Jordan Bardella

Jordan Bardella

Jordan Bardella en 2022.
Fonctions
Président du Rassemblement national[a]
En fonction depuis le
(2 ans, 9 mois et 2 jours)
Élection 5 novembre 2022
Prédécesseur Marine Le Pen
Député européen
En fonction depuis le
(4 ans, 11 mois et 13 jours)
Élection 26 mai 2019
Réélection 9 juin 2024
Circonscription France
Législature 9e et 10e
Groupe politique Identité et démocratie
Conseiller régional d'Île-de-France
En fonction depuis le
(8 ans, 5 mois et 28 jours)
Élection 13 décembre 2015
Réélection 27 juin 2021
Circonscription Seine-Saint-Denis
Président Valérie Pécresse
Groupe politique FN puis RN
Vice-président du Rassemblement national[b]

(3 ans, 4 mois et 20 jours)
Avec Steeve Briois
Louis Aliot
David Rachline
Président Marine Le Pen
Lui-même (intérim)
Directeur national de Génération nation[c]

(3 ans, 3 mois et 22 jours)
Président Marine Le Pen
Prédécesseur Gaëtan Dussausaye
Successeur Aleksandar Nikolic
Porte-parole du Rassemblement national[d]

(1 an, 8 mois et 26 jours)
Avec Sébastien Chenu
Julien Sanchez
Président Marine Le Pen
Successeur Laurent Jacobelli
Biographie
Date de naissance (28 ans)
Lieu de naissance Drancy (France)
Nationalité Française
Parti politique FN/RN (depuis 2012)
Conjoint Nolwenn Olivier
Profession Assistant parlementaire
Religion Agnostique
Site web jordan-bardella.fr

Jordan Bardella ([ʒɔʁdan baʁdɛla]), né le à Drancy (Seine-Saint-Denis), est un homme politique français, président du Rassemblement national (RN) depuis 2021, principal parti d'extrême droite en France.

Membre à partir de 2012 du Front national (devenu par la suite Rassemblement national), il devient assistant parlementaire en 2015. Il est porte-parole du parti de 2017 à 2019, membre de son bureau national depuis 2018, ainsi que directeur national de Génération nation (branche jeune du RN). Il est conseiller régional d'Île-de-France depuis 2015.

Aux élections européennes de 2019 en France, âgé de 23 ans, il conduit la liste du RN. Élu député européen, durant lequel il siège à la Commission des pétitions, il devient dans la foulée deuxième vice-président du parti. Il est sans succès tête de liste aux élections régionales de 2021 en Île-de-France.

Il est ensuite nommé premier vice-président du RN par Marine Le Pen, assurant ainsi la fonction de président du parti par intérim durant la campagne présidentielle de celle-ci en 2022. Lors du congrès du RN de la même année, il est élu président du parti face à Louis Aliot.

Situation personnelle

Origines familiales et enfance

Jordan Bardella naît le à Drancy, en Seine-Saint-Denis[2].

Enfant unique, il est le fils d'un patron de PME spécialisée dans les distributeurs automatiques de boissons[3], Olivier Bardella, né en 1968 à Montreuil[4] en Seine-Saint-Denis, d'origine italienne et franco-algérienne, et d'une agente territoriale spécialisée des écoles maternelles (ATSEM), Luisa Bertelli-Mota[5],[6],[7], née en 1962 à Turin[4], d'origine italienne[8],[9]. Il a les trois quarts de ses racines en Italie[10].

Sa famille maternelle a quitté le triangle industriel italien dans les années 1960[11].

Selon Jean-Louis Beaucarnot et le quotidien Le Monde, sa grand-mère paternelle, Réjane Mada, est la fille d'un Algérien de Kabylie, Mohand Seghir Mada, venu en France dans les années 1930 pour travailler comme manœuvre dans le bâtiment à Villeurbanne, et de son épouse, Denise Annette Jaeck, une Parisienne d'origine alsacienne[e],[13],[4].

