:
Decrease Positive.svg 34,694聽% du PIB
-5,31聽%[3]
IDH (2019) en augmentation 0,538[4] (faible聽; 162e)
Monnaie Franc CFA (UEMOA) (XOF鈥)
Divers
Code ISO 3166-1 CIV, CI鈥
Domaine Internet .ci
Indicatif t茅l茅phonique +225
Organisations internationales G24
ADPA (observateur)
OHADA
APO
BAD
CEDEAO
CEN-SAD
ZPCAS
G33
CAMES

La C么te d'Ivoire, officiellement R茅publique de C么te d'Ivoire (RCI), est un 脡tat situ茅 en Afrique, dans la partie occidentale du golfe de Guin茅e. Elle pr茅sente sensiblement la forme d'un carr茅 d'environ 600 kilom猫tres de c么t茅[5]. D鈥檜ne superficie de 322聽462聽km2, elle est bord茅e au nord-ouest par le Mali, au nord-est par le Burkina Faso, 脿 l'est par le Ghana, au sud-ouest par le Liberia, 脿 l'ouest-nord-ouest par la Guin茅e et au sud par l鈥oc茅an Atlantique.

La population est estim茅e 脿 28聽088聽455聽habitants en 2021[1]. La C么te d'Ivoire a pour capitale politique et administrative Yamoussoukro mais la quasi-totalit茅 des institutions se trouvent 脿 Abidjan, son principal centre 茅conomique. Sa langue officielle est le fran莽ais, mais quelque 70 langues et dialectes[6] sont parl茅s au quotidien. Sa monnaie est le franc CFA. Le pays fait partie de la CEDEAO, de l'Union africaine et de l'Organisation de la coop茅ration islamique.

D'abord protectorat fran莽ais[7] en 1843 puis colonie fran莽aise le , le pays acquiert son ind茅pendance le , sous la houlette de F茅lix Houphou毛t-Boigny, premier pr茅sident de la R茅publique.

L'茅conomie, essentiellement ax茅e sur l'agriculture, notamment la production de caf茅 et de cacao, conna卯t au cours des deux premi猫res d茅cennies un essor exceptionnel, faisant de la C么te d'Ivoire un pays phare en Afrique de l'Ouest[8]. En 1990, le pays traverse, outre la crise 茅conomique survenue 脿 la fin des ann茅es 1970, des p茅riodes de turbulence sur les plans social et politique. Ces probl猫mes connaissent une exacerbation 脿 la mort de F茅lix Houphou毛t-Boigny en 1993.

L'adoption d'une nouvelle constitution[9] et l'organisation de l'茅lection pr茅sidentielle qui, en 2000, porte au pouvoir Laurent Gbagbo, n鈥檃paisent pas les tensions sociales et politiques, qui conduisent au d茅clenchement d'une crise politico-militaire le . Apr猫s plusieurs accords de paix, l'茅lection pr茅sidentielle de 2010 voit la victoire d'Alassane Ouattara face 脿 son opposant Laurent Gbagbo. R茅茅lu en 2015, Alassane Ouattara relance la croissance 茅conomique par une politique lib茅rale et interventionniste tout en 茅tant critiqu茅 pour sa gestion de l'arm茅e et de la justice.

En 2016, une nouvelle constitution est adopt茅e, marquant l'av猫nement de la Troisi猫me R茅publique. Cette nouvelle constitution a subi des modifications le 17 mars 2020[10].

La C么te d'Ivoire est en voie de d茅veloppement et se place en 162e聽position selon son indice de d茅veloppement humain (IDH) en 2019.

脡tymologie et toponymie

La d茅nomination de 芦聽C么te d'Ivoire聽禄 est la traduction en fran莽ais du nom portugais de Costa do Marfim donn茅 par les commer莽ants navigateurs en route vers l鈥Inde, qui appara卯t sur les portulans portugais 脿 la fin du XVIIe聽si猫cle.

En octobre 1985, le gouvernement ivoirien a demand茅 脿 tous les pays d'utiliser comme d茅nomination officielle le nom en fran莽ais de 芦聽C么te d'Ivoire聽禄 (de mani猫re similaire aux noms de certains pays qui ne sont pas traduits comme Costa Rica, Sierra Leone,聽etc.). Ce nom officiel s鈥櫭ヽrit sans trait d'union, faisant exception, comme certains autres noms de pays, aux r猫gles de la typographie fran莽aise qui prescrivent habituellement, pour la graphie des noms d鈥檜nit茅s administratives ou politiques, des traits d鈥檜nion entre les diff茅rents 茅l茅ments d鈥檜n nom compos茅, et une majuscule 脿 tous les 茅l茅ments (sauf articles鈥) ce qui donnerait normalement 芦聽C么te-d'Ivoire聽禄 (voir l鈥檃rticle trait d'union#Noms des entit茅s politiques et administratives).

Hors des pays francophones, le nom de 芦聽C么te d'Ivoire聽禄 en fran莽ais reste toutefois d鈥檜sage purement diplomatique, les m茅dias et les populations continuant 脿 s鈥檈xprimer usuellement dans leurs propres langues聽: Elfenbeink眉ste en allemand, Ivory Coast en anglais, Costa do Marfim en portugais, Costa de Marfil en espagnol, 袘械虂褉械谐 小谢芯薪芯虂胁芯泄 袣芯虂褋褌懈- B茅reg Slonovo茂 Kosti en russe (avec 袣芯褌 写鈥櫺樞惭冃疤佈-芦聽Kot d'Ivouar聽禄 comme transcription phon茅tique du nom fran莽ais) ou 璞$墮娴峰哺 en chinois (avec aussi 绉戠壒杩摝 comme transcription du nom fran莽ais). Depuis 1985, le pays a donc, dans les pays non-francophones, deux noms聽: le nom officiel en fran莽ais sans trait d鈥檜nion, et un nom vernaculaire selon la langue et les r猫gles de chaque pays.

La C么te d鈥橧voire a aussi commun茅ment 茅t茅 appel茅e la 芦聽terre d'脡burnie聽禄[11], qui d茅signe la partie foresti猫re du pays[12]. 脌 l'ind茅pendance, des propositions avaient sugg茅r茅 de remplacer le nom de C么te d'Ivoire, consid茅r茅 comme trop colonial, par celui d'芦聽Eburnea聽禄[12].

Langues

Le fran莽ais est la langue officielle de la C么te d鈥橧voire et plus de 80聽% des habitants du pays le comprennent et le parlent[13]. Selon l'OIF en 2009, 99聽% des habitants de la plus grande ville du pays, Abidjan, savent lire, 茅crire et parler fran莽ais[14]. Aujourd鈥檋ui, plus du tiers de la population du pays a le fran莽ais comme langue maternelle, surtout parmi les jeunes g茅n茅rations.

En plus du fran莽ais parl茅 par la majorit茅 des Ivoiriens, plus de 70聽autres langues sont parl茅es au quotidien, principalement dans les zones rurales. Parmi ces langues, les plus parl茅es dans le nord sont le s茅noufo (2聽400聽000聽locuteurs) et le malink茅, mais on y compte aussi d'autres langues r茅gionales, par exemple le mahoka et le koyaka (1聽500聽000聽locuteurs). Plus au sud, le baoul茅 (7聽200聽000聽locuteurs) et le b茅t茅 (3聽000聽000聽locuteurs) sont les plus parl茅es. Le yacouba (118聽300聽locuteurs), l鈥agni (400聽000聽locuteurs), le gouro sont aussi des langues beaucoup parl茅es.

Le dioula est la langue la plus parl茅e au pays du fait de son utilisation universelle dans le commerce. Le dioula ne correspond 脿 aucune ethnie ivoirienne, mais fut cr茅茅 par les commer莽ants et les artisans du commerce transsaharien dans le but de faciliter les 茅changes commerciaux entre les grands groupes ethniques du nord de la C么t茅 d'Ivoire, ainsi qu'avec les pays frontaliers, dont le malink茅 est la langue officielle ou la plus parl茅e comme au Mali, en Guin茅e et au Burkina Fasso.

G茅ographie

Topographie de la C么te d'Ivoire.

Topographie

Relief et villes principales de la C么te d鈥橧voire.

Le territoire de la C么te d鈥橧voire pr茅sente l'aspect d'un quadrilat猫re, dont le sud offre une fa莽ade de 520聽km sur l'oc茅an Atlantique[15], dans la partie occidentale du golfe de Guin茅e. Le pays est caract茅ris茅 par un relief peu 茅lev茅. Les terres sont constitu茅es en majeure partie de plateaux et plaines. L鈥檕uest du pays, r茅gion montagneuse, pr茅sente toutefois quelques reliefs au-del脿 de mille m猫tres (le mont Nimba culmine 脿 1聽752聽m[16]). Hormis cette r茅gion, les altitudes varient g茅n茅ralement entre 100 et 500聽m猫tres, la plupart des plateaux se situant autour de 200 脿 350聽m猫tres. Ceux-ci pr茅sentent diff茅rents aspects. Les plateaux les plus 茅lev茅s sont rigides dans leurs formes ainsi que dans leurs mat茅riaux聽; ceux de niveaux interm茅diaires ont assez souvent des formes 茅mouss茅es聽; les plus bas pr茅sentent quant 脿 eux une certaine rigidit茅, mais sont constitu茅s de mat茅riaux meubles. Des 茅tendues 茅normes et verticales rigoureusement tabulaires et horizontales sont parfois pr茅sentes dans les r茅gions de savanes, mais 茅galement sous les petits accrocs de savanes incluses dans la for锚t dense. L鈥櫭﹍茅ment dominant de ces plateaux est constitu茅 par une cuirasse ferrugineuse visible en surface sous forme de dalles de teinte rouille, mais parfois voil茅es de sables, de gravillons ou produits plus fins[17].

Les eaux, qui couvrent environ 4聽462聽km2, soit 1,38聽% de la superficie totale du pays, sont constitu茅es au sud par l鈥檕c茅an (Atlantique), les lagunes dont les plus c茅l猫bres sont les complexes Aby-Tendo-Ehy, Ebri茅, Grand-Lahou-Lagune Tadio-Makey-Tagba, ainsi que d'eaux mortes. De nombreux cours d鈥檈au avec souvent des d茅bits extr锚mes, drainent tout le territoire. Au nombre de ceux-ci figurent quatre grands fleuves[18] qui sont le Cavally (700聽km), le Sassandra (650聽km), le Bandama (1聽050聽km) et la Como茅 (1聽160聽km). D'autres cours d鈥檈au importants sont tributaires de ces derniers ou forment des bassins versants ind茅pendants en tant que fleuves c么tiers comme le Tabou, le N茅ro, le San-Pedro, le Bolo, le Niouniourou, le Boubo, l'Agn茅by, la M茅, la Bia. 脌 cet ensemble s'ajoutent des ruisseaux et plusieurs 茅tendues mar茅cageuses[17].

G茅ologie

Gneiss, roche m茅tamorphique constituant une des grandes familles des formations cristallines.

Les sols pr茅sentent la m锚me apparence que ceux que l鈥檕n rencontre en grande partie en Afrique de l鈥橭uest . Ils sont souvent meubles, parfois indur茅s, d鈥檜n mat茅riau dont la couleur se situe habituellement dans la gamme des rouges, allant de l鈥檕cre au rouille sombre. Toutefois, l鈥檈mpreinte des milieux 茅quatoriaux sur les sols ivoiriens est proportionnellement plus marqu茅e que dans la quasi-totalit茅 des territoires qui se situent au nord du golfe de Guin茅e[19].

Tout comme le relief, les sols sont influenc茅s de mani猫re souvent d茅terminante par la composition des roches. Le soubassement rocheux de la C么te d鈥橧voire est diversement constitu茅 et presque invisible, 脿 l鈥檈xception des d么mes cristallins. Il est form茅 en quasi-totalit茅 par des roches de socle, cristallines ou phylliteuses, pr茅sentant divers degr茅s de m茅tamorphisation. Les formations cristallines occupent environ les deux tiers du pays et sont subdivis茅es en cinq grandes familles par les g茅ologues聽: les migmatites et les gneiss (anciennes roches plutoniques, volcaniques ou s茅dimentaires m茅tamorphos茅es), les charnockites (granites 脿 hypersth猫ne) et norites, les 芦聽granites baoul茅聽禄 qui elles-m锚mes comprennent plusieurs vari茅t茅s de roches, la cat茅gorie des roches riches en min茅raux noirs (diorites ou granodiorites) et les 芦聽granites de Bondoukou聽禄 (fr茅quemment granodioritiques mais parfois alcalins 茅galement). Quant aux roches phylliteuses, elles sont essentiellement compos茅es de schistes, qui divergent en fonction des caract猫res des s茅diments originels qui les ont form茅s et des degr茅s de m茅tamorphismes qu鈥檌ls ont subis. Mais elles comprennent 茅galement quelques quartzites et gr猫s-quartzites. Sont assimil茅es 脿 cette famille les roches commun茅ment appel茅es 芦聽roches vertes聽禄 en C么te d鈥橧voire (m茅tamorphiques mais d鈥檕rigine non s茅dimentaire). Le socle ivoirien est bord茅 par une minuscule couverture s茅dimentaire constitu茅e surtout de sables argileux d鈥檕rigine continentale, d鈥檃rgiles, sables et vase d鈥檕rigine marine[20].

Les sols ferralitiques couvrent la majeure partie du territoire ivoirien. Ils sont notamment pr茅sents dans l鈥橢st, l鈥橭uest, le Sud, les zones foresti猫re et pr茅-foresti猫re, les zones de savanes soudanaises ou sub-soudanaises, les aires septentrionales,聽etc. Les sols ferrugineux tropicaux qui se rencontrent sur des roches granito茂des ont leur extension majeure dans le Nord-Est du pays, autour de la localit茅 de Bouna et dans l鈥interfluve entre le haut N鈥橺i et la haute Como茅. Les trois derni猫res classes cit茅es sont beaucoup plus 茅troitement localis茅es聽; elles sont situ茅es en topographie accident茅e et se rencontrent dans les r茅gions de buttes du Yaour茅 et de Bondoukou, de la haute Como茅 et dans les cha卯nes des localit茅s de Sifi茅, d鈥Oum茅 脿 Fet茅kro[21].

Climat

Compris entre 4掳 et 10掳 de latitude nord, le territoire de la C么te d鈥橧voire est distant de l'茅quateur d'environ 400聽km sur ses marges m茅ridionales, et du tropique du Cancer d鈥檈nviron 1聽400聽km sur ses fronti猫res septentrionales. Le climat, g茅n茅ralement chaud et humide, constitue d猫s lors une transition entre l鈥櫭﹒uatorial et le tropical[22]. 脡quatorial le long des c么tes, il est semi-aride 脿 l'extr锚me nord. Le pays conna卯t en g茅n茅ral des variations importantes de temp茅rature entre le nord et le sud, mais 茅galement le long de l鈥檃nn茅e en fonction des saisons. Les temp茅ratures oscillent autour de 28掳C en moyenne. Deux grandes zones climatiques se c么toient聽: le climat 茅quatorial et le climat tropical de savane, lui-m锚me plus ou moins sec.

Le climat sub茅quatorial est caract茅ris茅 par des temp茅ratures de faibles amplitudes de (25掳C30掳C), un fort taux d鈥檋umidit茅 (de 80 脿 90聽%) et des pr茅cipitations abondantes, qui atteignent 脿 Abidjan 1聽766聽mm et 脿 Tabou 2聽129聽mm. Cette zone conna卯t deux saisons s猫ches et deux saisons humides. La grande saison s猫che, chaude, est entrecoup茅e de quelques pluies et s鈥櫭﹖end du mois de d茅cembre au mois d'avril. La petite saison s猫che couvre les mois d'ao没t et de septembre. Quant aux saisons de pluie, elles s'茅chelonnent de maijuillet pour la grande et d鈥octobrenovembre pour la petite[16].

Le climat tropical de savane humide couvre le nord de la zone foresti猫re du sud et le sud de la r茅gion des savanes. Les temp茅ratures, 脿 amplitudes plus importantes, y oscillent entre 14掳C et 33掳C avec une hygrom茅trie de 60聽% 脿 70聽% et des pr茅cipitations annuelles de 1聽200聽mm3Bouak茅. Cette r茅gion climatique conna卯t 茅galement quatre saisons聽: deux saisons s猫ches, de novembre 脿 mars et de juillet 脿 ao没t et deux saisons pluvieuses, de juinoctobre et de marsmai[16].

Le climat de savane sec concerne principalement la R茅gion des Savanes. Les amplitudes thermiques quotidiennes et annuelles y sont relativement importantes, de l鈥檕rdre de 20掳C, le taux d鈥檋umidit茅, inf茅rieur 脿 celui du sud du pays, varie de 40聽% 脿 50聽%. La zone consid茅r茅e est caract茅ris茅e par la pr茅sence intermittente entre les mois de d茅cembre et f茅vrier d鈥檜n vent frais et sec, l鈥harmattan. On y rel猫ve deux saisons聽: l鈥檜ne s猫che, de novembre 脿 juin, ponctu茅e par quelques pluies au mois d'avril, et l鈥檃utre pluvieuse, couvrant la p茅riode de juillet 脿 octobre. Les pr茅cipitations moyennes enregistr茅es sont de 1聽203聽mmKorhogo.

Relev茅 m茅t茅orologique d鈥橝bidjan (Sud)
Mois jan. f茅v. mars avril mai juin jui. ao没t sep. oct. nov. d茅c. ann茅e
Temp茅rature minimale moyenne (掳C) 23 24 21 25 25 24 24 23 22 24 24 24 21
Temp茅rature maximale moyenne (掳C) 31 32 32 32 31 29 28 27 28 29 31 31 32
Pr茅cipitations (mm) 21 49 110 159 319 607 201 32 69 165 149 92 1聽973
Source聽: ANAM[23] et GeographyIQ[24]
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
31
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149
31
24
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Moyennes聽: 鈥 Temp. maxi et mini 掳C 鈥 Pr茅cipitation mm
Relev茅 m茅t茅orologique de Bouak茅 (Centre)
Mois jan. f茅v. mars avril mai juin jui. ao没t sep. oct. nov. d茅c. ann茅e
Temp茅rature minimale moyenne (掳C) 20 20 21 21 22 21 20 20 20 20 21 20 20
Temp茅rature maximale moyenne (掳C) 33 34 34 33 33 31 29 29 30 32 33 33 34
Pr茅cipitations (mm) 15 44 90 134 140 141 105 109 199 128 34 20 1聽159
Source聽: ANAM[23] et M茅t茅o France[25]
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
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21
34
33
20
20
Moyennes聽: 鈥 Temp. maxi et mini 掳C 鈥 Pr茅cipitation mm
Odienn茅 (Nord-ouest)
Mois jan. f茅v. mars avril mai juin jui. ao没t sep. oct. nov. d茅c. ann茅e
Temp茅rature minimale moyenne (掳C) 18 18 22 23 22 21 21 21 20 20 18 16 16
Temp茅rature maximale moyenne (掳C) 34 35 36 35 34 31 30 29 30 31 32 33 36
Pr茅cipitations (mm) 8 15 38 82 121 168 293 356 274 155 47 16 1聽573
Source聽: ANAM[23]
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
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18
8
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38
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18
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16
Moyennes聽: 鈥 Temp. maxi et mini 掳C 鈥 Pr茅cipitation mm

Ces climats induisent quatre grands types de biomes diff茅rents, que le WWF d茅signe par 茅cor茅gions. La savane soudanienne occidentale, au nord du 8e parall猫le, recouvre pr猫s du tiers du territoire. Le tiers sud du pays est lui 脿 cheval sur deux 茅cor茅gions聽: 脿 l鈥檕uest l鈥櫭ヽor茅gion de for锚ts appel茅e 芦聽for锚t de plaine de l鈥檕uest guin茅en聽禄 ainsi qu鈥檃u centre sud et au sud-est l鈥櫭ヽor茅gion de la for锚t de l鈥檈st guin茅en, s茅par茅e par le Sassandra. Entre ces deux zones, la mosa茂que de for锚t-savane guin茅enne, entrecoup茅e de zones ripariennes et de zones humides au centre du pays, pr茅sente de nombreux points de for锚t s猫che assez dense. En outre, le centre ouest du pays abrite une petite 茅cor茅gion de montagne appel茅e for锚t de montagne ouest-africaine. Ces trois zones sont incluses par la Conservation International dans le point chaud de biodiversit茅 de l鈥Upper Guinean forests (litt茅ralement de l'anglais 芦聽for锚t haute-guin茅enne聽禄). Il existe aussi deux mangroves, de l鈥櫭ヽor茅gion des mangroves guin茅ennes, une 脿 l鈥檕uest d鈥橝bidjan, 脿 l鈥檈mbouchure de la Bia et l鈥檃utre 脿 l鈥檕uest 脿 l鈥檈mbouchure du Boubo.

Le climat d鈥Odienn茅, une ville du nord-ouest, est lui, influenc茅 par la pr茅sence des montagnes, la pluviom茅trie y est plus 茅lev茅e avec 1聽491聽mm3 et les temp茅ratures y sont plus basses[16], que plus 脿 l鈥檈st. La pluviom茅trie de cette zone est m锚me de 1聽897聽mm3Man.

Faune et flore

L'茅l茅phant, 脿 l鈥檕rigine du nom du pays.
L'茅l茅phant est fr茅quemment repr茅sent茅 dans l'artisanat local.

Le couvert v茅g茅tal s鈥檈st consid茅rablement modifi茅 au cours des ann茅es. Le paysage de base 茅tait constitu茅 par les for锚ts denses, globalement subdivis茅es en for锚ts hygrophiles et for锚ts m茅sophiles, qui occupaient 脿 l鈥檕rigine un tiers du territoire au sud et 脿 l鈥檕uest[26]. Il est compl茅t茅 par les for锚ts claires ou savanes arbor茅es ou bois茅es, qui s鈥櫭﹖endent du Centre au Nord, avec toutefois de nombreux points de for锚t dense s猫che. De petites mangroves en outre existent sur la c么te.

