Les Combattantes

Les Combattantes
Les Combattantes

Type de série Mini-série
Genre Drame historique
Création Camille Treiner
Cécile Lorne
Acteurs principaux Julie de Bona
Sofia Essaïdi
Audrey Fleurot
Camille Lou
Tom Leeb
Yannick Choirat
Musique François Liétout
Nb. de saisons 1
Nb. d'épisodes 8

Production

Durée 52 minutes
Production Iris Bucher
Société de production Quad Drama
TF1
AT-Production
RTBF

Diffusion

Pays d'origine Drapeau de la France France
Drapeau de la Belgique Belgique
Chaîne d'origine TF1
RTBF
Diff. originale (RTS Un) –

Julie de Bona.
Audrey Fleurot.
Camille Lou.
Sofia Essaïdi.

Les Combattantes est une mini-série télévisée historique franco-belge en 8 épisodes de 52 minutes créée par Camille Treiner et Cécile Lorne, et diffusée en Suisse romande sur RTS Un à partir du , en Belgique sur La Une à partir du et en France sur TF1 à partir du .

La série est une coproduction de Quad Drama (Iris Bucher), TF1, AT-Production et la RTBF (télévision belge), en partenariat avec Netflix[1],[2],[3],[4],[5],[6],[7]. Elle est soutenue par Pictanovo, la région Grand Est, la région Hauts-de-France, le conseil départemental des Vosges[1],[2],[8] et la Communauté d'agglomération d'Épinal.

Cette fiction réunit la productrice (Iris Bucher), le réalisateur (Alexandre Laurent), le chef décorateur (Hervé Gallet) et les actrices principales de la série Le Bazar de la Charité, soit Audrey Fleurot, Julie de Bona et Camille Lou, rejointes par Sofia Essaïdi[5],[9],[10],.

La série suit le destin de quatre femmes durant la Première Guerre mondiale : une religieuse, une infirmière féministe, une prostituée et une veuve devenue patronne d'usine[12].

Synopsis

En septembre 1914, dans les Vosges, Suzanne Faure, une jeune infirmière qui pratique des avortements clandestins à l'hôpital de la Salpêtrière à Paris, tente de fuir vers la Suisse[1],[13] avec l'aide de la passeuse Jeanne Charrier car son dernier avortement a très mal tourné[1] et elle est poursuivie par le mari de la défunte, un inspecteur de la police judiciaire. Celui-ci blesse grièvement Jeanne Charrier et les deux jeunes femmes doivent se réfugier dans une ferme ensuite attaquée par une patrouille allemande qui tue les fermiers ainsi que la passeuse. Suzanne Faure emprunte alors l'identité de la jeune femme et est emmenée par la gendarmerie au couvent de Saint-Paulin réquisitionné et transformé en hôpital militaire[14] par l'Armée française, où elle choisit de rester pour soigner les blessés plutôt que de fuir.

Dans ce couvent, Mère Agnès et ses religieuses secondent le médecin militaire Joseph Duvernet et tentent de soulager tant que faire se peut les soldats victimes des combats. Après le massacre survenu dans la ferme dont elle connaissait bien les habitants et face à tant de souffrances, Mère Agnès commence à sentir sa foi vaciller[1],[13]. Pour ne rien arranger, la religieuse est profondément troublée par un jeune soldat trouvé nu dans les bois et admis à l'hôpital militaire.

Dans le même temps, Marguerite de Lancastel, une prostituée parisienne, débarque dans la région et se fait embaucher au bordel de Saint-Paulin, tenu par Marcel Dumont et sa sœur Yvonne. Cette dernière, en fouillant la chambre de Marguerite en son absence, y découvre des cartes de la région indiquant la position des régiments. Marcel Dumont suspecte Marguerite de Lancastel d'être une espionne[1] mais il apparaît vite qu'elle est à la recherche d'un jeune saint-cyrien qui est en fait son fils caché, l'officier Colin de Régnier[15].

Par ailleurs, Victor Dewitt, propriétaire d'une usine de camions, est appelé sous les drapeaux. Son épouse Caroline reprend la direction de l'usine[13] mais tous ses ouvriers sont arrêtés comme déserteurs, alors que Victor avait demandé une exemption pour eux. Caroline tente alors de relancer l'usine avec les épouses des ouvriers mais elle se heurte aux basses manœuvres de son beau-frère Charles, qui tente d'utiliser l'usine pour éviter d'être à son tour envoyé sur le front. Alors que Charles veut transformer l'usine en fabrique de munitions, Caroline décide, avec le soutien de sa belle-mère, de produire des ambulances pour l'armée[16].

