Neoval

Neoval
Neoval
Deux Cityval se croisant sur le viaduc de la ligne B du métro de Rennes.
Identification
Désignation Propre à chaque réseau
Surnom Cityval / Airval
Composition 2 caisses
Conduite Automatique (PCC)
Couplage 2 à 9 voitures
Construction Années
Modèle d’origine Issu du VAL 208
Constructeur(s) Siemens Mobility France
Affectation
Utilisation Urbaine ou aéroportuaire
Caractéristiques techniques
Roulement Pneus
Captage Frotteur sur le rail latéral.
Tension ligne de contact 750 V
 Tension moteurs 750 VDC
Largeur 2,65 ou 2,80[1] m
Hauteur 3,61[1] m
Longueur totale 11,20 à 100,8 m
Portes 8 (2 par caisse et par face)
Intercirculation Oui
Places assises par voiture : jusqu'à 24 pl.
Climatisation Oui
Vitesse maximale 80 km/h

Le Neoval est un système de transport automatique guidé sur pneumatiques développé par Siemens Mobility. Il constitue le successeur du véhicule automatique léger (VAL).

La technologie Neoval implique des véhicules légers dont les essieux sont montés sur pneumatiques. Le véhicule est guidé grâce à un rail central fixé sur une dalle en béton. Comme pour son prédécesseur, le Neoval est intégralement automatique et sans conducteur.

Le Neoval se décompose en deux modèles proposés par le constructeur : Cityval, destiné aux métros urbains, et Airval, spécialement adapté à la desserte des aéroports. La ligne B du métro de Rennes, ouverte le , est la première ligne au monde à utiliser cette technologie dans sa variante Cityval.

Modèles

Il existe deux types de Neoval. Sur une infrastructure en site propre[2], aérienne ou souterraine, à rail guidé (brevet Lohr, issu de celui utilisé sur le tramway sur pneumatiques Translohr), le matériel roulant est de type métro[3] automatique sur pneus, décliné en deux produits. La gamme comprend :

Histoire

Le programme Neoval a été l'un des premiers projets retenus par l'Agence de l'innovation industrielle (AII) (devenue Oséo, puis Bpifrance). Le développement de ce projet était estimé à 62 millions d'euros, dont 11 millions de subvention et 15 millions d'avance remboursable par l'AII[6].

Les recherches ont abouti à la concrétisation de deux offres baptisées Cityval et Airval au catalogue du constructeur ferroviaire Siemens[7],[8]. La construction, en lien avec des entreprises de travaux publics comme Transroute, d'une voie d'essais[9], ouverte en 2008, sur le site de production de Duppigheim, permet des expérimentations et la validation de choix. Par exemple, le rail de guidage est préféré boulonné plutôt que « noyé dans la masse » comme le Translohr[2].

La première[10] présentation d'un véhicule, a lieu en octobre 2008 à Duppigheim, et en juin 2009 à Vienne[2], lors du congrès de l'Union internationale des transports publics, a lieu la première communication publique des procédés technologiques mis en œuvre.

En , la variante Cityval du Neoval est retenue pour la seconde ligne du métro de Rennes[4], en service depuis le .

Technologie

Cityval[11],[12] et Airval sont, selon les fabricants, conçus et construits dans une « démarche éco-durable ». Leurs caractéristiques comportent notamment des systèmes de stockage embarqué d’électricité et de récupération d’énergie au freinage.

Intérieur d'une rame de Neoval de la ligne b du métro de Rennes.

Tous deux reposent sur une technologie hybride, permettant de faire baisser les coûts de production et améliorer les performances. Le véhicule est guidé par un rail central et deux galets en V[13], à l'image du Translohr. Ce dispositif a l'avantage de réduire fortement les pressions exercées sur le rail et les galets et simplifie aussi les appareils de voies[13]. Le système de roulage et de freinage sera importé du monde routier, comme beaucoup d'autres éléments (châssis, essieu, suspension) afin de réduire les coûts. Le châssis est porteur des roues, du système de guidage et de la suspension[13]. La combinaison des technologies routières et ferroviaires permettra en outre un très faible rayon de courbure, de l'ordre de 10,5 mètres et, selon ses concepteurs, empêcherait tout déraillement[13].

