Équipe de Belgique de football

Équipe de Belgique
Écusson de l' Équipe de Belgique
Marque déposée 🛈
Généralités
Association RBFA
Confédération UEFA
Couleurs Rouge
Surnom Les Diables Rouges (fr)
de Rode Duivels (nl)
die Roten Teufel (de)
Belgian Red Devils (en)
Stade principal Stade Roi Baudouin
Classement FIFA en stagnation 4e ()[1]
Personnalités
Sélectionneur Domenico Tedesco
Capitaine Kevin De Bruyne
Plus sélectionné Jan Vertonghen
(153 sélections)
Meilleur buteur Romelu Lukaku
(83 buts)
Rencontres officielles historiques
Premier match
(3-3, France)
Plus large victoire 10-1, Saint-Marin
()
9-0, Zambie
()
9-0, Gibraltar
()
9-0, Saint-Marin
()
Plus large défaite 2-11, Angleterre amateur
()
Palmarès
Coupe du monde Phases finales : 14
Médaille de bronze, Coupe du Monde Troisième en 2018
Championnat d'Europe Phases finales : 7
Médaille d'argent, Europe Finaliste en 1980
Ligue des nations Phases finales : 1
4e en 2021
Jeux olympiques Médaille d'or, Jeux olympiques Médaille d'or en 1920

Maillots

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Domicile
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Extérieur

Actualités

Pour la compétition en cours, voir :
Championnat d'Europe de football 2024

L'équipe de Belgique de football est la sélection de joueurs belges représentant le pays lors des compétitions internationales de football masculin, sous l'égide de la Royal Belgian Football Association (RBFA).

Les internationaux belges sont surnommés les « Diables Rouges » (en néerlandais Rode Duivels) en référence à la couleur de leur maillot, depuis 1906[2], bien que ce surnom ne soit devenu officiel que plus tard. Durant le mandat de Raymond Goethals, dans les années 1970, ils sont aussi appelés les « Diables Blancs »[2],[3],[4] ou encore les « Diables Noirs » au début des années 2000[2], après l'introduction du maillot extérieur entièrement noir.

Le premier match officiel de la Belgique est organisé le à Bruxelles contre la France et se solde par un partage (3-3). La sélection belge remporte en 1920 la médaille d'or aux Jeux olympiques. La Belgique a depuis participé à treize phases finales de la Coupe du monde. Son meilleur résultat est la troisième place atteinte lors de la Coupe du monde 2018 en Russie. En Championnat d'Europe, son meilleur résultat est une finale en 1980, perdue contre l'Allemagne de l'Ouest.

Les résultats des Diables Rouges lors des qualifications à l'Euro 2016 leur permettent de devenir la huitième nation à accéder à la première place du classement mondial de la FIFA en [5], tout en étant classée cinquième en Europe au ranking UEFA[6]. Éliminée en quarts de finale de l'Euro 2016, elle redescend à la cinquième place mais un excellent parcours lors de la Coupe du monde 2018 lui permet de réintégrer la pole position. D'octobre 2018 à mars 2022, l'équipe de Belgique maintient sa première place au classement mondial de la FIFA avant de la perdre au profit du Brésil et, éliminée dès la phase de groupe de la Coupe du monde au Qatar, chute ensuite à la quatrième place.

Histoire

La genèse d'une équipe nationale (1900-1904)

1re sélection belge, le (match non officiel). Derrière, à partir de la gauche: Harry Menzies (FC Liégeois), Georges Simon (A&RC Bruxelles), Fernand Defalle (Gardien - FC Liégeois), Hughes Ryan (Léopold CB), Gustave Pelgrims (Léopold CB), Charles Maggee (Arbitre - Beerschot).
Devant, à partir de la gauche: Herbert Potts (Beerschot), Jan Robyns (Beerschot), Ernest Gillon (A&RC Bruxelles), Albert Friling (Capitaine - Beerschot), Lucien Londot (FC Liégeois), Walter Potts (Beerschot).

Les premiers matchs de football internationaux d'une sélection belge remontent à l'aube du XXe siècle. Dès la période de Pâques 1900, le Royal Léopold Football Club organise au Kiel d'Anvers un tournoi international réservé aux clubs baptisé Coupe Van der Straeten-Ponthoz[7],[8]. Le Beerschot, sur le terrain duquel se dispute la coupe, entend lui aussi mettre sur pied un événement similaire. Le , Jorge Diaz, président d'honneur du club et futur entraîneur de l'équipe nationale, offre dès lors un second challenge pour voir s'affronter à Anvers les meilleures équipes d'Europe. Les organisateurs rencontrent cependant des difficultés car le projet ne soulève pas l'enthousiasme des clubs, une alternative est alors proposée : faire s'affronter les sélections des meilleurs joueurs du championnat belge et de nations étrangères. Frédéric Vanden Abeele, dont le fils était le secrétaire du Beerschot, offre un trophée à remettre aux vainqueurs. Le tournoi se résume finalement à une seule partie entre une sélection belge et une sélection néerlandaise[9] constituée de joueurs de Celeritas et de deux autres clubs rotterdamois de deuxième division, Rapiditas et Olympia, choisie par un ex-footballeur de Rotterdam, Cees van Hasselt [10],[11]. Ce tout premier match de l'équipe nationale belge se déroule le et se conclut par une victoire pour la Belgique (8-0)[9]. Cette rencontre, disputée devant 300 spectateurs, n'est aujourd'hui pas reconnue officiellement puisque plusieurs étrangers étaient présents sur le terrain, tant du côté belge que néerlandais. Il était habituel à l'époque que les expatriés, notamment britanniques, soient intégrés à l'équipe nationale, comme cela avait été accepté lors d'un référendum organisé en par La Vie Sportive (publication de la fédération)[9].

Dans les années qui suivent le premier match, le Challenge Vanden Abeele se tient encore à trois reprises : deux fois en 1902 et une fois en [12]. Ces trois matchs, toujours officieux, se soldent également par des victoires belges. Le capitaine de la Belgique lors du dernier de ces matchs est Francis Dessain, futur président du FC Malinois[12].

À cette époque, l'encadrement de l'équipe est bien différente de celui d'aujourd'hui. Ce n'est par exemple que lors du troisième match, en 1902, qu'il est décidé de fournir aux joueurs une « chemise aux couleurs nationales (...) [qui désignera], par un galon, le nombre de fois que chaque joueur a participé à une rencontre »[12]. On notera aussi qu'alors, non seulement il n'y a pas d'entraîneur national, mais de plus les joueurs ne sont pas désignés par un sélectionneur mais bien par les votes des délégués des clubs. Ces votes faisaient d'ailleurs l'objet d'âpres négociations et se trouvaient influencés par bien d'autres éléments que la seule qualité des joueurs[13].

Auparavant, la Belgique participe au tout premier tournoi de football aux Jeux olympiques lors de l'édition de 1900 qui se tient à Paris, en France du au . La Belgique y est représentée par une sélection de joueurs, formée par la Fédération athlétique universitaire belge, ancêtre de la Fédération Sportive Universitaire Belge (FSUB), issus de différents clubs et tous étudiants auprès des diverses Universités de Belgique. Deux étrangers en faisaient partie : l'Anglais Eric Thornton, qui défendra encore les couleurs belges à deux reprises en 1905, et le Hollandais Hendrik van Heuckelum. La Belgique sera médaillée de bronze a posteriori par le Comité international olympique.

Les débuts officiels (1904-1914)

Première sélection officielle
du [12]
Alfred Verdyck (Anvers FC)
Albert Friling (Beerschot)
Edgard Poelmans (Union St-Gilloise)
Guillaume Van Den Eynde (Union St-Gilloise)
Charles Cambier (FC Bruges)
Capitaine Camille Van Hoorden (Racing Club Bruxelles)
Maurice Tobias (Union St-Gilloise)
Alexandre Wigand (Union St-Gilloise)
Georges Queritet (Racing Club Bruxelles)
Pierre-Joseph Destrebecq (Union St-Gilloise)
Charles Vanderstappen (Union St-Gilloise)

Les joueurs étrangers n'étant plus sélectionnés, le premier match reconnu comme officiel de la Belgique se tient le contre l'équipe de France qui fait également ses débuts officiels[12]. Les deux formations s'affrontent au stade du Vivier d'Oie à Uccle, sur le terrain du Racing de Bruxelles et sous les encouragements de 1 500 spectateurs. Le match se termine sur une égalité (3-3). Les premiers buts belges sont inscrits par Georges Quéritet (deux fois) et Pierre-Joseph Destrebecq. Le gardien belge n'est autre qu'Alfred Verdyck, futur secrétaire général de l'Union belge de football[12].

Équipe de Belgique le avant un match contre les Pays-Bas.

En 1905, l'organisation évolue. Un comité de sélection est mis sur pied afin de sélectionner les joueurs sur des critères sportifs et non plus en fonction de leur province d'origine[14]. Ce comité est composé de MM. Paul Havenith, Albert Friling, Joseph Romdenne et Rodolphe William Seeldrayers; viennent s'y ajouter Louis Convert et Achille Grant-Dalton en 1906, ainsi que le futur président fédéral, le Comte Joseph d'Oultremont, en 1909[15]. Des matchs d'entraînements, auxquels les internationaux sont convoqués, sont également organisés, notamment contre les cadets de l'Académie militaire de Breda, le CVV Velocitas[16]. Enfin, l'équipe de Belgique revêt le fameux maillot rouge qui lui donnera bientôt son surnom[14]. C'est en effet en 1906 que l'éditeur de La Vie Sportive, Pierre Walckiers, qualifie pour la première fois les internationaux belges de « Diables Rouges » après l'enchaînement de deux victoires impressionnantes (5-0) aux dépens de la France, le , puis des Pays-Bas, le [14].

