Crise politico-militaire en C么te d'Ivoire

Crise ivoirienne

Informations g茅n茅rales
Date -
(4聽ans, 5聽mois et 13聽jours)
Lieu C么te d'Ivoire
Issue Accord de Ouagadougou
Bellig茅rants
Drapeau de la C么te d'Ivoire C么te d'Ivoire

Soutien聽:
Drapeau de la Bi茅lorussie Belarus[1],[2],[3],[4]

Drapeau de la France France[5],[6] (2002-2004)
Drapeau de la C么te d'Ivoire Forces nouvelles de C么te d'Ivoire
Drapeau de la C么te d'Ivoire MPIGO
Drapeau de la C么te d'Ivoire MJP
Soutien :
Burkina Faso[4]
Drapeau des Nations unies ONUCI
CEDEAO Drapeau de la France France (2004-2007)
Commandants
Laurent Gbagbo
Philippe Mangou
Charles Bl茅 Goud茅
Pasteur Gammi
Guillaume Soro
Issiaka Ouattara
Souma茂la Bakayoko
Mathias Dou茅
Drapeau des Nations unies Alan Doss
Drapeau des Nations unies Albert T茅vo茅djr猫
Drapeau des Nations unies Pierre Schori
Drapeau des Nations unies Papa Khalilou Fall
Drapeau des Nations unies Abdoulaye Fall
Drapeau des Nations unies Fernand Amoussou
Drapeau de la France Emmanuel Beth
Drapeau de la France Pierre Michel Joana
Drapeau de la France Henri Poncet
Drapeau de la France Elrick Irastorza
Drapeau de la France Antoine Lecerf
Forces en pr茅sence
Inconnues Inconnues Drapeau des Nations unies
6 000 hommes

Drapeau de la France
5 000 hommes[7]
Pertes
Inconnues Inconnues Drapeau de la France
27 morts[7]

Guerre civile de C么te d鈥橧voire

deux militaires de l'ONU portant des b茅rets bleus au quartier g茅n茅ral de l'op茅ration de l'ONU. en C么te d'Ivoire devant l'embl猫me de l'op茅ration de l'ONU en C么te d'Ivoire
Cr茅dit image:
licence CC BY-SA 3.0馃泩
Quartier g茅n茅ral de l'op茅ration des Nations Unies en C么te d'Ivoire (ONUCI).

La crise politico-militaire en C么te d'Ivoire ou guerre civile ivoirienne commence le , lorsque des soldats rebelles dont certains seraient venus du Burkina Faso[8] tentent de prendre le contr么le des villes d'Abidjan, Bouak茅 et Korhogo[9]. Ils 茅chouent dans leur tentative de prendre Abidjan mais parviennent 脿 occuper les deux autres villes, respectivement dans le centre et le Nord du pays.

La r茅bellion qui prendra plus tard le nom de 芦 Forces nouvelles 禄 occupe progressivement la moiti茅 nord du pays, le coupant ainsi en deux zones g茅ographiques distinctes : le sud tenu par les Forces arm茅es de C么te d'Ivoire (FANCI) et le nord tenu par les Forces arm茅es des Forces nouvelles (FAFN).

Un d茅but de solution se profile le avec la signature des accords de Linas-Marcoussis. Cependant, une brusque crispation en remet en cause toutes les avanc茅es obtenues. Une promesse de r猫glement final se dessine enfin avec la signature de l鈥檃ccord politique de Ouagadougou le , avant d'锚tre remis en cause 脿 l'occasion de l'茅lection pr茅sidentielle ivoirienne de 2010 et de la crise politique qui en r茅sulte. Cette situation se r茅sout 脿 la suite de la victoire militaire des Forces r茅publicaines de C么te d'Ivoire lors de la guerre ivoirienne de 2010-2011.

Forces en pr茅sence

Trois grandes composantes arm茅es sont en pr茅sence sur le territoire ivoirien :

  • Les forces de l'脡tat de C么te d'Ivoire :
    • les Forces arm茅es nationales de C么te d'Ivoire (FANCI) qui sont les forces officielles, 茅galement appel茅es loyalistes, constitu茅es et 茅quip茅es pour l'essentiel depuis l'ind茅pendance du pays en 1960,
    • l'脡tat b茅n茅ficie de l'appui des Jeunes patriotes, groupe nationaliste. Issu, comme Guillaume Soro, de la F茅d茅ration estudiantine et scolaire de C么te d'Ivoire (FESCI), Charles Bl茅 Goud茅, le chef des 芦 Jeunes patriotes 禄 est acquis 脿 la politique du pr茅sident Laurent Gbagbo ;
  • Les forces rebelles :
    • les Forces arm茅es des forces nouvelles (FAFN), qui sont les forces de la r茅bellion, tiennent 60 % du pays, avec environ 7 000 hommes arm茅s[10] (chiffre variable, en fonction des va-et-vient d'une partie de ces hommes avec le Liberia) constitu茅es et 茅quip茅es pour l'essentiel depuis le d茅but de la crise en 2002. Le mouvement rebelle a pu 茅merger et prendre autant d'importance avec le climat politique insoutenable qui suit l'茅lection contest茅e de Gbagbo en 2000, notamment 脿 cause du concept d'ivoirit茅 et des tentations x茅nophobes qui exclut tout un panel de la population de la vie politique. Ainsi, le mouvement rebelle est concentr茅 dans le Nord et vers les fronti猫res du pays, l脿 o霉 l'on retrouve une grande part d'茅trangers. Le mouvement rebelle est aussi apparu en contestation d'abus et de discriminations men茅s par la police et les gendarmes,
    • elles sont renforc茅es par des suppl茅tifs ivoiriens dont de nombreux chasseurs traditionnels (Dozo) ;
  • Les forces de maintien de la paix :

Origine du conflit

Le r猫gne de F茅lix Houphou毛t-Boigny

Sous la pr茅sidence de F茅lix Houphou毛t-Boigny (de 1960 jusqu'脿 sa mort en 1993), la C么te d'Ivoire est un pays tr猫s bien int茅gr茅 dans le commerce mondial. Les principales recettes de l'脡tat viennent de l'exportation de mati猫res premi猫res produites dans la zone foresti猫re, notamment le cacao (dont la C么te d'Ivoire est le premier producteur mondial), le caf茅 et le coton mais 茅galement le gaz naturel.

Ce commerce ext茅rieur a permis au pays de se d茅velopper et aux citoyens d'avoir un bon niveau de vie. Ce 芦 paradis 禄 茅conomique et social, dans une Afrique pauvre, attire de nombreux immigrants des pays voisins. C'est ainsi que, notamment, les Burkinab猫s et Guin茅ens furent nombreux 脿 s'茅tablir dans la zone foresti猫re au sud du pays. D'abord comme ouvriers sur les chantiers forestiers, dans les usines et villes de la c么te, dans les plantations industrielles et individuelles, ils sont devenus par la suite producteurs agricoles pour certains.

Vers la fin du r猫gne d'Houphou毛t-Boigny, dans les ann茅es 1990, la C么te d'Ivoire connut des soubresauts li茅s 脿 la transition du r茅gime de parti unique 脿 un r茅gime multipartisan. 脌 sa mort, le pays entra dans une crise multiforme. Ses successeurs n'avaient pas son aura[Quoi聽?] et ils ne surent faire face ni aux difficult茅s 茅conomiques dues pour une grande part 脿 la d茅gradation des termes de l'茅change entre pays du tiers monde et pays d茅velopp茅s, ni aux difficult茅s politiques.

Le concept d'ivoirit茅 et son application politique

Le , une r茅vision du Code 茅lectoral impose aux candidats 脿 la pr茅sidence de prouver leur ascendance ivoirienne, garante de leur citoyennet茅, alors que pendant la p茅riode Houphou毛t-Boigny, les cartes d鈥檌dentit茅 avaient 茅t茅 largement distribu茅es 脿 la majorit茅 des 茅trangers vivant sur le territoire national dans un but 茅lectoraliste[12].

Le , Henri Konan B茅di茅, alors pr茅sident depuis la mort d'Houphou毛t-Boigny, r茅introduit le concept d'ivoirit茅. Selon lui, ce concept permet 脿 la C么te d'Ivoire de mieux pr茅server son identit茅. Cela lui permet 茅galement d'茅vincer son principal rival, Alassane Ouattara originaire du Nord du pays. Mais le fait d'avoir poursuivi ses 茅tudes au Burkina Faso et d'avoir 茅t茅 envoy茅 occuper de hautes fonctions sous la houlette burkinab茅 ont permis son rejet.

Cr茅dit image:
Etienne Ruedin
licence CC BY 2.5馃泩
Groupes ethniques de C么te d'Ivoire.

Ce rejet d'Alassane Ouattara s'appuyait sur le rejet ancien du dioula, l'homme du Nord pour les Ivoiriens de la c么te et du centre. 脌 une diff茅rence ethnique s'ajoute en effet une diff茅rence de religion : les Ivoiriens du Nord, majoritairement musulmans, sont soup莽onn茅s de ne pas 锚tre Ivoiriens et sont donc rejet茅s par les Ivoiriens du Sud, majoritairement chr茅tiens. Les populations du Nord et du centre, notamment les Malink茅s, ont des patronymes identiques 脿 ceux des immigr茅s de m锚me ethnie provenant des pays voisins. Ceux qui sont dans cette situation subissent toutes sortes d'injustices. Certains voient leurs pi猫ces d'identit茅 d茅truites par les forces de l'ordre. Ils n'obtiennent plus de carte d'identit茅, de passeport et ne peuvent ni avoir de certificat de nationalit茅 ni voter. Bien que certains Ivoiriens du Sud (notamment les Akans) poss猫dent aussi des patronymes identiques 脿 certains peuples immigr茅s (Ghana, Togo et Liberia), ils ne subissent pas le m锚me traitement.

