Alain Prost

Alain Prost
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Alain Prost en 2012
Biographie
Nom complet Alain Marie Pascal Prost
Surnom Le Professeur
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Lorette (Loire)
Nationalité Drapeau de la France France
Carrière
Années d'activité 1980-1993
Qualité Pilote automobile
Parcours
AnnéesÉcurie0C.0(V.)
1980 Drapeau : Royaume-Uni McLaren 11 (0)
1981-1983 Drapeau : France Renault 46 (9)
1984-1989 Drapeau : Royaume-Uni McLaren 96 (30)
1990-1991 Drapeau : Italie Ferrari 30 (5)
1993 Drapeau : Royaume-Uni Williams 16 (7)
Statistiques
Nombre de courses 199
Pole positions 33
Podiums 106
Victoires 51
Champion du monde 1985, 1986, 1989 et 1993

Temple international de la renommée du sport automobile 1999

Alain Prost, né le à Lorette dans la Loire, est un pilote automobile français. Quadruple champion du monde des pilotes de Formule 1 en 1985, 1986, 1989 et 1993, victorieux de 51 Grands Prix de Formule 1 pour 199 départs entre 1980 et 1993, celui que l'on surnomme « Le Professeur » est considéré comme l'un des plus grands pilotes de l'histoire de son sport. Michael Schumacher a été le premier à dépasser le total record de 51 victoires que Prost détenait depuis 1987, à l'occasion du Grand Prix de Belgique en 2001. En 1999, Prost a reçu les World Sports Awards du siècle dans la catégorie sport automobile. Sa rivalité au sommet avec Ayrton Senna fait partie des grandes heures de la Formule 1 au tournant des années 1980 et 1990. Il demeure le seul pilote de l'histoire à devenir champion du monde par deux fois en battant son équipier champion du monde en titre (Niki Lauda en 1985 et Ayrton Senna en 1989). Il est également le seul champion du monde français de Formule 1, et son palmarès (51 victoires, 33 pole positions, 41 meilleurs tours, 106 podiums, 2 683 tours en tête) le voit figurer sur un plan statistique parmi les cinq meilleurs pilotes de l'histoire.

Prost découvre le karting à l'âge de 14 ans lors de vacances en famille. Il progresse dès lors, dans les rangs juniors du sport automobile, remportant les championnats de France de Formule 3 et d'Europe, avant de rejoindre l'équipe McLaren de Formule 1 en 1980 à l'âge de 24 ans. Il termine sixième et dans les points à l'occasion de son premier Grand Prix disputé en Argentine, accroche son premier podium sur le même circuit un an plus tard et sa première victoire en course lors du Grand Prix de France 1983, pilotant pour l’écurie Renault, passant cette année-là à deux points d'un premier titre mondial, face à Nelson Piquet et sa Brabham. Il est engagé par Ron Dennis pour revenir chez McLaren et échoue d'un demi-point pour le titre 1984 que s'adjuge son coéquipier Niki Lauda. Alain Prost atteint son but la saison suivante, où il est sacré à deux courses de la fin, devenant le premier champion du monde français de Formule 1.

Au cours des années 1980 et au début des années 1990, Prost se construit un palmarès très important au prix de nombreuses rivalités, de René Arnoux à ses débuts, à Nelson Piquet, Niki Lauda ou Nigel Mansell par la suite ainsi que bien sûr principalement avec Ayrton Senna. En 1986, lors de la dernière course de la saison disputée en Australie sur le circuit d'Adélaïde, il bat Mansell et Piquet pilotes d'une Williams pourtant bien plus véloce au terme d'une course spectaculaire durant laquelle il fait le choix de poursuivre malgré des pneus abîmés, risquant également la panne sèche, pour remporter en même temps que la course, son second titre mondial. L'arrivée de Senna chez McLaren en 1988 bien que souhaitée par Prost, marque le début d'une rivalité historique qui durera plusieurs années dont certains dénouements seront très controversés, parmi lesquels une collision lors du Grand Prix du Japon en 1989 qui donne à Prost son troisième titre de champion du monde des pilotes.

Il rejoint alors la Scuderia Ferrari et la lutte pour le titre entre les deux rivaux se dénoue au même endroit le 21 octobre 1990, où un nouvel accrochage dès le premier virage permet à Senna d'enlever le titre. Avant la fin d'une saison 1991 sans victoire, Prost est licencié par Ferrari pour avoir critiqué publiquement l'équipe. Au terme d'un congé sabbatique en 1992 au cours duquel il n'a de cesse de préparer son retour, Prost rejoint l’écurie Williams, incitant de fait, le champion en titre des pilotes Mansell à partir pour le championnat américain de CART. Au volant d'une voiture très compétitive et très en forme malgré ses 38 ans, Prost remporte le championnat de 1993 et se retire dans la gloire d'un quatrième titre mondial et adoubé par son rival de jadis, Ayrton Senna qui signe ce jour, la paix des braves quelques mois avant son tragique décès sur le circuit d'Imola.

Par la suite, Prost reste impliqué dans le monde de la Formule 1 en collaborant notamment avec Mercedes qui motorise son écurie de cœur McLaren à partir de 1995. Deux ans plus tard, en 1997, Prost rachète pour un montant de douze millions d'euros, l’équipe française Ligier, qu'il renomme Prost Grand Prix jusqu’à sa faillite en 2002 et malgré des débuts prometteurs. De 2003 à 2012, il participe régulièrement au Trophée Andros, qui est un championnat de course sur glace et dont il remporte le championnat à trois reprises.

Toute sa carrière durant, Prost a usé d'un style souple et détendu au volant, prenant ouvertement exemple sur des pilotes tels que Niki Lauda, Jackie Stewart et Jim Clark. Il est surnommé « le professeur » en raison de son approche intellectuelle de la course et bien qu'il ne s'agisse pas d'un sobriquet qu’il aime particulièrement, il admet plus tard que c’est un résumé approprié de son approche de la course. Démontrant une habileté à préparer sa voiture pour les conditions de course, Prost conserve souvent ses freins et ses pneus tôt dans la course, les laissant plus frais pour prendre le dessus dans les derniers tours.

Il a en outre, apporté son expertise en étant commentateur et consultant à la télévision, a engagé l'écurie Renault-e.dams dans le Championnat de Formule E FIA et est depuis juillet 2019 directeur directeur non exécutif de Renault F1 Team après avoir été son conseiller spécial.

Signature d'Alain Prost.

Biographie

Jeunesse et débuts en compétition

Alain Marie Pascal Prost, fils d'André Prost et Marie-Rose Karatchian (née en France d'origine arménienne)[1], est né le à Lorette[2], une ville située à une dizaine de kilomètres de Saint-Chamond dans la Loire, où il a vécu toute son enfance et adolescence avec son frère aîné Daniel Prost. Ses parents travaillent ensemble dans les « Établissements Prost, meubles de style » qui confectionnent les parties métalliques de tables et de chaises[3]. Adolescent il pratique de nombreux sports tels que le football. Il envisage une carrière de professeur de gymnastique ou de footballeur professionnel avant de découvrir le karting à l'âge de 14 ans durant des vacances familiales sur la Côte d'Azur. La scène se déroule sur le parking de la Siesta, à Antibes, et c'est avec un bras dans le plâtre qu'il remporte la course improvisée. Cet événement est déterminant pour sa future carrière sportive[4].

Prost remporte de nombreux titres dans sa jeunesse. En karting, il est d'abord champion d’Europe junior et champion de France junior en 1973[5]. L'année suivante, il devient champion de France senior de karting[5]. Il effectue par la suite son service national à Bitburg (51e régiment d'artillerie) et Trèves (51e régiment de transmissions) et doit partager son temps entre sa passion pour le sport automobile et les ordres[4]. Il est lauréat du Volant Elf en 1975 puis, avec une domination écrasante (il remporte douze courses sur treize) en Formule Renault française remporte les championnats d'Europe Formule Renault en 1977[5]. Il gagne ensuite les titres de champion de France et d'Europe de Formule 3 en 1979 et gagne notamment le Grand Prix de Monaco de Formule 3 synonyme, à l'époque, de tremplin vers la Formule 1[6]. Fin 1979, au terme d'une saison qui voit certains grands noms de la discipline, tirer leur révérence, Prost effectue ses premiers tours de roue en Formule 1 sur une McLaren à l'occasion d'un test comparatif avec l'espoir américain, Kevin Cogan[7]. Prost subjugue le directeur de l'écurie Teddy Mayer en réalisant de meilleurs temps que John Watson, le pilote titulaire de l'écurie, ce qui lui vaut d'être recruté pour la saison suivante[8],[9].

Prost pilote une McLaren M30 en 1980.

Alain Prost dispute sa première course en catégorie reine, le 13 janvier 1980 sur le circuit Oscar Alfredo Galvez à Buenos Aires à l'occasion du Grand Prix d'Argentine au cours duquel, il surprend en terminant dans les points, au sixième rang d'une course dominée par l'Australien Alan Jones[10]. Les courses suivantes lui permettent de s'affirmer comme l'un des pilotes les plus prometteurs de sa génération mais il doit cependant combiner avec la médiocrité de son matériel qui ne lui permet pas de lutter régulièrement avec les meilleurs. Cinquième dès le Grand Prix suivant au Brésil[11], sa saison est ensuite émaillée par de nombreux abandons. Ainsi en Afrique du Sud, une rupture mécanique en pleine séance d'essais qualificatifs provoque un accident au cours duquel il se blesse au poignet. De son stand, il assiste le lendemain, au premier triplé français de l'histoire du championnat du monde de Formule 1, composé de Arnoux, Jacques Laffite et Didier Pironi[12],[13]. Cet évènement contribue à le faire réfléchir à un changement d'écurie. À Monaco, il abandonne après un carambolage au départ causé par la Tyrrell de Derek Daly alors qu'il avait réalisé le dixième temps aux qualifications, très loin devant son équipier Watson non qualifié[14]. Il marque encore le point de la sixième place en Grande-Bretagne au volant de la McLaren M29[15]. Au cours de la saison, les mécaniciens de McLaren le surnomment « The Little Frog » et griffonnent « Tadpole »[16]. En fin de saison, Prost est chargé de tester la McLaren M30 tandis que son équipier conserve une M29. Il termine sixième aux Pays-Bas, puis septième en Autriche et en Italie[17],[18]. Il remonte jusqu'à la deuxième place au Canada avant d'abandonner. Mais lors de la dernière course, aux États-Unis, un accident scelle le sort de la M30. À la fin de la saison Prost est seizième du classement des pilotes avec cinq points[19]. Fin 1980, malgré l'arrivée chez McLaren d'une nouvelle et ambitieuse équipe dirigeante avec à sa tête Ron Dennis, Prost résilie son contrat de deux ans et rejoint l'écurie française Renault-Elf malgré des offres de la Scuderia Ferrari[20].