Il grandit avec sa mère dans une cité HLM[14],[15] de sa ville natale, en garde alternée les week-ends et les mercredis chez son père dans un quartier favorisé de Montmorency[16].

Formation

Jordan Bardella effectue ses études secondaires au lycée privé Jean-Baptiste-de-La-Salle, à Saint-Denis[17], donnant des cours de français à des migrants dans le cadre de l'association Alfaccueil[17],[18]. Il obtient un baccalauréat économique et social avec la mention très bien[15].

Candidat au concours d'entrée de l'Institut d'études politiques de Paris, il échoue notamment à cause d'une question portant sur la guerre d'Algérie[17]. Il étudie alors la géographie à l'université Paris-IV Sorbonne[19]. Il milite à l'Union nationale inter-universitaire (UNI), dont il dit être parti au bout de quelques mois[20]. Il travaille également quelque temps au sein de l'entreprise de son père[17].

Il arrête ses études sans obtenir de diplôme, indiquant préférer se consacrer à la politique[21],[22],[19].

Vie privée

D'abord en couple avec Kelly Betesh[23], il entretient durant un temps une relation avec Kerridwen Chatillon, fille de Frédéric Chatillon[24].

Il est en couple avec Nolwenn Olivier[25] à partir de 2020. Elle est la fille de Marie-Caroline Le Pen, sœur aînée de Marine Le Pen, et de Philippe Olivier. Il est ainsi accusé d'être favorisé au sein du Rassemblement national en raison de sa proximité avec la famille Le Pen[26]. Sur le plan religieux, il se définit comme agnostique[27].

Parcours politique

Débuts au sein du Front national

En 2012, à l'âge de 17 ans, Jordan Bardella adhère au Front national[28],[29],[30], principal parti d'extrême droite en France[31],[32],[33]. Il indique avoir pris sa carte « pour Marine Le Pen plus que pour le Front national »[34].

Il devient secrétaire départemental du FN de Seine-Saint-Denis en 2014[35], ce qui fait de lui le plus jeune responsable départemental du parti[36]. Il se rapproche alors de Frédéric Chatillon[24]. Il est chargé en 2015 de la question des banlieues au sein du FN[37].

Du au , il est assistant parlementaire du député européen FN Jean-François Jalkh[38]. Libération souligne qu'il est « plus que discret » à ce poste, à une époque où les collaborateurs des parlementaires européens FN n’avaient pas toujours de « travail effectif », selon Marine Le Pen ; Jordan Bardella n'est cependant pas inquiété dans l'affaire des assistants parlementaires au Parlement européen[39].

Avec Christine Prus, il est candidat aux élections départementales de 2015 dans le canton de Tremblay-en-France ; le binôme est battu au second tour avec 41 % des voix[40]. Lors des élections régionales de la même année, il se présente sur la liste conduite en Île-de-France par Wallerand de Saint-Just, en tant que tête de liste FN en Seine-Saint-Denis, ce qui lui permet d'être élu conseiller régional[41].

En , il lance le collectif Banlieues patriotes, pour développer un électorat en périphéries urbaines[42]. Selon Le Journal du dimanche, il est « lancé par Florian Philippot, qui l'avait envoyé faire sa première télé et placé à la tête de l'éphémère collectif Banlieues Patriotes »[34].

Jordan Bardella est membre de l'équipe de campagne de Marine Le Pen pour l'élection présidentielle de 2017[36]. Candidat aux élections législatives de 2017 dans la douzième circonscription de la Seine-Saint-Denis, il est éliminé au premier tour avec 15 % des suffrages exprimés[2],[43].

Vice-président du Rassemblement national

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Jordan Bardella et des membres de Génération nation en 2018.

Le , après la démission de Florian Philippot du FN, Marine Le Pen, qui souhaite faire émerger une nouvelle génération de responsables au sein du parti, nomme Julien Sanchez, Sébastien Chenu et Jordan Bardella porte-parole du Front national[44],[45]. En , à l'issue du XVIe congrès du Front national, il intègre le bureau national du parti[46]. Le , Marine Le Pen le nomme directeur national du Front national de la jeunesse (FNJ)[47],[48], qui devient ensuite Génération nation (GN)[49],[50].