L'apparition du concept d'ivoirit茅 s'explique essentiellement par la crise 茅conomique que conna卯t la C么te d'Ivoire depuis le milieu des ann茅es 1980. En effet, cette r茅action x茅nophobe est apparue lorsque l'茅conomie de ce pays a cess茅 de g茅n茅rer massivement des emplois. Cette situation n'a pas sensiblement r茅duit les flux migratoires provenant des pays musulmans pauvres et surpeupl茅s du Sahel. Le but de l'ivoirit茅 semble 锚tre avant tout d'emp锚cher les populations 茅trang猫res, qui peuvent rentrer dans ce pays sans visa, de participer 脿 la comp茅tition pour le pouvoir politique et d'acc茅der aux emplois de la fonction publique. En effet, les 茅trangers repr茅sentaient 26 % de la population en 1998.

Le , contre un seul candidat (les autres candidats sont refus茅s par la Cour supr锚me ou ont boycott茅 l'茅lection), Henri Konan B茅di茅 est 茅lu pr茅sident de la C么te d'Ivoire avec 96,44 % des voix. Fort de ce succ猫s, il effectue en 1998 une r茅forme de la propri茅t茅 fonci猫re avec l'appui de tous les partis politiques, y compris celui d'Alassane Ouattara. Avec cette r茅forme, seuls les Ivoiriens de souche peuvent d茅tenir des terres.

Coup d'脡tat militaire

Le , 脿 la suite d'une mutinerie qui se transforme en coup d'脡tat, Henri Konan B茅di茅 est renvers茅 par l'arm茅e. Le concept d'ivoirit茅 dispara卯t mais la tentation x茅nophobe persiste.

Le g茅n茅ral Robert Gu茅茂 est plac茅 au pouvoir jusqu'脿 la tenue de nouvelles 茅lections, l'ivoirit茅 reste utilis茅e dans la politique du pays pour limiter la vie sociale des 芦 Ivoiriens d'origine douteuse 禄. C'est dans ces conditions que le , une nouvelle Constitution est adopt茅e par r茅f茅rendum, tous les partis politiques ayant appel茅 脿 voter pour. Elle pr茅cise que seuls les Ivoiriens n茅s de parents ivoiriens peuvent se pr茅senter 脿 une 茅lection pr茅sidentielle. Le d茅bat se focalise notamment sur la mention et de l'article 35 (芦 Le candidat 脿 l'茅lection pr茅sidentielle [鈥 doit 锚tre ivoirien d'origine, n茅 de p猫re et de m猫re eux-m锚mes ivoiriens d'origine 禄) suppos茅e viser Alassane Ouatara qui d茅clare pourtant pouvoir 锚tre candidat que la conjonction retenue soit et ou ou. Une vaste 芦 campagne d'identification 禄, destin茅e 脿 d茅finir la v茅ritable citoyennet茅 des Ivoiriens, est entam茅e.

D茅gradation du climat politique

Apr猫s quatre ann茅es de dictature, le coup d'脡tat du g茅n茅ral Robert Gu茅茂 est l茅gitim茅 par la reconnaissance du Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo et le Rassemblement des r茅publicains (RDR) d'Alassane Ouattara. L'茅chec de plusieurs tentatives de coup d鈥櫭塼at oblige les partisans d'Alassane Ouattara au sein de l'arm茅e 脿 fuir au Burkina Faso.

Les six candidats pr茅sent茅s par le Parti d茅mocratique de C么te d'Ivoire (PDCI), dont Henri Konan B茅di茅, 脿 l'茅lection pr茅sidentielle du , sont 茅limin茅s par la Cour supr锚me. Il en est de m锚me pour le candidat du RDR, Alassane Ouattara, jug茅 non-Ivoirien. Au total, quatorze des dix-neuf candidatures 脿 l'茅lection pr茅sidentielle pr茅sent茅es par des partis sont rejet茅es par la Cour supr锚me. Le d茅compte des bulletins de vote place Robert Gue茂 en seconde position derri猫re Laurent Gbagbo le  ; il s'autoproclame n茅anmoins pr茅sident de la R茅publique ce qui d茅clenche d'importantes manifestations de la population, bient么t suivie par la gendarmerie. Les affrontements opposent la garde pr茅torienne du g茅n茅ral Gue茂 脿 la population. Les premiers sont rapidement vaincus mais les affrontements se prolongent entre partisans de Ouattara et partisans de Laurent Gbagbo. Le , Laurent Gbagbo est proclam茅 pr茅sident sur d茅cision de la Commission 茅lectorale. Le , un charnier de 57 corps est d茅couvert 脿 Yopougon qui va longtemps hanter les m茅moires[13]. Le bilan officiel des violences de la fin de l'ann茅e 2000 est de 303 morts, 65 disparus et 1 546 bless茅s[14].

Les 茅lections municipales de se traduisent par une victoire relative pour le RDR et une victoire incontestable de la d茅mocratie ; pour la premi猫re fois de son histoire, la C么te d'Ivoire assiste 脿 une d茅faite 茅lectorale du parti au pouvoir.

Le conflit militaire (septembre 2002-2007)

La r茅bellion

Cr茅dit image:
L鈥檃uteur n鈥檃 pas pu 锚tre identifi茅 automatiquement. Il est suppos茅 qu'il s'agit de聽: QuartierLatin1968 (茅tant donn茅 la revendication de droit d鈥檃uteur).
licence CC BY-SA 3.0馃泩
La C么te d'Ivoire partag茅e聽: en rouge les territoires contr么l茅s par les rebelles, en .

Une tentative de coup d'脡tat a lieu le de mani猫re simultan茅e 脿 Abidjan (principale ville du pays et si猫ge du gouvernement), Bouak茅 (centre) et Korhogo[15]. Pendant ce putsch, diverses tentatives d'assassinat ont lieu contre des personnalit茅s politiques : Mo茂se Lida Kouassi, ministre de la D茅fense. Le ministre de l'Int茅rieur 脡mile Boga Doudou, Robert Gu茅茂, ex-chef de l'脡tat (1999-2000), et leurs gardes du corps sont assassin茅s. La responsabilit茅 de cet assassinat et tentatives seraient dues au gouvernement, selon le rapport Leliel (rapport de l'ONU, voir lien en fin d'article). Les putschistes sont repouss茅s et se replient 脿 Bouak茅. Des combats ont lieu entre rebelles et forces gouvernementales et Bouak茅 notamment passe de mains en mains ; des ex茅cutions sommaires se multiplient, de chaque c么t茅. Lors de ce coup d'脡tat, Laurent Gbagbo 茅tait en voyage diplomatique en Italie.

Cr茅dit image:
licence CC BY-SA 3.0馃泩
Le g茅n茅ral Bakayoko, chef d'脡tat-Major des Forces nouvelles de C么te d'Ivoire passant en revue ses troupes 脿 Odienn茅.

Des bombardements des h茅licopt猫res de l'arm茅e loyaliste font plusieurs morts dans les populations civiles en novembre et , notamment dans le village de Pelezi 脿 l'ouest. Dans la m锚me p茅riode, un charnier de plusieurs dizaines de corps a 茅t茅 d茅couvert aussi 脿 Monoko-Zohi (pr猫s de Daloa) apr猫s le passage des forces loyalistes.

Ce coup d'脡tat avort茅 脿 Abidjan n'est pas le signe d'une crise tribale (avec s茅cession) mais celui d'une crise de transition de la dictature de la p茅riode Houphou毛t-Boigny[16] vers la d茅mocratie avec les heurts inh茅rents 脿 la d茅finition de la citoyennet茅. Certains des rebelles sont des soldats qui ont 茅t茅 exclus de l'arm茅e ivoirienne 脿 l'茅poque de Gue茂 et qui se sont entra卯n茅s au camp de P么 au Burkina Faso ainsi qu'au Mali[17]. 脡quip茅s d'armes neuves, appuy茅s par des combattants provenant de plusieurs pays de la r茅gion et disposant d'une importante manne financi猫re d'origine inconnue, ils se replient sur Bouak茅 et tentent dans un premier temps de se faire passer pour des soldats mutin茅s. Devant le succ猫s de leur op茅ration, les populations du Nord soutiennent leur r茅bellion. Leur principale revendication est le d茅part de Laurent Gbagbo, l'obtention de la nationalit茅 ivoirienne 脿 tous les habitants du pays, le droit de vote et leur repr茅sentation 脿 Abidjan. Le concept d'ivoirit茅 et tout ce qui en d茅coule est directement mis en cause par les rebelles. Ils s'allieront n茅anmoins avec les partisans de l'ivoirit茅 : B茅di茅 et les h茅ritiers de Gue茂.

Un cessez-le-feu est sign茅 en mais il est aussit么t viol茅. L'Ouest de la C么te d'Ivoire est envahi d茅but 脿 partir du Liberia par deux nouveaux mouvements rebelles (le MPIGO et le MJP). Ces nouveaux rebelles sont constitu茅s principalement de troupes lib茅riennes command茅es par des 茅l茅ments de la r茅bellion du MPCI (Kass, Adam's) et des militaires partisans de Gue茂.

Parmi les principaux dirigeants des rebelles, Guillaume Soro, chef de file du Mouvement patriotique de C么te d'Ivoire (MPCI), parti principal des rebelles, est issu du syndicat 茅tudiant proche du FPI de Gbagbo mais a aussi 茅t茅 colistier d'une candidate RDR aux 茅lections l茅gislatives de 2000, Mme Henriette Diabat茅. Louis-Andr茅 Dacoury-Tabley a 茅galement 茅t茅 un des dirigeants du FPI.