Dans une période de grands changements, de tensions et de rivalités internes entre la FISA du président français Jean-Marie Balestre soutenue par les constructeurs français ainsi que Ferrari et la FOCA dirigée par Bernie Ecclestone qui n'arrivent pas à se mettre d'accord quant au partage entre autres, du marché économique de la Formule 1 ainsi que des aspects sécuritaires, le transfert de Prost considéré comme le meilleur espoir français, chez Renault dont la fiabilité du moteur turbo, longtemps moquée est enfin prouvée, fait l'objet d'un certain retentissement et font naître l'espoir de voir enfin, un pilote français champion du monde, qui plus est dans une écurie à 100 % française[21],[22],[23].

L'épopée Renault F1

1981 : la découverte du moteur turbo

Prost en 1981.

En 1981, Alain Prost intègre une écurie Renault-Elf très ambitieuse et avec l'objectif dans un premier temps, de prouver la valeur grandissante du Moteur V6 à technologie turbocompressée développé par l'ingénieur Bernard Dudot et de disputer le titre mondial. Il est accompagné de son coéquipier et compatriote, René Arnoux, pilote réputé rapide et adroit, déjà vainqueur de deux Grand Prix la saison précédente. Les rapports entre les deux pilotes se compliquent dès l'intersaison, Prost étant immédiatement plus rapide qu'Arnoux pourtant plus expérimenté. Carlos Reutemann, le pilote argentin de Williams estime que les pilotes français de la marque au losange seront des adversaires redoutables : « Les Renault seront imbattables si le turbo fonctionne correctement. »[24],[25].

Prost ne termine pas les deux premiers Grands Prix à cause de collisions avec Andrea De Cesaris lors du Grand Prix des États-Unis Ouest et Siegfried Stohr au cours du Grand Prix du Brésil. Le français monte sur le podium pour la première fois de sa carrière au Grand Prix d'Argentine, troisième derrière les sud-américains Nelson Piquet et Reutemann[26] mais il déçoit par la suite, ne terminant aucune des quatre courses suivantes laissant planer l'interrogation sur la fiabilité du moteur turbocompressé français[27],[28],[29],[30],[31]. C'est l'arrivée au cours de l'été de la nouvelle monoplace RE30 plus légère et aérodynamique, qui va changer la donne pour le pilote français qui décroche dans des conditions climatiques délicates, sa première victoire à l'occasion du Grand Prix de France sur le circuit de Dijon-Prenois devant son ancien équipier John Watson et Piquet[32].

Alain Prost durant le Grand Prix des Pays-Bas 1981

Alain Prost poursuit sur sa lancée en accrochant la deuxième place du Grand Prix d'Allemagne derrière Piquet, le lendemain de la première pole position de sa carrière et en remportant coup sur coup, deux nouvelles victoires, tout d'abord, aux Pays-Bas en confirmant sa pole position de la veille, devant Piquet et Alan Jones et en Italie devant Jones et Reutemann[33],[34],[35],[36]. Le français auteur d'un nouveau podium derrière Alan Jones, lors de la dernière course de la saison disputée sur le parking du Caesars Palace à Las Vegas, se classe finalement cinquième du championnat à seulement sept points du nouveau champion du monde Nelson Piquet constituant de fait, le plus petit écart en termes de points entre les cinq meilleurs pilotes d'une saison de Formule 1[37],[38].

Alain Prost, Vainqueur de trois Grand Prix et auteur de deux pole positions, conclut une première saison chez la marque française, riche en matière d'enseignements. Après un début de saison marqué par des problèmes de fiabilité du moteur et de sous virages de la monoplace, les ingénieurs de la régie Renault ont pu apprécier les capacités de travail et de talent dans la mise au point du jeune pilote qui ont permis son redressement pour la deuxième partie de saison[39],[40].

1982 : la poursuite d'un apprentissage dans la difficulté

Le moteur turbocompressé équipant Renault, qui va devenir l'objet de toutes les convoitises.

Très attendus en 1982, Alain Prost et René Arnoux impressionnent au volant de la monoplace RE30B durant les essais privés d'intersaison qui tendent à prouver que leurs monoplaces sont les plus rapides du plateau. La principale interrogation repose sur la fiabilité des monoplaces de la Scuderia Ferrari pilotées par les expérimentés Gilles Villeneuve et Didier Pironi, équipées elles aussi d'un moteur turbocompressé et annoncées très compétitives[41],[42],[43].

Le français marque directement les esprits en remportant les deux premiers Grands Prix de la saison, en Afrique du Sud devant Carlos Reutemann et son coéquipier Arnoux, ainsi qu'au Brésil devant les britanniques John Watson et Nigel Mansell et au cours duquel, il réalise le premier hat trick de sa carrière à la suite de la disqualification de Nelson Piquet et Keke Rosberg initialement devant Prost mais coupables d'une infraction au niveau du poids de leur monoplace. Il impressionne la concurrence notamment en Afrique du Sud où il parvient à gagner malgré la nécessité d'un arrêt imprévu à la suite d'une crevaison[44],[45],[46]. Devenu très rapidement, l'un des principaux favoris pour le titre mondial, le français déçoit par la suite en ne marquant qu'un seul point au cours des huit Grand Prix suivants. Victime de la montée en puissance des pilotes Ferrari et Williams, du manque de fiabilité chronique de sa monoplace, ainsi que d'une rivalité contre-productive avec son coéquipier René Arnoux, Prost aborde les six derniers Grand Prix de la saison, déjà largement distancé au classement[47],[48],[49],[50],[51],[52],[53].

Sa relation avec Arnoux atteint un point de non-retour à l'occasion du Grand Prix de France au cours duquel Prost croit avoir passé un accord avec son coéquipier afin de bénéficier de son aide durant la course. Cependant, Arnoux refuse de se plier aux consignes d'équipe lui intimant l'ordre de laisser passer Prost et remporte son premier succès de la saison[54]. Furieux malgré sa deuxième place, Prost se répand dans la presse en expliquant le manque de loyauté de son coéquipier, divisant une bonne partie des suiveurs francophones de la Formule 1 et invoque en outre que ses échecs sont la résultante d'un manque d'investissement des ingénieurs et de la régie Renault qui fournit des pièces inadaptées et ne permettant pas une exploitation optimale du moteur turbo. Bernard Dudot concepteur du bloc moteur de la monoplace du français ne nie pas la problématique : « Nous avions défini le matériel adapté fin 1981, mais l'industrie aéronautique et ses fournisseurs fonctionnant avec des délais n'ayant rien à voir avec nos exigences, nous avons dû exploiter un matériel électronique inadapté. À l'automne 82, nous avons reçu les premiers prototypes de ce que nous avons prévu d'utiliser sans problèmes jusqu'à la fin 84. Le titre sera donc une possibilité pour 83. »[55],[56].

Auteur d'un dernier podium lors du Grand Prix de Suisse, le français est en outre, impliqué lors des essais qualificatifs du Grand Prix d'Allemagne dans le grave accident qui met un terme à la carrière du pilote français de la Scuderia Ferrari, Didier Pironi alors en tête du championnat et ce, deux mois seulement après le décès de Gilles Villeneuve lors du Grand Prix de Belgique[57].

Il termine une saison marquée par un climat pesant d'oppositions entre motoristes ainsi que les drames à répétition, au quatrième rang du championnat des pilotes et en proie aux doutes[58],[59],[60],[61],[62],[63]. Le français auteur de deux succès ainsi que de cinq pole positions, est néanmoins conforté à la suite du départ de René Arnoux, dans une écurie qui si elle s'avère la plus rapide sur un tour, souffre d'une fiabilité très aléatoire[64].

1983 : un vice-champion du monde déçu

La Renault RE40 numéro 15 de Prost en 1983, ici en démonstration en 2007 pilotée par Michel Leclère

La saison 1983 qui marque l'interdiction des jupes à effet de sol, responsables de la plupart des drames de la saison précédentes est le théâtre d'un bouleversement technologique qui amène les différents constructeurs à user d'ingéniosité et de trouver de nouvelles solutions dans l'objectif d'être le plus compétitif. À ce jeu-là, Renault et Prost, débarrassé de René Arnoux remplacé par l'américain Eddie Cheever, clairement deuxième pilote, réalisent une bonne opération et impressionnent dès les essais privés d'intersaison disputés sur le circuit de Jacarepaguá. En effet, les promesses de Bernard Dudot en 1982 semblent tenues et la monoplace française RE30C, présente déjà selon Prost, une excellente tenue de route et une bonne motricité qui sera améliorée par un nouveau modèle RE40 prévu dès l'arrivée en Europe, que les ingénieurs français annoncent « Révolutionnaire. ». Le moteur V6 à technologie turbocompressée, de plus en plus utilisé dans le monde de la Formule 1 semble montrer des signes de fiabilité plus important qu'auparavant sur les longs relais du côté de la marque au losange et pourrait s'avérer un atout de poids dans la course au titre mondial que vise ouvertement le pilote français désormais âgé de 27 ans[65].

René Arnoux, initialement équipier de Prost qui est devenu rapidement son principal rival durant les années Renault

Les promesses entrevues, laissent vite place à la déception pour Prost qui manque les deux premières courses de la saison disputées au Brésil et aux États-Unis[66]. L'arrivée de la nouvelle monoplace pour le Grand Prix de France tient toutes ses promesses et permet au français d'apporter une réponse éclatante en remportant grâce à un nouvel hat trick, la sixième victoire de sa carrière[67]. Étincelant les mois qui suivent, le français réalise deux pole positions et remporte cinq podiums dont trois nouveaux succès en Belgique devant Patrick Tambay et son coéquipier Cheever, en Grande-Bretagne devant le duo Piquet-Tambay, et en Autriche où il devance René Arnoux et Piquet qui lui permettent d'aborder les deux dernières courses de la saison en tête du championnat du monde avec seulement deux points d'avance sur son ancien équipier et rival français, René Arnoux désormais pilote de la Ferrari qui lui livre un duel savoureux, et cinq points sur l'expérimenté pilote brésilien de Brabham-BMW, Nelson Piquet certes moins performant en début de saison, mais profitant au maximum de la vélocité surprenante de sa monoplace en fin de saison et de la farouche lutte entre Ferrari et Renault très accentuée par la rivalité qui oppose Prost et Arnoux pour réduire l'écart[68],[69],[70],[71],[72],[73],[74],[75],[76],[77],[78].