Marguerite rencontre Caroline en ville : elle lui rappelle le temps où elles étaient « collègues » à Paris et lui reproche d'avoir disparu du jour au lendemain pour faire un mariage bourgeois en province. Malgré cela, elle intercède auprès du général Duvernet et aide Caroline à décrocher un contrat avec l'armée.

Durant ce temps, Suzanne, qui travaille toujours à l'hôpital militaire sous le nom de Jeanne Charrier, voit débarquer un aviateur qui prétend être le mari de Jeanne mais qui est en fait un espion à la solde des Allemands.

Mère Agnès succombe à la tentation, avant de découvrir les turpitudes de l'abbé Vautrin…

Victor Dewitt, le propriétaire de l'usine, est tué au front. Pour éviter d'y être envoyé à son tour, son frère Charles se mutile volontairement puis, tuyauté par son ami Marcel Dumont, le tenancier de la maison close, il révèle à sa mère Éléonore que Caroline est une ancienne prostituée : cette dernière est chassée de la maison Dewitt.

Distribution

  • Couvent et hôpital militaire
    • Julie de Bona : Mère supérieure Agnès
    • Camille Lou : Suzanne Faure, infirmière
    • Tom Leeb : major Joseph Duvernet, médecin militaire
    • Laurent Gerra : Abbé Vautrin
    • Marie Mallia : Sœur Geneviève
    • Maeva Dambron : Sœur Clarence
    • Bélinda Portoles : Sœur Bélinda
  • Usine de camions Dewitt
    • Sofia Essaïdi : Caroline Dewitt, épouse de Victor Dewitt, propriétaire de l'usine
    • Lionel Erdogan : Victor Dewitt, propriétaire de l'usine, parti au front
    • Sandrine Bonnaire : Éléonore Dewitt, la mère de Victor Dewitt
    • Grégoire Colin : Charles Dewitt, le frère de Victor Dewitt
    • Stacy Grewis Belotti : Madeleine Dewitt, la fille de Victor Dewitt
    • Michaël Vander-Meiren : Jean, le contremaître
    • Aurélie Boquien : Denise, la porte-parole des ouvrières
  • Bordel de Saint-Paulin
    • Audrey Fleurot : Marguerite de Lancastel, prostituée parisienne
    • Yannick Choirat : Marcel Dumont, patron de la maison close de Saint-Paulin
    • Florence Loiret-Caille : Yvonne Dumont
    • Eden Ducourant : Juliette, la favorite de Marcel
    • Emmanuelle Bouaziz : Florence
    • Juliette Poissonnier : Alice
    • Candice Pauilhac : Odile
    • Laure Franquès : Catherine

Production

Genèse et développement

Après le succès de la série Le Bazar de la Charité, la chaîne TF1 continue d'exploiter le filon des créations historiques en costumes d'époque[17],[18].

La productrice, Iris Bucher, directrice de Quad Drama, a eu l'idée de cette saga en découvrant le projet élaboré par la scénariste Cécile Lorne dans le cadre du fonds d'aide à l'innovation du CNC (Centre national du cinéma) : « J'étais sa marraine. Cela s'appelait Ambiance 14 avec l'histoire de trois femmes. Comme j’ai un penchant pour cela, je l'ai accompagnée dans la réécriture. Puis je lui ai proposé d'essayer de le monter et j'en ai parlé à TF1 »[18]. L'histoire a ensuite été affinée et l'idée d'ajouter une quatrième héroïne, qui dirige une usine, s'est imposée[18]. Au fil de la guerre, les femmes « ont pris le relais des hommes partis sur le front et ont fait tourner la France »,[19].

La productrice insiste sur le « devoir de mémoire » : le rôle des femmes françaises pendant le conflit est mis en avant[20]. « C'est une façon de mettre en lumière ces héroïnes oubliées de la Grande Guerre »[20]. Selon Iris Bucher, « On a un peu oublié la moitié de la population (…) Il y en a qui ont laissé aussi leur vie pour la Patrie »[20].

