Michael Caine

Sir Michael Caine
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Michael Caine en 2012.
Nom de naissance Maurice Joseph Micklewhite, Jr.
Naissance (85 ans)
Rotherhithe (Londres), Angleterre, Royaume-Uni
Nationalité Drapeau : Royaume-Uni britannique
Profession Acteur
Producteur
Films notables voir Filmographie

Michael Caine est un acteur et producteur britannique, né le à Londres.

Oscar du meilleur second rôle en 1987 pour Hannah et ses sœurs et, en 2000, pour L'Œuvre de Dieu, la Part du Diable, il est anobli la même année par la reine Élisabeth II.

En , il change de nom pour adopter officiellement le nom de scène qu'il avait jusqu'alors utilisé : Michael Caine.

Biographie

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Enfance, formation et débuts

Michael Caine naît dans une famille pauvre du sud de Londres, sous le nom de Maurice Joseph Micklewhite, Jr. ; il se passionne très tôt pour le théâtre.

À 18 ans, il est enrôlé dans la British Army et est envoyé en Corée. À son retour, il exerce quelques petits jobs (garçon de course, accessoiriste…) et joue dans des théâtres régionaux. Il participe également à de très nombreuses pièces pour la télévision. Il adopte rapidement le nom de scène « Michael Caine », en référence à son film préféré, Ouragan sur le Caine (1954) de Edward Dmytryk.

C'est en 1956 qu'il fait ses débuts au cinéma, dans Commando en Corée de Julian Amyes.

Carrière

Michael Caine dans la bande-annonce de Zoulou (1964).

Après une quinzaine d'apparitions au cinéma, Michael Caine se retrouve enfin en haut de l'affiche avec Zoulou (1964) de Cy Endfield. L'année suivante, il connaît la consécration pour Ipcress, danger immédiat (1965), film d'espionnage dans lequel il interprète Harry Palmer, un agent secret à l'opposé de James Bond. Il reprend ce rôle dans Mes funérailles à Berlin et Un cerveau d'un milliard de dollars. À la même époque, il assoit définitivement sa notoriété avec Alfie le dragueur, une prestation de séducteur pour laquelle il reçoit une nomination aux Oscars, et Que vienne la nuit d'Otto Preminger, aux côtés de Jane Fonda.

À partir des années 1970, il tourne davantage aux États-Unis sans pour autant devenir une grande star hollywoodienne. Il incarne un soldat anglais combattant aux Nouvelles Hébrides pendant la Seconde Guerre mondiale dans Trop tard pour les héros (1970), puis il est un gangster réclamant vengeance dans La Loi du milieu (1971), un coiffeur piégé par le mari de sa maîtresse dans Le Limier (1972) ainsi qu'un chasseur de trésor dans L'Homme qui voulut être roi (1975). Durant la décennie suivante, l'acteur continue de tourner à un rythme effréné. Parmi ses performances marquantes, il y a celles d'un psychiatre dans Pulsions (1980), d'un dramaturge mal intentionné dans Piège mortel (1982) ou d'un entraîneur de football dans un camp de prisonniers allemand dans À nous la victoire (1981) de John Huston.

Frôlant l'Oscar pour L'Éducation de Rita en 1984, il remporte la statuette en 1987 en donnant la réplique à Mia Farrow dans Hannah et ses sœurs de Woody Allen. Capable d'autodérision, il se montre également à l'aise dans la comédie, enchaînant La Faute à Rio (1984), Le Plus Escroc des deux (1988) et Élémentaire, mon cher... Lock Holmes (id.), où il campe un Sherlock Holmes plutôt inhabituel : dans cette parodie, il se montre peureux et c'est le docteur Watson/Ben Kingsley qui est en fait le véritable cerveau. En 1995, il tourne coup sur coup deux films dans lesquels il reprend le rôle de Harry Palmer : Bullet to Beijing  de George Mihalka et Midnight in Saint Petersburg  de Douglas Jackson.

Dans La Loi du milieu (Get Carter, 1972).

En 1987, il interprète le rôle d'un agent secret dans Le Quatrième Protocole, où il combat un espion de l'ex-URSS, campé par Pierce Brosnan.

Michael Caine au concert du prix Nobel de la paix en 2008.