Le Grand Prix d'Europe voit le Brésilien l'emporter devant le Français, cependant Prost qui réalise son septième podium de la saison, reste en tête du championnat avant le dernier Grand Prix de la saison[79]. En Afrique du Sud, ils sont trois pilotes aux styles différents mais aux potentiels presque similaires à pouvoir rafler le titre mondial. Alain Prost, un pilote très doux qui domine le championnat depuis plusieurs mois, mais clairement en perte de vitesse depuis le Grand Prix des Pays-Bas, Nelson Piquet, très intelligent, qui possède déjà l'expérience d'un titre de champion du monde et irrésistible depuis quelques semaines et René Arnoux, le plus agressif, très rapide et parfois victime de son tempérament[80]. Sur le circuit du Kyalami, les faibles espoirs d'Arnoux s'évanouissent rapidement, son moteur cédant dès le début de course. En difficulté sur une Renault peu en verve, Prost quant à lui, subit d'entrée la loi de Piquet qui a pris autoritairement la tête de la course mais ne peut qu'espérer une défaillance du français pour décrocher le titre mondial. Ce qui arrive au 36e tour, Prost étant victime d'une nouvelle défaillance de son turbocompresseur. Toujours en tête, Piquet peut alors se permettre de réduire la cadence et se laisse glisser jusqu'à la troisième place lui permettant de devancer le pilote Renault au classement pour seulement deux points, la victoire revenant à son coéqupier Riccardo Patrese[81].

Le français est furieux de cette défaite ainsi que du manque de réactivité de son écurie qui n'a pas souhaité déposer de protestation alors qu'il est très rapidement avéré que le moteur turbo de la monoplace du Brésilien bénéficie d'un carburant non conforme créé par BASF un groupe chimique allemand et présentant un indice d’octane très largement supérieur à ce qui est autorisé. En effet, pour la régie Renault et Gérard Larrousse, l'obtention d'un titre sur tapis vert ne leur apportera aucune gloire et de plus, un gentlemen's agreement régit les relations entre constructeurs[82]. Pour Prost, avec qui les relations avec Larrousse ne furent jamais au beau-fixe, le constat est clair : La greffe n'a jamais pris et la firme au losange n’a pas la motivation pour être champion du monde. Le divorce, seule solution valable pour les deux parties, est rapidement signé : « Alain Prost a demandé à Renault de reprendre sa liberté pour 1984. Gérard Larrousse lui a donné son accord, estimant qu'il n'est pas souhaitable au plus haut niveau de la compétition automobile, de faire confiance à un pilote qui ne partage pas les objectifs et les valeurs de l'équipe. Renault-Elf le remercie cependant pour son apport et souhaite à Alain Prost la meilleure continuation dans la suite de sa brillante carrière en Formule 1. »[82],[83],[84],[85]. Laissé libre, Alain Prost rejoint la prometteuse écurie McLaren dirigée par Ron Dennis, portée par John Barnard, un ingénieur britannique de talent ainsi qu'un pilote très expérimenté et double champion du monde en la personne de Niki Lauda avec lequel il s'entend bien et dont il est conscient qu'il peut retirer beaucoup d'enseignements de leur collaboration. Julian Jakobi devient en outre, son agent à la fin de l'année[82],[86].

Si le parcours de Prost chez Renault ne se termine pas aussi bien que prévu et vierge de tout titre mondial alors qu'il s'agissait initialement de l'objectif affiché du français ainsi que de la régie, cette collaboration intense a permis de façonner les contours d'un pilote de grand potentiel, excellent metteur au point ainsi qu'au caractère très affirmé. Une collaboration riche de neuf victoires, dix-sept podiums, dix pole positions, huit meilleurs tours en course ainsi qu'une place de vice champion du monde[82].

Premiers titres mondiaux avec McLaren-TAG

1984 : un vice champion du monde heureux

Prost en 1984.

L'équipe McLaren que Prost retrouve début 1984 n'a plus grand-chose à voir avec celle qu'il avait quittée fin 1980. Sous l'impulsion de son directeur général Ron Dennis, de l'ingénieur John Barnard, du coordinateur sportif Jo Ramírez et du motoriste Porsche, elle s'est affirmé comme l'une des écuries montantes avec plusieurs victoires et places d'honneur. Aux côtés du très expérimenté autrichien Niki Lauda, double champion du monde revenu en Formule 1 en 1982 après trois années d'arrêt, le français participe au développement d'une monoplace MP4/2 à la pointe de la technologie et dotée de freins en carbone ainsi que d'un moteur turbocompressé TAG Porsche, en progression constante la saison précédente. Les résultats ne se font pas attendre avec la domination des pilotes McLaren au cours des essais d'intersaison. Une domination d'autant plus large que les écuries rivales éprouvent des difficultés économiques ou structurelles qui entravent leur développement[86],[87],[88].

Alain Prost entame sa collaboration avec l'équipe McLaren par un succès au Grand Prix du Brésil disputé sur le circuit de Jacarepaguá. Mal parti, le pilote français profite des abandons de Lauda sur problème électrique puis de son remplaçant chez Renault-Elf, le britannique Derek Warwick (suspension cassée) pour s'imposer haut la main devant Keke Rosberg et Elio de Angelis[89]. Dès le Grand Prix suivant, en Afrique du Sud, contraint de s'élancer de la ligne des stands à bord de sa voiture de réserve en raison d'un problème de pompe à essence pendant le tour de formation, le français réalise une impressionnante remontée qui assure le doublé aux monoplaces blanches et rouges, Lauda s'imposant sans opposition[90]. La domination des McLaren en course, si elle connaît un surprenant coup d'arrêt en Belgique qui voit l'Italien Michele Alboreto s'imposer sur Ferrari[91], poursuit de plus belle. À Imola, Prost décroche facilement sa deuxième victoire de la saison devant René Arnoux et De Angelis tandis que Lauda profite d'une perte de roue de son coéquipier pour s'imposer sur le circuit de Dijon-Prenois, ces succès permettant aux deux pilotes de dominer largement le championnat, la veille du Grand Prix de Monaco[92],[93]. Cette domination s'explique par plusieurs facteurs, le principal étant que la MP4/2 est très bien équilibrée tant sur un plan aérodynamique qu'au niveau du bloc propulseur, et si les écarts sur un tour ne sont pas vraiment significatifs comme en atteste le fait que les deux pilotes n'ont réalisés aucune Pole position, le rythme en course est redoutable. En effet, le moteur TAG Porsche compense son déficit de puissance par une consommation moins excessive que ceux qui propulsent les rivaux et la légèreté de la monoplace permet d'utiliser des pneus tendres sans usure excessive et cela combiné au style de pilotage très économe de Prost et Lauda, offre les ingrédients d'une incontestable domination[94],[95],[96],[97].

La McLaren MP4/2 pilotée par Prost en 1984.

Sur le circuit urbain de Monaco, Prost surprend tout d'abord sur une piste réputée privilégiant les moteurs puissants, en réalisant la onzième pole position de sa carrière. Le lendemain, sous une pluie diluvienne, le Français prend rapidement les devants et crée des écarts sur ses principaux rivaux jusqu'à ce que d'importants problèmes avec ses freins combinés à l'impressionnante remontée du jeune pilote brésilien de la modeste Toleman, Ayrton Senna et dans une moindre mesure, celle du jeune allemand Stefan Bellof n'entravent ses perspectives de victoire. Prost, conscient de la sortie de piste de certains de ses principaux rivaux dont Lauda, se décide à ne pas faire opposition à Senna quand il se présentera dans son rétroviseur afin d'assurer des points importants au championnat. C'est à ce moment que la direction de course présidée par Jacky Ickx prend la décision d'interrompre prématurément le Grand Prix lors du 31e tour alors qu'il était prévu 76 boucles. Cette douzième victoire inespérée du français s'accompagne de seulement 4,5 points au lieu des neufs accordés pour une victoire[98],[99].

La tournée en Amérique du Nord est moins productive pour les deux équipiers qui, s'ils réalisent un nouveau podium lors du Grand Prix du Canada, ne jouent pas les premiers rôles à Détroit et à Dallas, permettant à certains pilotes tels que Nelson Piquet vainqueur de deux succès et Keke Rosberg de refaire une bonne partie de leur retard[100],[101],[102]. Prost reste néanmoins, un solide leader du championnat avant le retour en Europe pour l'été, disposant de 35,5 points devant le régulier pilote Lotus, De Angelis (26) et Lauda (24)[103].

Prost et Lauda opposés sur la piste en 1984 mais très proches en dehors.

À Brands Hatch, le Français semble en mesure de creuser le trou au championnat mais une défaillance de sa boîte de vitesses offre la victoire à son équipier Niki Lauda. Auteur d'un impressionnant hat trick en Allemagne, Prost reprend trois points à l'autrichien mais un nouvel abandon en Autriche sur sortie de piste conjugué à un nouveau succès de Lauda permet au pilote autrichien extrêmement régulier et maîtrisant le calcul à merveille, de s'emparer de la tête du championnat du monde[104],[105],[106]. Lors des deux Grand Prix qui suivent, les deux pilotes se rendent coups pour coups, Prost s'imposant devant Lauda à Zandvoort tandis que l'autrichien profite de l'abandon de son équipier et remporte son cinquième succès de la saison à Monza. Au moment d'aborder les deux dernières courses de la saison, Lauda compte 9,5 points d'avance sur Prost au championnat[107],[108].

Sur le nouveau circuit du Nürburgring, Prost relance grâce à son succès, la course au titre mondial tandis que Lauda, en échec durant tout le week-end, parvient néanmoins à sauver la quatrième place qui lui permet d'aborder le Grand Prix du Portugal, terme de la saison avec 3,5 points d'avance sur son rival[109],[110]. Comme au Nürburgring, Prost s'impose au terme d'une nette domination, tandis que Lauda réalise un début de course délicat avant de se livrer à une remontée pleine de maîtrise jusqu'à la deuxième place qui lui offre à 35 ans, le troisième titre mondial de sa carrière pour un demi-point[111].