Intervention de la France

Un casque blanc de l鈥橢COMOG 脿 Monrovia (Liberia) en 1997.

En plus des 2 500 militaires d茅j脿 pr茅sents sur place, la France proc猫de au renforcement de ses troupes et demande 脿 la CEDEAO d'envoyer des Casques blancs de mani猫re 脿 internationaliser la gestion de la crise.

Le , un cessez-le-feu est sign茅.

Le , le Mouvement populaire ivoirien du Grand Ouest (MPIGO) et le Mouvement pour la justice et la paix (MJP), deux nouveaux mouvements rebelles, prennent le contr么le des villes de Man et Danan茅, dans l'Ouest[18].

Plusieurs raisons ont pouss茅 la France 脿 intervenir :

  • respect de l'accord de protection militaire en cas d'attaque 茅trang猫re ou de tentative de d茅stabilisation de la C么te d'Ivoire ; les rebelles, bien qu'Ivoiriens, sont consid茅r茅s par le gouvernement de C么te d'Ivoire comme des 茅trangers ;
  • protection des ressortissants fran莽ais et occidentaux ;
  • protection des biens des ressortissants fran莽ais (la moiti茅 des PME sont d茅tenues par des Fran莽ais) ;
  • le souvenir du g茅nocide au Rwanda, lors duquel l'intervention internationale a 茅t茅 reconnue comme trop tardive par rapport 脿 l'ampleur des massacres.

Malgr茅 l'affichage de toutes ces raisons, les d茅tracteurs de l'intervention estim猫rent qu'elles s'apparentaient 脿 du n茅ocolonialisme.

La France consid猫re que les rebelles s'insurgent contre une humiliation. Cette humiliation serait li茅e au fait que le Nord est d茅sertique alors que le Sud est plus riche car fertile et c么tier. La discrimination ethnique et religieuse est 茅galement un facteur de r茅bellion. La notion d'ivoirit茅 cristallise le probl猫me. Pour Laurent Gbagbo, il s'agit d'anciens militaires, soutenus par une ing茅rence du Burkina Faso, qui souhaite d茅stabiliser la r茅gion m锚me s鈥檌l explique d茅sormais la crise aussi par la diff茅rence de religion[19].

La principale diff茅rence d'interpr茅tation porte sur la reconnaissance d'une cause juste 脿 d茅fendre. La cons茅quence en est que Paris souhaite la r茅conciliation quand le gouvernement de la C么te d'Ivoire souhaite une r茅pression militaire.

Les accords de Linas-Marcoussis (dits 芦聽Kl茅ber聽禄)

Pour tenter un rapprochement, les parties en conflit sont invit茅es par la France, 脿 Linas-Marcoussis (dans les locaux du centre national du rugby), pour y trouver un compromis pour sortir de la crise. Le , les accords de Linas-Marcoussis (dits 芦 Kl茅ber 禄), sont sign茅s et pr茅voient que :

  • le pr茅sident Gbagbo est maintenu au pouvoir jusqu'脿 de nouvelles 茅lections ;
  • les opposants sont invit茅s dans un gouvernement de r茅conciliation et obtiennent les minist猫res de la D茅fense et de l'Int茅rieur ;
  • des soldats de la CEDEAO et 4 000 soldats fran莽ais de l'op茅ration Licorne sont plac茅s entre les bellig茅rants pour 茅viter une reprise du conflit.

D猫s le , des manifestations anti-fran莽aises ont lieu 脿 Abidjan en soutien 脿 Laurent Gbagbo qui d茅clare avoir eu la main forc茅e apr猫s s'锚tre engag茅 solennellement 脿 Paris 脿 faire appliquer ces accords, unique solution 脿 la crise. La fin de la guerre civile est proclam茅e le . Une tentative de putsch, organis茅e depuis la France par Ibrahim Coulibaly, est d茅jou茅e le par les services secrets fran莽ais[20].

Le , dans sa r茅solution 1528, le Conseil de s茅curit茅 des Nations unies autorise la formation de l'Op茅ration des Nations unies en C么te d'Ivoire (ONUCI), qui regroupe les forces fran莽aises et celle de la CEDEAO (l'ECOMOG), pour une dur茅e initiale de douze mois 脿 compter du .

Le , le PDCI suspend sa participation au gouvernement, 茅tant en d茅saccord avec le FPI (parti de Laurent Gbagbo) sur des nominations au sein d'administrations et d'entreprises publiques.

Le , une marche pacifique organis茅e pour protester contre le blocage des accords de Linas-Marcoussis, alors que les manifestations sont interdites par d茅cret depuis le , est r茅prim茅e par les forces arm茅es, 茅paul茅e par la police et les Jeunes patriotes : il y a 37 morts selon le gouvernement[21], entre 300 et 500 selon le PDCI d'Henri Konan B茅di茅[22]. Cette r茅pression provoque le retrait de plusieurs partis d'opposition du gouvernement. Le rapport de l'ONU du r茅v猫le l'implication des hautes autorit茅s de l'脡tat ivoirien et estime le bilan 脿 au moins 120 morts.

En avril, les forces loyalistes effectuent plusieurs bombardements dans l'Ouest du pays qui tuent des civils. Le gouvernement de r茅conciliation nationale, compos茅 de 44 membres 脿 l'origine, est r茅duit 脿 quinze apr猫s le limogeage de trois ministres dont Guillaume Soro, chef politique des rebelles, le . Cela entra卯ne la suspension de la participation au gouvernement d'union nationale de la plupart des mouvements politiques.

La France est d猫s lors dans une situation de plus en plus inconfortable, accus茅e par les deux camps de favoriser l'autre :

  • par les loyalistes parce qu'elle prot猫ge les rebelles et n'applique pas les accords de d茅fense pass茅s avec la C么te d'Ivoire ;
  • par les rebelles parce qu'elle emp锚che la prise d'Abidjan.

Le , un militaire fran莽ais est tu茅 dans son v茅hicule par un soldat gouvernemental pr猫s de Yamoussoukro[23].

En , un sommetAccra au Ghana rassembl茅 par l'ONU relance le processus de paix en donnant un nouveau calendrier.

Les exactions et crimes commis depuis 2002

Bien que le Nord de la C么te d'Ivoire soit consid茅r茅 par les rebelles comme lib茅r茅, de nombreuses exactions ont 茅t茅 commises un peu partout. Plusieurs charniers et fosses communes ont 茅t茅 trouv茅s par l'ONU et des organisations non gouvernementales comme Amnesty International[13].

Parall猫lement 脿 cela, les rebelles mettent 脿 sac les banques de la Banque centrale des 脡tats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) 脿 Bouak茅 et 脿 Korhogo. Bien que le butin ne soit pas connu avec pr茅cision, il est estim茅 脿 plusieurs milliards de francs CFA (un milliard de francs CFA = un million et demi d'euros). Plusieurs militaires fran莽ais de l'op茅ration Licorne sont arr锚t茅s pour avoir ramass茅 des sacs remplis de billets abandonn茅s par les pillards[24].

Dans la zone contr么l茅e par le gouvernement, de nombreux massacres d'茅trangers ont eu lieu[25]. Les disparitions signal茅es aux forces de l'ordre ne donnent g茅n茅ralement pas lieu 脿 des enqu锚tes. Tous les partis politiques d'opposition et les syndicats d茅plorent la disparition de plusieurs de leurs militants, disparition attribu茅e aux Escadrons de la mort, compos茅s de militaires, policiers et miliciens. D'un autre c么t茅, les d茅tentions arbitraires et sans jugement se multiplient.

Les viols sur les femmes ou sur les enfants sont extr锚mement nombreux, souvent accompagn茅s d'actes de barbarie, sur tout le territoire de la C么te d'Ivoire[26]. Les forces de police se sont rendues responsables de torture. Plusieurs communaut茅s religieuses (notamment musulmanes) sont victimes d'exactions dans le Sud du pays.

Des combats ont oppos茅 des factions rebelles 脿 Korhogo et 脿 Bouak茅 en 2004. Entre 230 et 500 partisans du chef rebelle Ibrahim Coulibaly ont 茅t茅 ex茅cut茅s par des miliciens des Forces nouvelles, dirig茅es par Guillaume Soro[27]. Plusieurs dizaines de victimes sont mortes par suffocation dans un container plac茅 au soleil. Certains cadavres ont 茅t茅 retrouv茅s les mains ligot茅es, d鈥檃utres portaient 脿 la t锚te un impact de balle ou avaient 茅t茅 amput茅s de certains membres, autant de marques d鈥檈x茅cutions sommaires[27].

La reprise de la guerre (octobre 2004)

Facteurs de reprise

Le 芦 chronogramme 禄 des accords d'Accra III n'est pas respect茅[28]. Les projets de lois pr茅vus dans le processus sont bloqu茅s par le FPI 脿 l'Assembl茅e nationale. Les conditions d'茅ligibilit茅 pour le scrutin pr茅sidentiel ne sont pas revues car Laurent Gbagbo d茅cide de choisir une proc茅dure r茅f茅rendaire et non la voie des ordonnances, conform茅ment aux accords d'Accra. Devant le blocage politique, le d茅sarmement dont le d茅but est pr茅vu quinze jours apr猫s ces modifications constitutionnelles ne s'engage pas 脿 la mi-octobre.

La tension remonte et des signes indiquent que les deux camps d茅sirent en d茅coudre 脿 nouveau. Des soldats de l'ONU ouvrent le feu sur des manifestants favorables au d茅sarmement des rebelles le . Les rebelles, qui ont pris le nom de Forces nouvelles (FN), annoncent le leur refus de se laisser d茅sarmer. Le , elles d茅cr猫tent l'茅tat d'urgence dans le Nord du pays.

