Spoliations napoléoniennes

Les sources que nous devrions mentionner ici étant par définition plus nombreuses que l'article ne recense d’objets confisqués ou détruits, nous renvoyons aux sites des musées et des différentes collections cités qui, dans la plupart des cas, inscrivent à côté des oeuvres reproduites la provenance des oeuvres. Pour un bon nombre de peintures datant du XV° ou XVIe siècle évoquées dans cet article, leur traçabilité commence à la période des campagnes napoléoniennes pour la bonne raison que les oeuvres d’art faisaient partie du mobilier liturgique et ecclésiastique, et n’avaient pas le sens que l’on donne aujourd’hui à une oeuvre d'art. Aussi avons-nous choisi de mentionner pour ces dernières les lieux pour lesquels elles ont été réalisées ou dans lesquels elles étaient exposées.

Arrivée du butin des campagnes d’Italie à Paris au titre d"Entrée triomphale des monuments des sciences et Arts en France." Auber, vol. 3, planche 136, 1802. / Collection complète des tableaux historiques de la Révolution française, tome 2. Pierre Didot l’aîné, Paris.

Les spoliations napoléoniennes consistent en une série de soustractions d’actifs perpétrée à grande échelle sur une période de vingt ans, de 1797 à 1815, notamment d’œuvres cultuelles, d'œuvres d’art, d’objets précieux constituant l’identité patrimoniale et spirituelle des territoires spoliés et qui ont été le plus souvent conçues pour des lieux spécifiques en fonction d’une histoire et d’une réalité locale particulière.

Le concept de spoliation peut s'étendre ici à ceux de pillages, saccages mais aussi aux démembrements, ou destructions d’œuvres d’art ou objets de valeur par les troupes napoléoniennes, de vols délibérés de la part de Napoléon en personne (en atteste par exemple les camés de Joséphine ou la collection d’environ 16 000 œuvres italiennes de Joseph Fesch consignées au Musée Fesch à Ajaccio) ainsi que de l’achat forcé d’œuvres majeures par la contrainte de différents traités entre la France et les États pontificaux ou par des montages financiers particuliers comme en donne un exemple Stendhal dans l'ouvrage Rome, Naples et Florence.

Nombres de recensements d’oeuvres en vue de leur confiscation ont été réalisé par des fonctionnaires nommés par Napoléon lui-même au sein de la population locale, à l’instar de la commission du traité de Tolentino où les fonctionnaires ont été désignés au sein de la communauté du Ghetto d’Ancône[1].

Bien qu’elles peuvent également y figurer, n’entrent pas dans cet article les spoliations opérées dans la péninsule Ibérique, aux Pays-Bas, en Europe centrale et en Égypte.

Après la période napoléonienne, les spoliations se complètent de la collection du Giampietro Campana en 1861 pour le compte du Musée du Louvre et celles consignées au musée du Petit Palais d'Avignon, et se soldent par un éparpillement des collections sous forme de présents à des états tiers, reventes à des collectionneurs privés français et étrangers. exemple : La Madone de Lorette de Francesco di Paolo da Montereale, recensée dans les années soixante-dix au Musée des Beaux-Arts André Malraux du Havre a désormais disparue.

Pillages, célébrations et justifications idéologiques

Pillages

Les pillages furent perpétrés à grande échelle de 1797 à 1815, et comprenaient non seulement des œuvres picturales ou sculpturales, mais également des éléments architecturaux, des biens archéologiques, des archives et des bibliothèques, des collections glyptiques, numismatiques, de sciences naturelles, minéralogiques et botaniques. Parfois, des actes de destruction d’œuvres ont également eu lieu, notamment d’églises, de monastères et d'ouvrages publics, motivés par la recherche d’or et d’argent. Selon l'historien Paul Wescher, les pillages napoléoniens représenteraient « le plus grand déplacement d'œuvres d'art de l'histoire »[2], qui a causé divers dommages collatéraux, car "il est difficile d'établir avec précision le nombre d'œuvres d'art de valeur singulière détruites ou dispersées durant cette période". Selon l'article publié par l'historienne de l'art Dorothy Mackay Quynn intitulé "Les confiscations d'art des guerres napoléoniennes", l'Italie se trouve confrontée à des restitutions complexes, car légalisés par des traités, alors que les cessions de la Belgique et des Pays-Bas ont été effectuées comme butin ou prise de guerre. Selon le catalogue Canova, sur les 506 tableaux recensés importés en France, 248 sont restés en France, 249 sont rentrés en Italie, 9 ont été classés comme introuvables, un cas rare en Europe d’œuvres cataloguées et non restituées.

Caricature de 1815 évoquant les spoliations napoléoniennes

Célébrations

Au neuvième jour de Thermidor de l'an VI (), s'est déroulée la plus grande célébration d'une victoire militaire à Paris. L’événement est rappelé par une gravure de la Bibliothèque nationale de Paris reproduisant une peinture de Girardot. Elle montre l’arrivée au Champ de Mars, devant l'École Militaire de Paris du premier convoi de marchandises confisquées à la fin de la campagne d'Italie par Napoléon.

Entrée à Paris du convoi des œuvres d'art volées par Napoléon (Auber 1802: vol. 3, pl. 136). 1802. — Collection complète des tableaux historiques de la Révolution française, tome 2. Pierre Didot l’aîné, Paris.

Dans les estampes d'époque, nous voyons les chevaux de la basilique Saint-Marc à Venise sur un char tiré par six chevaux, précédés d’ un autre char sur lequel est posé une cage de lions et suivis de quatre dromadaires. Devant un panneau, il déclare: « La Grèce les ceda ; Rome les perdit. » L’ Apollon du Belvédère, la Vénus de Médicis, le Discobole, le Laocoon et une soixantaine d’œuvres, dont neuf peinture de Raphaël, deux célèbres collections de Le Corrège, de minéraux et d’antiquaires, plusieurs animaux exotiques, mais aussi plusieurs manuscrits du Vatican datant d’avant l’an mil. L'attention du public fut attirée par les animaux exotiques, et par la statue et les reliques de la Madonne de Lorette considérée comme l'œuvre de saint Luc et capable de faire des miracles.

