Bas-Rhin

Bas-Rhin
Blason de Bas-Rhin Drapeau de Bas-Rhin
Bas-Rhin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Création du département
Chef-lieu
(Préfecture)
Strasbourg
(arrondissement
Chef-lieu)
Sous-préfectures Haguenau
Molsheim
Saverne
Sélestat
Président du
conseil départemental
Frédéric Bierry (LR)
Préfet Josiane Chevalier
Code Insee 67
Code ISO 3166-2 FR-67
Démographie
Gentilé Bas-Rhinois(e), Bas-Rhinois(es)
Population 1 125 559 hab. (2017)
Densité 237 hab./km2
Géographie
Superficie 4 755 km2
Subdivisions
Arrondissements 5
Circonscriptions législatives 9
Cantons 23
Intercommunalités 24
Communes 514
Liens
Site web bas-rhin.fr

Le Bas-Rhin[Note 1] (/bɑ.ʁɛ̃/[Note 2]) est un département français de la région Grand Est. Il fait partie de la région historique et culturelle d'Alsace avec le département du Haut-Rhin. La préfecture ainsi que le conseil départemental sont situés à Strasbourg. Ses habitants sont appelés les Bas-Rhinois. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 67. Le département est frontalier avec l'Allemagne.

La collectivité territoriale du Bas-Rhin sera fusionnée avec celle du Haut-Rhin le 1er janvier 2021. Cette fusion donnera lieu à la création de la « collectivité européenne d'Alsace »[1]. Le Bas-Rhin continuera toutefois d'exister en tant que circonscription administrative de l'État[2].

Dénomination

Il s'agit du dernier département français à avoir conservé le terme « bas » dans son nom. Les autres départements qui étaient concernés ont préféré changer de dénomination, jugeant ce qualificatif peu valorisant. Exemples : les Basses-Pyrénées devenues en 1969 les Pyrénées-Atlantiques ou les Basses-Alpes, devenues en 1970 le département des Alpes-de-Haute-Provence. Le même phénomène a été observé pour les départements « inférieurs » (Charente-Inférieure, Seine-Inférieure ou Loire-Inférieure).

Histoire

Le département a été créé à la Révolution française.

Le , l'Assemblée nationale constituante décréta : « — Que l'Alsace sera divisée en deux départements dont Strasbourg et Colmar ser[o]nt les chefs-lieux ; — Que le département de Strasbourg sera subdivisé en trois districts […] ; — Que les terres des princes allemands, possédées en souveraineté par la France, seront comprises dans la division des districts ; — Que Landau, enclavé dans le Palatinat, aura une justice particulière […] ».

Le en application de la loi du , à partir de la moitié nord de la province d'Alsace (Basse-Alsace).

1852.

Les limites du Bas-Rhin furent modifiées à de nombreuses reprises :

Évolution des frontières départementales depuis 1871.

Héraldique

Blason Blasonnement :
De gueules à la bande d'argent côtoyée de deux cotices fleuronnées du même.
Commentaires : le blason du Bas-Rhin se rattache étroitement à l'histoire de la Basse-Alsace. Il apparaît pour la première fois en 1262 sur un sceau des comtes de Werd, originaires de Wœrth près d'Erstein, qui étaient devenus landgraves de la Basse-Alsace en 1156.

Géographie

Borne délimitant les deux départements alsaciens sur la D35 entre Saint-Hippolyte (Haut-Rhin) et Orschwiller (Bas-Rhin).

Le département du Bas-Rhin est situé dans le quart nord-est de la France et au sud-ouest de l'Allemagne. Il est limitrophe des départements du Haut-Rhin au sud, des Vosges et de Meurthe-et-Moselle au sud-ouest, de la Moselle à l'ouest, ainsi que des Länder du Bade-Wurtemberg et de Rhénanie-Palatinat à l'est le long du Rhin et au nord.

Climat

Économie

Démographie

Les habitants du Bas-Rhin sont les Bas-Rhinois.

En 2017, le département comptait 1 125 559 habitants[Note 3], en augmentation de 1,89 % par rapport à 2012 (France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1791 1801 1806 1821 1826 1831 1836 1841 1846
-450 238500 926--540 213561 859560 113-
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
587 434563 855577 574588 970600 406598 180612 015612 077621 505
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
638 624659 432686 695700 938651 686670 985688 242711 830673 281
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011
707 934770 150827 367882 121915 676953 0531 026 1201 079 0161 099 269
2016 2017 - - - - - - -
1 121 4071 125 559-------
(Sources : SPLAF - population totale du département depuis sa création jusqu'en 1962 − puis base Insee − population sans doubles comptes de 1968 à 2006[12] puis population municipale à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2013, le Bas-Rhin compte quelque 243 000 personnes de 60 ans et plus et 88 000 personnes de 75 et plus[14].