L'op茅ration Dignit茅

Abidjan d茅cide d鈥檜ne contre-offensive, baptis茅e op茅ration Dignit茅 (parfois appel茅e op茅ration C茅sar). Un film de propagande soutient que cette op茅ration s'est faite avec l'accord de l'脡lys茅e, mais sur ce point, les commentateurs politiques ne sont pas d'accord[29]. Plus probablement, les autorit茅s auraient 茅t茅 inform茅es des intentions de Laurent Gbagbo, auraient tent茅 en vain de l'en dissuader mais auraient renonc茅 脿 s'opposer 脿 son projet[30]. Paris aurait obtenu du colonel Mangou, charg茅 des op茅rations militaires 脿 Yamoussoukro, qu鈥檌l l鈥檌nforme 脿 l鈥檃vance des cibles qui allaient 锚tre frapp茅es pour permettre 脿 ses soldats de se mettre 脿 l鈥檃bri[30].

La responsabilit茅 de la prise de d茅cision du bombardement n鈥檈st toujours pas 茅tablie, 脿 Abidjan on laisse entendre que ce serait le CEM g茅n茅ral Mangou Philippe[31]. Le , l'aviation r茅cente des FANCI commence des bombardements sur Bouak茅. Des combats opposent les forces terrestres les jours suivants mais les FANCI ne parviennent pas 脿 percer. Au total, les Forces nouvelles annoncent la mort de 85 civils[32] dans les bombardements du 4 au 6 novembre.

Les journ茅es des 6 au 9 novembre 2004

Le , un des deux chasseurs bombardiers Soukho茂 Su-25 de l'aviation ivoirienne (pilot茅 par des mercenaires bi茅lorusses) bombarde (selon le gouvernement ivoirien par erreur[33], mais aux yeux de certains experts, le Soukho茂 n'a pu larguer ses roquettes 脿 l'insu du pr茅sident ivoirien, d'autres n'excluant pas que celui-ci ait 茅t茅 芦 grill茅 禄 par les faucons du premier cercle[34]) la base fran莽aise de Bouak茅 (2e RIMa, RICM et 515e聽r茅giment du train) faisant neuf morts et 37 bless茅s parmi les soldats fran莽ais et un civil am茅ricain appartenant 脿 une ONG. Les forces fran莽aises ripostent en d茅truisant les deux Soukho茂 ainsi que trois Mil Mi-24 et un Mil Mi-8 post茅s sur la base de Yamoussoukro, quinze minutes apr猫s l'attaque[35],[36].

Jacques Chirac, le pr茅sident fran莽ais, donne l'ordre de riposter en d茅truisant 茅galement tous les moyens a茅riens militaires ivoiriens. Cette action a pour objectif d'emp锚cher toute nouvelle attaque des FANCI contre les rebelles, contraire aux accords de Linas-Marcoussis, et 茅galement d'emp锚cher toute nouvelle attaque contre les positions fran莽aises.

Une heure apr猫s l'attaque sur le camp des forces fran莽aises, des combats 茅clatent entre les militaires fran莽ais et ivoiriens pour le contr么le de l'a茅roport d'Abidjan, essentiel pour la France de mani猫re 脿 茅tablir un pont a茅rien.

Dans le m锚me temps, l'Alliance des jeunes patriotes d'Abidjan (voir Politique en C么te d'Ivoire pour plus de d茅tails sur les Jeunes patriotes), envoie ses troupes, attis茅es par les m茅dias d'脡tat (radio, t茅l茅 mais aussi des journaux comme Le Courrier d'Abidjan ou Notre Voie), qui pillent de nombreux biens immobiliers. Des viols, des passages 脿 tabac sont recens茅s, peut-锚tre des meurtres par les Jeunes patriotes, qui exposent explicitement leur id茅ologie raciste. D'apr猫s la CCI d'Abidjan, les entreprises d茅tenues par des Fran莽ais, des Occidentaux, des Libanais ou des Ivoiriens ont 茅t茅 d茅truites ; les t茅moignages d'entrepreneurs ivoiriens ou libanais rest茅s sur place s'accordent pour d茅crire des 芦 pillages planifi茅s, cibl茅s et encadr茅s 禄 et pr茅ciser que des militaires y participaient (Pierre Daniel, dirigeant du Mouvement des PME). Les m茅dias d'opposition ou ind茅pendants sont mis 脿 sac. Plusieurs centaines d'Occidentaux, principalement des Fran莽ais, se r茅fugient sur les toits de leurs immeubles pour 茅chapper 脿 la foule, ils sont alors 茅vacu茅s par des h茅licopt猫res de l'Arm茅e fran莽aise.

Moins de vingt-quatre heures apr猫s le bombardement 脿 Bouak茅 du R茅giment d'infanterie et de chars de marine (RICM), celui-ci est envoy茅 sur Abidjan en proie 脿 la violence. Dans la nuit du 7 au 8, le d茅tachement, 300 hommes 脿 bord d'une cinquantaine de v茅hicules blind茅s atteint Abidjan avec pour mission de s茅curiser l'h么tel Ivoire qui est un des points de regroupement pour les 茅vacuations des ressortissants fran莽ais et europ茅ens des quartiers au nord de la lagune[37]. Mais la colonne de blind茅s s'茅gare et se retrouve face 脿 la r茅sidence du pr茅sident Gbagbo. Elle fait demi-tour mais la rumeur d'un coup d'Etat contre le Pr茅sident ivoirien est lanc茅e, aliment茅e par les m茅dias pro-Gbagbo. La foule afflue devant l'h么tel[37].

Les militaires fran莽ais, assi茅g茅s par une foule non-arm茅e devant l'h么tel Ivoire, ouvre le feu. Ces tirs auraient fait une soixantaine de morts et plus d鈥檜n millier de bless茅s[38],[39]. Cette version, contest茅e par les soldats fran莽ais qui admettent 芦 une vingtaine de morts militaires et civils 禄 et affirment n鈥檃voir pas tir茅 脿 balles r茅elles sur la foule (mais 脿 balles en caoutchouc de type 芦 gomme-cogne 禄)[40], a certainement renforc茅 le sentiment anti-fran莽ais des jeunes patriotes ivoiriens. Le Gouvernement ivoirien m猫nera une op茅ration de communication visant 脿 d茅montrer des tirs volontaires sur cette foule[25], en pr茅sentant une vid茅o amateur[41] tourn茅e pendant les tirs, montrant la foule paniqu茅e.

La France envoie en renfort six cents hommes venant du Gabon et de France.

脌 partir de la semaine du lundi , certains expatri茅s, surtout occidentaux (principalement des Fran莽ais ou des Libanais, mais aussi des Marocains, des Allemands, des Espagnols, des Britanniques, des N茅erlandais, des Canadiens et des Am茅ricains) choisissent de partir de C么te d'Ivoire, pour certains d茅finitivement.

Le , le pr茅sident de l'Assembl茅e nationale, Mamadou Koulibaly (FPI), d茅clare que le gouvernement ivoirien ne porte aucune responsabilit茅 dans le bombardement du samedi pr茅c茅dent (le ) et annonce l'intention de porter plainte devant la Cour internationale de justice (intention r茅p茅t茅e le mais finalement non mise 脿 ex茅cution) :

  • pour la destruction des moyens a茅riens de l'arm茅e ivoirienne ;
  • pour la r茅pression des manifestations du 6 au 9 par l'arm茅e fran莽aise qui aurait fait plusieurs dizaines de morts (le chef d'茅tat-major fran莽ais Bent茅geat reconna卯t des morts parmi les Ivoiriens d猫s le soir du 7 novembre).

Le m锚me jour, dans un entretien accord茅 au Washington Post, Laurent Gbagbo remet en cause l'existence m锚me des morts fran莽ais 脿 Bouak茅.

脌 la menace de plainte de Mamadou Koulibaly r茅pond une plainte officielle d茅pos茅e en France par l'association Comit茅 du 脿 la m茅moire des gendarmes d'Ouv茅a pour 芦 homicides volontaires avec pr茅m茅ditation et blessures volontaires avec armes et en r茅union 禄 contre Laurent Gbagbo, le colonel Philippe Mangou, commandant de l'op茅ration de bombardement et depuis promu chef d'茅tat-major des FANCI, ainsi que les pilotes des Soukho茂 Su-25.

Le , le Conseil de s茅curit茅 des Nations unies, 脿 la demande de la France, prend 脿 l'unanimit茅 la r茅solution 1572, interdisant le commerce des armes avec l'une ou l'autre des deux parties bellig茅rantes, rebelles du Nord ou forces gouvernementales[42]. Plusieurs pays africains ont rendu plus s茅v猫re cette interdiction.

L'appel du 6 novembre

Charles Bl茅 Goud茅 et le COJEP prennent la parole dans les studios de la RTI. Bl茅 Goud茅 d茅clare 脿 la Premi猫re et TV2 : 芦 Si vous 锚tes en train de manger, arr锚tez-vous. Si vous dormez, r茅veillez-vous. Tous 脿 l鈥檃茅roport, au 43e BIMa. L鈥檋eure est venue de choisir entre mourir dans la honte ou dans la dignit茅 禄[40],[43].

脌 la suite de cet appel, plusieurs actions sont entreprises :

  • multiples manifestations aux points strat茅giques ;
  • bouclier humain autour de Laurent Gbagbo ;
  • soutien 脿 Laurent Gbagbo.

D茅parts des 茅trangers

Au , 2 600 expatri茅s fran莽ais 茅taient revenus en France ainsi que 1 600 expatri茅s europ茅ens. Au , 8 332 Fran莽ais[44] (sur les 14 000 pr茅sents d茅but novembre) avaient quitt茅 la C么te d'Ivoire. Les op茅rations d'茅vacuation ont co没t茅 environ cinq millions d'euros.