Liste des œuvres traçables envoyées à Paris

Lieu et date

d'enlèvement

Tableaux

enlevés

Tableaux repris

en 1815

Tableaux

restés en France

Tableaux

perdus

Milan. 19 6 11 2
Crémone. 6 2 4
Modène. 20 10 10
Parme. 15 12 3
Bologne. 31 15 16
Cento. 12 6 6
Livourne. 1 0 1
Modène. 30 11 19
Lorette. 3 1 2
Pérouse. 30 10 20
Mantoue. 4 0 4
Foligno. 1 1 0
Pesaro. 1796 7 3 4
Fano. 1797 3 0 3
Rome. 1797 13 12 1
Vérone. 14 7 7
Venise. 18 14 4
TOTAL 1796-1797 227 110 115 2
Rome. 1798 14 0 14
Turin. 1799 66 46 20
Florence. 1799 63 56 0 7
Turin. 1801 3 0 3
Naples. 1802 7 0 7
Rome (Saint-Louis-des-Français). 26 0 26
Parme. 1803 27 14 13
TOTAL 1798-1803 206 116 83 7
Savone. 1811 6 3 3
Gênes. 1811 9 6 3
Chiavari. 1811 2 1 1
Levanto. 1811 1 1 0
La Sapieza. 1811 1 1 0
Pise. 1811 9 1 8
Florence. 1811 9 0 9
Parme. 1811 5 2 3
Foligno. 1811 1 1 0
Todi. 1811 3 2 1
Pérouse. 1811 10 5 5
Milan (Brera). 1812 5 0 5
Florence. 1813 12 0 12
TOTAL 1811-1813 73 23 50
TOTAL GÉNÉRAL 506 249 248 9

Les traces de justifications idéologiques

Les justifications idéologiques du pillage furent diverses, allant au-delà de la simple prise de guerre. D'une part, une pétition d'artistes français mentionnait que les œuvres étaient une inspiration pour le progrès des arts républicains. Certains croyaient que les œuvres étaient restées « emprisonnées trop longtemps... ces œuvres immortelles ne sont plus dans un pays étranger, mais introduites dans la patrie des Arts et du Génie, dans la patrie des libertés et de l'Égalité sacrée: la République française ». « Ou encore des statues que les Français ont empruntées à l'église romaine dégénérée pour orner le grand musée de Paris, afin de distinguer le plus noble des trophées, le triomphe de la liberté sur les tyrannies, de la connaissance sur la superstition ».

Face à ce qui était considéré à l’époque comme des butins de guerre, quelques-uns, comme Quatremère de Quincy, se souvinrent que, par chance, les plus grandes œuvres du génie humain ne pouvaient être effacées, comme le Colisée, la Farnesina, la chapelle Sixtine ou les salles du Vatican, et que si les Français voulaient vraiment redécouvrir le passé, au lieu de dépouiller Rome, ils devraient « se tourner vers les ruines de la Provence, enquêter sur les ruines d'Arles, d'Orange et restaurer le magnifique amphithéâtre de Nîmes ».

Traités de la première Campagne d'Italie

Traité de Campoformio

La première campagne d'Italie avait apporté un très grand nombre d'objets de valeur de toutes sortes, depuis la signature des armistices avec les duchés de Modène et de Parme en jusqu'au traité de Campo-Formio avec la République de Venise en 1797.

Ledit traité de Campo-Formio met fin à la République Vénitienne millénaire que Napoléon donne à l’Autriche, avec des conséquences évidentes sur le patrimoine du reste de la péninsule italienne, mais l’on ne peut parler de spoliation de la part de l’Empire autrichien.

Milan fut d'abord privée des collections des Gonzague à Mantoue. Les ducs de Modène et de Parme avaient été tenus de remettre vingt tableaux de leurs collections privées et publiques, qui devinrent bientôt 40, puis 50 pour finir par en perdre le décompte. En juin, le roi Ferdinand Ier et le pape Pie VI signèrent des armistices dans lesquels ils s'engageaient à remettre 500 anciens manuscrits du Vatican et une centaine de peintures et de bustes, en particulier les bustes de Marcus et de Giunius Brutus Capitolin. Les manuscrits ont été choisis par Joseph de la Porte du Theil, un érudit français qui connaissait bien les bibliothèques Vaticanes et qui prit entre autres la Fons Regina, la bibliothèque de la reine Christina de Suède. Le pape fut obligé de payer les frais de transport des manuscrits et des travaux jusqu’à Paris. Des pillages ont également eu lieu dans les bibliothèques du Vatican, la bibliothèque Estense de Modène, celles de Bologne, Monza, Pavie et Brera et enfin dans la bibliothèque Ambrosienne de Milan.

Traité de Tolentino

Par la suite, le traité de Tolentino a ajouté des œuvres des trésors de Ravenne, Rimini, Pérouse, Lorette et Pesaro.

A Lorette, le trésor[3] du plus grand pèlerinage du XVIe et XVIIe siècle d’Occident est pillé. 80 charriots de statues d’argent, pierres précieuses, diamants, or et d’offrandes de valeur faites pendant trois siècles par les pèlerins et régents d’Europe sont acheminés vers Paris où ils seront fondus. La statue de la Madone est confisquée et la Santa Casa est fermée sous scellé.