Très souvent dominateur en piste, et bien qu'il remporte sept courses et réalise trois pole positions, Prost est à nouveau défait au championnat : il s'incline face à son équipier Niki Lauda, plus régulier[111]. Il est cependant le premier depuis le britannique Jim Clark en 1963 à gagner sept courses en une saison, égalant ainsi le record de l'époque. Cet écart jamais vu auparavant, par rapport à Niki Lauda tient notamment pour cause principale, les résultats du Grand Prix de Monaco. En effet, si la course s'était disputé à son terme et bien que le français était en train de perdre son avantage, les points d'une deuxième place auraient pu lui permettre de remporter le titre mondial[99].

Alain Prost accepte avec fatalisme cet échec et ressent même le plaisir de voir son coéquipier remporter le titre, duquel il est très proche et éprouve un profond respect teinté d'admiration. Conscient que l'émulation sportive au sein de son équipe à permis tous ces succès, il déclare : « Il n'y a pas beaucoup de pilotes que j'ai pu considérer comme une idole à proprement parler, mais Niki en est assurément l'un d'eux et en dépit de ma déception réelle, celle-ci est atténuée par le fait qu'il soit le pilote qui me devance. Je suis très heureux pour lui. La saison a été parfaite en termes d'ambiance et de compétitivité et je pense que nos monoplaces conserveront une bonne partie de l'avance technologique acquise par rapport à nos rivaux. »[4],[111],[112].

1985 : champion du monde

Alain Prost durant le Grand Prix d'Allemagne 1985.

Comme le français l'avait annoncé à l'issue de la saison précédente, les essais d'intersaison démontre que la McLaren MP4/2B qui ne bénéficie pourtant pas d'évolution majeure, reste la machine à battre et le duo Prost-Lauda aligné à son volant apparaît comme le plus homogène du plateau. Les adversaires de l'écurie championne du monde paraissent en ordre dispersé et si les ingénieurs Lotus ont développé une monoplace très rapide et dispose d'un duo de jeunes pilotes talentueux avec Elio De Angelis et Ayrton Senna, la fiabilité du moteur Renault reste à prouver. Le constat est le même pour les pilotes Williams dont le développement du moteur Honda reste difficile[113],[114],[115],[116].

Alain Prost poursuit ses habitudes en ouvrant la saison par une victoire sans encombre au Brésil où son seul adversaire sérieux s'avère être le pilote italien de la Scuderia Ferrari, Michele Alboreto[117]. Cependant, les deux Grand Prix qui suivent sont le théâtre de véritables déceptions pour le français qui voient la victoire des deux pilotes Lotus, Senna tout d'abord qui survole la course sous une pluie diluvienne au Portugal, pendant que Prost partait en aquaplanage et abandonne à mi-course alors qu'il occupait la seconde place, puis De Angelis qui s'impose à Imola alors que Prost économe de ses efforts toute la course, pense avoir gagné en franchissant en tête la ligne d'arrivée, mais il est disqualifié pour poids non conforme, le pilote italien s'emparant ainsi de la tête du championnat[118],[119],[120]. Lors du Grand Prix de Monaco, Prost parvient à inverser la tendance en remportant son deuxième succès en principauté, non sans avoir dû batailler à nouveau contre Alboreto tandis que De Angelis, solide troisième, conserve les commandes du classement général[121].

Michele Alboreto, le pilote italien de la Scuderia Ferrari sera le seul à tenir tête à Prost en 1985.

Lors des deux Grand Prix disputés sur le sol nord-américain, les pilotes Ferrari sont très efficaces, Alboreto s'imposant au Canada devant Stefan Johansson et Prost qui réalise son troisième podium de la saison[122]. À Detroit, le Français déçoit à nouveau à la suite d'une nouvelle sortie de route tandis que l'Italien Alboreto confirme grâce à sa troisième place derrière Keke Rosberg et Johansson qu'il est l'homme fort du début de championnat[123]. Le retour en Europe permet à Prost comme souvent, de redresser le niveau de performance de sa monoplace durant tout l'été, tout d'abord à l'occasion du Grand Prix de France qu'il termine au troisième rang derrière Nelson Piquet et Rosberg puis à Silverstone, en décrochant la troisième victoire de sa saison devant le pilote italien, inattendu rival du français[124],[125]. Le duel prend de l'ampleur le week-end suivant au cours duquel, Alboreto domine Prost à l'issue du Grand Prix d'Allemagne, un succès qui lui permet de posséder une avance de cinq points sur le français[126].

Cette victoire d'Alboreto représente pourtant son chant du cygne. En effet, semblant privilégier l'efficacité et la régularité aux dépens de la vitesse qui présente plus de risques et dont il a souvent payé le prix fort, Prost est en train de muer son pilotage et profite, alors qu'il se contente initialement de la deuxième place, de l'abandon de son coéquipier Niki Lauda qui domine largement la course, pour remporter le Grand Prix d'Autriche et revenir à hauteur d'Alboreto, seulement troisième[127]. Lors du Grand Prix des Pays-Bas, il se contente de la deuxième place derrière Lauda et prend la tête du classement tandis qu'Alboreto, seulement quatrième, n'a jamais été en mesure de se battre avec les meilleurs[128]. Le véritable tournant de la saison à lieu à l'occasion du Grand Prix d'Italie disputé sur le circuit de Monza et alors que les tifosis attendent un réveil des pilotes Ferrari sur leurs terres, c'est finalement une déroute pour la Scuderia qui voit Prost l'emporter sans coup férir et s'envoler au classement tandis qu'Alboreto abandonne au terme d'une course qui n'a fait que confirmer la baisse de performance des monoplaces de Maranello[129],[130].

Prost au volant de la MP4/2 lors du Grand Prix du sacre.

Jusqu'à la fin de saison, l'écurie italienne ne redressera plus la barre, les performances médiocres allant de pair avec une fiabilité désastreuse, tandis que Prost continue sur ses bases nouvelles à moindres risques en réalisant un nouveau podium lors du Grand Prix de Belgique derrière Senna et Nigel Mansell au cours duquel il subit les reproches de Ron Dennis, son patron chez McLaren furieux de voir le français en garder sous le pied alors qu'il était selon lui, largement au-dessus de la concurrence, ce jour là. Prost assume : « Je sais, mais le fait de prendre des risques ne m'a jamais apporté de réels bénéfices. Je préfère donc remporter un titre en maîtrisant mon pilotage et les risques. C'est ça pour moi qui caractérise un vrai pilote par rapport aux autres. »[131],[132]. Le pilote français décroche son premier titre mondial dès le Grand Prix d'Europe (14e des 16 manches du championnat) grâce à une nouvelle place d'honneur, au quatrième rang et obtient le Grand Prix suivant en Afrique du Sud, son onzième et dernier podium d'une course marquée par la montée en puissance des Williams-Honda, ainsi que d'une saison qui lui a permis de comprendre après de nombreuses années de luttes âpres et serrés à pleine vitesse, que le talent ne suffit pas toujours et que l'intelligence émotionnelle et tactique prévaut dans l'obtention d'un grand titre[133],[134],[135],[136].

Vainqueur du championnat du monde avec 23 points d'avance sur Alboreto, Alain Prost devient à 30 ans, le premier pilote français à remporter le titre mondial dans la catégorie reine de la course automobile. Cette performance lui vaut d'obtenir la Légion d'honneur[137] ainsi que les honneurs de la presse sportive française. Il est ainsi sacré Champion des champions de L'Équipe. Niki Lauda, le coéquipier et très proche ami de Prost annonce dans la foulée du titre du français qu'il prend sa retraite en ne manquant pas de lui rendre hommage : « Déjà en 1984, je pense qu'il aurait pu remporter ce titre car il était bien plus rapide. Cette saison fut un peu différente mais j'ai vite compris qu'il restait au dessus. Je suis content pour lui car il s'agit du fruit d'un très long travail. »[138]

1986 : second sacre au bout du suspens

Alain Prost s'impose sur le circuit d'Imola malgré des problèmes d'essence.

En 1986, la McLaren que pilote Alain Prost, subit très peu d'évolutions significatives durant l'intersaison, John Barnard se contentant d'apporter des modifications mineures tandis que les écuries rivales affichent des progrès considérables sur tous les plans depuis la fin de saison dernière. Les séances privées disputées quelques semaines avant l'ouverture de la saison sont ainsi largement dominées par la Lotus 98T du brésilien Ayrton Senna et surtout la Williams-Honda de Nigel Mansell et Nelson Piquet. Prost espère néanmoins conserver sa couronne mondiale et reste le pilote à battre. Il aborde avec sérénité sa nouvelle collaboration avec le pilote finlandais Keke Rosberg, réputé nerveux et dont le style de pilotage diffère nettement de celui de Niki Lauda qu'il remplace[139],[140],[141],[142].

Le début de saison est marqué par la domination des pilotes brésiliens, Piquet s'imposant devant Senna au Brésil au cours duquel, Prost abandonne sur casse moteur et Senna s'imposant aisément en Espagne devant Mansell et Prost qui signe son premier podium de la saison[143],[144]. Malgré l'écart de performance de sa monoplace, Prost parvient grâce à sa science de la course, à remporter les deux Grand Prix suivants, tout d'abord à Imola où il parvient à dominer Piquet et Gerhard Berger malgré un réservoir presque vide qui le contraint à effectuer le dernier tour à faible allure. Au moment de franchir le virage de Rivazza qui précède les deux dernières chicanes, le moteur manque de caler, obligeant le français à effectuer de grands coups de volant dans l'objectif de chercher les dernières gouttes d'essence. Il franchit les chicanes de la Variante Bassa et remporte sa 22e victoire en maintenant l'ultime élan de sa monoplace, obligeant Berger qui le suit à un tour et rencontre les mêmes problèmes à freiner lourdement afin de ne pas avoir à effectuer de tour supplémentaire et ainsi, sauvegarder le premier podium de sa carrière[145],[146]. La seconde victoire sera acquise à Monaco de façon plus sereine et en dominant le week-end de bout en bout lui permettant de réaliser dans un circuit ou les qualités de pilote priment, le troisième hat trick de sa carrière devant son coéquipier et Senna[147]. Prost reprend la tête du championnat avec trois et sept points d'avance sur les brésiliens Senna et Piquet et aborde les courses suivantes, rassuré par les capacités de sa McLaren qui reste compétitive et semble tenir le choc face à la puissance de Lotus et Williams[148].

Le pilote Williams, Nigel Mansell, l'un des principaux rivaux du français en 1986.

