Zaïre (Voltaire)

Zaïre
Giuseppina Grassini by Louise Élisabeth Vigée Le Brun 2.jpg
Giuseppina Grassini dans le rôle of Zaire par Élisabeth Vigée-Lebrun, v. 1805.
Formats
Pièce de théâtre
Pièce de théâtre en alexandrin ()
Langue
Auteur
Genre
Date de création
Pays
Simon-Bernard Lenoir, Lekain dans le rôle d'Orosmane, 1767, Paris, Musée du Louvre

Zaïre est une pièce de théâtre, tragédie en cinq actes de Voltaire, écrite en alexandrins en 1732 et représentée à la Comédie-Française le .

Distribution des rôles à la création

Distribution Première, , Comédie-Française
Orosmane Quinault-Dufresne
Nérestan Charles-François Racot de Grandval
Lusignan Pierre-Claude Sarrazin
Zaïre Jeanne-Catherine Gaussin

Trame

L'action se passe à Jérusalem à l'époque des croisades. Zaïre, née chrétienne, mais élevée dans l'Islam est aimée du sultan Orosmane. Nérestan est chargé de convoyer la rançon pour la libération des prisonniers chrétiens. Le sultan libère cent chevaliers, mais refuse de libérer Zaïre. Le vieux roi Lusignan, libéré à son tour, reconnaît en Zaïre et Nérestan ses enfants qu'il croyait morts. Orosmane, trompé par une lettre ambiguë, poignarde Zaïre qu'il croit infidèle. Se rendant compte de son erreur, il se tue sur le corps de son amante.

Certains historiens de la littérature[réf. nécessaire] considèrent cette pièce comme une adaptation libre d'Othello, de Shakespeare. Les deux pièces évoquent les mêmes thèmes : la jalousie et la tolérance.

On peut toutefois noter que là où la tragédie shakespearienne met l'accent sur les personnages d'Othello et de Iago, insistant ainsi sur la jalousie, Voltaire, lui, donne plus d'importance à l'équivalent de Desdémona (Zaïre) et à son père, privilégiant donc le thème de la tolérance et celui de la relativité des religions, ce dernier étant l'un des préférés de l'auteur français.

Réception

La pièce obtient dès la création un très grand succès et restera au répertoire de la Comédie-Française jusqu'en 1936[1].

Adaptation

Zaïre a inspiré à Felice Romani le livret de Zaira, opéra de Vincenzo Bellini ().

Notes et références

  1. René Pomeau et Jean Ehrard, Littérature française: De Fénelon à Voltaire, Atthaud 1989, p. 163

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