Communes les plus peuplées

Liste des 15 communes les plus peuplées du département
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Modifier
Strasbourg 67482 Eurométropole de Strasbourg 78,26 280 966 (2017) 3 590
Haguenau 67180 CA de Haguenau 182,59 34 504 (2017) 189
Schiltigheim 67447 Eurométropole de Strasbourg 7,63 31 894 (2017) 4 180
Illkirch-Graffenstaden 67218 Eurométropole de Strasbourg 22,21 26 780 (2017) 1 206
Sélestat 67462 CC de Sélestat 44,40 19 252 (2017) 434
Lingolsheim 67267 Eurométropole de Strasbourg 5,69 18 324 (2017) 3 220
Bischheim 67043 Eurométropole de Strasbourg 4,41 17 093 (2017) 3 876
Ostwald 67365 Eurométropole de Strasbourg 7,11 12 604 (2017) 1 773
Bischwiller 67046 CA de Haguenau 17,25 12 538 (2017) 727
Obernai 67348 CC du Pays de Sainte-Odile 25,74 11 279 (2017) 438
Saverne 67437 CC du Pays de Saverne 26,01 11 239 (2017) 432
Hœnheim 67204 Eurométropole de Strasbourg 3,42 11 215 (2017) 3 279
Erstein 67130 CC du Canton d'Erstein 36,22 10 630 (2017) 293
Brumath 67067 CA de Haguenau 29,54 9 986 (2017) 338
Molsheim 67300 CC de la Région de Molsheim-Mutzig 10,85 9 312 (2017) 858

Les résidences secondaires

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 2,3 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes du département du Bas-Rhin dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Politique et administration

La préfecture du département à Strasbourg.

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire du département du Bas-Rhin sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Tendance politique - Début de mandat Fin de mandat
Départementales Conseil départemental du Bas-Rhin Président du conseil départemental Frédéric Bierry LR
Législatives Première circonscription du Bas-Rhin Député Thierry Michels LREM
Législatives Deuxième circonscription du Bas-Rhin Député Sylvain Waserman LREM
Législatives Troisième circonscription du Bas-Rhin Député Bruno Studer LREM
Législatives Quatrième circonscription du Bas-Rhin Députée Martine Wonner LREM
Législatives Cinquième circonscription du Bas-Rhin Députée Antoine Herth LR
Législatives Sixième circonscription du Bas-Rhin Député Philippe Meyer LR
Législatives Septième circonscription du Bas-Rhin Député Patrick Hetzel LR
Législatives Huitième circonscription du Bas-Rhin Député Frédéric Reiss LR
Législatives Neuvième circonscription du Bas-Rhin Député Vincent Thiébaut LREM
Régionales Grand Est Président du conseil régional Jean Rottner LR - arrivé en cours de mandat 2021
Présidentielle France Président de la République Emmanuel Macron LREM

Représentation parlementaire

Le Bas-Rhin est représenté au Parlement par 5 sénateurs ainsi que par 9 députés, élus dans les 9 circonscriptions législatives.

Administration régionale

Le département est représenté au conseil régional du Grand Est par 36 conseillers régionaux, élus au suffrage universel direct.

Administration départementale

Le Bas-Rhin, placé sous l'autorité d'un préfet de département, qui se trouve être à la fois celui du Bas-Rhin et celui d'Alsace - Champagne-Ardenne - Lorraine, siégeant à l'Hôtel de préfecture du Bas-Rhin à Strasbourg, est subdivisé en cinq arrondissements d'Haguenau-Wissembourg, de Molsheim, de Saverne, de Sélestat-Erstein et de Strasbourg, chacun placé sous l'autorité d'un sous-préfet, siégeant au chef-lieu.

Administration locale

Le département comprend en outre 23 cantons et 516 communes en 2018. Ces dernières, ayant à leur tête un maire, sont regroupées dans des intercommunalités et/ou dans des pays, ayant à leur tête un président.

