Première bataille d'El Djorf

Première bataille de El Djorf

Informations générales
Date
(4 mois et 7 jours)
Lieu à 12 km du Djebel El Dorf dans les monts Nemenchas
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau de la France FranceDrapeau de l'Algérie ALN
Forces en présence
? hommes? hommes
Pertes
?45 tués, 40 prisonniers

Guerre d'Algérie

Batailles

Du 1er novembre 1954 au 19 mars 1962
Toussaint rouge — Opération Eckhmül — Opération Aloès — Opération Véronique — Opération Violette — Opération Timgad — Bataille d'El Djorf — Opération Massu — Embuscade de Palestro — Bataille d'Alger — Bataille de Bouzegza — Bataille de Timimoun — Opération Jumelles — Bataille des Frontières — Coup d'État du 13 mai 1958 — Opération Résurrection — Opération Couronne — Opération Brumaire — Semaine des barricades — Manifestations de décembre 1960 — Putsch des généraux — Combat du Fedj Zezoua — Plan Challe — Opération Oiseau bleu
Du 19 mars 1962 au 5 juillet 1962
Bataille de Bab El Oued — Fusillade de la rue d'Isly — Massacre d'Oran Coordonnées 35° 22′ 33″ nord, 8° 16′ 49″ est

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Première bataille de El Djorf

La première bataille d'El Djorf (ou El-Djorf) a lieu le 22 septembre 1955, pendant la guerre d'Algérie, entre l'armée de libération nationale et les forces de l'armée française.

Contexte

La bataille a lieu un an après le début de la guerre d'Algérie, dans les Aurès. L'armée française venait d'arrêter Mustapha Benboulaïd, qui était à la tête de l'ALN dans cette région[réf. nécessaire].

Un conflit interne au sein de l'ALN abouti à la nomination du colonel Bachir Chihani à la tête du Willaya I. Il commence par rassembler les troupes dispersées dans la région et réussi à organiser une réunion dans la région d'El Djorf, au nord de l'actuelle province de Tebessa.. Cette réunion vise à réorganiser les troupes pour relancer les opérations militaires. Environ 300 combattants assiste à cette réunion[réf. nécessaire].

L’armée française lance l’opération « Timgad » et ne se doute pas qu'elle est sur le point de tomber sur la réunion des chefs de l’Aurès et Nementchas que Bachir Chihani a organisée entre le 18 et 23 septembre 1955[1].

Bataille

Adjel Adjoul est blessé et fait prisonnier[2]. 45 soldats de l'ALN sont tués et 40 autres sont faire prisonniers[1],[3].

Conséquences

Les dirigeants de l'ALN reproche à Bachir Chihani son imprudence d'avoir organisé un rassemblement aussi important que celui d’El-Djorf en négligeant les règles élémentaires de la sécurité, et demande une autocritique de sa part, qui ne vint pas[1].

Postérité

Dans un contexte de la guerre des mémoires avec l’ancienne puissance coloniale, le pouvoir algérien a décidé de faire de la bataille d’El Djorf, ayant eu lieu du 20 au 28 septembre 1955 dans les monts Nemenchas à l’est de l’Algérie, un lieu de mémoire de la nation algérienne dans les années 2000[4].

Bibliographie

  • Mohamed Larbi Medaci, Les Tamiseurs de sables, Algiers, Anep, , 251 pages p. (ISBN 9961903714)

Références

  1. a b et c Ouanassa Siari Tengour, « Adjel Adjoul (1922-1993) :un combat inachevé », Insaniyat / إنسانيات. Revue algérienne d'anthropologie et de sciences sociales, nos 25-26,‎ , p. 37–63 (ISSN 1111-2050, DOI 10.4000/insaniyat.6187, lire en ligne, consulté le 9 septembre 2019)
  2. Savoirs historiques au Maghreb: constructions et usages, Éditions Crasc, , 363 p. (lire en ligne), p. 162.
  3. Ouanassa Siari Tengour, Histoire contemporaine de l'Algérie. Nouveaux objets, CRASC (Éditions) (ISBN 9789961813416, lire en ligne)
  4. Emmanuel Alcaraz, « La guerre d’indépendance algérienne : une mémoire disputée dans le champ politique algérien », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, no 130,‎ , p. 125–146 (ISSN 1271-6669, lire en ligne, consulté le 9 septembre 2019)