Le , il devient deuxième vice-président du RN et intègre le bureau exécutif du parti[51],[52]. Lors du congrès de , il est nommé premier vice-président[1].

Tête de liste aux élections européennes de 2019

Marine Le Pen désigne Jordan Bardella comme tête de liste du RN aux élections européennes de 2019 en France[53]. Le journal Libération le décrit comme la « marionnette de Marine Le Pen » ou même comme la « caution moderniste d'une formation politique en fin de refondation »[54]. Jordan Bardella paraît alors novice pour beaucoup d'électeurs[55].

La liste RN arrive en tête du scrutin avec 23,3 % des suffrages exprimés, moins d'un point devant celle de La République en marche, parti du président Emmanuel Macron[56],[57]. Jordan Bardella devient alors à 23 ans le deuxième plus jeune député européen élu depuis les premières élections des représentants au Parlement européen, en 1979, après l'Allemande Ilka Schröder, élue à 21 ans[34].

Au Parlement européen, Jordan Bardella siège avec les députés européens français du RN au sein du groupe Identité et démocratie (ID)[58]. Il n'y siège que dans la commission des pétitions (PETI)[59]. Il ne siège ni ne préside dans aucune commission législative du Parlement européen[60],[61].

Élections régionales de 2021 en Île-de-France

Aux élections régionales de 2021 en Île-de-France, il conduit la liste du RN, qui obtient 13,1 % des suffrages exprimés au premier tour puis 10,8 % au second, soit une baisse de respectivement cinq et six points par rapport aux élections de 2015, tandis que la liste de droite conduite par Valérie Pécresse l'emporte avec 46 % des voix[62],[63]. Selon le journaliste Richard Werly, ce mauvais score s'explique notamment par son « incapacité de trouver un angle thématique régional convaincant malgré son ancrage familial » et par son « absence de «profondeur» dans une région universitaire » alors qu'il a abandonné ses études supérieures[64].

Président du Rassemblement national

Par intérim

Lors du XVIIe congrès du RN, qui se tient en à Perpignan, il est le candidat le mieux élu au conseil national du parti et se voit nommé premier vice-président par Marine Le Pen. À ce titre, il doit assurer la présidence par intérim du RN pendant la campagne présidentielle à venir, alors que Louis Aliot avait fait part de son intérêt pour assurer cette charge durant la mise en retrait de Marine Le Pen[1]. Le , Marine Le Pen, à la tête du parti depuis dix ans, confirme son départ, Jordan Bardella lui succédant le lendemain à titre intérimaire, conformément aux statuts révisés à l'occasion du dernier congrès[65].

Durant la campagne présidentielle de 2022, Le Monde estime qu'« il a, désormais, tout du professionnel de la politique : l'aisance oratoire, le verbe affûté et cette image bien lisse qui convient à la stratégie de normalisation du parti d'extrême droite » ; mais également que « son discours est le même que celui de ses prédécesseurs sur l'insécurité, l'immigration ou l'islamisme »[66]. Quelques jours après le second tour de l'élection présidentielle — et la victoire d'Emmanuel Macron —, Jordan Bardella annonce qu'il conserve la fonction jusqu'au 10 septembre suivant[67].

Élection en 2022

Le 31 août 2022, il annonce sa candidature à la présidence du Rassemblement national. Il fait face au maire de Perpignan, Louis Aliot. Il bénéficie de l'appui d'une large majorité de cadres[68],[69]. Selon le politologue Gilles Ivaldi, « Jordan Bardella incarne cette montée en puissance des jeunes [au sein du parti] alors que Louis Aliot, même s'il n'est pas vieux, est perçu comme l'ancien FN. Par ailleurs, Jordan Bardella bénéficie d'une notoriété plus importante »[69]. Gilles Ivaldi estime également que « Louis Aliot incarne plutôt une extrême droite national-conservatrice quand Jordan Bardella est plus proche des identitaires »[69].

