Fanny Ardant

Fanny Ardant
Fanny Ardant
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Fanny Ardant lors de la 45e cérémonie des César en 2020.
Biographie
Naissance
(73 ans)
Saumur (France)
Nom de naissance
Fanny Marguerite Judith Ardant
Nationalité
Formation
Activités
Période d'activité
Depuis
Conjoint
Enfants
Baladine Ardant Conversi ()
Lumir Leverd ()
Autres informations
Taille
1,74 m
Distinctions
Films notables
Prononciation

Fanny Ardant est une actrice, réalisatrice, scénariste et metteuse en scène française, née le à Saumur, en Maine-et-Loire.

Révélée en 1981 par La Femme d'à côté de François Truffaut, elle reçoit en 1997 le César de la meilleure actrice pour Pédale douce, et en 2020 le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour La Belle Époque de Nicolas Bedos.

Biographie

Jeunesse et formation

Née le [1] à Saumur d'une famille originaire de Limoges — elle est la fille de Jean Ardant, officier de cavalerie né à Saint-Jouvent près de Limoges, et une parente de Charles Ardant du Picq[2] —, Fanny passe sa jeunesse à Monaco, où son père, le colonel Ardant, ami du prince Rainier, devient gouverneur du palais princier[3]. Elle passe une partie de son enfance à voyager en Europe.

Diplômée de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence dans la section « Relations internationales »[4], elle clôt ses trois années d'études aixoises en rédigeant un mémoire intitulé "Surréalisme et Anarchisme"[5].

Elle décide assez tardivement de devenir actrice afin d'assouvir sa passion pour le théâtre et joue notamment Racine, Claudel et Montherlant. Elle a été un temps secrétaire bénévole du Club de l'horloge[6].

Elle a trois filles : Lumir née en de son amour avec Dominique Leverd, Joséphine avec François Truffaut en et enfin Baladine avec Fabio Conversi en . Le couple est aujourd'hui séparé[7].

Carrière au cinéma

Sa première apparition, dans Marie-poupée de Joël Séria, en 1976, est remarquée par le public. Fanny Ardant tourne divers films pour la télévision, dont certains, comme Les Dames de la côte de Nina Companeez, attirent l'attention de François Truffaut, qui cherche une actrice et fait d'elle le premier rôle de La Femme d'à côté (1981) et de Vivement dimanche ! (1982). Elle s'engage dans une relation amoureuse avec lui et sera sa dernière compagne.

Fanny Ardant travaille aussi avec Vittorio Gassman dans Benvenuta (1983) d'André Delvaux et La vie est un roman (1983) d'Alain Resnais, avec également Geraldine Chaplin. Après la mort de Truffaut en 1984, elle participe aux films Un amour de Swann (1984) de Volker Schlöndorff, avec Jeremy Irons, Ornella Muti, Michele Placido et Alain Delon, Conseil de famille (1986) de Costa-Gavras, avec Johnny Hallyday, et à La Famille (1986) d'Ettore Scola, à nouveau avec Gassman.

Après quelques films mineurs, elle apparaît dans le Colonel Chabert (1994) d'Yves Angelo, Sabrina (1995) de Sydney Pollack et, surtout, Par-delà les nuages (1995) de Michelangelo Antonioni, avec Marcello Mastroianni, Inés Sastre. Elle rejoint ensuite Mastroianni dans Les Cent et Une Nuits (1995) d'Agnès Varda, puis remporte le César de la meilleure actrice pour la comédie Pédale douce (1996) de Gabriel Aghion. Elle rejoint la distribution du film choral Le Dîner (La Cena, 1998) d'Ettore Scola, dernière variation sur le couple Ardant-Gassman avant la disparition de ce dernier. Elle incarne dans la même année le rôle de Marie de Guise (1515-1560) dans Elizabeth réalisé par Shekhar Kapur en 1998.

Les années 2000 lui offrent des rôles importants dans Sin noticias de Dios (2001) de Agustín Díaz Yanes, Huit femmes (2002) de François Ozon, avec Danielle Darrieux, Catherine Deneuve, Virginie Ledoyen, Emmanuelle Béart, Isabelle Huppert, Firmine Richard et Ludivine Sagnier, Callas Forever de Franco Zeffirelli (2002) et L'Odeur du sang (2003) de Mario Martone, avec Michele Placido.