Juste avant ces succès, la Belgique essuie pourtant une dure défaite pour son premier déplacement en Angleterre. Le à Leyton, les Diables Rouges rencontrent les Corinthians pour un match de préparation. Les amateurs londoniens infligent une très lourde défaite à la sélection belge (12-0)[17], qui n'est cependant pas reconnue officiellement vu qu'il s'agit d'un match contre une équipe de club. Les journaux évoquent, à la décharge des rouges, une traversée de la Manche catastrophique quelques heures avant le match et un mal de mer qui n'avait épargné aucun joueur[17]. Deux ans plus tard, pour un match officiel cette fois, c'est la sélection des internationaux anglais amateurs qui se déplace en Belgique. L'issue du match ne sera pas plus favorable aux joueurs belges, avec une défaite (2-8). Le match retour en Angleterre reste, lui, la plus lourde défaite officielle des Diables Rouges, battus (11-2)[17].

Trois tournois olympiques dont un victorieux (1918-1930)

But de Robert Coppée en finale des Jeux Olympiques de 1920.
L'équipe de Belgique aux Jeux olympiques de 1928.

Après la Première Guerre mondiale, le sport reprend peu à peu ses droits. Les Jeux olympiques d'été de 1920 sont organisés à Anvers, en Belgique. Dans le tournoi de football, la sélection-hôte est dispensée du premier tour. En quart de finale, emmenée par l'emblématique Armand Swartenbroeks, premier Diable Rouge à dépasser les 50 capes, et Oscar Verbeeck en défense, devant le gardien emblématique du Racing Club de Bruxelles, Jean De Bie, et derrière la plaque tournante de l'Union saint-gilloise, Émile Hanse, capitaine pour les deux derniers matchs, distribuant l'attaque dirigée par Louis Van Hege, buteur prolifique du Milan AC, cette première « génération dorée » élimine l'Espagne (3-1), les trois buts belges étant inscrits par Robert Coppée. En demi-finale, les Diables Rouges battent les Pays-Bas (3-0). En finale, la Belgique est opposée à la Tchécoslovaquie. Elle prend rapidement l'avance (2-0) après une demi-heure de jeu mais à cinq minutes de la mi-temps, les joueurs tchécoslovaques quittent le terrain, se plaignant d'un arbitrage favorable aux Belges. Le pays hôte est déclaré vainqueur du tournoi et son adversaire est disqualifié[18]. Cette médaille d'or olympique est à ce jour le seul titre majeur au palmarès de la sélection belge.

Quatre ans plus tard, lors des Jeux olympiques à Paris, la Belgique est dispensée du tour préliminaire en tant que tenante du titre. Toutefois, elle est éliminée dès les huitièmes de finale par la Suède (8-1)[19]. En 1928 à Amsterdam, les Belges éliminent difficilement au premier tour leur voisin luxembourgeois (5-3) puis sont battus sèchement par l'Argentine en huitième de finale (6-3)[20].

Trois participations des Diables Rouges à la Coupe du monde (1930-1940)

Bernard Voorhoof (en noir) face à la France, en 8e de finale de Coupe du monde 1938.

L'équipe de Belgique est une des quatre nations européennes à participer à la première Coupe du monde en 1930, organisée par l'Uruguay. C'est après la décision de la fédération belge de faire le déplacement que ses homologues française, roumaine et yougoslave décident également de prendre part à la compétition. Elle est éliminée au premier tour après deux défaites contre les États-Unis (0-3)[21] et le Paraguay (0-1) [22].

Quatre ans plus tard, la Belgique se qualifie de justesse pour la Coupe du monde 1934 organisée en Italie, pour avoir concédé un but de moins que l'Irlande face aux Pays-Bas[23]. Elle y est éliminée dès les huitièmes de finale par l'Allemagne, (2-5)[24] après avoir mené (2-1) à la mi-temps, les deux buts belges étant inscrits par Bernard Voorhoof, le seul participant national à trois éditions consécutives de l'épreuve planétaire avant guerre.

L'équipe est sortie au même stade de la compétition en 1938 par le pays hôte, la France (1-3)[25].

D'après l'historien Richard Henshaw, « La croissance [du football] en Scandinavie, en Europe Centrale ainsi qu'en Amérique du Sud laissa la Belgique à la traîne »[26].

Une longue traversée du désert (1940-1968)

La Seconde Guerre mondiale interrompt toutes les compétitions de football. Elles reprennent en 1945 et la FIFA décide de reprendre l'organisation de la Coupe du monde à partir de 1950. La Belgique s'inscrit aux qualifications mais déclare forfait avant de disputer son premier match. Le pays participe aux éliminatoires de la Coupe du monde 1954 et se qualifie pour la phase finale en Suisse. Versée dans un groupe comprenant l'Angleterre et l'Italie, la Belgique parvient à décrocher un partage (4-4) face aux Anglais[27] mais s'incline (1-4) contre les Italiens[28] et se trouve éliminée au premier tour.

Résumé, en néerlandais, du match Pays-Bas-Belgique le (min 13 s).

Malgré la présence de joueurs de qualité tels que les attaquants Rik Coppens et Denis Houf ou les milieux de terrain Louis Carré et Victor Mees, la Belgique ne parvient pas à se qualifier pour la Coupe du monde 1958, distancée par la France dans son groupe de qualification[23]. La Belgique, bien que membre fondateur de l'Union des associations européennes de football (UEFA), ne s'inscrit pas à la première édition de la Coupe d'Europe des nations en 1960[29].

Présentation des sélections belge (à gauche) et néerlandaise, en 1960.

Durant la décennie qui suit, une génération de joueurs offensifs d'envergure émerge parmi les Diables Rouges, avec des joueurs comme Jacques Stockman, Paul Van Himst et Roger Claessen notamment. Mais ces joueurs ne parviennent pas à qualifier le pays pour une grande compétition internationale. La Belgique est éliminée lors des qualifications pour la Coupe du monde 1962 avec quatre défaites en autant de matchs. Deux ans plus tard, elle est battue dès les huitièmes de finale de la Coupe d'Europe des nations par la Yougoslavie. Lors des éliminatoires de la Coupe du monde 1966, la Belgique termine ex-aequo avec la Bulgarie. Les deux équipes doivent disputer un match de barrage à Florence pour les départager, que les Bulgares remportent (2-1). Les Diables Rouges échouent également de peu durant les éliminatoires de l'Euro 1968, terminant un point derrière la France[23],[29].

Retour timide au niveau international (1968-1978)

Versée dans un groupe relevé en compagnie de l'Espagne, la Yougoslavie et la Finlande, la Belgique parvient à se qualifier pour la Coupe du monde 1970 en déjouant les pronostics. L'équipe est emmenée par les attaquants Johan Devrindt et Odilon Polleunis, auteurs respectivement de six et cinq buts sur les quatorze inscrits par la Belgique durant les qualifications. Durant la phase finale, la Belgique remporte sa première victoire en Coupe du monde face au Salvador (3-0)[30] mais est ensuite battue par l'URSS (1-4)[31] et le Mexique (0-1)[32], deux défaites signifiant son élimination[33]. Les joueurs les plus en vue sont l'attaquant Raoul Lambert et le milieu Wilfried Van Moer, qui inscrivent chacun deux buts durant le tournoi.

Lors des éliminatoires de l'Euro 1972, les Belges sortent premiers de leur groupe, composé du Portugal, de l'Écosse et du Danemark. En quart de finale, ils sont opposés à l'Italie des Riva, Rivera, Mazzola et Zoff, tenante du titre et finaliste de l'épreuve mondiale deux ans plus tôt. Après avoir tenu le nul (0-0) au match aller à San Siro, la Belgique remporte le match retour (2-1) et se qualifie pour les demi-finales de l'épreuve, ce qui constitue le début de la phase finale. Le pays est désigné hôte de la compétition. En demi-finale, les Diables Rouges s'inclinent contre la RFA (1-2) sur un doublé de Gerd Müller. Ils remportent ensuite le match pour la troisième place face à la Hongrie (2-1). L'avant-centre Raoul Lambert est nommé dans l'équipe-type du tournoi, dont il est le seul joueur non-finaliste[34].

Après ces deux participations encourageantes à des tournois internationaux, la Belgique entame les qualifications pour la Coupe du monde 1974 avec confiance. Les joueurs terminent invaincus sans encaisser le moindre but mais sont toutefois devancés à la différence de buts par les Pays-Bas, avec qui ils ont partagé deux fois (0-0), et sont donc éliminés alors que les Pays-Bas seront finalistes du Mondial[23]. La Belgique confirme ses bonnes performances lors des éliminatoires de l'Euro 1976, en terminant en tête de leur groupe devant la RDA, la France et l'Islande. Ils sont ensuite sèchement battus par les Pays-Bas en quart de finale (5-0) et (1-2)[29]. Les Belges sont une nouvelle fois opposés à leurs voisins bataves lors des qualifications pour la Coupe du monde 1978. Le résultat final est identique, les Néerlandais remportant le groupe haut la main[23].

La Belgique dans le gotha européen (1978-1986)

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Équipes de départ de la finale de l'Euro 1980 RFA-Belgique.