Jean-Louis Billon (pr茅sident de la Chambre de commerce et d'industrie de C么te d'Ivoire) lors d'un entretien sur la radio de l'ONUCI d茅clare que 芦 les entreprises ivoiriennes sont touch茅es 禄 et le d茅part de plusieurs entreprises d茅tenues par des 茅trangers risque d'avoir des impacts importants sur l'茅conomie et le ch么mage en C么te d'Ivoire.

Bien que la C么te d'Ivoire reste le premier producteur mondial de cacao, le d茅part de plusieurs milliers d'茅trangers de C么te d'Ivoire et la fermeture de leurs entreprises risque de priver le pays de nombreuses recettes fiscales. Les troubles emp锚chent de plus l'exportation de ces denr茅es p茅rissables ou les rench茅rissent : au sud comme au nord, les camions sont ran莽onn茅s.

Reprise du processus de paix

Courant d茅cembre, le pr茅sident Gbagbo relance le processus de modification de la Constitution pr茅vu dans les diff茅rents accords, de Linas-Marcoussis comme d'Accra III[45]. Le , le projet est adopt茅 par l'Assembl茅e nationale, 179 d茅put茅s ayant vot茅 oui contre 19 d茅put茅s ayant vot茅 non. Cette modification ne porte que sur un mot de l'article 35 ; la phrase 芦 Le candidat doit [鈥 锚tre exclusivement de nationalit茅 ivoirienne, n茅 de p猫re et de m猫re ivoirien d鈥檕rigine 禄 devenant 芦 Le candidat doit [鈥 锚tre exclusivement de nationalit茅 ivoirienne, n茅 de p猫re ou de m猫re ivoirien d鈥檕rigine 禄 ce qui ouvre la candidature 脿 l'茅lection pr茅sidentielle d'Alassane Ouattara. Le d茅p么t de projet de loi dans le courant de la semaine avait permis de repousser les sanctions de l'ONU contre les personnes responsables de l'茅chec du processus de paix ; ces sanctions (gel des avoirs, interdiction de quitter la C么te d'Ivoire) seront examin茅es le .

Il interdit de m锚me les manifestations jusqu'au alors que les Jeunes patriotes annon莽aient pour samedi un d茅fil茅 r茅clamant le d茅part de la Force Licorne. Cette interdiction touche de m锚me les organisations de jeunesse des autres partis qui avaient pr茅vu un meeting le m锚me jour afin de soutenir l'action de la France. Son discours 脿 l'h么tel Ivoire qui accueillait la Conf茅d茅ration des jeunesses panafricaines (COJEP) est par contre tr猫s martial (18 d茅cembre).

Le butin des pillages de la BCEAO par des rebelles est en partie saisi au Mali o霉 les auteurs tentent de blanchir cet argent. Par ailleurs trois militaires fran莽ais qui avaient pris dans les d茅combres de cette banque des billets d茅mon茅tis茅s (perfor茅s) sont arr锚t茅s et jug茅s en France. La BCEAO a en effet lanc茅 une op茅ration de d茅mon茅tisation des billets 芦 type 92 禄 qui expirent le 31 d茅cembre.

Ce retour 脿 la normale sera cependant rendu difficile par la fragilisation du tissu 茅conomique apr猫s deux ans de guerre et quatre jours d'茅meutes 脿 Abidjan. D'apr猫s Jean-Louis Billon, pr茅sident de la Chambre de commerce et d'industrie, 78 grosses entreprises sont totalement d茅truites, 20 ont choisi de quitter la C么te d'Ivoire et 106 n'ont pas encore rouvert leurs portes. Quant 脿 Daniel Br茅chat, pr茅sident du Mouvement des petites et moyennes entreprises (MPME), il estime que sur 500 PME adh茅rentes, 120 ont disparu corps et bien[46].

De plus, le camp Gbagbo d茅tient toujours les principaux m茅dias d'脡tat et continue de les utiliser pour influencer les opinions. Ainsi, le 15 d茅cembre, le ministre des Transports Kobena Anaky (du Mouvement des forces d'avenir, MFA) s'est plaint que son discours ait 茅t茅 tronqu茅 dans un reportage du journal t茅l茅vis茅. Le retour 脿 la neutralit茅 de la Radio t茅l茅vision ivoirienne (fin de l'occupation du b芒timent par les Jeunes patriotes, arr锚t de la diffusion de l'hymne nationaliste l'Ode 脿 la patrie, retour des anciens cadres) s'effectue de la mi-d茅cembre 脿 d茅but .

En , le pr茅sident sud-africain Thabo Mbeki est mandat茅 par l'Union africaine comme m茅diateur[47]. Il 茅tablit sa feuille de route autour de cinq points :

  1. programme l茅gislatif (programme l茅gislatif complet excluant l'article 35 de la Constitution sur les conditions d'茅ligibilit茅 脿 la pr茅sidence de la R茅publique, adoption du nouvel article 35, ratification de la l茅gislation avec l'appui du Comit茅 de suivi des accords de Linas-Marcoussis聽;
  2. d茅sarmement (DDR聽: d茅mobilisation, d茅sarmement, r茅insertion des soldats d茅mobilis茅s)聽;
  3. cr茅ation d'un climat propice 脿 des activit茅s politiques libres (restauration de la direction de la Radio t茅l茅vision ivoirienne, appel aux m茅dias pour qu'ils 茅vitent d'utiliser un langage incitant 脿 la haine, appel aux Jeunes patriotes 脿 quitter la rue, reprise des patrouilles mixtes ONUCI / Forces de d茅fense et de s茅curit茅 ivoiriennes)聽;
  4. fonctionnement du gouvernement de r茅conciliation nationale (renforcement de la s茅curit茅 pour les ministres du gouvernement, retour de tous les ministres au gouvernement, reprise des op茅rations d茅cisives du gouvernement)聽;
  5. restauration des services sociaux et red茅ploiement de l'administration sur tout le territoire.

Courant , alors que la France all猫ge son dispositif, le bruit court que les FANCI sont autoris茅es 脿 r茅parer leurs a茅ronefs endommag茅s d茅but novembre par l'arm茅e fran莽aise. Les clarifications de l'ONUCI quelques jours plus tard montrent qu'il ne s'agit que d'un rapatriement des a茅ronefs vers une base d'Abidjan.

Bilans des journ茅es de novembre 2004

Cette bonne volont茅 affich茅e survient au moment o霉 les bilans des bless茅s des journ茅es du 6 au et le rapport Leliel command茅 par l'ONU sur les atteintes aux droits de l'homme en C么te d'Ivoire depuis le , au moment donc o霉 ces deux rapports sont publi茅s. Ils sont particuli猫rement accablants pour les deux bords. Selon le rapport Leliel :

  • 芦 le pouvoir ivoirien et la r茅bellion se sont rendus coupables des pires atteintes aux droits de l鈥檋omme 禄 ;
  • 芦 la r茅bellion en revanche s鈥檌llustre par des tueries en masse 禄.

Le d茅compte des bless茅s pour les journ茅es du 6 au est le suivant d'apr猫s le minist猫re de la Sant茅 ivoirien (le ministre de la Sant茅 est Albert Mabri Toikeusse, de l'opposition[48] :

  • le total est de 2 226 bless茅s dont 291 par balles (soit 13 %) ;
  • 10 % des bless茅s l'ont 茅t茅 par armes de guerre, balles ou 茅clats d'obus ;
  • l'h么pital de Cocody, voisin de l'h么tel Ivoire, a accueilli 954 bless茅s dont 71 par balles (soit 7,5 %) ;
  • le CHU de Treichville, situ茅 pr猫s des ponts d'Abidjan, a accueilli 350 bless茅s dont 25 par balles ou 茅clats d'obus (7 %) ;
  • l'h么pital de Port-Bou毛t, proche de l'a茅roport o霉 a eu lieu la bataille opposant l'arm茅e fran莽aise aux FANCI, 350 bless茅s ont 茅t茅 accueillis dont 167 par armes de guerre (48 %).

Au total, plus de 10 % des bless茅s l'ont 茅t茅 par l'effet de la manifestation (pi茅tinement, chevrotine, blessures aux armes blanches) ; le minist猫re de la Sant茅 n鈥檃 pas donn茅 de chiffres concernant les morts.

Les bilans dans les autres villes sont :

  • 9 morts et 29 bless茅s dont 21 par balles 脿 Du茅kou茅 o霉 des manifestants et des militaires ivoiriens ont tent茅 de bloquer l'avance d'une colonne de blind茅s fran莽ais ;
  • 7 tu茅s et 55 bless茅s (4 par balles) 脿 Gagnoa ;
  • 1 mort et 91 bless茅s (1 par balle) 脿 Abobo (l'arm茅e fran莽aise n'y 茅tait pas pr茅sente) ;
  • 7 morts et 297 bless茅s (19 par balles) 脿 Yopougon, un quartier populaire d'Abidjan travers茅e par l'arm茅e fran莽aise (entr茅e Nord d'Abidjan) pour se rendre au sud.

Ce bilan officiel ivoirien n'inclut pas les morts et bless茅s parmi les expatri茅s fran莽ais vivant 脿 Abidjan durant la nuit du samedi . En outre, les 茅v茅nements de cette nuit-l脿 et des jours qui suivirent provoqu猫rent l'茅vacuation de plus de 8 000 Occidentaux[49].

2005

Le Mouvement ivoirien de lib茅ration de l'ouest de la C么te d'Ivoire (MILOCI) attaque des positions des Forces nouvelles le 28 f茅vrier et son chef militaire[50], le pasteur Gammi, promet un nouveau Di锚n Bi锚n Phu aux Fran莽ais[51].