Droit

Les deux départements alsaciens et la Moselle relèvent, dans certains domaines, d'un droit local particulier, principalement issu du droit allemand. En effet, la suite de la défaite française de 1871, ces territoires ont été annexés par l'Empire allemand de 1871 à 1919.

Enseignement supérieur

Que ce soit par ses établissements d’enseignements secondaires ou supérieurs, l’Alsace est une région d’étudiants très importante et très tournée vers l’international. Strasbourg accueille à elle seule 75 % d’étudiants au sein de son université. Depuis la fusion des trois facultés et des IUT d’Illkirch et de Schiltigheim, c’est même devenue l’une des plus grandes universités de France. On trouve par ailleurs des établissements de grande renommée tels que l'Institut d'Etudes Politiques de Strasbourg (Sciences Po Strasbourg), l'École nationale d'administration (ENA), l'Institut national des études territoriales (INET), l’Institut supérieur européen de gestion ou encore Télécom physique Strasbourg.

Tourisme

Le Bas-Rhin possède une agence de promotion du tourisme, l'ADT67.

Le château du Haut-Koenigsbourg : construit au XIIe siècle, il domine la plaine d’Alsace à plus de 700 mètres d’altitude. Détruit lors de la guerre de Trente Ans, il est restauré de 1900 à 1908 par l’empereur allemand Guillaume II. Il accueille une importante collection d’armes et de meubles de l’époque.

Le château du Fleckenstein : du début du XIIe siècle, érigé par la famille impériale des Hohenstaufen, ce château fort fut habité et transformé en forteresse imprenable par les Fleckenstein. De nombreuses activités sont proposées telle que le « Château des défis ». Il s’agit d’un immense parcours de vingt jeux à travers la forêt et dans les pièces secrètes du château afin de découvrir la vie au Moyen Âge. De quoi passer une bonne journée en famille et de mêler plaisir et pédagogie.

Le château de Lichtenberg : érigé au début du XIIIe siècle, sur une colline qui domine le village, le site intègre un espace contemporain lié à des activités culturelles.

Avec plus de vingt-sept millions de touristes, le Bas-Rhin est le cinquième département français en nombre de nuitées.

Autres sites d'intérêt :

Monuments religieux

  • La cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, chef-d'œuvre de l’art gothique. Mesurant 142 mètres de haut, du parvis au sommet du clocher, elle est considérée comme la deuxième plus grande cathédrale de France, après celle de Rouen. Son horloge astronomique d’époque Renaissance et dont le mécanisme date de 1482 est un chef-d’œuvre en soi.
  • Le mont Sainte-Odile, haut lieu spirituel toujours vivant. Culminant à 764 mètres, cette montagne vosgienne est surmontée par un couvent fondé par sainte Odile, patronne de l'Alsace. Il est un site touristique et lieu de pèlerinage apprécié.

Musées

Musées de Strasbourg

Le Musée alsacien : musée d’art et traditions populaires. On y découvre une importante collection d’objets utilitaires, décoratifs ainsi que des costumes qui retracent la vie quotidienne en Alsace des XVIIIe et XIXe siècles.

Le Musée d'art moderne et contemporain : situé en plein cœur de la ville de Strasbourg, le musée d’Art Moderne et Contemporain abrite près de dix-huit mille œuvres, réparties en trois départements : art plastique, art graphique et photographique, de quelques-uns des plus grands novateurs du XXe siècle.

Le musée Tomi-Ungerer : on peut y découvrir une importante collection de dessins, archives, jouets et revues donnés à sa ville natale par le dessinateur français Tomi Ungerer. Il accueille également des expositions temporaires.

Le Musée du palais du Rohan : le Palais du Rohan fut construit entre 1731 et 1742 à la demande d’Armand de Rohan-Soubise, Cardinal et évêque de Strasbourg qui en fit sa résidence principale au cœur historique de la ville. Il accueille entre autres le Musée des arts décoratifs, Musée d'archéologie ainsi que le Musée des beaux-arts.

Musée de Wingen-sur-Moder

Musée Lalique.

Culture

Langue

Au commencement du XIXe siècle, le bureau des annales de statistique de Paris mentionne que l'alsacien[Note 4] est encore l'idiome des habitants du département, à l'exception de dix à douze communes, qui elles parlent le « patois Lorrain », considéré à l'époque comme une « espèce de dialecte romance »[15]. En 1802, le français était parlé par plus d'un tiers de la population bas-rhinoise et la moitié de celle-ci comprenait cette langue[15].