Dotée d'une nouvelle « génération dorée », avec le gardien de but Jean-Marie Pfaff, les défenseurs Eric Gerets et Walter Meeuws ou encore l'attaquant Jan Ceulemans, la Belgique termine en tête de son groupe des éliminatoires pour l'Euro 1980 sans connaître la défaite[29]. Pour la première fois, la phase finale oppose huit équipes, réparties en deux groupes de quatre. Les Belges héritent d'une poule très relevée avec le pays hôte, l'Italie, ainsi que l'Espagne et l'Angleterre. Après un partage contre les Anglais et une victoire sur les Espagnols, les Diables Rouges conservent le nul (0-0) face à l'Italie lors du match décisif et se qualifient pour la finale du tournoi. Les troupes du sélectionneur Guy Thys s'inclinent (2-1) contre la RFA, le second but d'Horst Hrubesch tombant à deux minutes de la fin du match[35]. Jan Ceulemans apparaît à son tour dans l'équipe-type du tournoi publiée par l'UEFA[36].

Cette finale est encore aujourd'hui la meilleure performance de la Belgique lors d'un championnat d'Europe. Cette première historique marque le début d'un « âge d'or » pour l'équipe nationale belge qui obtient un nouveau statut dans le football européen.

Walter Meeuws (à droite) contre les Pays-Bas en 1981.

Après leur performance à l'Euro italien, les Diables Rouges sont de nouveau pris au sérieux par leurs adversaires. Ils terminent premiers de leur groupe de qualification pour la Coupe du monde 1982, devant la France et les Pays-Bas, finalistes des deux dernières éditions, qui sont donc éliminés[23]. Avec un noyau quasiment identique à celui qui avait atteint la finale de l'Euro (16 joueurs sur 22), la Belgique se qualifie donc pour sa première phase finale de Coupe du monde depuis douze ans. Au premier tour, elle hérite d'un groupe équilibré et dispute le match d'ouverture contre les champions du monde argentins. Les Belges créent la sensation en s'imposant (1-0), sur un but d'Erwin Vandenbergh[37],[38]. Ils remportent leur deuxième rencontre face au Salvador également (1-0)[39], puis partagent contre la Hongrie (1-1)[40],[41]. Grâce à ces résultats, la Belgique termine en tête de sa poule et franchit un tour pour la première fois de son histoire. Pour la suite, elle hérite de la Pologne et de l'URSS. L'équipe perd ses deux rencontres, respectivement (0-3)[42] et (0-1)[43], et est éliminée[37].

Chose assez rare, les Diables Rouges doivent aligner leurs trois gardiens durant la compétition. Le titulaire à ce poste, Jean-Marie Pfaff, se blesse après le premier tour et est remplacé par Theo Custers. Ce dernier ne dispute qu'une rencontre et se blesse à son tour. C'est ensuite Jacky Munaron, troisième gardien du noyau, qui joue le dernier match contre l'URSS[44].

Après le mondial, plusieurs cadres de l'équipe prennent leur retraite internationale, parmi lesquels Wilfried Van Moer et les frères Luc et Marc Millecamps. Leurs remplaçants les font vite oublier et entament les éliminatoires de l'Euro 1984 par quatre victoires en quatre rencontres, des résultats qui leur permettent d'assurer leur qualification alors qu'il reste encore deux rencontres à jouer. Celles-ci se solderont par un partage puis une défaite[29].

En phase finale, les Diables Rouges font figure d'outsider et tombent dans un groupe à leur portée avec la France, pays hôte et favori de la compétition, la Yougoslavie et le Danemark, qualifié surprise dont c'est seulement la deuxième grande compétition internationale, vingt ans après l'Euro 1964. Les Belges commencent bien le tournoi en s'imposant (2-0) contre la Yougoslavie[45] puis subissent une défaite cinglante (5-0) contre la France, avec un triplé de Michel Platini. Le dernier match contre le Danemark est décisif. La Belgique mène (0-2) après 39 minutes mais se fait rejoindre puis dépasser, les Danois l'emportant finalement (3-2)[46],[47].

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Équipes de départ de la demi-finale de la Coupe du monde 1986 Argentine-Belgique.

Après cet Euro 1984 décevant, la Belgique entame plutôt mal les qualifications pour la Coupe du monde 1986 avec une défaite en Albanie (0-2) et un partage en Grèce (0-0). L'équipe se reprend sur la fin des éliminatoires et termine deuxième du groupe, une position qui la pousse aux barrages contre les Pays-Bas. Les Diables Rouges gagnent le match aller à Bruxelles (1-0). Lors du retour, ils tiennent le 0-0 pendant une heure puis encaissent deux buts en moins de quinze minutes. À la 85e, le défenseur Georges Grün inscrit un but de la tête qui qualifie les Belges (1-2)[48]. Pour la deuxième fois consécutive, les « Oranje » sont éliminés d'une Coupe du monde par leurs voisins.

En phase finale, la Belgique retrouve le Mexique, à nouveau le pays-hôte de la compétition, le Paraguay et l'Irak. Sur le papier, le groupe est plus qu'abordable pour les Belges mais une défaite d'entrée (1-2) face au Mexique[49] et des dissensions internes font craindre une élimination précoce. Les joueurs parviennent toutefois à se qualifier comme meilleur troisième après une victoire poussive (2-1) contre l'Irak[50] et un partage (2-2) face au Paraguay[51],[52].

En huitième de finale, la Belgique est opposée à l'un des favoris de la compétition, l'URSS. Les Soviétiques prennent deux fois l'avance mais les Belges parviennent à chaque fois à égaliser, et prennent ensuite deux buts d'avance durant les prolongations, le dernier but des Russes ne changeant rien au résultat final (3-4)[53]. En quart de finale, la Belgique affronte l'Espagne et ouvre le score en première mi-temps. Les Espagnols égalisent à cinq minutes du terme (1-1) puis les Belges s'imposent aux tirs au but (5-4)[54]. L'aventure des Diables Rouges s'arrête en demi-finale face à l'Argentine de Diego Maradona, auteur des deux buts du match (0-2)[55]. Dans la petite finale, les joueurs belges sont à nouveau battus, après prolongations, par la France (4-2)[56],[57]. Cette quatrième place finale fut longtemps le meilleur résultat de l'équipe nationale belge en Coupe du monde[52], jusqu'à leur troisième place en 2018. Le meneur de jeu Enzo Scifo est nommé meilleur jeune joueur du tournoi par la FIFA[58], il disputera quatre Coupe du monde consécutives tout comme Franky Van der Elst (tous deux en 1986, 1990, 1994 et 1998) et Marc Wilmots (en 1990, 1994, 1998 et 2002).

Trois fois en Coupe du monde, jamais à l'Euro (1986-1999)

Quelques mois après le mondial mexicain, débutent les éliminatoires de l'Euro 1988. La Belgique tient son rang jusqu'à deux défaites (2-0) en fin de campagne, en Bulgarie et en Écosse, qui la privent d'une nouvelle participation au championnat d'Europe[29]. L'équipe se lance ensuite dans les qualifications pour la Coupe du monde 1990 et termine en tête de son groupe avec quatre victoires et quatre partages. En phase finale, les Diables Rouges enlèvent deux victoires sur la Corée du Sud (2-0)[59] et l'Uruguay (3-1)[60] puis concèdent une défaite sans conséquence face à l'Espagne (1-2)[61]. En huitième de finale face à l'Angleterre, ils dominent largement et se créent plusieurs occasions franches mais, sans réussite, sont finalement éliminés sur un but inscrit à une minute de la fin de la prolongation par David Platt (0-1)[62],[63].

La sélection belge renouvelle son effectif à l'entame des éliminatoires de l'Euro 1992. Dans un groupe difficile comprenant notamment les champions du monde allemands, la Belgique termine troisième et est éliminée[29]. Après un bref interim effectué par Walter Meeuws, désigné comme son successeur par la fédération, Guy Thys, le sélectionneur emblématique de l'équipe depuis 1976, décide de prendre sa retraite de manière définitive et passe le relais à l'ancien international Paul Van Himst.

Sous la conduite de Van Himst, les Belges terminent en tête de leur groupe de qualification pour la Coupe du monde 1994, à égalité avec la Roumanie[23]. Durant sa préparation, la Belgique signe la plus large victoire de son histoire jusqu'alors en s'imposant (9-0) face à la Zambie, Josip Weber inscrivant cinq buts au cours du match. Grâce à leurs bonnes performances lors des éditions précédentes, ils héritent du statut de tête de série pour la phase finale aux États-Unis. Les Diables Rouges entament la compétition par deux victoires, sur le Maroc (1-0)[64] et les Pays-Bas (1-0)[65], grâce notamment à Michel Preud'homme, élu meilleur gardien de but du tournoi[66]. Ils se font pourtant surprendre lors de leur dernier match contre l'Arabie saoudite (0-1)[67] et terminent 3e, à la différence de buts. Ils héritent en huitième de finale de l'Allemagne, tenante du titre, et s'inclinent (3-2)[68],[23] face à leur « bête noire ».

En qualifications de l'Euro 1996, la Belgique se retrouve versée dans un groupe difficile et finit troisième, derrière l'Espagne et le Danemark, qualifiés. Cette élimination coûte sa place à Paul Van Himst qui est remplacé par l'ancien meneur de jeu de l'équipe durant les années 1970, Wilfried Van Moer. Ce dernier débute les éliminatoires de la Coupe du monde 1998 par deux victoires poussives contre la Turquie (2-1) et à Saint-Marin (3-0), suivies par une défaite cinglante (0-3) à domicile face aux Pays-Bas qui lui vaut d'être directement licencié. La Fédération belge engage Georges Leekens pour lui succéder, ce dernier parvenant à redresser la barre et à qualifier le pays pour la phase finale de la compétition après un barrage victorieux contre l'Irlande (1-1) et (2-1)[69].

Malgré une préparation encourageante, les Diables Rouges sont éliminés au premier tour de la Coupe du monde en France après avoir concédé trois partages face aux Pays-Bas (0-0)[70], au Mexique (2-2)[71] et à la Corée du Sud (1-1)[72]. De plus, des dissensions internes entre l'entraîneur et certains cadres de l'équipe dont Enzo Scifo sont rendues publiques et rendent la position du sélectionneur délicate. Après un an de matchs amicaux en demi-teinte, Leekens est finalement démis de ses fonctions en à la suite d'une défaite à domicile (3-4) contre la Finlande.