Au Vatican, les salles du pape ont été ouvertes et complètement saccagées, à la fois pour l'enrichissement des officiers napoléoniens et expressément par Napoléon, tandis que les œuvres en or et en argent étaient fondues. La bibliothèque privée du pape Pie VI fut achetée par le fonctionnaire Daunou et, en 1809, la collection de marbre du prince Borghèse fut vendue à Napoléon sous la contrainte pour huit millions de francs. Le prince n'a même pas obtenu toutes les sommes promises, mais a été payé en terrains confisqués à l'Église et en droits d'exploitation minière dans le Latium, qu'il a ensuite dû restituer à ses propriétaires légitimes. W. Buchanan notait en 1824 la manière dont Napoléon avait imposé une lourde taxation aux princes et à la noblesse romaine qui s'étaient opposés à son armée ; et comme il avait remarqué que ses demandes étaient payées par les propriétaires, il les renouvelait dans la mesure où ceux-ci possédaient encore des trésors : c’est ainsi que les familles Colonna, Borghese, Barberini, Chigi, Corsini, Falconieri, Spada et de nombreuses autres familles nobles de Rome ont été forcées de vendre leurs œuvres pour trouver les moyens de supporter le paiement des taxes. À Venise, les chevaux de bronze de Saint-Marc, traditionnellement attribués à Lysippe, sculpteur de bronze d'Alexandre le Grand, ont été envoyés à Paris. Les noces de Cana de Véronèse ont été coupées en deux et envoyées au Louvre. L'Arsenal de Venise a été démantelé, les canons, la plus belle armure et les armes à feu ont été envoyés en France, d'autres ont été fondues. Cependant, parfois, la méconnaissance de certains commissaires chargés des réquisitions fit que certains chefs-d’œuvre restèrent sur place, comme ce fut le cas pour la Conversation sacrée de Piero della Francesca, confisquée à Urbino, arrêtée dans son départ pour Paris à Milan en 1811 car jugée de peu d’importance et restée aujourd’hui encore à Milan, ou bien celle de La Donna Velata de Raphaël attribuée à Sustermans. À Lorette, le complexe sculptural en argent dit des apôtres d’Antonio Calcagni et Tiburzio Vergelli est détruit et fondu, la sainte Maison de Lorette est fermée sous scellé, ce qui met un terme à l’un des pèlerinages les plus importants de l’histoire de l'Occident, la statue et les reliques de la Madonne envoyées au Louvre, et le Trésor du sanctuaire consigné sous une boutique d’orfèvre du Faubourg Saint-Marceau à Paris[4]. À Ascoli Piceno, la statue de Grégoire VIII de Girolamo Lombardo est détruite.

Exemples de sculptures de l'Antiquité romaine cédées à la suite du traité de Tolentino

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Quelques exemples de biens spoliés à la suite du traité de Tolentino

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Traité de Presbourg

Le traité de Presbourg est signé le entre la France et l'Autriche où les possessions autrichiennes en Italie sont cédées à la France qui souhaite récompenser ses alliés du Sud de l’Allemagne. Aussi, ne peut-on comprendre l’ampleur des spoliations napoléoniennes sans prendre en considération la disséminations des trésors de guerre dans des territoires tiers, ainsi que la circulation d’œuvres cédées puis reprises entre deux traités, contribuant à brouiller les pistes de la traçabilité des œuvres.

Sans parler (à proprement parler) de spoliation de la part de l’Autriche ou de déplacement d’œuvres de Paris vers la Bavière, l’on peut cependant appuyer sur la surprenante contemporanéité des grandes collections en provenance de la péninsule italienne dans les principaux musées munichois (Glyptothèque, Staatliche Antikensammlungen, Alte Pinakothek).

Par manque de traçabilité complète, nous ne pouvons affirmer avec certitude que la majorité des 276 peintures majeures italiennes de la National Gallery est issue de ces spoliations.

Exemple d’œuvres italiennes entrées dans les collections munichoises pendant et juste après les campagnes napoléoniennes.

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Exemple d’œuvres sans acquisition spécifiée probablement spoliées puis acquises à la France pour les collections londoniennes


Du cheminement inverse à savoir de l’Angleterre vers la France, nous citerons les trois Panneaux d’un Retable de Rubens commandités pour la chapelle sainte Hélène dans la Basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem de Rome entre 1601 et 1602. Les dernières traces écrites de l’existence du tableau dans l’église nous révèlent la date de 1763 après quoi, deux des panneaux ont été mis en vente en Angleterre en 1812, racheté par un particulier français qui en a fait don à la Cathédrale de Grasse. Le troisième panneau est semble-t-il perdu.

Spoliations du duché de Modène

L'armistice entre Napoléon et le Duché de Modène a été signé le à Milan par San Romano Federico d'Este, représentant du duc Hercule III de Modène. Il a été exigé la livraison de vingt tableaux des collections de la maison d'Este et d'une somme d'argent trois fois supérieure à celle de l'armistice avec Parme. La première expédition a été organisée par Giuseppe Maria Soli, directeur de l'Académie des Beaux-Arts d'Atestina, qui s'est occupé du choix des peintures, qui ont été retirées des appartements du Duc d'Este et envoyées à Milan en 1796 avec les commissaires Tinet et Bethemly. Cependant, arrivées en France, elles furent jugées médiocres par Le Brun et Napoléon déclara l'armistice avec le duc d'Este rompue en raison de la violation des clauses.

Le , Napoléon entra à Modène avec deux nouveaux commissaires, Garrau et Antoine Christophe Saliceti, qui allèrent plusieurs fois passer au crible les galeries des médailles et la galerie du palais ducal pour recueillir la collection de camées gravés et de pierres semi-précieuses. Le , après avoir prélevé à la bibliothèque ducale de nombreux manuscrits et livres anciens, 1213 objets furent envoyés : 900 pièces impériales en bronze, 124 pièces des colonies romaines, 10 pièces en argent, 31 contournées, 44 pièces provenant de villes grecques, 103 pièces de monnaie des pontifes envoyées à la Bibliothèque Nationale à Paris, et à Paris depuis conservées. Son épouse Joséphine contribua à cette spoliation en  : en séjournant au palais ducal de Modène, elle souhaita voir la collection de camées et de pierres précieuses, en préleva deux cents sans compter ceux subtilisés par les aides de camp de son mari qui l'accompagnait. 1 300 dessins trouvés dans les collections Estensi ont été envoyés au Louvre, 16 camées d'agate, 51 pierres semi-précieuses et plusieurs vases en cristal de roche, où ils se trouvent depuis. Le , le buste de Lucio Verus et Marc Aurèle, un dessin de la colonne de Trajan et un autre représentant les bustes des empereurs ont été réquisitionnés. Saliceti et Garrau ont personnellement pris plusieurs camées avec des cadres en or et en émail. La deuxième livraison de tableaux a eu lieu le , lorsque Tinet, Moitte et Berthelmy ont choisi d'envoyer 28 tableaux à Paris, ainsi que 554 autres dessins, dont 4 albums pour un total de 800 dessins. De nombreux tableaux de l'école émilienne sont restés en France:


Aperçu d'œuvres du Duché de Modène demeurées en France.

Spoliation du Duché de Toscane

Le pillage au Grand-duché de Toscane a été mené à bien par le même directeur du Musée du Louvre, Dominique Vivant Denon. Entre l'été et l'hiver 1811, il a passé Massa-Carrara au tamis, puis Pise, puis Volterra et enfin Florence. Dans chacune de ces villes, il a noté les œuvres à envoyer à Paris.

