Parmalat

Parmalat
logo de Parmalat
illustration de Parmalat

Création 1961
Fondateurs Calisto Tanzi
Forme juridique Spa
Siège social Collecchio, Parme
Drapeau d'Italie Italie
Actionnaires Lactalis
Activité industrie laitière
Produits Lait
Société mère Lactalis
Effectif 15 834 (2006)
Site web www.parmalat.com

Chiffre d'affaires en augmentation 5,548 millions (2014)
Résultat net en augmentation 224,8 millions (2011)

Parmalat S.p.A. (Borsa Italiana : PLT) est une entreprise italienne spécialisée dans le domaine des produits laitiers, détenue par l'entreprise française Lactalis. Son activité éparpillée dans le monde entier inclut au moins 140 centres de production, elle emploie plus de 15 000 employés et de son activité dépendent 5 000 fermes italiennes.

Histoire de la société

La société a été fondée par Calisto Tanzi qui, en 1961, ouvrit une petite laiterie à Collecchio à proximité de Parme. Au cours des années 1970, la forte demande de lait à longue conservation permit à Parmalat d'accroître sa part de marché. Dans les années 1990, après sa mise en bourse, la société commence à acquérir un grand nombre de sociétés en Europe, en Amérique latine et en Afrique pas forcément liées au secteur alimentaire. Ainsi en Italie, Parmalat acquiert le club de football Parme FC[1], le groupe de villages touristiques ParmaTour et le réseau de télévision Odeon TV.

L'affaire Parmalat

Le scandale

Parmalat a été secouée par un scandale financier fin 2003 qui l'a obligée à déclarer banqueroute. Par un décret du ministère des Activités productives, une grande partie des sociétés du groupe a été admise à la procédure d'administration extraordinaire pour les grandes entreprises en crise et Enrico Bondi a été nommé commissaire extraordinaire.

L'affaire Parmalat est une affaire financière italienne qui porte sur un trou de 14 milliards d'euros dans les comptes de l'entreprise Parmalat en 2003. Il s'agit des scandales financiers « les plus retentissants » en Europe[2].

Environ 135 000 épargnants italiens ont vu leurs économies englouties dans le krach de Parmalat, en décembre 2003[2]. Avant sa faillite, Parmalat employait plus de 36 000 personnes dans 30 pays[2].

Calisto Tanzi et son directeur financier, Fausto Tonna, avaient créé six sociétés écrans au Grand-Duché du Luxembourg, à l'aide de prête-noms.

Le film L'Empire des Rastelli s'inspire en partie de ces faits[3].

Les procès de Milan et de Parme

Le procès de Milan porte sur des manipulations des cours boursiers de l'action Parmalat. Dans une première étape (procédure négociée), Fausto Tonna, le bras droit de Calisto Tanzi, et dix autres personnes ont été condamnés à des peines allant de 10 mois à deux ans et demi de prison ferme. Calisto Tanzi est condamné fin 2008 à dix ans de prison notamment pour « manipulation de cours de Bourse », une peine confirmée en appel en mai 2009[2]. Le cabinet d'audit Grant Thornton, devenus depuis Italaudit, est condamné à une amende de 240 000 euros et à la confiscation de 455 000 euros[4]. En 2007, le cabinet d'audit principal Deloitte et Touche avait accepté de verser 149 millions de dollars à Parmalat afin qu'en contrepartie, la société abandonne l'ensemble de ses enquêtes et poursuites judiciaires menées notamment aux Etats-Unis[5].

Le procès Parmalat s'est ouvert le au tribunal de Parme. Calisto Tanzi est condamné en 2010 à 18 ans de prison notamment pour « banqueroute frauduleuse et association de malfaiteurs ». Quatorze autres ex-dirigeants sont également condamnés dont Fausto Tonna, qui se voit infliger 14 ans de prison, et Giovanni Tanzi, frère de Calisto, qui est condamné à 10 ans et demi[2].

La responsabilité des banques Citigroup, Deutsche Bank, Morgan Stanley et Bank of America accusées d'avoir vendu des obligations Parmalat aux épargnants afin de se rembourser alors qu'elles savaient que le groupe était insolvable, a fait l'objet d'un autre procès à Milan[2].

Le rachat par Lactalis

En 2011, le groupe Lactalis a acquis 29 % du groupe Parmalat par l'achat[6] de 15,3 % de fonds d'investissement Zenit, Skagen et MacKenzie et pour le reste avec le soutien de la Société générale et du Crédit agricole[7] (qui détient Cariparma).

Le , Lactalis prend le contrôle de Parmalat avec 83,3 % du capital, Parmalat étant jugée intéressante par son bon positionnement pour le lait de consommation[8].

En , Parmalat acquiert les activités de Lactalis American Group (Lag)[9].

En , Kraft Heinz annonce la vente de certaines de ses activités fromagères au Canada à Parmalat, incluant les marques Cracker Barrel, P’tit Québec et aMOOza, pour un montant de 1,23 milliard de dollars[10].

Parmalat dans le monde

Présence directe

Présence par licence

Parmalat dans le monde : en bleu, présence directe, en vert, présence par licence.

Notes et références

  1. (en) Parma FC face ruin as a dynasty crashes, theguardian.com, 11 janvier 2004
  2. a b c d e et f Faillite du groupe italien Parmalat: les ex-dirigeants lourdement condamnés, lepoint.fr, 9 décembre 2010
  3. « « L’empire des Rastelli » ou la folle course en avant des chefs d’entreprise », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 21 avril 2018)
  4. L'ex-patron de Parmalat , seul condamné, 20minutes.fr, 19 décembre 2008
  5. Deloitte & Touche accepte de verser 149 millions de dollars à Parmalat, lemonde.fr, 13 janvier 2007
  6. Par un système de portage financier masqué d'Equity swap.
  7. « Parmalat: la Procura di Milano indaga sulla "scalata" di Lactalis », sur Gazzetta di Parma (consulté le 26 mars 2011)
  8. « Lactalis prend la contrôle de Parmalat avec 83,3 % du capital », sur lsa (consulté le 13 juillet 2011)
  9. « Parmalat, fatturato in crescita nei primi 9 mesi. Tatò: "Acquisizioni, se avremo opportunità" », sur Gazzetta di Parma (consulté le 10 novembre 2012)
  10. « Kraft to sell Canada natural cheese business to Parmalat », sur Reuters,

Références

  • Arnaldo Mauri, La tutela del risparmio dopo i casi Argentina e Parmalat, Dipartimento di Economia, Management e Metodi quantitativi, Università degli Studi di Milano, W.P. n. 8/2005.[1]
  • Marco Vitale, Parmalat, crisi di sistema, Rinascimento Popolare, n. 2, 2004.
  • « Le Luxembourg au cœur du système Parmalat », Le Monde,
  • « L'Italie demande au Luxembourg son aide dans l'enquête sur Parmalat », Le Monde,
  • «  Affaire Parmalat : épisode II », nouvelobs.com,