L'écrivain Champfleury indique en 1860 que le dialecte alsacien du Bas-Rhin est moins dur que celui du Haut-Rhin, mais que tous deux ne sont pas toujours compris par les Allemands d'Allemagne[16]. Quant à M. Aufschlager, il indique en 1826 que les habitants des cantons méridionaux du département ont un langage presque aussi rude que ceux du Haut-Rhin, que celui-ci devient plus doux dans les cantons du milieu. Enfin, il mentionne que le langage alsacien présente une quantité d'idiotismes qui varient de village en village, que la ville de Strasbourg a son dialecte particulier et que les gens instruits parlent aussi l'allemand standard[17].

Traditions populaires

Qu'elles soient anciennes ou vivaces, les traditions calendaires ou festives font toujours sens et émerveillent plus que jamais.

La cigogne

La cigogne blanche est l’oiseau emblématique de l’Alsace. Selon la légende, elle apporte les nouveau-nés en les portant dans un linge serré dans son bec. Autrefois disparue, elle est désormais protégée et fait partie intégrante du paysage. On peut l'apercevoir la plupart du temps, sur les toits des édifices publics et de plus en plus sur les habitations[18].

Le costume traditionnel

Le costume traditionnel alsacien est l’un des symboles de la région. Même s'il reste composé le plus souvent d’une coiffe noire et d’une jupe rouge, symboles de l’Alsace, il existe une multitude d’autres tenues qui varient selon les villages mais aussi selon le statut social de la personne. Pratiquement disparu au XXIe siècle, on peut encore le voir dans certains villages lors de diverses manifestations et grâce aux groupes folkloriques.

Les manifestations

Nombre de traditions[19] puisent leur origine dans une quête du sens de la vie ou dans les rites de protection… Les fêtes chrétiennes rythment encore au XXIe siècle la vie des villages de la région. Les quatre saisons de l’année proposent chacune son lot de célébrations : moissons, vendanges, fête patronale, artisanat, vide-greniers, produits du terroir…

Énergie

Dans le cadre du SRADDET du Grand Est, ATMO Grand Est tient à jour les statistiques énergétiques du département du Bas-Rhin. Il s'agit des statistiques de 2018.

Énergie finale

Aussi pouvons-nous représenter l’énergie finale consommée sur le territoire annuellement par secteur, ou par source.

Énergie finale par habitant en 2018
Bas-Rhin Grand Est France métropolitaine[20]
Énergie finale par habitant (en MWh) 27.6 33.0 25.2
Puissance moyenne par habitant correspondante (en kW) 3.1 3.8 2.9

L'énergie finale annuelle, consommée en 2018, est exprimée en TWh par an. L'énergie grise n'est pas prise en compte, pas plus que ne le sont les soutes aériennes internationales.

Remarquons qu'une énergie exprimée en TWh, et rapportée à une durée d'une année, correspond formellement à une puissance exprimée en TWh/a (d'une valeur d'environ 114 MW).

Les abréviations usuelles sont les suivantes:

Énergie finale par secteur en 2018[21]
- TWh par an
Industrie 7.52
Résidentiel 9.81
Tertiaire 4.91
Agriculture 0.50
Transport routier 8.00
Autres transports 0.33
TOTAL 31.06

Les transports routiers dépendent quasi exclusivement des carburants (voir aussi transports en Alsace).

Énergie finale par source en 2018
- TWh par an
Électricité 8.23
Gaz naturel 7.57
Produits pétroliers 10.62
Combustibles solides 0.02
Bois-énergie 2.71
Autres EnR (Combustibles, PAC, solaire thermique…) 1.18
Autres non EnR (Incinération non EnR…) 0.03
Chaleur et froid issus de réseaux 0.70
TOTAL 31.06

Production d'énergie

Représentons la production d'énergie par vecteur.

Production d'énergie par vecteur en 2018[22]
- TWh par an
Électricité 3.58
Chaleur 0.88
Carburants / Combustibles 3.28
TOTAL 7.74

Représentons la production d'énergie par filière.