À Pise, Dominique Vivant Denon choisit neuf peintures et un bas-relief toutees restée en France :

À Florence, Dominique Vivant Denon fouilla dans le dépôt de l’ex-couvent de Sainte Catherine et envoya :

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Spoliations en République de Venise (partiel)

La commission française chargée de l'envoi de chefs-d'œuvre en France était dirigée par Monge, Berthollet, Berthélemy et Tinet, qui s'étaient précédemment installés à Modène.

Les œuvres en or et en argent accumulées au cours des siècles à la Monnaie de Venise et envoyées en France ont été fondues. Le trésor de la basilique Saint-Marc a été fondu et les soldats français ont été payés avec l'or liquéfié.

Les ordres religieux ont été abrogés et 70 églises ont été démolies. Environ 30 000 œuvres d'art ont disparu ou ont été vendues

Le Bucentaure, fut brisé en morceaux avec toutes ses sculptures brûlées dans l'île de San Giorgio Maggiore pour faire fondre la feuille d'or qui les recouvrait.

L'arsenal de Venise a été démantelé, les canons, les armures les plus belles et les armes à feu ont été envoyés en France, d'autres ont été fondues.

Plus de 5 000 canons fondus, ainsi que les armes anciennes en fer et en cuivre qui faisaient la fierté de l’Arsenal ont été envoyés aux musées français.

Les Invalides abritent aujourd’hui un canon en bronze de facture vénitienne d’une valeur de 36 kilogrammes, destiné à un usage militaire, fondu par la Serenissime pour célébrer l’alliance entre le Royaume du Danemark, de la Norvège et de la République de Venise, dont les emblèmes sont placés pour orner l’arme elle-même. Le canon de la question apporte la date de fusion: Année Salutis. MDCCVIII.

Les Noces de Cana de Véronèse qui se trouvaient une fois au réfectoire bénédictin de l'île San Giorgio Maggiore de Venise ont été coupées en deux et envoyées au Louvre, où elles se trouvent toujours.

La Pala de San Zeno de Mantegna, originaire de Vérone, près de San Zeno, a été coupée et envoyée en France. Les prédelles sont maintenant en France au Louvre tandis que le panneau principal est de retour à Vérone, rompant pour toujours l'unicité du chef-d’œuvre.

À Vérone, la collection de fossiles Gazola du Monte Bolca (constituée en grande partie de trouvailles de poissons appartenant à l'Éocène) a été confisquée en et déposée au Musée national d'histoire naturelle de France à Paris, où elle se trouve encore aujourd'hui.

. Il semble que Gazola ait été indemnisé rétrospectivement par une rente en 1797 et une pension en 1803. De cette manière, Gazola a reconstitué une seconde collection de fossiles également confisqués et emmenés à Paris en 1806.

En , les Français enlevèrent le lion et les statues de bronze des chevaux de Saint-Marc, que la tradition attribuait à Lysippe, le bronzier d'Alexandre le Grand. Quand Napoléon décida de commémorer ses victoires de 1805 et 1806, il ordonna la construction de l'Arc de Triomphe sur la place du carrousel et que les chevaux soient placés au sommet comme unique ornement de l’arc. Le lion ailé de Saint Marc n'est jamais revenu, alors que les Autrichiens ont pris soin d'obtenir la récupération des chevaux, sans les biens volés à l'Arsenal.

Exemples d’œuvres volées à Venise[5]

Spoliations à Mantoue

Aux dépens de Mantoue, les œuvres de certains des artistes les plus importants ayant travaillé pour les Gonzague. Parmi les œuvres principales non retournées provenant de Mantoue et des collections des Gonzague :

  • Madonna della Vittoria, retable d'Andrea Mantegna dans l'église de la Madonna de la Victoire, commandée pour célébrer la grande victoire de Fornovo par François II Gonzague à la tête de la Ligue Italique, aujourd'hui au musée du Louvre.
  • Saint Antoine abbé, de Paul Véronèse, parmi les 10 toiles de la cathédrale, commandées aux artistes de Véronèse et de Mantoue par le cardinal Hercule Gonzague au milieu du XVe siècle, aujourd’hui situé dans le musée de Caen.
  • Baptême du Christ, de Pierre Paul Rubens pour la chapelle principale de l'église de la Trinité des Jésuites. Le travail était sur le mur de gauche, face à la Transfiguration. La peinture est à présent dans le musée des beaux arts d’Anvers.
  • Transfiguration du Christ, de Pierre Paul Rubens pour l'église des jésuites. L'inauguration du triptyque eut lieu le , fête de la Sainte Trinité, et les œuvres de Rubens sont immédiatement devenues une destination pour les visiteurs de la ville, aujourd'hui au musée de Nancy.
  • Adoration des bergers de saint Longin et de saint Jean l'évangéliste, Giulio Romano a également décoré la chapelle des vases sacrés de la basilique Saint-André. Aujourd'hui, la toile est au Louvre.

Spoliations en Lombardie autrichienne

Les troupes françaises sont entrées à Milan en 1796 pour coïncider avec la première campagne d'Italie de Napoléon. Ici, ils ont réquisitionné le Codex Atlanticus et d'autres brouillons et écrits de Léonard de Vinci conservés à la Bibliothèque Ambrosienne de Milan à partir de 1673. Le corpus léonardien des écrits n'est revenu que partiellement, le Codex Atlanticus a été restitué non intact à la bibliothèque Ambrosienne. En fait, plusieurs feuilles du Codex sont conservées à Nantes et à Bâle, tandis que tous les autres cahiers et écritures dédicacées de Léonard de Vinci sont conservés à la Bibliothèque nationale de France à Paris.

En 1799, le général Jean-Étienne Championnet acta la même politique à l’égard du royaume de Naples, comme résultat d’une missive envoyée au Directoire le 7 Ventôse de l’année VII ()

« Je vous annonce avec plaisir que nous avons trouvé des richesses que nous croyions perdues. Outre les plâtres d’Herculanum qui sont à Portici, nous avons trouvé deux statues équestres en marbre de Nonius, père et fils ; la Vénus Callipyge n’ira pas seule à Paris, parce que nous avons trouvé dans la manufacture de porcelaine, une superbe Agrippine qui attend la mort ; les statues en marbre de grandeur naturelle de Caligula, de Marc-Aurèle, et un beau Mercure en bronze ainsi que des bustes antiques de marbre d’une très grande valeur parmi lesquels celui de Homère. Le convoi partira dans quelques jours. »

Le pillage napoléonien ne se limitait pas aux peintures et sculptures, il concernait également le patrimoine du livre et de la joaillerie. La plupart de ces objets précieux ne sont jamais revenus.