Depuis la p茅riode coloniale, les surfaces de for锚ts denses ont connu, par le fait de l鈥檋omme (plantations arbustives, exploitations foresti猫res), une importante r茅duction. Depuis l'ind茅pendance, la superficie couverte par les for锚ts est pass茅 de 16 millions 脿 3 millions aujourd'hui, en raison de la d茅forestation massive au profit de la culture du cacao, dont la C么te d鈥橧voire est le premier producteur mondial[27].

La faune pr茅sente une richesse particuli猫re, avec de nombreuses esp猫ces animales (vert茅br茅s, invert茅br茅s, animaux aquatiques et parasites). Parmi les mammif猫res, l鈥檃nimal le plus embl茅matique reste l鈥茅l茅phant, dont les d茅fenses, constitu茅es d'ivoire, ont jadis 茅t茅 une importante source de revenus. Esp猫ce autrefois abondante en for锚t comme en savane, l鈥櫭﹍茅phant a 茅t茅 intens茅ment chass茅 et braconn茅. Aussi ne subsiste-t-il que dans les r茅serves et parcs et en quelques points des for锚ts.

La C么te d'Ivoire abrite aussi les deux esp猫ces d鈥hippopotames, celle de savane r茅pandue dans toute l'Afrique, et l'esp猫ce pygm茅e, localis茅e aux for锚ts du pays et du Liberia voisin, l鈥hyloch猫re ou sanglier g茅ant, les antilopes et c茅phalophes, des buffles, des singes encore nombreux, des rongeurs, des pangolins et des carnivores, parmi lesquels le lion[r茅f.聽souhait茅e], la panth猫re et la mangouste.

Les oiseaux, dont plusieurs centaines d鈥檈sp猫ces ont 茅t茅 identifi茅es, embellissent les paysages. On trouve 茅galement de nombreux reptiles (serpents, l茅zards, cam茅l茅ons...), batraciens et poissons d'eau douce, et d'innombrables esp猫ces d'invert茅br茅s comme des mollusques, insectes (papillons, scarab茅es, fourmis, termites...), araign茅es et scorpions, etc. Certains animaux, c茅l猫bres dans la zone plus humide du Sud, deviennent, 脿 l鈥檌mage de quelques sous-esp猫ces du chimpanz茅 commun, plus rares. Bien d鈥檃utres esp猫ces sont en voie de disparition[28].

Aires prot茅g茅es

Implantation des zones prot茅g茅es en 2008.

Le gouvernement ivoirien a multipli茅 la cr茅ation et l鈥檃m茅nagement des aires prot茅g茅es pour prot茅ger l鈥檈nvironnement, notamment le couvert forestier en nette r茅gression et certaines esp猫ces animales rares ou en voie de disparition. Le minist猫re ivoirien de l鈥橢nvironnement, de la salubrit茅 urbaine et du d茅veloppement durable assure la mise en 艙uvre de la politique de gestion de l鈥檈nvironnement et des aires prot茅g茅es. L鈥橭ffice ivoirien des parcs et r茅serves (OIPR) g猫re la faune et la flore prot茅g茅es du pays. Des plans de r茅introduction d鈥檃nimaux, notamment pour le rhinoc茅ros noir et la girafe qui avaient disparu de certaines zones ont 茅t茅 men茅s 脿 bien, par exemple dans la nouvelle r茅serve d鈥橝boukouam茅kro. Le gouvernement doit aussi faire face, comme ailleurs, au probl猫me du trafic d鈥檃nimaux.

En 2008 on d茅nombre huit parcs nationaux[29] et pr猫s de 300 r茅serves naturelles de plusieurs types dont quinze r茅serves botaniques[30]. Six zones prot茅g茅es sont inscrites 脿 la convention de Ramsar, trois le sont au patrimoine mondial et deux sont des r茅serves de biosph猫re.

  • Le parc national de la Como茅 fond茅 en 1968, couvre 1聽150聽000聽hectares et 500聽km de pistes carrossables. Il occupe pr猫s du quart de la zone foresti猫re du pays et est l鈥檜ne des plus grandes aires prot茅g茅es d鈥Afrique. Y ont 茅t茅 recens茅s notamment 75聽000聽cobes de Buffon, 14聽000聽bubales, 3聽000聽hippotragues, 6聽000聽buffles, 1聽200聽茅l茅phants, 700 hippopotames et environ 250 lions, mais le parc de la Como茅 renferme aussi de tr猫s nombreuses autres esp猫ces d鈥antilopes comme le c茅phalophe, dont six familles diff茅rentes ont 茅t茅 identifi茅es, des singes, des hy猫nes, des panth猫res, des mangoustes, d鈥檌nnombrables oiseaux.
  • Le parc national de Ta茂 (350聽000聽hectares), prolong茅 au nord par la r茅serve de faune du N'Zo (70聽000聽hectares), est surtout ax茅 sur la pr茅servation de la for锚t primaire (for锚t vierge). Un embranchement permet d鈥檃tteindre, 脿 l鈥檌nt茅rieur de celui-ci, le mont Ni茅nokou茅 qui le domine, ainsi que les derniers g茅ants v茅g茅taux.
  • Le parc national de la Marahou茅 s鈥櫭﹖end sur 100聽000聽hectares[31].
En 2019, La C么te d'Ivoire avait un score moyen de l'indice d'int茅grit茅 du paysage forestier de 3,64, le classant 143e sur 172聽pays[32].
  • Le parc national du Mont P茅ko (34聽000聽hectares) est surtout r茅put茅 pour sa v茅g茅tation聽: flore de montagne et for锚t primaire.
  • Le parc national d'Azagny est situ茅 au bord de l鈥檕c茅an 脿 l鈥檈mbouchure du Bandama, sur 30聽000聽hectares essentiellement constitu茅s de savane mar茅cageuse avec des palmiers, o霉 l鈥檕n peut apercevoir des troupeaux d鈥櫭﹍茅phants et de buffles. La r茅serve de faune du Haut-Bandama (123聽000聽hectares) couvre une zone de savane et abrite des 茅l茅phants, des buffles et antilopes.
  • Le parc national du Mont Sangb茅, d鈥檜ne superficie de 95聽000聽hectares est enti猫rement situ茅 en zone montagneuse (14 sommets de plus de 1聽000聽m dans les monts du Toura)聽; il est giboyeux et abrite une flore particuli猫re.
  • Le parc de Kossou, n茅 de la n茅cessit茅 de reloger les animaux menac茅s de la noyade par la mont茅e des eaux du barrage de Kossou, s'茅tend sur 5聽000聽hectares.
  • Le parc national du Banco (3聽000聽hectares), situ茅 aux portes d鈥Abidjan, est un exemple de for锚t primaire avec des acajous, framir茅s, avodir茅s, niangons, esp猫ces devenues tr猫s rares.
  • Le parc national des 卯les Ehotil茅, un parc marin cr茅茅 en 1974 et situ茅 sur la lagune Aby 脿 l鈥橢st d鈥橝bidjan, pr茅sente un int茅r锚t particulier pour les recherches historiques et arch茅ologiques.

D茅mographie

Composition culturelle
聽en C么te d鈥橧voire
Composition ethnique[33]
- Akan
- Peuples volta茂ques et Gur
- Mand茅 du Nord
- Krous
- Mand茅 du Sud
- Autres

42,1聽%
17,6聽%
16,5聽%
11聽%
10聽%
2,8聽%
Religions[34]
- Islam
- Christianisme
- Croyances africaines
- Aucune

38,9聽%
37,9聽%
4,1聽%
19,1聽%
Composition linguistiques

- 63 ethnies locales

La population ivoirienne, comme dans la quasi-totalit茅 des pays africains, conna卯t une croissance rapide. Au cours des derniers recensements effectu茅s en 1975, 1988 et 1998, elle s'茅l猫ve 脿 6聽709聽600, 10聽815聽694 puis 15聽366聽672聽habitants. Elle est estim茅e 脿 24聽294聽750聽habitants en 2017[35].

Cette population est constitu茅e de 51,6聽% d'hommes et de 48,4聽% de femmes[36]. Le taux d'accroissement naturel est de 2,6聽% en 2014 selon l'Institut National de Statistique (INS)[36]. Cet accroissement rapide est en partie imputable 脿 l鈥immigration continue de populations 茅trang猫res venus en partie des pays limitrophes comme le Mali et le Burkina Faso.

En effet, durant les trente premi猫res ann茅es de son existence, la C么te d鈥橧voire avait produit un v茅ritable creuset en accueillant environ 26聽% d鈥櫭﹖rangers des pays limitrophes. Le recensement g茅n茅ral effectu茅 en 1998 r茅v猫le ainsi un taux d鈥櫭﹖rangers de 26聽%, soit plus du quart de la population totale. Ces immigr茅s, en qu锚te de mieux-锚tre, sont attir茅s par le d茅veloppement 茅conomique rapide et la stabilit茅 sociale et politique que connaissait le pays avant le d茅but des crises sociopolitiques et militaires. Ils proviennent majoritairement des pays voisins membres de la Communaut茅 茅conomique des 脡tats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Malgr茅 la crise politico-militaire de 2002, le pays compte encore en 2008 de nombreux 茅trangers originaires de la CEDEAO dont des Burkinab茅s, de loin les plus nombreux (environ deux millions), des Maliens, des Guin茅ens, des S茅n茅galais, des Lib茅riens, des Ghan茅ens.

脌 ceux-ci s鈥檃joutent les Libano-Syriens essentiellement commer莽ants, quelquefois industriels, des Asiatiques et des Europ茅ens. Les Libanais seraient 60聽000, soit la plus grosse communaut茅 libanaise en Afrique[37]. Le pourcentage d'茅trangers naturalis茅s est de 0,6聽%.

La population ivoirienne est en outre multiethnique. Cinq grands groupes ethniques, comprenant environ une soixantaine d'ethnies, constituent les nationaux d'origine聽:

  • au nord, le groupe volta茂que (gur) ou s茅noufos (13聽% de la population)聽;
  • au nord-ouest, le groupe mand茅 du Nord ou malink茅 (17,2聽% de la population)聽;
  • 脿 l鈥檕uest, le groupe mand茅 du Sud (8,4聽% de la population)聽;
  • au sud-ouest et au centre-ouest, le groupe krous (9,4聽% de la population)聽;
  • au centre et 脿 l'est, le groupe akans (41,1聽% de la population), qui inclut les Baoul茅s (25聽% de la population)
R茅partition de la population vivant en C么te d'Ivoire.

Compos茅e d'une forte proportion de jeunes (en 1998 les jeunes de moins de 15聽ans repr茅sentaient 43聽% de la population totale, contre 4聽% pour les personnes 芒g茅es), la population ivoirienne est in茅galement r茅partie sur le territoire national. Les variations s'observent d'une r茅gion 脿 l'autre, mais 茅galement entre zones rurales et zones urbaines[38]. Au d茅triment de la zone du nord, le sud, l鈥檕uest et l鈥檈st sont en effet, en plus des 茅trangers, fortement peupl茅s d鈥檃llog猫nes dont le d茅placement est dict茅 par la recherche de terres arables ou propices au d茅veloppement des cultures de rente comme le caf茅 et le cacao. Le taux de peuplement est 茅galement 茅lev茅 dans les zones urbanis茅es, compte tenu de l鈥檈xode des populations rurales constitu茅es en majorit茅 de jeunes en qu锚te d鈥檈mploi. La crise d茅clench茅e en septembre 2002 a pour sa part acc茅l茅r茅 le clivage entre les zones nord et sud. Sur l'ensemble du territoire en 1998, la densit茅 moyenne est de 48聽hab./km2. En zone sud, zone foresti猫re, elle varie de 53,3 (district du Bas-Sassandra) 脿 272,7聽hab./km2 (r茅gion des Lagunes). 57聽% de la population vit en milieu rural, les zones urbaines en abritent quant 脿 elles 43聽%. Le taux de croissance de la population urbaine est 茅valu茅 脿 4,2聽% entre 1988 et 1998[38]. En 2010, le taux de croissance annuelle de la population 茅tait de 2,6聽% selon l'Institut National de la Statistique.

Sont consid茅r茅es comme villes les localit茅s semi-urbaines de 3聽000聽habitants au moins, agglom茅r茅es, dot茅es d'une fonction politique et administrative et au sein desquelles la population active non agricole est sup茅rieure ou 茅gale 脿 50聽%. Sur cette base, 129 villes sont d茅nombr茅es par le dernier recensement g茅n茅ral de la population (1998). Abidjan reste le principal centre urbain et 茅conomique du pays, avec 2聽877聽948聽habitants en 1998. Yamoussoukro (207聽000聽habitants), Bouak茅 (542聽000聽habitants), Daloa (261聽789聽habitants), Korhogo (225聽547聽habitants), Gagnoa (153聽935聽habitants), Man (172聽867聽habitants) et San-P茅dro (261聽616聽habitants), sont 茅galement de grandes villes[38].

Par ailleurs, le pays abrite environ 26聽400聽r茅fugi茅s et demandeurs d'asile en 2007, dont 24聽200 provenant du Liberia et ayant fui la guerre civile qui y a s茅vi entre 1989 et 2004[39]. En 18聽ans, il y a eu une tr猫s forte croissance des r茅fugi茅s car on estime en 2010 le nombre de r茅fugi茅s de plus 脿 17聽458.

Religions

En 2015 les diff茅rentes religions du pays sont[40]:

Histoire

Terre de migrations

Pierre polie de l'猫re pr茅historique trouv茅e au pont de la Marahou茅 脿 Bouafl茅 (Centre-Ouest de la C么te d鈥橧voire).
脡chelle en centim猫tres. Photo prise au mus茅e Th茅odore-Monod d'Art africain de Dakar, au S茅n茅gal.

La date de la premi猫re pr茅sence humaine en C么te d鈥橧voire est difficile 脿 茅valuer, les ossements ne se conservent pas dans le climat humide du pays. Cependant, la pr茅sence de fragments d'armes et d'outillages tr猫s anciens (haches polies taill茅es dans des schistes, d茅bris de cuisine et de p锚che) d茅couverts sur le territoire national est interpr茅t茅e comme la possibilit茅 de la pr茅sence d鈥檋ommes, en assez grand nombre, au pal茅olithique sup茅rieur (45聽000 脿 12聽000聽ans avant le pr茅sent)[41] ou au minimum, l鈥檈xistence sur ce terroir, d鈥檜ne culture n茅olithique[42]. Les plus anciens habitants connus de la C么te d鈥橧voire ont toutefois laiss茅 des traces diss茅min茅es 脿 travers tout le territoire. Les populations arriv茅es avant le XVIe聽si猫cle sont aujourd'hui des groupes minoritaires ayant plus ou moins bien conserv茅 l'essentiel de leurs civilisations. Ce sont les Agoua et Ehotil茅 (Aboisso), Kotrowou (Fresco), Z茅hiri (Grand-Lahou) et Ega ou Di猫s (Divo)[43].

Mais le pays est surtout une terre de refuge et de migration qui re莽oit, en provenance de la zone du Sahel, entre le XIe聽si猫cle et le XVIe聽si猫cle, les Mand茅 forestiers (Dan, Gban et Kw茅ni) mais 茅galement aux XIVe聽si猫cle et XVe聽si猫cle, d鈥檃utres groupes venus du nord (Ligbi, Numu et quelques clans Malink茅), ce qui provoque des d茅placements limit茅s de populations plus anciennement 茅tablies (Krou sur la c么te avant le XVe聽si猫cle et S茅noufo). Les XVIe聽si猫cle et XVIIe聽si猫cle consacrent l鈥檃rriv茅e au nord de plusieurs clans Malink茅s ou mand茅-dioula (Kamagat茅, Keita, Binate, Diomand茅) et S茅noufo et au sud-est, des peuples en provenance de la basse vall茅e de la Volta (Efi茅, Essouma, Abour茅, Alladian et Avikam). L鈥檜n de ces groupes akan (Abron) s鈥檌nstalle dans la r茅gion de Bondoukou 脿 l鈥檈st du pays[44].

Le XVIIIe聽si猫cle consacre les grandes migrations akan (Agni, Baoul茅, Ati茅, Abbey, 脡bri茅s, M'Batto, Abidji) dans le sud-est et le centre du pays ainsi que celle d鈥檃utres groupes malink茅s (en provenance des rives de la Volta noire) et du sud des territoires actuels du Mali et du Burkina Faso[45]. Ces migrations sont causes de conflits entre les populations, mais permettent surtout de tisser de nombreuses alliances politiques et matrimoniales ainsi que des parent茅s 脿 plaisanterie[46].

Premiers contacts avec l鈥橢urope

Esclaves encha卯n茅s.

脌 l鈥檌nitiative du prince Henri le Navigateur, les Portugais Jo茫o de Santar茅m et Pedro Escobar d茅couvrent le littoral ivoirien en 1470-1471. Ils seront pendant plus d'un si猫cle les seuls Europ茅ens pr茅sents sur le littoral ivoirien[47], avant d'锚tre rejoints 脿 la fin du XVIe聽si猫cle par les Hollandais, puis au XVIIe聽si猫cle par les Fran莽ais et les Anglais[48],[49].

Etablissement sans lendemain de Fran莽ais

En 1687, des missionnaires et des commer莽ants fran莽ais s'installent sur le site d'Assinie, 脿 l'extr茅mit茅 est de l'actuel littoral ivoirien, vers la c么te de l'Or. Bien qu'ils aient construit et occup茅 le fort Saint-Louis 脿 Assinie de 1701 脿 1704, ils repartent en 1705 car le commerce des esclaves (achet茅s contre des c茅r茅ales) n'est pas assez rentable[50]. Parmi eux, le chevalier d'Amon et l'amiral Jean-Baptiste du Casse, directeur de la Compagnie du S茅n茅gal, principale soci茅t茅 de la traite n茅gri猫re fran莽aise, d茅barquent, int茅ress茅s par le trafic de l'or, et sont re莽us 脿 la cour du roi Z茅na. Dans le rapport que Jean-Baptiste du Casse remet aux autorit茅s fran莽aises, il insiste sur la n茅cessit茅 de cr茅er des 茅tablissements fixes dans la r茅gion, et propose trois lieux pour 茅lever trois forteresses聽: Assinie, Commendo et Accra[51]. Mais les Fran莽ais sont plut么t 茅tablis 脿 Ouidah[52], l鈥檜n des deux ports qui, avec Lagos, a ont concentr茅 60聽% des deux millions d'embarquements d'esclaves de la baie du B茅nin[53].

Ils ram猫neront en France le jeune 芦聽prince聽禄 Aniaba et son cousin Banga, lesquels seront pr茅sent茅s au roi de France Louis XIV et se convertiront au catholicisme (Aniaba sera baptis茅 par Bossuet, 茅v锚que de Meaux). Ils deviendront officiers dans le R茅giment du Roi avant de retourner 脿 Issiny vers 1700. Aniaba serait devenu en 1704 conseiller du roi de Quita (actuel Togo) sous le nom d'Hannibal.

Traite n茅gri猫re

Ces Europ茅ens tentent d'茅vang茅liser et parfois d'entretenir des contacts politiques avec les populations du littoral ivoirien mais les relations sont surtout commerciales. L鈥檃bondance de l鈥檌voire dans cette partie du territoire africain va lui valoir le nom de 芦聽C么te de l鈥檌voire聽禄[54] 鈥 mais aussi 芦聽C么te des mal gens聽禄 en raison des relations difficiles avec les habitants[55],[56],[57]. Le commerce porte sur divers produits tropicaux, mais il est surtout domin茅 par la traite n茅gri猫re. Ces esclaves sont des captifs des guerres tribales, les r茅sultats d鈥檜ne mise en gage ou d鈥檜ne d茅cision judiciaire, ou sont tout simplement esclaves de naissance, ayant h茅rit茅 du statut de leurs ascendants[58].

La C么te d鈥橧voire, qui est jusqu鈥檃u XIXe聽si猫cle, un espace de traite secondaire compar茅 au B茅nin[49] ou au Nigeria, subit toutefois 茅galement les cons茅quences n茅gatives du ph茅nom猫ne[59]聽: nombreux morts, diminution de la natalit茅, rapide diffusion d鈥櫭﹑id茅mies et de famines qui n鈥櫭﹑argnent ni les soci茅t茅s lignag猫res, ni les empires ou royaumes 茅tablis sur le territoire. La traite n茅gri猫re strictement interne perdurera en C么te d'Ivoire jusqu'脿 la fin du XIXe聽si猫cle[r茅f.聽n茅cessaire].