Production d'énergie par filière en 2018[23]
- TWh par an
Extraction de pétrole 0.04
EnR 7.70
TOTAL 7.74

La production d’énergie renouvelable (EnR) du territoire, évoquée plus haut, apparaît dans le tableau suivant, toujours pour l’année 2018:

Énergie renouvelable en 2018[24]
- TWh par an
Éolien 0.04
Bois-énergie 2.44
Agrocarburants 0.74
Hydraulique 3.41
Géothermie profonde 0.19
Pompe à chaleur (PAC)[Note 5] 0.49
Photovoltaïque 0.09
Solaire thermique 0.05
Incinération[Note 6] 0.11
Biogaz 0.13
Cultures énergétique 0.02
TOTAL 7.70

Ces statistiques sont illustrées sous forme de diagramme de Sankey[25].

Les statistiques de l'énergie mises à jour par ATMO Grand Est sont également disponibles à l'échelle de tous les établissements publics de coopération intercommunale du Bas-Rhin.

Notes et références

Notes

  1. L'appellation historique Basse-Alsace est parfois utilisée comme synonyme pour désigner ce département sans que cet espace historique corresponde exactement au département actuel.
  2. Prononciation en français standard retranscrite phonétiquement selon la norme API.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  4. Langue désignée dans l'ouvrage sous le terme « allemand corrompu ». Plusieurs ouvrages français du XIXe siècle désignent la langue alsacienne sous cette appellation.
  5. Les valeurs correspondant aux lignes « PACs aérothermiques » et « Géothermie (chaleur) » sont additionnées. Les pompes à chaleur consomment de l'énergie électrique.
  6. La part non-EnR de l'incinération, qui est négligeable, ne figure pas dans ce tableau.