Le pr茅sident d'Afrique du Sud, Thabo Mbeki, mandat茅 par l'UA pour r茅soudre la crise ivoirienne, fait signer aux responsables politiques l'accord de Pretoria le puis aux milices un accord de d茅sarmement le . Il remet son rapport le .

En , l'Arm茅e fran莽aise envoie neuf blind茅s de transporteurs de troupes AMX10P du 16e聽bataillon de chasseurs en C么te d'Ivoire. Paradoxalement, au moment o霉 la situation semblait se d茅tendre un peu, apr猫s que l'UA officialise le maintien de Laurent Gbagbo au pouvoir[52]. Cette d茅cision pourrait avoir plusieurs origines : la volont茅 de mieux prot茅ger ses hommes (auparavant, certaines zones en ville n'茅taient pas 芦 couvertes 禄 par manque de s茅curit茅) et le sentiment que la situation risque de durer avant de trouver une issue et envisager un retrait.

Affaire Mah茅-Poncet

Le , l鈥檃ncien responsable de l鈥檕p茅ration Licorne, le g茅n茅ral Henri Poncet, est suspendu[53], mesure exceptionnelle, pour avoir couvert le d茅c猫s suspect le de Firmin Mah茅, impliquant des militaires fran莽ais. Un communiqu茅 militaire de d茅clarait que le 芦 dangereux milicien 禄 Firmin Mah茅 茅tait 芦 mort de ses blessures 禄 apr猫s avoir ouvert le feu sur les militaires fran莽ais qui venaient l鈥檃rr锚ter dans l'Ouest de la C么te d'Ivoire.

Selon la presse et l'arm茅e fran莽aise, cet Ivoirien 芦 coupeur de route 禄 茅tait recherch茅 pour plusieurs meurtres et viols sur les populations civiles[54]. L'enqu锚te a 茅tabli qu'茅tant bless茅 par balle lors de son arrestation, il est 茅touff茅 avec un sac en plastique par des militaires fran莽ais durant son transfert vers l'h么pital. Les militaires accus茅s d'avoir commis le meurtre ont pr茅tendu avoir agi sur ordre de leur colonel qui a affirm茅 avoir transmis un ordre oral du g茅n茅ral Poncet, ce que conteste ce dernier. Aucune information n'a filtr茅 sur les crimes qui seraient reproch茅s depuis plus d'un an 脿 Firmin Mah茅. Son entourage et la presse pro-FPI d'Abidjan contestent qu'il en ait commis aucun et affirment que Firmin Mah茅 a 茅t茅 abattu 脿 cause de son engagement politique contre la r茅bellion.

Il semblerait que le g茅n茅ral Poncet 茅tait au courant que la version officielle n'茅tait pas exacte et aurait couvert ses hommes[55]. Des interrogations se font dans les m茅dias sur les motivations r茅elles du gouvernement fran莽ais. Est-ce vraiment pour la mort de cet Ivoirien et non pas pour les 茅v茅nements de autour de l'h么tel Ivoire 脿 Abidjan que le g茅n茅ral Poncet aurait 茅t茅 suspendu ?

Une certaine confusion a 茅t茅 entretenue autour du cas de Nestor Mah茅, homonyme de Firmin Mah茅[56], et qui aurait 茅t茅 arr锚t茅 par l'arm茅e fran莽aise la veille de la mort de Mah茅. Remis une premi猫re fois 脿 la justice ivoirienne qui l'aurait rel芒ch茅 faute de plainte 脿 son sujet, Nestor a 茅t茅 livr茅 aux rebelles qui l'ont incarc茅r茅.

Plus de deux ans apr猫s les faits, l'arm茅e fran莽aise n'a toujours pas donn茅 de pr茅cisions (identit茅 des victimes, t茅moignages, dates et lieux) sur les faits qui seraient reproch茅s 脿 Firmin Mah茅. Une enqu锚te men茅e par le journal Le Monde semble indiquer que les accusations de meurtre et de viol 脿 son encontre reposent exclusivement sur les propos d'Ad猫le Dito, adjointe au maire de Bangolo. Cette personne a 茅t茅 exfiltr茅e en France. Selon Le Canard encha卯n茅 du  : 芦 Le probl猫me, c鈥檈st qu鈥橝d猫le Dito, interrog茅e par la juge sur la personnalit茅 de Mah茅, a expliqu茅 dans son audition, le 21 novembre, qu鈥檈lle ne connaissait pas 芦 l鈥檌dentit茅 exacte de cette personne 禄, qu鈥檈lle ne l鈥檃 芦 jamais vue physiquement 禄 mais que, 芦 d鈥檃pr猫s des rumeurs 禄, c鈥櫭﹖ait un bien mauvais gar莽on. 禄

Les journalistes du Monde ont 茅galement retrouv茅 le corps de Mah茅 dont l'arm茅e fran莽aise avait perdu la trace mais les r茅sultats de l'autopsie n'ont pas 茅t茅 rendus publics.

Le proc猫s de l'affaire Mah茅, jug茅 par la cour d'assises de Paris en , d茅bouche sur un non-lieu pour le g茅n茅ral, cinq ans de prison avec sursis pour le colonel, quatre ans de prison avec sursis pour le militaire ayant 茅touff茅 Mah茅, un an de prison avec sursis pour le militaire ayant tenu Mah茅 pendant l'茅touffement, et l'acquittement du militaire conduisant le v茅hicule[57].

Attaque

Une caserne de gendarmerie d鈥Abidjan est attaqu茅e le [58].

2006

De nouveaux combats ont lieu d茅but janvier : le 2, des casernes d鈥Abidjan sont attaqu茅es par des rebelles[59] qui sont repouss茅s avec des pertes.

Apr猫s un report de 24 heures, un sommet extraordinaire r茅unissant tous les protagonistes de la crise ivoirienne 鈥 la premi猫re rencontre en terre ivoirienne des principaux dirigeants depuis le d茅but de la guerre civile, en septembre 2002 鈥 s'est ouvert le Yamoussoukro[60], la capitale du pays, en pr茅sence du pr茅sident de la R茅publique Laurent Gbagbo, du Premier ministre Charles Konan Banny, du chef des rebelles Guillaume Soro et des dirigeants des deux principaux partis d'opposition, l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara et l'ancien chef de l'脡tat Henri Konan B茅di茅. Cette rencontre suscite de grands espoirs dans la population qui souhaite que soit trouv茅e rapidement une issue au conflit.

2007

Accords de Ouagadougou

Cr茅dit image:
Ant么nio Cruz/ABr; cropped, and resized by en:User:Hajor
licence CC BY 3.0 br馃泩
Le 芦聽facilitateur聽禄, Blaise Compaor茅.

Le , de nouveaux accords de paix sont sign茅s 脿 Ouagadougou[61]. 脌 la diff茅rence des pr茅c茅dents accords, un dialogue direct s'est 茅tabli entre les deux parties avec comme seuls n茅gociateurs externes le pr茅sident Blaise Compaor茅 et la communaut茅 catholique Sant'Egidio qui a 艙uvr茅 tr猫s discr猫tement depuis les accords de Linas-Marcoussis.

Cet accord a conduit le pr茅sident Gbagbo 脿 nommer le Guillaume Soro chef d'un gouvernement de transition dont la liste des membres est fix茅e par d茅cret le 7 avril. Dans la perspective d'une sortie de crise, une ordonnance[62] est publi茅e le . Elle proclame une amnistie sauf pour les infractions 茅conomiques. Un des principaux points est une proc茅dure de r茅vision des listes 茅lectorales qui devraient permettre l鈥檌nscription de trois millions de nouveaux 茅lecteurs[63]. Un centre de commandement int茅gr茅 regroupant les forces arm茅es gouvernementales et rebelles est notamment cr茅茅[64].

La 芦 zone de confiance 禄 (de s茅paration entre zone rebelle et zone loyaliste) est progressivement d茅mantel茅e 脿 partir du [65], comme pr茅vu dans ces accords.

Attentat du 29 juin

Le , Guillaume Soro (Premier ministre ivoirien) 茅chappe 脿 un attentat 脿 la roquette lors de l'atterrissage de l'avion dans lequel il 茅tait 脿 Bouak茅. Quatre passagers sont d茅c茅d茅s (deux gardes du corps de Soro et deux membres du protocole) et plusieurs sont gri猫vement bless茅s[66].

Flamme de la paix

Le , pour sceller la paix en C么te d'Ivoire, la c茅r茅monie de la Flamme de la paix est organis茅e pour la premi猫re fois. Ce jour est d茅cr茅t茅 f茅ri茅 dans le calendrier ivoirien.

Citation

  • 芦 Les Burkinab茅s vivent en ce moment en C么te d'Ivoire ce qu'aucun Africain ne vit en Europe. 禄

D茅claration du pr茅sident de la R茅publique s茅n茅galais Abdoulaye Wade lors de l'ouverture le Dakar d鈥檜n forum sur le 芦 racisme, la x茅nophobie et l鈥檌ntol茅rance 禄[67]. L'exasp茅ration de la situation 茅conomique d茅sastreuse ne peut 锚tre qu'un 茅l茅ment catalyseur des comportements x茅nophobes des Ivoiriens et des sentiments d'芦 ivoirophobie 禄 des 茅trangers vivants en C么te d'Ivoire.

Chronologie

  • 7 d茅cembre 1993 : mort de F茅lix Houphou毛t-Boigny. Aim茅 Henri Konan B茅di茅, alors pr茅sident de l'assembl茅e, lui succ猫de.
  • 8 d茅cembre 1994 : une r茅vision du Code 茅lectoral impose aux candidats 脿 la pr茅sidence de prouver leur ascendance ivoirienne, garante de leur citoyennet茅, alors que pendant la p茅riode Houphou毛t-Boigny, les cartes d鈥檌dentit茅 leur avaient 茅t茅 largement distribu茅es.
  • 22 octobre 1995 : contre un seul candidat (les autres candidats sont refus茅s par la Cour supr锚me ou ont boycott茅 l'茅lection), Henri Konan B茅di茅 est 茅lu pr茅sident de la C么te d'Ivoire avec 96,44 % des voix.
  • 24 d茅cembre 1999 : Aim茅 Henri Konan B茅di茅 est renvers茅 par l'arm茅e 脿 cause d'une r茅forme de la Constitution qui lui aurait permis de se pr茅senter jusqu'脿 l'芒ge de 75 ans.
  • 23 juillet 2000 : le g茅n茅ral Robert Gue茂 prend le pouvoir et une nouvelle Constitution est adopt茅e par r茅f茅rendum. Elle stipule que seuls les Ivoiriens n茅s de parents ivoiriens peuvent se pr茅senter 脿 une 茅lection pr茅sidentielle. Une vaste 芦 campagne d'identification 禄, destin茅e 脿 d茅finir la v茅ritable citoyennet茅 des Ivoiriens, est entam茅e.
  • 26 octobre 2000 : apr猫s des affrontements entre pro-Ouattara et pro-Gbabgo dus au fait qu'Ouattara n'a pas pu se pr茅senter, Laurent Gbagbo est 茅lu pr茅sident contre Robert Guei, 14 des 20 candidatures n'ont pas 茅t茅 accept茅es par la Cour supr锚me.
  • 19 septembre 2002 : une tentative de coup d'脡tat par les rebelles a lieu de mani猫re simultan茅e 脿 Abidjan (principale ville du pays et si猫ge du gouvernement), Bouak茅 (centre) et Korhogo. Trois cents personnes, parmi lesquelles des syndicalistes, 茅tudiants, communistes, des membres de l'opposition et du gouvernement, et des 茅trangers, ont 茅t茅 assassin茅es 脿 l'automne 2002 principalement par les forces du gouvernement et par des milices pro-gouvernementales. La France intervient le 22 pour prot茅ger les Fran莽ais, mais elle fournit des moyens militaires 脿 l'arm茅e loyaliste.
  • 28 novembre 2002 : le Mouvement populaire ivoirien du Grand Ouest (MPIGO) et le Mouvement pour la justice et la paix (MJP), deux nouveaux mouvements rebelles, prennent le contr么le des villes de Man et Danan茅, dans l'Ouest. La France pousse 脿 la n茅gociation alors que rebelles et Gbagbo ne pensaient qu'脿 en d茅coudre.
  • 26 janvier 2003 : les accords de Linas-Marcoussis entre rebelles et pouvoir sont sign茅s et pr茅voient que :
    • le pr茅sident Gbagbo est maintenu au pouvoir jusqu'脿 de nouvelles 茅lections ;
    • les opposants sont invit茅s dans un gouvernement de r茅conciliation et obtiennent les minist猫res de la D茅fense et de l'Int茅rieur ;
    • des soldats de la CEDEAO et 4 000 soldats fran莽ais de l'op茅ration Licorne sont plac茅s entre les bellig茅rants pour 茅viter une reprise du conflit.
  • 6 novembre 2004 : bombardement de Bouak茅. L'aviation ivoirienne bombarde (selon le gouvernement ivoirien par erreur) la base fran莽aise de Bouak茅, faisant neuf morts et 37 bless茅s. Les Fran莽ais d茅truisent alors les bases militaires de l'arm茅e loyaliste pour 茅viter qu'elle n'attaque les rebelles ou encore les Fran莽ais. En fait, les loyalistes voulaient lancer des offensives en terrain rebelle mais les Fran莽ais les en emp锚chaient. Le sentiment anti-茅tranger monte encore et on assiste 脿 des lynchages. Les processus de paix reprennent au bout de quelques semaines.
  • 4 mars 2007 : accords de Ouagadougou, l'amnistie est sign茅e entre les rebelles et leur repr茅sentant, Guillaume Soro, et le pouvoir de Gbagbo.

Voir aussi

Bibliographie

  • Marcel Amondji, Felix Houphou毛t et la C么te d'Ivoire : l'envers d'une l茅gende, 脡ditions Karthala, 1984.
  • Antoine S茅ry, C么te D'ivoire : apr猫s la faillite, l'espoir ?, 脡ditions L'Harmattan, 1990.
  • Ars猫ne Ouegui Goba, C么te d'Ivoire : quelle issue pour la transition ?, 脡ditions L'Harmattan, 2000.
  • Marc Le Pape et Claudine Vidal, C么te d'Ivoire, l'ann茅e terrible (1999-2000), 脡ditions Karthala, 2002.
  • Marie-France Jarret et Fran莽ois-R茅gis Mahieu, La C么te d'Ivoire - De la d茅stabilisation 脿 la refondation, 脡ditions L'Harmattan, 2002.
  • Jean-Claude Dj茅r茅k茅, Fallait-il prendre les armes en C么te d'Ivoire ?, 脡ditions L'Harmattan, 2003.
  • Mamadou Koulibaly, La Guerre de la France contre la C么te d'Ivoire, 脡ditions L'Harmattan, 2003.
  • Judith Rueff, C么te d'Ivoire - Le feu au pr茅 carr茅, 脡ditions Autrement, 2004.
  • Gom茅 Gnohite Hilaire, Le rempart - Attaque terroriste contre la C么te d'Ivoire, 脡ditions L'Harmattan, 2004.
  • Agn猫s du Parge, avec pr茅face de Ch茅rif Ousmane, Parmi les rebelles - Carnets de route en C么te d'Ivoire : 19 septembre 2002 - 19 septembre 2003, 脡ditions L'Harmattan, 2004.
  • B茅reng猫re Danigo, C么te d'Ivoire : Des lambeaux de R茅publique, 脡ditions Francois-Xavier de Guibert, 2005.
  • Pierre Kipr茅, C么te d'Ivoire - La formation d'un peuple, 脡ditions Sides, 2005.
  • Christian Bouquet, G茅opolitique de la C么te d'Ivoire - Le d茅sespoir de Kourouma, 脡ditions Armand Colin (1re 茅dition), 2005 (2e et 3e en 2008 et 2011).
  • Serge Daniel, Guillaume Soro : Pourquoi je suis devenu un rebelle - La C么te d'Ivoire au bord du gouffre, 脡ditions Hachette, 2005.
  • Adolphe Bl茅 Kess茅 et pr茅face de Lawrence Olivier, La C么te d'Ivoire en guerre - Le sens de l'imposture fran莽aise, 脡ditions L'Harmattan, 2005.
  • Thomas Hofnung, La Crise en C么te d'Ivoire - Dix cl茅s pour comprendre, 脡ditions La D茅couverte, 2005.
  • Aminata Dramane Traor茅, Lettre au Pr茅sident des fran莽ais 脿 propos de la C么te d'Ivoire et de l'Afrique en g茅n茅ral, Fayard (maison d'茅dition), 2005.
  • Alphonse Voho Sahi et pr茅face de Harris Memel-F么t茅, Une chronique de la r茅volution d茅mocratique en C么te d'Ivoire (1989-1995), 脡ditions L'Harmattan, 2005.
  • Jacques Verg猫s, Crimes contre l'humanit茅 - Massacres en C么te d'Ivoire, 脡ditions Pharos, 2006.
  • Colombe Morel, La v茅rit茅 sur la guerre en C么te d'Ivoire, 脡ditions Le Publieur, 2006.
  • Kouakou Gbahi Kouakou et pr茅face de Stephen Smith, Le peuple n'aime pas le peuple - La C么te d'Ivoire dans la guerre civile, 脡ditions Gallimard, 2006.
  • Anicet Maxime Dj茅houry et Th茅ophile Kouamouo, La guerre de C么te d'Ivoire - La derni猫re exp茅dition coloniale, 脡ditions L'Harmattan, 2007.
  • Simone Gbagbo, Paroles d'honneur : un devoir de parole, Paris, PharosJ.-M. Laffont Ramsay, , 508 p. (ISBN 978-2-756-90071-1).
  • Jean-Christophe Notin, Le crocodile et le scorpion la France et la C么te d'Ivoire, 1999-2013, Monaco Paris, Editions du Rocher, coll. 芦 Lignes de feu 禄, , 414 p. (ISBN 978-2-268-08393-3 et 2-268-08393-4, lire en ligne).
  • Bernard Houdin, Les Ouattara, une imposture ivoirienne, Paris, 脡ditions du Moment, , 333 p. (ISBN 978-2-354-17429-3).