Selon Anne Viau, directrice artistique de la fiction chez TF1 : « Ce qui nous a intéressé c’est le destin de femmes dans cette période tourmentée, qui a été un moment décisif pour la condition féminine. Les hommes sont partis au front mais le pays a continué à tourner grâce aux femmes qui les ont remplacés dans les usines et dans les champs. Et qui ont, à ce moment-là, fortement gagné en indépendance »[10].

Le budget, proche de 20 millions d'euros, dépasse celui de la série Le Bazar de la Charité qui était de 17 millions : « On tourne principalement en régions, d'où de gros frais de déplacements, d'hébergement et des défraiements, il y a plus de rôles, de création originale pour les costumes et d'effets spéciaux », justifie la productrice Iris Bucher[18].

La série est écrite par Cécile Lorne et Camille Treiner, avec la collaboration du réalisateur Alexandre Laurent[21]. Les dialogues sont de la main de José Caltagirone, Iris Ducorps, Sophie Hiet, Hélène Le Gal, Cécile Lorne et Camille Treiner[21].

Selon le Figaro, Iris Bucher réfléchit déjà avec ses actrices fétiches à un nouveau volet de son anthologie féministe[22]. Elle confie que raconter le destin de femmes dans la grande Histoire « est un terrain de jeu formidable et le champs des possibles en dramaturgie est immense. Si ça n’a pas conditionné le choix de cette deuxième histoire, quand j’ai optionné comme productrice le projet qui s’appelait alors « Ambulance 14 » (par Cécile Horne), j’ai orienté l’écriture vers cette idée d’avoir une anthologie de destins de femmes à un moment précis de l’Histoire de France. Si on fait une autre saison, ce sera à un autre moment important de l’Histoire »[23].

Attribution des rôles

TF1 réunit dans cette série les actrices principales du Bazar de la Charité, soit Audrey Fleurot, Julie de Bona et Camille Lou, rejointes par Sofia Essaïdi[10],.

« L'idée, en reprenant les actrices du Bazar de la Charité, c'était de faire plaisir aux téléspectateurs qui, je suis sûre, ont très envie de retrouver ces héroïnes. J'aime l'idée de ces héroïnes qui traversent les époques, même si c'est évidemment dans des rôles différents », explique Anne Viau[10]. « On prend les mêmes actrices mais on leur donne à vivre d'autres aventures. Cela n'a jamais été fait en France », explique la productrice Iris Bucher[18],[19]. « Je crois au plaisir du spectateur à retrouver des comédiens qu'il aime, dans une nouvelle production mais avec des ingrédients similaires. En plus, d'un point de vue marketing, c'est plutôt une bonne chose… », insiste la productrice[24].

C'est durant le tournage du Bazar de la Charité que l'idée d'une deuxième série a été proposée à Audrey Fleurot, Camille Lou et Julie de Bona : les trois actrices ne cachent pas avoir été surprises par la proposition alors que la première série n'était même pas finie, mais elles n'ont pas hésité à accepter[25]. Pour Julie de Bona « C'était une idée absolument géniale d'Iris Bucher, la productrice, qui s'est dit : on aime nos trois héroïnes. On va reprendre les mêmes actrices, mais dans des personnages différents et à une époque différente, pour parler de la condition de la femme pendant cette Première Guerre mondiale »[26]. Pour Audrey Fleurot, le fait de travailler sous la houlette de la même équipe artistique était un « gage de qualité »[27],[28]. Elle confie par ailleurs à l'AFP qu'« on bénéficie vraiment là d'un âge d'or des séries pour les femmes et notamment celles de 40 ans »[27].

C'est le propos féministe de la série qui a plu à Camille Lou : « Je crois que c'est la période durant laquelle ça commençait à arriver, mais jusque-là, les femmes n'avaient pas le droit de faire des études de médecine. Elles devaient faire les pansements et les bandages dans les hôpitaux, c'est tout »[29]. Elle aime beaucoup son rôle de jeune infirmière, « une avorteuse, ce qu'on appelait une faiseuse d'anges à l'époque » parce qu'elle est féministe[15].