Références

  1. « Le Bas-Rhin et le Haut-Rhin vont fusionner en "collectivité européenne d'Alsace" », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne, consulté le 1er novembre 2018)
  2. Loi du 2 août 2019 relative aux compétences de la Collectivité européenne d’Alsace sur le site vie-publique.fr (consulté le 19 mai 2020).
  3. Ldh/EHESS/Cassini - Notice Communale
  4. Décret du 14 mars 1793, qui réunit à la France trente-deux communes sur les bords du Rhin : « La Convention nationale, après avoir entendu le rapport de son comité diplomatique, déclare, au nom du peuple français, qu'elle accepte le vœu librement émis par le peuple souverain des villes et communes suivantes : Berglabren, Glengenmenster, Billirchein, Oberhofen, Barbelrod, Winten, Dierbach, Pleisweiler, Klingen, Oberhausen, Kleishorbach, Fiderhorbach, Kleiszellen, Kaplen, Herchiersveiler, Horbach, Erlebach, Mertzheim, Steinweiler, Volsfisbeim, Appenhoffen, Heichelheim, Mulheffen, Volmersheim, Nidershorst, Oberhorst, Effingen, Aldorff, Germersheim, Freisbach, Ilvesheim, enclaves et dépendances, dans leurs assemblées primaires, pour leur réunion à la France, et, en conséquence, lesdites villes et communes font partie intégrante de la République française. — Les commissaires de la Convention nationale dans les départements de la Meurthe, de la Moselle et du Bas-Rhin, sont chargés de prendre toutes les mesures pour l'exécution des lois de la République dans lesdites villes et communes, ainsi que de faire parvenir à la Convention nationale tout ce qui peut lui servir à fixer définitivement leur organisation. — Ces villes et communes formeront le cinquième district du département du Bas-Rhin. Le chef-lieu [de ce district] sera Landau ».
  5. Décret du 30 pluviôse an III (18 février 1795), qui réunit au district de Senones plusieurs communes du district de Schelestadt.
  6. Décret du 30 pluviôse an III (18 février 1795) : « Les communes de Russ, Wisches, Schirmeck, Rothau, Neuviller, Natzwiller, Wildersbach, Waldersbach et Barembach, faisant partie du district de Sélestat, département du Bas-Rhin, sont et demeurent réunies au district de Senones, département des Vosges ».
  7. Traité de paix signé, à Paris, le 30 mai 1814, article 3 : « 5° La forteresse de Landau ayant formé, avant l'année 1792, un point isolé dans l'Allemagne, la France conserve au-delà de ses frontières une partie des Départements du Mont-Tonnerre et du Bas-Rhin, pour joindre la forteresse de Landau et son rayon au reste du Royaume. La nouvelle démarcation, en partant du point où, près d'Obersteinbach (qui reste hors des limites de la France), la frontière entre le Département de la Moselle et celui du Mont-Tonnerre atteint le Département du Bas-Rhin, suivra la ligne qui sépare les cantons de Weissenbourg et de Bergzabern (du côté de la France), des cantons de Pirmasens, Dahn et Anweiler (du côté de l'Allemagne), jusqu'au point où ces limites, près du village de Wolmersheim, touchent l'ancien rayon de la forteresse de Landau. De ce rayon, qui reste ainsi qu'il était en 1792, la nouvelle frontière suivra le bras de la rivière de la Queich, qui, en quittant ce rayon près de Queichheim (qui reste à la France), passe près des villages de Mertenheim, Knittelsheim et Belheim (demeurant également Français), jusqu'au Rhin, qui continuera ensuite à former la limite de la France et de l'Allemagne ».
  8. Traité de paix signé, à Paris, le 30 mai 1814, article 3 : « 5° […] Quant au Rhin, le thalweg constituera la limite, de manière cependant que les changements que subira par la suite le cours de ce fleuve, n'auront à l'avenir aucun effet sur la propriété des îles qui s'y trouvent. L'état de possession de ces îles sera établi tel qu'il existait à l'époque de la signature du Traité de Lunéville ».
  9. Traité de paix signé, à Paris, le 20 novembre 1815, article premier : « Les frontières de la France seront telles qu'elles étaient en 1790, sauf les modifications de part et d'autre qui se trouvent indiquées dans l'article présent. 1° […] Des limites du pays de Sarrebruck, la ligne de démarcation sera la même qui sépare actuellement de l'Allemagne les départements de la Moselle et du Bas-Rhin jusqu'à la Lauter, qui servira ensuite de frontière jusqu'à son embouchure dans le Rhin. Tout le territoire sur la rive gauche de la Lauter, y compris la place de Landau, fera partie de l'Allemagne ; cependant la ville de Wissenbourg, traversée par cette rivière, restera toute entière à la France, avec un rayon, sur la rive gauche, n'excédant pas mille toises, et qui sera plus particulièrement déterminé par les commissaires que l'on chargera de la délimitation prochaine. 2° À partir de l'embouchure de la Lauter, le long des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin, du Doubs et du Jura, jusqu'au canton de Vaud, les frontières resteront comme elles ont été fixées par le Traité de Paris. Le Thalweg du Rhin formera la démarcation entre la France et les États de l'Allemagne ; mais la propriété des îles, telle qu'elle sera fixée à la suite d'une nouvelle reconnaissance du cours de ce fleuve, restera immuable, quelques changements que subisse ce cours par la suite du temps. Des commissaires seront nommés de part et d'autre par les Hautes Parties Contractantes, dans le délai de trois mois, pour procéder à ladite reconnaissance. La moitié du pont entre Strasbourg et Kehl appartiendra à la France, et l'autre moitié au Grand-Duché de Bade […] ».
  10. Obersteinbach - Notice Communale
  11. Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2013 - Recensements harmonisés - Séries départementales et communales
  12. Fiches Insee - Populations légales du département pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017
  13. « La prise en charge des personnes âgées dans le Bas-Rhin », sur MediPages, le n°1 des services aux séniors (consulté le 30 septembre 2014).
  14. a et b Bureau des annales de statistique, Annales de statistique : ou Journal général, no 2, Paris, An X (1802)
  15. Champfleury et J.B. Wekerlin, Chansons populaires des provinces de France, Bourdilliat et Cie, Paris, 1860
  16. Jean-Frédéric Aufschlager, L'Alsace : nouvelle description historique et topographique des deux départements du Rhin, tome second, Strasbourg, 1826
  17. Source : Site officiel de l'Association pour la protection et la réintroduction des cigognes en Alsace Lorraine.
  18. Voir Association départementale du tourisme
  19. « Grand Est » [PDF], sur observatoire.atmo-grandest.eu, , p. 15.
  20. « Bas-Rhin » [PDF], sur observatoire.atmo-grandest.eu, , p. 16.
  21. Ibid. p. 22
  22. Ibid. p. 21
  23. Ibid. p. 24
  24. « Diagramme de flux » [PNG], sur observatoire.atmo-grandest.eu, .

Voir aussi

Bibliographie

  • L'Alsace ancienne et moderne : ou Dictionnaire topographique, historique et statistique du Haut et du Bas-Rhin, Salomon, 1865
  • Jean Geoffroy Schweighaeuser, Antiquités d'Alsace - Département du Bas-Rhin, édition augmentée et annotée, Éditions JALON, 2020.

Articles connexes

Liens externes