Antécédent de mutilation d'œuvre : Le Mariage mystique de sainte Catherine de Lorenzo Lotto, toile mutilée dont le paysage supérieur représentant une vue idéalisée de Jerusalem n’a pas été retrouvé.


Spoliations en Espagne et au Portugal

La guerre d'Espagne, de 1808 à 1814, est l'occasion de nombreux prélèvements dans les collections et églises. Bien que l'art espagnol, à l'époque, suscite beaucoup moins d'intérêt que l'art italien, les généraux Junot, Merlin, Delaborde, Sébastiani, Fournier-Sarlovèze, le maréchal Lannes et surtout le maréchal Soult profitent de leurs campagnes de Portugal et d'Espagne pour ramener des quantités d'objets d'art, l'administration impériale fermant les yeux sur ce trafic. Soult, le plus exigeant, sous couvert de dons, cadeaux ou achats forcés, remplit au moins 10 convois de butin dont 9 pendant son séjour en Andalousie. Après 1815, il cèdera certaines pièces à Louis XVIII et à d'autres personnalités. L'inventaire fait en 1852 après sa mort aligne 111 peintures espagnoles, 22 italiennes, 23 flamandes et hollandaises. Napoléon lui-même charge son meilleur expert en art, Dominique Vivant Denon, de récolter les plus belles pièces pour le musée du Louvre : il avait rempli les mêmes fonctions en Hollande et en Hesse-Cassel. En Espagne, Denon apprécie surtout les Murillo. Joseph Bonaparte, promu roi d'Espagne, tente de préserver le patrimoine espagnol en interdisant l'exportation des œuvres d'art mais il accorde de nombreuses dérogations à ses protégés[6].

Le maréchal « Sou », caricature de Daumier, 1832.

Musée du Louvre

Dans le domaine des biens culturels, Napoléon a mis en place une politique de dépossession des nations défaites, confisquant les œuvres d'art des lieux de culte du clergé, des cours royales et des collections nobles et privées des familles de l' Ancien Régime qui, à des fins de propagande, furent installées d’abord dans le bâtiment du Louvre à Paris qu’il voulait musée des monuments français en 1795, ainsi que dans d’autres musées en France

La collection du musée du Louvre était à l'origine composée d'objets provenant des collections Bourbon et de familles nobles françaises, ainsi que de fonds ecclésiastiques. Mais déjà à l'occasion de la première campagne de guerre aux Pays-Bas (1794 - 1795), il confisqua plus de 200 chefs-d'œuvre de la peinture flamande, dont au moins 55 Rubens et 18 Rembrandts.

Après la campagne italienne de 1796, il apporta à la France 110 autres chefs-d'œuvre grâce à l' armistice de Cherasco (). Le même sort a été subi, avec le traité de Tolentino (), de nombreuses œuvres d'art des États pontificaux. La politique de transfert des avoirs des territoires occupés italiens en France correspondait à un ordre précis du directoire qui, le , envoya à Bonaparte les directives suivantes:

Citoyen général, le directoire exécutif est convaincu que pour vous la gloire des Beaux-Arts sont attachées à celle de l’Armée sous vos ordres.

« L’Italie doit à l’Art la majeure partie de ses richesses et de sa renommée ; mais il est venu le temps d’en transférer dans le Règne en France, pour consolider et embellir le Règne de la Liberté. Le Musée national doit renfermer toutes les œuvres artistiques les plus célèbres, et vous ne manquerez pas de l'enrichir de celles dont on peut s’attendre des actuelles conquêtes de l’armée italienne et de celles que le futur nous réserve. Cette glorieuse campagne, au-delà de placer la République en position d’offrir la paix à ses propres ennemis, doivent réparer les ravages du vandalisme intérieur, ajoutant à la splendeur des triomphes militaires l'enchantement consolateur et bénéfique de l’Art. Le Directoire exécutif vous exhorte pour autant à chercher, réunir, et apporter à Paris tous les objets les plus précieux de ce genre, et de donner des ordres précis pour l’exécution éclairée de telles dispositions. »

Seuls les traités de paix constituaient l’instrument juridique utilisé par Napoléon pour légitimer ces pillages: il renfermait, entre autres clauses, la remise d’œuvres d’art (en plus de l’imposition d’impôts sous forme de tributs de guerre).

Ces mêmes œuvres avaient déjà été identifiées auparavant par une commission spécifique composée de spécialistes en suite de son armée, dirigée par le baron Dominique Vivant Denon, qui a personnellement suivi sept campagnes de guerre à ces fins.

Toutes les œuvres les plus précieuses étaient destinées au Louvre, tandis que les moins importantes étaient placées dans les musées français de province (Reims, Arles, Tours).

Pour exemple : la Pallas de Velletri grâce au traité de Florence, traité signé entre la France et le royaume de Naples, le 28 mars 1801 mettant fin aux hostilités entre ces deux nations durant la guerre de la Deuxième Coalition. Naples cède notamment à la France la Pallas de Velletri, statue de marbre antique représentant la déesse Athéna qui se trouve aujourd’hui encore au Louvre.

Retour des œuvres durant la Restauration

À la suite de la défaite de Napoléon à la bataille de Waterloo (), tous les royaumes d'Europe ont envoyé leurs propres commissaires artistiques à Paris pour exiger le retour des œuvres perdues ou leur compensation, Antonio Canova a participé en tant que représentant des États pontificaux.