Audrey Fleurot a elle aussi été enthousiasmée par le côté féministe du projet : « On a beaucoup vu les hommes dans les tranchées, quand on raconte la Guerre 14-18 à l'écran. La matière narrative a essentiellement été explorée du point de vue masculin. Cette fois, ça se passe du point de vue des femmes et je trouvais ça intéressant de voir des femmes qui se retrouvaient à travailler à l'usine. De voir des femmes devenues infirmières du jour au lendemain. De voir des femmes obligées d'aller récupérer des soldats sur le front. J'ai le sentiment qu'on n'a pas encore vu ça et ça m'a beaucoup plu »[30]. Mais elle souligne que ce n'était pas le seul attrait pour elle : « Le genre de la grande saga historique, avec des personnages forts, me plaît tout particulièrement. En tant que spectatrice, je trouve ça formidable que la télé renoue avec les séries d'époque. Cela apporte du recul, un certain décalage... Et puis en tant qu'actrice, on a la chance de pouvoir porter ces costumes incroyables. On se déguise et j'adore ça. Parce que je fais ce métier pour m'amuser au fond »[30].

Julie de Bona, de son côté, s'amuse du rôle qui lui est dévolu : « J'aurais adoré jouer la prostituée, mais j'ai compris que le rôle qui m'était offert me permettait aussi d'explorer des sentiments que je n'avais jamais eu l'occasion d'aborder, comme le doute et la foi. Certaines des scènes que j'ai dû jouer ont relevé du défi pour moi, même si elles ne sont pas aussi crues que celles d'Audrey Fleurot »[24]. Cette dernière ajoute à ce sujet : « Je ne sais pas comment je dois prendre le fait d'avoir obtenu le rôle de la pute. De toute façon, quand on est rousse, on nous imagine soit en prostituée, soit en sorcière »[24].

Sofia Essaïdi, quant à elle, incarne dans la série la femme d'un riche industriel qui doit reprendre les commandes de l'usine familiale pendant la guerre[31], un personnage secondaire qui s'est étoffé durant l'écriture de la série au point que les scénaristes ont voulu lui donner la même place que les trois autres[25]. Elle a été attirée par le projet pour plusieurs raisons : « En premier lieu, j'adorais l'idée de prendre part à un film d'époque. J'en avais envie depuis longtemps sans jamais en avoir eu l'occasion. Ensuite, parler du rôle des femmes pendant la Première Guerre mondiale me semblait très intéressant. On évoque beaucoup les hommes et c'est tout à fait normal. Mais les femmes ont dû travailler du jour au lendemain et ont tenu le pays pendant la guerre. Certaines ont fait face à d'importantes responsabilités avant d'être renvoyées derrière leurs fourneaux une fois la paix revenue. J'étais heureuse de participer à une série populaire sur l'émancipation des femmes pendant la Première Guerre mondiale et qui contribuerait à faire connaître ce pan de l'histoire aux plus jeunes »[31]. La productrice Iris Bucher précise : « Quand on a écrit ce personnage, on a tout de suite pensé à Sofia, que l'on avait trouvée fabuleuse dans La Promesse. On n'a même pas eu besoin de faire passer des castings »[24].

Tournage

Le tournage a lieu du au dans la région Grand Est[3],[4],[9], entre autres à Plombières-les-Bains, à la Manufacture royale de Bains-les-Bains, à Senones, à Vexaincourt et à Gérardmer[2],[32],[20],[33]. Mais, bien qu'il se déroule principalement dans les Vosges, certaines scènes sont également tournées dans le Pas-de-Calais, en Seine-et-Marne, à Montreuil-sur-Mer, à la Chartreuse de Neuville et dans l'abbaye de Valloires[34].

Le tournage mobilise une équipe de 150 personnes autour du réalisateur Alexandre Laurent : « La Grande Guerre est fidèlement retranscrite au travers des décors incroyables et des nombreux costumes et uniformes qui sont nécessaires à cette plongée dans le début du XXe siècle. Plus de 1 380 costumes et 600 uniformes habillent les nombreux comédiens et figurants qui donnent vie à cette histoire éminemment romanesque »[2]. Comme le souligne Pictanovo, l'association de promotion et d'appui à la production audiovisuelle et cinématographique dans la région des Hauts-de-France, l'ancrage historique de la série « permet de proposer des scènes de batailles et d'explosions spectaculaires auxquelles participent des centaines de figurants, et des séquences inédites à la télévision avec notamment l'utilisation d’un avion militaire d’époque »[35].

Les chiffres alignés par la série sont impressionnants : 150 rôles, 3 000 figurants, jusqu'à 200 figurants par scène, jusqu'à 350 personnes par jour sur le plateau, 300 armes, 130 chevaux, 200 véhicules, sans oublier la reconstitution de 8 ambulances d'époque[36].