Les événements lui donneront tort car Piquet et Mansell bien aidés par les apports aérodynamiques de leur monoplace Williams FW16 ainsi que le bloc propulseur mis au point par le motoriste japonais Honda, vont exercer une domination outrageuse et quasiment sans partage jusqu'à la fin du mois de septembre en remportant huit courses sur dix. Prost, vainqueur en Autriche et auteur de cinq autres podiums au Canada, derrière Mansell, à Détroit, derrière Senna et Jacques Laffitte, en France derrière Mansell, en Grande-Bretagne derrière le doublé Williams et au Portugal derrière Mansell, parvient tant bien que mal à limiter les dégâts sur le plan comptable en profitant des abandons occasionnels de ses rivaux. Il aborde ainsi, les deux dernières courses avec respectivement onze et un points de retard sur Mansell et Piquet[149],[150],[151],[152],[153],[154],[155],[156],[157],[158],[159],[160],[161],[162],[163].

Mais plus que sur le plan sportif, la saison est surtout marquée par l'apogée d'une « guerre des moteurs » entre les trois meilleures écuries (McLaren-TAG de Prost et Rosberg, Williams-Honda de Mansell et Piquet et Lotus-Renault de Senna) à la suite du report de deux ans de la limitation de puissance des moteurs à 600 chevaux, annoncé par le président de la FIA, Jean-Marie Balestre. Durant l'été, en marge du Grand Prix d'Allemagne, des négociations aboutissent à un accord tripartite en vue de la future saison entre Williams, Lotus et le meilleur motoriste du plateau, Honda, qui souhaite absolument s'adjoindre à un pilote de la trempe de Senna. Le brésilien, conscient que le moteur nippon a pris un avantage substantiel sur la concurrence a même conditionné la suite de sa carrière chez Lotus, à la signature de ce contrat[164]. Au lieu d'apaiser les tensions, l'accord les ravive et crée une rivalité entre Senna, les pilotes Williams mais aussi Alain Prost qui lorgnait avec Ron Dennis, sur le bloc japonais pour équiper sa monoplace en 1987 et se sent lésé[165]. Cette rivalité prend toute son ampleur dans les duels sur la piste et dans la lutte pour le titre mondial et c'est dans ce climat que se déroulent les dernières courses de la saison[166].

Auteur d'une nouvelle deuxième place derrière Berger au Mexique et profitant des quatrième et cinquième places de Piquet et Mansell, le Français réussit à aborder la dernière course de la saison qui se dispute dans les rues d'Adelaïde en Australie, encore en lice pour le titre des pilotes, Mansell possédant six points d'avance sur Prost et sept sur Piquet[167]. La position est certes très inconfortable face à deux pilotes bénéficiant d'une voiture plus performante et le britannique qui doit assurer une quatrième place au minimum ou n'importe quelle place si ses adversaires ne l'emportent pas, est clairement favori mais la pression est importante chez Williams qui doit satisfaire Soichiro Honda qui effectue exceptionnellement le déplacement en Australie, mais l'espoir perdure pour le français, serein qui est déjà satisfait d'être encore présent face à de tels adversaires et bénéficie du soutien de toute son équipe, Keke Rosberg déclarant : « Pour moi, pas le moindre doute ! C'est Alain qui va remporter la victoire et je me dévouerais pour lui s'il le faut. Je le dois à l'équipe ! »[168],[169],[170]. Mansell réalise la pole position devant Piquet tandis que Prost partira le lendemain de la deuxième ligne avec Ayrton Senna.

La McLaren Mp4/2C pilotée par Prost en 1986.

Le départ se déroule sans heurts, mais Mansell rate son départ, et est rapidement devancé par Senna, Piquet ainsi que par Rosberg pourtant septième sur la grille. Piquet s'empare du commandement devant Senna à l'issue du premier tour, avant que Rosberg, très agressif ne se porte en tête au septième tour. Au 25e tour, Prost victime d'une crevaison est contraint de s'arrêter au stand afin de changer de gommes, et reprendre la piste assez loin des leaders. Devant, alors que Rosberg continue de tracer sa route, Piquet dépasse à nouveau Mansell pour le gain de la deuxième place, alors que Prost profite de la lutte entre les deux équipiers pour revenir sur leurs talons. Les événements se précipitent au 63e des 82 tours prévus, lorsque Keke Rosberg abandonne, victime d'une crevaison et propulsant les trois favoris pour le titre, aux trois premières places. Prost, très rapide et ne faisant aucun calcul à la différence des pilotes Williams qui chaussent les mêmes pneumatiques que les McLaren qui ont toutes deux été victimes de crevaisons, dispose de Mansell au 64e tour. Durant le même tour et lors qu'il est encore largement en tête du championnat virtuellement, le Britannique voit ses espoirs s’effondrer lorsque à 300 km/h, il est victime d'une crevaison spectaculaire et laisse son coéquipier et Prost se disputer le titre. Ne pouvant pas prendre de risques, le pilote brésilien prend la décision d'opérer un arrêt sur les injonctions de son écurie. Prost prenant ainsi la tête de la course et du championnat à quelques tours de l'arrivée, le Français dispose de gommes fraîches à la suite de son arrêt en première partie de course qui s' avère finalement décisif mais rencontre des problèmes de consommation de carburant qui comme lors du Grand Prix de Saint-Marin lui laissent craindre un abandon et l'oblige à ralentir la cadence, son ordinateur lui annonçant même qu'il ne terminera pas la course. Piquet réalisant des chronos de qualification, reprend ainsi plusieurs secondes par tours à son rival mais il échoue finalement à quatre secondes du français qui tombe en panne sèche quelques hectomètres après la ligne d'arrivée franchie[171],[172].

Vainqueur de sa quatrième course de l'année, la vingt-cinquième de sa carrière, le français parvient au bout du suspens d'une saison éprouvante et au cours de laquelle il n'a jamais été dominateur, à remporter un deuxième titre mondial d'affilée qui est la résultante d'un talent et d'une maîtrise tactique reconnue de tous, Piquet son rival pour le titre déclare à son sujet : « Je préfère voir cette couronne sur la tête de Prost, car lui c'est un grand pilote ! » et Jackie Stewart ajoute au sujet du français : « Aujourd'hui, on ne voit pas souvent un type gagner une course avec une voiture médiocre. Et pourtant, ce gars est devenu champion du monde comme ça ! Pour moi, Alain est incontestablement le meilleur... »[171],[173],[174],[175].

1987 : quatrième du championnat et dépassé par les moteurs Honda

Photo de la McLaren MP4/3 pilotée par Alain Prost en 1987 exposée au Musée de Donington Park.
La McLaren MP4/3 pilotée par Alain Prost en 1987.

L'intersaison 1987 est marqué par plusieurs conflits entre les pilotes et la FISA qui souhaite imposer le paiement d'une super-licence à prix prohibitif qui marque la première véritable implication sur fonds politiques d'Alain Prost qui devient l'un des principaux leaders de la fronde : « Nous refusons catégoriquement cette taxation. C'est un nouvel impôt levé pour les besoins de la FISA et leur volonté de mainmise sur le championnat. Dès lors tout sera possible. ». Soutenu par ses pairs et son écurie et souhaitant redonner du poids aux pilotes, Prost négocie personnellement avec le président Jean-Marie Balestre mais reçoit peu de soutiens extérieurs. L'affaire prend une nouvelle ampleur quand Bernie Ecclestone, Président de la FOCA, affirme qu'il est prêt à annuler la course inaugurale au Brésil si cela permet de se débarrasser de fortes têtes. La situation se débloquera finalement via une acceptation partielle des demandes des pilotes au niveau notamment de l'indexation de cette licence[176],[177],[178].

Sur le plan sportif, l'ingénieur chef John Barnard étant parti chez Scuderia Ferrari, le développement de la nouvelle McLaren MP4/3, confié à Steve Nichols et Gordon Murray, prend du temps et ne convient pas totalement à Prost qui estime que les modifications telles qu'elles sont prévues ne permettront pas de contrecarrer la domination des monoplaces Lotus et Williams, toutes deux équipées du meilleur moteur du plateau, le japonais Honda. Les différents essais privés ne font que confirmer le constat du français qui au même titre que son nouvel équipier suédois Stefan Johansson est relativement loin de ses adversaires[179],[180],[181],[182],[183].

Photo de la monoplace Williams FW11B dans le Honda Collection Hall.
La Williams FW11B no 6 de Nelson Piquet qui domine largement le championnat du monde 1987.

Malgré les craintes, Prost réalise un très bon début de saison qui lui permet de figurer en seconde place du championnat à seulement un point d'Ayrton Senna après le cinquième Grand Prix disputé à Détroit. Vainqueur à deux reprises au Brésil devant Nelson Piquet et Johansson, grâce à un choix tactique d'effectuer un seul arrêt en course qui s’avérera judicieux et en Belgique devant son coéquipier Johansson et Andrea de Cesaris et auteur d'une troisième place à Détroit, le français profite au même titre que Senna vainqueur à deux reprises, d'une mise en route difficile des pilotes Williams, Nelson Piquet et Nigel Mansell[184],[185],[186].

Le déclin des McLaren équipées du moteur TAG Porsche reste inéluctable et prend forme dès le début de l'été où, comme la saison précédente, les Williams prennent leur envol en empochant huit victoires sur neuf avant les deux derniers Grand Prix de la saison[187],[188],[189],[190],[191],[192],[193]. Prost s'illustre surtout en étant le seul pilote non Williams à remporter une course à l'occasion du Grand Prix du Portugal durant lequel il domine Gerhard Berger et Piquet et surtout égale le record de vingt-huit succès détenu depuis 1973 par l'écossais Jackie Stewart. Cette victoire ne fait cependant qu'office de feu de paille pour le français qui signe trois autres podiums en France derrière le duo Williams, en Hongrie derrière les brésiliens Piquet et Senna et en Espagne derrière Mansell[194],[195],[196]. Largement distancé au classement des pilotes, Prost profite surtout de l'été pour préparer la saison 1988 avec Ron Dennis et la présence de Senna, considéré comme le pilote le plus talentueux ainsi que l'un des tous meilleurs metteurs au point du plateau, sur le marché des transferts offre une opportunité à McLaren qui a entamé des négociations difficiles avec Honda en vue d'être équipée de son moteur pour 1988[197],[198],[199],[200].

Photo d'un moteur Honda RA168E utilisé dans les McLaren en 1988 exposé sur un piédestal.
Alain Prost s'est beaucoup investit dans l'arrivée du moteur Honda RA168E turbocompressé qui équipera McLaren en 1988.