Comme le journal de Londres l’a écrit le , l’opinion publique des pays alliés a protesté contre l’arrogance française :

« Les troupes d’officiers français rentrent à Paris et, sans uniforme, attisent la population. Avec le retrait des troupes alliées, l'insolence des Parisiens augmente. Ils veulent la suppression d'articles sur les œuvres d'art. Pourquoi? Sur quelle base? Le droit de conquête? Eh bien, n'ont-ils pas déjà été perdus deux fois? Est-ce qu'ils insistent pour invoquer les prises de guerre ? Alors, pourquoi ne permettons-nous pas aux Alliés de piller la France pour des travaux qui valent la peine d’être enlevés et qu’ils ont possédés jusqu’à Bonaparte? »

. Les Français sont très fiers des trophées des victoires de Napoléon et souhaitent les conserver. Les Français ont estimé que le fait de garder les œuvres d'art dans les collections de la France était un geste de générosité envers les pays d'origine des œuvres, mais aussi un hommage à leur importance. Comme l’a dit Lord Liverpool aux représentants britanniques à Paris :

« La partie raisonnable du monde est du côté de ceux qui veulent le rendre aux propriétaires. Il est souhaitable, d’un point de vue politique, de les écarter de la France, car ils se souviennent du souvenir de leurs conquêtes et alimentent leur vanité et l'esprit militaire de leur nation »

. De nouveau, le journal de Londres a écrit:

« Le duc de Wellington arrive aux conférences diplomatiques avec une note en main demandant expressément que toutes les œuvres soient restituées à leurs propriétaires légitimes. Cela a suscité une grande attention et les Belges, qui ont des exigences énormes à formuler et qui s'opposent obstinément à la permanence des œuvres d'art en France, n'ont pas attendu qu'on leur dise qu'ils pourraient commencer à récupérer ce qui était à eux. Les courageux Belges sont déjà sur le chemin de la restitution de leurs Rubens et de leurs Potter. »

En , l'Autriche et la Prusse ont récupéré tous leurs manuscrits. La Prusse eut un succès immédiat et récupéra de nombreuses parties de statuaire et divers ouvrages, dont 10 Cranach et 3 Correggio. Le duc de Brunswich a obtenu 85 peintures, 174 porcelaines de Limoges et 980 vases en majolique. Les Prussiens furent les premiers à se déplacer, le roi Frédéric-Guillaume déléguant von Ribbentropp, ainsi que Jacobi et de Groote. Denon, directeur du Louvre, reçut l'ordre de restituer les trésors prussiens, mais Denon s’y opposa en l'absence d'une autorisation spécifique du gouvernement français. Von Ribbentropp a ensuite menacé d'envoyer des soldats prussiens récupérer les œuvres et envoyer Denon en prison en Prusse s'il ne laissait pas Jacobi agir. En moins de quelques semaines, tous les trésors prussiens étaient à l'extérieur du Louvre et entreposés pour l'expédition prussienne. Les Prussiens ont également aidé d'autres États du nord de l'Allemagne à récupérer leurs œuvres.

Les Hollandais ont envoyé leurs délégués, mais Denon leur a refusé l'accès. Denon écrivit alors à Metternich: « Si nous cédons aux demandes de la Hollande et de la Belgique, nous privons le musée de l’un des atouts les plus importants. La Russie n'est pas hostile, l'Autriche a tout restitué, la Prusse est satisfaite. Il n'y a que l'Angleterre qui, depuis qu'elle vient d'acheter les marbres d'Elgin au Parthénon, pense désormais pouvoir rivaliser avec le Musée universel (le Louvre). »

Le , l'Autriche, l'Angleterre et la Prusse s'accordèrent pour que tous les objets d'art soient rendus à leurs propriétaires. Le tsar ne faisait pas partie de cet accord s'y est opposé, après avoir acheté plusieurs peintures pour le patrimoine de l'Ermitage aux descendants de Napoléon et avoir reçu en cadeau de Joséphine un camée du Vatican de Ptolémée et Arsinoé.

Quant aux villes italiennes, celles-ci avaient évolué tardivement et de manière désorganisée en raison de la scission en Duchés, en royaumes et en républiques séparés les unes des autres. Seulement sur les tableaux, sur 506 œuvres cataloguées envoyées en France, moins de la moitié ont été restituées, soit 249 œuvres. Le duc de Brunswick a obtenu à lui seul 85 tableaux et l'ensemble des 980 vases en majolique. Le reste (principalement des œuvres provenant des États pontificaux, mais aussi du duché de Modène et du grand-duché de Toscane) est resté en France. Le , à l'issue des négociations, un convoi de 41 chars est organisé. Ils sont escortés par des soldats prussiens et arrivent à Milan d'où les œuvres d'art sont acheminées vers les propriétaires légitimes dispersés dans la péninsule. Les collections de camées, dessins et autres œuvres mineures sont restées en France et leurs traces ont été perdues.

Le lion ailé en bronze de la Sérénissime a été hissé sur une fontaine des Invalides. Quand les ouvriers ont essayé de l'enlever, il est tombé au sol et s'est cassé en milliers de morceaux sous les rires et le ravissement de la foule rassemblée.

Selon le correspondant du Journal de Londres:

« Je viens de voir que les Autrichiens retirent les chevaux de bronze de l'arc. Toute la cour des Tuileries, la place du Carrousel, regorgent de fantassins et cavaliers en arme autrichiens, et personne n’est autorisé à s’en approcher. Des foules de Français regardent dans toutes les rues et donnent libre cours à leurs émotions par des cris et des injures »

. Contrairement aux confiscations d’œuvres d’art en Hollande, en Belgique et dans les pays du Rhin de 1794 à 1795 par les commissaires du directoire, Napoléon a légalisé tous les transferts d’œuvres d’art par des traités en Italie. Les restitutions ont aigri tous les Français, au point que Stendhal au sujet de l'expédition d'un groupe de peintures à Milan, a écrit :

« Les Alliés ont pris 150 peintures. J'espère être autorisé à constater que nous avons adopté le traité de Tolentino. Les alliés prennent nos peintures sans traité »

En d'autres termes, les acquisitions françaises ont été légalisées par des traités, celles des alliés n'étant que des confiscations.

Retour des œuvres après la Restauration

Carla Bruni et Nicolas Sarkozy

En 1994, Francesco Sisinni, alors directeur général du ministère du Patrimoine culturel italien, estimait qu'il existait des conditions culturelles pour le retour des Noces de Cana de Véronèse. En 2010, l'historien Ettore Beggiatto, ancien conseiller régional des travaux publics en Vénétie et conseiller régional pendant quinze ans, a écrit une lettre à la première dame Carla Bruni pour solliciter le retour de l'œuvre elle-même, en vain[7].