Les résultats de l'élection sont proclamés le 5 novembre, lors du XVIIIe congrès du Rassemblement national : Jordan Bardella est élu avec 84,8 % des 26 000 voix exprimées. Pour la première fois depuis la fondation du parti cinquante ans plus tôt, ce n'est pas un Le Pen qui est élu à sa tête, bien que Bardella fasse part de sa volonté de poursuivre dans la continuité de Marine Le Pen[70],[71].

Son élection s'accompagne de critiques. S'il consent à nommer quelques alliés de Louis Aliot au sein des instances du parti, Jordan Bardella écarte du bureau exécutif Steeve Briois et Bruno Bilde, tous deux proches de Marine Le Pen et figures du « clan d'Hénin-Beaumont », dont l'influence était sortie renforcée du précédent congrès. Steeve Briois dénonce une « purge » et une « re-radicalisation » du parti[71]. Selon Mediapart, sa victoire est aussi celle de l'association étudiante d'extrême droite « GUD Connection », un « réseau informel d'anciens militants de l'organisation étudiante Groupe union défense reconvertis en entrepreneurs, dont les structures travaillent pour les campagnes du parti depuis 2011 », et dont les piliers sont Frédéric Chatillon et Axel Loustau : ceux-ci soutiennent activement Jordan Bardella depuis plusieurs années, tandis que ce dernier a choisi une agence gérée par ce réseau, e-Politic, pour assurer la communication de ses campagnes[72].

L'universitaire Périne Schir indique fin 2023 que depuis l'élection de Jordan Bardella, les réseaux nationalistes Groupe union défense (GUD) et de la Nouvelle Droite « ont retrouvé un rôle de premier plan au RN, par le biais du groupe ID au Parlement européen » (où siège Jordan Bardella) : Philippe Olivier, membre du bureau exécutif du RN, également eurodéputé et souvent cité comme l’un des mentors de Jordan Bardella (dont il a été le beau-père), joue un rôle moteur pour le lien avec la Nouvelle Droite ; tandis que le cercle du GUD entretient des liens d'affaires[73].

Tête de liste aux élections européennes de 2024

Le , il annonce qu'il sera tête de liste RN aux élections européennes de 2024 en France[74].

Avec 31,37 % des suffrages exprimés, et 30 sièges, la liste qu'il conduit arrive largement en première position devant la liste présidentielle tenue par Valérie Hayer (14,60 % et 13 sièges)[75].

Prises de position

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European Parliament
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Jordan Bardella au Parlement européen en 2022.

Ligne politique générale

Jordan Bardella appelle à dépasser l'opposition entre « bloc populaire » et « bloc élitaire », ainsi qu'entre « patriotes » et « mondialistes », un clivage idéologique cher à Marine Le Pen. Contrairement à celle-ci, il n'attaque pas l’« oligarchie » et prône l'union des droites, parlant en privé de « recréer l’UMP »[18].

Opposition à l'immigration

Durant la campagne des élections européennes de 2019, Jordan Bardella affirme que les deux priorités pour la génération à laquelle il appartient sont la crise migratoire et la crise environnementale. Il estime « que s'il y a une responsabilité humaine, dans ce qui apparaît comme un réchauffement climatique, il en va de notre modèle économique », et s'oppose à la multiplication des traités de libre-échange[76].

Jordan Bardella adhère à la théorie raciste et complotiste du grand remplacement[77]. Le Monde indique qu'il met en avant la théorie lors de ses discours aux militants « en usant de toutes les périphrases possibles pour ne pas l'appeler « grand remplacement » car l'expression a été bannie par Marine Le Pen »[78].

Il souhaite également « couper les aides sociales aux personnes présentes en France de façon clandestine »[79].

