Référendum français sur l'élargissement des Communautés européennes

Référendum sur l'élargissement des Communautés européennes
Méthode de vote
Type d’élection Référendum
Corps électoral et résultats
Votants 17 964 607
60,24 %
Votes exprimés 15 878 488
Approuvez-vous, dans les perspectives nouvelles qui s'ouvrent à l'Europe, le projet de loi soumis au peuple français par le président de la République, et autorisant la ratification du traité relatif à l'adhésion de la Grande-Bretagne, du Danemark, de l'Irlande et de la Norvège aux Communautés européennes ?
Oui
68,32 %
Non
31,68 %

Le référendum sur l'élargissement des Communautés européennes est un référendum qui s'est tenu en France le .

La question soumise au vote était formulée ainsi : « Approuvez-vous, dans les perspectives nouvelles qui s'ouvrent à l'Europe, le projet de loi soumis au peuple français par le président de la République, et autorisant la ratification du traité relatif à l'adhésion de la Grande-Bretagne, du Danemark, de l'Irlande et de la Norvège aux Communautés européennes ? ».

La majorité parlementaire, les centristes et le parti radical appela à voter oui, l'extrême-gauche (PC, CGT, Ligue communiste), une fraction de l'extrême droite et les gaullistes de gauche appellent au refus, le PSU appelle au boycott[1]

Résultats

Référendum français de 1972[2]
Choix Votes %
Pour 10 847 554 68,32
Contre 5 030 934 31,68
Votes valides 15 878 488 88,39
Votes blancs et invalides 2 086 119 11,61
Total 17 964 607 100
Abstentions 11 855 857 39,76
Inscrits/Participation 29 820 464 60,24

Approuvez-vous, dans les perspectives nouvelles qui s'ouvrent à l'Europe, le projet de loi soumis au peuple français par le président de la République, et autorisant la ratification du traité relatif à l'adhésion de la Grande-Bretagne, du Danemark, de l'Irlande et de la Norvège aux Communautés européennes ?

Oui :
10 847 554
(68,32 %)
Non :
5 030 934
(31,68 %)
Majorité absolue

Conséquences

Ce référendum est de l'initiative de Georges Pompidou, appliquant l'article 11 de la constitution. Le président en souhaitait tirer un bénéfice politique. Mais la campagne fut qualifiée de terne et les résultats déçoivent : si le oui l'emporte, l'abstention et les votes contre sont assez nombreux, seul un tiers des électeurs inscrits approuva la proposititon[1],[3].

Références

Compléments

Articles connexes

Lien externe