Initialement, le groupe Lohr est chargé de l'ensemble du véhicule et Siemens de la partie système. Siemens recupèrera par la suite aussi l'ensemble du véhicule. Le système de contrôle intègre la dernière génération d'automatismes CBTC (Communication Based Train Control), appelée Trainguard MT CBTC, prévue pour accroître la fréquence, la régularité et la capacité. Ces automatismes doivent permettre d'adapter la composition des rames à la demande de trafic, de façon dynamique pendant la journée d'exploitation. Siemens prévoit d'y intégrer également sa chaîne de traction et ses systèmes de conversion d'énergie.

La grande modularité du NeoVal lui permet de transporter de 1 000 à 45 000 passagers par heure et par direction.

Énergie

Les moteurs électriques du Neoval seront des moteurs-roues. Deux versions de véhicules seraient prévues : la première disposant d'une alimentation classique par rail de traction, la seconde disposant d'un système de stockage d'énergie embarqué sous forme de batteries et de supercondensateurs. Ces derniers fourniront la puissance au démarrage et doivent permettre de récupérer une grande part de l'énergie cinétique de freinage, dans le but de réduire la consommation globale d'énergie.

Implantations

Situation Ligne Variante Nombre de rames Année de livraison Longueur du réseau
Drapeau de la France Rennes (M) (b) Cityval 25 2018-2022 14,1 km
Drapeau de l'Allemagne Aéroport de Francfort-sur-le-Main[14] Airval people mover Airval 12 2023 5,6 km
Drapeau de la Thaïlande Aéroport de Bangkok-Suvarnabhumi[15] Airval 6 2020-2021 km

Notes et références

  1. a et b (en) « Cityval / Airval Brochure », sur siemens.com, Siemens Mobility France, (consulté le )
  2. a b et c Site le moniteur, Le rail donne sa force motrice aux Val du futur, par Laurent Miguet, le 1er septembre 2009. lire en ligne (consulté le 23 mai 2010).
  3. Site Oséo, Neoval nouveau métro sur pneus tout automatique et modulaire, publié le 15 octobre 2008 lire en ligne (consulté le 23 mai 2010).
  4. a et b Le CityVal de Siemens pour la seconde ligne de métro de Rennes - Ouest-France - 4 novembre 2010
  5. a et b (en) « Automated People Mover | Rolling Stock | Siemens Mobility Global », sur Siemens Mobility Global Website (consulté le )
  6. « L’Agence de l’innovation industrielle soutient le projet NeoVal de Siemens Transportation Systems, Siemens.com »(Archive.org • Wikiwix • Archive.isGoogle • Que faire ?)
  7. [PDF] Le projet NeoVal : Une innovation dans les systèmes de transport urbains de voyageurs (page 14)
  8. « Siemens Transportation Systems, Offre de systèmes VAL »(Archive.org • Wikiwix • Archive.isGoogle • Que faire ?)
  9. Duppigheim (Alsace) : une piste d'essais en béton armé continu (BAC), revue Routes no 101, septembre 2007 lire en ligne (consulté le 23 mai 2010).
  10. Site Dernière nouvelle d'Alsace, Duppigheim, première sortie chez Lohr, article du 17 octobre 2008 lire en ligne (Consulté le 23 mai 2010).
  11. [PDF] http://www.euromedtransport.org/fileadmin/download/maincontract/Meed2006/meed2006_day2_siemens.pdf
  12. [PDF] http://www.siemens.dk/ccmi/bu/ts/download/pdf/tog/naerbaner1/PeopleMower_Cityval_eng.pdf
  13. a b c et d « Le Neoval », sur https://www.linternaute.com (consulté le )
  14. (de) « People mover for the Frankfurt Airport – fully automated », sur INTERNATIONALES VERKEHRSWESEN, (consulté le )
  15. (en) « Siemens builds fully Automated People Mover at Bangkok Airport », sur Siemens, (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes