Mouvement national algérien (Guerre d'Algérie)

Le Mouvement national algérien (MNA) (arabe : الحركة الوطنية الجزائرية) était une organisation politico-militaire visant à l'indépendance de l'Algérie et qui a remplacé le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) à partir de 1954.

Histoire

Le Mouvement national algérien est fondé par le vétéran nationaliste Messali Hadj comme un rival du Front de libération nationale (FLN) durant la guerre d'indépendance algérienne.

Le MNA condamne l'insurrection armée du 1er novembre 1954 menée par le FLN[1].

En France métropolitaine

Le mouvement eut le plus de soutien parmi les algériens musulmans vivant en France métropolitaine, où Messali résidait, et exerça une influence considérable sur les syndicats algériens dans le pays.

Lutte d'influence avec le FLN

Article détaillé : Massacre de Melouza.

La branche armée du FLN, l'Armée de libération nationale (ALN), tenta très vite de détruire les capacités du MNA à la guérilla en Algérie. L'ALN tiendra tête à l'armée nationale du peuple algérien (ANPA) bras armé du MNA.

Le MNA et le FLN s'affrontèrent pour prendre le contrôle en France des nationalistes algériens, dans les « guerres de cafés ». Elles causèrent, selon les chiffres officiels des autorités françaises, entre le et le , 10 223 victimes (dont 3 957 tués) [2],[3]. Le FLN réussit à prendre progressivement le contrôle de la population algérienne en France, le MNA perdant notamment le contrôle des étudiants et des intellectuels algériens vivant en France[4]. Le MNA perd également la bataille des médias[4].

Notes et références

  1. https://www.persee.fr/doc/camed_0395-9317_1983_num_26_1_937
  2. « Un tournant de la "bataille de Paris" », Rémy Valat, Revue d'histoire : Outre-Mers, 1er semestre 2004, no 342-343.
  3. Omar Carlier, « Violence(s) », dans Mohammed Harbi et Benjamin Stora (dir.), La Guerre d'Algérie, éd. Hachette, 2005, p.  511.
  4. a et b Denise Bouche, Jean-Pierre Rioux (sous la direction de), La Guerre d'Algérie et les Français, Colloque de l'Institut d'histoire du temps présent (compte-rendu), Revue d’Histoire Moderne & Contemporaine, Année 1991, 38-3, pp. 515-517

Annexes

Bibliographie

Article connexe