Monarchies dans le pays

La zone foresti猫re dans le sud est par excellence une zone de d茅veloppement de soci茅t茅s o霉 l鈥檃utorit茅 du chef de lignage s鈥檈xerce g茅n茅ralement au niveau d鈥檜ne tribu. Elle conna卯t une mutation sociale significative caract茅ris茅e par la multiplication et le d茅veloppement de diverses alliances d鈥檕霉 naissent des conf茅d茅rations tribales, claniques ou r茅gionales. Cette 茅volution ne se retrouve pas au nord dans les diff茅rentes branches du groupe s茅noufo. S'茅tant d茅velopp茅 脿 l鈥檕rigine selon un sch茅ma proche de celui des soci茅t茅s lignag猫res, le groupe s茅noufo se constitue par la suite, peu 脿 peu, en chefferies sur le mod猫le du 芦聽Kafu聽禄 malink茅 (un territoire restreint sur lequel s'exerce l'autorit茅 d'un chef聽: le Faama) qui se consolident pour faire face notamment 脿 l鈥檈xpansionnisme de l鈥檈mpire de Kong. Les autres soci茅t茅s vivant au nord, mais 茅galement celles du centre et de l鈥檈st, se pr茅sentent de mani猫re encore plus hi茅rarchis茅e avec une organisation confort茅e par le renforcement de pouvoirs monarchiques ou l鈥檃pparition de nouvelles structures traditionnelles de type 茅tatique. C鈥檈st le cas du royaume Abron de Gyaman dont l鈥檃utorit茅 s鈥櫭﹖end sur de nombreux peuples de l鈥檈st du territoire (Koulango de Nassian, Goro, Gbin, Ligbi, Huela, Agni et Dioula de Bondoukou) et qui s鈥檃ffranchit du pouvoir Ashanti en 1875. Apr猫s une p茅riode d鈥檈xpansion, ce royaume est cependant affaibli par des dissensions internes qui le fragilisent face aux conqu锚tes de Samory Tour茅 et 脿 l鈥imp茅rialisme europ茅en. Le Royaume du Sanwi tire le meilleur parti de ses relations avec l鈥檈xt茅rieur et consolide son pouvoir sur les peuples du littoral du sud-est.

La monarchie baoul茅 est domin茅e par les War茅bo et les Faafou茅 jusqu鈥櫭 la dislocation apr猫s 1850, lorsque plusieurs groupes se constituent en entit茅s ind茅pendantes ou en nouvelles conf茅d茅rations militaires aux contours plus ou moins pr茅cis. Dans le nord, les conqu茅rants se multiplient mais sont tour 脿 tour vaincus par Samory Tour茅 qui soumet 茅galement tous les royaumes (Kong, Bouna, Koulango, Gyaman...)[60]. Ces conqu锚tes et guerres tribales sont fortement exacerb茅es par la traite n茅gri猫re qui accentue la d茅structuration des syst猫mes politiques et sociaux traditionnels en raison notamment de l鈥檃pparition de nouvelles hi茅rarchies sociales constitu茅es par des personnes qu鈥檈lle enrichit[61].

Le XIXe聽si猫cle apporte ainsi de profondes mutations au niveau des organisations sociales traditionnelles et la cr茅ation de nouvelles valeurs fond茅es sur la richesse, qui s鈥檃ppr茅cie 脿 la quantit茅 de produits d茅tenus (produits vivriers, cheptel, v锚tements, poudre d鈥檕r, armes 脿 feu) et au nombre d鈥檌ndividus sur lesquels l鈥檃utorit茅 est exerc茅e. Ainsi, les femmes, les enfants et les esclaves qui d茅pendent d鈥檜ne m锚me personne constituent pour celle-ci non seulement des ouvriers agricoles et des d茅fenseurs du lignage, mais 茅galement une possibilit茅 d鈥檃ccroissement des alliances avec les autres familles par le mariage[62].

L鈥檃bolition de l鈥檈sclavage en 1815 au Congr猫s de Vienne, r茅affirm茅e en 1885 au Congr猫s de Berlin[63],[64], ouvre la voie au d茅veloppement de nouvelles relations commerciales entre les populations ivoiriennes et les nouveaux acteurs europ茅ens qui font leur apparition. En d茅pit d鈥檜ne concurrence anglaise tenace et parfois l鈥檋ostilit茅 des populations locales, des comptoirs fran莽ais sont install茅s 脿 Assinie et Grand-Bassam (C么te du Sud-Est) en 1843 et, en 1857, le fort de Dabou est 茅difi茅[65].

Colonisation fran莽aise

Marcel Treich-Lapl猫ne.

Les causes

Apr猫s avoir r茅ussi 脿 conqu茅rir ce qui deviendra un jour l'Alg茅rie et les quelques conqu锚tes 脿 motivations commerciales r茅alis茅es sous le Second Empire, la France encore convalescente de la guerre de 1870, se lance, 脿 l'instigation de L茅on Gambetta et de Jules Ferry, dans la colonisation d鈥檜ne partie majeure de l鈥Afrique occidentale et 茅quatoriale et de la p茅ninsule indochinoise. Le pr茅texte affich茅 est au d茅but de 芦聽civiliser聽禄 ces r茅gions, avec bient么t l'espoir que ces colonies offrent un jour des d茅bouch茅s voire qu'on puisse en tirer des dividendes. Mais, en r茅alit茅, la motivation est davantage la rivalit茅 avec les autres puissances coloniales.

L'茅tablissement des n茅gociants marseillais

La France est d茅j脿 pr茅sente sur les c么tes d'Afrique occidentale depuis tr猫s longtemps et l'installation des n茅gociants marseillais entre le fleuve S茅n茅gal et le delta du Niger remonte aux ann茅es 1840[66], motiv茅e par le commerce des arachides, de l'huile de palme et des palmistes[66]. En 1833, les fr猫res Victor et Louis R茅gis sont ainsi le premier n茅gociants marseillais 脿 envoyer l'un de leurs navires explorer les rives du golfe de Guin茅e, organisant de nombreuses exp茅ditions vers la Gambie, la Guin茅e ou encore au Gabon[67]. Ces entreprises (rassemblant des comptoirs commerciaux, une flotte et des huileries[66]) connaissent un d茅veloppement remarquable d茅pourvu de volont茅 de coloniser la zone. En effet, pour garantir la s茅curit茅 et la prosp茅rit茅 de leurs 茅changes, les Marseillais pr茅f猫rent s'entendre avec les grands chefs africains qui contr么lent le littoral. C'est ce que fait Victor R茅gis en C么te-d'Ivoire (Grand-Bassam) avec le roi Peter[66].

Autour de l鈥檃nn茅e 1840, le gouvernement fran莽ais incite les n茅gociants fran莽ais 脿 implanter des factoreries, c'est-脿-dire des installations fixes pour r茅colter, pendant toute l鈥檃nn茅e, et stocker, les produits livr茅s par les Africains, en certains points de la c么te. L'objectif est de renforcer la pr茅sence pour contrer les Anglais[68] qui sont de plus en plus pr茅sents dans la zone. En 1842, Edouard Bou毛t, r茅cemment promu gouverneur du S茅n茅gal, re莽oit l鈥檕rdre de Paris de construire des comptoirs, notamment 脿 Grand-Bassam et 脿 Assinie, et d鈥檡 attirer des commer莽ants fran莽ais. En 1844 et 1845, seuls les Fr猫res R茅gis acceptent d'ouvrir des factoreries, sans enthousiasme, surtout par amiti茅 pour Bou毛t[68].

Toutefois, la plus puissante des puissances coloniales du XIXe聽si猫cle, le Royaume-Uni, agit d茅j脿 sur le Niger inf茅rieur. Joindre les possessions fran莽aises du golfe de Guin茅e 脿 celles du bas S茅n茅gal via ce qu'on appelle 脿 l'茅poque le 芦聽Soudan聽禄 (aujourd'hui 芦聽Sahel聽禄) para卯t la parade ad茅quate 脿 l'entreprise anglaise qui s'annonce 脿 partir de l'est.

Mais sur route se trouve un obstacle聽: l'empire construit par le chef de guerre Samory Tour茅, le plus grand commer莽ant d'esclaves de l'Afrique occidentale, et contre lequel les populations assujetties se r茅voltent 脿 la fin des ann茅es 1880. Ces populations animistes refusent l'islam impos茅 par Samory et finissent par esp茅rer leur lib茅ration par les Fran莽ais.

L'exploration de l'arri猫re-pays

Parall猫lement, la m茅connaissance de l鈥arri猫re-pays ivoirien am猫ne les Fran莽ais 脡douard Bou毛t-Willaumez (1837-1839), Paul Fleuriot de Langle, Marcel Treich-Lapl猫ne (1887-1890), Louis-Gustave Binger (et, dans une moindre mesure, les Anglais Lonsdale (1882), Freeman (1888) et Lang (1892)) 脿 lancer de nombreuses missions d鈥檈xploration[69],[70].

Apr猫s la signature de divers trait茅s de protectorat, un d茅cret, le , cr茅e la C么te d鈥橧voire en tant que colonie fran莽aise autonome[71]. La France qui y est d茅j脿 repr茅sent茅e par Arthur Verdier (1878) puis Treich-Lapl猫ne (1886) en qualit茅 de R茅sidents, d茅signe Louis-Gustave Binger comme gouverneur avec r茅sidence 脿 Grand-Bassam[72].

L鈥檃utorit茅 fran莽aise commence 脿 s鈥櫭﹖ablir dans l鈥檈nsemble du pays au moyen d鈥檜n syst猫me de quadrillage hi茅rarchis茅 qui comprend les villages, les cantons, les subdivisions et les cercles. Elle 茅tablit des liens de subordination 脿 travers l鈥檌nstauration de l鈥檌mp么t de capitation, la prestation gratuite de travail (travail forc茅), le service militaire obligatoire, l鈥檃pplication d鈥檜n code de l鈥indig茅nat et l鈥檈xercice d鈥檜ne justice indig猫ne[73]. Pour sa part, l鈥檃dministration fran莽aise doit proc茅der 脿 la mise en valeur du territoire, 脿 la mise en place de services sociaux de base, 脿 garantir la libre circulation des personnes et des biens en mettant un terme d茅finitif l脿 o霉 elle s'exerce 脿 l'esclavage[74],[75]. La r茅sistance locale s鈥檈xprime d猫s la phase d鈥檈xploration[76] (guerre de Jacqueville et de Lahou en 1890[77], guerre de Bonoua en 1894 et 1895[78],[77], guerre en pays adioukrou en 1897 et 1898[78],[77]). Paris rentre en guerre ouverte avec Samory en 1896, qui est enfin vaincu 脿 Gu茅ouleu (Gu茅l茅mou) en 1898[79].

Quelques ann茅es plus tard, pour asseoir rapidement et d茅finitivement l鈥檃utorit茅 de la France sur le territoire, le gouverneur Gabriel Angoulvant opte pour l鈥檃cc茅l茅ration forc茅e de la colonisation聽: 芦聽Je d茅sire qu鈥檌l n鈥檡 ait d茅sormais aucune h茅sitation sur la ligne politique 脿 suivre. Cette ligne de conduite doit 锚tre uniforme pour toute la Colonie. Nous avons deux moyens de les mettre en pratique聽: ou attendre que notre influence et notre exemple agissent sur les populations qui nous sont confi茅es聽; ou vouloir que la civilisation marche 脿 grands pas, au prix d鈥檜ne action... J'ai choisi le second proc茅d茅[80].聽禄 De fait, la conqu锚te de ce qui deviendra la C么te d'Ivoire a 茅t茅, de par la r茅sistance rencontr茅e entre 1893 et la Premi猫re Guerre mondiale, l'une des plus longues et sanglantes que la colonisation fran莽aise ait eu 脿 affronter en Afrique de l'Ouest, et presque aucune des r茅gions de la future colonie n'a 茅t茅 acquise 芦聽pacifiquement聽禄, m锚me si les formes d'opposition ont 茅t茅 diff茅rentes, 茅chelonn茅es dans le temps et rarement coordonn茅es entre elles[81].

Les r茅sistances

R茅pression d'une r茅volte en C么te d'Ivoire par Bou毛t-Willaumez.

Des r茅sistances apparaissent notamment dans l鈥檕uest forestier (si猫ge de Daloa en 1906[77], si猫ge de Man en 1908[77], si猫ge de S茅mien en 1911)[77] ou chez les Ab茅s (attaques des postes d鈥橝gboville et d鈥橝dzop茅 en 1910)[77]. Elles sont intermittentes mais longues en pays Baoul茅 (1893-1912)[82],[77], en pays Gouro, Dida et B茅t茅 du Centre-Ouest (1907-1914)[81],[82],[77] et en pays Lobi (1898-1920)[77]. En d茅pit de quelques d茅faites fran莽aises, toutes les r茅sistances sont d茅finitivement vaincues en 1920. Les chefs de la r茅sistance sont tu茅s ou d茅port茅s et les pertes en vies humaines sont importantes chez les populations locales[77].

La mise en place d'une nouvelle 茅conomie

Une nouvelle 茅conomie peut s'installer progressivement. De 1905 脿 1930, des maisons de commerce dont le si猫ge est en Europe (SCOA, CFAO, CCAF, Peyrissac)[83] s鈥檌nstallent et r茅alisent la collecte des produits locaux et l鈥櫭ヽoulement des produits import茅s. De m锚me, les Europ茅ens encourag茅s par la politique fran莽aise et aid茅s par le recrutement pour des travaux forc茅s dans les plantations[84], d茅veloppent des exploitations agricoles priv茅es, notamment des plantations de caf茅 et de cacao 脿 partir de 1930. Ces cultures d鈥檈xportation supplantent tr猫s rapidement les produits de cueillette (cola, graines de palmes, bois, caoutchouc). Parall猫lement, des infrastructures et des 茅quipements sont r茅alis茅s pour soutenir l鈥檈xploitation 茅conomique. Le r茅seau routier s'茅toffe et un chemin de fer est construit gr芒ce au recrutement obligatoire des jeunes. Des 茅coles et des postes m茅dicaux sont 茅galement ouverts. La C么te d鈥橧voire appara卯t dans les d茅buts des ann茅es 1920 comme l鈥檜ne des colonies les plus dynamiques de l鈥橝frique occidentale fran莽aise. Sa part dans le commerce ext茅rieur de l鈥橝OF passe de 11聽% en 1925 脿 18聽% en 1929[85].

La mise en valeur de la colonie est frein茅e de 1930 脿 1935 par la crise 茅conomique. Malgr茅 de r茅els efforts du gouverneur pour redresser l鈥櫭ヽonomie, la crise laisse des s茅quelles[86].

Le d茅clenchement de la Seconde Guerre mondiale accro卯t les difficult茅s 茅conomiques et financi猫res locales. Outre l鈥檌mp么t de capitation, les prestations obligatoires se multiplient et les populations versent des 芦聽dons pour la d茅fense de la C么te d鈥橧voire et de la France聽禄. Mais l鈥檈ffort de guerre est surtout militaire avec des milliers de recrues mobilis茅es et envoy茅es sur les champs de bataille en Europe et en Afrique du Nord. Apr猫s la d茅faite de , ce sont de nombreux volontaires ivoiriens qui s鈥檈ngagent aux c么t茅s du g茅n茅ral Charles de Gaulle dans la R茅sistance.

Vers l'茅mancipation

Le Parlement fran莽ais qui a accueilli des d茅put茅s de C么te d'Ivoire.

Avant la fin de la guerre 1939-1945, les populations encore inorganis茅es commencent assez timidement une lutte pour l鈥櫭﹎ancipation politique, sociale et 茅conomique[87]. Mais 脿 partir de 1945, en C么te d鈥橧voire comme dans toutes les colonies fran莽aises d鈥橝frique, la vie politique s鈥檕rganise en prenant appui sur la Conf茅rence de Brazzaville. Les Ivoiriens participent 脿 leurs premi猫res 茅lections municipales (Abidjan et Grand-Bassam) et l茅gislatives, les territoires d鈥檕utre-mer devant d茅sormais, par d茅cision de l鈥檃utorit茅 coloniale, 锚tre repr茅sent茅s 脿 l鈥橝ssembl茅e nationale constituante fran莽aise. En d茅pit de l鈥檕pposition de l鈥檃dministration locale, F茅lix Houphou毛t-Boigny se porte candidat en C么te d鈥橧voire devant le coll猫ge des non-citoyens. Il devance son adversaire de plus de mille voix et, au deuxi猫me tour le , est 茅lu d茅put茅 avec 12聽980聽voix sur 31聽081聽suffrages exprim茅s. 脌 la seconde Assembl茅e nationale Constituante, il est r茅茅lu plus facilement au Parlement fran莽ais avec 21聽099聽voix sur 37聽888聽suffrages exprim茅s[88],[89]. Plusieurs partis politiques (souvent soutenus par des syndicats) sont cr茅茅s 脿 partir de 1946. Ils sont de simples prolongements de la diversit茅 des formations politiques de France ou la concr茅tisation de la libert茅 d'initiatives locales聽: Parti d茅mocratique de C么te d'Ivoire (1946), Parti progressiste de C么te d鈥橧voire (1947), Bloc d茅mocratique 茅burn茅en (1949), section ivoirienne de l鈥Internationale ouvri猫re (1946), section ivoirienne du Rassemblement du peuple fran莽ais[90]. La Constitution de la Quatri猫me R茅publique (France) et les lois anticoloniales (suppression du travail forc茅, suppression du Code de l'indig茅nat ou extension de la citoyennet茅 fran莽aise), sans changer v茅ritablement le syst猫me colonial local, provoquent 脿 la fois la col猫re des colons et la d茅ception des populations colonis茅es qui durcissent leur lutte pour l鈥櫭﹎ancipation 脿 travers des actions de plus en plus violentes conduites par les partis politiques[91].

La loi-cadre ouvre de nouvelles perspectives en C么te d鈥橧voire par l鈥檌ntroduction de la d茅centralisation, l鈥檃utonomie interne des colonies et l鈥檈xtension des pouvoirs des Assembl茅es territoriales. Elle instaure 茅galement un coll猫ge unique d鈥櫭﹍ecteurs et le suffrage universel. La voie s鈥檕uvre ainsi pour l鈥檌nstauration, de prime abord, de la Communaut茅 franco-africaine apr猫s le r茅f茅rendum du puis, par la suite, pour l鈥檃ccession de la C么te d鈥橧voire 脿 la souverainet茅 internationale le [92].

L'ind茅pendance et le r茅gime de Houphou毛t-Boigny

F茅lix Houphou毛t-Boigny (1962).

Miracle ivoirien

Entre 1960 et 1980, le d茅veloppement de l鈥茅conomie ivoirienne est spectaculaire dans tous les domaines, notamment agriculture, industrie, commerce et finances. Il est le r茅sultat d鈥檜ne politique qui fait jouer un r么le 茅minent 脿 l鈥櫭塼at, 脿 l鈥檌nvestissement priv茅 et aux capitaux 茅trangers. La soci茅t茅 ivoirienne conna卯t au cours de cette p茅riode une profonde mutation provoqu茅e par la hausse du niveau de vie des habitants, les 茅quipements sanitaires, 茅ducatifs et sociaux, mais 茅galement du fait de l'augmentation de la population avec un taux de croissance annuel moyen de 3,8聽%, la faisant passer de 3,7 millions en 1960 脿 12,2 millions d鈥檋abitants en 1988.

Cependant, depuis le milieu des ann茅es 1980, l鈥櫭ヽonomie stagne, cons茅quence de la d茅gradation des termes de l'茅change avec l鈥檈xt茅rieur, de l鈥檃ccroissement des dettes de l鈥櫭塼at et d鈥檈rreurs de gestion.

Fin de la Guerre froide et lib茅ralisation politique

F茅lix Houphou毛t-Boigny avait su avec prudence 茅viter tout conflit ethnique dans un cadre de parti unique et avait m锚me permis l鈥檃cc猫s aux postes de l鈥橝dministration publique 脿 certains immigrants venus de pays voisins, r茅ussissant 脿 r茅aliser un melting-pot original et 茅conomiquement efficace. Cet 茅quilibre reposait aussi sur une division 茅cologique et sociale du travail鈥: dans le nord, les Dioula dominent le transport et le commerce, les Burkinab猫 travaillent dans les plantations comme man艙uvres, les propri茅taires fonciers coutumiers sont les propri茅taires rentiers des plantations[12]. Grosso modo, les nordistes vivent ainsi de l鈥櫭ヽonomie informelle tandis que les sudistes se retrouvent dans l鈥檃dministration et la gestion du pouvoir[12]. Les nordistes qui avaient acquis une qualification professionnelle suffisante sont envoy茅s dans les ambassades ou dans les institutions internationales pour repr茅senter le pays聽; certains acc猫dent 脿 des minist猫res, mais politiquement marginaux[12].

Toutefois, le passage au multipartisme en 1990 脿 la suite du sommet France-Afrique de la Baule permet aussi l鈥檃ffirmation identitaire des communaut茅s ethniques dans l鈥檈space politique et l'ouverture de d茅bats sur la construction nationale[12]. Les tensions entre les gens du nord et du sud, jusque-l脿 cantonn茅es au champ 茅conomique, se transf猫rent dans le champ politique[12].

L鈥檃rriv茅e inopin茅e d鈥橝lassane Ouattara aux portes du pouvoir ne fait qu'aggraver la situation. Alors que ce nordiste avait 茅t茅 nomm茅 Premier ministre pour r茅soudre la crise 茅conomique, celui-ci entend bien se positionner pour acc茅der au pouvoir, bouleversant les plans d'Henri Konan B茅di茅, le successeur d茅sign茅 du pr茅sident Houphou毛t-Boigny, ainsi que de Laurent Gbagbo, l'opposant historique, qui tous deux pensent leur tour venu[12]. Le p茅ril politique constitu茅 par des gens du Nord suscite un sentiment d鈥檃utod茅fense violent chez les gens du Sud et radicalise leur position contre les communaut茅s du Nord[12].

Difficile succession

En 1993, le pr茅sident Houphou毛t-Boigny d茅c猫de.

En octobre 1995, Henri Konan B茅di茅 remporte 脿 une 茅crasante majorit茅 (96,16鈥% contre 3,84鈥% pour le candidat Francis Wodi茅)[93] contre une opposition fragment茅e et d茅sorganis茅e qui avait appel茅 脿 boycotter cette premi猫re 茅lection pr茅sidentielle organis茅e apr猫s le d茅c猫s de F茅lix Houphou毛t-Boigny[94]. Il resserre son emprise sur la vie politique, obtient assez rapidement une am茅lioration de la situations 茅conomique, avec une diminution de l鈥檌nflation et engage des mesures pour r茅duire la dette ext茅rieure.