La déception de l'Euro à domicile, un beau Mondial puis le déclin (1999-2010)

Un an avant l'Euro 2000, que la Belgique co-organise avec les Pays-Bas, Robert Waseige est nommé sélectionneur de l'équipe nationale. Ses premiers résultats rassurent, rendant les joueurs, la presse et les supporters enthousiastes. Les Belges entament le tournoi par une victoire sur la Suède (2-1), puis s'inclinent contre l'Italie après avoir dominé la rencontre (0-2). La qualification se joue lors du dernier match contre la Turquie, face à laquelle ils peuvent se contenter d'un partage pour accéder aux quarts de finale. Les Diables Rouges concèdent un but juste avant la mi-temps à la suite d'une erreur de leur gardien Filip De Wilde. Les joueurs belges tentent d'égaliser mais encaissent un second but en contre-attaque et sont éliminés de la compétition dès le premier tour, devenant la première équipe d'un pays organisateur à réaliser cette contre-performance[73],[74].

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Équipes de départ du huitième de finale de la Coupe du monde 2002 Brésil-Belgique.

Après cette déception, les Diables commencent les qualifications pour la Coupe du monde 2002. Lors de la troisième rencontre de ces éliminatoires, la Belgique signe sa seconde victoire la plus large (10-1) contre Saint-Marin[75] . Le match suivant, en Écosse, est un tournant dans ces qualifications. Menés 2-0 à la mi-temps et réduits à dix, les Belges arrachent l'égalisation dans les arrêts de jeu grâce au jeune défenseur Daniel Van Buyten. Suivent ensuite trois victoires consécutives qui placent l'équipe belge en tête de son groupe avant la dernière rencontre, un déplacement en Croatie. Les Belges tiennent le nul jusqu'à un quart d'heure du terme, mais un but d'Alen Bokšić qualifie les Croates (1-0) et envoie la Belgique vers les barrages. Elle y est opposée à la Tchéquie. À dix contre onze, les Diables Rouges remportent le match aller à Bruxelles (1-0). Au retour, ils résistent au pressing des coéquipiers de Pavel Nedvěd et assurent finalement leur qualification (0-1) grâce à un pénalty transformé en toute fin de match par le capitaine Marc Wilmots[76].

La Belgique commence le tournoi par un match nul encourageant contre le Japon (2-2)[77], un des deux pays organisateurs de la compétition, suivi d'un autre plus inquiétant contre la Tunisie (1-1)[78]. Elle remporte néanmoins le match décisif contre la Russie (3-2)[79] et se qualifie pour les huitièmes de finale. Opposée au Brésil, favori de la compétition et futur vainqueur, la Belgique fait jeu égal avec son adversaire. Marc Wilmots pense inscrire le premier but du match mais celui-ci est injustement annulé par l'arbitre Peter Prendergast. Les Belges s'inclinent en fin de match (2-0) et sont éliminés[80],[81],[82]. Wilmots est cité par la FIFA dans l'équipe-type du tournoi.

Waseige parti au Standard de Liège, le poste de sélectionneur est confié à Aimé Anthuenis, entraîneur à succès d'Anderlecht[83]. Son mandat débute difficilement, avec deux cinglantes défaites, à domicile contre la Bulgarie (0-2) puis en Croatie (4-0), au cours des éliminatoires de l'Euro 2004. La Belgique termine son parcours de meilleure manière mais échoue à la 3e place du groupe[29]. Malgré cet échec, Aimé Anthuenis est confirmé à son poste pour les qualifications pour la Coupe du monde 2006. Le début de ces éliminatoires est catastrophique avec un partage 1-1 contre la Lituanie puis deux défaites (0-2) à domicile, contre l'Espagne et contre la Serbie-et-Monténégro. Les victoires contre la Bosnie-Herzégovine à domicile (4-1) et face à Saint-Marin (1-2 et 8-0) seront les seules de la Belgique dans ce groupe. Les Diables Rouges terminent à la quatrième place et ne participent pas à la Coupe du monde pour la première fois depuis 1978, provoquant la colère des médias[84],[23].

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Sébastien Pocognoli lors du match Italie-Belgique en mai 2008.

Cette nouvelle déconvenue conduit à la démission d'Anthuenis. L'Union belge le remplace par René Vandereycken, pilier des Diables Rouges dans les années 1980, avec comme objectif de qualifier la Belgique pour l'Euro 2008[85]. Mais dès l'entame des éliminatoires, les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes, avec notamment un nul à domicile contre le Kazakhstan en ouverture, puis deux défaites (4-0 et 1-2) face au Portugal et des revers en Serbie, face à la Pologne à domicile et en Finlande (1-0, 0-1 puis 2-0). Elles entérinent rapidement l'élimination de la Belgique, qui finit cinquième de son groupe. En , la Belgique apparaît à la 71e place du classement FIFA, sa plus mauvaise position depuis la création de ce classement en 1993[86]. Dans l’ombre de l’équipe A, une nouvelle génération de jeunes joueurs atteint cependant les demi-finales du Championnat d'Europe espoirs en juin 2007, décrochant ainsi un ticket pour les Jeux olympiques pour la première fois depuis 1928. L’équipe belge espoirs atteindra les demi-finales du tournoi olympique en , avec une défense composée notamment de Vincent Kompany, Thomas Vermaelen et Jan Vertonghen, et un milieu de terrain où Marouane Fellaini et Mousa Dembélé impressionnent.

Malgré la campagne catastrophique de l’équipe A pour les qualifications de l’Euro 2008, le contrat de Vandereycken est prolongé pour deux ans par la fédération nationale[87]. Il change néanmoins d'adjoint, Franky Vercauteren remplaçant Stéphane Demol. Les matchs amicaux du premier semestre 2008 ne sont guère encourageants mais l'équipe parvient tout de même à redresser la barre à l'entame des qualifications pour la Coupe du monde 2010, signant deux victoires (3-2 et 2-0) contre les modestes équipes d'Estonie et d'Arménie, un bon partage (1-1) en Turquie et ne s'inclinant que dans les dernières minutes (1-2) face à l'Espagne, championne d'Europe en titre. Malheureusement, les espoirs de qualification pour le mondial sud-africain sont réduits à néant après deux défaites (2-4 et 2-1) en une semaine contre la Bosnie-Herzégovine[23]. Ces contre-performances poussent l'URBSFA à licencier le sélectionneur le [88]. Son adjoint, Franky Vercauteren, est chargé de l’intérim[89] en attendant l'arrivée de son successeur désigné, le Néerlandais Dick Advocaat[90], en contrat avec le Zénith Saint-Pétersbourg jusqu'en décembre. Les résultats ne s'améliorent pas et après une défaite humiliante (2-1) en Arménie, Vercauteren remet sa démission. Dans le même temps, Advocaat est libéré par son club et peut entrer immédiatement en fonction à la tête des Diables Rouges[91]. Une première polémique survient quand, en décembre, le sélectionneur s'engage également avec le club néerlandais d'AZ Alkmaar, une double-casquette finalement acceptée par l'Union belge, l'équipe nationale ne devant disputer que deux rencontres amicales d'ici le début des qualifications pour l'Euro 2012. Malgré cette largesse, le , il annonce au président de la fédération belge son intention de quitter son poste pour... prendre en main la sélection de Russie[92].

L'émergence d'une nouvelle génération dorée (2010-2015)

Parmi les candidats, la fédération belge décide de nommer Georges Leekens[93], onze ans après son licenciement, avec Marc Wilmots pour adjoint. Les premiers matchs amicaux sont encourageants. Néanmoins la campagne de qualification démarre mal avec deux défaites contre l'Allemagne (0-1) à domicile et (3-2) en Turquie, suivies d'un spectaculaire 4-4 à domicile contre l'Autriche. L'équipe revient dans la course à la deuxième place mais concède ensuite deux partages (1-1) contre les Turcs et l'Azerbaïdjan, scellant son élimination. Le jeu proposé est encourageant mais l'équipe belge, qui compte dans ses rangs des jeunes joueurs talentueux comme Eden Hazard, Axel Witsel, Marouane Fellaini, Steven Defour ou Kevin De Bruyne, manque de maturité à des moments cruciaux, ce qui lui coûte des points précieux[94].

Le , Leekens annonce qu'il quitte son poste pour le Club de Bruges qui double son salaire[95]. Marc Wilmots assure l'intérim avant d'être confirmé comme sélectionneur en vue de la Coupe du monde 2014 au Brésil[96]. Ce changement coïncide avec des résultats en progression et provoque un engouement parmi les supporters, qui remplissent le Stade Roi Baudouin à chaque rencontre. Les éliminatoires de la Coupe du monde 2014 sont une réussite pour la Belgique, qui termine en tête de son groupe. La qualification est assurée le grâce à une victoire 1-2 en Croatie[97], son dauphin. Ces bonnes prestations permettent à la Belgique de remonter au classement FIFA : cinquième place à la sortie des éliminatoires, la position la plus haute qu'elle ait alors jamais atteinte[98], l'équipe nationale est tête de série lors du tirage au sort des groupes de la phase finale de l'épreuve.

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La Belgique (en rouge) contre l'Algérie à Belo Horizonte durant la Coupe du monde 2014.

Les matchs amicaux de préparation sont dans un premier temps décevants: une défaite 0-2[99] contre la Colombie, suivie d'une autre[100] contre le Japon (2-3) et d'un nul contre la Côte d'Ivoire (2-2)[101]. Les trois suivants sont plus encourageants, avec trois victoires successives contre le Luxembourg (5-1)[102], la Suède (2-0)[103] et la Tunisie (1-0)[104].