Questions sociales et sociétales

Il prend position contre le mariage homosexuel, estimant que celui-ci crée les conditions d'une ouverture à la gestation pour autrui ou à la procréation médicalement assistée[80]. Néanmoins, il affirme en 2019 considérer « comme une majorité de Français, que le mariage pour tous est désormais un acquis » et renvoie ses opposants à l'utilisation du référendum d'initiative citoyenne, que le RN entend instaurer[81]. Il se prononce en faveur de l'autorisation du cannabis à usage thérapeutique[5], mais en défaveur de sa légalisation générale[82].

En 2023, il publie une vidéo sur YouTube dans laquelle il s'exprime à propos de ChatGPT, qu'il désigne comme « l'autre grand remplacement ». Il s'inquiète du dépassement des capacités humaines et cognitives par la technologie[83].

Questions économiques

Jordan Bardella revendique un « programme économique en faveur du business et de l'entrepreneuriat » et critique une France « championne d’Europe des impôts et des taxes ». Il réclame ainsi la suppression de la contribution sociale de solidarité des sociétés, servant au financement de l'assurance vieillesse, et de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). Deux impôts qui, selon le quotidien Libération, concernent principalement les entreprises du CAC 40. Il salue la décision d'Emmanuel Macron de réduire l'impôt sur les sociétés à 25 % du chiffre d'affaires[84]. Il soutient par ailleurs le versement du RSA conditionné à 15 heures d’activité obligatoires[85], et revient, en juin 2024, sur la promesse du Rassemblement National d’abroger la réforme des retraites s’il parvient au pouvoir[86].

D'après Le Monde, le positionnement à droite de Jordan Bardella sur les questions économiques correspond aussi à une répartition des rôles avec Marine Le Pen, celle-ci ciblant en priorité les classes populaires et lui les classes moyennes supérieures et les retraités[87].

Environnement, climat et écologie

Ses prises de position sur les questions environnementales et écologiques se caractérisent par une volonté de clivage idéologique politique[88]. Fervent défenseur de la voiture[89], il se positionne en faveur de la consommation de viande et « en lutte contre les contraintes en faveur de l'environnement »[89]. L’essayiste Pierre Madelin affirme que le parti qu'il dirige fait preuve d’opportunisme pour s’approprier la thématique climat et la mettre au service de thématiques identitaires et nationalistes[90]. Il déclare ainsi que « Le meilleur allié de l'écologie, c'est la frontière »[91] et lance aux côtés de Marine Le Pen la campagne « Stop aux éoliennes »[91], ces dernières étant considérées par Jordan Bardella comme un « drame pour l’environnement »[92].

Sur les politiques gouvernementales, il dénonce en 2019 la « surenchère » de La République en marche en matière d'écologie[93]. Le Rassemblement national propose sous sa direction de supprimer les zones à faibles émissions avec une proposition de loi, qualifiant ces dernières de « mesure séparatiste »[94].

Début 2024, Jordan Bardella profite du mouvement des agriculteurs de 2024 en France pour lancer une offensive contre « l'écologie punitive », qu'il désigne par « les normes restrictives adoptées en France et en Europe pour restaurer la biodiversité et réduire les émissions de CO2 ». Il alimente un clivage entre « les élites contre le peuple, les urbains contre les ruraux » pour mobiliser son électorat. Le Monde remarque cependant que Jordan Bardella n'aborde jamais la question du partage de « la valeur et la responsabilité » entre l'industrie agroalimentaire et la grande distribution, jugée cruciale, notamment par les éleveurs, et qu'il n'aborde jamais non plus le sujet du changement climatique et ses conséquences sur l'agriculture[95]. Interviewé le 29 janvier 2024, il déclare, à propos du Premier ministre Gabriel Attal, « j’attends qu’il renonce au Green Deal »[96].