Vers la crise

Trois mesures consacrent l'orientation tribaliste de la lib茅ralisation politique entre 1993 et 2003聽:

  • Le nouveau code foncier , qui oblige les exploitants 茅trangers (non Ivoiriens) de terres 脿 les restituer 脿 leur d茅c猫s ou 锚tre lou茅es par leurs descendants, et ce en d茅pit d鈥檜n titre foncier rural d茅finitif (1998)[12]. Les propri茅taires coutumiers du Sud 茅tendent la qualification d'茅tranger 脿 tous les allog猫nes (Baoul茅, Dioula, Lobi).
  • La fin du droit de vote des 茅trangers et la mise en place d'une carte de s茅jour stigmatisante[12].
  • La Constitution de la Deuxi猫me R茅publique, dont le point n茅vralgique est la d茅finition des crit猫res d鈥櫭﹍igibilit茅 du pr茅sident de la R茅publique (article 37) qui accentue davantage la rupture communautaire[12].

Finalement, malgr茅 leurs profondes inimiti茅s ethniques, tous les groupes du Sud, les Krou et les Akan notamment, s鈥檃ccordent pour refuser aux migrants ivoiriens d'acc茅der au pouvoir politique local sur leur territoire (sur lequel se situent Yamoussoukro, Abidjan, San Pedro) et a fortiori briguer la pr茅sidence de la R茅publique[12].

Des probl猫mes de gouvernance sont mis au jour lors de l鈥檈x茅cution de projets financ茅s par l鈥Union europ茅enne. En outre, diff茅rents faits, notamment l鈥檈xacerbation des tensions politiques et sociales par la presse, les actes de d茅fiance 脿 l鈥檃utorit茅 de l鈥櫭塼at pos茅s par des opposants, l鈥檌ncarc茅ration de plusieurs leaders de l鈥檕pposition politique, instaurent un climat d茅l茅t猫re qui conduit en d茅cembre 1999 au renversement de Henri Konan B茅di茅 par des soldats m茅contents. Ceux-ci placent 脿 la t锚te de leur groupe le g茅n茅ral Robert Gu茅茂 qui devient, de ce fait, chef de l鈥櫭塼at de C么te d鈥橧voire. Henri Konan B茅di茅 s鈥檈xile en France[95].

Soldats de l'Op茅ration des Nations unies en C么te d'Ivoire (ONUCI) s茅curisant un p茅rim猫tre sensible 脿 Bouak茅.

Le r茅gime issu du putsch[96] est marqu茅 durant son 茅ph茅m猫re pouvoir par des troubles militaires et civils. Le pouvoir militaire r茅duit n茅anmoins la criminalit茅 et la corruption en usant de m茅thodes parfois exp茅ditives. Il fait proc茅der 脿 la r茅daction d鈥檜ne nouvelle constitution par les partis politiques et la soci茅t茅 civile et organise, en octobre 2000, l鈥櫭﹍ection pr茅sidentielle. De nombreuses candidatures 脿 la pr茅sidence de la R茅publique dont celles de Henri Konan B茅di茅 et de Alassane Dramane Ouattara sont 茅limin茅es par la Cour supr锚me. Le g茅n茅ral Robert Gu茅茂 qui se proclame vainqueur du scrutin est chass茅 par des manifestations de rues. De violents affrontements opposent 茅galement durant quelques jours des militants du FPI 脿 ceux du RDR. Ces troubles se soldent officiellement par plus de 200聽morts[97]. La Cour supr锚me proclame les r茅sultats et d茅clare vainqueur Laurent Gbagbo. Celui-ci initie un forum de r茅conciliation nationale puis nomme un gouvernement d'union nationale.

Crise politico-militaire (2002-2007)

Le , des soldats rebelles tentent de prendre le contr么le des villes d鈥Abidjan, Bouak茅 et Korhogo. Ils 茅chouent dans leur tentative en ce qui concerne Abidjan mais sont victorieux dans les deux autres villes, situ茅es respectivement dans le centre et le nord du pays. Robert Gu茅茂 est assassin茅 dans des circonstances non encore 茅lucid茅es. La r茅bellion qui se pr茅sente sous le nom MPCI cr茅e plus tard le MJP et le MPIGO et forme avec ces derni猫res composantes le mouvement des Forces nouvelles (FN). Il occupe progressivement plus de la moiti茅 nord du pays (estim茅e 脿 60聽% du territoire), scindant ainsi le territoire en deux zones聽: le sud tenu par les Forces arm茅es nationales de C么te d鈥橧voire (FANCI) et le nord tenu par les Forces arm茅es des forces nouvelles (FAFN).

Les pourparlers entam茅s 脿 Lom茅 permettent d鈥檕btenir le , un accord de cessez-le-feu qui ouvre la voie 脿 des n茅gociations sur un accord politique entre le gouvernement et le MPCI sous l鈥櫭ゞide du pr茅sident du Togo, Gnassingb茅 Eyadema. Ces n茅gociations 茅chouent cependant sur les mesures politiques 脿 prendre, en d茅pit de r茅unions entre les dirigeants de la CEDEAOKara (Togo), puis 脿 Abidjan et 脿 Dakar. 10聽000 casques bleus de l鈥ONUCI[98] dont 4聽600聽soldats fran莽ais de la Licorne sont plac茅s en interposition entre les bellig茅rants. Dans une nouvelle initiative, la France abrite 脿 Linas-Marcoussis du 15 au 23 janvier 2003, sous la pr茅sidence de Pierre Mazeaud, pr茅sident du Conseil constitutionnel fran莽ais, second茅 par le juge s茅n茅galais K茅ba Mbaye, une table ronde avec les forces politiques ivoiriennes[99] et obtient la signature des accords de Linas-Marcoussis. Cet accord pr茅voit la cr茅ation d鈥檜n gouvernement de r茅conciliation nationale[100] dirig茅 par un premier ministre nomm茅 par le Pr茅sident de la R茅publique apr猫s consultation des autres partis politiques, l鈥櫭﹖ablissement d鈥檜n calendrier pour des 茅lections nationales cr茅dibles et transparentes, la restructuration des forces de d茅fense et de s茅curit茅, l鈥檕rganisation du regroupement et du d茅sarmement de tous les groupes arm茅s, le r猫glement des questions relatives 脿 l鈥櫭﹍igibilit茅 脿 la pr茅sidence du pays et 脿 la condition des 茅trangers vivant en C么te d鈥橧voire. Un comit茅 de suivi de l鈥檃pplication de l鈥檃ccord, pr茅sid茅 par l鈥ONU, est institu茅.

Chefs d'脡tat africains 脿 la c茅r茅monie de la flamme de la paix 脿 Bouak茅.

Appliqu茅 avec beaucoup de difficult茅s, l鈥檃ccord de Linas-Marcoussis est suivi par plusieurs autres, conclus en Afrique et mis en 艙uvre par les gouvernements successifs de Seydou Diarra, Charles Konan Banny.

L鈥accord politique de Ouagadougou conclu en 2007 avec Laurent Gbagbo, sous l鈥櫭ゞide du pr茅sident burkinab茅 Blaise Compaor茅, qui fait office de facilitateur[101],[102], offre aux Forces nouvelles le poste de Premier ministre. Les Forces nouvelles d茅signent leur secr茅taire g茅n茅ral, Guillaume Soro, le 26 mars 2007 pour exercer cette fonction[103],[104].

Gouvernement Soro

Guillaume Soro entre en fonction le 4 avril et son gouvernement est install茅 trois jours plus tard. Le gouvernement doit mettre en place notamment deux points clefs de l'accord politique de Ouagadougou聽: la pr茅paration d'茅lections devant se tenir dans les dix mois 脿 compter de mars 2007, puis l'unification des Forces arm茅es des Forces nouvelles (FAFN) et des Forces arm茅es nationales de C么te d'Ivoire (FANCI)

Dans le gouvernement Soro I compos茅 de 33聽membres, la formation militaro-politique de celui-ci (les Forces nouvelles de C么te d'Ivoire) et le Front populaire ivoirien (FPI), formation politique dont est issu le pr茅sident Laurent Gbagbo, disposent chacun de huit portefeuilles (le Premier ministre y compris). Les autres portefeuilles sont r茅partis entre divers autres partis politiques. Ainsi, le Parti d茅mocratique de C么te d'Ivoire (PDCI) en d茅tient 5, le Rassemblement des r茅publicains (RDR) 5, le Mouvement des forces d'Avenir (MFA) un, le Parti ivoirien des travailleurs (PIT) un, l鈥Union d茅mocratique de C么te d'Ivoire (UDCI) un et l鈥Union pour la d茅mocratie et la paix en C么te d'Ivoire (UDPCI) un聽; deux autres ministres sont r茅put茅s proches du Pr茅sident de la R茅publique et un ministre est issu de la soci茅t茅 civile.

Concr猫tement, outre la gestion des affaires relevant de ses comp茅tences traditionnelles, le gouvernement coordonne la mise en 艙uvre du processus de sortie de crise au moyen de programmes sp茅cifiques. Il s鈥檃git d鈥檜n dispositif technique comprenant notamment le Centre de commandement int茅gr茅 (d茅sarmement des combattants), le Programme national de r茅insertion et de r茅habilitation communautaire, le Comit茅 national de pilotage du red茅ploiement de l'Administration (restauration de l鈥檃utorit茅 de l鈥櫭塼at sur l鈥檈nsemble du territoire et reprise du fonctionnement des services publics), l鈥Office national d'identification (identification des populations et des 茅lecteurs) et la Commission 茅lectorale ind茅pendante (organisation des 茅lections).

脡lection pr茅sidentielle en 2010 et crise

脌 l'issue d'une 茅lection pr茅sidentielle sous tension, les deux candidats arriv茅s au second tour, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, se d茅clarent vainqueurs et pr锚tent serment comme pr茅sident du pays[105]. Alassane Ouattara a 茅t茅 d茅clar茅 vainqueur par Youssouf Bakayoko, le pr茅sident de la Commission 茅lectorale ind茅pendante, au si猫ge du camp de Ouattara [106] contrairement aux dispositions de ladite CEI, et a re莽u le soutien du Premier ministre Guillaume Soro et d'une partie[107] de la Communaut茅 internationale[105]. Laurent Gbagbo a 茅t茅 d茅clar茅 vainqueur par le Conseil constitutionnel et a re莽u le soutien du g茅n茅ral Philippe Mangou, commandant de l'arm茅e[105]. La C么te d'Ivoire se retrouve alors avec deux pr茅sidents tentant de s'imposer sur l'ensemble du pays.

Mais Alassane Ouattara b茅n茅ficie du soutien de la plus grande partie de la communaut茅 internationale, ainsi que celui d'instances 茅conomiques et financi猫res tant r茅gionales qu'internationales. L'茅conomie ivoirienne est paralys茅e par les sanctions et les finances de l'脡tat ivoirien ass茅ch茅es, notamment les zones encore contr么l茅es par Laurent Gbagbo[108].

Les combats 茅clatent 脿 Abidjan 脿 la fin du mois de f茅vrier 2011 entre le 芦聽Commando invisible聽禄 hostile 脿 Gbagbo et l'arm茅e r茅guli猫re[109]. Puis, d茅but mars, la tension gagne l'ouest du pays, o霉 les Forces nouvelles prennent le contr么le de nouveaux territoires. L'ensemble du front finit par s'embraser 脿 la fin mars, et les forces pro-Ouattara, rebaptis茅es Forces r茅publicaines de C么te d'Ivoire (FRCI), prennent Yamoussoukro, la capitale politique du pays, le 30 mars. 脌 partir de ce moment-l脿, les 茅v茅nements s'acc茅l猫rent聽: le sud du pays est conquis en quelques heures et les troupes pro-Ouattara entrent dans Abidjan sans rencontrer de r茅elle r茅sistance (mais non sans commettre de nombreuses exactions sur les populations civiles[110]).

Laurent Gbagbo et son 茅pouse se retranchent 脿 la R茅sidence pr茅sidentielle, prot茅g茅s par un dernier carr茅 de fid猫les dont la Garde R茅publicaine dirig茅 par le colonel Dogbo Bl茅 Bruno. La R茅sidence est assi茅g茅e par les forces pro-Ouattara qui ont du mal 脿 acc茅der 脿 la R茅sidence malgr茅 plusieurs tentatives. Un assaut final est lanc茅 contre le domicile le 11 avril avec l'appui des forces onusiennes et surtout de l'arm茅e fran莽aise (en application de la r茅solution du Conseil de s茅curit茅 de l'ONU). Laurent Gbagbo (accompagn茅 de sa famille) est fait prisonnier, puis plac茅 en 茅tat d'arrestation 脿 l'h么tel du Golf[111]. Il est ensuite transf茅r茅 脿 Korhogo dans le nord du pays, o霉 il est plac茅 en r茅sidence surveill茅e[112]. Quelques jours plus tard, son 茅pouse, qui n'a pas 茅t茅 autoris茅e 脿 le suivre, sera plac茅e quant 脿 elle en r茅sidence surveill茅e 脿 Odienn茅, une autre localit茅 du nord ivoirien[113]. Depuis le 30 novembre 2011, Laurent Gbagbo est incarc茅r茅 脿 la Cour p茅nale internationale o霉 il est inculp茅 pour quatre chefs d'accusation de crimes contre l'humanit茅. Les forces pro-Ouattara sont soup莽onn茅es de s'锚tre livr茅es 脿 des exactions sur des populations supportant Laurent Gbagbo (massacre du camp de Nahibly et Duekou茅)[114]. Dans le cas de Duekou茅, l'ONU explique que les forces pro-Gbagbo seraient aussi impliqu茅es[115].

Double r茅茅lection d'Alassane Ouattara (depuis 2015)

脌 la suite de l'茅lection pr茅sidentielle du , le pr茅sident Ouattara est r茅茅lu pour cinq ans. Il souhaite consolider les efforts de r茅conciliation nationale et r茅diger une nouvelle Constitution[116]. Cette nouvelle Constitution, qui entraine la cr茅ation d'un s茅nat et d'un poste de vice-pr茅sident, est approuv茅e par r茅f茅rendum le [117],[118]. La troisi猫me R茅publique Ivoirienne est proclam茅e le 8 novembre 2016[119].

En novembre 2020, Alassane Ouattara est r茅茅lu pour un troisi猫me mandat avec 94,27聽% des voix lors d'un scrutin tr猫s critiqu茅 puisque l'opposition avait demand茅 脿 le boycotter, contestant la constitutionnalit茅 d'un troisi猫me mandat[120]. Finalement, seuls 53,90聽% des 茅lecteurs se sont rendus aux urnes pour 茅lire le pr茅sident sortant[121].

Institutions et vie politique

D猫s son accession 脿 l鈥檌nd茅pendance, la C么te d鈥橧voire, 脡tat unitaire, opte pour un r茅gime pr茅sidentiel[122]. Reconduit par la deuxi猫me r茅publique, le r茅gime pr茅sidentiel est caract茅ris茅 par la s茅paration des pouvoirs au sein de l鈥櫭塼at聽: le pouvoir ex茅cutif, le pouvoir l茅gislatif et le pouvoir judiciaire. Le paysage institutionnel ivoirien se compose des organes exer莽ant ces trois pouvoirs et d鈥檃utres institutions comme le Conseil 茅conomique et social et le m茅diateur de la R茅publique[123].

脌 l'ind茅pendance, F茅lix Houphou毛t-Boigny avait su avec prudence 茅viter tout conflit ethnique dans le cadre d'un r茅gime de parti unique. Cet 茅quilibre reposait aussi sur une division 茅cologique et sociale du travail鈥痑vec, dans le nord, les Dioula qui dominent le transport et le commerce[12] tandis que les sudistes se retrouvent dans l鈥檃dministration et la gestion du pouvoir[12]. Les nordistes qui avaient acquis une qualification professionnelle suffisante sont envoy茅s dans les ambassades ou dans les institutions internationales pour repr茅senter le pays聽; certains acc猫dent 脿 des minist猫res, mais politiquement marginaux[12].

Toutefois, le passage au multipartisme en 1990 permet aussi l鈥檃ffirmation identitaire des communaut茅s ethniques dans l鈥檈space politique et l'ouverture de d茅bats sur la construction nationale[12]. Les tensions entre les populations du nord et du sud, jusque-l脿 cantonn茅es au champ 茅conomique, se transf猫rent dans le champ politique[12].

Pouvoir ex茅cutif

L鈥檕rgane charg茅 de l鈥檈xercice du pouvoir ex茅cutif, originairement monoc茅phale, est depuis 1990[124] caract茅ris茅 par un bic茅phalisme apparent聽: il a 脿 sa t锚te le pr茅sident de la R茅publique, chef de l鈥櫭塼at, et un premier ministre, chef du gouvernement. Cette caract茅ristique, emprunt茅e au r茅gime parlementaire, n鈥檈ntame en rien le caract猫re pr茅sidentiel du r茅gime. En 2016, la nouvelle Constitution a pr茅vu l'茅lection par le Parlement d'un vice-pr茅sident, mais des amendements de mars 2020 sont revenus sur ce point, le vice-pr茅sident 茅tant d茅sormais nomm茅 par le Pr茅sident 芦聽avec l'accord du Parlement聽禄[125].

Le pr茅sident de la R茅publique est 茅lu au suffrage universel direct, au scrutin majoritaire 脿 deux tours pour un mandat de 5聽ans et est r茅茅ligible une fois[123]. Il est le chef de l鈥檈x茅cutif et est d茅tenteur exclusif du pouvoir ex茅cutif. Il est garant de l'ind茅pendance nationale, de l'int茅grit茅 du territoire, du respect des trait茅s et accords internationaux. Il est chef supr锚me des arm茅es, veille au respect de la Constitution, assure la continuit茅 de l'脡tat. En sa qualit茅 de chef de l'Administration, il nomme aux emplois civils et militaires. Le pr茅sident de la R茅publique d茅tient 茅galement, en p茅riode de crise, des pouvoirs exceptionnels. En cas de d茅c猫s, de d茅mission ou d鈥檈mp锚chement absolu, l鈥檌nt茅rim du pr茅sident de la R茅publique est assur茅 par le vice-pr茅sident, ou, en cas de vacance du poste de vice-pr茅sident, par le Premier ministre, et ce jusqu'脿 la fin pr茅vue du mandat[126].

Le Premier ministre est nomm茅 par le pr茅sident de la R茅publique devant lequel il est responsable, et qui met fin 脿 ses fonctions[123]. Le Premier ministre ne d茅tient, au regard de la Constitution, aucun pouvoir ex茅cutif propre. Il suppl茅e le pr茅sident de la R茅publique lorsque celui-ci est absent du territoire. Contrairement 脿 la pratique pr茅valant en r茅gime parlementaire, le Premier ministre ivoirien n鈥檈st pas issu de la majorit茅 parlementaire. Les membres du gouvernement, plac茅s sous son autorit茅, sont nomm茅s sur sa proposition par le pr茅sident de la R茅publique. Il dirige et coordonne l'action du gouvernement et peut d茅l茅guer certaines de ses attributions aux ministres[123].

L'茅lection pr茅sidentielle qui s'茅tait tenue le 26 octobre 2000 fut remport茅e par Laurent Gbagbo[127], qui resta en fonction pendant 10聽ans sans qu'aucune autre consultation 茅lectorale n鈥檃it eu lieu en vue de la d茅signation du pr茅sident de la R茅publique. L鈥檈xercice du pouvoir ex茅cutif 茅tait, dans ce contexte, influenc茅 par les accords politiques conclus depuis le d茅clenchement de la crise politico-militaire en septembre 2002. Dans le cadre de l鈥檈x茅cution du programme de sortie de crise, des missions sp茅ciales li茅es 脿 la r茅unification du pays et de l鈥檃rm茅e, 脿 l鈥檌dentification des populations et 脿 l鈥檕rganisation des 茅lections furent assign茅es au premier ministre[128].

Pouvoir l茅gislatif


L'organe parlementaire investi du pouvoir l茅gislatif est bicam茅ral, avec l鈥Assembl茅e nationale[123] (dirig茅e en 2019 par Amadou Soumahoro) et le S茅nat (dirig茅 par Jeannot Ahoussou-Kouadio). L'Assembl茅e nationale compte aujourd鈥檋ui 225聽membres et comprend un bureau, des commissions techniques et des groupes parlementaires. Les d茅put茅s qui la composent sont 茅lus au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans[123]. L'Assembl茅e nationale vote la loi et consent l鈥檌mp么t. Elle a 茅galement, de par la Constitution, un pouvoir de contr么le sur les actions de l鈥檈x茅cutif[123]. Pour assurer l'ind茅pendance de l'Assembl茅e nationale 脿 l'茅gard des autres pouvoirs et renforcer la libert茅 du d茅put茅, celui-ci b茅n茅ficie de certains privil猫ges juridiques que sont les immunit茅s. Ces immunit茅s prot猫gent le d茅put茅 dans l'exercice de son mandat parlementaire en le mettant 脿 l'abri des poursuites civiles ou p茅nales 脿 l'occasion de votes ou opinions 茅mises par lui dans l'exercice de ses fonctions. En dehors m锚me de l'exercice de ses fonctions, les poursuites p茅nales engag茅es contre le d茅put茅 pour des faits qualifi茅s crimes ou d茅lits doivent 锚tre autoris茅es par l'Assembl茅e nationale ou le bureau de celle-ci[123]. Les derni猫res 茅lections l茅gislatives se sont tenues le [129]. L'Assembl茅e nationale est en 2019 dirig茅e par Amadou Soumahoro[130].