Plusieurs personnalités ont parlé des œuvres présentes en France à la suite du pillage napoléonien. Alberto Angela déclare « Il y a beaucoup d'œuvres volées par Napoléon ». L'Égypte a demandé le retour de la pierre de Rosette prélevée en Égypte lors de l’occupation française et aboutie au British Museum. Zahi Hawass, responsable des antiquités égyptiennes, à la suite du retour au Louvre des cinq fresques extraites de la tombe de Tetiki, souverain de la XVIIIe dynastie enterrée à Louxor[8], acheté par le Louvre en violation des règles internationales relatives à la circulation des œuvres d'art, a déclaré: « Nous ne nous arrêterons pas. Maintenant, nous voulons aussi obtenir le retour de six autres découvertes conservées au Louvre, dont le zodiaque de Dendera ». Le zodiaque de Dendera a été tronçonné et transféré en France pendant la Restauration. Il se trouve aujourd'hui au Louvre.

Quelques œuvres italiennes restées au Louvre ou disséminées dans les musées et autres édifices du territoire national (liste partielle)

Peintres primitifs italiens

Antoniazzo Romano

Grands Maîtres de la Renaissance, Haute Renaissance et Baroque

  • Le Portrait de Sigismond Malatesta par Piero della Francesca au musée du Louvre, Paris ; neuf dessins du même Piero della Francesca au musée Ingres de Montauban
  • La Visitation de Domenico Ghirlandaio, pour l’église de Santa Maria Maddalena de’ Pazzi à Florence, conservée au Louvre, Paris

Andrea Mantegna

Benozzo Gozzoli

  • Le Triomphe de Saint Thomas d’Aquin, Benozzo Gozzoli, à l’origine pour le Dôme de Pise, aujourd’hui conservé au Louvre, Paris

Lorenzo Lotto

  • L'évanouissement de la Vierge pendant le transport du Christ, Musée des Beaux-arts de Strasbourg
  • L'original ayant été offert à Louis XIV (aujourd'hui au Louvre), la copie du Christ et la Femme adultère alors conservée dans la Basilique de Lorette est aujourd'hui propriété du Musée des Beaux-Arts de Nantes.
  • Portrait de Femme, Musée des Beaux-Arts de Dijon
  • saint Jérôme dans le désert, Musée du Louvre, Paris

Carlo Crivelli

  • Saint Jacques de la Marche avec deux donateurs agenouillés, pour l'église de l'Annunziata d'Ascoli Piceno, Louvre, Paris
  • Dix panneaux de retables démembrés issus de la collection Campana, Musée du petit palais, Avignon

Les frères Carracci

Fra Filippo Lippi

  • Retable de Barbadori, peint par Fra Filippo Lippi, provenant de la Sacristie de Santo Spirito à Florence, aujourd'hui au Louvre, Paris
  • La Nativité, Fra Filippo Lippi, à l'origine pour le Couvent de Sainte Margherite de la Ville de Prato, aujourd'hui au Louvre.

Le Guerchin

  • Les saints protecteurs de la cité de Modène, Louvre, Paris
  • Saint François en extase et saint Benoît avec un Ange musicien, Louvre, Paris
  • Loth et ses filles, Louvre, Paris
  • Sainte Cécile, Louvre, Paris
  • Pietà en provenance de Modène, aujourd'hui Musée Condé à Chantilly
  • Salomé recevant la tête de saint Jean-Baptiste, Musée des Beaux Arts de Rennes
  • Jésus pleuré par Marie, Musée des Beaux Arts de Rennes
  • La Visitation, Musée des Beaux Arts de Rennes
  • La Madonna e il Bambin Gesù e il martirio di San Paolo, Musee des Augustines à Toulouse
  • La gloria di Ognissanti, Musée des Augustines à Toulouse
  • Madone à l’Enfant, Musée d'Art et d’Histoire de Chambéry
  • Saint François d'Assise recevant les stigmates, Magonza, Mittelrehinschers Landesmuseum
  • Saint Paul, Louvre, Paris.
  • Le Roi David, différentes collections particulières avant de devenir propriété des Beaux-Arts de Rouen
  • Tête d'étude, Musée des Beaux-arts de Rennes
  • Autre Saint François en Extase au musée municipal de la Ville de Soissons.
  • Nombreux dessins disséminés à Paris et un peu partout en France.

Baroccio

  • quatre-vingt dessins du Baroccio conservée au Louvre, Paris
  • La Circoncision pour une église de Pesaro, propriété du Louvre, Paris
  • saint François d'Assise, Musée Thomas-Henry, Cherbourg-En-Corentin
  • Portrait de jeune homme, Musée des Beaux-Arts de Strasbourg
  • Les Adieux du Christ à sa mère, Musée de Condé, Chantilly
  • La Vierge à l'Enfant en Gloire avec saint Antoine Abbé et Sainte Lucie, Musée du Louvre, Paris
  • Adoration des Bergers, Musée de la Chartreuse, Douai
  • La sainte Famille au Chat (atelier), Musée Condé, Chantilly

Guido Reni

  • Adam et Eve au Paradis, Musée des Beaux-Arts de Dijon
  • La purification de la Sainte Vierge, au Louvre, Paris
  • Apollon écorchant Marsyas, Musée des Augustins de Toulouse
  • Vierge à l'Enfant entouré d'Anges, Musée Condé, Chantilly
  • Saint Pierre pleurant son reniement, Musée des Beau-Arts de Pau
  • La Charité chrétienne, musée des Beaux-arts de Nantes
  • Le Christ portant sa croix, pour l'église San Salvatore de Bologne, Musée des Augustins de Toulouse
  • Le père éternel bénissant le Monde, Musée des Beaux-arts de Dijon
  • Le Christ au jardin des Oliviers, Musée municipale Sens
  • Le Martyre de sainte Apolline, Musée Tessé, Le Mans
  • Vierge de Douleur, Musée des Beaux-Arts de Strasbourg
  • une importante collection de dessins essentiellement conservés au Louvre, Paris
  • La sainte Famille contemplant l'Enfant Jésus endormi, Musée d'Art Roger-Quilliot, Clermont-Ferrand