Pour les décors, l'équipe de production a étudié le paysage des Vosges, observé celui des Hauts-de-France et de la région parisienne et à enfin sollicité l'aide de collectionneurs et de musées afin de récupérer du matériel militaire pour le tournage. De la terre locale a, par exemple, été utilisée afin de rendre les costumes aussi souillés qu'ils pouvaient l'être à l’époque de la Première Guerre mondiale[9],[37]. Des mécaniciens, des carrossiers et des décorateurs ont notamment collaboré à la création de camionnettes de la Croix Rouge ; un collectionneur a également fourni des véhicules d'époque[20]. Une historienne et un historien collaborent au projet : Françoise Thébaud, spécialiste de l'histoire des femmes, et Jean-Pierre Verney, scénographe du Musée de la Grande Guerre du pays de Meaux[20],[14],[24]. « Pour les costumes militaires, les faits historiques, nous avons voulu rester le plus possible fidèles à la réalité. On s’est permis quelques petites entorses en étant attentifs à ne pas manquer de respect à l’histoire. Heureusement, je n’étais pas seul pour y veiller. Nous avions sur le plateau un conseiller militaire, toujours en activité, et un autre spécialisé dans les reconstitutions historiques, qui travaillait avec l’équipe costumes » précise le réalisateur Alexandre Laurent[36].

La cité thermale de Plombières se prêtait particulièrement bien à la série, avec ses bâtisses du Second Empire et de la Belle Époque[20]. Par ailleurs, « On a pu investir toute une rue », se satisfait Iris Bucher. « On a recréé des devantures de magasins », recouvert les rues de sable et construit un kiosque sur une place[20].

Concernant les deux lieux de tournage retenus dans le Pas-de-Calais et dans la Somme, le réalisateur Alexandre Laurent précise : « J'ai découvert l'abbaye de Valloires et la Chartreuse de Neuville, pour lesquelles j'ai eu un véritable coup de cœur. Ces dernières incarneront le couvent réquisitionné et transformé en hôpital militaire par l'Armée française. Deux bâtisses d'exception qui répondent à mes ambitions artistiques pour ce décor capital »[5],[8]. Ces scènes se sont vraiment produites à la Chartreuse de Neuville-sous-Montreuil durant la Première Guerre mondiale[5]. « Nous n'avons pas trouvé d’abbaye ou de couvent existant et réunissant tout ce qu'on cherchait, c'est pourquoi on a opté pour deux endroits, qui avaient le mérite de n’être pas trop loin l'un de l'autre » , explique Alexandre Laurent[25]. Selon qu'on se trouve dans le cloître, dans l'escalier, dans le couloir ou dans la chapelle, les scènes sont tournées soit à Valloires soit à Montreuil : « Dans la même scène, on peut voir quelqu'un ouvrir une porte à Neuville et entrer dans une pièce à Valloires »[25].

Sofia Essaïdi confie que le tournage a été très dur pour elle : « J'aime me lancer des défis, faire des choses qui me paraissent difficiles et éprouvantes. C'est pourquoi je dois me reposer beaucoup après les tournages. Je me donne beaucoup, mais quand je termine, je suis assez vidée »[15]. « J'ai eu des moments où l'émotion que j’avais sur le tournage ne s’envolait pas lorsque la caméra s'arrêtait et j'ai donc plusieurs fois continué de pleurer même si la caméra ne filmait plus »[38].

Fiche technique

Icône signalant une information Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

Épisodes

La série comporte huit épisodes sans titre.

Accueil

Avant-premières et festival

La série est présentée en avant-première le dans un cinéma parisien[44] et le au cinéma de Plombières-les-Bains — une ville où ont été tournées des scènes de la série — en présence d'une partie des figurants[45],[33].

Elle est également présentée au festival de la fiction TV de La Rochelle, le de la même année[5],[6],[46].

Audiences et diffusion

Télévision

En Suisse

En Suisse, la série est diffusée sur RTS Un par salve de deux épisodes du 2 au .

En Belgique

En Belgique, la série est diffusée les mardis vers 20 h 30 sur La Une par salve de deux épisodes du 2 au au [7],[41],[42].