Le Parlement ivoirien a jou茅 un r么le actif dans la gestion de la crise politico-militaire en C么te d'Ivoire. En d茅pit de la d茅sapprobation affich茅e par le Pr茅sident Mamadou Koulibaly vis-脿-vis des accords de Linas-Marcoussis, l'Assembl茅e nationale de C么te d鈥橧voire a examin茅, durant ses sessions ordinaires et parfois lors de sessions extraordinaires convoqu茅es 脿 cet effet, une s茅rie de domaines vis茅s par l鈥檃ccord. Au total plus d鈥檜ne douzaine de projets de lois ont 茅t茅 examin茅s et vot茅s par le Parlement ivoirien dans ce cadre. Mais la poursuite de son mandat apr猫s l'expiration de celui-ci s'est av茅r茅e probl茅matique car, selon la Constitution ivoirienne, 芦聽les pouvoirs de l'Assembl茅e nationale expirent 脿 la fin de la deuxi猫me session ordinaire de la derni猫re ann茅e de son mandat. Les 茅lections ont lieu vingt jours au moins et cinquante jours au plus avant l'expiration des pouvoirs de l'Assembl茅e nationale聽禄. Aussi bien la Constitution ivoirienne que le code 茅lectoral n鈥檃yant pas pr茅vu le cas o霉 les 茅lections des d茅put茅s ne se tiendraient pas dans les d茅lais prescrits, le pays a d没 faire face 脿 un vide juridique qui a suscit茅 une pol茅mique et des opinions controvers茅es des acteurs locaux et non nationaux.

Le Conseil de s茅curit茅 des Nations unies (CSNU) dans sa r茅solution 1633 sur la C么te d鈥橧voire note que le mandat de l鈥橝ssembl茅e nationale prend fin le et le Groupe de travail international tire la conclusion que ce mandat n鈥檃 pas 脿 锚tre prolong茅. En se pronon莽ant contre la prolongation des mandats parlementaires 茅chus le , le Groupe de travail international (GTI) a 芦聽mis le feu aux poudres聽禄 et ouvert un 芦聽bras de fer international聽禄, selon certains observateurs[131]. Le pr茅sident de la R茅publique de C么te d鈥橧voire, apr猫s avoir sollicit茅 l鈥檃vis du Conseil constitutionnel sur le point de savoir si le d茅faut d鈥櫭﹍ections, d没 脿 la situation de crise que conna卯t son pays, entra卯nait la dissolution et la fin des pouvoirs de l鈥Assembl茅e nationale, a obtenu l鈥檃vis de cette institution selon lequel l鈥橝ssembl茅e nationale demeurait en fonction et conservait ses pouvoirs[132]. En d茅finitive, l'Assembl茅e nationale a continu茅 ses activit茅s. Cette disposition est int茅gr茅e pour les deux chambres dans les amendement de mars 2020 visant 脿 modifier la Constitution de 2016[10].

Pouvoir judiciaire

Avant l鈥檌nd茅pendance de la C么te d鈥橧voire, deux ordres de juridictions cohabitent聽: des juridictions fran莽aises appliquant le droit fran莽ais et une organisation judiciaire de droit coutumier ou local. Cette dualit茅 est la r茅sultante de la dualit茅 de l茅gislation, qui elle-m锚me repose sur une distinction des statuts r茅gissant les diff茅rentes couches de la population. En effet, la France 芦聽offre聽禄 aux ressortissants ivoiriens la possibilit茅 de conserver un statut personnel particulier, par opposition au statut de droit commun reconnu aux Fran莽ais et assimil茅s[133].

Au lendemain de l鈥檌nd茅pendance, il est proc茅d茅 脿 une refonte de l鈥檃ppareil judiciaire h茅rit茅 de l鈥櫭﹑oque coloniale. L鈥檕bjectif est de mettre en place une organisation judiciaire moderne et adapt茅e aux besoins du pays. La r茅organisation concerne le recrutement, la formation de magistrats et auxiliaires de justice (juges, greffiers, officiers minist茅riels, avocats, huissiers de justice, notaires, etc.), mais 茅galement les structures. Trois principes gouvernent cette op茅ration de modernisation聽: la justice est rendue au nom du peuple聽; les juges ne sont soumis dans l鈥檈xercice de leurs fonctions qu鈥櫭 l鈥檃utorit茅 de la loi, leur ind茅pendance 茅tant garantie par le pr茅sident de la R茅publique聽; l鈥檃utorit茅 judiciaire est gardienne des libert茅s individuelles[134].

Les juridictions, ainsi que l鈥檃dministration p茅nitentiaire, connaissent alors plusieurs 茅volutions 脿 partir de 1960. Toutefois, comme dans bien des domaines, l鈥檕rganisation judiciaire ivoirienne reste encore influenc茅e par le droit fran莽ais[135],[136]. Le pouvoir judiciaire est exerc茅 pr茅sentement par des juridictions de premier et de second degr茅, sous le contr么le de la Cour supr锚me. Le Conseil constitutionnel forme, avec la Haute cour de justice, des juridictions sp茅ciales[123].

Organes consultatif et de m茅diation

Le Conseil 茅conomique et social.

Le conseil 茅conomique et social est un organe consultatif pr茅vu par la Constitution ivoirienne[123]. Il assure la repr茅sentation des principales activit茅s 茅conomiques et sociales, favorise la collaboration des diff茅rentes cat茅gories professionnelles entre elles et contribue 脿 l鈥櫭﹍aboration de la politique 茅conomique et sociale du Gouvernement. Les projets de loi de programmes 脿 caract猫re 茅conomique et social lui sont soumis pour avis[137]. Le pr茅sident de la R茅publique peut consulter cette institution pour tout probl猫me 脿 caract猫re 茅conomique et social[123]. Le droit de saisine du Conseil 茅conomique et social appartient au pr茅sident de la R茅publique et au pr茅sident de l鈥Assembl茅e nationale[137].

Les membres de l鈥檌nstitution sont nomm茅s pour cinq ans par d茅cret parmi les personnalit茅s qui, par leurs comp茅tences ou leurs activit茅s, concourent au d茅veloppement 茅conomique et social de la R茅publique. Le Conseil 茅conomique et social comprend 125聽membres. Sa pr茅sidence est vacante depuis le d茅c猫s de Charles Koffi Diby en d茅cembre 2019[138],[139].

Le m茅diateur de la R茅publique est un organe de m茅diation cr茅茅 en 2000 dans le cadre de Constitution de la IIe聽R茅publique[123]. 脌 l鈥檌mage du m茅diateur fran莽ais et des ombudsman le m茅diateur de la R茅publique de C么te d鈥橧voire est une autorit茅 administrative ind茅pendante, charg茅e d鈥檜ne mission de service public, plus pr茅cis茅ment d鈥檃ssurer la m茅diation entre l鈥檃dministration et les administr茅s, mais 茅galement entre les administr茅s eux-m锚mes, en vue d鈥檋armoniser les rapports de ceux-ci. Il ne re莽oit d鈥檌nstruction d鈥檃ucune autorit茅[140]. Le m茅diateur de la R茅publique est nomm茅 par le pr茅sident de la R茅publique, apr猫s avis du pr茅sident de l鈥橝ssembl茅e nationale, pour un mandat de six ans non renouvelable. Il ne peut 锚tre mis fin 脿 ses fonctions, avant l'expiration de ce d茅lai, qu鈥檈n cas d'emp锚chement constat茅 par le Conseil constitutionnel saisi par le pr茅sident de la R茅publique. Le m茅diateur de la R茅publique ne peut 锚tre poursuivi, recherch茅, arr锚t茅, d茅tenu ou jug茅 脿 l'occasion des opinions ou des actes 茅mis par lui dans l'exercice de ses fonctions.

Les fonctions de m茅diateur de la R茅publique sont incompatibles avec l鈥檈xercice de toute fonction politique, de tout autre emploi public ou de toute activit茅 professionnelle[123]. Mais en pratique, depuis la cr茅ation de cette institution, Mathieu Ekra est l鈥檃ctuel m茅diateur de la R茅publique. Son int茅rim est actuellement assur茅 par Lamine Ouattara, m茅diateur de la r茅gion du Zanzan[141].

Partis politiques

Peu avant l'ind茅pendance du pays, pour d茅signer l'Assembl茅e territoriale et des conseils municipaux en 1956-1957, des 茅lections pluralistes sont organis茅es. Tous les si猫ges sont remport茅s par le Parti d茅mocratique de C么te d'Ivoire, section du Rassemblement d茅mocratique africain ou PDCI-RDA dans lequel peu de temps apr猫s, l'ensemble des autres formations politiques d茅cide de se fonder sur la base d'un nouveau 芦聽consensus national聽禄. Le PDCI-RDA devient l'unique parti du pays. Une assez 茅ph茅m猫re tentative de cr茅ation d'autres partis politiques est not茅e entre 1958-1959 et des crises politiques plus ou moins pr茅occupantes jalonnent la p茅riode de 1960 脿 1990 (Affaire du Sanwi de 1959 脿 1966, complot en 1963-1964, affaire du Gu茅bi茅 en 1970, putsch manqu茅 en 1973), mais la vie politique ivoirienne reste manifestement domin茅e durant cette p茅riode par le seul PDCI-RDA. La rupture du 芦聽consensus national聽禄 est formellement constat茅e en 1990 apr猫s des manifestations populaires. Elle ouvre imm茅diatement la voie du retour au multipartisme avec en particulier, l'茅mergence du Front populaire ivoirien (FPI). Ainsi, bien que reconnu par la constitution ivoirienne de 1960, le multipartisme n鈥檈st effectif 脿 nouveau en C么te d鈥橧voire qu鈥檈n 1990[142], ann茅e au cours de laquelle plusieurs partis politiques sont cr茅茅s[143].

En 2008, plus d'une centaine de formations politiques sont d茅clar茅es dans le pays mais les partis qui participent 脿 la vie politique sont, pour l'essentiel, le Front populaire ivoirien ou FPI, socialiste, dirig茅 par Pascal Affi N'Guessan聽; le Parti d茅mocratique de C么te d'Ivoire 鈥 Rassemblement d茅mocratique africain ou PDCI-RDA, droite lib茅rale, dirig茅 par Aim茅 Henri Konan B茅di茅聽; le Rassemblement des r茅publicains ou RDR, centre lib茅ral, dirig茅 par Alassane Dramane Ouattara聽; et, dans une moindre mesure, l'Union pour la d茅mocratie et la paix en C么te d'Ivoire ou UDPCI, dirig茅 par Albert Mabri Toikeusse聽; le Parti ivoirien des travailleurs ou PIT, socialiste, dirig茅 par Francis Wodi茅, le Mouvement des forces d'avenir ou MFA, dirig茅 par Innocent Anaky Kob茅na[144]. Divers groupes de pression animent 茅galement la vie politique. Le mouvement des Forces nouvelles qui est une composante politique (et militaire) majeure du pays ne s'est pas constitu茅 en parti politique.

Organisation territoriale

Centralisation forte 脿 d茅centralisation pouss茅e

L'organisation administrative territoriale de la C么te d鈥橧voire est tributaire de celle mise en place par le gouvernement fran莽ais pendant la colonisation. Fortement centralis茅e et de simple gestion, elle s'articule, en fin de p茅riode coloniale, autour de 19 circonscriptions primaires appel茅es 芦聽cercles聽禄 et administr茅es par un commandant de cercle, 48 circonscriptions secondaires ou 芦聽subdivisions 禄dirig茅es par un chef de subdivision, aupr猫s duquel est plac茅 un conseil des notables, organe quelque peu repr茅sentatif des int茅r锚ts des populations locales. L'administration municipale reste 茅galement rudimentaire avec, en 1959, 17 communes de plein ou moyen exercice.

Pour se rapprocher davantage des populations et ainsi assurer un encadrement efficace de celles-ci, l'administration territoriale de la C么te d鈥橧voire, qui repose sur les principes de la d茅concentration et de la d茅centralisation[145],[146], conna卯t, au niveau du d茅coupage territorial, une 茅volution constante[147],[148],[149].

Les d茅partements, au nombre de quatre en 1959[150], passent progressivement 脿 six, 24, 25, 26, 34, 49, 50 et 55 au cours des ann茅es 1963, 1969, 1974, 1975, 1979, 1985, 1987 et 1996, avec un total de 187 sous-pr茅fectures.

En , on d茅nombre 19 r茅gions, deux districts, 81 d茅partements, 390 sous-pr茅fectures, plus de 8聽000聽villages et environ 1聽000聽communes. La C么te d'Ivoire 茅tant organis茅e par r茅gions, communes, d茅partements, conseils g茅n茅raux et districts avant la fin de la crise post-茅lectorale, ces attributions donnaient lieu 脿 des conflits de comp茅tences. Selon les nouvelles autorit茅s ivoiriennes, il 茅tait imp茅ratif de mettre fin 脿 ces conflits de comp茅tence entre entit茅s administratives. Les raisons du nouveau d茅coupage administratif聽: 芦聽De 57 conseils g茅n茅raux effectifs nous sommes arriv茅s 脿 un essaimage qui d茅fie toute r茅flexion m茅thodique. Nous sommes pass茅s du simple pratiquement au double聽: de 57 nous sommes pass茅s 脿 95 conseils g茅n茅raux聽! Des offres politiques ont fait que nous nous sommes retrouv茅s avec ce nombre pl茅thorique de conseils g茅n茅raux de d茅partement pour lesquels il faut faire des 茅lections聽禄 a indiqu茅 Bamba Cheik Daniel, directeur de cabinet du Minist猫re de l鈥檌nt茅rieur.[r茅f.聽n茅cessaire]Les 茅tudes qui ont permis la red茅finition du d茅coupage administratif de la C么te d鈥橧voire ont semble-t-il[茅vasif] 茅t茅 men茅es dans la discr茅tion et ont 茅t茅 le fruit d鈥檜ne collaboration entre des cartographes, des historiens, des fonctionnaires du minist猫re de l鈥檌nt茅rieur et m锚me des sp茅cialistes en 茅conomie.[r茅f.聽n茅cessaire]

Par le d茅cret no聽2011-264 du portant d茅termination des circonscriptions 茅lectorales pour la l茅gislature 2011-2016, la C么te d鈥橧voire comptera trente r茅gions, quatorze districts dont deux autonomes[151]. Le nouveau type de r茅gion sera dot茅 d鈥檜n conseil r茅gional avec 脿 sa t锚te un pr茅sident 茅lu.

Administration territoriale d茅concentr茅e

Le Pr茅fet, repr茅sentant de l'脡tat.

L'administration territoriale d茅concentr茅e se r茅alise autour des circonscriptions administratives que sont la r茅gion, le d茅partement, la sous-pr茅fecture, le village et le quartier[145],[152].

Entit茅 administrative de base, le village est compos茅 de quartiers, constitu茅s eux-m锚mes par la r茅union des membres d'une ou plusieurs familles et, 茅ventuellement, de campements qui lui sont rattach茅s. Il est dirig茅 par un chef qui, pour 锚tre reconnu par l'脡tat, doit 锚tre librement d茅sign茅 par les populations villageoises selon des r猫gles coutumi猫res, par consensus ou par tout autre moyen. Le chef du village est l'auxiliaire de l'Administration pr茅fectorale[153]. Il est assist茅 dans sa mission par un conseil de village[145].

La sous-pr茅fecture, administr茅e par un sous-pr茅fet, est la circonscription administrative interm茅diaire entre le d茅partement et le village. Elle est constitu茅e par plusieurs villages. Tout comme le pr茅fet sous l'autorit茅 duquel il est plac茅, le sous-pr茅fet repr茅sente l'脡tat dans sa circonscription, coordonne et contr么le les activit茅s des agents des services administratifs et techniques plac茅s sur son ressort territorial聽; il supervise en outre l'action des chefs de village[145].

Le d茅partement, 茅chelon de relais entre la r茅gion et la sous-pr茅fecture, comprend en g茅n茅ral plusieurs sous-pr茅fectures. Il est administr茅 par un pr茅fet charg茅 du suivi des actions de d茅veloppement, de l'ex茅cution des lois et r猫glements, du maintien de l'ordre, de la s茅curit茅, de la tranquillit茅 et de la salubrit茅 publics dans sa circonscription[145].

La r茅gion qui regroupe plusieurs d茅partements, constitue l'茅chelon de conception, de programmation, d'harmonisation, de soutien, de coordination et de contr么le des actions et op茅rations de d茅veloppement 茅conomique, social et culturel r茅alis茅es par l'ensemble des administrations civiles de l鈥櫭塼at. Par d茅l茅gation du ministre charg茅 de l'Int茅rieur, le pr茅fet de r茅gion, comme le pr茅fet de d茅partement, exercent un pouvoir de tutelle et de contr么le 脿 l'茅gard des collectivit茅s d茅centralis茅es[145].

Abidjan et Yamoussoukro sont des Districts autonomes et regroupent un ensemble de communes et de sous-pr茅fectures. De cr茅ation relativement r茅cente, ces deux districts autonomes sont dirig茅s par des gouverneurs nomm茅s par le pr茅sident de la R茅publique, nonobstant le principe de la libre administration des collectivit茅s territoriales. Pour l'ex茅cution de sa mission, le gouverneur du district est assist茅 par le conseil du district, le bureau du conseil du district et le comit茅 consultatif du district.

La commune est un regroupement de quartiers ou de villages. Ses organes sont constitu茅s par le conseil municipal, le maire et la municipalit茅[145].

Administration territoriale d茅centralis茅e

H么tel communal de Cocody (Abidjan).

Les collectivit茅s territoriales, entit茅s administratives dot茅es de la personnalit茅 morale et de l'autonomie financi猫re, sont constitu茅es par la r茅gion et la commune[154]. Elles ont pour missions, dans la limite des comp茅tences qui leur sont express茅ment d茅volues, d'organiser la vie collective et la participation des populations 脿 la gestion des affaires locales, de promouvoir et r茅aliser le d茅veloppement local, de moderniser le monde rural, d'am茅liorer le cadre de vie, de g茅rer les terroirs et l'environnement[145].

Commune

En C么te d'Ivoire, la commune est une division administrative correspondant g茅n茅ralement 脿 un territoire constitu茅 de quartiers ou de villages. Sa superficie et sa population peuvent varier consid茅rablement. Elle a pour missions, dans la limite des comp茅tences qui lui sont express茅ment d茅volues, d'organiser la vie collective et la participation des populations 脿 la gestion des affaires locales, de promouvoir et r茅aliser le d茅veloppement local, de moderniser le monde rural, d'am茅liorer le cadre de vie, de g茅rer les terroirs et l'environnement[145]. Le conseil municipal, le maire et la municipalit茅 constituent les organes de la commune[145].

La politique de communalisation, d茅marre en C么te d'Ivoire par la cr茅ation, au terme de la loi du [155], des trois communes de plein exercice d'Abidjan, de Bouak茅 et de Grand-Bassam. Limit茅e au double plan spatial et fonctionnel, la capacit茅 de telles structures et organes 脿 imposer un rythme au d茅veloppement local, s'av猫re tr猫s peu significative et conduit en 1978[156] 脿 une r茅forme qui voit le jour en 1980. Celle-ci se poursuit en 1985[157] par un accroissement consid茅rable du nombre de communes autant que de leurs champs de comp茅tences. En 1995, les pouvoirs publics ivoiriens prennent l'option d'茅largir un peu plus l'exp茅rience de la communalisation par l'茅rection de tous les chefs lieux de sous-pr茅fectures en communes. La cr茅ation de communaut茅s rurales est m锚me envisag茅e mais elle sera abandonn茅e avec l'adoption d'une nouvelle constitution en 2000[158] qui pr茅serve toutefois le principe de la libre administration des collectivit茅s territoriales. En 2006, le territoire national est enti猫rement subdivis茅 en circonscriptions communales.

脡conomie

Une croissance remarquable depuis la fin de la crise

脡volution du PIB r茅el par habitant de C么te d'Ivoire.
Abidjan, capitale 茅conomique de la C么te d鈥橧voire

Le taux de croissance de sa production int茅rieure brute est de 10,2聽% entre 1960 et 1965 et de 7,2聽% entre 1965 et 1975. Entre 1970 et 1975, alors que ceux de l'Afrique subsaharienne et des pays riches occidentaux sont respectivement de 4聽% et 6聽% en moyenne, le taux de croissance du PIB en C么te d鈥橧voire est de 6,8聽% par an[159]. Cette performance particuli猫re s'explique en partie par la stabilit茅 politique qui la caract茅rise, contrairement 脿 bon nombre d'脡tats africains. L'茅conomie pr茅sente toutefois des sympt么mes r茅v茅lateurs d'une faiblesse structurelle聽: elle est en effet caract茅ris茅e par une forte d茅pendance ext茅rieure et pr茅sente des in茅galit茅s de productivit茅 dans ses diff茅rents secteurs[159],[160].

La chute des cours des produits agricoles de base constitu茅s par le caf茅 et le cacao, principaux produits d'exportation qui dominent l'茅conomie du pays, entra卯ne une r茅cession 茅conomique 脿 la fin des ann茅es 1970[161]. La crise 茅conomique perdure encore au cours des ann茅es 1990, produisant des cons茅quences sociales n茅fastes. En , la d茅valuation de 50聽% du franc CFA ram猫ne un taux de croissance positif de 6聽% pendant deux ann茅es cons茅cutives, gr芒ce notamment aux mesures d'accompagnement adopt茅es par la communaut茅 financi猫re internationale[162]. Les programmes d'ajustement structurels mis en place par les partenaires ext茅rieurs que sont le Fonds mon茅taire international et la Banque mondiale, conduisent 脿 l'adoption de mesures drastiques de restriction budg茅taire et de redressement 茅conomique par le gouvernement, sans grand succ猫s. Les arri茅r茅s de paiement des dettes contract茅es aupr猫s de ces institutions, ainsi que les probl猫mes de gouvernance li茅s 脿 l'ex茅cution des projets financ茅s par l'Union europ茅enne, conduisent, 脿 la fin des ann茅es 1990, 脿 une rupture du partenariat avec lesdites institutions.