Le français bien installé dans l'écurie britannique s'investit au premier chef dans le projet et privilégie la venue de Senna par rapport à celle de Piquet, le jeune brésilien représentant l'avenir de la discipline. Il pense en outre et au même titre que Dennis et Senna, que le partenariat servira aux deux parties. En effet, la venue de Senna, un pilote très apprécié et respecté par les ingénieurs japonais et parfaitement inféodé à leurs méthodes de travail et partageant en outre, leur maîtrise de la télémétrie, serait largement susceptible de débloquer les négociations d'autant que les Japonais ne cachent pas leur volonté de créer un tandem Prost-Senna : ainsi, le français disposerait du meilleur moteur au sein d'une écurie qu'il connait parfaitement et sachant développer ses monoplaces compétitives qui lui permettront de jouer le titre mondial[201],[202]. L'accord est rapidement signé entre McLaren et Honda et les questions sur les éventuelles futures mésententes entre Prost et Senna sont balayées par le Français, très confiant en l'avenir : « J'ai déjà piloté de concert avec Lauda et Rosberg qui sont de très grands pilotes et cela c'est très bien passé. Pourquoi cela ne serait pas le cas avec Ayrton[203]? ».

Les deux dernières étapes de la saison ne seront que l'anecdote d'une saison ratée sur le plan sportif par le pilote français qui en plus de perdre son titre, ne figure même pas sur le podium du championnat du monde dominé par les pilotes motorisés Honda, Piquet, Mansell et Senna, quatrième avec 46 points, une première depuis 1982[204],[205],[206],[207]. Il trouve sa satisfaction dans la réussite des négociations avec Honda qui devient motoriste exclusif de son écurie. Il devra néanmoins apprendre à composer avec Ayrton Senna, un jeune pilote réputé pour sa rapidité et qu'il sait très ambitieux.

La rivalité avec Senna chez McLaren-Honda

1988 : une saison remarquable non concrétisée

Photo d'Ayrton Senna en tenue de pilote aux couleurs de McLaren-Honda en 1988.
Ayrton Senna nouvel équipier de Prost chez McLaren en 1988.

1988 marque le début de changements importants qui vont mener à la cohabitation des moteurs turbocompressés équipant McLaren, Lotus et Ferrari, encore admis pour une dernière saison mais soumis à une très sévère réglementation (réduction de la puissance de 950 à 650 chevaux et de l'allocation en carburant de 195 à 150 litres) et des moteurs atmosphériques qui équipent Williams ou Benetton. Les essais de pré-saison semblent donner un avantage au moteur Honda turbocompressé de McLaren sur le Judd atmosphérique de la Williams. Chez McLaren, Prost, très à l'aise durant l'intersaison, contribue avec le duo d'ingénieurs britanniques Gordon Murray et Steve Nichols, au développement du châssis de la nouvelle monoplace McLaren MP4/4 ainsi qu'à son adaptation au nouveau bloc moteur nippon plus petit et plus léger que le précédent TAG Porsche : la voiture est donc équipée de systèmes ingénieux tels qu'un nouvel embrayage de plus petit diamètre qui permet d'abaisser le vilebrequin et de construire une monoplace plus basse et plate ainsi que d'une boîte de vitesse longitudinale à trois arbres. Son nouvel équipier Ayrton Senna quant à lui rencontre quelques problèmes d'adaptation à sa nouvelle écurie[208].

Le français débute la saison de manière idéale en remportant à l'occasion du Grand Prix du Brésil qu'il domine devant Gerhard Berger et Nelson Piquet, sa cinquième victoire dans le pays de son équipier, disqualifié pour monoplace non conforme[209]. Les semaines suivantes sont d'excellente facture pour Prost qui enchaîne les performances de valeur et prouve avec Senna que leur monoplace est la plus redoutable du plateau[210]. Victorieux du quatrième Grand Prix de Monaco de sa carrière au cours duquel, il profite de la déconcentration de son équipier largement dominateur jusque-là, qui encastre sa MP4/4 dans le rail à la sortie du virage du Portier pour s'imposer devant Berger et Michele Alboreto ainsi que du Grand Prix du Mexique et du Grand Prix de France à chaque fois devant Senna, le français, bien que moins efficace en termes de vitesse pure que son équipier qui réalise six pole positions consécutives et s'impose à trois reprises, compense le déficit par une régularité et une intelligence tactique sans égal en conditions de course comme en attestent ses sept podiums en sept courses (quatre victoires pour trois places de dauphin) qui lui permettent d'aborder la deuxième partie de saison, en tête du championnat avec 15 points d'avance. Il affiche en outre, une entente cordiale et une belle complémentarité avec Senna qui fait le jeu de McLaren, de Ron Dennis ainsi que du motoriste Honda[211],[212],[213],[214],[215],[216],[217],[218],[219],[220].

Photo d'Alain Prost au volant d'une McLaren MP4/4 en train d'engager un virage serré.
Alain Prost lors du Grand Prix du Canada en 1988, au volant de la McLaren MP4/4.

Le premier tournant du championnat survient durant l'été quand Senna exerce une domination sans partage et remporte quatre courses à Silverstone (où Prost abandonne pour la première fois de la saison), Hockenheim, sur le Hungaroring et à Spa-Francorchamps où il devance chaque fois Prost, ces résultats lui permettant de reprendre la tête du championnat du monde avec trois points d'avance sur le français[221],[222],[223],[224].

Cette rivalité tend peu à peu les relations entre les deux hommes, sans autre concurrence autre qu'eux-mêmes, qui se reprochent un manque de fair-play dans certaines situations de courses et si la loyauté semble exister encore, elle reste de façade[225],[226]. Preuve des nouvelles tensions, en août, les rivaux décalent leurs sessions d'essais privés pour s'éviter, sur le circuit de Silverstone, du nouveau moteur Honda atmosphérique en vue de la saison prochaine. Le Français explique : « Ce Brésilien est très dur, il ne cherche pas à me battre, ce qu'il souhaite c'est me détruire. Les autres pilotes ne comptent pas. Pour une raison que j'ignore, c'est moi seul qu'il veut battre[227]. »

Malgré une fin de saison de grande qualité, Prost qui remporte trois victoires et relance le suspense pour l'obtention du titre mondial ne parvient pas à inverser la tendance, Senna remportant sa huitième victoire de la saison au Grand Prix du Japon cher à Honda. Auteur pourtant d'un excellent départ au contraire de son équipier et rival qui manque de caler, lui permettant de se positionner largement en tête, le français échoue à quelques tours de l'arrivée face au brésilien, remonté de la seizième place qui s'impose et remporte son premier titre mondial[228],[229],[230],[231].

Bien qu'il compte plus de points que le son rival brésilien, Prost termine second du championnat avec sept victoires et quatre deuxièmes places contre huit victoires et trois deuxièmes places (seuls les onze meilleurs résultats comptent pour l'attribution du titre afin d'inciter les pilotes à chercher la victoire sans pénaliser outre mesure les casses mécaniques[232],[233]) tandis que McLaren remporte quinze des seize courses de la saison et réalise un record de dix doublés.

La lutte pour le titre, les doutes de fin de saison ainsi qu'un incident au Portugal où Senna a tassé Prost contre le mur afin de l'empêcher de prendre le commandement, ternissent quelque peu les relations entre les deux pilotes. Le Français déclare, en marge du Grand Prix du Japon : « Avec Niki Lauda et Keke Rosberg le courant était passé sans problème. En début de saison, la motivation et la détermination de Senna, le fait que pour lui rien ne compte mis à part la victoire ont fait que je n'étais pas sur la même longueur d'onde. Cela a rendu les choses difficiles. Je ne veux pas dire qu'Ayrton n'a pas de qualités, il est hyper-rapide et motivé mais il a ses propres règles, je pense qu'il croit vraiment être sur la bonne voie et faire ce qui est juste alors que cela ne colle pas avec l'image qu'il souhaite donner. Je ne le considère pas professionnel. Il m'a déçu sur ce plan… Concernant l'incident du Portugal, je l'ai trouvé complètement fou et je ne me suis pas privé de le lui faire savoir… C'est d'ailleurs ce qui m'inquiète pour le Japon. Je me dis que cela va recommencer et que va-t-il me faire ? Car je le crois capable de n'importe quoi pour être champion du monde et c'est un peu cela le problème… Je retiens la leçon de cette saison que j'ai été trop gentil[234] ». Prost pense également que Senna est privilégié par les ingénieurs Honda qui connaissent très bien son style de pilotage et sa personnalité tandis que le Brésilien pense que les mécaniciens de McLaren et la Fédération Internationale favorisent le Français[235]. Ces opinions ne passent pas inaperçues en haut lieu comme en atteste la lettre ouverte du président de la FIA, Jean-Marie Balestre, avant le Grand Prix du Japon : « Le championnat du monde n'est pas terminé et, dans les prochains jours, le monde entier aura les yeux fixés sur le Japon et l'Australie dont les résultats seront décisifs pour les conducteurs. Nous devons ainsi faire tous nos efforts afin que la plus grande objectivité technique règne et qu'un matériel égal soit mis à disposition des deux pilotes McLaren. Dans le cas contraire, l'image du championnat présent et futur en souffrirait[236] ». Steve Nichols, ingénieur designer chez McLaren, tempère cependant cette rivalité : « Ce sont deux pilotes d'exception qui se sont battus quasiment jusqu'au bout, à voiture égale, pour un titre mondial. Il était inévitable qu'ils ne deviennent pas les meilleurs amis mais malgré la tension dans ce duel, la cohésion d'équipe n'a jamais implosée. Et cela aussi parce que, malgré la compétition, ces deux pilotes se respectent énormément. Ayrton a été focalisé sur Prost. Pour lui, c'était la référence unique et il ne regardait pas les autres. La rivalité a certainement été exacerbée par quelques épisodes malheureux mais Alain est tout de suite venu féliciter chaleureusement Ayrton à l'issue de la course à Suzuka. »

1989 : le titre dans une atmosphère lourde

Le Français prend sa revanche l'année suivante dans une ambiance exécrable. Si les rapports entre Prost et Senna étaient restés cordiaux en 1988 malgré une rivalité exacerbée en piste et des soupçons de favoritisme de Honda à l'égard de Senna, ils dégénèrent en 1989 à la suite du non-respect par Senna d'un pacte de non-agression au départ du Grand Prix de Saint-Marin, en début de saison. Cet incident marque le coup d'envoi d'une escalade verbale entre les deux hommes, savamment relayée par les médias. Leur rivalité culmine lors du Grand Prix du Japon, avant-dernière manche de la saison. À la fin du 46e tour, à la chicane, Senna porte une attaque sur Prost qui ferme la porte, provoquant l'accrochage des deux McLaren. Prost abandonne mais Senna, aidé par les commissaires, reprend la course et gagne avant d'être disqualifié peu après l'arrivée pour avoir court-circuité la chicane en repartant via l'échappatoire, ce qui offre le titre à Prost.