Épisode Diffusion Audience moyenne Réf.
Jour Horaire Nombre de
téléspectateurs
Part de marché
(sur les 4 ans et plus)
1 Mardi 20:30 - 21:30 293 831 2e [47]
2 21:30 - 22:30
3 Mardi 20:30 - 21:30 291 974 2e [48]
4 21:30 - 22:30
5 Mardi 20:30 - 21:30 272 341 2e [49]
6 21:30 - 22:30
7 Mardi 20:30 - 21:30
8 21:30 - 22:30
Moyenne de la saison
  • Les plus hauts chiffres d'audience
  • Les plus bas chiffres d'audience
En France

En France, la série est diffusée les lundis vers 21 h 10 sur TF1 par salve de deux épisodes du au [8],[43].

TF1 souligne que la diffusion en télévision du premier épisode a atteint près de 5,6 millions de téléspectateurs malgré la coupure du signal TF1 auprès des abonnés de Canal+, soit « la meilleure performance pour une fiction française (hors unitaires) sur la case du lundi depuis Le Bazar de la Charité en 2019 »[50]. À J+7, grâce au replay, le premier épisode gagne 1,5 million de téléspectateurs et atteint donc un total de près de 7 millions de téléspectateurs[51].

Épisode Diffusion Audience moyenne Réf.
Jour Horaire Nombre de
téléspectateurs
Part de marché
(sur les 4 ans et plus)
Part de marché
(FRDA-50)
Classement[Notes 1]
1 Lundi 21:10 - 22:05 5 570 000 25,4 % 29,0 % 2e [52]
2 22:05 - 23:15 4 710 000 25,8 % 28,8 % 2e [53]
3 Lundi 21:10 - 22:05 4 760 000 21,5 % [54]
4 22:05 - 23:15 4 340 000 23,0 %
5 Lundi 21:10 - 22:05
6 22:05 - 23:15
7 Lundi 21:10 - 22:05
8 22:05 - 23:15
Moyenne de la saison
  • Les plus hauts chiffres d'audience
  • Les plus bas chiffres d'audience

Streaming

Anne Viau, la directrice de la fiction française de TF1, annonce que la série sera proposée sur la plateforme de vidéo à la demande Netflix, qui a coproduit les épisodes avec Quad Drama : « Tout le monde y gagne. On a besoin de cet argent pour faire de très belles fictions et la série va rayonner à l'international grâce à Netflix. Le Bazar a été vu dans le monde entier et a été dans le top 10 de Netflix pendant de longues semaines. Cela nous a valu des remakes en Turquie et en Italie ! »[55].

Critiques

La revue Télé-Loisirs attribue quatre étoiles à la série : « Le destin de quatre femmes – interprétées par Audrey Fleurot, Julie de Bona, Camille Lou et Sofia Essaïdi – dans la Première Guerre mondiale. Après Le Bazar de la Charité, TF1 propose une nouvelle grande fresque historique teintée de romanesque réalisée par Alexandre Laurent. Tournée en grande partie en extérieur, cette minisérie réunit un casting prestigieux au cœur d'une intrigue ambitieuse, qui se met en place dans ce premier épisode »[42].

Fabrice Dupreuilh du Point souligne que la chaîne TF1 offre « un mélo efficace et rythmé nourri de rebondissements, parfois malins, quelquefois attendus, parsemé de quelques petites audaces scénaristiques »[24]. En revanche, Pierre Langlais du Télérama ne l'aime pas parce que ce « mélo historique noyé sous les violons enchaîne les séquences voulues édifiantes mais si poussives et chargées en pathos qu'on manque d'en rire »[56].

Christophe Gazzano, du site Pure Médias, souligne que « Certaines séquences sont peu habituelles sur une chaîne comme TF1. Il en est ainsi de cette fillette tuée d'une balle dans la tête par un Allemand ou de ce soldat, en pleine crise de démence, qui apparaît totalement nu à l'écran »[57]. Il apprécie le fait que « les comédiennes principales, qui maîtrisent chacune leur partition sans trop en rajouter, n'éclipsent pas les nombreux personnages secondaires, qui font tout le sel de ces Combattantes »[57].

Nathalie Chuc, du Figaro, estime que « Ceux qui ont aimé Le Bazar de la Charité, qui a magistralement dépoussiéré la série en costumes, seront certainement portés par Les Combattantes. Pas seulement parce qu'on y retrouve le même casting – Audrey Fleurot, Julie de Bona, Camille Lou – renforcé par l'arrivée de Sofia Essaïdi, mais aussi parce que le même souffle épique et la même audace animent la série »[55].