L'impact n茅gatif de cette situation de gouvernance sur l'茅conomie est aggrav茅 par le coup de force militaire de d茅cembre 1999 et l'instabilit茅 politique qui en r茅sulte. Le taux de croissance de l'ann茅e 2000 est n茅gatif聽: -2,3聽%[162]. Le pays va conna卯tre une d茅cennie de guerre civile, puis des affrontements arm茅s et sanglants apr猫s l'茅lection pr茅sidentielle de 2010. Depuis 2004, la C么te d鈥橧voire enregistre des taux de croissance r茅elle positifs (+1,6聽% en 2004, +1,8聽% en 2005 et 1,2聽% en 2006) qui restent toutefois en dessous du taux de croissance de la population, estim茅 脿 3,3聽%. Le taux d鈥檌nflation oscille entre 1,4聽% 脿 4,4聽%. Le service de la dette r茅gl茅e qui repr茅sente 10,68聽% des exportations en 2000, est r茅duit 脿 5聽% des exportations en 2003, 3,3聽% en 2004 et 1,45聽% en 2005, traduisant ainsi les difficult茅s de l鈥櫭塼at 脿 tenir ses engagements ext茅rieurs. Ces difficult茅s persistent malgr茅 la hausse du niveau des exportations, pass茅es 脿 37,9聽% en 2000 et 脿 47,8聽% du PIB en 2005[162].

Le nouveau pr茅sident Alassane Ouattara est un 茅conomiste international reconnu[r茅f.聽n茅cessaire]. Le pays, encourag茅 par une nouvelle stabilit茅 politique, peut esp茅rer retrouver d'abord la confiance en lui-m锚me pour mener les nombreuses r茅formes n茅cessaires puis la confiance des grandes organisations internationales et des autres pays. Parmi les points les plus urgents, la comp茅titivit茅 de ses activit茅s principales, la cr茅ation d'un environnement administratif et bancaire propice aux affaires, la r茅habilitation et la modernisation des infrastructures (r茅seau t茅l茅phonique, routes et port, 茅nergie). Avec le red茅marrage des activit茅s, la pr茅vision de croissance du PIB est pass茅e de 4,5聽% 脿 8,6聽% en 2012[163],[164], apr猫s une baisse de 4,7聽% en 2011. L'agriculture vivri猫re, l鈥茅levage, l鈥extraction mini猫re, l鈥exploitation p茅troli猫re et la comp茅titivit茅 des exportations connaissent certes une embellie, mais les performances du secteur productif sont contrari茅es par l鈥檃ccroissement de la dette int茅rieure[162]. Cependant en juin 2012, le FMI, la Banque mondiale et le Club de Paris ont approuv茅 une r茅duction de la dette ext茅rieure de 64,2聽% soit 8,18 milliard de dollars.

Par la suite, et sur la p茅riode de huit ann茅es allant de 2012 脿 2019, p茅riode suffisamment longue pour pouvoir 茅tablir des comparaisons internationales (hors micro-脡tats), la C么te d鈥橧voire a r茅alis茅 la plus forte croissance au monde dans la cat茅gorie des pays ayant un PIB par habitant sup茅rieur ou 茅gal 脿 1聽000聽dollars, avec une croissance annuelle de 8,2聽% en moyenne. Par ailleurs, elle se classe deuxi猫me toutes cat茅gories confondues, pays 脿 tr猫s bas revenu inclus, faisant ainsi mieux que 30 des 31聽pays au monde qui avaient un PIB par habitant inf茅rieur 脿 1聽000聽dollars d茅but 2012[165]. La C么te d鈥橧voire n鈥檈st alors d茅pass茅e que par l鈥櫭塼hiopie, qui a connu une croissance annuelle de 9,2聽% en moyenne (une performance 脿 relativiser car elle r茅sulte essentiellement du tr猫s faible niveau de d茅veloppement de ce pays d鈥橝frique de l鈥橢st).

Cette progression a permis 脿 la C么te d'Ivoire de devenir le pays le plus riche de toute l'Afrique de l'Ouest, avec un PIB par habitant de 2聽286聽dollars fin 2019, devant deux pays particuli猫rement riches en richesses naturelles que sont le Nigeria (p茅trole) et le Ghana (p茅trole et or). Parall猫lement, la C么te d鈥橧voire est devenue le premier pays africain au sous-sol pauvre 脿 devancer en richesse un pays d鈥橝m茅rique hispanique (hors tr猫s petits pays de moins de 1,5 million d鈥檋abitants, majoritairement insulaires)[166].

Une 茅conomie domin茅e par l'agriculture

Caf茅 (cerises).
Vendeuse de plantes m茅dicinales 脿 Abidjan, C么te d'Ivoire.

L鈥櫭ヽonomie ivoirienne reste domin茅e par l鈥agriculture.

Caf茅

Apr猫s avoir 茅t茅 class茅e troisi猫me producteur mondial de caf茅 pendant pr猫s de trente ans, la C么te d鈥橧voire conna卯t une baisse de production, de 250聽000聽tonnes en 1990 脿 145聽000聽tonnes en 1994, pour ensuite remonter 脿 250聽866聽tonnes en 2003-2004[167]. Elle n'茅tait plus en 2016 que quatorzi猫me producteur mondial de caf茅, malgr茅 une r茅colte caf茅icole en hausse d'environ 10聽% entre 2011 et 2016, et elle se pla莽ait en 2016 derri猫re les cultivateurs de caf茅 d'Am茅rique centrale, pourtant nettement moins peupl茅s, comme le Honduras, le Nicaragua et le Costa Rica.

Cacao

La C么te d鈥橧voire est en revanche toujours, et tr猫s largement, le premier producteur mondial de cacao, avec 40聽% du total, devant le Ghana[168]. La production nationale atteint 1,335 million de tonnes en 2003-2004, la part des exportations 茅tant de 1,060 million de tonnes pour la m锚me p茅riode[168]. On surnomme la C么te d'Ivoire la 芦聽R茅publique du cacao聽禄. Au cours des six premi猫res ann茅es de la d茅cennie des ann茅es 2010, le pays s'est toujours maintenu comme le premier producteur mondial de cacao, devant le Ghana, le deuxi猫me d'Afrique et du monde, tous deux restant les deux premiers exportateurs dans le monde[169].

Coton

La C么te d鈥橧voire est parmi les trois premiers producteurs de coton dans la sous-r茅gion[170] avec 105聽423聽tonnes de coton fibre export茅es en 2004 principalement vers la Chine, l'Indon茅sie, la Tha茂lande et Ta茂wan. Au cours de la d茅cennie suivante, la fili猫re coton, comme dans beaucoup de pays producteurs africains, a align茅 d'excellentes r茅coltes[171], m锚me si sur le march茅 mondial, le cours de la livre de la fibre 茅tait en 2015 autour de 0,70聽dollar, relativement bas compar茅 au pic des 2聽dollars la livre qu鈥檌l avait atteint en 2011[171]. Le pays 茅tait 脿 la troisi猫me place du palmar猫s des sept premiers producteurs africains de coton au milieu des ann茅es 2010. Le pays produit 茅galement de l'h茅v茅a et a 茅galement la particularit茅 d鈥櫭猼re le premier producteur mondial de noix de cola avec une production totale de 65聽216聽tonnes[172].

Bois

La principale ressource naturelle de la C么te d'Ivoire est le bois, d'ailleurs le pays en exporte plus que le Br茅sil. Le rythme de la d茅forestation, peut 锚tre le plus important du monde, risque de poser 脿 court terme des probl猫mes importants, tant 茅cologiques, qu'en perte de mati猫re premi猫re indispensable, qu'en termes de perte de revenus d'exportation. En 2008, environ 10聽% seulement des terres sont arables, mais ce chiffre est en constante augmentation depuis l'ind茅pendance jusqu'au d茅but des ann茅es 2000. Il l'est m锚me d'une fa莽on quasiment lin茅aire depuis le d茅but des ann茅es 1970 o霉 il n'茅tait que de 5聽%[173] jusqu'en 2003 et stagne depuis cette date.

Autre ressources

Outre le cacao et le caf茅, la canne 脿 sucre, l鈥ananas, la banane, la noix de cajou et l'huile de palme jouent un r么le important dans les exportations en C么te d鈥橧voire, malgr茅 la remise en cause des quotas par l'Organisation mondiale du commerce. Ils sont export茅s en grande partie vers l鈥Europe comme le sont les productions fruiti猫res (mangue, papaye, avocat et agrumes de bouche). La pomme de cajou (anacarde), essentiellement localis茅e dans le nord du pays, s鈥櫭﹖end depuis quelques ann茅es au centre et au centre-ouest du pays. En 2006, les productions de noix de cajou sont de 235聽000聽tonnes et les exportations de 210聽000聽tonnes[172].

Les cultures vivri猫res restent un appoint 茅conomique important pour le pays qui produit notamment dans ce domaine du ma茂s (608聽032聽tonnes sur 278聽679聽hectares), du riz (673聽006聽tonnes sur 340聽856聽hectares), de l鈥igname (4聽970聽949聽tonnes sur 563聽432聽hectares), du manioc (2聽047聽064聽tonnes sur 269聽429聽hectares), de la banane plantain (1聽519聽716聽tonnes sur 433聽513聽hectares)[174]. Les productions de citron, de bergamote et de bigarade sont 茅galement not茅es, mais en quantit茅 plus faible[175].

Le d茅veloppement de l'茅levage reste un objectif pour le gouvernement[176], mais des importations sont encore n茅cessaires 脿 la satisfaction de la consommation nationale en produits animaliers[177]. Malgr茅 la fermeture de la chasse, d茅cid茅e en 1974 pour permettre la reconstitution du potentiel faunique, le gibier occupe toujours une part importante de cette consommation[178]. Pour combler le d茅ficit en produits halieutiques, L'脡tat encourage la cr茅ation de piscines aquacoles, mais doit proc茅der 脿 des importations de poissons, dont la quantit茅 s'茅l猫ve en 2000 脿 204聽757聽tonnes[179].

Industrie

En 2005 l'industrie ivoirienne constitue seulement 23,1聽% de la production int茅rieure brute (contre 24,5聽% en 2000)[180]. Elle affiche un d茅s茅quilibre structurel caract茅ris茅 par la domination num茅rique des petites et moyennes entreprises. Toutefois, en d茅pit des difficult茅s auxquelles elle se trouve confront茅e, elle reste la plus diversifi茅e dans la sous-r茅gion ouest-africaine et repr茅sente 40聽% du potentiel industriel de l鈥UEMOA[181].

La C么te d'Ivoire encourage la transformation sur place des produits de l'agriculture (caf茅, cacao).

Industrie mini猫re

En 2011, les int茅r锚ts miniers canadiens en C么te d鈥橧voire 茅taient 茅valu茅s 脿 15聽millions de dollars et un accord a 茅t茅 sign茅 le 27 septembre entre les deux pays pour fournir une protection accrue aux entreprises canadiennes menant des activit茅s en C么te d鈥橧voire.

En 2020, le secteur minier constitue 5聽% du produit int茅rieur brut (PIB) de la C么te d'Ivoire, atteignant 850 milliards de FCFA (1,3 milliard d'euros)[183].

La production d'or de la C么te d'Ivoire est ainsi pass茅e de 7 tonnes en 2009 脿 24,5 t en 2018, puis a atteint 32,5 tonnes en 2019[184].

Quelque 30聽% de la production actuelle vient de la seule mine de Tongon, propri茅t茅 du groupe aurif猫re canadien Barrick Gold[183]. Il existe en tout 9 mines poss茅d茅es par deux compagnies canadiennes, Barrick Gold (Tongon) et Endeavour Mining (sites d鈥橝gbaou dans le Centre et d鈥橧ty dans l'Ouest - la plus ancienne mine d'or du pays)[184], et deux compagnies australiennes, Africa Gold et Perseus Mining (site de Sissengu茅 dans le Nord et Yaour茅 dans le Centre-Ouest)[183],[184].

Parall猫lement, selon plusieurs analystes[Lesquels聽?], plus de 22 tonnes ont 茅t茅 exploit茅es de mani猫re illicite en 2019[185].

On trouve 茅galement en C么te d'Ivoire du diamant, du fer, du nickel, du mangan猫se, de la bauxite et du cuivre[183].

Infrastructure

R茅seau ferroviaire

Le r茅seau ferroviaire de la C么te d'Ivoire est constitu茅 d'une seule ligne, la ligne Abidjan-Ouagadougou. La ligne est utilis茅e 脿 80% pour le transport de marchandises et est exploit茅e par Sitarail, une filiale du groupe fran莽ais Bollor茅. Le magazine GEO a qualifi茅 cette ligne de 芦聽une des voies ferr茅es les plus v茅tustes d鈥橝frique de l鈥橭uest聽禄[186] Lors de la r茅union sur le Trait茅 d'amiti茅 et de coop茅ration (TAC) du 28 juillet 2021, les gouvernements de C么te d'Ivoire et du Burkina Faso ont menac茅 l'op茅rateur Bollor茅 de lui retirer sa concession s'il n'investissait pas 400 millions d'euros dans la r茅habilitation et l'entretien de la ligne Abidjan-Ouagadougou, comme il s'y 茅tait engag茅[187].

Six mois plus tard, en janvier 2022, il a 茅t茅 annonc茅 que Bollor茅 vendait ses activit茅s africaines 脿 l'armateur MSC[188]MSC a un chiffre d'affaires annuel d'environ 30 milliards d'euros, tandis que les recettes publiques de la C么te d'Ivoire et du Burkina Faso ensemble s'茅l猫vent 脿 environ 10 milliards d'euros.[189],[190].

脡ducation

Cycles primaire et secondaire

Le syst猫me 茅ducatif ivoirien fond茅 sur le mod猫le h茅rit茅 de la France[191] institue d猫s les lendemains des ind茅pendances, une 茅cole gratuite et obligatoire, afin d鈥檈ncourager la scolarisation des enfants en 芒ge d'aller 脿 l'茅cole. Ce syst猫me int猫gre aux cycles habituels du primaire, du secondaire et du sup茅rieur, un niveau pr茅scolaire couvrant trois sections (petite section, moyenne section et grande section). En 2001-2002, avant la crise politico-militaire, 391 茅coles maternelles, aussi bien priv茅es que publiques, fonctionnent sur toute l鈥櫭﹖endue du territoire[192]. En 2005, sur la seule zone contr么l茅e par les forces r茅publicaines, il est enregistr茅 600聽茅coles maternelles anim茅es par 2聽109聽enseignants qui encadrent 41聽556聽茅l猫ves[192].

Le cycle primaire comprend six niveaux (cours pr茅paratoires 1re et 2e ann茅e, Cours 茅l茅mentaire 1re ann茅e, Cours 茅l茅mentaire 2e ann茅e, cours moyen 1re ann茅e, cours moyen 2e ann茅e)聽; il est sanctionn茅 par le Certificat d鈥櫭﹖udes primaires 茅l茅mentaires et un concours d鈥檈ntr茅e en classe de 6e des lyc茅es et coll猫ges. En 2001, le minist猫re de l鈥櫭塪ucation nationale compte 8聽050聽茅coles primaires publiques tenues par 43聽562聽enseignants pour 1聽872聽856聽茅l猫ves et 925聽茅coles priv茅es qui emploient 7聽406聽enseignants pour la formation de 240聽980聽茅l猫ves[192].

En 2005, l'on d茅nombre 6聽519 茅coles primaires dont 86,8聽% sont publiques, avec 38聽116聽enseignants et 1聽661聽901聽茅l猫ves[192].

55聽% de la population de 6 脿 17聽ans et 61聽% des filles de ce groupe d鈥櫭e sont en dehors de l鈥櫭ヽole[193]. Le faible taux de scolarisation des filles conduit l鈥櫭塼at 脿 d茅velopper, dans les ann茅es 1990, une politique sp茅cifique pour la scolarisation de la jeune fille. En mars 1993, en collaboration avec le minist猫re de l鈥櫭塪ucation nationale, la Banque africaine de d茅veloppement met en place un projet dit 芦聽Projet BAD 茅ducation IV聽禄 pour am茅liorer la qualit茅 de l鈥檈nseignement, accro卯tre le taux de scolarisation en g茅n茅ral et celui des filles en particulier[193].

En ce qui concerne l鈥enseignement secondaire subdivis茅 en deux cycles, il comprend quatre classes pour le premier cycle et trois pour le second. Ce niveau d'enseignement est 芦聽caract茅ris茅 par une nette domination du priv茅聽禄. En 2005 en effet, sur les 522聽茅tablissements secondaires que compte le pays, 370 appartiennent au secteur priv茅[192]. Le minist猫re ivoirien de l鈥櫭塪ucation nationale enregistre au total un effectif de 660聽152聽茅l猫ves pour 19聽892聽enseignants en 2005, secteurs priv茅 et public confondus, contre 682聽461聽茅l猫ves pour 22聽536聽enseignants en 2001-2002, avant le d茅clenchement de la guerre[192]. Le taux de scolarisation au secondaire ivoirien est de 20聽%[194]. Les 茅tudes secondaires sont sanctionn茅es pour le premier cycle par le Brevet d鈥櫭﹖udes du premier cycle (BEPC) et pour le second par le baccalaur茅at.

Enseignement sup茅rieur, technique et professionnel

Avant 1992, l鈥檈nseignement sup茅rieur est presque enti猫rement l'affaire de l鈥櫭塼at, avec 24聽% de taux de scolarisation. Depuis quelques ann茅es, plusieurs universit茅s et grandes 茅coles de formation technique priv茅es ont vu le jour. En 1997-1998, l鈥檈nseignement sup茅rieur compte trois universit茅s publiques[195], quatre grandes 茅coles publiques, sept universit茅s priv茅es, 47聽茅tablissements priv茅s, et 31聽茅tablissements sup茅rieurs de formation post-baccalaur茅at rattach茅s 脿 des minist猫res techniques autres que celui de l鈥檈nseignement sup茅rieur[196].

Si猫ge du Fonds de d茅veloppement de la formation professionnelle 脿 Abidjan (Treichville).

Au cours des ann茅es 1960, l鈥櫭塼at ivoirien cr茅e plusieurs 茅tablissements d'enseignement secondaire et sup茅rieur technique, pour assurer la formation de cadres sp茅cialis茅s. En 1970, l鈥檕uverture de l鈥Institut national sup茅rieur de l'enseignement technique (INSET) et plus tard de l鈥脡cole nationale sup茅rieure des travaux publics (ENSTP) 脿 Yamoussoukro permet de former sur place des techniciens de niveau sup茅rieur[197],[198]. Aujourd鈥檋ui, ces 茅coles sont regroup茅es et forment l鈥Institut national polytechnique F茅lix Houphou毛t-Boigny (INPHB). Un grand nombre d'茅tablissements d鈥檈nseignement technique et professionnel priv茅s sont implant茅s sur l'ensemble du territoire. La question de la comp茅tence et du niveau de qualification des enseignants charg茅s de la formation et de l'encadrement des 茅l猫ves fr茅quentant ces 茅coles priv茅es s'est maintes fois pos茅e. Il y a lieu toutefois de relever qu'elles apportent un soutien indispensable 脿 l鈥櫭塼at, les 茅quipements publics en mati猫re d'茅ducation 茅tant 脿 l'heure actuelle insuffisants et parfois inadapt茅s pour la couverture totale des besoins. Une loi vot茅e en 1995[199] r茅glemente le secteur de l'enseignement sup茅rieur priv茅 et institue des mesures en vue de renforcer les 茅tablissements concern茅s. Les r茅formes touchent certaines structures existantes comme l鈥橧nstitut p茅dagogique national de l鈥檈nseignement technique et professionnel (IPNETP), l鈥脡cole normale sup茅rieure (ENS), l鈥Agence nationale de la formation professionnelle (Agefop) et le Fonds de d茅veloppement de la formation professionnelle (FDFP).

En 2004-2005, le nombre d鈥櫭﹖ablissements de l'enseignement sup茅rieur et de la recherche scientifique est de 149 avec 146聽490聽茅tudiants, dont 35聽% de filles[195]. Ces 茅tablissements, dont les installations sont devenues v茅tustes, ont toutefois une capacit茅 d'accueil limit茅e, eu 茅gard au nombre d'茅tudiants.

L鈥櫭ヽole ivoirienne conna卯t des remous r茅currents depuis 1990. Les tentatives d'explication des crises qui affectent l'enseignement se r茅f猫rent 脿 la v茅tust茅 des infrastructures et 茅quipements, 脿 l'insuffisance de l'effectif des enseignants, mais 茅galement 脿 la formation jug茅e inadapt茅e au march茅 de l鈥檈mploi. Le nombre de jeunes sans formation et sans emploi est 茅valu茅 en 2008 脿 plus de 4聽millions[200]. Pour r茅soudre ce probl猫me crucial de l'emploi des jeunes, plusieurs pistes sont explor茅es par les pouvoirs publics聽: la cr茅ation d'emplois, ou l'exhortation 脿 la libre entreprise. Adapter le syst猫me 茅ducatif aux contraintes du march茅 de l鈥檈mploi, mais 茅galement former des formateurs capables d鈥檃ssurer la rel猫ve du corps enseignant, constituent des objectifs 脿 court terme pour la politique de l'茅ducation en C么te d鈥橧voire[198].

Sant茅

Personnel et infrastructures

Centre hospitalier universitaire de Cocody (Abidjan).