Malgré un niveau de jeu qualifié de décevant par une partie de la presse, la Belgique passe le premier tour après trois victoires contre l'Algérie (2-1, après avoir été menée 0-1)[105], la Russie (1-0, grâce à un but à la 88e minute)[106] et la Corée du Sud (1-0)[107],[108]. Se basant sur une défense solide, les Diables peinent à marquer, le faisant à chaque fois en deuxième mi-temps. Ils affrontent les États-Unis en huitième de finale. Ils dominent mais doivent attendre les prolongations pour marquer deux buts par Kevin De Bruyne et Romelu Lukaku. Le score final est de 2-1[109],[110] et ils atteignent les quarts de finale pour la deuxième fois depuis 1986[111]. Les Belges jouent contre l'Argentine. Ils encaissent un but dès la 8e minute et n'arrivent pas à revenir. Le score reste donc de 1-0 et la Belgique est éliminée de la compétition[112],[113].

En , à mi-chemin des éliminatoires du Championnat d'Europe 2016, la sélection se présente comme la deuxième meilleure nation mondiale de football, selon le classement FIFA qui en fait l'équipe la plus forte derrière l'Allemagne.

Le , les Diables Rouges valident leur ticket pour « Le Rendez-Vous » du Championnat d'Europe 2016, soit le second grand tournoi de rang de l'actuelle « génération dorée », sur une victoire en Andorre (1-4)[114] en ne concédant qu'un match nul à domicile (0-0)[115] et une seule défaite à Cardiff (1-0)[116] face à leur dauphin, le Pays de Galles de Gareth Bale, ainsi qu'un partage contre la Bosnie-Herzégovine à Zenica (1-1)[117]. Une dernière victoire à domicile contre Israël (3-1)[118] pour le prestige lors de l'ultime match des qualifications, le , leur assure à la fois la première place de leur groupe et le statut de tête de série lors de la phase finale[119], et leur permet d'accéder le à la première place du classement mondial de la FIFA[120]. La Belgique devient ainsi la huitième nation à atteindre la plus haute marche du podium.

La difficulté à confirmer (2016-2017)

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Équipes de départ du quart de finale de l'Euro 2016 Pays de Galles-Belgique.

Les matchs amicaux de préparation au Championnat d'Europe de football 2016 sont irréguliers. Une défaite au Portugal (2-1)[121] avec une équipe largement remaniée, une victoire convaincante en Suisse (1-2)[122], un nul inquiétant à domicile face à la Finlande (1-1)[123] et une victoire poussive contre la Norvège (3-2)[124] laissent apparaître une défense fébrile, remaniée en l'absence de plusieurs forfaits pour blessure, notamment celui du capitaine Vincent Kompany.

La Belgique rate son match d'entrée à l'Euro contre une Italie beaucoup plus réaliste (0-2)[125]. Elle se reprend ensuite et se qualifie pour les huitièmes de finale en battant d'abord sèchement l'Irlande (3-0)[126], grâce à deux buts de Romelu Lukaku et un but de Axel Witsel, puis la Suède (1-0)[127] après un match très engagé et indécis. Elle surclasse et écarte ensuite la Hongrie (4-0)[128], un score historique pour les Belges à ce stade de la compétition et par la même occasion le plus important du tournoi, et retrouve en quarts de finale le Pays de Galles, dont elle avait déjà croisé la route en qualifications. Les Diables Rouges, qui n'avaient récolté qu'un seul point sur six lors de cette double confrontation, doivent s'incliner une nouvelle fois (3-1)[129], après avoir néanmoins réussi à ouvrir la marque à la 13e minute, et sont éliminés d'un tournoi pour lequel ils avaient pourtant été classés parmi les favoris à la victoire finale. À la suite de ce résultat considéré comme décevant, la fédération nationale licencie l'entraîneur Marc Wilmots deux semaines plus tard[130].

Roberto Martínez est nommé comme successeur de Wilmots le et celui-ci se distingue rapidement par le choix marquant de l'ex-international français Thierry Henry au sein de son staff[131]. La première rencontre de l'ère Martinez se solde malheureusement par une défaite (0-2)[132] à domicile et en amical, face à son pays d'origine, l'Espagne, le . Un match au cours duquel les Diables Rouges ont été privés de ballon et ridiculisés face à une Roja revancharde après un Euro considéré comme manqué, les joueurs belges sont d'ailleurs sortis sous les sifflets d'un public qui n'a pas reconnu son équipe[133]. Cependant, la sélection belge et son staff reprennent du poil de la bête et démarrent en trombe la phase qualificative de la Coupe du monde 2018, alignant quatre victoires et inscrivant 21 goals contre 1 seul encaissé en seulement quatre rencontres, respectivement à Chypre (0-3)[134], contre la Bosnie-Herzégovine à Bruxelles (4-0)[135], à Loulé face à Gibraltar (0-6)[136] et en écrasant à domicile l'Estonie (8-1)[137], signant par la même occasion le troisième plus gros score en matches officiels[138], juste après un match nul insipide à Amsterdam en amical face aux Pays-Bas (1-1)[139]. L'enthousiasme s'éteint un peu début 2017 après que les Belges enchaînent deux partages décevants, contre la Grèce (1-1)[140] à domicile dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde et face à la Russie à Sotchi en amical (3-3)[141], avant de s'imposer (2-1)[142] mais sans convaincre à Bruxelles face à la Tchéquie dans une rencontre amicale initialement classée non officielle[143],[144],[145]. À la suite de ces prestations plutôt frigides, les Diables tentent de renouer avec le succès lors du match retour face à l'Estonie à Tallinn. Malgré une victoire (0-2)[146] face à des Estoniens combatifs, l'équipe belge ne parvient pas à se réconcilier avec ses fans. Toutefois, l'occasion leur sera donnée deux mois plus tard, lors du match retour face à Gibraltar à Sclessin. Lors de cette rencontre, les Belges pulvérisent littéralement les joueurs du territoire britannique d'outre-mer (9-0)[147], égalant ainsi leur plus large victoire pour la seconde fois. Ils sécurisent ensuite leur participation à leur 13e Coupe du monde face à la Grèce (1-2)[148] trois jours plus tard en inscrivant deux buts en cinq minutes dans un match excessivement fermé et défensif dans le chef des Grecs. Deux ultimes victoires face à la Bosnie-Herzégovine (3-4)[149] à Sarajevo et contre Chypre (4-0)[150] à domicile permettent à la Belgique d'égaler le record de buts inscrits lors d'une seule et même phase de qualification détenu par l'Allemagne (43 buts) et de figurer parmi les têtes de série pour le tirage au sort de la phase finale. Jan Vertonghen fut honoré avant la rencontre face à Chypre pour sa 97e sélection pour les Diables, battant ainsi le précédent record de Jan Ceulemans. D’autre part, Eden Hazard, capitaine attitré en l’absence de Vincent Kompany, a spontanément offert le brassard à Vertonghen pour l’occasion. Deux rencontres amicales, un nul à Bruxelles face au Mexique (3-3)[151] et une courte victoire à Bruges contre les Samouraïs Bleus du Japon (1-0)[152] clôturent l'année 2017 sans convaincre les observateurs, voire en décevant les médias étrangers[153] qui attendent enfin la confirmation de cette myriade de stars qui composent les Diables Rouges à cet instant.

Retour sur le devant de la scène (2018-2019)

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Кирилл Венедиктов
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Adnan Januzaj (à gauche) inscrit l'unique but face à l'Angleterre (1-0), le , lors de la Coupe du monde en Russie.

Les Diables Rouges commencent leur campagne de préparation à la Coupe du monde en Russie par une large victoire, sans grand effort, face à l'Arabie saoudite (4-0)[154], grâce notamment à un doublé de Romelu Lukaku qui en profite pour égaler à ce moment le record de buts en sélections détenu conjointement par Bernard Voorhoof et Paul Van Himst, avant de partager l'enjeu sur un nul blanc (0-0)[155] face au Portugal, champion d'Europe en titre, sans toutefois totalement convaincre. Si le début de match est à l'avantage de la Belgique, la Seleção prend les rênes de la rencontre en fin de première période après avoir endormi les Diables Rouges et le repos vient à point nommé pour des Belges dépassés chez qui l'absence d'Axel Witsel se fait cruellement ressentir. Pas pleinement satisfait, Roberto Martínez opère quatre changements qui rétablissent l'équilibre et la partie se termine dans un faux rythme sur un score vierge qui n'enthousiasme pas les spectateurs. Au lendemain de la divulgation de la liste officielle des 23 joueurs sélectionnés pour la Russie, la Belgique s'offre une belle victoire dans les chiffres et dans la manière face à l'Égypte (3-0)[156], orpheline il est vrai de son meilleur joueur Mohamed Salah, avant de punir le Costa Rica (4-1)[157], alors que les Ticos étaient pourtant parvenus à ouvrir la marque avant de sombrer par la suite. Lukaku inscrit trois nouveaux buts à l'occasion de ces deux rencontres et devient dès lors seul meilleur buteur de l'histoire de l'équipe nationale de belge. C'est donc en pleine confiance que les Diables Rouges s'envolent pour leur 13e tournoi planétaire.

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Équipes de départ de la petite finale de la Coupe du monde 2018 Angleterre-Belgique.