Autres grand maîtres

  • La Madonna con Bambino, Sant'Anna, San Sebastiano, San Pietro e San Benedetto di Jacopo da Pontormo, provenant de l'église de Sainte Anne sul Prato di Firenze, Louvre, Paris
  • Incoronazione della Vergine de Fra Angelico, pour le couvent San Domenico de Fiesole, propriété du Louvre, Paris
  • Madone à l'Enfant Bambino entre saint Jean-Baptiste et sainte Marie-Madeleine de Cima da Conegliano, Louvre, Paris
  • Madone de la Colombe de Piero di Cosimo, Louvre, Paris
  • Adoration des pasteurs avec San Longino et San Giovanni Evangelista, de Giulio Romano pour la chapelle des Vases sacrés en la Basilica de Saint André à Mantoue, aujourd’hui au Louvre, Paris
  • Christ moqué et couronné d'épines de Giambologna, Bordeaux, Musée des Beaux-Arts
  • La déploration du Christ avec saint Jean-Baptiste du Bergognone au Musée du petit Palais d'Avignon
  • La sainte Conversation, Vittore Carpaccio, Musée du Petit Palais d'Avignon
  • La Vision de Saint Jérôme du Parmigianino entrée dans les collections de la National Galery de Londres en 1826, oeuvre peinte pour l’église des marchesans de Rome, San Salvatore in Lauro.
  • Lodovico Cigoli
    • Le rêve de Jacob, , Musée des Beaux Arts de Nancy
    • La Vierge entourée de saints, Église Notre Dame de la Bonne Nouvelle, Paris 2°arr.
  • Francesco Rosa dit Pacecco de Rosa
    • Samson et Dalila, Musée de Grenoble
    • Venus retenant Adonis partant pour la Chasse, Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon
    • Jérémie tiré de la Citerne, Musée Condé de Chantilly
    • Daniel dans la Fosse aux Lions, Musée Condé de Chantilly
    • La révélation de Raphaël, Musée Condé de Chantilly
    • La résurrection de Lazare, Musée Condé de Chantilly
    • Le Christ ressuscité, Musée Condé de Chantilly

Autres artistes

  • San Sebastiano curato da Irene de Francesco Cairo, Tours, Musée des Beaux Arts
  • La sainte Famille contemplant l’Enfant Jésus dormant, Francesco Gessi, Musée des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand
  • Le martyre de Sainte Victoire de Giovanni Antonio Burrini, Musée National du Château de Compiégne
  • Le Christ et la femme adultère, Giuseppe Porta, Musée des Beaux-Arts de Bordeaux
  • Rinaldo empêchant Armide se suicider, Alessandro Tiarini, Musée des Beaux Arts de Lille
  • Le Christ adoré par les anges avec Saint Bernardin et saint Sébastien, Carlo Bononi, Louvre, Paris
  • Annonciation de Giovanni Lanfranco, Église Notre Dame de la Bonne Nouvelle, Paris
  • Près de cent toiles de Francesco Albani (surnommé le peintre des grâces) sont recensés dans les musées français et aucun rétrospective n’a eu lieu à ce jour de ce peintre baroque resté très méconnu en France malgré la véritable razzia faite dans sa production.

Œuvres rendues (liste partielle)

Bibliographie

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  • Notice de tableaux dont plusieurs ont été recueillis à Parme et à Venise : exposés dans le grand salon du Musée Napoléon, ouvert le 27 thermidor an XIII, De l'imprimerie des sciences et des arts, Paris
  • Notice des tableaux envoyés d'Italie en France par les commissaires du Gouvernement français, tome 1, p.  387-411, dans Lettres historiques et critiques sur l'Italie de Charles de Brosses, chez Ponthieu, Paris, An VII (lire en ligne) [archive]
  • Nicole Gotteri, Enlèvements et restitutions des tableaux de la galerie des rois de Sardaigne (1798-1816), p.  459-481, dans Bibliothèque de l'école des chartes, 1995, tome 153, no 2
  • Paul Wescher, I furti d'arte. Napoleone e la nascita del Louvre, Einaudi, Torino, 1988
  • Marco Albera, I furti d'arte. Napoleone e la nascita del Louvre, Cristianità n. 261-262, 1997
  • Mauro Carboni, La spoliazione napoleonica « https://web.archive.org/web/20131029205156/http://www.romagnatoscana.org/index.php?title=Profilo_storico_del_Monte_di_Piet%C3%A0_%28Mauro_Carboni%29_La_spoliazione_napoleonica
  • B. Cleri, C. Giardini, L'arte conquistata: spoliazioni napoleoniche dalle chiese della legazione di Urbino e Pesaro, Artioli, 2010 (ISBN 978-8877920881)
  • « L’ENORME RAZZIA DI OPERE D’ARTE FATTA IN ITALIA DA FRANCIA NAPOLEONICA E GERMANIA NAZISTA. PRIMA DI DAR LEZIONI DI EUROPEISMO RESTITUISCANO QUELLE MERAVIGLIE CHE RACCHIUDONO LA NOSTRA IDENTITA’ », sur Lo Straniero, (consulté en 9 febbraio 2019)
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  • Tristan Jordan, « Le dossier Edmond de Goncourt dans les Archives de la Préfecture de police de Paris », Cahiers Edmond et Jules de Goncourt, vol. 1, no 18, 2011, p. 155–158 (DOI 10.3406/cejdg.2011.1061, lire en ligne, consulté en 3 febbraio 2019)
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  • Chiara Pasquinelli, Le vol d'art en Toscane pendant les années de domination française, éditeur Debatte, Livorno, 2006
  • Stendhal, Rome Naples et Florence (1826), éditions Gallimard, paris, 1987.

Notes et références

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  3. (it) Vincenzo Murri, Le Recensement du Trésor de Lorette in "Relazione Istorica delle Traslazioni della Santa Casa di Nazarette.", Loreto, Fratelli Rossi, , 72 p., p. 34-42
  4. Romain Colomb, Journal d’un voyage en Italie et en Suisse en 1828, Paris, Verdière, , 485 p. (lire en ligne), p.361
  5. Thomas Jonglez et Paola Zoffoli, Venise secrète et insolite, Jonglez, , p.261
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  7. Le Point, magazine, « Les "Noces", prises, mais pas reprises », sur Le Point, lepoint.fr, (consulté le 12 septembre 2019).
  8. « La France va restituer cinq fresques du Louvre revendiquées par l'Egypte », sur Le Monde.fr, Le Monde, (consulté le 12 septembre 2019).