La C么te d鈥橧voire dispose sur le plan des infrastructures d鈥檜ne couverture sanitaire relativement importante en comparaison aux pays de la sous-r茅gion de l'Afrique de l'Ouest[201]. Toutefois, seules deux r茅gions administratives (sur les dix-neuf que compte le pays) poss猫dent des centres hospitaliers universitaires (CHU). Il s'agit des CHU de Cocody, Treichville et de Yopougon 脿 Abidjan (R茅gion des Lagunes) et du CHU de Bouak茅 (R茅gion de la Vall茅e du Bandama). Les autres r茅gions sont dot茅es de centres hospitaliers r茅gionaux (CHR) tandis que, dans les autres agglom茅rations, sont install茅s des centres de sant茅 soit urbains, soit ruraux dans les cas des communaut茅s villageoises[202].

脌 ceux-ci s'ajoutent des formations sp茅cifiques dont les plus connues sont les h么pitaux militaires de Bouak茅 et d鈥Abidjan, l鈥檋么pital des fonctionnaires au c艙ur du Plateau, les l茅proseries de Manikro (Bouak茅), de Daloa et Man et l鈥檋么pital psychiatrique de Bingerville. Ces formations sanitaires publiques, qui sont appuy茅es par un faisceau assez diversifi茅 d'h么pitaux et de cliniques priv茅es, sont cependant confront茅es 脿 de s茅rieux probl猫mes s'agissant du mat茅riel m茅dical, mais 茅galement des effectifs qui restent encore faibles聽: un m茅decin pour 9聽908聽habitants, un infirmier pour 2聽416聽habitants, une sage-femme pour 2聽118聽femmes en 芒ge de procr茅ation[202]. Chaque ann茅e de nouveaux cadres sup茅rieurs de la sant茅 form茅s dans les universit茅s de Bouak茅 et d鈥橝bidjan et de nouveaux agents de sant茅 issus des Instituts de formation des agents de la sant茅 (INFAS) sont mis 脿 la disposition des formations sanitaires du pays. Pourtant, la situation sanitaire du pays est jug茅e pr茅occupante et l鈥檃cc猫s aux soins de sant茅 difficile[203].

Impact de la crise

Centre de sant茅 urbain dans un quartier de Bouak茅.

La pauvret茅 s鈥檈st aggrav茅e depuis 1999 avec le d茅but des crises politico-militaires. En C么te d'Ivoire l'indice de pauvret茅 humaine 鈥 la proportion de personnes en dessous du seuil de d茅veloppement humain admis 鈥 atteint 40,3聽% en 2004, classant ainsi le pays au 92e rang sur 108聽pays en d茅veloppement[204]. Cette situation a un impact n茅gatif sur la sant茅 des populations聽: le nombre de malades s鈥檈st accru, passant de 17聽242 en 2001 脿 19聽944 en 2005. La situation 茅pid茅miologique est caract茅ris茅e par une pr茅pond茅rance des maladies infectieuses, 脿 l'origine d鈥檜n taux de morbidit茅 de plus de 50 脿 60聽% et d鈥檜n taux 茅lev茅 de mortalit茅 estim茅 脿 14,2 pour 1聽000聽; ce sont essentiellement l鈥檌nfection 脿 VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme. La premi猫re cause de consultation chez les adultes et de d茅c猫s chez les enfants de moins de 5聽ans demeure le paludisme[205].

Les efforts engag茅s par l鈥櫭塼at depuis 1996 dans le cadre du programme national sanitaire, visant 脿 am茅liorer la sant茅 des populations pour l鈥檃d茅quation entre l鈥檕ffre et la demande des services de sant茅, ont 茅t茅 annul茅s par la guerre聽; et, du fait de la guerre, les ressources de l鈥櫭塼at ont diminu茅, limitant celles allou茅es 脿 la sant茅 脿 seulement 7聽% du budget national. La couverture vaccinale reste cependant bonne et a permis l鈥櫭﹔adication de plusieurs maladies end茅miques[205].

La situation reste par contre assez alarmante s'agissant des IST et MST pour lesquelles la frange de la population la plus touch茅e est f茅minine. Il a 茅t茅 observ茅 que 7聽% de la population ivoirienne 茅tait infect茅e en 2003, soit 570聽000聽personnes vivant avec le VIH, pour 47聽000聽d茅c猫s par an[206],[207]. Ces chiffres sont en hausse et demeurent une pr茅occupation pour le Minist猫re de la lutte contre le SIDA[208], sp茅cialement cr茅茅 pour faire face au fl茅au. Le co没t des soins de sant茅 et des m茅dicaments, l'absence ou la v茅tust茅 du mat茅riel m茅dical et parfois le d茅ficit en personnels soignants, conduisent les populations pauvres vers les th茅rapies naturelles et la m茅decine traditionnelle ax茅e sur les plantes. Ces m锚mes raisons expliquent le ph茅nom猫ne de plus en plus inqui茅tant des 芦聽pharmacies de rue聽禄, constitu茅es par des vendeurs ambulants de m茅dicaments souvent prohib茅s[209],[210].

Le taux de croissance de la population est estim茅 en 2008 脿 1,96聽%, celui des naissances 脿 34,26 pour 1聽000, le taux de d茅c猫s 脿 14,65 pour 1聽000 et l'esp茅rance de vie 脿 49,18聽ans, dont 46,63聽ans pour les hommes et 51,82聽ans pour les femmes[206].

Soci茅t茅

La forte pouss茅e d茅mographique enregistr茅e dans les zones urbaines, l鈥檈xode des populations allog猫nes et 茅trang猫res vers des terres propices aux cultures de rente notamment, ainsi que la jeunesse de la population ivoirienne, contribuent 脿 l鈥櫭﹎ergence ou 脿 l鈥檈xacerbation des probl猫mes li茅s 脿 l鈥檈mploi, aux conflits fonciers, 脿 l鈥habitat et 脿 l鈥environnement. Constitu茅es en vue d鈥檃pporter un appui aux pouvoirs publics pour la conduite d鈥檃ctions de d茅veloppement en faveur des populations, les organisations non gouvernementales peinent 脿 remplir leurs missions[203].

Emploi

Une vue du Port Autonome d鈥橝bidjan (PAA), poumon de l鈥櫭ヽonomie ivoirienne et creuset d鈥檈mplois

En 2012, la population active en C么te d鈥橧voire est globalement estim茅e 脿 14聽607聽741聽personnes sur une population de 22聽454聽692. Le taux d'actif est alors de 65,1聽%, soit 9聽492聽150聽personnes[211]. Au cours de cette m锚me ann茅e, il est d茅nombr茅 285聽000聽fonctionnaires apr猫s les mesures de d茅graissage de la fonction publique mises en 艙uvre une d茅cennie plus t么t, en ex茅cution de la politique d鈥ajustement structurel prescrite par le Fonds mon茅taire international (FMI) et la Banque mondiale et ce, pour r茅duire l鈥檌mpact des salaires sur le budget de l鈥櫭塼at. Cet effectif qui a tr猫s peu vari茅 au cours des derni猫res ann茅es laisse une place plus importante au secteur priv茅 qui emploie quant 脿 lui 498聽906聽salari茅s en 2002, contre 556聽678 en 1998[212], la baisse enregistr茅e 茅tant la cons茅quence des crises 脿 r茅p茅tition que conna卯t le pays depuis 1999. De nombreuses entreprises ont ferm茅 ou d茅localis茅 leurs activit茅s, notamment dans le gros domaine de l鈥industrie touristique, du transit et de la grosse banque.

Les structures publiques ou priv茅es, pourvoyeuses d鈥檈mplois salari茅s, ne peuvent toutefois absorber qu鈥檜ne proportion relativement faible de la population en 芒ge de travailler[213]. Or, celle-ci conna卯t une augmentation en rapport avec la croissance d茅mographique et la structure de la population ivoirienne, constitu茅e d鈥檜n fort pourcentage de jeunes. Le nombre de sans emplois (population en qu锚te d鈥檜n premier emploi) et de ch么meurs g茅n茅r茅s par la crise 茅conomique reste donc important et la question de l鈥檈mploi demeure en C么te d鈥橧voire, un probl猫me crucial de d茅veloppement[214].

L'une des solutions envisag茅es pour rem茅dier au probl猫me du ch么mage r茅side dans la diversification des emplois, par la cr茅ation d鈥檃ctivit茅s ind茅pendantes g茅n茅ratrices de revenus, en compl茅ment des emplois salari茅s[214]. Il est not茅 une multiplication des petits m茅tiers et emplois pr茅caires. Le secteur agricole, anim茅 par 3聽893聽893聽personnes avec 7,5聽% de salari茅s, comprend 52聽% de travailleurs ind茅pendants, 40,2聽% de travailleurs familiaux聽; 0,3聽% sont constitu茅s par d鈥檃utres intervenants. La population agricole repr茅sente 2/3 de la population ivoirienne active, avec 45聽% de femmes plus actives dans le domaine mara卯cher, pour 55聽% d鈥檋ommes plus pr茅sents dans l鈥檃griculture d鈥檈xploitation[212]. Le secteur informel pr茅sente 茅galement un certain dynamisme et concerne tant l鈥agriculture, les services que l'industrie. Il occupe 4聽107聽595聽personnes en 2002, contre 1聽698聽300 en 1995, soit une augmentation de 142聽% en 7聽ans. Cette forte croissance est due 脿 la politique d鈥檃uto-emploi pr么n茅e par le gouvernement ivoirien depuis le d茅but de la crise 茅conomique, mais 茅galement 脿 la saturation du march茅 du travail salari茅. En d茅pit de ces 茅volutions jug茅es positives, le taux de ch么mage reste 茅lev茅. En 2002, il repr茅sente 6,2聽% de la population active, soit 402聽274聽ch么meurs sur une population active de 6聽502聽115[212].

Conflits fonciers, habitat et environnement

Une vue d鈥檜n centre de traitement de dechets 脿 Abidjan

La forte pouss茅e d茅mographique dans les zones foresti猫res, propices au d茅veloppement des cultures d鈥檈xportation que constituent le caf茅 et le cacao, n鈥檈st pas sans cons茅quence sur l鈥櫭﹙olution des zones d鈥檃ccueil. Le couvert forestier et les terres arables connaissent une r茅duction rapide et importante, due 脿 l鈥檈xploitation massive. La pression s鈥檃ccro卯t in茅vitablement autour des terres disponibles, entra卯nant des conflits entre autochtones et allog猫nes issus d鈥檃utres r茅gions du pays, mais 茅galement entre autochtones et 茅trangers[215]. Plusieurs r茅gions du pays sont concern茅es par ces conflits, qui mettent souvent 脿 mal la coh茅sion sociale. Ils font, dans la quasi-totalit茅 des cas, l鈥檕bjet de r茅solution pacifique, gr芒ce 脿 l鈥檌mplication des autorit茅s administratives, politiques et coutumi猫res[216]. Dans certaines r茅gions de la C么te d'Ivoire, la femme n'a pas acc猫s 脿 la propri茅t茅 fonci猫re selon la coutume[217].

Dans ces m锚mes zones, la for锚t est l鈥檜ne des principales victimes de la croissance d茅mographique du pays. Elle subit des agressions multiples dues 脿 la mutation du mode de production agricole 茅voluant d'une agriculture de subsistance vers des cultures commerciales ou p茅rennes, d茅voreuses de terres et d鈥檃rbres, mais 茅galement d茅favorables 脿 la biodiversit茅[215]. Le surpeuplement des zones urbaines d没 aux migrations de populations depuis les campagnes, affecte 茅galement l鈥檈nvironnement dans les villes. Les actions des autorit茅s d茅centralis茅es se r茅v猫lent inefficaces face aux probl猫mes li茅s 脿 l鈥檋ygi猫ne et la salubrit茅 publiques en zone urbaine. Abidjan, capitale 茅conomique du pays, croule sous le poids des ordures m茅nag猫res et doit faire face 脿 une pollution de l'air et des eaux lagunaires. Un minist猫re charg茅 de la salubrit茅 et de la ville a 茅t茅 sp茅cialement cr茅茅 en avril 2007, pour aider 脿 la r茅solution de ce probl猫me qui se pose dans un contexte de d茅ficit de logements. Dans les grandes agglom茅rations urbaines, l鈥檕ffre d鈥habitats 脿 loyers mod茅r茅s demeure nettement en de莽脿 des besoins exprim茅s. La situation pr茅caire de nombreux immigr茅s, la guerre et l鈥檈xode des populations fuyant les zones de conflits ont conduit 脿 la prolif茅ration des bidonvilles, caract茅ris茅s par des habitats insalubres notamment 脿 Abidjan et dans sa banlieue[214].

Probl猫mes sociaux et ONG

Le mouvement associatif, marqu茅 au d茅but des ann茅es 1990 par un accroissement rapide du nombre des Organisations non gouvernementales (ONG) conna卯t 脿 nouveau une recrudescence depuis le d茅clenchement de la crise arm茅e en septembre 2002[218]. L'action des ONG couvre des domaines vari茅s de la vie sociale tels la sensibilisation et le soutien aux personnes vivant avec le VIH-SIDA, l鈥檃ide aux victimes de la guerre, l'encadrement des orphelins ou des enfants de la rue, l'aide aux femmes battues. Certaines associations m猫nent plut么t des actions 脿 caract猫re politique, orientant leurs op茅rations vers le soutien aux formations politiques, la d茅fense des droits de l'homme ou l'animation d'espaces de discussion de rue.
Consid茅r茅es par les citoyens comme des recours fiables contre les dysfonctionnements des programmes sociaux et politiques mis en 艙uvre par le gouvernement, ces organisations essaiment l'ensemble du territoire national et semblent traduire une certaine vitalit茅 de la soci茅t茅 civile ivoirienne. Toutefois, une observation de la vie des associations r茅v猫le, pour certaines d'entre elles, que la perspective de financements et d'appuis mat茅riels int茅rieurs ou ext茅rieurs, constitue la principale motivation. Des cas d鈥檈xtorsion de fonds et d鈥檈scroquerie ont pu 锚tre enregistr茅s.

Criminalit茅

La C么te d'Ivoire, avec 56,9 meurtres pour 100聽000聽habitants, arrive troisi猫me au niveau mondial juste derri猫re le Honduras et le Salvador et en t锚te de l'Afrique pour le taux de meurtres. Des donn茅es que n'expliquent pas uniquement la crise post茅lectorale des premiers mois de 2011[219]. Ce nombre d'homicides aurait depuis grandement diminu茅 avec un taux de 10,4 pour 100聽000 en 2012[220]. Ce taux est remont茅 脿 11,63 en 2015[221].

Langues et vie sociale

La C么te d'Ivoire est membre de l'Organisation internationale de la francophonie. De plus, les villes d'Abidjan, Bouak茅, Grand Bassam, Yamoussoukro de m锚me que l'Union des Villes et Communes de C么te d'Ivoire sont membres de l'Association internationale des maires francophones[222].

De la litt茅rature aux monuments

Masque baoul茅.

La C么te d鈥橧voire pr茅sente une litt茅rature abondante, riche de sa diversit茅 de style et de ses proverbes, soutenue par des infrastructures 茅ditoriales relativement solides et des auteurs de diff茅rentes notori茅t茅s. Les plus c茅l猫bres de ces auteurs sont Bernard Dadi茅, journaliste, conteur, dramaturge, romancier et po猫te qui domine la litt茅rature ivoirienne d猫s les ann茅es trente, Ak茅 Loba (L'脡tudiant noir, 1960) et Ahmadou Kourouma (Les Soleils des ind茅pendances, 1968) qui a obtenu le Prix du Livre Inter en 1998 pour son ouvrage devenu un grand classique du continent africain En attendant le vote des b锚tes sauvages[223]. 脌 ceux-ci s'ajoute une deuxi猫me g茅n茅ration d'auteurs de plus en plus lus dont V茅ronique Tadjo, Tanella Boni, Isaie Biton Koulibaly, Maurice Bandaman, Camara Nangala...Une troisi猫me g茅n茅ration se signale d茅j脿 avec des auteurs tels que Sylvain Kean Zoh (La voie de ma rue, 2002) et (Le printemps de la fleur fan茅e, 2009) ou Josu茅 Gu茅bo (L'or n'a jamais 茅t茅 un m茅tal, 2009) et (Mon pays, ce soir, 2011).

L'art ivoirien se caract茅rise par de nombreux objets usuels ou culturels (ustensiles, statues, masques鈥) r茅alis茅s dans diverses mati猫res et dans diverses parties du pays par chacun des groupes culturels qui t茅moigne de son art de vivre par ses r茅alisations. Ainsi, des mat茅riaux tels le bois ou le bronze, le raphia ou le rotin ou encore le bambou permettent la r茅alisation de vanneries, sculptures, meubles d鈥檃rt, statues et masques.

Les masques Dan, Baoul茅s, Gouros, Gu茅r茅s et B茅t茅s sont les plus connus. L鈥檃rt du tissage est 茅galement partag茅 par les Baoul茅s et les S茅noufos qui sont en outre reconnus pour leur peinture sur tissu. Des figurines de cuivre servant autrefois 脿 peser l鈥檕r sont aujourd'hui utilis茅es comme ornementation, particuli猫rement dans l'aire culturelle Akan. Mais la danse, soutenue par une vari茅t茅 d'instruments de musique (tam-tams, balafons), reste une pratique largement partag茅e par tous les peuples ivoiriens traditionnels. Certaines danses ont acquis une c茅l茅brit茅 nationale聽: le Temate de Facobly, la danse des 茅chassiers de Gouessesso et Danan茅, le Boloye du pays s茅noufo, le Zaouli du pays gouro. Il convient 茅galement de citer les poteries artistiques fabriqu茅es notamment par des femmes, et enti猫rement r茅alis茅es 脿 la main. Les poteries de Katiola sont les plus c茅l猫bres du pays. Ce patrimoine culturel est abondant et disponible. De nombreuses 艙uvres traditionnelles (surtout les sculptures) sont vendues aux touristes de passage dans les villes baln茅aires comme Grand-Bassam ou Assinie. D'autres encore sont expos茅es dans des galeries d'art ou au mus茅e des civilisations d'Abidjan.

Des peintres tels que Gilbert G. Groud ou Michel Kodjo exposent assez fr茅quemment des 艙uvres de notori茅t茅, alors que la bande dessin茅e est domin茅e par Zohor茅 Lassane, caricaturiste et fondateur du journal d'humour et de satire Gbich聽!.

La C么te d鈥橧voire poss猫de une grande vari茅t茅 de monuments historiques. Grand-Bassam, premi猫re capitale de la C么te d鈥橧voire, abrite le palais du Gouverneur, si猫ge du premier gouvernement 脿 la colonie des Fran莽ais 脿 la R茅publique de C么te d鈥橧voire, pr茅-fabriqu茅 en France, avant d'锚tre reconstruit et am茅lior茅 en C么te d鈥橧voire en 1893. La ville compte 茅galement au nombre de ses b芒timents pittoresques de style colonial, la maison Varlet et la maison Ganamet appartenant 脿 l'茅poque 脿 de riches commer莽ants et dont l'architecture int猫gre des mat茅riaux locaux de construction.

Abidjan, la cath茅drale Saint-Paul pr茅sente une architecture tr猫s particuli猫re et contient deux pans entiers de vitraux repr茅sentant l'arriv茅e des missionnaires en Afrique. 脌 Yamoussoukro, la basilique Notre-Dame-de-la-Paix de Yamoussoukro inaugur茅e et consacr茅e par le pape Jean-Paul II en 1990, est une r茅plique de la basilique Saint-Pierre de Rome et peut accueillir, dans sa partie centrale 18聽000聽personnes dont 7聽000聽assises, 30聽000聽personnes debout sur son parvis et plus de 150聽000聽personnes debout dans l'espace compris entre les colonnes de son esplanade. Elle est d'autre part consid茅r茅e comme l'un des 茅difices religieux les plus grands et les plus vastes au monde, respectivement en termes de hauteur et de superficie[224],[225], et a n茅cessit茅 environ 300聽millions de dollars pour sa construction[226]. Mais le b芒timent de la Fondation F茅lix Houphou毛t-Boigny pour la recherche de la paix est 茅galement remarquable.

Dans le nord du pays, des 茅difices religieux musulmans de style soudanais caract茅ris茅s par un type d'architecture introduit dans l'Empire du Mali au XIVe聽si猫cle sont 茅galement remarquables. Les plus significatifs sont la mosqu茅e de Kaouara (d茅partement de Ouangolodougou), la mosqu茅e de Tengr茅la, la mosqu茅e de Kouto, la mosqu茅e de Nambira (sous-pr茅fecture de M'Bengu茅), les deux mosqu茅es de Kong ayant, selon les sp茅cialistes, une triple valeur architecturale, historique et patrimoniale[227].

Religion

Mosqu茅e de Kong (nord de la C么te d'Ivoire).

La C么te d'Ivoire est un pays membre de l'Organisation de la coop茅ration islamique. D'apr猫s le recensement de 2014, les religions les plus pratiqu茅es en C么te d鈥橧voire sont l'islam avec 42,9聽% et le christianisme avec 33,9聽% (dont catholicisme 17,2聽% et christianisme 茅vang茅lique 11,8聽% (une partie est regroup茅e dans la F茅d茅ration 茅vang茅lique de C么te d'Ivoire)). L'animisme (religions traditionnelles), qui maintient une influence assez forte sur toutes les autres croyances, repr茅sente 3,6聽% de la population. En marge de ces grands courants, 19,1聽% des habitants n'ont pas de religion[34]. Les missionnaires catholiques sont arriv茅s 脿 la fin du XIXe聽si猫cle gr芒ce 脿 la Soci茅t茅 des missions africaines de Lyon. La pr茅fecture apostolique de C么te d'Ivoire a 茅t茅 茅rig茅e en 1895. Aujourd'hui le pays est subdivis茅 en 4 archidioc猫ses (dont le plus important est l'archidioc猫se d'Abidjan) et en 12 dioc猫ses.