Pour le Français, ce titre survient dans une atmosphère très particulière. En froid avec ses propres dirigeants, il avait annoncé son départ pour Ferrari la saison suivante dès le mois de juillet 1989 et ne bénéficiait pas de la même attention au sein de l'écurie que son coéquipier.

1990-1991 : les années Ferrari

Alain Prost sur la Ferrari 641 au Grand Prix du Canada 1990.
Alain Prost au volant de la Ferrari 642 lors du Grand Prix de Monaco 1991.

Le duel entre Prost et Senna reprend en 1990, mais à l'inverse des deux années précédentes, Prost et Senna appartiennent cette fois à deux écuries rivales puisque le Français a remplacé Gerhard Berger chez Ferrari, lequel a d'ailleurs pris sa place chez McLaren. Au sein de l'écurie italienne, il a pour équipier Nigel Mansell sur lequel il prend rapidement l'ascendant, ce qui crée des tensions entre les deux hommes.

En 1990, Prost remporte encore cinq victoires dont une au Mexique où il effectue une remontée mémorable, ne pointant que treizième au premier tour[237]. Quinze jours plus tard, il remporte le Grand Prix de France, le dernier sur le circuit Paul Ricard, remportant pour l'anecdote la centième victoire de Ferrari en Formule 1, et le Grand Prix de Grande-Bretagne la semaine suivante à l'issue duquel il prend la tête du championnat du monde.

L'affrontement entre Prost et Senna prend à nouveau fin sur un accrochage lors du Grand Prix du Japon, mais cette fois dès les premiers mètres de la course. Auteur de la pole position, Senna se voit pourtant contraint, malgré ses protestations, à démarrer du côté sale de la piste. Il se fait donc logiquement déborder dès le départ par Prost, qui, lui, se trouvait sur la trajectoire en deuxième position. Le Brésilien percute son rival au premier virage, emmenant les deux voitures dans les bacs à graviers, et s'approprie ainsi le titre mondial. Ce n'est qu'un an plus tard (au grand prix du Japon 1991) qu'il reconnaîtra avoir provoqué volontairement l'accident.

Déçu par les circonstances de sa défaite au championnat, Prost hésite une bonne partie de l'hiver sur la suite à donner à sa carrière mais reste finalement chez Ferrari en 1991. Mansell parti, Prost est rejoint par son jeune compatriote Jean Alesi, auteur d'un prometteur début de carrière chez Tyrrell. Annoncée comme explosive, la cohabitation entre les deux Français se passe très bien et une amitié se crée entre les deux hommes[238]. Côté piste, les choses sont moins brillantes et Prost n'est pas en mesure de poursuivre son duel avec Senna en raison de la faible compétitivité des voitures italiennes. Malgré les changements effectués au Grand Prix de France, la Ferrari n'est pas au niveau des McLaren Racing et des Williams F1 Team. Prost ne gagne aucune course et ne monte que cinq fois sur le podium. À la veille de l'ultime manche d'une saison désastreuse, marquée par de nombreux remous politiques internes et dû au fait que Prost ait vertement critiqué la voiture (allant même jusqu'à la comparer à un camion)[239], il est limogé par la Scuderia et est remplacé par le pilote italien Gianni Morbidelli.

Sans volant intéressant pour la saison 1992 et à la suite de l'échec de ses négociations avec Ligier, Prost s'accorde une année sabbatique et se sépare de Julian Jakobi, qui s'occupe désormais exclusivement de Senna. Durant cette année, il sera consultant[240] pour la chaîne de télévision française TF1 lors de la retransmission des Grand Prix de Formule 1.

L'ingénieur Pier Guido Caselli, directeur technique de la Scuderia, explique le goût de Prost pour la mise au point de sa monoplace : « En venant chez Ferrari, Prost apporta toute son expérience sur le développement de la voiture. Mansell aussi, même s'il ne voulait pas participer aux tests. Il était un grand pilote, un talent naturel mais vous savez tout le monde est différent. Donc, il n'aimait pas rester, conduire la voiture pendant des heures pour trouver les bons réglages. Ce n'était pas dans son ADN à l'inverse de Prost. Je me souviens de lui lors de tests à Fiorano, la nuit jusqu’à 23 heures avec des phares de voitures allumées pour lui montrer la piste. Cela montre l'implication de Prost, il voulait la perfection dans chaque détail. Il y aurait beaucoup d'anecdotes dont je pourrais parler, comme celle où il reconnut la différence de compression d'un ressort à l’autre : Nous lui fîmes une blague à Imola, il n'a même pas fini le tour et revint en disant : " Vous n'avez pas mis les bons  ressorts. " Tout cela pour vous dire la sensibilité du pilote[241]. »

1993 : retour victorieux chez Williams Renault

Alain Prost effectue un retour victorieux chez Williams-Renault en 1993. Nigel Mansell qui a dominé la saison 1992 avec la Williams-Renault, quitte l'équipe pour courir en CART lorsqu'il entend que Prost va le rejoindre chez Williams. Le contrat de Prost comprend une clause lui assurant de ne pas avoir Senna comme coéquipier.

Le pilote d'essai, Damon Hill, remplace Riccardo Patrese qui rejoint Benetton. Prost domine la saison avec sept victoires, non sans avoir livré de rudes combats contre son coéquipier et Ayrton Senna qui conduit une McLaren qui ne dispose pas des avancées technologiques de la Williams-Renault. En terminant deuxième au Portugal, Prost obtient son quatrième titre de champion du monde des pilotes. Épuisé par une année au cours de laquelle il n'a été épargné ni par les critiques, y compris celles de son employeur, ni par certaines décisions tendancieuses du pouvoir sportif, Prost prend sa retraite de pilote. Sur le podium d'Adélaïde, sa dernière course, Prost et Senna se félicitent mutuellement, la retraite du Français permettant des relations enfin apaisées entre les deux rivaux.

1995-1996 : consultant pour McLaren

En 1995-1996, Alain Prost est engagé par Ron Dennis comme consultant pour l'écurie McLaren. Des rumeurs insistantes au cours de l'année 1995 le donnent comme pilote titulaire au sein de l'écurie en 1996. Consultant pour TF1, il annonce, alors qu'il commente un Grand Prix, qu'il ne courra pas en 1996 pour McLaren ; il est néanmoins le premier à tester la monoplace McLaren de 1996.

1997-2001 : l'écurie Prost Grand Prix

Article détaillé : Prost Grand Prix.
Jean Alesi sur une Prost au Grand Prix de France 2001

À l'issue de sa carrière de pilote de Formule 1, Prost ne déserte pas les paddocks : il est consultant pour la chaîne de télévision TF1, fonction qu'il avait déjà occupée en 1992, et effectue en 1995 son retour chez McLaren dans un rôle de conseiller technique et de pilote essayeur. Dès janvier 1994, il hésite plusieurs fois à revenir à la compétition, notamment lors de ses tests pour McLaren-Peugeot, sans toutefois concrétiser par un retour officiel en Grand Prix.

En février 1997, il rachète l'écurie Ligier à Flavio Briatore et la rebaptise Prost Grand Prix. C'est la concrétisation d'un vieux rêve, à plusieurs reprises déjà il avait envisagé de monter sa propre équipe. Un premier projet avait été envisagé courant 1989 mais Prost avait finalement décidé de poursuivre sa carrière de pilote et de s'engager avec Ferrari. De manière plus concrète, il avait été proche de s'investir chez Ligier, encore détenue par Guy Ligier, début 1992. Malgré quelques séances d'essais très médiatisées, les négociations n'avaient pas abouti.

La première saison est prometteuse : Olivier Panis est troisième du championnat avant son grave accident au Grand Prix du Canada qui le prive de la fin de championnat. Avec 21 points, l'écurie finit sixième du classement constructeur. En 1998, l'écurie s'associe avec Peugeot Sport. Les performances ne sont pas bonnes : Prost Grand Prix ne marque qu'un point en 1998 et malgré un podium au Grand Prix d'Europe 1999, de nombreux conflits éclatent entre l'écurie et Peugeot.

En 2000, Alain Prost engage Jean Alesi et Nick Heidfeld mais l'écurie finit la saison sans aucun point et se couvre de ridicule lors du Grand Prix d'Autriche, lorsque Alesi et Heidfeld s'accrochent et abandonnent tous les deux. Peugeot se retire de la Formule 1 et Prost Grand Prix trouve un nouveau motoriste, Ferrari, et un nouveau fournisseur de pneumatiques, Michelin. La saison 2001 tourne au fiasco avec de nombreux changements de pilotes et seulement 4 points au championnat. De plus, le pilote brésilien Luciano Burti est victime d'un grave accident qui met un terme à sa carrière de pilote de F1 lors du Grand Prix de Belgique à Spa-Francorchamps. L'écurie est finalement placée en liquidation judiciaire le , faute de soutiens financiers du fait du manque de résultats.

2004-2014 : trophée Andros et autres activités

Alain Prost au Grand Prix du Canada à Montréal en 2008.

Après un premier essai concluant en 2003, Prost effectue son retour à la compétition en participant au Trophée Andros 2004, compétition de courses sur glace, au volant d'une Toyota Corolla. Dès sa première saison complète, il remporte plusieurs épreuves, et termine deuxième au classement général derrière le spécialiste de la discipline Yvan Muller. Il remporte le classement général de l'épreuve en 2007[242], 2008 et 2012.

En 2005, il prend le volant d'une Dodge Viper GT-R en catégorie Grand Tourisme en championnat de France FFSA GT, associé durant les quatre premières épreuves à Jean-Pierre Jabouille ; il remporte la victoire à Dijon lors de la deuxième course. Au Mans et à Magny-Cours, il pilote avec son fils Nicolas Prost et se classe à chaque fois deuxième des deux premières courses[243].

Il est ambassadeur en Europe du fabricant de pneumatiques Uniroyal entre 2003 et 2006[244].

En 2009, il redevient consultant pour la radio Europe 1 qui diffuse les Grands Prix en direct, commentés par Martial Fernandez, Dominique Bressot et Julien Fébreau[245]. En 2014, Canal + annonce le recrutement du quadruple champion du monde de Formule 1 pour commenter le Grand Prix d'Espagne et le Grand Prix de Monaco pour remplacer Jacques Villeneuve, occupé par son programme aux 500 miles d'Indianapolis et par son engagement en WorldRX[246].