En mai 2024, durant la campagne des élections européennes de 2024, il promet le « retour au paradis énergétique français »[97] lors d'une visite à la centrale à charbon Émile-Huchet de Saint-Avold, en Moselle[98],[99], et se positionne contre le développement des énergies renouvelables, qu'il qualifie d'« énergies intermittentes », donc « non fiables »[100]. Une analyse du journal Le Monde sur la proposition d'arrêt du développement des énergies renouvelables formulée par Jordan Bardella conclut que cet arrêt aurait pour effets des factures d’énergie plus élevées pour les Français, des émissions de gaz à effet de serre en hausse, et une dépendance plus grande aux importations[101].

Relations internationales

En février 2023, Jordan Bardella applaudit un discours de Volodymyr Zelensky au Parlement européen, contre l'avis de son groupe parlementaire[102]. Au sujet de la guerre russo-ukrainienne, il estime que Vladimir Poutine mène une guerre contre l'Occident et qu'« il y a entre la France et la Russie une guerre d'intérêt et une guerre d'influence qui s'étend jusqu'à l'Afrique ». Il déclare également qu'il ne peut y avoir d'issue à cette guerre « sans le retrait des troupes russes et sans le retour à une souveraineté pleine et entière de l'Ukraine dans les territoires aujourd'hui occupés par la Russie ». Son entourage précise cependant à Libération que cette déclaration ne concerne pas la Crimée et les autres territoires contrôlés par les sécessionnistes depuis la guerre du Donbass[103],[104]. La Tribune analyse que « Jordan Bardella est sur la ligne pro-américaine de Giorgia Meloni » alors que « Marine Le Pen est sur celle de Matteo Salvini, affichant ses convictions pro-russes »[105].

Proximités politiques

Selon Le Monde, Jordan Bardella peut « se targuer d'avoir tissé quelques liens » avec l'ancien ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini[106], qu'il qualifie de modèle[107]. Il est également réputé proche de Frédéric Chatillon[54] — il est un temps en couple avec l'une des filles de ce dernier[34] —, et un temps de Florian Philippot[108]. Toutefois, il déclare lui-même n'être proche « que de Marine Le Pen »[54].

En 2021, il publie sur Facebook plusieurs contenus de soutien à Génération identitaire, dont le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé la dissolution, conduisant le réseau social à les supprimer et à bloquer temporairement certaines fonctionnalités de son compte, alors suivi par 122 000 abonnés[109].

Lors de la pandémie de Covid-19, il apporte son soutien à l'infectiologue Didier Raoult[24].

Dans une intervention télévisée en novembre 2023, il déclare ne pas croire que Jean-Marie Le Pen était antisémite[110]. Il revient par la suite sur cette déclaration[111].

Affaires judiciaires

Mise en examen pour propos diffamatoire

Le , au lendemain de la réélection d'Ali Rabeh à la tête de la mairie de Trappes, Jordan Bardella publie un communiqué critique dans lequel il demande sa révocation et la mise sous tutelle de la commune[112]. Le 1er février 2022, il annonce être mis en examen à la suite d'une plainte pour diffamation de l'intéressé visant ce passage du communiqué : « Alors que le gouvernement reste passif devant la constitution de Républiques islamiques en miniature, il est urgent d'interrompre cette conquête de nos territoires »[113]. Le lendemain, les deux hommes s'expliquent face à face sur le plateau de Touche pas à mon poste ![114].

Soupçon d'emploi fictif

En 2019, Challenges révèle que Jordan Bardella a été assistant à mi-temps de l'eurodéputé Jean-François Jalkh lors de l'année 2015 et qu'il a été identifié en 2017 par le Parlement européen comme pouvant faire partie des assistants liés à « un usage irrégulier de l'indemnité » d'assistance parlementaire[115],[116]. Le Canard enchaîné révèle ensuite qu'il fait l'objet de soupçons dans le même sens de la part de l'Office européen de lutte antifraude, depuis 2016[117]. Cependant, malgré son faible niveau d'activité, il n'est pas inquiété dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires du Front national au Parlement européen[39].