Le christianisme et l'islam sont pratiqu茅s dans une vari茅t茅 de formes dans tout le pays. Les missionnaires chr茅tiens sont arriv茅s sur le littoral ivoirien au XVIIe聽si猫cle, mais le catholicisme a commenc茅 脿 s'implanter 脿 la fin du XIXe聽si猫cle. Les f锚tes chr茅tiennes et les c茅l茅brations musulmanes sont librement organis茅es par les fid猫les de ces religions et reconnues par tous. La tol茅rance est l'attitude g茅n茅rale envers la pratique de la religion et les communaut茅s religieuses coexistent en g茅n茅ral pacifiquement. Cette tol茅rance religieuse fait 茅galement partie de la pratique des pouvoirs publics. La C么te d鈥橧voire est certes un 脡tat la茂c, mais des fonctionnaires sont souvent d茅sign茅s pour repr茅senter l'脡tat 脿 des c茅r茅monies religieuses et certaines 茅coles confessionnelles re莽oivent des aides financi猫res de l'脡tat[228].

Sports, m茅dias, loisirs et arts du spectacle

De nombreuses disciplines sportives sont pratiqu茅es dans le pays. Des possibilit茅s diverses de pratique de golf existent avec les terrains de golf d鈥Abidjan, de Yamoussoukro et de San-P茅dro qui offrent quatre parcours de 9 脿 18 trous. Chaque ann茅e un open international dot茅 du prix F茅lix Houphou毛t-Boigny est organis茅 et enregistre des participants de notori茅t茅.

Les plans d鈥檈au lagunaires et la mer offrent aussi de v茅ritables possibilit茅s sportives dont notamment la p锚che sportive, la plong茅e et la chasse sous-marine, le surf, la voile, la planche 脿 voile, le cano毛-kayak ou encore le beach-volley. L鈥茅quitation ainsi que les sports m茅caniques (rallye du Bandama, moto-cross) sont 茅galement pratiqu茅s dans le pays. Le handball, le basket-ball, le volley-ball, le rugby, l'athl茅tisme et le tennis figurent parmi les disciplines sportives 茅galement pratiqu茅es en C么te d鈥橧voire.

Cependant, le football reste le sport roi en C么te d鈥橧voire. N茅anmoins la plupart des clubs professionnels font face 脿 des difficult茅s financi猫res[229]. Ce sport populaire jusque dans les contr茅es les plus profondes du pays est largement pratiqu茅. Chaque ville et m锚me chaque quartier organise ses propres tournois de maracana (Il faut souligner au passage que la C么te d'Ivoire a une 茅quipe nationale de Maracana qui a 茅t茅 championne 脿 la Coupe d'Afrique des Nations de Maracana en 2012 et 2013). La F茅d茅ration ivoirienne de football organise et encadre la discipline domin茅e 脿 l'茅chelon national par les 茅quipes de l'Africa Sports National et l'ASEC Mimosas dans le temps. Mais depuis deux ans, le S茅w茅 Sport de San P茅dro r猫gne sur le championnat national. De nombreux footballeurs 茅voluent hors du pays dans des formations sportives prestigieuses. Ils sont pour la plupart, s茅lectionn茅s dans l'茅quipe nationale 鈥 les 脡l茅phants 鈥 lors des comp茅titions sportives internationales. Autrefois emmen茅s par des joueurs comme Ben Badi, Gadji Celi et Alain Gouam茅n茅, les 脡l茅phants connaissent 茅galement un franc succ猫s avec la g茅n茅ration Didier Drogba qui a notamment 茅t茅 la premi猫re 脿 avoir 茅t茅 qualifi茅e pour la Coupe du monde de football 2006.

Masques et statuettes en exposition dans le commerce.

Le paysage m茅diatique est anim茅 par les organes audiovisuels, la presse 茅crite, les organes de r茅gulation de la profession, en l'occurrence la Commission nationale de la presse remplac茅e en 2004 par le conseil national de la presse (CNP) et le Conseil national de la communication audiovisuelle (CNCA) et un organe d'autor茅gulation聽: l'Observatoire de la libert茅 de la presse, l'茅thique et de la d茅ontologie (OLPED). Depuis 1991, les m茅dias en C么te d鈥橧voire sont r茅gis par la loi[230],[231],[232]. La Radiodiffusion t茅l茅vision ivoirienne (RTI) est l'organisme de diffusion radiophonique et audiovisuel de l'脡tat ivoirien. Elle est financ茅e par la redevance, la publicit茅 et des subventions. Elle comporte deux cha卯nes de t茅l茅vision et deux stations de radio聽: La Premi猫re, g茅n茅raliste聽; TV2, th茅matique d茅di茅e au divertissement en majorit茅 et 茅mettant dans un rayon limit茅 脿 200聽km autour d'Abidjan聽; Radio C么te d'Ivoire, g茅n茅raliste聽; Fr茅quence 2, cha卯ne de divertissement聽; Radio Jam, premi猫re radio priv茅e du pays聽; Africahit Music TV.

Des journaux de diverses audiences paraissent 茅galement principalement 脿 Abidjan. Hormis les journaux du Groupe Fraternit茅 Matin (Presse d'脡tat, 25聽000聽exemplaires, quotidien), la quinzaine d'autres titres est d茅tenue par des entreprises priv茅es.

Danse de r茅jouissance, masque Zaouli du pays Gouro, r茅gion du Centre ouest de C么te d'Ivoire.

La musique ivoirienne comporte plusieurs courants qui peuvent se r茅partir entre les pr茅curseurs (Ziglibithy, Gb茅gb茅, L茅kin茅...), ceux de seconde g茅n茅ration (Zouglou, Meiway, Mapouka, Youssoumba...) et les courants modernes (Coup茅-d茅cal茅). Elle int猫gre 茅galement de nombreuses danses. Les animateurs des courants pr茅curseurs sont, pour les plus connus聽: Am茅d茅e Pierre, roi du Dop茅 (nom b茅t茅 du rossignol), Allah Th茅r猫se, Tima Gbahi, Gu茅i Jean, Zakry No毛l, n-zi (r&b). Les moins traditionalistes sont Anouman Brou F茅lix, Mamadou Doumbia, Fran莽ois Lougah, Ernesto Dj茅dj茅 et Justin Stanislas. Une vague d鈥檃rtistes modernes peut 锚tre cit茅e. Il s鈥檃git pour le reggae, de Alpha Blondy, Tiken Jah, Isma毛l Isaac, Serges Kassi, Fadal Dey聽; pour le zouglou聽: Serges Bil茅, Yod茅 et l鈥檈nfant siro, Magic System, Soum Bill, Espoir 2000, pour le Youssoumba, Aboutou Roots聽; pour la musique mandingue, de A茂cha Kon茅, Mawa Traor茅, Kandet Kantet, Affou K茅茂ta聽; pour la musique des Disc-Jockeys, de Douk Saga, La Jet Set, DJ Arafat, Debordo Leekunfa, DJ Lewis, Don Mike le Gourou, DJ Jacob et bien d'autres聽; pour les vari茅t茅s, de Meiway, Les Reines-M猫res avec Werewere Liking et N'serel Njock, Bailly Spinto, Johnny La Fleur, Luckson Padaud, Betika, Affo Love, Mathey, Tiane, Nigui Saff K-Dance, Soth茅ka, Alain de Marie, Jo毛lle-C聽; pour le jazz, Luc Sigui, Paco Sery, et Isaac Kemo saxophoniste talentueux, pour la musique religieuse, de Sch茅kina, O鈥橬el Mala, Pasteur Adj茅i, Constance, les fr猫res Coulibaly... et pour la musique sentimentale, de Daouda, Frost. RTI Music Awards r茅compense les meilleurs artistes ivoiriens et africains de l'ann茅e. Ce troph茅e est d茅cern茅 par la RTI.

Le genre th茅芒tral est domin茅 par le groupe panafricain Ki-Yi Mbock de Werewere Liking et de nombreux humoristes dont Digbeu Cravate, Zoumana, Adj茅 Daniel, Gbi de Fer, Jimmy Danger, Doh Kanon, Adrienne Koutouan, Marie Louise Asseu, Adama Dahico, Bamba Bakary et le duo Zongo et Tao qui, tous, se produisent 脿 la fois dans les salles de spectacles, 脿 la t茅l茅vision et dans des films.

Le cin茅ma ivoirien, depuis l'av猫nement du num茅rique, a connu, d猫s 2004, de nouvelles sorties de films comme Coup茅-d茅cal茅 de Fadiga de Milano, Le Bijou du sergent Digbeu[233] de Alex Kouassi, Signature de Alain Guikou ou Un homme pour deux s艙urs de Marie-Louise Asseu. Actuellement on assiste 脿 la sortie d'un film tous les trois mois en moyenne. Ces films connaissent souvent des d茅fauts techniques (image ou son), mais leur rythme de production repr茅sente, gr芒ce au num茅rique, un nouveau d茅part pour le cin茅ma ivoirien.

Le March茅 des arts du spectacle africain (MASA) cr茅茅 en 1993 par l鈥Organisation internationale de la francophonie, est devenu depuis mars 1998 un programme international de d茅veloppement des arts vivants africains. C'est un projet artistique panafricain comprenant un march茅 de spectacles, un forum de professionnels et un festival qui se d茅roule 脿 Abidjan tous les deux ans[234].

Faya Flow est le plus grand concours de hip hop de C么te d'Ivoire. Il est organis茅 depuis 2005 par l鈥檃ssociation Jeunesse Active de la Culture Hip hop (JACH, lu 芦聽jack聽禄). Consacrant l鈥檜sage de la parole, du corps, et de la sc猫ne聽; notamment 脿 travers les chants et textes po茅tiques, la danse et la chor茅graphie, ce concours r茅v猫le le potentiel artistique des talents en herbe qui sont par la suite r茅compens茅s et encourag茅s.

Une planche de bande dessin茅e r茅alis茅e par Benjamin Kouadio alias Kbenjamin d茅non莽ant un comportement raciste.

Le neuvi猫me art ivoirien est caract茅ris茅 par plusieurs genres聽: r茅aliste, semi-r茅aliste, humoristique, science-fiction, etc. L'humour est le plus pris茅 par les Ivoiriens. Les th猫mes abord茅s par les auteurs ont trait 脿 leur v茅cu quotidien. Les faits comme le ch么mage, le banditisme, la pauvret茅, le syst猫me D (d茅brouillardise), l鈥檌nfid茅lit茅 sont trait茅s sur un ton l茅ger. Les auteurs qui animent cet univers culturel ivoirien sont nombreux聽: Gilbert G. Groud, Marguerite Abouet(sc茅nariste), Benjamin Kouadio, Lassane Zohor茅, Lacombe, Bertin Amanvi, Hilary Simplice, Kan Souffle, Jess Sah Bi, Atsin D茅sir茅... Les personnages ivoiriens de bande dessin茅e sont Cauphy Gombo, John Koutoukou, Tommy Lapoasse, Z茅z茅, Dago, Sergent Deutogo, Jo Bleck, Les sorci猫res, Petit Papou... Le journal satirique Gbich est pour beaucoup dans la vulgarisation de ce m茅dium qu'est la bande dessin茅e en C么te d'Ivoire.

Relations internationales

D茅nomination du pays

Le gouvernement ivoirien a d茅cid茅 que le nom du pays serait C么te d'Ivoire (sans trait d'union) et s'oppose 脿 toute autre graphie notamment 脿 C么te-d'Ivoire (avec un trait d'union). Il s'oppose 茅galement aux traductions du nom en diverses langues en d茅pit de la persistance de l'usage (Ivory Coast en anglais, Costa d'Avorio en italien, Costa de Marfil en espagnol, 芦聽爻丕丨賱 丕賱毓丕噩聽禄 en arabe, Costa do Marfim en portugais, Elfenbeink眉ste en allemand,聽etc.). La graphie C么te d'Ivoire[235],[236],[237],[238],[239] est la plus courante, cependant on trouve aussi C么te-d'Ivoire[240],[241],[242] suivant une r猫gle de la toponymie fran莽aise qui veut que les noms fran莽ais des collectivit茅s locales administratives en France aient leurs composants li茅s par des traits d鈥檜nion[243] (cependant cette r猫gle conna卯t des exceptions m锚me en France pour des raisons historiques, par exemple pour les Pays de la Loire ou le Territoire de Belfort, et ne s鈥檃pplique pas non plus 脿 la toponymie officielle 茅trang猫re, puisque les d茅nominations officielles reconnues sont celles mentionn茅es par chaque pays 脿 l鈥橭NU聽; cette r猫gle ne s鈥檌mpose pas non plus 脿 l'usage non officiel, hors du contexte l茅gal et administratif).

Relations diplomatiques

Le Secr茅taire g茅n茅ral de l'ONU 茅changeant avec le ministre ivoirien des Affaires 茅trang猫res 脿 Abidjan.

En Afrique, la diplomatie ivoirienne a privil茅gi茅 l'option d'une coop茅ration par paliers. Elle forme, en 1959, le Conseil de l'Entente avec le Dahomey (B茅nin), la Haute-Volta (Burkina Faso) le Niger et le Togo聽; en 1965, l鈥橭rganisation commune africaine et malgache (OCAM)聽; en 1972, la Communaut茅 茅conomique de l鈥橝frique de l鈥橭uest (CEAO)聽; et en 1975 la Communaut茅 茅conomique des 脡tats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Membre fondateur de l鈥Organisation de l'unit茅 africaine (OUA) en 1963, puis de l鈥Union africaine en 2000, la C么te d鈥橧voire y d茅fend le respect de la souverainet茅 des 脡tats ainsi que le renforcement de la coop茅ration et de la paix entre les pays africains.

Dans le monde, la diplomatie ivoirienne milite pour des relations 茅conomiques et commerciales 茅quitables, notamment la juste r茅mun茅ration des productions agricoles et la promotion de relations pacifiques avec tous les pays. La C么te d鈥橧voire entretient de ce fait des relations diplomatiques avec de nombreux pays d'Afrique et du monde[244]. Elle a notamment sign茅 la Convention relative au statut des r茅fugi茅s, son protocole de 1967, et la Convention de 1969 gouvernant les aspects sp茅cifiques des probl猫mes du r茅fugi茅 en Afrique[39]. Ses repr茅sentations diplomatiques 脿 l'茅tranger sont install茅es sur tous les continents et ce pays, membre de l'ONU, entretient des rapports plus ou moins 茅troits avec plusieurs nations.

Relations sino-ivoiriennes

Coop茅ration sino-ivoirienne entre 1983 et 2013.

Selon Xavier Aur茅gan, doctorant 脿 l'Institut fran莽ais de g茅opolitique, de 1983 脿 2013, 174 projets de coop茅ration (aide publique au d茅veloppement) et investissements chinois ont 茅t茅 r茅alis茅s en C么te d'Ivoire[246]. Sur ces 174 projets, 112 repr茅sentent environ 12聽milliards d'euros. Le projet le plus co没teux est le p么le urbain 脿 Abidjan (8,9 milliard d'euros). En outre, les infrastructures constituent 86聽% de l'aide publique chinoise. La majorit茅 de cette derni猫re fut accord茅e durant la crise politique ivoirienne entre 2002 et 2010, soit, 69聽% (8,3聽milliards d'euros) sous la pr茅sidence de Laurent Gbagbo[247].

脌 Abidjan, les ressortissants chinois sont environ 2聽500. Ils exercent principalement dans le commerce, 脿 Adjam茅, ou la restauration, 脿 Cocody. Ils ont cr茅茅 environ 100聽entreprises[248].

Repr茅sentations diplomatiques de la C么te d鈥橧voire 脿 l鈥櫭﹖ranger[249]
Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud Drapeau de l'Alg茅rie Alg茅rie Drapeau de l'Allemagne Allemagne Drapeau de l'Angola Angola Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite Drapeau de l'Autriche Autriche
Drapeau de la Belgique Belgique Drapeau du Br茅sil Br茅sil Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso Drapeau du Cameroun Cameroun Drapeau du Canada Canada Drapeau de la R茅publique populaire de Chine Chine
Drapeau de la r茅publique du Congo R茅publique du Congo Drapeau de la Cor茅e du Sud Cor茅e du Sud Drapeau du Danemark Danemark Drapeau de l'脡gypte 脡gypte Drapeau de l'Espagne Espagne Drapeau des 脡tats-Unis 脡tats-Unis
Drapeau de l'脡thiopie 脡thiopie Drapeau de la France France Drapeau du Gabon Gabon Drapeau du Ghana Ghana Drapeau de la Guin茅e Guin茅e Drapeau de l'Inde Inde
Drapeau de l'Iran Iran Drapeau de la Palestine Palestine Drapeau de l'Italie Italie Drapeau du Japon Japon Drapeau du Lib茅ria Liberia Drapeau de la Libye Libye
Drapeau du Maroc Maroc Drapeau du Mexique Mexique Drapeau des Nations unies Nations unies Drapeau du Nigeria Nigeria Drapeau du Portugal Portugal Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de la Russie Russie Drapeau du S茅n茅gal S茅n茅gal Drapeau de la Suisse Suisse Drapeau du Tchad Tchad Drapeau de la Tunisie Tunisie
Drapeau de la Turquie Turquie Drapeau du Vatican Vatican
Repr茅sentations diplomatiques en C么te d鈥橧voire[250]
Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud Drapeau de l'Alg茅rie Alg茅rie Drapeau de l'Allemagne Allemagne Drapeau de l'Angola Angola Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite Drapeau de l'Autriche Autriche
Drapeau de la Belgique Belgique Drapeau du Br茅sil Br茅sil Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso Drapeau du Cameroun Cameroun Drapeau du Canada Canada Drapeau du Cap-Vert Cap-Vert
Drapeau de la Colombie Colombie Drapeau de la R茅publique populaire de Chine Chine Drapeau de la r茅publique du Congo R茅publique du Congo Drapeau de la Cor茅e du Sud Cor茅e du Sud Drapeau de Cuba Cuba Drapeau du Danemark Danemark
Drapeau de l'脡gypte 脡gypte Drapeau de l'Espagne Espagne Drapeau des 脡tats-Unis 脡tats-Unis Drapeau de l'脡thiopie 脡thiopie Drapeau de la France France Drapeau du Gabon Gabon
Drapeau du Ghana Ghana Drapeau de la Gr猫ce Gr猫ce Drapeau de la Guin茅e Guin茅e Drapeau de l'Inde Inde Drapeau de l'Indon茅sie Indon茅sie Drapeau de l'Iran Iran
Drapeau d鈥橧sra毛l Isra毛l Drapeau de l'Italie Italie Drapeau du Japon Japon Drapeau du Kenya Kenya Drapeau du Kowe茂t Kowe茂t Drapeau du Liban Liban
Drapeau du Lib茅ria Liberia Drapeau de la Libye Libye Drapeau de Madagascar Madagascar Drapeau de la Malaisie Malaisie Drapeau du Mali Mali Drapeau de Malte Malte
Drapeau du Maroc Maroc Drapeau de la Mauritanie Mauritanie Drapeau des Nations unies Nations unies Drapeau du Niger Niger Drapeau du Nigeria Nigeria Drapeau de la Norv猫ge Norv猫ge
Drapeau du Pakistan Pakistan Drapeau de la Palestine Palestine Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas Drapeau du Portugal Portugal Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de la Russie Russie Drapeau du S茅n茅gal S茅n茅gal Drapeau de la Su猫de Su猫de Drapeau de la Suisse Suisse Drapeau de la Tch茅quie R茅publique tch猫que Drapeau de la Tha茂lande Tha茂lande
Drapeau de la Tunisie Tunisie Drapeau de la Turquie Turquie Drapeau de l鈥橴nion europ茅enneUnion europ茅enne Drapeau du Vatican Vatican Drapeau de la Zambie Zambie

Ordres et d茅corations

Ordres nationaux (2)[251]聽:

Ordres minist茅riels/sp茅cifiques (10)[251]聽:

  • Ordre de la Sant茅 publique
  • Ordre du M茅rite culturel
  • Ordre du M茅rite de l'脡ducation nationale
  • Ordre des Travaux publics
  • Ordre du M茅rite agricole
  • Ordre du M茅rite sportif
  • Ordre du M茅rite des Postes et T茅l茅communications
  • Ordre du M茅rite des Mines
  • Ordre du M茅rite maritime
  • Ordre du M茅rite de la Fonction publique

Codes internationaux utilis茅s

Code Norme ou liste
CI ISO 3166-1 (liste des codes pays) code alpha-2
CI liste des codes internationaux des plaques min茅ralogiques
.ci Domaine de premier niveau
CIV ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-3
CIV liste des codes pays du CIO
DI Code OACI des a茅roports
IV liste des codes pays utilis茅s par l'OTAN, code alpha-2 (d茅suet)
TU liste des pr茅fixes OACI d'immatriculation des a茅ronefs

Liste des pr茅sidents successifs

Date d'茅lection Identit茅 Parti Politique Qualit茅 Statut
1960 F茅lix Houphou毛t-Boigny PDCI Homme politique 茅lu
1995 Henri Konan B茅di茅 PDCI Homme politique 茅lu
1999 Robert Gu茅茂 UDPCI Homme politique Coup d'脡tat
2000 Laurent Gbagbo FPI Homme politique 茅lu
2011 Alassane Ouattara RDR Homme politique 茅lu
2015 Alassane Ouattara RHDP Homme politique 茅lu
2021 Alassane Ouattara RHDP Homme politique 茅lu

Voir aussi

Bibliographie

G茅n茅ralit茅s

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Histoire

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Economie

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Articles connexes

Liens externes

Notes et r茅f茅rences

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