En 2009, Fanny Ardant réalise son premier film Cendres et Sang et, en 2010, met en scène Chimères absentes, court-métrage dans lequel elle interprète le premier rôle, et qui s'inscrit dans son combat en faveur de la communauté rom en Europe[8].

En 2013, elle fait une courte apparition dans le film franco-italien La grande bellezza.

En 2015, elle interprète la sulfureuse comtesse de Castiglione dans La Séance, le premier court-métrage d’Édouard de La Poëze.

En 2020, à la 45e cérémonie des César, elle reçoit le César de la meilleure actrice dans un second rôle, pour le film La Belle Époque.

Chanson

En 2011, elle apparaît dans le clip de la chanson Elle me dit de Mika après avoir fait une apparition, vingt ans auparavant, dans celui d'Alain Bashung, Madame rêve[9],[10].

En 2012, elle enregistre Amoureuse en duo avec Véronique Sanson.

Vincent Delerm lui a consacré une chanson, Fanny Ardant et moi.

Polémiques

En Italie

En 2007, Fanny Ardant déclenche la colère d'hommes politiques italiens et de familles de victimes du terrorisme en confiant dans une interview qu'elle considérait Renato Curcio, fondateur des Brigades rouges, comme « un héros[11] ». Piero Mazzola, fils d'un policier abattu en 1974 par les Brigades rouges, dépose plainte contre l'actrice[12]. Elle a présenté des excuses :

« Je comprends que des gens m'aient traitée d'idiote. Je ne leur donne pas tort. Je ne suis pas une politicienne, je n'ai pas d'expérience. Je ne suis qu'une actrice, une personne ordinaire[13]. »

En France

Lors de la promotion de son film Le Divan de Staline en sur le plateau de l’émission 28 minutes d'Arte, Fanny Ardant attaque la corporation des journalistes, « laquais de l'Amérique » et soumis à « la pensée unique ». Elle dénonce un « Occident donneur de leçons » et se félicite aussi de ce « contre-pouvoir » incarné par la Russie, tout en reconnaissant « ne pas connaître les tenants et les aboutissants ». Elle reçoit alors un soutien des médias proches du Kremlin (Russia Today, Sputnik) et de la presse d'extrême droite, comme Valeurs actuelles[14].

Filmographie

Actrice

Cinéma

Années 1970
Années 1980
Années 1990
Années 2000
Années 2010
Années 2020

Télévision

Clips

Réalisatrice

Théâtre

Mise en scène

Discographie

Musique

Livres audio

Distinctions

Fanny Ardant au festival de Cannes 2005.

Récompenses

Nominations

Notes et références

  1. « Mini-biographie de Fanny Ardant », sur Elle (consulté le ).
  2. Généalogie-Magazine, no 245, , « Album : Les Ardant ».
  3. Stéphane Bern, « Monaco et les princes de Grimaldi », émission Secrets d'Histoire sur France 2, .
  4. Fanny Ardant, « Anarchisme et surréalisme », mémoire de l’IEP d’Aix-en-Provence, 1971.
  5. « Fanny Ardant : « Comme moi, François Truffaut mettait l’amour au-dessus de tout » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. Philippe Lamy (sous la dir. de Claude Dargent), Le Club de l'horloge (1974-2002) : évolution et mutation d'un laboratoire idéologique (thèse de doctorat en sociologie), Paris, université Paris-VIII, , 701 p. (SUDOC 197696295, lire en ligne), p. 431.
  7. « Fanny Ardant. Biographie », sur journaldesfemmes.com (consulté en ).
  8. « Présentation de Chimères absentes », sur eurochannel.com.
  9. « Alain Bashung - Madame Rêve » (consulté le ).
  10. « Mika - Elle Me Dit (clip officiel) » (consulté le ).
  11. « Fanny Ardant déclenche la colère de la droite italienne », sur L'Express, .
  12. « Plainte en Italie contre Fanny Ardant pour éloge des brigadistes », sur Le Monde, .
  13. (it) « Marra tra finanzieri corrotti e palazzinari », sur Corriere della Sera, .
  14. « En direct, Fanny Ardant dénonce la russophobie et la pensée unique », sur Valeurs actuelles, .
  15. Voir sur catalogue.bnf.fr.
  16. (en) « Audition announcement », sur nationalopera.gr.

Annexes

Bibliographie

Liens externes