On le voit ensuite aux côtés de Jack Nicholson dans Blood and Wine (1996) de Bob Rafelson, dans Little Voice (1998) et de Geoffrey Rush, dans Quills, la plume et le sang (2000). En 2000, il remporte un deuxième Oscar, toujours pour un second rôle, grâce à L'Œuvre de Dieu, la Part du diable de Lasse Hallström. La même année, il est anobli par la reine Élisabeth II. Acteur vétéran, la jeune génération le réclame comme partenaire de jeu : Sandra Bullock pour Miss Détective (2001), Mike Myers pour Austin Powers dans Goldmember (2002) et Brendan Fraser pour Un Américain bien tranquille (2003). Norman Jewison le dirige en ancien tortionnaire nazi dans le thriller Crime contre l'humanité en 2003.

Dans The Weather Man (2005), il est le père de Nicolas Cage. Il se spécialise, pendant quelques années, dans les rôles de mentor, que ce soit dans l'adaptation de la série Ma sorcière bien-aimée, Les Fils de l'homme d'Alfonso Cuarón, ou Batman Begins dans lequel il reprend le rôle du majordome de Bruce Wayne/Batman, Alfred Pennyworth (tenu, avant lui, par Michael Gough), et collabore pour la première fois avec Christopher Nolan et Christian Bale, qu'il retrouve ensuite à l'occasion de Le Prestige, de The Dark Knight : Le Chevalier noir, suite des aventures de l'homme chauve-souris, et dans Inception ou Interstellar. Opposé à Laurence Olivier dans Le Limier (1972), l'acteur reprend ensuite le rôle tenu par ce dernier dans la réadaptation réalisée par Kenneth Branagh en 2007, tandis que Jude Law se glisse, pour la seconde fois (après Irrésistible Alfie) dans la peau d'un personnage créé par celui qui s'oppose à lui dans le film.

Engagement

En 2016, lors du référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne, Michael Caine prend parti pour le Brexit[1]. En juillet de la même année, il change de nom pour adopter officiellement son nom de scène, Michael Caine[2],[3].

Filmographie

Acteur

Années 1950

Années 1960

Années 1970

Années 1980

Années 1990

Années 2000

Michael Caine avec l'équipe du film lors de l'avant-première de The Dark Knight à Londres, le .
Michael Caine avec l'équipe du film lors de la première de Inception (2010).

Années 2010

Producteur

Distinctions

Empreintes de mains de Michael Caine au Leicester Square, à Londres.
Blue plaque en l'honneur de l'acteur au St Olave's Hospital  de Londres.
Statue de cire de Michael Caine au musée Madame Tussauds.

Récompenses

Nominations

Décorations

Hommages

  • En 1984, le groupe anglais Madness rend hommage à l'acteur avec leur chanson (My Name Is) Michael Caine figurant dans l'album Keep Moving. Il est aussi possible d'entendre dans la chanson l'acteur prononcer la phrase « My name is Michael Caine ».
  • Une statue de cire représentant l'acteur est exposée au musée Madame Tussauds.

Voix françaises

En France, Dominique Paturel,, Gabriel Cattand et Bernard Dhéran ont été les voix françaises régulières en alternance de Michael Caine. Depuis 2005 et le film Batman Begins, Frédéric Cerdal, leur succède et devient la voix française de l'acteur. Il y a également eu Francis Lax, Michel Roux Marc Cassot et Michel Le Royer qui l'ont doublé respectivement à quatre et trois reprises chacun.

Au Québec, Vincent Davy[9] est la voix française régulière de l'acteur.

Notes et références

  1. « Des personnalités britanniques pour le Brexit » (consulté le 23 juin 2016).
  2. « Michael Caine décide de changer définitivement de nom », sur Le Figaro.fr, (consulté en date de dernière consultation à fournir après contrôle).
  3. Barnes 2016.
  4. The London Gazette : n° 52952, p. 7, 13-06-1992.
  5. The London Gazette : n° 55879, p. 1, 19-06-2000.
  6. Ministère de la Culture : [1], 06-01-2011.
  7. a, b, c, d et e « Comédiens ayant doublé Michael Caine au Québec » sur Doublage.qc.ca, consulté le 1er septembre 2014.
  8. François Justamand, « Rencontre au sommet », sur Objectif Cinéma.com, (consulté le 30 août 2016).

Voir aussi

Bibliographie

  • (en) Emma Andrews, The Films of Michael Caine, Barnden Castel Williams Ltd, 1974, 47 p.
  • (en) Anne Billson, My Name Is Michael Caine : A Lifetime in Films. Muller, 1991, 192 p.
  • (en) Henry Barnes, « My name is Michael Caine … actor changes name due to Isis », The Guardian,‎ (lire en ligne)

Liens externes