En mai 2024, l’enquête sur les assistants parlementaires des députés européens FN/RN a révélé que Jordan Bardella, alors âgé de 19 ans, a été employé à mi-temps par Jean-Francois Jalkh pour 1 470 net par mois[118]. Une rémunération qui ne collerait pas, selon les enquêteurs, avec ses compétences de l’époque et les missions qui lui ont été confiées au sein du Parlement européen[118].

Polémiques

Antisémitisme de Jean-Marie Le Pen

Le 5 novembre 2023, Bardella déclare sur BFM TV « ne pas croire que Jean-Marie Le Pen était antisémite »[119]. Pourtant, il a été condamné à de nombreuses reprises par la justice à ce sujet[120], dont en 1990, pour sa minimisation du programme génocidaire porté avec les chambres à gaz par l'Allemagne nazie ; propos qu'il maintient en 2015[121].

Accusations de propos racistes et homophobes sur Twitter

Le , dans l'émission Complément d'enquête, trois anciens proches de Jordan Bardella affirment que ce dernier tenait et utilisait, entre 2015 et 2017, un compte Twitter anonyme dénommé par le pseudonyme « RepNat du Gaito », sur lequel il aurait tenu des propos racistes et homophobes, insulté des journalistes et glorifié Jean-Marie Le Pen[122]. Sur la base de deux autres sources autrefois proches de Jordan Bardella, le quotidien Libération confirme l'information[123]. De plus, Marine Le Pen a été abonnée à ce compte Twitter jusqu'à la révélation de Complément d’enquête[122]. L'intéressé conteste cependant le fait que ce compte lui appartienne[124],[125].

L'attaché de presse du parti[126],[127], Victor Chabert, accuse Complément d'enquête de diffamation et déclare que la chaîne sera poursuivie en justice. France 2 aurait reçu une mise en demeure le jour même[122].

Synthèse des résultats électoraux

Élections européennes

Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.

Année Parti Circonscription Voix % Rang Sièges
2019[57] RN France 5 286 939 23,34 1er
23  /  79
2024[75] 7 765 670 31,37 1er
30  /  81

Élections législatives

Année Parti Circonscription 1er tour Issue
Voix % Rang
2017[43] FN 12e de la Seine-Saint-Denis 3 886 15,06 3e Éliminé

Élections régionales

Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.

Année Parti Région 1er tour 2d tour Sièges
Voix % Rang Voix % Rang
2021[62] RN Île-de-France 285 115 13,14 2e 253 001 10,79 3e
16  /  209

Élections départementales

Année Parti Canton Binôme 1er tour 2d tour Issue
Voix % Rang Voix % Rang
2015[40] FN Tremblay-en-France Christine Prus 4 748 30,33 1er 6 768 41,04 2e Battu

Notes et références

Notes

  1. Par intérim du au
  2. Premier vice-président à partir du [1].
  3. Directeur national du Front national de la jeunesse du au .
  4. Porte-parole du Front national du au .
  5. Pourtant, si les ancêtres italiens sont bien là et très présents, ils ne sont pas les seuls ; car si les trois quarts de ses racines sont concentrées dans la botte, un autre quart conduit ailleurs. Ce dernier quart est la branche de la grand-mère paternelle, native de La Ferté-sous-Jouarre et elle aussi issue pour partie de l'immigration, avec un père algérien, venu travailler en France comme manœuvre dans le bâtiment, qui avait débarqué dès les années 1930 à Villeurbanne et lui aussi avait réussi l'intégration prônée par son arrière-petit-fils en épousant une Parisienne.
    Trois quarts de ses racines en Italie, un huitième en Algérie et un dernier huitième en France, par cette arrière-grand-mère née dans le quartier Saint-Antoine et fille d'un employé de commerce. Une branche par laquelle on découvre à l'élu des ancêtres venus de divers horizons. Pour beaucoup de Seine-et-Marne, mais aussi d'Alsace, avec Georges Jaeck, natif du village d'Hégenheim, à la frontière de la Suisse (...)[12].

Références

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Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

Liens externes