Depuis 2014 : e.dams

En 2014, Alain Prost s'associe avec Jean-Paul Driot pour monter l'écurie e.dams engagée en championnat de Formule E FIA. Renault Sport, dont Alain Prost est ambassadeur, est le commanditaire principal de cette écurie[247].

Vie Privée

Alain Prost est domicilié en Suisse depuis 1983 (à Yens puis à Nyon), et était marié à Anne-Marie Barge (née le ) du jusqu’en 2017; Avec qui il a deux fils : Nicolas (né le ), Sacha (né le ). Sa fille Victoria (née le ), dernière de la fratrie, est le fruit d'une liaison avec sa nouvelle femme Bernadette Cottin, ancienne épouse du pilote français Jacques Laffite[248]

Son premier fils, Nicolas , s'est à son tour lancé dans le sport automobile. Il remporte en 2010 et en 2011 le Trophée Andros des courses sur glace pour voitures électriques[249] et il compte faire des essais avec une Formule 1 en 2011[250].

Engagement politique

Alain Prost en 2009, à l'université d'été du MEDEF.

Soutiens

Alain Prost n'a jamais caché ses sympathies pour Jacques Chirac, qu'il a soutenu lors de plusieurs élections présidentielles, ainsi que pour Nicolas Sarkozy plus récemment[251].

Dès 2008, Alain Prost porte le projet d'un Grand Prix de France aux portes de Paris, avec un circuit temporaire au Parc Disneyland et a affirmé qu'une course en France est « une question d'intérêt national »[252].

Recherche sur l'agrocarburant E85 Flexfuel 2010

Le , Thierry Breton, ministre de l'économie et des finances, a lancé un groupe de travail sur le projet polycarburant, visant à développer une filière française du bioéthanol. Il a confié le pilotage de ce groupe de travail sur les biocarburants à Alain Prost. Le , le groupe de travail « Flexfuel 2010 » a rendu public son rapport, le « rapport Prost », proposant un ensemble de mesures pour développer le superéthanol E85 en France[253].

Génocide arménien

Alain Prost a des origines arméniennes. Il a pris clairement position concernant le génocide arménien :

« Ma grand-mère s'appelait Victoria Karatchian. Elle est morte en 1978, quand j'avais 23 ans. Elle est née en Arménie et a vécu le génocide arménien. C'est elle qui m'a éduqué sur ce pan de l'Histoire. Son père, ses frères et ses sœurs ont été abattus devant elle. On ne peut pas rester insensible à ce genre de discours. C'est elle qui m'a expliqué l'histoire de son peuple, mes racines. Maintenant, le débat sur l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne m'agace. Tant que les Turcs ne reconnaissent pas ce génocide, les négociations devraient être bloquées[251]. »

Palmarès et statistiques

Formule 1

Résultats en championnat du monde de Formule 1

Saison Écurie Châssis Moteur Pneus GP disputés Victoires Pole positions Meilleurs tours Points inscrits Classement
1980 Marlboro Team McLaren M29
M30
Ford V8 Goodyear 11 0 0 0 5 16e
1981 Équipe Renault Elf RE20B
RE30
Renault V6 turbo Michelin 15 3 2 1 43 5e
1982 Équipe Renault Elf RE30B Renault V6 turbo Michelin 16 2 5 4 34 4e
1983 Équipe Renault Elf RE30C
RE40
Renault V6 turbo Michelin 15 4 3 3 57 2e
1984 Marlboro McLaren International MP4/2 TAG V6 turbo Michelin 16 7 3 3 71,5 2e
1985 Marlboro McLaren International MP4/2B TAG V6 turbo Goodyear 16 5 2 5 76 Champion
1986 Marlboro McLaren International MP4/2C TAG V6 turbo Goodyear 16 4 1 2 74 Champion
1987 Marlboro McLaren International MP4/3 TAG V6 turbo Goodyear 16 3 0 2 46 4e
1988 Honda Marlboro McLaren MP4/4 Honda V6 turbo Goodyear 16 7 2 7 105 2e
1989 Honda Marlboro McLaren MP4/5 Honda V10 Goodyear 16 4 2 5 81 Champion
1990 Scuderia Ferrari SpA 641 Ferrari V12 Goodyear 16 5 0 2 73 2e
1991 Scuderia Ferrari SpA 642
643
Ferrari V12 Goodyear 14 0 0 1 34 5e
1993 Canon Williams Team FW15C Renault V10 Goodyear 16 7 13 6 99 Champion

Victoires en championnat du monde

No  Année Manche Grand Prix Circuit Écurie Voiture
1 1981 08/15 France Dijon-Prenois Renault RE30
2 1981 12/15 Pays-Bas Zandvoort Renault RE30
3 1981 13/15 Italie Monza Renault RE30
4 1982 01/16 Afrique du Sud Kyalami Renault RE30B
5 1982 02/16 Brésil Jacarepagua Renault RE30B
6 1983 03/15 France Le Castellet Renault RE40
7 1983 07/15 Belgique Spa-Francorchamps Renault RE40
8 1983 09/15 Grande-Bretagne Silverstone Renault RE40
9 1983 11/15 Autriche Zeltweg Renault RE40
10 1984 01/16 Brésil Jacarepagua McLaren-TAG MP4/2
11 1984 04/16 Saint-Marin Imola McLaren-TAG MP4/2
12 1984 06/16 Monaco Monaco McLaren-TAG MP4/2
13 1984 11/16 Allemagne Hockenheim McLaren-TAG MP4/2
14 1984 13/16 Pays-Bas Zandvoort McLaren-TAG MP4/2
15 1984 15/16 Europe Nürburgring McLaren-TAG MP4/2
16 1984 16/16 Portugal Estoril McLaren-TAG MP4/2
17 1985 01/16 Brésil Jacarepagua McLaren-TAG MP4/2B
18 1985 04/16 Monaco Monaco McLaren-TAG MP4/2B
19 1985 08/16 Grande-Bretagne Silverstone McLaren-TAG MP4/2B
20 1985 10/16 Autriche Zeltweg McLaren-TAG MP4/2B
21 1985 12/16 Italie Monza McLaren-TAG MP4/2B
22 1986 03/16 Saint-Marin Imola McLaren-TAG MP4/2C
23 1986 04/16 Monaco Monaco McLaren-TAG MP4/2C
24 1986 12/16 Autriche Zeltweg McLaren-TAG MP4/2C
25 1986 16/16 Australie Adélaïde McLaren-TAG MP4/2C
26 1987 01/16 Brésil Jacarepagua McLaren-TAG MP4/3
27 1987 03/16 Belgique Spa-Francorchamps McLaren-TAG MP4/3
28 1987 12/16 Portugal Estoril McLaren-TAG MP4/3
29 1988 01/16 Brésil Jacarepagua McLaren-Honda MP4/4
30 1988 03/16 Monaco Monaco McLaren-Honda MP4/4
31 1988 04/16 Mexique Mexico McLaren-Honda MP4/4
32 1988 07/16 France Le Castellet McLaren-Honda MP4/4
33 1988 13/16 Portugal Estoril McLaren-Honda MP4/4
34 1988 14/16 Espagne Jerez McLaren-Honda MP4/4
35 1988 16/16 Australie Adélaïde McLaren-Honda MP4/4
36 1989 05/16 États-Unis Phoenix McLaren-Honda MP4/5
37 1989 07/16 France Le Castellet McLaren-Honda MP4/5
38 1989 08/16 Grande-Bretagne Silverstone McLaren-Honda MP4/5
39 1989 12/16 Italie Monza McLaren-Honda MP4/5
40 1990 02/16 Brésil Interlagos Ferrari 641
41 1990 06/16 Mexique Mexico Ferrari 641
42 1990 07/16 France Le Castellet Ferrari 641
43 1990 08/16 Grande-Bretagne Silverstone Ferrari 641
44 1990 14/16 Espagne Jerez Ferrari 641
45 1993 01/16 Afrique du Sud Kyalami Williams-Renault FW15C
46 1993 04/16 Saint-Marin Imola Williams-Renault FW15C
47 1993 05/16 Espagne Barcelone Williams-Renault FW15C
48 1993 07/16 Canada Montréal Williams-Renault FW15C
49 1993 08/16 France Magny-Cours Williams-Renault FW15C
50 1993 09/16 Grande-Bretagne Silverstone Williams-Renault FW15C
51 1993 10/16 Allemagne Hockenheim Williams-Renault FW15C

Comparaison avec ses coéquipiers

Au cours de sa carrière en F1, Alain Prost a presque toujours inscrit plus de points que ses coéquipiers au classement, cinq champions du monde inclus. Les seules exceptions furent 1984, quand Prost fut battu par Niki Lauda pour un demi-point, et sa première saison en 1980, quand John Watson le devança d'un seul point (en ayant participé à plus de courses). En 1988, malgré un nombre de points supérieur, Prost s'est incliné au championnat devant Senna puisque cette année-là, seuls les 11 meilleurs résultats étaient retenus.

Saison Coéquipier Points de Prost Points du coéquipier
1980 Drapeau du Royaume-Uni John Watson 5 6
1981 Drapeau de la France René Arnoux 43 11
1982 Drapeau de la France René Arnoux 34 28
1983 Drapeau des États-Unis Eddie Cheever 57 22
1984 Drapeau de l'Autriche Niki Lauda 71,5 72
1985 Drapeau de l'Autriche Niki Lauda 76 (73) 14
1986 Drapeau de la Finlande Keke Rosberg 74 (72) 22
1987 Drapeau de la Suède Stefan Johansson 46 30
1988 Drapeau du Brésil Ayrton Senna 105 (87) 94 (90)
1989 Drapeau du Brésil Ayrton Senna 81 (76) 60
1990 Drapeau du Royaume-Uni Nigel Mansell 73 (71) 37
1991 Drapeau de la France Jean Alesi 34 21
1993 Drapeau du Royaume-Uni Damon Hill 99 69

Palmarès hors-F1

Alain Prost au Trophée Andros

Distinctions

Œuvre

  • 1993 : Alain Prost, Vive ma vie, Éditions Stein Ouaki (ISBN 978-2-9508-0310-8), 164 pages
  • 2015 : Alain Pernot et Thibault Larue, préface d'Alain Prost, La Formule 1 des années 80, GM Éditions

Notes et références

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Articles connexes

Bibliographie

Liens externes

  • (en) prostfan.com