Pour Luigi Lattuca, du site Bulles de culture, « Grâce à des décors incroyables d'Hervé Gallet et à la photographie signée Jean-Philippe Gosselin qui nous replongent au début du 20e siècle, Les Combattantes tient en haleine, démarre fort et ne perd pas de temps pour des intrigues qui, de semaine en semaine, seront forcément amenées à se croiser »[58].

Le site Sur nos écrans souligne que « C'est une série féministe mais pas que. Contrairement au Bazar de la charité le côté soap est beaucoup moins présent (...) Une fois lancée, la série prend de l'ampleur, à l'image de la grosse production qu'il y a derrière, et ça devient très vite addictif »[59].

Constance Jamet, du Figaro, estime que « Le scénario ne fait pas dans la dentelle mais alimente un grand spectacle décomplexé »[22]. Elle souligne également que « Contrairement au Bazar de la Charité, un soin particulier a été porté aux personnages secondaires. Des héros moins manichéens »[22].

Notes et références

Notes

  1. Le « classement des audiences » est établi en comparant la part de marché du programme (sur les 4 ans et plus), avec les parts de marché des autres programmes, diffusés au même moment.

Références

  1. a b c d e f g h et i Alexandre Letren, « TF1 lance le tournage de la mini série Les Combattantes », sur vl-media.fr, .
  2. a b c d e et f « 1380 costumes et 600 uniformes pour le tournage des Combattantes », sur vosgesmag.fr, .
  3. a b et c Estelle Lemerle-Cohen, « Les Combattantes sur TF1 : Sandrine Bonnaire et Laurent Gerra au casting de la série tournée à Plombières-les-Bains », sur vosgesmatin.fr, .
  4. a b et c Mathilde Dandeu, « Les Combattantes (TF1) : Julie De Bona, Audrey Fleurot et Camille Lou réunies », sur cineday.orange.fr,
  5. a b c d e et f Anne-Sophie Hourdeaux, « Pas-de-Calais : où a été tournée la série très attendue Les Combattantes ? », sur Actu.fr, .
  6. a b c et d Charles Martin, « De Marie-Antoinette à Diane de Poitiers : ces séries qui feront l'événement La Rochelle », sur première.fr, .
  7. a b c et d Noémie Jadoulle, « Découvrez les premières images de la série Les Combattantes avec Julie de Bona, Audrey Fleurot, Sofia Essaïdi et Camille Lou », RTBF, .
  8. a b c et d « Diffusion TV de la série Les Combattantes », sur Pictanovo (consulté le ).
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  10. a b c et d Claire Lavarenne, « Les Combattantes : tout savoir sur la nouvelle série événement de TF1 avec Audrey Fleurot, Camille Lou, Julie de Bona et Sofia Essaïdi », sur programme-tv.net,
  11. Lisa Etcheberry, « Les Combattantes (TF1) : Julie de Bona, Sofia Essaïdi, Audrey Fleurot et Camille Lou se dévoilent dans une bande-annonce haletante ! (VIDEO) », sur programme-tv.net, (consulté le ).
  12. a b et c Vanessa Vansuyt, « Les Combattantes, digne successeur du Bazar de la Charité? », Moustique, .
  13. a et b Karin Tshidimba, « Les Combattantes : quatre femmes prises dans la tourmente de la Grande guerre », La Libre, .
  14. a b et c « Les Combattantes sur TF1 : Quelle audience pour la série évènement avec Audrey Fleurot ? », sur Le Journal des femmes, .
  15. « Les Combattantes - Saison 1, épisode 4 », sur Mon programme TV, .
  16. Carine Didier, « Audrey Fleurot, Camille Lou, Sandrine Bonnaire… gros casting et gros moyens pour Les Combattantes sur TF1 », sur leparisien.fr, .
  17. a b c d et e Carine Didier, « Audrey Fleurot, Camille Lou, Sandrine Bonnaire… gros casting et gros moyens pour Les Combattantes sur TF1 », sur eiffelpost.com, .
  18. a et b C.A., « Les Combattantes : que réserve la future fiction de TF1 à 20 millions d'euros de budget ? », sur telestar.fr,
  19. a b c d e f g et h C. D., « Vosges : la série Les Combattantes de TF1 en tournage à La Vôge-les-Bains - Un petit tour « dans les coulisses » », sur remiremontinfo.fr, .
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Annexes

Articles connexes

Liens externes

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