Dans une compétition où la plupart des favoris se sont fait surprendre d'entrée de jeu, la Belgique ne tombe pas dans le piège du premier match et s'impose largement face au Panama (3-0)[158],[159]. Courageux et résistants en première mi-temps à l'occasion de leur toute première participation à la Coupe du monde, les Panaméens s'effondrent ensuite face à la supériorité technique et la vitesse d'exécution de leurs adversaires. Toutefois la défense belge laisse entrevoir des lacunes. La Tunisie va les exploiter à deux reprises dans la rencontre suivante, ce qui n'empêche pas les Diables Rouges de battre largement l'équipe maghrébine (5-2)[160],[161] signant le second plus gros score du tournoi grâce, entre autres, à deux doublés d'Eden Hazard et de Romelu Lukaku. Anglais et Belges ayant tous deux remporté leurs deux premières rencontres, leur face à face a dès lors comme seul enjeu la première place du groupe, garantissant un huitième de finale en théorie plus abordable dans une moitié de tableau à priori plus forte. Les entraîneurs respectifs remanient fondamentalement leurs effectifs et l'équipe belge qui se présente à l'Angleterre ne contient pas moins de neuf joueurs différents par rapport aux compositions précédentes. Néanmoins, les Diables Rouges jouent le coup à fond et surprennent (1-0)[162], pour la première fois depuis 1936 et grâce à un bijou d'Adnan Januzaj, des britanniques calculateurs et hésitants qui se retrouvent confrontés à la Colombie au tour suivant alors que les Belges se voient opposés au Japon. Avec ce premier tour pleinement réussi, la Belgique confirme figurer parmi les favoris[163]

À l'image des deux précédentes confrontations entre les deux nations, les Samouraïs Bleus défendent crânement leur chance et déroutent la Belgique par leur jeu rapide et technique, faisant exploser la défense tricolore et menant 2-0 en l’espace de cinq minutes en début de seconde période. Cependant, le Japon qui affiche un jeu très ouvert et offensif, ne se replie pas suffisamment en défense et laisse beaucoup d'espaces aux Diables Rouges, qui profitent de cette naïveté nippone[164],[165],[166] ainsi que de leur supériorité sur le plan physique et athlétique pour renverser la vapeur et finir par l'emporter (3-2)[167],[168] à l'ultime minute d'un match devenu complètement fou, une telle remontée au score n'ayant plus eu lieu en phase à élimination directe de Coupe du monde depuis l'édition 1970[169]. Les Belges rencontrent ensuite l'un des favoris à la victoire finale, le Brésil, en quarts de finale et s'imposent contre toute attente (2-1)[170], impressionnants tactiquement et physiquement, extrêmement efficaces et solides défensivement tout en bénéficiant d'un brin de chance, de la classe de leur gardien de but Thibaut Courtois et de la maladresse des Auriverde dans la zone de vérité. La France se dresse sur la route des Diables Rouges en demi-finale, niveau qu'ils n'ont plus jamais atteint depuis 1986, et Les Bleus, qui affichent un style de jeu opposé à celui du Japon en se basant avant tout sur une défense rigoureuse, la possession laissée à l'adversaire et des contre-attaques rapides (ce qui a suscité des critiques de certains joueurs belges sur le style de jeu français[171]), s'imposent par le plus petit écart (1-0)[172]. Motivés à la fois par le parcours exceptionnel effectué, par l'occasion de faire mieux que leurs aînés et par le fait d'être opposés pour la deuxième fois en quinze jours à l'Angleterre, où évoluent la plupart des éléments belges dont beaucoup sont coéquipiers en club de plusieurs joueurs parmi les Britanniques, les Diables Rouges battent les Anglais pour la seconde fois (2-0)[173] dans la petite finale et terminent troisièmes, le meilleur résultat jamais atteint par la Belgique jusqu'alors en Coupe du monde. Eden Hazard figure dans l'équipe-type du tournoi selon la FIFA[174] à l'inverse de Thibaut Courtois, pourtant élu meilleur gardien de but de la compétition[175], au profit du français Hugo Lloris.

La Belgique entame la toute nouvelle Ligue des nations de la meilleure des manières en battant les Vikings (0-3)[176] en Islande et semble ensuite en mesure de se qualifier aisément pour le Final Four en prenant la mesure de son plus sérieux concurrent, la Suisse, à domicile (2-1)[177] avant de défaire une seconde fois les Islandais (2-0)[178] à Bruxelles. Au moment de rencontrer les Suisses pour le match retour à Lucerne, les Diables Rouges comptent le même nombre de points que les Helvètes mais une rencontre de moins, dès lors un partage leur suffit à décrocher la qualification pour les demi-finales, seule une défaite avec minimum deux buts d'écart les en priverait. Après 17 minutes de jeu, la Belgique mène au score (0-2) avant de se faire remonter puis dépasser... et éliminer (5-2)[179] dans ce qui devient la plus large défaite des Belges depuis 2009, pire, les Diables Rouges ne s'étaient plus inclinés en cédant un avantage de deux buts depuis 2002 en amical et l'Euro 1984 lors d'un match à enjeu ! Les résultats de la Belgique lui permettent toutefois d'être assurée de la 5e place de la compétition[180], et dès lors du maintien en Ligue A, une bien maigre consolation pour une formation devenue avide de reconnaissance et de trophées.

Leader mondial mais sans trophée (2019-2021)

L'équipe belge est la première à assurer sa qualification lors des éliminatoires pour l'Euro 2020 grâce à un carton à domicile face à Saint-Marin (9-0)[181], en égalant au passage sa plus large victoire de l'histoire pour la troisième fois, et après avoir enchaîné sept victoires en sept rencontres. Les Belges se sont en effet auparavant imposés à domicile face à la Russie (3-1)[182], en déplacement à Chypre (0-2)[183], à domicile contre le Kazakhstan (3-0)[184] et l'Écosse (3-0)[185] et à l'extérieur à Saint-Marin (0-4)[186] et en Écosse (0-4)[187]. Les Diables Rouges clôturent leur campagne qualificative avec trois nouvelles victoires au Kazakhstan (0-2)[188], en Russie (1-4)[189] et à domicile face à Chypre (6-1)[190] signant un bilan parfait de 30 points et 10 victoires en 10 rencontres.

La pandémie de Covid-19 interrompt toutes les compétitions nationales et internationales pendant les premiers mois de 2020 et, face à la crise sanitaire, l'UEFA décide de reporter la phase finale du Championnat d'Europe en 2021[191]. Dans le même temps, la première édition du Qatar Airways International Tournament[192], un lucratif tournoi amical que la Belgique devait disputer au Qatar fin en guise de préparation à l'Euro en compagnie de la Croatie, de la Suisse et du Portugal, est annulée[193].

C'est donc après une longue période d'inactivité que l'équipe belge retrouve les pelouses et démarre la nouvelle édition de la Ligue des nations par deux victoires face au Danemark à Copenhague (0-2)[194] et à l'Islande (5-1)[195] à domicile. Les groupes étant passés de trois à quatre participants, le tirage au sort avait également désigné l'Angleterre comme adversaire des Belges, les Three Lions défaits à deux reprises par ceux-ci lors de la Coupe du monde, prennent leur revanche à Wembley (2-1)[196] peu après une mièvre rencontre amicale achevée sur un partage (1-1)[197] contre la Côte d'Ivoire par une équipe belge expérimentale et fortement rajeunie. Il s'agira toutefois de la seule défaite de Diables Rouges qui semblent avoir gagné en maturité, capables aussi à présent de gagner lors de rencontres plus difficiles en abandonnant la possession du ballon à l'adversaire et en restant concentrés dans l'organisation défensive. Les Belges alignent ensuite en effet quatre victoires de rang : en déplacement en Islande (1-2)[198] et à domicile face à la Suisse (amical, 2-1)[199], à l'Angleterre (2-0)[200] et au Danemark (4-2)[201]. La Belgique se place ainsi pour un carré final royal qui la verra opposée à la France[202] et à l'Espagne ou l'Italie.

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Dedryck Boyata (à gauche) et Aleksandr Golovine lors de Belgique-Russie (3-0), le , à l'Euro 2020.

En 2021, les Diables font face à un programme chargé : ils entament la phase éliminatoire de la Coupe du monde 2022, participent à la phase finale de l'Euro 2020 et disputent la phase finale de la Ligue des nations. Alignant en mars deux victoires face au pays de Galles (3-1)[203] et à la Biélorussie (8-0)[204] ainsi qu'un partage en Tchéquie (1-1)[205], l'équipe belge prend d'emblée la tête de son groupe qualificatif. Les Belges jouent ensuite deux parties amicales de préparation à domicile contre la Grèce (1-1)[206] et la Croatie (1-0)[207], avec de fortunes diverses, avant de s'en aller disputer la phase finale de l'Euro où l'objectif minimum fixé par la fédération est une demi-finale[208].

Une victoire aisée face à la Russie (3-0)[209], une deuxième acquise dans la douleur contre le Danemark (2-1)[210], après avoir été menée au score, et une dernière tout en contrôle et patience face à la Finlande (2-0)[211] permettent à la Belgique de terminer en tête de sa poule en signant un 9 points sur 9 pour la troisième fois sur les quatre dernières grandes compétitions. Cette position enviable ne favorise toutefois pas les Diables Rouges qui font face au Portugal, tenant du titre et cité parmi les favoris à la victoire finale, lors des huitièmes de finale. Ceux-ci s'imposent néanmoins 1-0[212] mais perdent leur capitaine Eden Hazard sur blessure dans l'aventure. La Belgique échoue ensuite au stade des quarts de finale face à une Italie[213] en pleine reconstruction (1-2), révélation et futur vainqueur du tournoi. Au vu des ambitions initiales de la fédération et des joueurs, ce résultat est synonyme d'échec mais il faut bien reconnaître que la Belgique ne s'est pas présentée munie de toutes ses armes : une multitude de blessures et le manque de rythme ou la méforme, notamment parmi les éléments incontournables, alliés à une longueur de banc insuffisante n'ont pas permis à l'équipe de développer le jeu qui avait attiré la sympathie du monde entier lors du Mondial russe[214].