Articles connexes

Liens externes

Notes et r茅f茅rences

  1. 袙谢邪写懈屑懈褉懈 小械谐械薪褞泻:孝芯褉谐芯胁谢褟 芯褉褍卸懈械屑 懈 斜褍写褍褖械械 袘械谢芯褉褍褋褋懈懈maxpark, 5 屑邪褉褌邪 2011
  2. 校泻褉邪懈薪邪 懈 袘械谢芯褉褍褋褋懈褟 褌邪泄薪芯 胁芯褋褋褌邪薪邪胁谢懈胁邪褞褌 袙袙小 袣芯褌-写'袠胁褍邪褉邪
  3. Wikileaks: 袘械谢芯褉褍褋褋泻懈械 谢械褌褔懈泻懈 斜芯屑斜懈谢懈 褎褉邪薪褑褍蟹褋泻褍褞 胁芯械薪薪褍褞 斜邪蟹褍 胁 袗褎褉懈泻械
  4. a et b(ru) 芦聽袚褉邪卸写邪薪褋泻邪褟 胁芯泄薪邪 胁 袣芯褌-写'袠胁褍邪褉聽禄 [芦聽Guerre civile en C么te d'Ivoire聽禄], sur conflictologist.org,鈥 (consult茅 le )
  5. Bouak茅聽: pourquoi la juge veut renvoyer Alliot-Marie, Villepin et Barnier devant la Cour de justice
  6. 袛屑懈褌褉懈泄 袚褍褋械胁. 孝邪泄薪褘 小褍-25 懈 挟褉懈褟 小褍褕泻懈薪邪: 胁 袩邪褉懈卸械 胁褘薪械褋谢懈 锌褉懈谐芯胁芯褉 锌芯 写械谢褍 芯斜 褍斜懈泄褋褌胁械 褎褉邪薪褑褍蟹褋泻懈褏 胁芯械薪薪褘褏 胁 袣芯褌-写鈥櫺樞惭冃把 // RFI, 16 邪锌褉械谢褟 2021
  7. a et bC么te d鈥橧voire聽: Fin de l鈥檕p茅ration Licorne et cr茅ation des FFCI, Minist猫re de la D茅fense, 22 janvier 2015.
  8. RtiBengue, 芦聽Ibrahim Coulibaly (IB) d茅voile les origines de la r茅bellion en C么te d'Ivoire (2011)聽禄, (consult茅 le ).
  9. https://www.cairn.info/revue-politique-africaine-2003-1-page-71.htm.
  10. 芦聽Le g茅n茅ral Irastorza quitte la Force Licorne聽禄, sur saphirnews.com, .
  11. Article de Fernanda Faria, La gestion des crises en Afrique subsaharienne聽: le r么le de l'Union europ茅enne, novembre 2004.
  12. Colette Braeckman, 芦聽Aux sources de la crise ivoirienne聽禄, Mani猫re de voir, no聽79, f茅vrier-mars 2005, ISSN 1241-6290, p.聽81.
  13. a et bAmnesty International, C么te d'Ivoire聽: Une suite de crimes impunis, 27 f茅vrier 2003.
  14. Christophe Champin, 芦聽Le bilan officiel des violences聽禄, sur RFI, .
  15. 芦聽C么te d'Ivoire聽: La chronologie des 茅v茅nements depuis le 19 septembre 2002聽禄, site de l'Onuci [PDF].
  16. Convergences r茅volutionnaires, no聽25, janvier-f茅vrier 2003.
  17. Didier Fassio et Elio Comarin, La Bataille d'Abidjan, Arte, 2006.
  18. 芦聽La crise en C么te d'Ivoire聽: forces en pr茅sence聽禄, La Documentation fran莽aise.
  19. Sandrine Raynal, 芦聽En C么te d鈥橧voire, 芦聽les forces du bien contre les forces du mal聽禄聽禄, revue H茅rodote, no聽119, Les 脡vang茅liques 脿 l鈥檃ssaut du monde (quatri猫me trimestre 2005) [lire en ligne], consult茅 le 21 d茅cembre 2010.
  20. 芦聽La crise en C么te d'Ivoire - Chronologie聽禄, La Documentation fran莽aise (consult茅 le ).
  21. C么te d鈥橧voire聽: les Casques bleus attendus dans un contexte d茅l茅t猫re, d茅p锚che AFP du 4 avril 2004 sur interet-general.info.
  22. Article de Nicolas Michel, 芦聽Un rapport en forme de r茅quisitoire聽禄, Jeune Afrique, 9 mai 2004.
  23. Chronologie sur la-paix.org.
  24. 芦聽Des militaires pilleurs de banque聽禄, RFI actualit茅.
  25. a et b芦聽C么te d'Ivoire, un avenir incertain聽禄, ACAT, 77 pages [PDF]
  26. L'actualit茅 de la C么te d'Ivoire sur IZF.net.
  27. a et b芦聽C么te d鈥檌voire. Guillaume Soro rattrap茅 par son pass茅 de seigneur de guerre聽禄, sur L'Humanit茅,
  28. Texte de A. Ekissi, secr茅taire g茅n茅ral du PCI.
  29. Didier Fassio et Elio Comarin, dans leur reportage La Bataille d'Abidjan, Arte 2006, affirment que Paris 茅tait d鈥檃ccord. Pour sa part Vincent Hugueux, de L'Express, rapporte l'opposition de la France (article du 18 mai 2006). Quant au Nouvel Observateur il suppose que cet accord de la France serait un malentendu entre Laurent Gbagbo et Jacques Chirac [lire en ligne].
  30. a et b芦聽C么te d鈥橧voire聽: mourir pour Bouak茅聽禄, Jeune Afrique,鈥 (lire en ligne, consult茅 le )
  31. Abidjan.net laisse entendre que c鈥檈st le chef d鈥櫭﹖at-major ivoirien qui aurait d茅cid茅 seul d鈥檃ttaquer l鈥檃rm茅e fran莽aise (article du 12/12/2006), relay茅 par Bakchich info聽: 芦聽Confidences d鈥檜ne barbouze volante聽禄, 16 f茅vrier 2007 [lire en ligne], consult茅 le 4 juin 2007.
  32. Sur vulgum.org, article 1173, archiv茅 par l'Internet Archive.
  33. (en) Parfait Kouassi, 芦聽French Unleash Force Against Chaos in Ivory Coast聽禄, sur washingtonpost.com, Associated Press, (consult茅 le ).
  34. 芦聽L'ab卯me ivoirien聽禄, L'Express, 29 mars 2005, p.聽39.
  35. Pascal Le Pautremat, Les guerriers de la r茅publique聽: forces sp茅ciales et services secrets fran莽ais, 1970-2009, Choiseul, , p.聽137.
  36. Anthony Lattier, 芦聽L鈥橝ffaire du bombardement de Bouak茅 (2)聽: les zones d鈥檕mbres (Rediffusion)聽禄, RFI, 22 ao没t 2016.
  37. a et bThomas Hofnung, 芦Pour l'honneur de mes soldats禄, sur Lib茅ration (consult茅 le )
  38. Communiqu茅 de la F茅d茅ration internationale des droits de l'homme.
  39. Vid茅os visibles sur Youtube.
  40. a et b芦聽Les 茅v茅nements entre le 31 octobre et le 9 novembre 2004聽禄, Le Nouvel Observateur, 18 janvier 2006.
  41. Vid茅o sur Dailymotion [vid茅o].
  42. Communiqu茅 de presse de l'ONU.
  43. Selon une autre source non disponible sur Internet, un reportage vid茅o 脡v茅nement de 2004 distribu茅 par Kaluila, le message serait聽: 芦聽Si vous dormez, r茅veillez-vous. Si vous mangez, d茅posez votre fourchette. Je ne vous demande pas d'aller attaquer les Fran莽ais qui sont venus vivre avec vous, beaucoup de Fran莽ais ont d茅fil茅 avec nous contre la r茅bellion. Venez lib茅rer l'a茅roport. Abidjan n'est pas un quartier de Paris鈥β犅
  44. Compte-rendu de l'Assembl茅e nationale fran莽aise, s茅ance du 13 f茅vrier 2007 [PDF].
  45. Information sur kas.de.
  46. Le Jour, 21 d茅cembre 2004.
  47. 芦聽Les bons offices de Thabo Mbeki聽禄, RFI actualit茅.
  48. 芦聽C么te d鈥橧voire聽: Nouveau bilan des 茅meutes de novembre 2004聽禄, d茅p锚che de l'AFP du .
  49. Sur le racisme anti-blanc du pouvoir ivoirien, possibilit茅 de t茅l茅charger le livre.
  50. 芦聽Des milices attaquent les Forces nouvelles聽禄, RFI, 28 f茅vrier 2005.
  51. 芦聽Une milice promet l鈥檈nfer aux soldats fran莽ais聽禄, Bakwaba, site personnel de Bernard Boof.
  52. 芦聽Les 茅v茅nements en C么te d'Ivoire聽禄, Bakwaba, site personnel de Bernard Boof.
  53. 芦聽Le film des 茅v茅nements de l'affaire Poncet/Mah茅聽禄, Jeune Afrique, 14 d茅cembre 2005 (voir archive).
  54. Laurent Zecchini, 芦聽C么te d鈥橧voire聽: Paris insiste sur la gravit茅 des faits reproch茅s au g茅n茅ral Poncet聽禄, sur le site interet-general.info.
  55. Article sur le site du minist猫re des Affaires 茅trang猫res et de la coop茅ration internationale du Mali.
  56. Le confusion des Mah茅 sur le site de Sonamar, la voix du Mali.
  57. D茅p锚che AFP reprise par les quotidiens nationaux. http://www.liberation.fr/societe/2012/12/07/proces-firmin-mahe-pas-de-prison-ferme-pour-les-militaires_865933.
  58. 芦聽Coups de feu autour d鈥檜ne caserne militaire聽禄, RFI actualit茅.
  59. Article de Armand B. Depeyla, SoirInfo, 6 janvier 2006.
  60. 芦聽Sommet des 5 脿 Yamoussoukro聽禄, eburneanews.net.
  61. Les accords de paix de Ouagadougou sur lefaso.net.
  62. 芦聽Ordonnance no聽2007-457 du portant amnistie聽禄.
  63. 芦聽Sortir de la crise avant la fin de l鈥檃nn茅e聽禄, RFI actualit茅.
  64. Coulibaly Brahima, 芦聽Cote d'Ivoire: Centre de commandement int茅gr茅 (CCI) - Le grand malaise聽禄, AllAfrica.com,鈥 (lire en ligne)
  65. 芦聽D茅but de d茅mant猫lement de la ZDC聽禄, RFI actualit茅.
  66. 芦聽Guillaume Soro 茅chappe 脿 un tir de roquette 脿 Bouak茅聽禄, d茅p锚che de Reuters du .
  67. 芦聽L'Afrique de l'Ouest dans la zone des temp锚tes聽禄, Le Monde diplomatique, mars 2001, p.聽10 et 11.