Un nouveau triptyque de victoires contre l'Estonie (5-2)[215], la Tchéquie (3-0)[216] et la Biélorussie (1-0)[217] permet aux Diables Rouges d'entrevoir la qualification pour le Qatar avec sérénité et de faire le plein de confiance en vue du Final Four de la Ligue des nations. La première rencontre en demi-finales face à la France est synonyme de revanche pour les Belges, après la demi-finale perdue en 2018 en Russie, et ceux-ci mènent au repos (2-0) après un match quasi parfait en première mi-temps. Au retour des vestiaires, la partie va prendre une toute autre tournure, un but de Karim Benzema redonne l'espoir aux Bleus qui reprennent les commandes du match, inscrivent un deuxième but peu après l'heure de jeu et finissent par s'imposer (2-3)[218] à l'ultime minute. Un scénario qui n'est pas sans rappeler le retournement de situation incroyable opéré par les Belges face au Japon lors de cette même Coupe du monde 2018. La Belgique retrouve ensuite l'Italie pour la troisième place avec la possibilité d'effacer l'élimination précoce lors de l'Euro mais c'est une équipe meurtrie et amputée de titulaires importants qui s'incline à nouveau (1-2)[219] face aux champions d'Europe Azzuri.

La volonté affichée par certains, dont Romelu Lukaku, d'absolument remporter ce trophée alliée à la déception profonde de s'être incliné une nouvelle fois face aux Français au même stade des demi-finales fait pleuvoir les critiques sur le sélectionneur, Roberto Martínez, et remettent en cause sa position et ses choix en vue de la Coupe du monde au Qatar[220]. Les Diables Rouges peuvent toutefois se consoler en se disant qu'ils ont été éliminés pour la troisième fois consécutive par les futurs vainqueurs de la compétition.

Grâce à une victoire éclatante face à l'Estonie (3-1)[221],[222], alors qu'un partage leur suffisait, dans un match parfaitement maîtrisé et dont le score final ne reflète pas leur domination, les joueurs belges confirment leur participation à un cinquième tournoi de rang, une performance historique pour le pays[223]. Un dernier partage insignifiant dans les faits face aux Gallois (1-1)[224], leur bête noire, avec une équipe à deux visages largement remaniée, qui aura permis à Martínez de déjà faire quelques essais, conclut le parcours qualificatif de la Belgique qui finit en tête de son groupe en comptant cinq points d'avance sur son dauphin.

La fin de l'ère Martínez et l'arrivée de Tedesco (depuis 2022)

Dès , une fois la qualification pour le Mondial qatari en poche, Roberto Martínez annonce que le prochain rassemblement des Diables Rouges en mars, face à l'Irlande (2-2)[225] et au Burkina Faso (3-0)[226], ne concernerait que les joueurs ayant moins de 50 capes[227]. L'objectif du sélectionneur est, d'une part, de préparer l'avenir et de développer les joueurs nés entre 1997 et 2008 qui seront amenés à disputer la Coupe du monde 2026 et, d'autre part, de préserver les joueurs cadres en leur octroyant un peu de repos, à l'image du prélude à la Coupe du monde en Russie où la Belgique n'avait disputé qu'une seule rencontre amicale[228].

Les cadres effectuent ensuite leur retour pour disputer la nouvelle édition de la Ligue des nations avec l'objectif d'effacer la déception de la phase finale italienne. Une double défaite dans le derby des plats pays (1-4 et 0-1)[229],[230] coupe les ailes des ambitions des Belges qui doivent laisser filer la première place qualificative aux Pays-Bas, ainsi que la possibilité d'accueillir le Final Four[231], ce qui aurait pu diriger les projecteurs de l'Europe entière sur le pays alors que la dernière compétition d'envergure organisée sur le territoire fut l'Euro 2000, une nouvelle déception qui plonge l'équipe belge un peu plus dans le doute et attise les débats parmi les observateurs.

Une seule rencontre de préparation est prévue avant l'envol vers le Qatar, face à l'Egypte au Koweït, et celle-ci s'achève sur une défaite (1-2)[232] qui, bien que le match soit émaillé de certaines décisions arbitrales discutables, couplée aux performances décevantes enregistrées lors des deux dernières phases finales, aurait dû mettre la puce à l'oreille quant aux résultats à venir lors du mondial qatari.

Une première victoire acquise dans la douleur face au Canada (1-0)[233], tant les nord-américains, parmi lesquels certains ont joué ou jouent encore dans le championnat belge, ont malmené les Diables Rouges, suivie d'une défaite contre le Maroc (0-2)[234], au sein duquel évoluent de nombreux bi-nationaux ayant soif de revanche face à un pays où les choix des entraîneurs leur sont souvent défavorables[235] et qui va reproduire le parcours mythique de la Belgique à l'occasion du Mundial mexicain en atteignant lui aussi les demi-finales, condamnent la Belgique à l'exploit face à la Croatie lors de la dernière partie, achevée sur un nul blanc (0-0)[236]. Alors que les Diables Rouges espéraient enfin soulever un trophée, c'est une équipe vieillissante et en manque d'inspiration qui est éliminée prématurément en réalisant sa pire performance en phase finale d'une Coupe du monde depuis 1998.

Lors de la conférence de presse consécutive à cette dernière rencontre, Roberto Martínez annonce son départ après six ans à la tête de l'équipe de Belgique[237]. Alors que les éliminatoires du Championnat d'Europe en Allemagne sont dans le viseur, la fédération doit partir à la recherche, non seulement, d'un nouveau sélectionneur mais également d'un nouveau directeur technique car Martínez cumulait les deux fonctions depuis 2018. C'est chose faite début , Franky Vercauteren[238] et Domenico Tedesco[239] sont nommés, respectivement directeur technique et sélectionneur, par la fédération. Si le premier nommé n'est pas vraiment une surprise, Vercauteren est en effet un pilier du football belge qui s'est imposé tant comme joueur que comme entraîneur aussi bien au niveau national qu'international, l'Italo-Allemand ne correspond pas vraiment au profil de serial winner taillé par la fédération initialement, soulevant ainsi les questions parmi les observateurs[240],[241].

Pour son entrée en matière, Tedesco n'hésite pas à afficher des choix forts[242] en sélectionnant notamment pour la première fois le jeune prodige bruxellois Roméo Lavia, l'une des révélations de la saison sous le maillot de Southampton et que beaucoup d'observateurs espéraient déjà voir figurer dans la liste de Roberto Martínez pour le Qatar[243], mais aussi en écartant Axel Witsel, pilier du milieu de terrain, sans toutefois lui fermer complètement la porte à un retour par la suite, et en nommant Kevin De Bruyne comme nouveau capitaine[244]. Grâce à deux victoires à l'extérieur, face à la Suède (3-0)[245], en qualifications de l'Euro 2024, et contre l'Allemagne (3-2)[246], future hôte de la compétition en amical, le sélectionneur, qui ne pouvait rêver de meilleurs débuts, balaie les doutes émis à son égard et ces résultats convaincants soulèvent à nouveau l'enthousiasme, tant au sein de son effectif que parmi les journalistes et les supporters.

Résultats de l'équipe de Belgique

Palmarès

Le tableau suivant liste le palmarès de l’équipe de Belgique de football actualisé au dans les différentes compétitions internationales officielles.

Palmarès de l’équipe de Belgique en compétitions officielles
Compétitions internationales Compétitions continentales Trophées divers
  • Coupe Van den Abeele (12)
    • Vainqueur en 1901, 1902, 1903, 1904, 1906, 1910, 1922, 1927, 1928, 1929, 1930 et 1931
Palmarès individuel de l'équipe de Belgique
Meilleurs joueurs Meilleurs buteurs Équipes types

Parcours dans les compétitions internationales

Coupe du monde

La Belgique a participé à quatorze reprises à une phase finale de la Coupe du monde. Elle fait partie des treize nations ayant fait le déplacement pour la première édition de la compétition et a dû se qualifier sur le terrain les autres fois, la dernière étant pour l'édition 2022. Les meilleures performances de l'équipe nationale belge sont une demi-finale, atteinte à deux reprises en 1986 et en 2018.

Phase finale Phase qualificative
Édition Résultat Classement[247] J G N P BP BC Class. J G N P BP BC
1930 Phase de groupes 11e 2 0 0 2 0 4 Pas de phase qualificative
1934 Huitième de finale 15e 1 0 0 1 2 5 2/3 2 0 1 1 6 8
1938 Huitième de finale 13e 1 0 0 1 1 3 2/3 2 1 1 0 4 3
1950 Non qualifiée Forfait
1954 Phase de groupes 12e 2 0 1 1 5 8 1/3 4 3 1 0 11 6
1958 Non qualifiée 2/3 4 2 1 1 16 11
1962 3/3 4 0 0 4 3 10
1966 1/3 5 3 0 2 12 5
1970 Phase de groupes 10e 3 1 0 2 4 5 1/4 6 4 1 1 14 8
1974 Non qualifiée 2/4 6 4 2 0 12 0
1978 2/4 6 3 0 3 7 6
1982 Second tour 10e 5 2 1 2 3 5 1/5 8 5 1 2 12 9
1986 Demi-finale 4e 7 2 2 3 12 15 2/4 8 4 2 2 9 5
1990 Huitième de finale 11e 4 2 0 2 6 4 1/5 8 4 4 0 15 5
1994 Huitième de finale 11e 4 2 0 2 4 4 2/6 10 7 1 2 16 5
1998 Phase de groupes 19e 3 0 3 0 3 3 2/5 10 7 1 2 23 13
2002 Huitième de finale 14e 4 1 2 1 6 7 2/5 10 7 2 1 27 6
2006 Non qualifiée 4/6 10 3 3 4 16 11
2010 4/6 10 3 1 6 13 20
2014 Quart de finale 6e 5 4 0 1 6 3 1/6 10 8 2 0 18 4
2018 Demi-finale 3e 7 6 0 1 16 6 1/6 10 9 1 0 43 6
2022 Phase de groupes 22e 3 1 1 1 1 2 1/5 8 6 2 0 25 6
2026
2030
Total 14/22 51 21 10 20 69 74 141 83 27 31 302 147

Championnat d'Europe

L'équipe belge a participé à six reprises à la phase finale du Championnat d'Europe, cinq fois via les qualifications et une fois en tant que pays co-organisateur. Sa meilleure performance dans la compétition est une finale disputée en 1980, perdue contre la RFA.

Phase finale Phase qualificative[a]
Édition Résultat Classement J G N P BP BC Class. J G N P BP BC
1960 Non qualifiée Non participante
1964 14/29 2 0 0 2 2 4
1968 2/4 6 3 1 2 14 9
1972 Demi-finale 3e 2 1 0 1 3 3 1/4 8 5 2 1 13 4
1976 Non qualifiée 1/4 8 3 2 3 7 10
1980 Finale 2e 4 1 2 1 4 4 1/5 8 4 4 0 12 5
1984 Phase de groupes 5e 3 1 0 2 4 8 1/4 6 4 1 1 12 8
1988 Non qualifiée 3/5 8 3 3 2 16 8
1992 3/4 6 2 1 3 7 6
1996 3/6 10 4 3 3 17 13
2000 Phase de groupes 9e 3 1 0 2 2 5 Pays organisateur
2004 Non qualifiée 3/5 8 5 1 2 11 9
2008 5/8 14 5 3 6 14 16
2012 3/6 10 4 3 3 21 15
2016 Quart de finale 6e 5 3 0 2 9 5 1/6 10 7 2 1 24 5
2021 Quart de finale 5e 5 4 0 1 9 3 1/6 10 10 0 0 40 3
2024 Phase de groupes 0 0 0 0 0 0 1/5 8 6 2 0 22 4
2028
2032
Total 7/17 22 11 2 9 31 28 122 65 28 29 232 119

Ligue des nations

La Belgique a participé à trois reprises à la Ligue des nations de l'UEFA en Ligue A, elle s'est placée une fois pour le carré final en 2021.

Édition Ligue Résultat Classement Phase finale Phase de groupes
Pays hôte J G N P BP BC Class. J G N P BP BC
2018-2019 en stagnation A Phase de groupes 5e 2019 Non qualifiée 2/3 4 3 0 1 9 6
2020-2021 en stagnation A Demi-finale 4e 2021 2 0 0 2 3 5 1/4 6 5 0 1 16 6
2022-2023 en stagnation A Phase de groupes 7e 2023 Non qualifiée 2/4 6 3 1 2 11 8
2024-2025 en stagnation A Phase de groupes 2025
Total 1/3 2 0 0 2 3 5 16 11 1 4 36 20

Jeux olympiques

La Belgique a participé aux Jeux olympiques à quatre reprises entre 1900 et 1928, remportant l'édition 1920 disputée à domicile. Cette médaille d'or olympique est à ce jour le seul titre majeur au palmarès de la sélection belge.

Phase finale Phase qualificative
Édition Résultat Classement J G N P BP BC Class. J G N P BP BC
1896 Pas de compétition organisée Pas de phase qualificative
1900 Troisième[b] 3e 1 0 0 1 2 6
1904 Non participante
1908
1912
1920 Vainqueur 1re 3 3 0 0 8 1
1924 Huitième de finale 15e 1 0 0 1 1 8
1928 Quart de finale 6e 3 1 0 2 9 12
1932 Pas de compétition organisée
1936 Non participante
1948
1952
1956 Non qualifiée Non participante
1960
Total 4/12 8 4 0 4 20 27 0 0 0 0 0 0

La FIFA ne reconnaît pas les matchs disputés à partir des Jeux olympiques de 1960 comme des sélections internationales.
Depuis 1992, ce sont les équipes espoirs qui participent aux Jeux olympiques, voir donc Équipe de Belgique espoirs de football pour les résultats récents.

Distinctions

Diable de l'année

Le prix Devil of the year, pour lequel le vote avait lieu en ligne sur le site internet de la fédération belge de football[249], a été décerné par les supporters entre 2015 et 2019.

Diable de l'année
(élu par le public)
Année Joueur
2015 Kevin De Bruyne
2016 Dries Mertens
2017 Eden Hazard
2018 Eden Hazard
2019 Eden Hazard

Image et identité

Symboles

Depuis 1981, l'écusson de la Fédération royale belge de football, sous ses différentes formes au long des années, est utilisé comme badge de l'équipe nationale. Auparavant, celui-ci arborait un lion jaune sur champ noir, proche des armoiries de la Belgique. Le lion belge a été présent sous différentes formes sur le maillot national depuis les Jeux olympiques d'Amsterdam en 1928, notamment de manière stylisée de 1948 jusqu'à l'Euro 1980 inclus.

Couleurs

Le drapeau belge.

Traditionnellement l'équipe de Belgique porte les trois couleurs de son drapeau national, avec un maillot domicile à prédominance rouge. C'est ce qui explique le surnom très couramment utilisé de « Diables Rouges »[2]. Les maillots extérieur sont traditionnellement blanc ou noir, accompagnés en général sur le short et/ou les chaussettes des trois couleurs belges. Ces maillots ont valu aux joueurs d'être appelés les « Diables Blancs »[2] ou les « Diables Noirs »[2] à certaines occasions, même si de nos jours les « Diables Noirs » est le surnom donné à l'équipe nationale de rugby. En 2014, lors de la coupe du monde au Brésil, l'équipe inaugure un troisième équipement entièrement jaune[250], il ne sera toutefois pas utilisé.

Lors de leur tout premier match en 1901, l'équipe nationale belge porte une tenue blanche avec des bandes tricolores sur le haut des bras[251]. Ce n'est que lors du troisième match, en 1902, qu'il est décidé de fournir aux joueurs une « chemise aux couleurs nationales (...) [qui désignera], par un galon, le nombre de fois que chaque joueur a participé à une rencontre »[12]. Depuis 1904, le rouge exclusif du maillot de l'équipe belge n'a été écarté que deux fois. Pendant une brève période en 1904-1905, la Belgique utilisa des maillots satinés et barrés de trois bandes horizontales rouge, jaune et noire; maillots que l'ancien athlète et journaliste Victor Boin décrivit plus tard comme « le record de laideur »[252]. Durant les années 1970, l'entraîneur Raymond Goethals opta pour une tenue entièrement blanche afin d'améliorer la visibilité de ses joueurs lors des matchs en nocturne, ce qui valu a l'équipe d'être temporairement surnommée les Diables Blancs[253]. Brièvement, lors des éliminatoires de l'Euro 2012, le maillot rouge se voit barré d'une bande ondulée noire au niveau des épaules, un design qu'Adidas a imité, cette fois avec une bande droite, pour le championnat d'Europe 2016 en France[254]. Le maillot extérieur lors de ce tournoi a lui été inspiré de la vareuse de l'équipe nationale belge de cyclisme, notamment lors des championnats du monde 2014, bleu ciel avec le drapeau belge floqué horizontalement, en hommage aux sportifs de cette discipline[255],[256].

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Maillot Adidas 2014-2015 de l'équipe nationale de Belgique.

La Belgique a connu six équipementiers différents depuis 1970[257]. Le logo d'Umbro (1970-73) est visible sur les maillots du début des années 1970. L'Allemand Adidas (1974-80), son successeur, est le dernier fabricant à avoir confectionné pour l'équipe de Belgique un maillot avec l'emblème historique, le lion stylisé. Après un court contrat avec l'équipementier britannique Admiral Sportswear (1981-82) lors des qualifications et de la coupe du monde 1982, la Belgique retourne chez Adidas (1982-91) qui la fournit lors des trois coupes du monde suivantes. Dans les années 1990, la Belgique change trois fois d'équipementier : elle contracte d'abord avec l'Italien Diadora (1992-99) pour deux coupes du monde, puis avec l'américain Nike (1999-2010)[258]. Plus récemment, jusqu'à la coupe du monde 2014 au Brésil, son fournisseur est le suisso-qatari BURRDA (2010-14). Depuis le début des qualifications pour l'Euro 2016, la Belgique est retournée une nouvelle fois chez Adidas et y a signé un partenariat jusqu'en 2020[259], prolongé par la suite jusqu'en 2026[260].

Maillots domicile

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1900-1902
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1904-1957
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1904-1905
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1958-1970
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1970-1979
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1980-1981
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1982-1996
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1996-1998
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1999-2000
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Zoli
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2004-2005
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2006-2007
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2008-2010
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2010-2011
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2011-2012
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2012-2013
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2014-2015

Maillots extérieur

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1900-1902
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1904-1957
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1904-1905
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1958-1970
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1913-1970
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1971
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1972-1996
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1996-1998
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1999-2000

2004-2005
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2006-2007
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2008-2010
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2010-2011
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2011-2012
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2012-2013
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2014-2015

Tournois majeurs

L'équipe nationale belge fut équipée des maillots suivants lors des tournois majeurs auxquels elle a participé :

CE = Championnat d'Europe (Euro), CM = Coupe du monde, LN = Ligue des nations

Maillots domicile

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Maillots extérieur

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Maillots alternatifs

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CM 2014
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